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CHRONIQUE
MATHIEU D'ESCOUCHY
D„.„ab,GoOgIc
- UFRIUCRIZ DI Ca. lAHDRE
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CHRONIQUE
DE
MATHIEU D'ESCOUCHY
nOUTELLE ÉDITION
SUR LES MASIISCRITS
n HMltl Ane NOTU IT AXinCIMBIBm
POUR LA SOCifcTft DE l'hISTOIRE DB FRIDCB
G. DU FRB8NE DE BEACCOVRT
TOMK SECOND
A PARIS
CHEZ JULES RENOUARD ET 0-
UBRAIBES DE LA SOCAlfi DB L'HISTOIRE DB FRAKCE
lin >■ TODHON, H* fi
NDCCCLXIU
byGoogIc
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EnmAiT av aàsLEiiEMT.
ÂKT. 14. Le CoAseit désigne les ouvrages à publier, et choi&it
les persomies l.^ plus capables d'eu préparer et d'en suivre la
publicadoo. _, ^ '
n nomme, pour diaqile ouTrage i publier, un Commissaire
responsable, tdiargÀ d'en surveiller l'exécution.
Le nom de l'Éditenr sera placé à la tête de chaque volume.
Ancon volume ne pourra parutre sous le nom de la Société sans
l'autorisation du Conseil , et s'il n'est accompagné d'une déclara-
doo du Commissaire responsable, portant que le travail lui a paru
r d'être publié.
Ze CommUsaire responsable soussigné déclare que l'Édi-
tion de la Chroriqub db Matbibu d'Escoucht, préparée
par H. DE BEÂiiconaT , lui a paru digne tSêtre publiée
par la Socûtb de lUistoi&b us Fruice.
Fait à Parit, le iO décembre i&6-i.
Signé : L. BELL&GtIET.
Cerlifîé,
ht Sccrftaln d« U SotUM de l'HIiloIra de France,
J. DESMOTEItS.
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SOMMAIRE.
1452 (suite).
Le doc de Boiirgo(^e envahit pour la seconde fois le pays de
Waes, 1. Le comte de Saiut-Pol défait les Ga&toia, 3. Mort de
de Cornille, bâtard de Boargogne, 4. tes bâtards de Snizeet de
Blano-Eitrùn prennent Grammont, 6.11a brûlent Acre et les
.fâiiboiij;gs de Lessines, 7. Jean de Croy reprend Grammont, 8.
InterreniiDn du roi dans la querelle du duo avec les Gfenlob;
oiTiH d'nne ambassade, 9. Les ambassadeurs sont reçus par le
doc, 11. Us se rendent à Gand, IS. Pourparlers avec les Gan-
tois, 13. Trêve accordée par le duc, 14 ; et publiée, 19. Gar-
■ûons placées par le duc dans les villes de Flandre, IS. Entre-
prise des Gantois de Herlebeke contre les Bourguignons logés
» Hnlst et leur défaite, 17. Le duc s'empare de Herlebeke, 18.
Le duc, ayant soumis presque tout le pays de Waes, se redre à
Lnie, 1 8 . Ravages exercés par un parti gantois commandé par
le bâtard de Blanc-Ëstrain, SO. Plaintes adressées à ce sujet
par le doc aux ambassadeurs de France, 20, Continuation des
négociations avec les Gantob, SI . Prolongation des trêves pen-
dant s^l jours, 22. ConclasîoD d'un traité, publié le 4 sep-
tembre, 23. Sa lenenr, 21. Trahison des habitants de Bordeaux,
S8. Talbot nuitre du Bordelais, 29. Charles m délibère à ce
5(ôet,30.
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U53.
Chu-les VII rassemblo une armée et s'avanceren la Guyenne, 31.
Prise de Chalais, 31. Prise de Gensac, 32. On délibéra sur le
pland'atta9ie,32.SiégedeCastiUon,33.Ba[ailledeCa$tiIlon,34.
Mort deTalbat, ^1. Révolte du duché de Lnxembonrg, b3. Le
seigneur de Croy, à la tête d'une armée bourguignonne, recon-
quiert ce duché, 44. Trêve entre Huniade et les Tnrca, 51.
Siège de CoDstantinople, SI . Prise de cette ville, SS. Lettre de
Mahomet n an pape, S8. Meurtre de Jean de Fieffés par Jean,
seigneur de Flavy, 69, Prise de Cadillac par Dunois, 6!t. Le roi
fait le siège de Bordeaux, 69. Reddition d'nn grand nombre de
places, 67. Xaintrailles toumet Blanquefort, 68. Les Bordelais
envoient une députation solliciter le pardon du roi, 69. Fer-
meté de Oiorles TII, qui veut avoir la ville à sa discrétioo, 70.
Préparatib pour l'attaque, 71. Nouvelles démarches des Bor-
delais, 72. Le seigneur de Camoys, gouverneur anglais de Bor-
deaux, obtient enfin un traité de capitulation, 75. Bordeaux est
remis aa roi le 19 octobre, 76. Benaagei et Rions refusent de
se rendre et sont pris d'assaut, 77. Un navire bordelais, qui
croisait devant Bordeaux, tombe au ponvoir des Français, 79.
Reprise des hostilités en Flandre, 80. Le duc de Bourgogne
s'empare de Scbendelbeke, 82. Prise de Poucques, 8k. Mort
de Jacques de Lalain, 84. Prise de Gavre ; exécution barbare
de la garnison, 86. Bataille de Gavre, 90. Teneur des lettres
d'abolition accordées par Philippe le Boa aux Gantois, 92, Dé-
faite des Turcs près de Negrepimt, 111 , Henri TI mis en tu-
telle par le duc dTorlc, 113.
U54.
Banquets à Lille, 113. Le duc d'Alençon à la cour du duc de
Boulogne, 114. Fête du faisan : joutes et enirameis, 116. Voeux
des princes et seigneurs assistant au banquet : du duc de
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SOUMAIRE. ui
Boui^goe, ISO ; du duc de dèves, 16S ; du comte de SAÎnt-
VtA, 16S; da seignenr de Pons, 166; du comte de Charo-
Uû, 166; do comte d'Étampes, 167; d'Adolphe de aèTes,i67;
de Jean de Coùnbres, 168; du seigneur de ïleiiiies, 168;
d'Anioine, bfttanl de Bom^gne, 169 ; du comte de Heurnes,
169; da comte de Boucan, 170; de Hue de Laimoy, 170;
d'Antoine de Croj, 171 ; du seigneur de Charny, 172; d'A-
dolphe de laHark,173;de JeandeCroy, 173; duseigneurde
Crequj, ilk; de Simon de Lalain, 17S; de Jean de Luxem-
bonrg, 17S; du leigneur d'Auxy,177; du seigneur de Lannoy,
17T;deIficoIa3 Rolin, 178; du seignenr de Lalain et de'Sanse
de Lalain, 179; de Charles de Ghalon, 179; de Charles de
Hochefort,180; de Jeande Ghines, 181; de Philippe de Homes,
182; de Louis de la Vicfvîlle, 182; du seigneur de Commines,
183; d'Antoine de Crévecœur, 184; de Jean du Bois, 184 ; de
Pierre de Boussu et de Philippe de Lalain, 186; de Thibaut de
RoogemoDt, 186 ; de Josse de Halwin et de Gaules du Fossé, 1 87 ;
de Louis de Gnubuse, 187 ;de Philippe Pot, 188; de Claude de
TonloDgeon, 169 ; d'Antoine deRochefort, 190 ; d'Antoine Bolin,
191 ; de Htie de Longueval, 192; de Robert de Hîraumont,
198 ; d'Antoiae de Ray, 193 ; de Guillaume de Vaudrey, 194;
da seigneur de Contay, 194; de Geoffroy de Thoîsy, 194;
de Jean de Rosimbos, 105; de Baudouin d'Ongnies, 199; de
Jean de Beauvoir, 196; de Jean de Hingettes, 196; d'Alardde
Kabodengues, 197; de Simon du Chasteller, 197; de Guy de
Brimeu, 198; de Jacques de Driucbam, 198; de Chrétien et
Erard de Digoine, 199; de Claude de Rochebaron, 200; de
Louis de Conlay, 201 ; d'Antoioe et Philippe, bdtards de Bra-
bant, et de Frédéric de Witem, 201 ; de Josse de Creninghe,
102; de Jean du Chasteler, 202 ; de Piètre Vasque de Saaiedra,
SOS; de PhUippe de la Viefville, 203; de Jacques de Harchies,
204; de Pierre de BUratunont, 204; de Jean, Utard de Renii,
t05; de Lyon de La BoTU-derie, 206; de Louis Horel, 206;
de Philippe de Noyelles, 207 ; de Guillaume de Cicon, 208 ;
d'Antranede Lomay,208; d'Emarc BouEon, 209; de Jean Bou-
daiilt,S09; de Jacques de Villiers, 210; de Gu;otd'Usie,210;
.,CoogIc
IV ' SOMMAIRE,
da Jacqnes de Honlmartiii, de Guillouine de S«tx et de Pierre
de Hagenb&c, îll ; de Beiré de Hériidec, 212; de Jean de
Chasu, SI2-, de Louis du Cberalart, 213; de Jean de Sailly,
214; de Guérard deRoiissiUon,314; d'Englebertd'Orlay, 215;
d'EsteredeFaletans, ZIS; de HoIanddeDÎMnnde, 216; deRo-
bert,b&tard de Savenses, 216; de Jean de Maxilles, 217; de
Goérin de Brimen, 217; de Guillaume de Martignj, 21 S; de
Philippe de Schoonboven, 2f9; de Jean de Grignmt, 219; de
Martin Fraise, 220 ; de Jeannet de Rehremettes, 220 ; de GuiU
bnioe de Catandre, 221 ; d'Olivier de la Marche, 221 , Dialogue
entre l'asteur et an chambellan du duc relativement à la fête du
faiMn, 823. Apparition de Gràce-Dieu, 226. Vers adressés aa
duc par les liouze vertas, 230, lie prix du mieux joutant est
accordé au comte de Charolais, 236. Fête de ta Licorne donnée
à Cambray par le comte de Saint-Pol, 238. Le duc de Bour-
gogne envoie demander la main d'Isabelle, fille dn duo de
Bourbon, pour le comte de Charolais, 2^1 . Départ du duc de
Bourgogne pour l'Allemagne ; il congédie pendant deux ans les
gens de son h6tel, "iWi. Il traverse la Bourgogne, 24S, Bril-
lante réception qui lui est faite en Allemagne, 247. Le duc
Albert d'Autriche vient au devant de lui, 252. Il xst escorté
par le duc Louis de Bavière, 2S3. Arrivée à Ratisbonne, 2SS.
La diète est remise, 2S6. Retour de Philippe qu'accompagne '
le duc de Bavière, 2Se. Guerre entre le Miard de Saint-Pol
et l'évéque de Liège, 2S9. La duchesse de Bourgogne et les
comtes de Charolais et d'Étampes sont pris pour ari»ires du
différent, 261. Dissensions en Angleterre, 261. Brigandages
qui y sont exercés, 262. Mariage du comte d'Eu et d'Hélène,
fille du seigneur d'Autoing, 262. Le duc de Bourgogne à -Ne-
vers, 263. La comtesse de Clermont va solliciter le roi d'ac-
corder son consentement au mariage du comte de Charolais
et d'isabdie de Bourbon, 264. Traité entre le dauphin et le doc
de Savoie, conclu par l'eDlreinbe du roi et du ducdeBourgc^e,
26S. Secours donnes par le roi à Nicole de Giresme, grand-
prieur de l'ordre de Rhodes en France, contre les Turcs, 266.
Giresme est arrêté au passage par les Génois, 267. Défaite des
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SOHHAIRB. V
Français dans nne rencontre avec tes Anglais devant Gnines,
268, Expédition du maréchal de ftlamont en Allemagne contre
rarcheréqae de Strasbourg, 26d. Mariage du comte de Charo-
Uis et d'Isabelle de Bourbon, 279. Rapport des ambassadeurs
envoyés par le dnc de Bourgogne i l'assemblée de Francfort,
27i. Révolte en Prusse contre l'ordre Teutonique, 273. Con-
qnéte de la Rasde par lei Turcs, 275.
U55.
PrédicaiMms merveilleuses de frère Didier, cordelier, en Picardie,
276. Hortde Nicolas V;CaIixtelIIIui3nccède, 178. Aides accor-
dées au duc de Bourgogne pour son entreprise contre les Turcs,
S7B. Fiançailles du duc de Clèves et d'Isabelle, fille dn comte
d'Étampes, 279. Jacques Ccenr, son commerce, sa fortune, 260.
Accusalions portées contre lui, 982. Son arrestation, 264. Son
|vocès, iSk. Sa condanmatian, SS8. Mariage du duc de Clèves,
289. Sentence d'excommimication contre le comte d'Armagnac,
290. Le pape l'en relève à la prière du roi, 291. Il épouse sa
scenr; nouvelle excommunication, 292. I^ roi lui envoie le
comte de la Blarche et la danie d'Albret, 292. Insuccès de leur
mission, 294, Une armée est envoyée contre lui sous les ordres
do comte de Germont, 296. Prise de Lectoore et de tout le
comté d'Armagnac, 296. Le comte se réfute sur la frondère
d'Aragon, 297. Combat à outrance à Valenciennes entre deux
rotnriers, 297. Arrivée à Lille de six Turcs envoyés par le doc
d'Albanie au duc de Bourgt^e, SOS. Le seigneur de Croy
obtient par ses intrigues la main de la fille du comte de Saint-Pol
pour son fiU, 306. Concile de Scnssons, 31 0. Ambassade du doc
de Boulogne au roi ; il loi demande de prendre ses États en
garde pendant son voyage en Turquie, 311. Répbnse da rtà,
313. L'évéqne de liège résigne son érécbé entre tes mains de
Loois, fils du doc de Bourbon, 314. Mort de l'évèque dtltrecbt;
dissensions an sujet de la succession à son évécbé, 31S. Ambas-
sades du pape et du roi d'Aragon au duc de Bourgogne, 317.
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14S6.
Révolte du duc d'AleoçoD ; son alliance avec les Anglais, 318. Il
est arrêté par Dunoif, 3S1 . Son interrogatoire, 323. Il reste
eoprisoD pendant deux ans, 324. Grande défaite des Turcs
devant Belgrade, 3ZS. Le roi, voyant l'obstination du dauphin
à ne pas revenir k sa cour, fait marcher une armée contre
loi, 329. Le dauphin s'enfuit en Boui^ogne, où, en l'absence du
duc, il reçoit l'accueil le plus empressé, 330. Honneurs que
lui rend le duc à Bruxelles à son retour, 331 . Reqnétes du dau-
phin au duc contre le roi, et réponse du duc, 332. Le dauphin
s'établit à Genappe, 333. Le roi fait armer ses frontières du cdté
de la Picardie et interdit l'usage de monnaies qui ne soient
pas du royaume, 334. Le duc de Bourgogne envoie une am-
bassade au roi; remontrances présentées au sujet du dau-
phin, 33S. Réponse du roi ; sa teneur, 337, Opinion personnelle
du roi sur cette querelle, 343.
U57.
Tremblement de terre dans le royaume de Naples, 344. Le dau-
phin fait venir à Namur sa femme, restée en Dauphiné, 351.
Mariage projeté des deux fils du duc de Somerset avec deux
filles du roi d'Ecosse, 3S2, Expédition de SandTrich, 352. Am-
bassade envoyée par Ladislas, roi de Hongrie, pour conclure
son mariage avec Bladeldne de France, 3S4. Mort subite de
Ladislas, 375. Services funèbres célébrés pourluiàTouirs et à
Paris, 3S5. Départ des ambassadeurs, 3S6.
4458.
Cour des pairs teoue k VendAme, 3S7. Le duc d'Alençon y est con-
damné à mon, 358. Le roi commue sa peine, 356. Le duc est
enfermé dans le château de Loches, 360. Lettres de l'empereur,
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SOMMAIRE. Tii
envojées au dilc de Bourgogne au sujet de la croisade, 362.
Réponse bile à Radsbonne par les ambassadeurs du doc, 369.
1459.
Ambasskde du duc de Bourgogne, envoyée à Hantoue, 377. Ité-
cqmcm brillante que lui fait au passage le duc de Milan, 377.
Accueil biemeillant qu'elle reçoit du pape, 3B7. Honneurs qui
hn saut rendus, 389. Ambassade deCharles VU à Mantoue, 393 ;
Elle est reçue froidement, 394. Le duc de Bourgogne envoie
des ambassadeurs à Charles TII, 39S. Teneur de la. réponse '
làîte aox remontrances du duc, 39S. Modération du roi il' égard
du duc, 41S. Affaire des Vaudois, à Arras, 416. Lenr procès
iiistmit au Parlement^ 420, Ils sont déclarés innocents, 421.
1461.
Hort du roi, 422. Regrets du peuple, 422. Service célébré k
Avesnes par Louis XI, 423. Le corps du rot est tranqwrté à
Paris et déposé à Notre-Dame -des-Champs, 424. Cortège qui
vient chercher le corps, 428. On se rend à T4otre-Dame, où un
service est célébré, 431. Décoration de l'église, 43S, Le cor-
t^ part pour Saint-Denis, 439. Décoration de l'église, 441
EnlerremeDt du roi, 443. Deuil du peuple, 444.
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V^s-.S
CHRONIQUE
MATHIEU D'ESCOUCHY.
CHAPITRE LXXXII.
Comment le duc de Bourgoingne entra en son pays
de Wast la seconde fois.
Le duc de Boui^iogne, veant et coosideraot que
ceulx de sa ville de Gaod estoient obstinez en leur
rebe11ioD,et rendoient grand paionede seduiire aveuc
euU les amples gens du plat pays, qui chascun jour
s'efTorchoient de fortiffier leurs églises, et meisme faire
bolvers et autres fortifHcacions parmi le pays et
especialement ou pays de Wast, ordonna de preodre
certain nombre de gens d'armes et de trait, tant en ses
boDDes villes commet chastelleries d'icelles , pour ce
qu'il avoit ioteacion de brief soy trouver oudit pays
de Wast qui tout entierremeot estoit contraire à lui,
et lequel estoit fort à conquerre; car onques, pour
quelque guerre que lesdis de Gand aient eu par cy
devant , icellui pays de Wast ne peut estre subjuguié
u. — 1
byGoogIc
1 CHfiOHIQUE [1452]
ne mis en ob«ssance. Et assambla desdictes bonnes
villes et chastelleries très grant nombre de gens de
trait et de manouvriers*, et aussy manda au comte
d'Estampes, soo nepveu, qu'il se tirast devers luy,
,en sa ville de Thenremonde, atioat le plus de gens de
guerre qu'il porroit bonoemeot fioer, les villes d'Au-
denarde et de Courtray garnies de gens. Lequel
comte, apprez ce qu'il eut pourveu à la garde d'icelles,
se parti de ladicte ville d'Audenarde, par ud jour de
lundy xni* jour de juing oudit au cinquante deux, et
ala au giste cedit jour eu la ville de Granmont, et le
lendemain à Thenremonde, dever» ledit duc. .
Et samblablement y arriverrent le coftite de Saiot-
Pol, qui chascun jour faisoit graot diligence de servir
en ceste rébellion îcellui duc; Anthoinnè/baatardde
Boargoingne, et pUiseurs aultres seigneun et cappi-
tainnes en grant nombre. Et eulx illec ainsi arrivez,
ledit duc tint conseil : ouqueldit aux seigneurs dessuS-
dîs comment il avoit esté adcertené que ceulx de son
pays de Wast se rortifToient Tort, et qu'il estoit dispose
du merquedy ensievant entrer eu iceliui pays, et
ordonna que chascun fut prest audit jour ; et aveuc
ce qu'il avoit eu vrayes nouvelles que ceulx de sa viHe
de Cand se mettoient sus en très grant nombre pour
yssir de la ville à intencion de venir au devant dudit
duc pour lui romppre l'entrée oudit pays. A quoy
cbascun se dispoza. Et bailla l%cbai^e de son avant
1 , Or snae lettre du 13 juin, datée de Tennonde, par laquelle le
duc demande aux magistrats de Halines de loi envoyer des pteles
(bacs), pour le passage de ses troupes sur la rive opposée de l'Es-
caut, et une autre lettre du même jour sor l'envoi de denx tentes
et six pavillons. Gacbard, Documents iitédio, I. II, p. 114-116.
byGoôgIc
tlWÎ] pÈ «ATBIEViyrSCOVCSY. 3
gfoAa audU comte de Saiot-Pol [et à messire Jehan
de Croy, bailli de Haynoault',] atout certain Dombre
de con^ttans ; dont ledit comte d'Estamppes ne fîit
PBS bien content. Et gy ordonna icellui duc deux
batailles; en la première ordonna estre le comte de
QiaroUois, son filz, et lui en la seconde, et pour rar"
flière garde d'jcelles ordonna ledit comte d'Estampes.
Et p#r ceste manière, cedit jour de merquedy,
entra «Sudit pays de Wastz et ala gésir en sa ville de
1ll|ijemonde *, laquelle lesdis Gantois, ung petit para-
vant, atoient arse ; neantmoins ne se vpult pas logier
au cbastel d'icelle ville. Et ledit comte de Saint-Pol,
atout son avant garde , tirra plus avant en pays ,
comme de demie lieue ou environ , et ung petit plus
avant avoit ung bolvercq grant et Fort*, où estoient
logiés lesdis Gantois, en nombre de viiàvm cens com-
battans, lesquelz saiUirrent sur ledit comte de Saint Pol
et ses gens, qni Bùsoit l'avant garde, comme dit est,
à înlencion de le nier jus*, mais ce veant par ledit
«xnnle, qui est bien congnoissant ou fait de la guerre,
ordonna incontinent et mîst ses gens en belle et bonne
ordonnance, ou à l'assambler l'un contre l'autre eut
de grans vaillances , fais d'armes et pluseura horions
donnez tant d'un coaté comme d'autre. Et, à la veril^,
iceulx Gantois, qui avoient aveuc eulx grant nombre
1. Je répète ici que les passages eiUre crocfaets sont empruntés
an miiniscrit Sorbotine.
S. Ce roéme joor, par une lettre datée de Termonde, le duo or-
draina aux magistrats de Malînes de faire porter des vivres à son
camp de Rupelmonde. Gachard, /. c., p. 117.
3. A m village que Chastellùc nomme Berselie, et Olivier de
U Hvche Fataeile. — C'est Stuele.
byGoogIc
4 CHRONIQUE [11.52]
de gens du plat pays, ne tinreDt guères et se retour-
nerreot iocontioent ea fuitte, où, selon ce que me fu
certiffié par pluseurs heraulx , gentilz hommes et offi-
ciers d'armes , moru de cinq à six cens Gantois. De
laquelle besoingne ledit duc fiit moult joyeux ; et fit
ledit comte tout desemparer ledit bolvert ars et mis
au néant. Et cesie nuit demourra chascun en son
logis es tentes et es pavillons ; et le jœudi ensievant ,
ledit comte d'Estampes se party de.ladicle ville de
Thenremonde, lui et sa compaingnie, tinrant apprez
ledit duc de Bourgoingne ; et ceste nuit vint gésir en
ung l(^is assez prez dudit duc Et comme il tiroit
son chemin , lui vinrent nouvelles que le bollvercq
devant dit estoit ainsy gaingoié et destruict par la
vaillance et conduite dudit comte de Saint-Pol, et
aussy qu'il y avoit encores assez prez ung aultre boll-
vercq sur l'entrée d'un pont, fort il merveilles et garai
de gens, comme de deux mil combattans ou environ.
£t ce Tenu à la congnoissance dudit duc, ordonna les
assaillir, ce que on fist bastivement, car tjiascun s'y
monstroit de grant volenté et corrage ; et leur fut livi^
ung dur et merveilleux assault.
j Et, à la defîence d'icellui, iceulx Gantois se portè-
rent assez vaillamment et faisoient de grans resistences;
neantmains , ilz furrent prins d' assault par puissance
d'armes. Et, comme il me fut rapporté, n'en eschappa
guères que tous ne fussent prins ou mors ; et leur fut
monstre grant rigueur, parce que Cornille , fils dudit
duc inlegitisme, fut mors' ausdictes escarmuches, dont
f. Au combat de Rupelinoude, que DOtre chnniqsMir passe
wna silence, et dont oa peut voir le récit détaillé dans Olivier de Ik
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[1452] DE MATHIEU I^ESCOOCETr. S
Je duc et pluseurs aultres seigneur^ furreot très des-
plaisan», car il éatoit foxt ai^ié dç touttes gens par son
sens, prudence, et grant v^ance ; et auasy ceulx
dedina iceQui bolvert ne se voloient rendre , [et avoît
du peuple, qui ainsi se fa)|pit (}ccire.] Et fut besoing
audit duGiJaisqier fain^ laâjptç execucioD , ou demourer t
san^estre obe^ audit pays. . — i
CHAPITRE LIXÎIII.
Cmunent les bastards de Suize et de Blanc-Eslraîn sallirent
de Gand , alléreot prendre la ville de Granmont , et
ardoir la ^îBe d'Acre et les'fanlxlioui^ de Lessines en
Hayonanlt. ' *
Quant ceuH de la ville de Gand furent advertis que
,'Je jpc de Boui^oingne et toutte sa compaingoie, sauf
ceuli qu'il avoit taissié es bonnes villes sur les fron-
' lières, pour la garde, et seurté d'icelles, estoient
partis de la ville de Thenremonde et entrez ou pays
de Wast, se miirent sus une grosse compaingnie,
coitune de im mil combattans ou environ , atout grant
□ombre de carroy et artillerie. Et, fort garnis de
vivres, partirrent horsd'icelle ville de Gand [le jœudy
XT* jour de juing] et prinrent leur cbemin vers la ville
Harehe, ch. zxv [Ëdit. Btiduud, p. 460-62), et doDS 1a Chrmdqax
de Jaeqaei de Lalain, ch. xcii.
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6 CHRONIQUE [KS3]
de Granmont, en- laquelle le duc de Boui^kigne,
ung petit paravant , &'y estoit logiez et y avoit leou son
estât comme faire pooit, pour ce que îcelle est de
ladicte comté de Flandres, Ei pour ceste cause Icsdis
Gantois se alleyrent logier jusques au plus prez des
portes d'icetle, lesquelles H-ouyerrent. fermées. Sy
fîirent manierre lesdis de Granmont de faire resistence
contre iceulx Gantob, combien «que peu de dommage
leur porten-ent. Ce noDobslant ung qui se nommoit
basiard de Suize et upg aultre nommé le bastard de
filanc-Estrain, — qui estoient chiefsetcappitainoesde
ladicte armée, et qui ne desirroient autre cbose que
avoir le débat à ceulx de ladicte ville de Granmont,
. affm de gûngnier sur eulx, car îlz estoient gens de
meschant estât, comme vous orez fiy apprez, et ne
prenoient aultre couleur fors ce ^u'ilz avoient soub-
stenu etlogié ledit ducdeBoui^onigne,.^ — incontinent
assallirrent ladicte ville, qm estoit ^e petitte deffence;
et aussy n' avoit dedens icelle nulles gefis ^e guerre ,
et n'enteodoient pas estre de la guerre, et pourtant
ne cuidoient point que lesdis Gantois leur voulsissent
porter aucun domm^. Touttesfois ilz furrent prins
d'assault, et y moru aucuns àfs habittans d'icalle. Sy '
pillèrent ladicte ville et puis boutlèrent le fea en
aucuns lieux'; et ce fait se partirrent d'illec. Mais,
ainchois leur parlement, y délaissèrent aucune quaiftité
de leurs gens, à intencïon de le tenir en leur obéis-
sance.
Et atout leurs lùens , se tinrèrent en ung gros vil-
1 . On Toit dans le Begitlre de la CoUaee que l'expédition qui
britla Gnunmont rentre à Gand le 17 juin avec qoatone cluriots
debotin. Note de H. Garhard, édit. deH. deBarante.t. II, p. 9S.
.,CoogIc
" [i452] DE UATHIEU D'ESCOUCHY. 7
lage Doitti^ Acre assez près de ladicte ville de Gran-
mont, tie laquelle ville d'Acre prinrent et emportèrent
tout ce qu'ilz y trouverrent de biens , combieD que
pou en y avoît, car uog petit par avant les habittaos
.' d'icelle avoieiit retrait le meilleur du leur es bonnes
- villes À l'environ; et ce fût y boutlèreot le feu et
l'arderrent. Et d'ilec prinrent leur cliemiD en alant
.en unéj?fc^ en^aynnault, nommée Lessines, (ft
■ M logerait es fausbourgs d'icelle, à intencion 4e le
* iffBàllir } mars pour ce qu'ilz avoient oy nouvelles que
Je seigneur de Qiimay, l^illy de Haynnault, avoit à
ceste heure une grosse compaingnie de Heonuyers,
qu'il Bvoit mis sus pour aler aveuc le duc oudit pays
de IVastz, se déportèrent de faire ledit assault, car ilz
dpod^ient l'arrivée dudit seigneur de Chiraay. Sy
pirinrent tout ce qu'Oz trouvèrent èsdis faulzboui^ ,
y boutterrent le feu et les ardirrent ', et d'ilec prinrent
leur chemin pour retourner en ladicte ville de Gand.
Les nouvelles desquelz maleGces furent tantost por-
t^ abdit bailli de Haynnault, qui de tant plus fist
ses dilligeoces de assambler et haster ses gens, et pour-
«evy lesdis Gantois à fresche poursieutte et sur leur
(raing, tellement qui les trouva sur les champs en
alatat leur chemin. Et combien que de ceste heure il
o'avûit pas ses gens tous ensamble, neantmoins frappa
sar la queue desdis Gantois, desquelz rua jus de
nu*' à c. Et à la vérité se ses gens de pîé eussent esti
à ceste heure en sa compaingnie , lesquelz ne pooient
sievyr ceulx de cheval, il les eut tous rués jus ; ce
non ohstant il gatogna de leurs cfaariotz et bagaiges
bien largement. Lezquelz Gantois, doubtans qu'il n'y
eust plus grosse compaingnie, tirrèrent tousjours leur
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» . CHRONIQUE . [Itsâ]
chemin en approchant ladicte ville de Gand, en faisant
grant dommage par tout le pays où ilz passoient, car
ilz bouttoi^it le fus par tout.
Et quant ledit bailly de Haytmault congnut qui ne
leur pooit plus faire guerre de dommaige et qu'il fut
adverti que iceulx G^toîs avoient delaissié de leurs
gens en icelle ville de Granmont, tirra son chemin
fffiouttes ses gens de piet et de cheva^vers ladicte ville,
à inteQcion de le regaiugnier sur les Gantois qui
estoient demorez dedèns , Ce qu'il Sst ; car incontinent
qu'il fut arrive jusques aux portes d'icelles, ordonna
les assaillir. Et lors chascun mist piet à terre ; et se
bouttèrent es fossez et jusqoes à la muraille , où les
Gantois estans dedens faisoient de grans resîsten-
ces; oeantmains, par force d'armes, ledit bailli de
Hayonault gaingna ladicte ville de Granmont par
assault sur lesdis Gantois- Et y morrurrent tous ceulx
qui y estoieat venus de Gand, qui estoient en nombre
de trois cens ou environ. Et au r^ard de ceulx de la
ville, n'en y eut que ung petit nombre de mors, car
ceuls qui savoient dire qui fussent des habitans d'i-
celle, on ne leur roeFTai^oit riens; neautniains, tous
les biens furent babandotuiez aux compaingnons de
guerre , dont cbascun eut sa part.
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[IkSÎ] DE MATHIEU D'ESCOUCHT.
CHAPITRE LXXXIV.
Comment le Ro; Charles de Fraoce mist sus ses ambaxa-
Aeurs et les envoya devers le doc de Bourgoingne et
ceulx de Gand, affin de les mettre d'aoord et appaisieï
la guerre.
Pendant le temps d'icelles trîbulacions , le Roy
Charles de France fut adverti de cette guerre *, qui
lui sambloit estre la destruction totale de toutte la
i . Le premier doeoment adressé à Qiarles TII où loit men-
drainée la gnerre avec les Gantois est une lettre du dnc de Bour-
gi^ne, datée deTermonde, le 29 juillet.Le duc jindiqae pourtant
(les ouvertores antérieures, dont il chargea peut-être une ambas-
sade, composée de Jean de Croy, Jacques de Lalain et Toison d'Or,
qni partit de Mans le ^ mai ] 4SI pour ee rendre en France, et de
là en Italie versie pape, et en Aragon. (Barante, Histoire des dues
de Bourgogne, t. VIII, p. k, et édit, Gacfaard, t. I^ p. 117, note,
d'après le Compte de la recette générale des fina/iienie 14SÎ). On
trouvera ta lettre du dnc dans tes Preuves decetle édition. J'y ôisère
également les Remonstrances et requesces que présentèrent an JRoi,
de la part du dnc, le 20 janvier 1 452, Guiot Pot et Nicolas le Bour-
guignon.D. Plancher (oa plutôt Salazar son continuateur) a publié
(t. IV, Preavet, p. ccin], la réponse du Roi à ces ambassadeurs.
Dn câté des Gantois, la première démarche paraît avoir été la
lettre du 14 mai 14S3, éditée parD. Plancher (t. IV, p. ccm).Bien
qu'il paraisM reaiortir de cette lettre que les Gantois n'avaient eu
JDsqif'alors aucun] échange de communications avec le Roi, M. Eeiv
TjD de Lettenhove trouve pourtant (t, III, p. 279) l'indice pres-
que certain de négociations secrètes dès la fin de i 451 .
byGoogIc
10 CHRONIQUE [14S2]
comté de Flandres , laquelle estoit et est tenue de sa
couronne en souverainneté. Espérant soy emploifir ,
tant à l'onneur du duc de fiourgoingne, à qui ladicte
comté appartient et qui est le premier per de France ,
comme au bien et preserTacioo des subgez de ladicte
comté , et obvier à ta destruction d'icelle , se délibéra
qu'il envoieroit cerbline ambaxadde tant devers ledit
duc comme ceuU de Gand, af{(iu de y trouver aucun
boD appointements se faire se pooit. Sy y furent or-
donnez, pour ladicte ambaxade, le comte de Saint-Pol,
maistre Jehan Dauvet, procureur gênerai du Roy, mes-
sire Loys de Beaumont, maistre Guy Bernard , archie-
diacrede Tours en Tourrainne, et maistre des requestes
de l'ostel du Roy ; lesquelz eurrent charge de , en ceste
matière, de par le Roy, pooir besoingnier tellement,
devers cbascune des parties, que Aucun bon traîctié .
y peut estre trouvé ,' en gardant le droit à cellui qui
avoir ledebvoit*. Et pour ce que ledit comte de Saint-
Pol estoit au service dudît duc en ladicte guerre , le
Roy lui escripvit par ses lettres commentai l'avoit de-
l^uié fion ambaxadeur en icelle ambaxade, et de-
nommé en la commi^on aveuc les deteusdîs; par
lesquelles lettres lui mandoit qu'il se.titrast aveuc éiilx
et se emploiast au bien de la paix d'icelle guerre. I^-
i.' L'instruction doiiDèe le Jt juin 1 Utl aux ambassadrars da fioi
se troi^T» dans le Hs. Balnxe 967S*,f.77, et ï éié donnée par
H. Kervyn dé Lettenhove dani la première édition de son BU- '
aire de Flattdrt (t. IV, p. 910) ; die contient deux points princi-
paux : recooTTenient uns rachat des villes de la Somme; pacifi-
caticHi du différend entre le dnc et >es Gantois. L'mtervention du
Koi dans les affaires de Flandre n*étBit qu'un prétexte pour arra-
cher an duc son cwisentement à ta restitatioa pure et simple des
villes engagées par le traité d'Arins.
byCdOglc
[IWW] DE MATHIEU D'ESœUCHT. 11
quel de Saint-Pol , quant il eut receu lesdictes lettres,
respoodi que voulentiers de sa puissance s'y emploie-
roit ; et bien le devoit faire, pour ce qii'il avoit pluseurs
belle» terres scituëez eu ladicte comté de Flandres,
qui touttes estoieot eu adventures de estre mises à
niyime se la chose preooit long trait. Ainsy se joingny
aveuc les aultres ambaxadeurs , et ensamble se trans-
portèrent dev«*s ledit duc , auquel présentèrent les
lettres du Roy ' ; x\m , en grant révérence et à grant
joye, les receut. Et apprez, par la bouche dudtt pro-
cureur gênerai , lui fut dit la chatte qu'ilz avoient de
par le Roy. Lequel les oy benignement ' ; et , quant la
proposicion eult prins fin, icellui duc, moult reveren-
dant le Roy et ceulx de ladicte ambaxade , leur fîst
dire et remonstrer en sa présence *, bien au long , les
grans faultes, abus, extorcions et desrisioDs que ceulx
1. Les ambassiulflars se rétmirent lell jmn, à Saint-Arnaud, au
comte de SainNPol. Ils s'adressèrent au duc pour savoir où ils
devaient l'aller inAiver. Le 14, le duc leur répondît en les ren-
Tojani à son conseil à Bruxelles; ils arrivèrent dans cette ville le
16 au soir et j séjournèrent trois jours. Ce ne fut q(ie le 20, con-
formément à un «va du duc, qu'ils purent se rendre près de lui,
au camp de Waesmunsler. — BelatioTt des tlmbassatîeurs au Soi, en
date du 22 juin 1462. B. Plancher, t.'lV, Preuves, p. ccv-<cv^
3. Quand les ambassad^rs eurent eiykisé feur créanc» « av
mieulx «t 1« plus j'onicement qu'iU purent, ■ le duc, sans avoir *
déïb^é^eQ conseH, leur répondit : « que<lesdb de Gand esloient;
les chiefi de toute rébellion et qu'ilz lui avoient iait les pins graâs
oultra^es da monde, et qvU estait besoîng d'en faire telle puni-
cioo que G« feust exemple b jamais, et tjae il avoit enteucion, I
l'ayde Dieu, de leur remonstrer tellement leur oultrage, que qe se-
rtàt k ronneuT des princes crestiais. >
3, C'est le lendemain, SI juin, que le duc fit donner cette ré-
ponse par son chancelier.
byGoogIc
12 CHRONIQUE [143Î]
de sa'vîlle de Gand avoient fait de long lemps contre
luy , ses subgez et seignourie ; et que pas De les avoit
prins au premier melTait , mais de sy long temps que
de VII à VIII ans, il les avoit fait advertir de touttes
leurs dictes faultes et 'abus , alfin que douchemeut se
voulsissent corrlgier et reduirre comme bons et leaulx
subgez dévoient faire à leur prince et seigneur ; et
DODobstant icelles remonstrances sy ne s'avoieot-ilz
volu corrigier , ainchoïs s'estoient eslevez et eslevoieot
cbascun jour contre lui et sa seigaourie , qui luy es-
toit dure chose à soulTrir, tant pour soy acquictier
devers Dieu et le monde , en tant que Dieu lui avoit
commis à gouvrener iceDe comté , comme à la preser-
vacion de ses subgez en ladicte comté. Mais pour par-
venir au bien de traictié de paix , en gardant son se-
rement , ses subgez et sou honneur , il en feroit tant
que Dieu et le monde seroient contens de luy '.
De laquelle responce ïceulx ambaxadeurs Turent
moult contens. Et assez hriefapprez se transportèrent
en icelle ville de Gand, sauf ledit comte de Saiut-Pol,
qui pas ne fut conseilliez de soy y trouver en personne,
pour tant qod'cbascun jour leur faisoit guerre et avoit
fait, au service dudit duc , ad c^use des terres et sei-
l,.Le chincelier «xopsa, en eETetf^aux aiUbassadeiirs, gue dts
négcxùrions avaient cte entamées par reatremise des comtes île
Cbarolais et d'Ëtampes, <ei que le duc consentait* à ix qnâ les. en-
voyés du Roi a'emploTassent pour la paix, en s'jKlioignant aux
deux princes et aux députés de tiaod ; les ambassadeurs déclaré-
rent alors l'intention oà ils étaient de se rendre à Gand ; ils son-
levèrent nne vive opposition. Une nouvelle conférence eut lien le
■ lendemain ; les conseillers du duc y consentirent k ce qne les am-
bassadeurs se portassent comme médiateurs et se rendissent à Oand.
— Relation dtée, p. ccvi-ccvii.
byGoogIc
[liSÎ]. DE MATHIEU D'ESCOUCHT. 13
gDouries qu'il teooit de luy. Lesquels avibaxadeurs
farreat receux à grant joje ', et plusieurs preseos leur
furenr eovoiez de par la ville. Et le lendemain ou en
hrief apprez , ceulx de la ville se mireot ensatnble en
la maison de la ville, où assamblèreot grant nombre
de pœupple. Et eutx îllec ainsy assamblez, iceulx am-
baxadeurs leur présentèrent les lettres du Roy , les-
quelles contenolent comme il envoioit devers eulx
lesdis ambaxaddeurs, ainsi comme il avoit fait devers
le dnc, afin de trouver ung traictié de paix entre eux;
et au surplus qa'ilz voulsissent adjouster foy ad ce que
sesdis ambaxaddeurs leurdirroient de par lui touchant
ceste matère. Desquelleslettresfurreot moult joyeux.
Et aprez ta lecture d'icelles, fii, par la bouche du-
dit procureur gênerai , dit et remonstré ausdis de Gand
les graus plaintes et doléances que faisott Je duo , leur
seigneur , d'eulx et de leur gouvernement , en repre-
nant tout au long les faultes, abus et extorcions qu'ilz
avoient commis envers luy panpluseurs fois, et jà
par longue espace de temps , qui n'estoient pas choses
raisonnables, ne pour laissier couller soubz dissimu-
lacion; et pluseurs aultres choses à ce propos, qui
trop seroient longues à Yeciter'. Sur lesquelles re^
monstntnces ainsi -faictes, prinrent delay pour y res-
i. On vint au-devant d'eux à une lîeue de la ville, ■ en grant
appareil. > Post-tcriptum du 24 juin à la Jieiatiolt des ambasta-
- 3. Le chroniqueur fait jouer ici aux ambassadears français un
rôle qui n*est d'accord ni avec leurs insiractions, ni avec l'attitude
qa'iis prirent devant te duc. H. Kerv7n de Lettenhove, dont te récit
a la valeur d'une relation contemporaine, dit an contraire que les
ambassadeort déclarèrent i < que si l'on ne pouvait parvenir à la
paix par voies amiables, le Roi de France était prêt à mainienir le
byGoogIc
14 CBBOniQUE [1452]
pondre; et au jour qui fut prias de iiuire ladicte res-
poDce, sur chascun article respMidirreDt.
Lesquelles responce$ n'estoieut pas de grant effect
De n'estoieut raisounables; car le plus grant coulleur
qu'ilz prenoient, esloient de ce qu'Uz deisoient que ledit
duc avoit Tolu mettre sus , en ladi<^ comté , la ga-
belle du seel , dont s'estoit depportez au par avant le
commencement de ladîcle gueire, comaoe oy avez par
cy devant.
Et quant lesdis ambaxaddeurs eulrent oy icelle* res-
'les leur sambloient mains que souffi-
la qu'ilz trouveroient bien manière de
de paix; et leur dirrent que , s'ilz es-
ils envoieroient devers le duc , aflin
certainne espace de temps, pour ce
communicqtôer les ungE aveuc les aul-
Bce de trouver ledit traictié de paix;
contens. Et, sur ce^ iceulx ambaxa-
rreot -devers ledit duc, auquel dirent
nt besoingnié, eu lui requérant quy
der trêves le terme de six sepmainnes;.
erallement , car il ne desirroit [>as la
;tructionde sessubgez, sefairelepooit
par autorité de justice, if Histoire de Fïandre;
1 . iiuua tiujuu:> deroir eaocer dans quelques détaib sur les né-
gocUtisBS qui précédèrent celte trêve. — Dès l'arrÎTée des ambas-
sadeurs français, des députés avaient été uammés par les Gantois
pourtraiter de la paix, avec les députés du duc, par l'entremise
des ambassadeurs. Ces députés revinrent de Tennoode i Gand, le
S juillet, porteuia des coadîtii»is auxquelles les ambassadeurs du
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[<U«] DE MATHIEU D>ESOOUCHY.
CHAPITRE tXXXV.
Comment les trêves furent publiées en la TÎlle de Lille
entre le duc de Bourgoingne et ceuU de Gaad.
Ces trêves avant dicles ainsy accordées et faictes
d'uD costé et d'autre, furent publiées eo la ville de
Lille et en pluseurs aultres boones villes appartenans
audit duc, tant en tadicte comté de Flanddres comme
es marcIies de Picardie, et pareillement en icelle ville
de Gand et es aultres bonnes villes y marcbissans ; et
ce fait , ordonna ses garnisons estre mises et assizes es
villes tenans trontien^ contre ceulx de Gand , c'est
assavoir Courtray , Thenremonde , Alos et Audenarde.
Et sj eut volenté en niettie eo la ville dé Bruges; mais
Hoi demandaient que les Gantois se soumissent. La formule de sOb-
misdon, envoyée le même jour par les Gantois, n'ayant pas été
i^iréée par les ambassadeurs, fui renvoyée par ceux-ci. Mais lo
11 juillet, les trois membres de la ville déclarèrent vouloir s'y
tenir. Les ambassadeurs vinrent alors à Gand, et, après de nom-
breux pourparlers, obtinrent, le 1 S Juillet, l'adoption d'une cédulè
qu'ils avaient pfésoitée. C'est en considération de cette soumission
(]uc le duc accorda, par ses lettres du 1 9 juillet, une trêve de six*
semaines. Une condition trouvée trop dure par les Gantois en
empêcha l'acceptation. Enfin, le 21 juillet, le duc, oédant aux
instances des ambassadeurs, accorda aux Gantob une trêve sans
réserve, qu'ils promirent le même jour d'entretenir. Note de M. Ga-
chard, I. U, p. 103, et pièces publiées dans sa ColUetion de dacU'
menu inéditi, I. U, p. 118-12ÎI.
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16 CHRONIQUE [1452]
ceulx de ladicte ville , euix de ce advertîs , fîreot re-
queste audit duc, qui ne leur envoiast nulle garnison
en icelle , et que sans quelque faulte il les trouveroit
bons et leaux subgez, dont il fut assez content , car le
plus qu'il pooit les eotretenoit en amour, pour doubte
que, se ilz se fiisseot tournez aveuc lescfis de Gand, il
eut eu plus à faire que devant. Ce nonobstant, se leur
Hst-il dire que, puisqu'ilz ne voUoient pas la garni-
son , du mains qu'ilz eussent ung cbief et cappitainne
dedens ta ville, de là par lui , pour demourer aveuc
eulx> auquel se consilleroient et ralieroient se be-
soing leur estoit; de quoy furent très contens. Et y
fut commis le seigneur de Grutuze*, pour tant qu'il
estoit de la nacion de la ville , et aussi fort amé du
commun pœupple d'icelte.
CHAPITRE LUXVI.
Comment messire Antbpiae, bastard de BourgoingUe, et
messire Jaques de Lalain nièrent jus les Gantois devant
Hulst.
G>mbien que lesdictes trêves eussent ainsy esté
'accordées et publiées', ce nonobstant, les Gantois
1 Louis de Bruges.
2. L'attaque de Hulst, dont le récit va suivre, eut lien le 39 juin.
En l'entreprenBDt, les Gantais ne rompîront doue ni la trêve de six
semaines, conclue le 21 juillet seulemoit, ni une autre trêve de trois
joiu^, qui commença le 26 juin.
byGoogIc
■ [IkJM] DE MATHIEU lyESCOUCHT. 17
estans l<^ez dedens Morbecque et autres gens tous
assamblez du plat pays , sachaos que le baslard de
Bout^ingne , messire Jaques de Lalain , et aucuns
alitres seigneurs, estoient logiez en ung gros Tillage
nommé Huist, assez prez dudit Horbecque, qui est
oudil pays de Wast , ouquel pays estoient encores lo-
giez ledit duc de Bour^ingne , le comte de Charol-
lois, son Ciiz, les comtes d'Estampes et de Saint-Pol,
et touttes les autres compaingnies qui estoient logiés
bien arrière dudit HuIst , et à ceste cause lesdis Gan-
tois cuidèrent trouver et soupprendre iceulx seigneurs
soubz umbre desdictes trêves, cuidans que ilz ne fus-
sent que ung petit nombre de gens. Mais ilz n'estoient
aucunement advertis que les Hollaodois et Zellandois
y Tussent logiez, qui estaient en grant nombre, et sur
cestecoondencelesdisdeGand se allèrent logier devant
ladicte 'ville de Hulst, en nombre de tiii mille combat-
tans ou environ, à iutencioo de les ruer jus. Mais in-
continent que lesdis bastard de Bourgoingne et mes-
sire Jaques de Lalaing forent de ce advertis, se mirrent
en armes, et sallirrent, atout ce qu'ilz avoient de gens,
sur iceuls Gantois , où il y eut très dure et merveil-
leuse escarmuche, tant d'un costé comme de l'autre.
Et combien que iceuU Gantob fussent en plus grant
' Douibre que les seigneurs dessusdis , neantmotns sy
lurent incontinent deffais, mis en desroy et en
fuitte', car ilz n'avoient point de chief qui les con-
1. La caoM de cette déroute, que le chroniqueur passe
aoQS âlence, fat la trahison de Licvin de Smet , hoofbnui d'Asse-
Béde, qui portût la bannière de Gand et passa 1 l'ennemi au
cri de fipe Bourgaffut Gâchant, d'après le Registre âté, t. II,
p. 103.
byGoogIc
18 CHROmQUB [UtW}
duiiùst*. A. laquelle saillie moni, comme il me fu rap-
porté, de Tni cens à mille combattans desdis Gantois,
et sy en eult grant acmbre de prisonniers. Lesquelles
nouvelles furent tantost seignifHées audit duc, qui, sans
long séjour , atout son armée , tirra son chemin au-
dit Horbecque ; mais ainchois qu'il y peust estre ar-
rivé , les Gantois estans dedens , sacbans la venue dii-
dit duc, abandonnerrent ladicte place et s'cnfouyreni;
et lui ilec arrivez, le fist desempsu^r et y boutter le feu .
De laquelle entreprinse lesdis ambasadeurs furrent
mal conteus et congnurreot bien lors que ce n'avoient
pas esté gens de bien , ne ajrans grant eotendemeat.
CHAPITRE LXXXVII.
Comment le duc de Boui^oingne se parti du pays de Wtai
et tint en la Tille de Lille, apprez les tràves publia
entre lui et ceulx de Gand.
Ceste besoingne ainsy achevée, le duc de Bour^oin-
gne, veans qu'il avoit mis en son obéissance les plus
fortes places du pays de Wastz et qu'il n'y avoit mais
chose qui luy peut porter préjudice, aussy qu'il avoit
accordé les trêves dont dessus est faicte raencion , se
parti d'icellui pays de Wastz aveuc touttes ses com-
1 . Erreur. Leur chef était Jtan de Vm, qui vtoait d'être
nommé capitaine de Gand. Gachard, /, c.
byGoogIc
[1491] DE MATHIEU D'ESCODCHT. 19
paingoies, car plus ne lui estoit besoïng tenir tes
champs; et aussy cbascun jour les geos estaus eD
iceDiri pays se preDoteot par graos compaingnies ,
tous deschaus et à nues testes, où il passoit, devant
lui, criant mercy ; lesquels il recepvoit benignement.
Et ainsy se tîrra hors d'icellui pays, et ordonna
cbascun *soy tirer en sa marche et en leurs hostels ,
sauf ceuK qu'il avoit ordonné demourer es garnisons .
des frontières ; et lui , son 61z le comte de Charollois ,
et aveuc eulz les comtes d'Estampes et de Saint-Pol ,
et pluseurs autres grans seigneurs, se retraireut eu la
Tille de Lille , et en leurs compaingnies les ambaxa-
deon du Roy, desquels cbascun faisoit grant joye , car
il sambloit à pluseurs que par leur moyen la paix
d'îcelle guerre seroit trouvée.
CHAPITRE .LXUVIII.
CtmmMDt aucnnes communes teaaat le parti de ceulx de
Gand tîm«Dt les champs ou pays de Flandres, nonobstant
le» trêves puLUées.
Durant le teoq» desdictes trêves', aucuns qui, à
l'occasion de ladicle guerre , avoient perdu le leiu*, et
i. Nouvelle erreur de date. L'expédition dn bâtard de Blanc-
Estrain est du 17 septembre, et par conséquent postérieure,
non-seul ctnent aux trêves, maïs à la sentence publiée le 4 »ep-
îBbvGoôglc
ÎO CHROHIQUE [148Î]
autres de raeschant estât, tant de ladîcte ville de
Gand comme du pays, se assemblèreot et mirent
ensamble en grant nombre , et firent ung cappitainne
de l'un d'eulx, qui nommoieot le cappitainne de
la Verde-Tente, lesquelz tenoient tes bosquaiges et
les champs, sans converser ne reparer en icelle ville
de Gand; qui, cedit temps durant, fîrren\ pluseurs
dommages en ladicle comté de Flandres, car nulz,
d'un costé ne d'autre, n'osoient aler par les champs ;
pour ce que ceulx qui estoient trouvez desdictes gens,
mais que ilz fussent plus fors, estoient souvent des-
troussez , et aucunes fois et de fait mors et ocfais. Et
qui plus est, icelles trêves durant, ardirrent deux gros
villages en ladicte comte , c'est assavoir la ville de
Hulst, dont cy devant avons parlé, et la ville de Harle-
becque. Lesquelles choses venues à la congnoissance
duditduc, fut moult desplaisant, etremonslra ausdis
ambaxadeurs du Roy Charles le gouvernement desdis
de Gand, pensant que telz besoingnes se faisoient par
l'ordonnance et commandement de ceulx de ladicte
ville de Gand; lesquelz ambaxadeurs n'y savoient
mettre ne donner provision de remedde, sy non
qu'ilz envoièrent devers lesdïs de Gand , remonstrer
ces choses , et comment c'estoit grandement leur
faulte et deshonneur. Sur quoy firrent responce, que
lelx mallefîces n'estoient pas fais par leur ordonnance,
et que c' estoient gens de pays assamblez et de mes-
chant estât, qui ne se trouvoïent pas en ladicte
ville, dontilzestoient très courrouchiezetdesplaisans.
Neantmains que pendant ledit temps, qui avoit la
fortune de perdre, il perdoit, et demourroit en cest
estât, car on ne savoit sur quy adreschier pour en
byGoogIc
[4452] DE BfÂTHIEU D'ESCOUCHT. 21
prmdre piignicion ; et pour ceate cauae folsoit dange-
reux aler de lieu en autre.
CHAPITRE LXXXIX.
Comment la paix fut publiée, et la condempnaâoa de ceulx
de Gaad envers le duc de Bourgoingoe , en la ville de
liUe.
Or, poez assës savoir que, durant le temps desdictes
abstinences, plt^eurs consauls, voyages et assambléez
furent fais, tant au moyen desdis ambaxadeurs comme
des nacioDS, dont c; devant avons parlé, par entre
les parties. Lesquelz consaulx et assamblées se fai-
soient en ladicte ville de Lille, où illec lesdis de Gand,
en grant nombre* et en grant pompe, se trouvoient
souventes fois, et aveuc euli admenoient ung advocat
de la court de parlement qui se nommait maistre Jeban
de Poupaincourt, lequel estoit à leur pencion et à
leurs gaiges, qui faisoit les propositions desdis de
Gand par devant les gens du conseil dudît duc*, car
<mques à nulles d'icelles assamblées, pour tant que
1. Ss étaient doute, d'après le Registre de la CoUace, cité par
QtàaiA, I. e., p. lOS, et auquel on doit ajouter foi plutôt qu'Ji
Jacque«thiQerG(|,<jui dit:* envoyèrent leurs depputés jusques au
nombre de cinquante cheralliers. >
2. > Us scavoient bien qu'îcelui avocat estoit l'un des hommes
du monde qui plus haioit le duc. ■ Chronique de Jaequei de Lalatn,
ch. xcTui.
byGoogIc
22 CHRONIQUE [H52]
iceuU de Gand y estoieat, ne se volu trouver' : et y
avoit commis ledit comte de CharoUois, son (ilz, et
sondit Depveu, le comte d'Estampes, qui à toutte
dilligence tenoit la main et rendoit graot painoe
y trouver le traictié -, car aussy lesdis de Gand avoient
en lui grant conftdeDce , , pour ce qu'ilz savoient
véritablement que tousjours icellui comte d'Estampes
les avoit eu pourrecommandez envers ledit duc, et qu'il
estoit renommé de preudommie. Ausquelz consaulx
et a^amblées y eut pluseurs cboses remonstrées d'un
costé et, d'autre; car chascun se plaignoit fort. Et
ainsi que iceulx consauU se faisoient, qui durrèrent
par longue espace de temps, lesdictes trêves prinrent
fin, environ l'issue d'aoustdecestan*, et ainchois que
nul traictié ne appoinctement y peut estre trouvé. Mais
0u moyen de iceulx ambaxadeurs, elles furent rallon-
giés de sept jours seultement; dedens lequel temps
fu tellement labourré par lesdîs ambaxadeurs*, que le
t. n y vint pourtant, car c'est là qne, le tt aoit, les ambas-
sadeurs de France abordèrent enfin le second point de leur mis-
sion, la restitntioa sans rachat des villes de la Somme. On peut
voir dans la relation des ambassadeurs (Ms. Bainze 967S*,f. 209)
la fierté dédaigneuse avec laquelle le dnc Philippe accueillît cette
récIamation.Les délais desambassadenrs, qui déjà peut-être avaient
touché l'or bourguignon, l'assurance que le duc possédait & ce mo-
ment que le Roi allait être inquiété par les Anglais en Guyenne,
lui permirent de rejeter bien loin la demande faite par Charles Vil
et de lui lancer même une sorte de défi en disant : c qu'on savoit
bien les causes de la cession des villes de la Somme, mais qu'il ne
les vouloit point dire pour Tbonneur du ïtoi. '
2. La trêve n'expirait que le S septembre, à midi. Gaduid,
Documents inédits, t. II, p. 123.
3. SiUen, en effet, que le duc leur accw^a 24 000 livres «pour
cause de leurs vacations, frais et despens, faits par longtemps^iu'ils
byGoogIc
[«481] DE MATHIEU IVESCOUCHT. 13
Iraictié et accord fui trouvé. Lequel traiotié , le lundy
im* jour 4e septembre do cest ao cinquante deux , fut
publié ou cloistre de l'église SaiolrPierre de Lille , eo
la présence tant desdis ambaxadeun comme les ^ens
du conseil dudit duc , ceulx qui y estoient aivoiez de
par ladiete ville deGaud', et pluseurs chevalliers et
escuiers et aultres gens de pluseurs estas, eu très
grant nombre, illecassamblez pour ceste cause, eo la
fourme et manière qui l'ensieult :
« Premièrement, lesdis deGand furent condempnez,
par la vmIu dudit Iraictié, qu'ils ysleroient hors de
ladîde ville de Gand , une demie-lieue loiog , c'est as-
savoir les hosmans et leurs coosnlliers , en plus leurs
chemises et testes nues, et les aultres, jusques au
nombre ée ii mille hommes , deschaulz et sans cLap-
peroD ; et illec, eo la présence dudit duc ou comte de
CharoUois son filz , à tel jour qu'il plairoit à declair-
rier ^ en leur seigniffiant icellui , estoient tenus par la
boudie de l'un d'eulz , et advoué de tous les aultres,
dire en haulte vois et en langue franchoise : que
faussement et mauvaisement , comme mal advisez ,
ils avoient esté rebelles et desobeissans , et fait ce
qu'ilz avoient fait sans cause et par mauvais consml ;
<»t Kioumé qiund îli ont été en ombusade par dever» lui
de par le Roi; ■ nuis ils ne reçurent d'abord qu'un A-compte
de fiOOO lirres. Compte de la recette générale 'Je* finance! de
iVSl. Note de U. Gacbard, l. e., p. tO«. Cf. i. du Clercq, I. U,
eh. xxm.
1. £rreur.Lctdépiitésfl«nMnd(éuiait rentr«sàGandle3tep-
tenlve, et le 8 iq>tenibre la CcUaee rqelait d'une voix la sentence
des ambasMdenn, contre laquelle les Gantois proteilèrent le SI sep-
lenbt par nue lettre adressée an Roi et dans laquelle ils lui dé-
byGooglc
t4 CHRONIQUE tHSS]
et de Ce , tous à une voix', enlx estans tous à genoulx,
crier mercy audit due ou à-soodit filz.
■> Item , les deux porte» par lesquelles ilz se par-
tinrent de ladicte ville de Gaod , le jœudi aprez Par-
ques, quant ilz allèrent mettre le siège devant la
ville d'Audeaarde , seroient à touajours fermées et
condempnéez, sans les ouvrir, les jours de jœudy.
V Item , l'autre porte par laquelle ilz partirrent
pour aler en bataille contre lui à Ripplemonde, eatoit
coodempnée à tousjours à estre close et enmurée.
a Itxm , eMoient louttes leurs banières et assam-
bléez qu'ik avoient acoustumé de faire, abolies et
mises au neaut , lesquelles banières dévoient estre
enferméez en ung coffre, ou beflroy de ladicte ville ,
auquel devoit avoir t clefz , desquelles le bailli de la-
dicte ville , commis par ledit duc, en devoit avoir
l'une, et les autres lui dévoient estre gardèez par cer-
tans doyens des mestiers de ladicte ville ; et sy ne se
dévoient plus assarobler en icelle ville , en manière
d'assamblée, comme ilz avoient acoustumé faire,
sans la licence dudit duc ou de son bailli.
Item , pour ce qu'il y avoit en icelle ville six mes-
tiers , que on uommoit de la place , lesquelz se as-
sambloient en uug lieu ad ce ordonné , ladicte place
leur estoit interdicte ; et se assambleroient doresena-
vant cbascun à par soy , autre part et en divers lieux
loingtains l'un de l'autre, et ce par l'advis dudit bailli
et de la loy qui seroit renouvellée.
« Item, aussy, qu'ilz avoient mis sus et donné li-
cence à uog très grant nombre de gens, tant en la-
dicte viHe comme à l'environ, qui portoïent blans
chapperons, lesquelz soubz umbre du port qu'ilz
byGoogIc
[IWÎ] DE MATHIEU D'ESCOUCHY. . Î3 -
avoient -ad cause desdîs hlaos chapperoos , 0ûsoieot
souveotes fois des oppressions x sim-
ples gens du plat pays, Tarent onettre
jus telles assambléez ; el lesdis is def-
feodus, sur painne de conlts et de ^
biens.
« Item au^y, pour ce qu'ilz avoient accoustumé ,
quant ilz escripvotent à aucunes des bonnes villes ou
villages sur lesquelz îlz avoient [nrevilleiges , ou à au-
cuns de leurs bou^ois ou subgeclz, en leurs lettres
ïnissibles, en marge ou desseure, se metloient les sei-
gneurs de Gond, laquelle chose estoit bien préjudi-
ciable audit duc , furent aussy condempnez jamais
eulx ainsi mettre ne escripre en choses quelzconques.
■ liem , ils furent encores condempnez de jamais
prendre quelque congnoissance sur les officiers fais et
créez par ledit duc , en ladicte ville.
« liem , avoient acouslumé de faire souvent plu-
seurs evocacîons sur les gens du paya, dont aucuns
estoient souventes fois fort travailliez sans cause rai-
sonable, dont ilz abuzoient, et pour ceste cause fu-
rent condempnez jamais pooir faire lesdictes evoea-
cions , et leur fut interdit par la vertu d'icelle con-
dempnaciun.
a Item , fut appoinclié que ledit duc averoît dores-
oavant la moictié du renouvellement de la loy de la-
dicte ville, sans ce que les grans doyens, en ce, ne à
faire jugemens, eussent pooîr et auctorité quelzcon-
ques ; et deveroDt eslre esleux gens notables et preu-
dommes du corps de la ville, pour à ce commettre,
sans avoir regard de quelque membre ou doyenné de
ladicte ville , pour y commettre.
byGoogIc
S6 CHROmQUE [UU]
« Item aussy, de ce jour en avant, De pourront ce
deveroieot faire ne mettre sus quelques estatus ou edis
- en icelle ville, sans l'exprès consentement du bailli
d'icelle ville, commia de par ledit duc.
« i/«/n, ils coDgDoisteroieDt de leurs bourgois, es-
tans en leur ville , saus plus , et en useraient saloo
leurs previUeiges, et non autrement; et eu ce estoit
ost^ la congnoissance des bourgois forains.
K Item , ils ne porront jamais attribuer à leur coi^-
noissance des excès perpettrez par les bourgois , sur
autre jurridicîon, synonde leursbourgoistant seulle-
ment. Oucastouttes voyesqu'ilzaeseroicDtcontensde
sortir en tout jurridicion soubz la justice du lieu , et
ce qu'il y avoit audit traictié une clause qui faisoit ex-
presse mencioD des bannissemens, ceste clause fut
ordoDoée estre renvoyée et estre discutée par les gens
du conseil de la chambre de Flandres , et jour assigné
au second jour d^octobre apprez ensievant.
■ Item, furrent declairiez et mis au néant tous-
estaïus, edis et ordonnances quelzconques, qui par
ceulx de Gand avoient esté fais par cy devant, sans
y avoir appelé le bailli et la loy de la ville ; et sy
devoît ladicte loy estre renouvellée par ledit duc ou
ses commis, audit second jour d'octobre, en mettant
au néant celle qui estoit lors.
a Item , furent condempnez ceulx de ladicte ville de
Gand envers ledit duc, pour l'amende proufRtable,
en la somme de deux cens cinquante mille escus d'or,
dont les x. mille se dévoient paier au jour du Noél
ensievant; les autres l mille, au jour de la my
aoust apprez; et ainsy de my aoust eu my aoust, à
chascune fois l mille ^ josques au plain paiement de
byGoogIc
[I4SS] DE UATHIEU IVESCOnCHT. i^
ladicte-somme. Et au regard de ce qu'ilz demandoient
tcusjours avoir le ressort à eulx des villes d'Audenarde,
Courtray, Thenremonde , du pays de Wastz, des
Qualre-Mesliers et de Brevillers, lesdis ambaxadeurs
le reliDrent à leur congooissance , pour par eulx eu
ordonner et appoincte* dedens ung aarcnsievaDt. »
Et moyeDDant les choses avant dictes, ledit duc
leur devoit pardonoer tous leurs meflais , sans toutles-
voyes porter préjudice en rien aux reservacioos des
choses avant dictes. Et sy dévoient demeurer en
paix, et eulx monstrer doresenavaot et estre vrays
et obeissans au duc, comme bons et leaulx snbgez
doivent faire à leur prince et naturel seigneur.
Apprez laquelle publicacion et ladicte pais ainsi
pronuncée et manifestée par toutte ladicte comté et
les autres pays dudît duc, chascuif se esjoyssoit et
^frboit grant chière. car H sambloit aux marchans,
."t{ue doresenavant communicquerâient et feriyent leur
marchandise, les ungz aveuc les autres, ainû qu'ilz
avoient acoustumé ; mais assez tost apprès, leur joye
tourna en desplaisance, parce que lesdis de Gand ne
tinrent en brief temps apprez* le traictié et appoincte-
mait devant dit.
I. Il faudrait dire qu'ils ne l'acceptèrent jamais. Ils reprirent
les annes aossitAt, et, dés le 17 septembre, les compagnons de U
Verte-Tente allèrent attaqner Hulst, comme ou l*a vu an
byGoogIc
CHAPITRE XC.
Gomment ceux de la ville et cité de Bordeaux faiiHerrent
leurs sermens qu'ils aTOÎent fait au Boy Charles.'
Vous avés oy comment le duc de Boui^oingae avoit
fait publier le traicUé qui avoit esté fait entre lui el
ceulx de sa ville de Gand, en l'année précédente,
aussy les grans conquestes que le Roy Charles avoil
fait icelle année es duchiés de Guieane et de Borde-
lois, ei commeat ceulx de ses bonnes viUes, aveuc
les trois estas desdis pays, avoient fait les seremens
de lui obéir, coiume bons et leaux subgez ; ce qu'ilz
ne tinrent pas; car, *en ta Gn de ladicle année, iceulx
de Gand changèrent propos, comme font gens de
comniunaulté et sans chief où nulz princes ne aultres
gens d'entendement ne se doivent fier en uag mou-
vement, ne vorrent tenir ne accepter ce traictié,
ainsy dont cy devant est faicte mencion, qui Tut
publié,
r Et samblablement ceulx desdis pays de Guieaae
\et de Bordelois , en icelle metsme année, rompirrent
et faussèrent les seremens et lettres qu'ilz avoient
fais et bailliés pour la guerre qui avoit esté icelle aunée
précédente, par le Roy Charles de France, sur euix
faicte. Et jassoit ce que les lettres par eux passéez , au
moins par les deppultez en ceste partie, c'est assavoir :
Pierre, archevesque de Bourdeaux ; Bertram, seigneur
byGoogIc
[1452] DE MATHIEU D'ESCOUCHT. 19
de Hontferant; Gaillard de DureBbrt, seigneur de
Duras; Bertrand de Chartreuse', maire dudit Bor-
deaux ; Jebatr de la Luide , seigneur de Brèdre ; Ber-
tram d'Angein, seigneur de Royon , et Guillaume
OdderoD, seigneur de Lanssac, fussent seingoéez de
leurs seingz manuelz, desquelles cy devant est faicle
plainne declaracion , ileantmaÎDs faussèrent leurs dis
seremenSf comtne dit est, et allèrent contre tout ce
qu'îlz avoient promis et juré; et remirent ladicte ,
cite de Bordeaux, eosamble les bonnes villes et
fortresses, en l'o i seigneur de Talbol, che-
▼allier anglois, i Roy Henry d'Angleterre ,j
et ce se fist pai <a du seigneur de Duras,
du sourdic de l bz-maire de ladicte cité ,
aveuc le doyen evrin , et le seigneur de •
l^espare, qui ce Brent aveuc ledit seigneur de Talbct ,
soubz tel condicion , que icellui de Talbot leur pro-
niist et jurra, que s'il advenoit, apprez cette obéis-
sance faicte, que le Roy Charles, ou armée pour luy,
se mist sus pour entrer èsdis pays et iceulx voulloir
reconquerre, qu'il les yroit combattre et par puissance
d'armes feroit resistence. Et sur icelles confidences,
les seurtez prinsés d'un costé et d'autre, ne demourra
guerres de temps que icelle cité de Bordeaux ne fut
mise en l'obéissance dudit seigneur de Tallebot ; car
ilz le mirrent dedens': où il print prisonnier le senes-
chal de Guienne , qui lors estoit en ladicte cité , qui
se nommoit messire Olivier de CotUvy, chevallier ', et
1 . n s'appelait Gadifer ei non Bertrand.
9. Pierre de Montierrand.
3. Le 22 octobre (Berry).
4. Olivier de Coëtivy resta prisonnier joaqu'en 1487. M. Har-
byGooglc
30 CHRONIQUE [l^i>t],
ucg autre Doimné messire Jehao Pié-de-FouI ^ aveuc
UDg nommé [Naudo], lesquelz, en briefz jours ensie-
vaut, icellui de Talbot eovoya prisomiiera en Eugle-
teire.
CHAPITRE XCI.
Comment le Roy C3>arles tint conseil aveuc Its princes de
son sang pour recxiuTrer la ville de Bordeaux et le pays
de Guienne et de Bordedoi».
' Apprez que le Roy Charles fut plainnement ad-
vertis que ceulx de ladicte ville de Bordeaux avoient
aÏDsi &ulsê leurs seremeus, et que le seigneur de
Talbot estoit dedens ladicte ville, meismes que ses
gens estoient desjà envoyés en Engleterre, incon-
tinent fîst assambler les seigneurs de son sang, ceuU
de son grant conseil, et ptuseurs notables cbevalliers
et escuiers et cappitaînnes, aveuc lesquelz tint con-
seil et aiisquelz demanda avoir deliberacion sur
ceste matère, laquelle fut mise en tenue bien au long,
de point en point. Et par les dessusdis assamblez,
apprez pluseurs choses par euU dictes et remons-
treez, fu dit et conclud : que le Roy ne devoit jamais
diegay a pablié dans la Bibliothèque de (École des Chartes (4* série,
I. IT, p. 86), une quittance de 600 ncAles d'or, déUvrée au séné-
chal par Jean, seigneur de Talbot, fib poiné du cél^re TalboU
Ce n'étaitqu'na à-compte sur la rançon, pour laqodle étaient dus
6000 nobles d'or, 100 marcs d'argent en yaitselle et nn coursier.
byGoogIc
[1U(3] DE MATHIEU DTSCOUCHT. 31
cesser, jusqu'à ce qu'il avérait reconquis lesdis pays
de Guienne et de fk>rdelois, attendu la concqueste
qu'il avoit faicie l'année précédente, comme dit est,
et qu'il devoit pugnir ceulx qui de ladicle offence
seroient trouvez coulpables, tellement que ce fîist
example aux aultres et memore perpétuelle.
Ce conseil fiit tenu, et ordouna le Roy que chas-
Gun se mist sua en armes, fist son mandement en
chascunes contrées de son Royamme, et manda
touttes gens qui avoient acoustumé de sievyr les
guerres. Ëspecialement fist haster les frans ardiiers
de son Royalme, et ceulx qui estoient par les bonnes ,
villes de icellui, en faisant tirer son armée es pays de
Guienne et de Bordelois. Et en brief jours se trouva*
devant une ville nommée Chalais*, qui autrefois avoit
esté destmicte, mais de ceste heure estoit remparée ;
devant laquelle se loga messire Jaques de Chabennes,
grant mûstre d'ostel de France, acompaingnié de
V à vi cens combattans, où ilz furrent quatre jours,
ou environ. Au bout duquel terme, icellui maisire
d'oslei et ses gens priorent icelle ville d'assaut; et à
ce faire, de prime face, y eut de m^ à c hommes
mors. Et le lendemain, apprez que on eult inlerroguié
tous les prisonniers, dont il y avoit grant nombre,
ceulx qui furent trouvez de la langue de Gascoingne
fiirent decappitez, et eurent les testes tranchiés; et
tes aultres, estans de la nacion d'Engleterre, furent
nùs à finance. Pendant lequel temps, messire Loys de
Beaumont, seneschal de Poictou, le seigneur de la
i. Le 3 juin (Otartier).
1. Cbetlien de canton de l> Charente.
.,CoogIc
31 CHROBnQVX [I4S3]
Baissière', lieutenant de monseigneurCbarles d'Anjou,
comte du Maine, et pour leur chief l'admirai de
France', qui avoit en sa conipaingnie Hue de Sally, '
fîlz du seigneur de Salli en Picardie , et pluseurs
aultres, jusque» au nombre' de v à vi cens combattons,
se tirrèrent devers une ville nommée Gensac*, ou
îllec mirrent le siège, qui dura deux jours, laquelle
se rendi par composicion. Et d'ilec se tirrèrent à une
aultre fortresse nommée Mont Remau, sur la rivière
de I>ordoingoe, dont ceulx qui estoîent dedens se
rendirent incontinent à la vollenté du Roy Charles,
sauf leurs vies, sans plus; qui à ce les receut.
Apprez lesquelles rendicîons d'icelles villes «t for-
tresses, fut tenu ung autre conseil, pour savoir où on
yroit et devant quelle place ; pour ce que les aucuns
disoieot et estoient d'oppinion que de prime face le
Roy Charles devoit aler devant icelle cité de Bour-
deaux; autres debattoient tout au contraire; car ilz
disoient qu'il estoit plus nécessaire de conquerre
premiers et avant toutte œuvre aucunes villes ou
forlresses prez et à l' environ d'icellecilé de Bordeaux,
afSn d'estre secourus de vivres et de pluseurs autres
ueccessitez, se aucune' chose leur survenoit en tenant
le siège devant icelle cité, et que en ce faisant, serait
plus le proutfit et l'onneur du Roy que aultremenl,
attendu que toutles les villes et forlresses d'environ
icelle cilé, estoient rendues du parti contrairre. Ce
conseil fut tenu, et (ut demandé devant quel place
on devoit premiers aler. A quoy fut dit par la bouche
1. Pieirede BeauvâD.
2. Jean de Boeil.
3. Canton de Pi^jols (Gironde), i 27 kilomètres de Libonrae.
byGoogIc
[US3] DE MATHIEU D-ESCOUCHY. 33
de maistre Jehan fiurreau, chevalier, seigneur de
Honglat, qu'il luy sambloit que on devoit premiers
aler en Pierguot', et mettrele siège devant la ville de
Chasteillon*, qui- est à huit lieues dudit Bordeaux,
sur costc de la rivîerre de Geronde , disant par luy
que, qui porroit avoir ladicte ville de ChasteilloD, ce
seroit chose prouRitable pour le Roy, pour laut que
on averoit ladicte rivière pour luy. A ce (aire se con-
clud tout le conseil. Et furrent envoiez devant ladicte
ville le seigneur de Boussac, Joachin Roault, icellui
seigneur de Monglat, et pluseurs autres, en nombre
de ini mille hommes d'armes, avec les arcbiers en
grant nombre, qui se logèrent* en uug parc assez
près d'icelle ville; lequel parc ilz fortilFierrcnt de
fossez et de barrières très fort et puissamment. Et sy
mirrent environ viu cens des frans arcbiers en une
abbeye auprez de ladicte ville de Chastellon, desquelz
Joacbin Roault estoit chief et cappitainne. Et veans
ceulx de ladicte ville de Bordeaux* que les Franchois
estoient devant eulx, et les approches qu'ilz faisoient
aiitourd'eulz, sans long delay seigoifiierrent ces nou-
velles à ceulx de ladicte ville et cité de Bordeaux,
qui iucontineut se tirrèrent devers le seigneur de
Talbot, en leur ville estant.
1. Périgord.
2. CutilloD.
3. Le 13 juillet (Chartier).
4. Erreur du Ma. de U Hore. Mb. Sorbonne : ■ ceulx de
ladicte ville. >
byGoogIc
CHRONIQUE
CHAPITRE XCII.
Commeot le seigneur de Talbot , chcrallier anglois , fii tuez
par ks Fraachoîs devant la ville de Ghasteillon , en
Piergot.
Quant ceulx de ladïcte ville de Bordeaux fureat
assamblez devant la personne dudit seigneur de Tal-
bot , lui dirent et remonstrerrent comment le Roy
Charles et son armée estoient jà bien avant entrez et
espars en Guienne et en Bordelois, à grant puissance
de gens d'armes, en reprenant comment lui avoient
rendu ladicte ville et cité de Bordeaux, par telle coot
dicion qu'il devoit combattre iceltui Roy Charles et sa
puissance, se ilz venoient èsdis pays. Et Ini remirrent
au devant comment il avoit pluseurs fois dit, en
faisant le traiclié de leur rendidon, qu'il ne voloit
que X mille combattans pour combattre la puissance
des Franchois; et que s'il vouloit entretenir ce qu'il
avoit promis, quant ilz lui (irrent l'obéissance d'icelle
cité, il estoit heure qu'il entretenist sa promesse, et
qu'il alast lever le siégequî estoit par les Franchoix jà
mis devant la ville de Chasteillon en Piergot.
Ces paroles oyes et entendues par icellui seigneur
de Talbot, congnoissant qu'tlz disoient vérité, sans
soy plente* esmouvoir, leur fist respoace froidement,
byGoOgIC
[1453] DE MATHIEU D*ESCOUCHT. 3S
car il estoit gamy de sens aaturel et vaillant en
armes autant que chevallier qui dudit temps peut
porter armes, et dit aiasi : « On les pœut bien encores
H laissier approcfaier plus près. Et soiez seur que, au
M plaisir de Dieu , je acompliray ma promesse , quant
> je verray que temps et heure sera. » Sur laquelle
respODce ceulx de ladicte ville de Bordeaux monstrer-
rent samblant qu'ilz n'estoieot pas content, et doub-
terrent qu'icellui seigneur de Talbot n'eust pas grant
voollenté de faire ce qu'il disoit ; et commencerrent
sur ceste responce fort à murmurer ensamhie, ce qui fut
rapporté audit seigneur de Talbot, dont il se troubla
en soy meismes. Et condud incontinent de mander
tous ceulx qui estoient es garnisons , tant es villes et
foTtresses de l'obéissance des Anglois estans à l'environ
de Bordeaux , comme ceulx qui estoient en icelle. Et
fist tant que en brief jours il eut de vin à x mille
combattans. £t droit par an jour de la Magdelaine',
qui fut par ung lundy de cest an dnquante trois , se
parti d'icelle cité de Bordeaux, ensamble sa compain-
gnie, et ala gésir cedit jour à une place nommée
libome, à cinq lieues prez dudit Bordeaux, et à trois
lieues de ladicte ville de Chasleillon , où illec fut la
nuit. Mais pour savoir du gouvernenient des Franchois
ses adversaires, qui estoient logiez devant ladicte
ville de Chasteilloo , envoj'a secrettement ses espies
autour dudit logis ; et meismes fist savoir à ceulx de
dedens icelle ville qu'ilz prinsseut corrage, et qu'il
i . 22 jaillel. Chortier dit que Talbot arrira devau CastilloDie 1 7,
«D point du jour (t. lU, p. 3) ; ce que coufinnc une lettre sur la
bataille, écrite deux jour» après. Voyes Bibliothèque de tÉcok des
CharM, ï* série, t. III, p. 246.
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36 CHRONIQUE [l{.t(3]
Tenoil à intencion deles secourir, et qu'ilz se prépa-
rassent le lendemain, quant le verroient approchier,
affîn que chascun d'euk fut eu armes et prest de
saillir dehors sur leurs adversaires ; car son intencion
esloit de jamais non retourner, tant qu'il averoit fait
partir ceuls qui estoient devant ladicte ville, ou il y
morroit.
Sur lesquelles nouvelles ceulx de ladicte ville de
Chasleillon furent moult joyeux et reprirent corrage
en euU ; car il leur sambloit que ledit seigneur de
Talbot avoit grant voient^ de les sccourre, pour tant
qu'il venoit sy très hastivement, et que lesdïs Franchois
n'avoient là esté encores que deux jours. Sur quoy
lui mandèrent qu'il veaist quand lui plairroit , mais
il leur sambloit qu'il estoit expédient de premier ruer
jus ceulx qui estoient logiez en Tabbeye auprez d'icelle
ville , et que de leur puissance se metteroient en son
âyde. Et ces nouvelles ainsy lui rapportiez, sans long
delay parti de sondit logis de Lisborne , et tira toiite
la nuit jusques à ung bois qui est assez prez d'icelle
abbeye , en laquelle estoient It^iez les frans arcliiers
des ducé d'Anjou et de Berry, aveuc eulx messire
Pierre de Bpauval, lieutenant de monseigneur Chartes
d'Anjou, comte du Maine, qui à ce fut commis, aveuc
le devant dit Joachin Roault.
Et ainsy comme icellui seigneur de Talbot avoit
fait la conclusion de son eroprinse, et que les Fran-
chois estans en icelle abbeye n 'en estoient aucunement
advertis.se tb-ra le mardi eosievautau matin', atoutte
sa compaingnie, en icelle abbeye , en gettant ung cry
I , n juillet. Voir là note d-dessu».
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[1483] DE MATHIEU D'ESCOUCHT. 37
très merveilleux, auquel lesdis Franchois estaos dedens
se mirreot en desrojr, et se mirrent dehors , à inteocioD
de venir gaingniei* le parcq dont dessus est faicte
meDCÎoD , ouquel estoieot logiez ceux de leur party ;
et en icellui desroy saillirrent premiers lesdis fraus
archîers ; et icellui messire Pierre de Beauval et Joa-
chio Roault demourrèrent derrière, qui soubstiodreot
le fais longue espace de temps, tousjours combattaos
aux A.Dglois , et approchans ledit parc.
Et combien que les Franchois estans en icellui parc
veissent les grans alTaires que leurs gens qui estoient
de ladicte abbeye partis avoient , ne leur firrent quel-
que ayde ne secours , en quoy faisant y eult de prime
&ce et à l'aborder mors v ou vi genlilzhommes du
parti desdis Franchois; et ledit Joacbin Roault, par
sa vaillance , fut pluseurs fois porté par terre, mais à
l'ayde d'iceulx ff ans archiers , qui fort l'amoîent , fut
rellevé et remis sur son cheval, où il fist de grans
vaillances ; car aussy avoit-il promis ausdis frans ar-
chîers vivre et morir aveuc eulx. Et quelque chose-
que lesdis Angloîs seussent faire , neantmains lesdis
Franchoig gaingnièrent ledit parc ; mais ainchois qu'ilz
y peussent estre venus, y eut Fait de grans vaillances
et fais d'armes, tant d'un costé comme d'autre ; et des
deux parties y morut sur le champ de nn" à c hommes.
Et ce lait, veans par icellui seigneur de Talbot que
lesdis Franchois avoient prins et gaingnié ledit parc,
retourna en icelle abbeye , où illec se loga ^tur soy
et ses gens ranVeschir, en laquelle trouva pluseurs
vivres que lesdis Franchois y avoient fait venir, aveuc
V ou VI queues de vin, qui inconlioent furent mis sur
les fous et habandoDDez à chascun , qui ne durrèrent .
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38 CHROMQUE [14N3]
guères*. El pour ce que ladtcte escarrauche avoit esté
faicte sy malin que encores icellui seigneur de Tallebot
o'avoit pas oy la messe, son chapellaia se prépara de
illec chanter la messe; et fut l'autel et les aoraeraens
tous prez. Mais en ce faisant fut de trop legierre
créance , car il crut ung qui luy rapporta mensonges ,
qui lui dit ces mos: « Monseigneur, les Francbois
K habandonnent leur parc et s'enfuyent ; il est heure
a OU jamais se vous volez acoroplir vostre promesse. »
Hellasl cy a bel example pour tous princes, seigneurs
et cappilainoes qui ont pœuple à gouverner soubz
eulx, de non croire legierrement telz rapports ou
samblables; car en telz matères on ne se doit pas
fonder sur le rapport d'un jengleur, mab par vrais
et leaulx ofGciers d'armes ou chevalliers et gentil-
homme seur de sa bouche. Mais icellui seigneur de
Tallebot, pour la grant voulentii qu'il avoit de servir
le Roy Henry son souverain seigneur , aussi tenir la
promesse qu'il avoit faicte à ceulx de ladicte ville et
cité de Boi-deaux, fîst autrement : car cuidant que on
lui eust dit vérité, laissa à oyr la messe, et se parti
d'icelle abbeye, et dit ces mos : a Jamais je^n'oray la
t . Le Tin, poDf les soldats anglais, était toujours le bien Tenu ;
c'était mâme une nécessité. Dans une occasion où le prince Eugène
pressait Marlborough d'attaquer, celui-ci répondit : * Tailends les
brandeviniers, ils ne tarderont pas. ■ Benri V, écrivant de son
ost devant Jiouen, le 10 apût II1I8, aux maire, aldermen, etc., de
Londr^PBtiinandait surtoul drini pour ses troupes. Les bons ba-
bitanls de la cité envoyèrent * tritty botps ofsweetwine, tliat is to
say ten oFTyre, ten of Romeney, ten ofMalmesey, and a thousand
pipes of aie, wiib tno tbousand and five hundred cups for your
host to drinK of. . Mem. of Henry the fifth , by Tyler, I. H,
p. S2S.
byGoogIc
[14S3] DE MATHIEU lyESCOUCHT. 39
« messe , ou aujourduy averaj rué jus la compaiognie
u des Franchob estans en ce parc icy devant moy. »
Et combien que les Frauchoïs eslans oudit parc
fussent fors esmeu\ de la poursieutte que icellui sei-
gneur de Tallebot avoit faicte sur ceulx qui estoient
départis de ladicte abbeye et venus jusques audit
parc, afusterrent leur artillerie au lez devers dont
véoient venir ledit Talbot et sa compaingnie, qui
marcfaoit en très belle et bonne ordonnance*, et
aveuc lui grant nombre de trompettes et clarons
sonnans, et les Anglois gettans ung cry horrible et
merveilleux, crians à haulie voix : « Talbot I Talbot I
« Saint-George 1 » £t comme il s'approcboit d'icellui
parc, ung gentil homme ancien de la nacion d'Engle-
terre, qui avoit beaucoup veu des fais de la guerre,
peroeut que les Frauchois estans oudit parc ne se
mouvoioit; consideraus qu'ilz estoient en forte place,
et que ce que on lui avoit rapporté n'estoit point
véritable, dit audit seigneur de Talbot ces mos : —
< Monseigneur, mon advb serait que vous retour-
> nissiez , car vous poez perchevoir que le rapport
€ qui vous a esté fait n'est pas véritable; vous véez
« leur place et leur conduttle, vous n'y gaingnerez
« riens ceste fois. » Desquelles parolles icellui sei-
gneur de Talbot fut très mal content, et lui fîst aucune
rude responce, en parlant à lui très injurieusement;
et m'a esté dit que à Scelles parolles icellui seigneur
de Talbot lui donna d'une espée au travers du visage,
1. ■ En cette joanie, ledit Talbot estoit monte sur une petite
lucqDeDée dont il ne descendît point, et ne se mist à pié, pour ce
qu'il eal<ni fort ancien homme, déjà vieil et tué, > Chulier, t. ni,
p.».
bjGoogIc
1*0 CHRONIQUE [1453]
duquel coup il moru, combien que ne l'ay point
sceu à la vérité. Mais neantmains icellui seigneur de
Talbot. en obéissant à son corage, marcha tousjours
en approcbaut icellui parc, à l'entrée fist porter son
estenddart', et le mettre et pozer « ung des esteaux
dont la barrierre d'icellui parc se fermoit; et par
cellui qui ledit estendart portoit, dont je ne sceus
onques le nom, fut acoilé de ses bras icellui estel et
la lance dudît estendart; et en ce point fut tué, et
icellui estandart abhattu à terre et es fossez dudit
parc*. Et par le moyen du grant nombre d'artillerie
que les Franchoîs dudil parc avoient, qui à toutte
puissance tirroieot sur lesdis Aoglois, qui par ce
moyen se commenchèrent à desroyer; car, d'entrée,
et à asseoir ledit estendart, y eult desdis Anglois tuez
le nombre de v à vi cens, ce qui leur fîst grant
frayeur' et rompture. Et ce veans par les Franchois,
ouvrirrent la barrière de leur dit parc, et saillirrent
dehors icellui, tant pour illec comme par dessus les
autres barrières et fossez d'icellui, et par grant vail-
lance vinrent combattre main à main ; où il y eult de
merveilleux fais d'armes tant d'un costé comme
d'autre*.
1. * AToient huict bannières desployées,... avecqnei plusieurs
estandars sciemment malicieusement pourpensez et inventet ,
chargez d'inscriptions et devises injurieuses, au mespris et desdaiit
des bons François qui soustenoient le fidèle party de leur Roy lé-
gitime. > Chartier, /. r.
2. L'étendart de Talbot Tut pris par un Breton, Olivier GiBart.
Ms. 1 1 9S de la Biblioihèque Saiote-Geneviève, cité dans la Biblio-
thèque de FÊeole dei Charles, l, c.
3. Il 7 a dans le Ms. de la Mare : fureur.
k, «Il 7 avoit lors une si terrible tempeste et une telle clique-
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[1453] DE MATHIEU D'ESCOt'CHT. 41.
Et à'icelle saillie fut tué ledit seigneur deTalbot,
■qui estoit armé d'une bringandinnes couvertes de
velours vertnail, d'un cop de dague en la gorge,
jassoit ce que il eust une trenche au travers du visage,
et qu'il fust fort btechiez de trait par les cuisses et tes
gambes. Et me fut certîFfîé par herauls. et orHbiers
d'annes, et pluseurs seigneurs et gentllzliommes,
que à icelle heure et pour ce 'jour morrureot aveuc
ledit seigbeur de Talbol un mille hommes^ ou plus,
entre lesquelz y demourrèrent le BIz' et ung des nep-
veux dudit seigneur de Talbot, et ung que on nom-
moit le bastard d'Ëngleterre. Et les antres, veans celle
desconfiture, se retrairrent, les aucuns dedeus ladicle
ville de Chasteillon, et les autres s'enfouyrreut tant
au bois comme à la rivière, en laquelle -il en y eut
graut nombre de ooiez ; et s'eo y eut bien ii cens
prisonniers. Lequel jour les mors demourrèrent sus
la terre. Et par les Franchois y eut pluseurs ques-
tions pour savoir la vérité de la mort dudit seigneur
de Talbot; car aucuns soubsleo6ient qu'il estoit
mort, autres y avoit qui disoient le contraire.
lerie de coulevrines et ribaudequîns que c'esloil nne merreillense
dioae à ouyr. > Chartier, /. e.
1. Toici un trait qne raporte ,£neas Sylvius dans son ouvrage
miDXa\é-. Europ» status sub Friderico III imp., cfa. xxxix(ap.Freheri
Gwmanicarum rerum scriptores, t. II. — Ce passage est reproduit
dans les Commentaires de Pie II) : Quod ubi Talbotus animadvertit
fiGam, qui &e scquebatur, ut abiret et ad meliora tempora se re-
serraret admonuit. At cum filius diceret non esse sibi ex eo praelio
fngiendum in qnopaterpericlitatnrus esset : Egn, inquit, fUi, muftis
rebas clarUsimt gestis, née mori sine gloria, nec fugere sine dede-
core possum. Te lumc militare inclpientem née fuga înfamem, nec
mon elarum faciet. • Le fils ne voulat pas Tuir, et mourut près de
Mm père.
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ki CHRONIQUE [1453]
Et apprez ce que tout fut refTroidie, fureat envoiez
pluseurs ofïiciers d'armes et herauU entre les mori
pour illec cherquier icellui seigneur de Talbot, lequel
fut trouvé entre les autres uug homme mort, assez de
bon aage, qui lear sambloit estre icellui seigneur de
Talbot, lequel ilz mirreiit sus ung pavais, et l'apor-
tèr«Qt oudit parcq. Ouquel lieu et eu ce point, de-
mourra la nuit; et en icelle, en la cooipaingnie des
seigneurs et de pluseurs aultres qui disoièot avoir
congnu ledit seigneur de Talbot en son vivant, y ot
pluseurs questions et dirficultez de sa mort ; car se les
uugz disoient que ce fust il, pluseurs ea avoient qui
disoient au contraire. Touttesrois le lendemain furent
audit champ pluseurs heraulx et oRiciers d'armes du
parti des Anglois, entre lesquelz estoit le herault.dudit
seigneur de Talbot, qui avoit vestu sa cotte d'armes ;
lesquelz iirrent requeste de avoir licence et grâce de
quérir et cherquier leurs maistres. Auquel herault de
Talbot fut demandé, se il véoit son maistre, se il le
recongnoisteroit; à quoy rcspondit joyeusement,
cuidant qu'il fut vif prisonnier, que voullentiers le
verroit. Et sur ce fut mené au lieu où ledit seigneur
de Talbot estoit mort et sur le pavais; et quant il le
vit ille«ï, on lui dit : > Regardez se c'est vostre mais-
a tre. » Lors loi changa la couileur, sans de prime (àce
en faire le jugement, car il estoit fort deffaît par la
trencbe qu'il avoit ou visage, et sy avoit esté depuis
sa mort loutte la nuit et le landemain jusques à ceste
heure, par quoy il estoit fort deiTais. Neantmains, il
se mist à genoulx: et dit que incontinent en saveroit
la vérité ; et lors lui boutta l'un des dois de sa main
destre en la bouche, pour quérir au costé senestre
byGoogIc
HkSZ] DE MATHIEU D'ESCOUCHT. 43
ung dent maceler qu'il savoit de certain qu'il avoit
perdu, lequel il trouva aîosy comme il eateDdoit ; et
incoDtiueDt qu'il ot trouvé, lui -estant à genoulx
comme dit est, le baisa en la bouche, disant ces mes :
K Monseigneur mon maistre, monseigneur mon mais-
ff Ire, ce estes-vousl je f>rie à Dieu qui tous par-
« doinst vos mefTais. J'ay esté vostre ofGcier d'armes
ff XL ans ou plus, il est temps que je le vous rende, »
eo faisant piteux cris et lameotacions et en rendant
l'eaue par les yeux très piteusement. £t lors devesti
sa cotte d'armes, et le mist sus sondit maistre. £t par
cesle congnoissance cessa la question et débat qui
estoit pour icelle mort.
CHAPITRE XCm.
Comment le Seigneur de Croy reconquist plosenn villes et
foTtres§es qui s'estoïent rendues au Boy Lancelot et
Bvoient faussé leurs seremens au duc Phelippe de Bour-
goingne.
En ceste année mil cccc cinquante trois , apprez
le trespas de Comille , bastard de Bourgoîngue , qui
termina vie par mort devant la place de Ripple-
moude ^ en la rébellion de ceulx de la ville de Gand,
comme oy avez cy devant, et qui, à son vivant, fut
gouverneur et cappitaînne de la ville de Luxembourg
poorleducdeBouigoingne, son père, au moyen et par
byGoogIc
44 CHROWIQLlE [14S3]
la séduction du Roy Lansselot et du duc des K<A ' , se
rebellèrent pluseurs bonnes villes et fortresses en la
duchié de Luxembourg, qui avoient esté mises en l'o-
béissance dudit duc de Bourgoingne. Et pour ce que
iceulx seigneurs y prétendaient avoir aucun droit, s'es-
meult lors grant guerre oudit pays. Lesquelles choses
[sut] le seigneur de Croy, qui pour lors estoit en la-
dicte ville de Luxembourg commis au gouveruement
d'icelle par icellui duc son maistre , et lui manda qu'il
estoit nécessité de brief y mettre provision , ou autre-
ment le pays esloit en adventure de tout se mettre en
l'obéissance dudit Roy Lanselot ; car desjà en y avoit
pluseurs qui l'atoient receu etobej. Sur lesquelles
nouvelles, pour ad ce donner provision, fîst hastive-
ment mander et assambler grant nombre de gens d'ar-
mes; sy envoya, environ le mob de juing de cest an ,
raessire Jeban de Croy, seigneur de Chimay, bailli de
Haynnault; le seigneur de Moreul, bailli d'Amiens;
les seigneurs de Reubempré , de Hames et de Beau-
voir, aveuc pluseurs aultres chevalliers et escuiers,
en graitf nombre , et grant quantité d'archiers et gens
de trait; lesquelz à toutte dilligeuce tirrèrent oudit
pays de Luxemboui^ , où ilz trouvèrent ledit seigneur
de Croy , qui les festoia et receut à grant joye , et à
l'ayde desdis seigneurs et de leur compaingnie , icellui
seigneur de Croy reconquist et reduisi pluseurs places
en ceste année, tant villes comme fortresses, quis'es-
toient desjà tournées aveuc l^is duc des A.cs et Roy
Lancelot.
£t la premierre où se tirrèrent fut une place nom-
byGooglc
[1W3] DK MATHIEU D'ESœDGHT. fcS
mée Guiercq *, où îllec mirrent le siège, et n*y luirent
que nn jours; au bout duquel terme ceulx de dedens
se rendirreut audit seigneur de Croy comme lieute-
Dant dudit duc de Bourgoingne , qui incontinent fît
abbattre et démolir ladicte place. Et d'illec partirrent et
allerrent mettre le siège devant ung autre chastel
noromé Zelle*, qui appartenoït à une dame du pals ,
qui avoit une josne HIIq à marier ; lequel chastel, au
bout de trois jours , se rendit à la voulenté dudit sei-
gneur de Croy; mais pour ce que ledit seigneur fut
requis d'un gentilhomme de son hostel d'avoir ladicte
fille à mariage , duquel te traictiè fut fait , ceulx de
ladicte place s'en allèrent , sauf leurs corps et leurs
biens.
Apprez laquelle place de Zelles atosy rendue et
ledit mariage ainsi traictié , icellui seigneur de Croy ,
acompaingnié du sMgneur de Waremboo * et des sei-
gneurs de sadicte compaignie, tirèrent devant une
autre forteresse nommée Mares * , où il y a gros vil-
lage et ^rt chastel, ou milieu duquel a une grosse
tour; et devant icellui tinrent le siège par l'espace de
huit jours. Au bout duquel terme, comme au point
du jour, assaiUirrent ledit chastel, et, par force et vail-
lance d'armes, le prinrent et gaingnièrent d'assault ,
sauf ladicte tour, en laquelle les gens de guerre et
leurs cappîlaïnnes se retrairrent, mais guaires ne le
tinrent , car assez brief apprez se rendirent tous à la
I. Gincfa, près d'Arlon.
2 Peut-être Selingen, canton de Rebauge.
3 FrtDçois de la Palu, seigneur de Varembon.
k. Marte, dans le Hs. Sorbonne. Peut-être Martné, {vès de
Oiiiij.
byGoogIc
46 CHRONIQUE [I4S»1
Touleoté dudit seigneur deCroy, pour et ou oom du-
dit duc de Bourgoiogne; laquelle sa voulentë fut telle,
qui Bst pendre ledit cappitainne, lui ivi*, et les aultres,
de qui on avoit conguoissaoce qui pooieut paier raen •
dion et finance, furent prisonniers.
Ainsi tousjours poursievant et dilligemmeot enten-
dant à reconquester et reduirre ce qui estoit mal gou-
verne, ledit seigneur de Croy, [àgraot dilligence], se
tira devant ung autre cliastel nommé Mesembourg ',
devant lequel icellui seigneur et sa compainguie se lo-
gèrent. Etn'y furreat que deux jours; car quant ceulx
de dedens congnurrent que on asseoit les bombardes
et canons poiu* les festoyer , saclians que leur place
n'estoit point souflisant pour attendre telle artille-
rie , aussi qu'ilz avoient seu l'eiecucion de ceulx de
ladicte ville de Marez , prinrent Iraictié et rendirrent
icelie place , sauf leurs corps, chevanlx et bamois. Et
en faisant ledit traictié , icellui seigneur de Croy en-
voya aucuns gentilzhommes allemans, qui esloient
aveuc lui ou service dudit duc , en ladicte* armée ,
sommer cculx qui tenoient ung fort cbastel nommé
la Rochette *, qui estoit une des meilleures de ladicte
ducé de Luxemboui^, qui se rendissent et Hssent
obéissance audit duc, ou autrement on yroit devant
eulx. Et au moyen de pluseurs bonnes remonstrances
que lesdis Allemans firrent à ceulx de ladicte place ,
se rendirrent , sauf leurs corps et leurs biens. Et veans
par pluseurs autres villes et fortresses dudit pays que
chascun se remetoit en l'obéissance dudit duc, v ou
1 . MasboDi^, prés de Nassogne.
2. La Roche, sur la rÏTe droite de l'Oiutfie. Lovis XIV -j bdtit
plus tard nue citadelle dont on voit encore les restes.
byGoogIc
[1453] DE MATHIEU D'ESCODCHY. !t7
VI autres places le firrent pareilleroent ; car ilz conà-
deroieDt que ceulx de la Bochette , qui estoit la meil-
leure et la plus forte de touttes les aultres, s'estoit
rendue.
' Ainsi et par cesle manière coaquist ledit seigneur de
Croy, en petit de temps, pluseurs villes et fortresses en
ladicteditthié-de Luxembourg; et en poursievant sa-
dicte conqueste, incontinent les chosesi avant dictes
ainsi faictea, tirra aveuc toutte sa compaingnie, et ala
logier assez prez d'un fort chastel nommé Putelenge*,
Duquel estoient logiez les f^ens dudit Roy Lanselot et
duc des Acz, ausqtielz envoya sommer, de par ledit
duc de Bourgoingne , qui lui rendissent ladicle place ;
qui prindreot jour et ung petit de delay pour respon-
dre. Au bout duquel jour, envoierrent, devers ledit
seigneur de Croy, le frère du seigneur à qui ladtcte
place estoit, iffin de sentir et savoir s'Uz porroient
trouver et avoir aucun bon Iraictïé qui fut à leur
advantaige, ce dont nepeurent finer; ets'en retourna
jusques audit chastel , où ledit seigneur de Croy le
fist oonduirre, atout une grosse compaingnie de ses
gens de gtierre-
Et quant il fut venu audit chastel , il dit à ceulx de
dedens ce que besoiugnié avoit , et qu'il estoit néces-
sité qu'ïlz rendeissent la place, ou incontinent avé-
raient le «iége devant eulx ; duquel rapport à cest
heure ne firrent conte. Et quant icellui ambaxadeur
eut congnu qu'ils ne le vouloient croirre, se ne vot
pas enfermer dedens, et s'en ala en une autre place
nommé Rodemacq, estans ou parti desdis Roy Lanselot
1. Palte)ange-1ez-HodemBcb, canton de Cattenom (Moselle).
byGoogIc
4ê • CHBOniQUE [14581
et duc des Acz, et fïst savoir audit seigneur de Croy
ce que trouvé avoit ; lequel incoiitiDeut fist faire ses
approches pour aler I<^er au plus prez d'eulx , et y
asseoir son artillerie. Mais quant ilz veirrmt et per-
ceurent qui les approclioit aiosy, -firent requeste qu'ilz .
peusseot astre receux à rendre ladjcte place, sauIF
leurs corps et leurs biens , à quoy ledit sogneur de
C^oy les receupt ; et par ce moyen lui rendirrent et
mirrent ladicte place de Putelenge en ses mains,
comme lieutenant dudit duc de Bourgoingne. En
laquelle se loga de sa personne, et avec lui aucuns
seigneurs de sa compaingnie ; et ses gens de guerre
fîst logiei' au village où ilz furent bien estroictement
logiez , par le terme de quatre jours entiers , pour
etilx et leurs chevaulx reflaire et rafireschir. Pendant
lequel séjour, envoya sommer aucunes places et for-
tresses à l'environ , comme Roussy', Remetb*, sur la
rivière deMezelle, et aultres. Et en icelles aloit souvent
une gentil femme du pays, nommée demoiselle de
Sullevre', qui fort se emploioit à faire lesdîctes places
rendre et remettre en l'obéissance dudit duc ; et tel-
lement s'y conduisy et gouverna, que, en briefs jours
apprez, lesdicles places firent obéissance audit seigneur
de Croy pour icellui duc, et les rendirrent et mirrent
en ses mains.
Et apprez que tout fut ain^ rendu et réduit, et que
ledit seigneur de Croy eut pourveu à la garde d'icelles
places, lui accompaingnié dudit seigneur de Keu-
1 . Village de la Moselle, à 1 2 kilomètres de ThionTilte.
3. Bemisch (et Don Eymeth, comme )e ditH. Buchon),chef-liea
de cantoQ de la province de Liueinl.ourg.
3. SoUeuvre.
byGoogIc
[K53] BE MATHIEU D'ESCOCCHY. 49
bempré et leurs geos, aveuc les Allemans qui estoient
aveuc eulx , se retray en ladicle ville de Luxembourg ,
pour passer oultre ou pays d'Àrdeone ; et lesdis sei-
gneurs de Hames, de Moreul et de Beauvoir et leurs
gens , furent ordoonez de eulx aler à TbionvîUe, qui
est à une lieue prez de Thienonville'; ce qu'ilz fîrrent.
Et oà ilz séjournèrent l'espace de un jours, ou environ,
en faisant souvent pluseurs courses sur le pays, et
meismes devant lat^cte ville de Tliionville , qui estoit
du parti contraire audit duc de Bourgoingne. Et assez
brief apprez, furent ordonnez à tenir garnisons , c'est
assavoir : ledit seigneur de Hames à Floretenges *,
ledit seigneur de Moreul audit Putelenge, et le seigneur
de Beauvoir à Roussy ; èsquelles places furent l'espace
de ung mois ou environ. Et pendant cedit temps tout
le rendu dudit pays fut réduit et remis es mains dudit
duc ; et par ainsy cessa lors la guerre oudit pays.
t. Hs. Sorbonne: ■ & qiiieità...,>etc. Godefroy: (dirent
ordonnez d'aller à one lietie près de TliioiiTille. »
S. Flonmges, & 4 kilomètres de Thionville.
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CHàPITKE xciv.
Comment Morbazeune, grant Turcq, print d'asault la âté
de Coostanti noble.
Vous avez oy par cy devant comment le Grant
Turcq' et le Blanc de HoDguerie. nommé Janous*,
eulrent deux journ^z de bataiUes eu Gresse. Mais
depuis ces choses advenues, ledit Turcq moru en ses
pays, lequel avoit trois filz, dont Tuu estoit nommé
Morbaïeime lloreslj, le second Collabulabra, et le
tiers Collalelarus*. Morbazenne succéda à la sei-
gcourie, qui pooit avoir d'aage vingt-quatre ans ou
environ, fort de corps et bien membrus, et qui, passé
longtemps, avoit uzé et faisoit encores chascun jour
1. Mabometn.
2. Huniode. Les Turcs l'appelaient Tanko.
3. Nous reproduisons i ce n^jet le passage suivant de YBitioire
ottomane de Cogia Efendi, traduite par Galland (Ms. Fr. 6074,
p.lSS-lS6) :■ On enterra en même temps près de lui (Amuratb II)
un prince, son fils, fort jeune, nommé Ahmed, qu'il avoit eu de la
fille d'Isfendiar Bej. Sultan Hehemmed, son frère, l'avoic fait mourir
pour le bien de ITstat, et envoie son corps par la mesme occasion
que celui de son père. Sultan Ala-ddin, son aisnô) qui estoit mort
à Amasie, dont il avait le gouvernement en apanage, se trouve en-
terré prés du mesme tombeau du sultan Murad. U eut deux autres
frères : les princes sultan Hassan et Orkhan-Tchel^i, qui moura-
rent k Edrineh fAndrinople) et furent enterrés sur le bord de la
rivière de Tonngiah, à côté du collège nommé Dar-el>Eacbis. >
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[1459] DE MATHIEU D'ESCOUCHT. 81
lire cronioques et histoires deraat lui, meismefiieDt
à SOD disoer; èsquelz cronicques trouva pluseurg
grans conquestes que son père et ses prédécesseurs
avaient laiotes, par cy devant, tant sur les Hongres
comme sur les GrigoU. Et, pour soy voloir vengier
des pertes qu'il avoit eu par cy devant, adviza que,
s'il pooit avoir mie trêves aveuc ledit Blanc, que
pendant icetles il feroit grant assemblée de gens et de
fînances^ et loi ainsi garnis porroit faire de grans
entreimnses et pluaeurs anltres concqueates, que
n'avoit onques &it sondit père ne ses prédécesseurs.
£t ainsi qu'il advoit mis en schi advis et imaginacion,
se coDclud. Et mîst sus une très grosse ambaxadde
qu'il envoya devers ledit Blanc de Honguerie, afiîn
de avoir unes trêves entre eulx, qui d'un costé et
d'autre furent lors accordées et concluttes, à tenir
l'espace de xim mois. Pendant lequel temps icellui
Morbazenne fist faire et fonder une très grosse tour
et puissant, sur le bord du halve qui s'embouche
devant ung fort chastd, nommé la Garde', et laquelle
fist nommer la Tour Roodde*. Duquel halvre tes
marchandises qui deschendent à CoD8tantîn(^le sont
contrainctes de passer par illec. Lequel cbastel
estrât de longtemps en l'obéissance dudit Turcq.
El ea faisant icelle tour, où il y avoit grant nombre
d'ouvriers', fist son assamtdée grosse, par mer, le
I^us sea«ttCTaeDt qu'il peut. Pendant le facbon de
1. Le ehftteaa de Gnzelhissar, consbuit par Bayezid-Tîldîrim,
sur la câte d'Asie. JBamnier, t, II, p. 374.
2. Le anlUn loi donna le nom de Boghazkes (coupe-gorge).
, t. n, p. 378.
. Six mille, selon Hammer.
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S2 CHRONIQUE [14S3]
laquelle teooit ses galbes sur mer ea graot nombre,
aveuc foizon d'autres uavires, coiurae craques,
hurtes', brigantilz et autres vaissiaux, à l'environ
d'icelle et du pays, affîn que riens De peut aler eo la
cité de Constantiaoble sans son seu : et tint ses ma-
uières six sepmainoes ou plus, que ceulx dudit Con-
stantinoble, ue autres de la partie des crestiens, ne
savoient sa puissance ne )à où il avoil voulenté de
descendre. Et sur eeste couverture fîst goindre ses-
dis vaisseaulx assez prez de iadicte cité de Père, qui
est au get d'un gros canon de Iadicte cité de G>n8-
tantinoble, et n'y a fors l'eaue de la mer entre deux.
Et ce veans par lesdis habitans dudit Père, se trairent
devers l'empereur de Coustanti noble, lui requérant
ayde et conseil, car ilz doubtoient que ledit Turcq
ne fist descendre ses vaisseaulx et son armée sur eulz,
et que s'il avoit ceste volenté, ilz n'estoieot point
puissans pour y donner resistence. Sur lequel adver-
tissement et requeste, icellui empereur, veans et
congnuissans la grant puissance dudit Turcq, contre
laquelle ne pooit aucunement résister, leur fist res-
ponce que, attendu ce que dit est, trop mieulx gar-
deroient une cité que deux; et son advis estoït qu'il
valloit mieulx que ilz alassent au devant lui en por-
tant les clefz de la cité, et euh mettre eu sa mercy et
vouUenté, que eulx lussier prendre pas force ne par
puissance d'armes, et que se ainsi te faisoient, il ne
doubtoit pas qu'il n'eut plus grant mercy d'eulx. Ce
conseil fut creu par ceulx de Iadicte cité de Perre, et
en bon nombre des plus notables, aveuc la plus part
i. Hurques.
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[14S3] DE MATHIEU lyESCOUCHY. S3
de la commuDaulté, se tirrerrent au devant dudit
Turc, lui [H-esentèrent les clefz de la cité et se sub-
mirent du tout eu son obéissance. Et ce veant par
icellui Turcq, leur fist responce qu'il ne voulloit les
clelz, mais esloit content de les recevoir à mercy, et
sans leur souffrir riens meflaire^ pourveu que Hz
seroient contens que une partie de la muraille de
icelle ville seroit abattue , pour par dedens asseoir
ses bombardes, afBn de plus à son aize battre la cité
de Constantinoble. Et sy leur dit que ceste grâce
leur feroit pour ce qu'il ne -voloit point faire guerre
aui Genevois, attendu qu'ilz estoient leurs subgez, et
que sur touttes les villes d'iceulx Genevois il prenoit
tribut. Et ainsi accordèrent ceulx de Père audit
Turcq abbattre leur dicte ville et muraille; lequel se
loga dedens icelle ville, où il fist asseoir sesdictes
bombardes. Et du costé où elles estoienl assises, fit
menreilleusement battre ladicte cité de Constantî-
n<^Ie, où U se mist k ce faire xv jours entbiers, sans
aucunement cesser de jour ne de nuit. Et ce veans
par l'empereur, qui estoit moult desplaisant, espérant
de trouver secours et ayde des princes crestiens, fist
dire et publier au peuple qu'il estait moult malade.
Lesquelles nouvelles furent tantost espandues parmi
la cité, dont le pœuple fut fort espoveuté. Et combien
qu'il fust assez en bon point, neantmoins se absenta
de son palais, et tira secrettement en ung autre lieu
seur, bors de la cité, et y laissa ung sien frère, et
envoya bastivement ses ambaxadeurs et messages en
divers lieux, affm de avoir ayde et secours.
Premièrement , envoia devers nostre saint-Père le
Pape, qui ne fist autre responce que de dire : qu'il
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54 CHRONIQUE [US3]
avoit graat charge d'ouvriers et grans ouvrages à Taire,
tact àSainl-Pierre , à Saint Jehan de Lattram, nostre-
Dame de Lardonne , comme es chasteauh de Saint-
Pierre et de Saint-Angele ; meismement de reffaire la
muraille où estolt oecessaire entour Romme ; mais, ce
nonobstant, dit ausdis ambaxadeurs qu'il deissent au-
dit empereurqu'il gardast la cité te plus qu'il porroit,
et que , en brieP ternie , y metteroit la plus grant pro-
vision qu'il porroit.
Serablablement envoya devers le Roy d'Àrragoo ,
qui fîst respoQce : qu'il avoit bien à faire à fumir sa
guerre qu'il avoit aux Florentins, etaussy que ses ga-
lbes, de quoy il .se devoit aidier , estoient en mer pour
voiaigier; mais lesdictes galées retourniez, et sadicte
guerre achevée , voulentiers y metteroit resistence de
sa puissance.
Envoya pareillemoit à Venise ces choses Mignidier
aux Venissiens, aveuc le péril et dangier en quoy la-
dicte cité estoit, eulx requérant secours et ayde; les-
quetz respondirrent qu'ilz avoient guerre au comte
Franssicque , et icelte achevée ilz bailleroient le plus
d'ayde qu'ilz poiroient , car ilz avoient mouk à faire
en icelle guerre '.
Hellas! ce estoient petittes responces, et peu vaîl-
lables au peuple crestien estant en icelle cité de Cons-
1. On Toit par le GiornaU de Hîcolo Barbaro, que les Véni-
tiens de CoDsIantinople firent bravement leur devoir. Barbara rap-
|>orte que le 3 mai une brigandne traversa la flotte turque pour
allercherdier la flotte vénitienne, commandée par JacnmoLoredan,
et implorer son secours au nom de l'Empereur. Mais la brigantine
revint le 23 sans avoir trouvé la flotte, Giarnale delC assedio di
CotUuttinopoli. Corredato di note e documenti par Enrico Cornet.
Vienna, 18S6, io-S», p. 94-88 et 47.
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[1453] D£ MATHIEU D'ESCOUCHY. S5
tantinoblel Mais , peodant le temps d'icellui voiage ,
iceUuî Turcq Est joiodre ses gallées au plus près de la
muraUle d'icelle dté , du costé oii elle avoit esté ainsi
battue par xv jours et zv nuit» > comme oy avez, au-
quel lieu trouva graut resisteoce de la partie des ci-
toyms. Et fut au mois de may de cest an un , qui fai-
soit moult diault, auquel lieu combattirent par uog
jour de mardi main à main, l'e^iace de lui heures ou
plus. El y eut Mt pluseura beaux fais d'annes par ceuh
de lodictie cité} oar ilz se deffendoieDl vaiUamment.
Hais ce nonobstant, ledit Turc entra dedens, car la
oujraîUe estoit fort battue, et y avoit grant entrée'.
Et incontinent qu'ilz forent dedens, de prime face
firrent grau» piurdre» «t occisious des creetiens, taot
hommea «Hnme femmes et enfTaas ' ; mais quant fii-
reot comme maistrès d'icelle, et ung petit bleu ref-
froidie, priment la conduitte de ce qui estoit demoré
de femnes , jornea filles et eofïaDS. Ilz prenoient les
plus belles , et les veodoiept pour en &ire esclaves ,
et , au regard des enHans , iU les gardoient à intencioD
de les séduire et faire Barraàns, pour les faire croire
es leur loy. El icelluî jour meismes de sou entrée ,
ala à la grant église de Saincte-Sonffîe, et en icelle fist
logier ses chevaulx^ et sy fist prendre tous les ytnages
de bois qui y estoient, et sur le parvis d'icelle , fist
ardoirlesdis images, sauf une ymage de Nostre-Dame,
qui estoit uommée raoult miraculeuse, qu'il fist garder;
et sur icelle comme sur uog bloc, fist pluseurs cres-
t . ContantÎDople tomba an poavotr des Tores le S9 mai .
3. ■ El langna se corera p«r la tera came el fosse stà piovesto,
c the l'a^pu « ft»M andada per rigaloU (r^a^iDoli) cusi fera el
sai^e. > Hicolo Barkaro, p. 07.
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96 CHRCWIQUE [1483]
tiens décoller. Et ceste nuit , coucha aveuc la fille de
Teoipereur, qui estoit toutte la plus belle josoe fille
de toutle l'empire; laquelle toutte la nuit, admonesta
fort ad ce qu'elle voulsist renier oestre Créateur et
prenre sa loy ; à quoy ne se voult onques accorder ;
et pour ce, le lendemain la fîst mener en ladicte église,
et illec despoullier toutle nue, et lui monstra la déco-
lacion des chrestiens qui y estoient en grant nombre;
meismes en fist décoller devant elle; et encores de
rechier la admonnesta que elle priât sa loy, lui pro-
mettant faire tant de biens et aux siens que ce serait
merveilles. Mais nonobstant quelque promesse ne
quelque chose que lui ne aultres de ses gens lui sceus-
sent dire, onques ne changa son propos, mais respon-
dit qu'elle amoit mieulx morir que laisaier la loy de
Jhesus Crist. Et quant il vit qu'il n'en pooit autre
chose avoir, sur ladicte ymage de Nostre-Dame la fist
décoller, où elle receut la mort en gré. Et envoya la
teste de ladicte josne fille au fi^re de l'empereur , qui
estoit son oncle, lui estant en la prison, et avoit este
prins à l'entrei- en icelle cité '.
Et quant les nouvelles de ladicte ^rinse de Cotistan-
tinoble furent venues à la congnoissance dudit Blanc
1. H. Utncini, à propos d'un passage où Jacques dn Clercq re-
late les horreurs commises par les Turcs, fait observer qu'il y a
dans ces récits beaucoup J exagération, (Le Berrj en Orient, Les
dernières années de Jacques Coeur (1860), p. Î2-23.) On vient de
voir ce que dit Barbaro; ajoutons qu'au témoignage même de
Cogia Kfendi, Cortstantinople fut livré au pillage pendant trois
jours entiers. < Les trois jours passés, ajoute-t-i). Sultan Heheni-
med fit faire deffense, sous des peines rigourenses , de piller da-
vantage Et de continuer le carnage qui avoit duré Jusqu^alurt. *L,e.,
p. 112-173.
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[1453] DR HATHIEX] D'ESCOUCBT. S7
de HoDguerie, qui eotendoit icelle cité esire com-
prinse èsdictes trêves , fut moutt courrouchiez et des-
plaisant; mist sus une ambaitade, laquelle il eovoya
par devers ledit Turc, lui sigDÎfliar que , par les trêves
prioses entre eulx, ne devoit faire guerre à ceulx de la
cité de Constaotinoble oe aultres, dod plus que à ceulx
deses pays et seigneuries ; et que , pour ce qu'il avoit
printladicte cité pendant lesdictes trêves, lui reque-
roit lesdictes trêves estre rompues. Sur lesquelles nou-
velles icellui TufY»! fist prendre tous les ambaxadeurs
dudît Blauc, et à chascun d'eulx Gst crever les yeux et
coppei' les orailles tout selon la teste , et en ce point
les renvoya devers ledit Blanc, en signe qui voloit
bien que lesdictes trêves fussent rompues.
Et touttes ces choses venues à la congnoissance de
nostre saint Père et aultres princes crestiens , furent
moult desplaisans, et non point sans cause ; et pour y
donner provision de résistance , ou mois de juillet en-
sievant, nostre dit saint-Pêre y envoia six gallées bien
fumies de vivres et de gens de guerre en grant nombre,
avec XVI mille ducas pour leur paiement, et assez
brief apprez y envoya encores iiii gallées, paiéezet
fumies de vivres et de gens de bonne estoffe. Les Ve- '
DÏssiens y envoiêrent pareillement uug gentilhomme
de Venise, nommé Jaspard Barbien, atout six gallées
de gens fumies de tous vivres. Mais tout ce n'y prouf-
fita guères ; et s'en retouraerreut sans guères porter
de dommage audit Turq pour ce voyage '.
i. Après 1> prise de Conibuiliiiople , les chrétiens Taîncus cl
proscrits se répandirent dam diverses contrées de l'Europe, et en
particnlier eo France. Plosieurs vinrent i Aouen. Le 16 septembre
iiSS, oa donne trente sds bon chevalier de Constantiitople, ■ en
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58 CHRONIQUE [t4S3]
QuaDt ledit Turc estant dedeos ladicte cité de Coos-
tantiuoble fut bieo adverti que Dostre saint-Père le
P^pe estoil moult desptaisant de ta perte d'îcelle cité ,
et qu'il faisoit grant dilligence de escripre et envoier
deyen les princes crestieos pour le recouvrement d'i-
celle et donner resistence contre les entreprinsea d'i-
cetlui Turcq, et les pardons qu'il faisoit publier aux
crestiens , especiallement à ceuU qui Teroient ^ueire
audit Turcq, icellui Turcq envoya unes lettres à Dostre
dit aalnt-Père» desquelles la teneur s'eneieult.
CHAPITRE XCT.
Comment le grant Turcq envoia ses lettres missibles à noAre
saint-Père le'Pappe *.
Uorbazamie Horesti, ensamble ses frères CoUabv-
liibraet Collaierrallus, chevaliers de l'empire d'OrgUa-
n; *, seigneurs de l'ille de Âschaye*, autremffiit de la
ngtrà à sa panvreté et le cas dndJt Constantiiiople ; ■ le 2 ocUduv
14S6, on dnnnt^ la même somme à Dimitrius Bithardas et Thomas
Partiï, * en regard à la pauvreté d'eux et qu'ils ont, eux et leurs
femmei et enfans, esté prU prisonniers. ■ Secherchet historiifuet
tar Rouen, par Ch. Bicliard. Sente da Soueit, 184S, p. 1S.
1 . On trouvera deux lextes de ce document : l'un presque iden-
tique, l'autre avec quelques Tariantu, dans Jacques du Cleroq,
I. UI, oh. xiT, et dans Jean Chartier, t. Oi, p. 36.
2. Vrghantz, ou Ui^nn, d'après H. BuchMU
3. Us. Soffaonne : Axie.
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[1U3] DE MATHIEU D'ESCOUCHT. S»
Mourée, où est la cité de Palras: au grand pred>tre
de RoBune, «don ce qu'il a desservy, nostre bien
amé. «
Il est venu ànostre congooissance que , à la requeste
du peuple des Venissiens, vous faictes publier par les
egliseS' d'italye que tous ceulx qui nous feront guerre
areront |^in pardon en ce inonde et vie étemelle en
l'autre, de quoy avons esté adoerteaez par aucuns
jetons croisiez , qui ni^;uairefl ont passé la mer ou
navire des Venissiens , Qt de ce nous donnons gnu»
merveilles. Car se Dieu vous a dcHmé telle puissance,
vous CD devez user plus raisonnablanent, sans pour
ce induirre les crestiena à nous faire guerre, attendu
que nous sommes certains que noz prédécesseurs ont
tou^urs maintenu que ooques ne furrent nul jour
consentam de la mort de vostre Jhesus-Grist cruceryé,"
et ne possederrent pas la Terre-Sainte ; ains ont tous-
jour* ba; les Juïb, pour ce quç nous trouvons en noz
histoires et cronicques , et que par envie et traison
minent ledit saint propbette vostre Aesu-Oist en la
main de Pilate , qui presidoit lors en Jheruaalem pour
les Rommaùu» qui fist icellui monr en crois* Et
d'autre part, prenons à grant desplaisance que les
Ytaliens nous facent guerre, veu que nous avons à
eulx naturelle amour, pour ce qu'ilz sont partis de
nous, ensamble toulte leur gloire, nom et puissance ;
c'est assavoir de Àntbeooix' el Eneas, du linage du
grant Priant, jadis seigneur de Troies-le-igrant, et chief
de la nacion des Turcqs. Et pour ce, comme son suc-
cessenr, entendons et proposons brief redilEer ladicte
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60 CHRONIQUE [1453]
cité de Troies et remettre en estât et seignourie, et
mettre eo l'obéissance de nostre empinre toutte l'Eu-
«oppe. Et singulièrement en vengance du sang Hector,
et subvercion de la noble cité de Troies', ensamble les
terres que tiennoit les Venisùens, et qu'Uz ont par
force submises à eulz , à nous promises par le sort de
nez prophesies. Sy prions et requérons vostre pru-
dence que doresenavant vous cessez de donner telz
bulles, et que ue sollicitez les crestiens à nous faire
guerre, attendu que ne sommas aucunement délibérez,
à cause de leur créance oufoy, leur faire guerre, mais
seuUement pour le droit temporel que avions èsdictes
terres de nostre présente conqueste. Car se nous n*a-
dourroDS vostre Jhesu-Grist, touttesfois nous le con-
gnoissous et savons esire vray prophète ; et de recbief
nous avons souvent entendu que en vostre loy ne
devez aucun contraindre à force. Et se nous faisons
guerre aux Venissiens, nous le iaisons à juste tiltre ,
pour ce que, sans auctorîté de prince ou seigneur, ilz
ont de leur voulenté ou force euzurpé les terres qu'ilz
détiennent en Ëuroppe, ce que ne poons ne devons
bonnement souffrir. Ains, puis que le temps de nos
promesses est présentement advenu , sommes délibérez
de mettre lesdictes terres hors de la tirannie et subgec-
tion desdis Venissiens; et meismemeot que le peuple'
ne communicque en riens aveuc les autres nacious
i. On lit ici dans du Qercq : ■ et poltution du grand temple
de Pallaa, nibjngué Avons toute la Grèce et les habitaos d'icdle
comme succesMurs et béritien de ceux quy feirent ladicte des-
tructioii de Troyes, ensamble, > etc. Ce passage paraît avoir été
omis par notre chroniqueur.
2. J. dn Clercq : des Téoitiens.
byGoogIc
[14!(3] DE MATHIEU IVESœUCHT. 61
d'Italye, aios se repputtent les plus graos des aultres.
Pourquoy, à l'ayde du grant dieu Jupiter, avoDS in-
tencioD de rabaissier leur oi^eil et les mettre du
tout au bas. Touttesfois , se pour les choses dessusdictes
n'estes délibéré de cesser de non Taire et esmouvoir
guerre, soyez certains que nous metterons sus toutte
Dostre puissance, et requérons L'ayde de l'empereur
d'Oi^nye et des autres priaces et Rois d'Orient qui,
jusques à ores, faignans qu'ilz dorment, ne vous font
guerre ; et assamblerons ay grant puissance que nous
porroos bien legièrement résister, non mie seullement
à voz piettons croisiés que avez envoyez ; mais se
vous esmouvez contre nous les GauUes , les Germains
et les pays lattins, nous y resistrons à toutte puis-
sance ; et par l'ayde de Neptainno et dieu de la mer,
à la puissance de vostre navirre , conquesterons l'ille
de HelespoDte, et d'ilec entrerons en Cartaige' et
Daramathies*, régions d'Aquilon.
Donné en nostre grant palais triumpfaal , l'an de
Mahomet quarante*, ou mois de jullet*.
1 . Cbarder et au Qeraq : Croatie.
2. Dalmatie.
3. Du Clercq ; dix. Cbarlier : huiet cent quarante. M, Vallet
de Viriville fait muarquer qu'il faudrait 8S7; mais, comme le dit
M. Bnchon, ■ l'iguoraut auteur de cette lettre apocryphe, qui fait
de Jupiter et de Neptune des dieux mahométans, pouvait sans plni
de scnipole transformer l'année 8S7 de l'hégire en l'année dix. ■
(Note de l'édition de du Qercq.)
k. Da Clercq ; Jaing.
byGoogIc
CHAPITRE XCVI.
Comment le Beignenr de FlaTy ocfaist en la tille de Dourleos
messire Jehan de Freffes, cherallier.
£n la fio du mois d'aoust de cest an cinquante
trois, Jehan, seigneur de Flavy*, qui estoit josne sei-
gueur, yssu de haulte et noble generacion , qui avott
en sou service aucunes gens de legier conseil, se
transporta en la ville de Dourlens, accompaingnié de
zii à rvi de ses gens, et ou content de ce que Jehan
de Freffes, chevallier, Ëlz du seigneur de Fr^es,
durant la guerre de Gand , dont cy devant est faicte
mencion , avoit esté logier sur aucunes de ses terres,
atoutte grosse puissance de gens d'armes , car il estoït
le meneur des gens de guerre de Anthoine, bastard de
Boui^ingne, chevallier, trouva ledit chevallier de
FrefTes à l'ostel à l'Angele, sur le marchiet, où il
descendit lui et ses gens, et le quirenl lant audit
hostel, qu'ilz le trouverrent en une estable à cbevaulK
oJi il s'estoit retrait, parce qu'il estoit adverli que
ledit de Flavy le queroit; lequel fut battu et mutîlié
en tel manière, que au bout de uu jours il ala de vie
1 . n était fils de Jean, setgnear de Flury (rrère aîné de Guil-
laume de Flavy), et de Jeanne d'Antoing (appelée à tort Marie
par La Moilière, dans son Recueil âe pUuieurs nobtet et tmeiemtes
maifoHi de Picardie),
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[1453] DE MATHIEU D'ESCOUCHY. «3
à trespas*. Et ce fait, icellui seigneur de Flary s'en
retounia en sa place de Mazelles*, assez prez dudît
Dourlens, où il se tint sur sa garde aucun espace de
temps. Et ce venu à la congnoissaoce dudit bastard de
Boui^oingoe, en lut très mal content; et quant ledit
de ïlavj fut d« ce bien adverti , se parti de sadicte
place de Mazelles et se retray en une autre fortresse
nommée Lyencourl, à lui appartenant, et aveuc lui
de cinquante à soixante compaingnons de guerre, oii
il se tenoit sur sa garde assez longuement. Pour lequel
cas, obtint brief apprez remission du Roy*. Hais, ce
noDobstent, monseîgnear Jehan de Frefies*, père
dudit deftiDcit, fist si grant pour^eUtte contre ledit
de Flavy, en parlement et aiUeurs, que fut long temps
prisotiniet, en la co||wergerie du Palais-Royal à Paris.
Et à très grant painoeet difficulté fut làdicte rémission
interinée par la court de parlement, qui condempna
ledit de Flavy, pourl'interest civil, eu grosses sommes
de deniers et reparacions hounourables, qui lui
cousta plus de zxx mille fiWis*; et à ce^te cause, lui
oobvint vendre pkatiafB de ses terres et seignouries.
1 . NODS dotmolls dans nos Preuves un récit détaillé du meur-
tre, extrûl d«s Registres du Ptrlemeiit.
1. Uaierolla, dans le Vb,. Sorbonnv. Cest aussi le nom qu'on
rencontre dans les Registres du Parlement.
3. On trouvera également dans les Preuwes le texte de ces
■lettres de rémission.
4. Le seigneitr de Fieffés s'appelait Waleran et non Jean. H se
perk daasle procès oottinie d««âandeiir titec AbMëilo Dompmirt,
sa fenmie, Jacquotlne de R^neauvilLci veuve de i«an de Fiefies,
et Ambonin de Fieffés, son fils ninear.
5. L'arrêt, en date du 8 mars \ 4Sti, se trouve dans les r^istres
do Fariement ÇK., S8S), f. 3Sâ-367j.
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CHAPITRE XCVII.
Comment le comte de Dunois, bastard d'Orléans, conquist
sur les Anglois la ville et chastel de Cadillac.
Vous avez oy par cy devant comiDeot le Roy,
apprez sa conqueste de Nonneodie, tirra es ducës de
Bourdelois et de Guienne, qui de long tempe avoient
esté en l'obéissance des Anglois, lesquelles par son
grant sens, conduitte et vaillance, il réduit et remis
à son obeissaDce; et firrent c^x d'icelles ducbiés,
tant les bonnes villes comme les trois estas, serment
solleropnel de demourer bons et leaulx subgez à
icellui Roy Cbarles : et de ce firent les sermens sol-
' lempnelz et sur les saintes euvangilles, es mains du
conte de Dunois, bastard d'Orléans, son beutenant
gênerai en icelle conqueste. Mais assez tost apprez,
comme gens mal conseilliez, et alant directement
contre leur Toy et serement, par la séduction des
seigneurs de Lespare et de Hontferant, grans sei-
gneurs en icelle ducbié. à la poursieutte du seigneur
de Tallebot qui estoit vaillant chevallier et sage en
armes, lui rendirrent ladicte ville de Bordeaux,
comme oy avez. Mais pour icelle recouvrer avec tout
le pays, mist sus une grosse armée, et bailla la
charge à icellui bastard d'Orléans qui estoit son lieu-
tenant gênerai, qui, droit le xix* jour de septembre
byGoogIc
[lU»] DE BIATBIEn lySSCOCCBY. BS
de cest an cinquante trois, par ung jour de merquedi,
piint d'assault, une ville ou pays de Guieone, nommée
Cadillac; mais au paravant dudit assaut, elle avoit
fort esté batue de bombardes et de cauons, et des
plus gros que le Roy Charles avoit eu soo siège, que
lors tenoit devant ladicte vîDe de Bordeaux. Les-~]
quelles bombarbes et artillerie avoient esté, ledit jour
de merquedi, mises à point et assizes à pouipos déli-
béré de les getter, tous ensamble et à une fois, à ren-
contre d'un bolvercq que les Anglois avoient lait
devant la porte de ladicte ville; mais quant Hz veirent
ledit appareil, babandonnèrent leur dit bolverc et se
retrairrent dedens la ville, en bouttant les fus dedens i
icellui bolvercq. Et ce veans par les Francbois, ap — *
procberrent icellui bolvercq et par graot vaillance et
dUligence, estaingnirrent le fu et se boultèrent dedeos
icellui; et incontinent furrent gettées touttes les
bombardes et canons qui là estoieut afustez, à ren-
contre d'une grosse tour estant à la porte de la ville,
et contre la muraille d'icelle; et cbeirrent les pierres,
tant de ladicte tour comme de la muraille, es fossez
de la ville, en si grant babondance, qu'il en empUst
grant partie.
Et an parafant le get desdictea bombardes, chas-
cun des gens de guerre desdis Francbois estoient
garnis d'un fagot en leurs mains, lequelz ilz gettèrent
èsdis fossez; et ce fait crièrent à l'assault. Et au
moyen tant desdis faguos comme d'icelles pierres,
qui ain^ avoient emply partie desdis fossez, les
Francbois aborderrent auprez de ladicte muraille,
qui ainsi avoit esté battue et rompue, où ilz com-
battirreut main à main contre ceulx de la ville par
byGoogIc
M CHRONIQUE [1453]
grant espace de temps, ou il y eut de beaux ùôb
d'armes, tant d'un cost^ aommo d'aultre; etae mouk
trerreot chascune des parties moult vaillans. Mais eo
la fiD les Anglois, veans qu'ilz ne pooieot résister,
habandonnerreot ladicte vîUe, se retrairreut au
chasteau, et par icelle retraitte fut icelle ville gain-
guié ; où D'y eut guères de gens mors d'un costé ne
d'autre. Et brief apprez les Anglois, qui aiosi s'es-
toient retrais oudit chastel, considerans qu'ilz ^ne le
pooient tenir contre la puissance du Roy Charles, et
qu'il estoit en personne tenant le siège devant la ville
et cité de Bourdeaux, comme dit est, et qu'il estoit
à deux lieues près, requirreut avoir seurtë pour pooir
parler aux cappitainoes, c'est assavoir au gnuit>
maistre d'ostel du Roy et Potton de Sainte-Traille,
qui acordé leur fut; et apprez pluseurs ouvretures
sur ce faictes par les parties, iceulx Anglois ofîrirent
mettre en l'obéissance du Roy Charles ledit chastel,
qui estoit moult fort et puissant, sans débat, et of-
frirent paier X mil escus, pourveu qu'ilz s'en yroieat,
sauf leurs vies, chascuu un blanc baston au poing.
Et lesquelles nouvelles furent incontinent par lea-
dis seigneurs eovoiëes devers le Roy, qui tenoit sondit
siège devant ladicte ville de Bordeaux; et lui fu
declairié tout au long les oflres et requestes que fai-
soient lesdis Anglois estans oudit chastel. Mais le
Roy, sachant et bien adverti que dedens icellui chastd
avott gens de grant nom, tant du pays d'Eoglelerre
comme des pays de Bordelais et de Guienne, dit de
sa bouche : « qu'il ne les recheveroit pat à ces oHres,
H et que, au r^rd desdis x mil escus, il avoit aident
« assez, et que son intencion estoit de les avoir à sa
byGoogIc
[1U3] DE UÀTHIED D'ÏSCOVCHT. 67
« volenté. » Et incontinent ceste responce ainsi
baillié, ordonna faire mener encores partie de son
artillerie, de la meilleur et plus grosse qu'il avoit en
sondit siège, et le faire asseoir et afuster devant ledit
chasteL Et ce veans par les Anglois estans dedens,
aussj de ladicte responce, considerans que, contre la
puissance ne les preparacions qu'ilz véoient, ne
pooient donner resistence, requirent avoir seurt^ de
pooir parier aux gens du Koy, ce qui leur fut accordé;
et par eulx aveuc lesdis gens du Roy fut traictië fait
par la manière qui s'ensieult.
C'est assavoir t quMz rendirent au Roy Charles
ledit cbastel de Cadillac, aveuc les villes et chasteaulx
de Benaiiges et de Rions*, que occupoient et tenoient
Icsdis An^ois, moyennant que ceulx dudit chastel de
Cadillac et tous ceulx estans èsdictes villes et cbas-
teaux de Benauges et de Ryons qui estoient de la
nacioD du Royalme d'Engleterre, seroient prins et
receux à raençon et finance comme prisonniers, et
paier finance seroient receux, et ceulx qui seroîent
desdîs pays de Bordelois et de Guienne et des autres
places du Royalme de France, seroient et demour-
roient du tout à son bon plaisir-, lequel traictié fui
seignifïi^ au Roy, qui l'eut pour aggreable.
i. M. Bucboa met en note : Xa Béole. Cest bien Rions, petite
ville dn canioB de Cadillac. Le traité de capitulation 4e Benanges,
en date du 27 septembre 1 453, eu dans le t, XIV det Ordaimancet,
p. SU.
byGoogIc
[IU3J
CHAPITRE XCVIII.
Comment le Roy Charles conqui&t le chastel de Blanquafoit,
et comment ceulx de Bordeaux envoièrent )eun ambaxa-
deurs deren lui qui tmoit le siège devant eulx.
Apprez que les traictiez fuirent ainsi fais desdictes
villes et chastel de Cadillac et autres, comme oy avez,
le Roy Charles ordonna à son grant maistre d'ostel et
à Potton de Sainte-Traille, bailli de Touraiune, qui
estoieot les chiefe de l'armée, qui avoient esté devant
ledit Cadillac, soubz le bastard d'Orléans conte de
DuDois, lieutenant gênerai du Roy, qu'ilz tirassent
hastivement devant une forte place, nommée Blan-
qnafort*; car plus n'eu y avoit eu Guieune ne en
Bordelois, qui touttes ne fussent reduittes et remises
la seconde fois en l'obéissance dudit Roy Charles, tant
par sa bonne prudence et conduitte, comme dudit
comte de Dimois et aultres cappitainnes, qui songneu-
sement et diUigamment s'estoient espars et mis les
sièges devant les villes et fortresses desdis pays , et
sans en riens diminer le siège qu'il tenoit devant
ladicte ville de Bordeaux, et que jà avoit fait par
long temps.
Mais incootioent que lesdis de Blanquafort furent
1. Blanquefort.
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(Ï453] DE MATHIEU D'ESCOUCHT. 69
de ce advertis, meîsmes congnurent qu'ilz estoient
en advepturede n'en avoir secours et ayde, ou mois
d'octobre de cest an un^ ceuli estaos dedeas ladicte
place de Blanquarort requirent avoir traictié aveuc le
Roy, qui accordé leur fu. Sy furent envoiez députez
d'un costé et d'autre , pour conclurre en ceste ma-
lère, laquetle conclusion fut telle : que ladicte place de
Blanquafort seroit mise et rendue es mains et en
l'obéissance du Roy Charles , par condicion que les
gens de guerre estans dedens, de la nacion du Roy aime
d'Engleterre , seroient receux à paier raenchon ; et les
autres, de la nacion desdis pays de Bordelois et de
Guienne et de sou Royaume, seroient et demourroient
à sa vouUenté.
Et incontinent apprez icelluy traictié ainsi fait et
passé, le Roy fist retirer toutes ses gens d'armes,
aveuc l'artillerie qui avoit esté devant lesdictes places
et fbrtresses, tant de Cadillac comme de Blanquafort,
à son siège devaiit ladicte ville de Bordeaux. Eticellui
siège ainsy renforchié , veans par ceuix de ladicte
ville, sans long séjour, envolèrent devers le Roy
supplier de avoir ung sauf condoit , pour paner à lui
à seurté, qu'il ottroya; et assez brief apprez, furent
devers luy ceulx de ladicte ville de Bordeaux , jusques
au nombre de c hommes à cheval , tant nobles comme
gens d'église et autres de la communaulté ; et eulx
venus devant sa personne , lui requirent très humble-
ment qui lui pleust les prendre à mercy, et qu'ilz
estoient contens de lui rendre ladicte ville de Bor-
deaux et mettre en ses mains et en son obéissance,
pourveu qu'ilz eussent leurs biens et leur vie saulves.
Et apprez que le Roy eut oy leur proposicion, de
byGoogIc
70 CHRONIQUE [1453]
sa bouche leur respondit : « Se vous B'avez charge de
« autrement parler, vous avez seurté de venir devers
n nous et de vous en retouruer; vous.pooez drecbîer
K vostre chemin du retour quant bon vous samblera,
(r car de la requeste que nous faictes, ne ferrons rien ,
d attendu les grans faultes que par cy devant avons
H trouvé en vous. Et est nostre intencion , à l'ayde de
■ nostre créateur, de avoir la ville, tous ceus. qui sont
K dedens et leurs biens , à nostre plaisir et voulenté ,
« pour de leurs corps prendre pugnicion selon ce
« qu'itz ont offensé , pour avoir aie contre leurs ser-
« mens et feaultez à nous fais par cy devant, en telle
w manière que ce sera example aux autres et mémoire
•c au temps advenir, a Et apprez que iceulx de Bor-
deaux eurent oy icelle responce , furent moult trou-
blés; et comme ilz s'en retoumoient en leur ville
moult dolaus» survint ilec maistre Jehau fiurreau,
chevallier, seigneur de Monglat, trésorier de France ,
et mûstre de l'artillerie du Roy Chaiies*, qui dist ces
mos ou en substance : u Sire, je viens de autour de la
« ville , et ay r^ardé et bien visité à mon pooir les
j . Le point de saToir si Jean Sureau fat, comme le prétend ici
Mathieu d'Escouchy, maître de l'artillerie en titre, est fortcootro-
versé. Goderroy, dans les notes biographiques qu'il a réunies sur
tes frères Bureau, établit bien que Jean en exerça les fonctions;
mais il a tort de conclure qu'il en porta le titre. Tous les docu-
ments contemporains attribuent ce litre à Gaspard; seul, notre
chroniqueur le donne à Jean. Un document, en date de 1461, que
nous allons reproduire, tranche dc&DÎtiveinent cette question; il
est tiré de la collection Gaignières, vol. 372, f. 96 :
s S'ensuivent les ofEces que tiennent maistre Jehan Bureau et
Jaspar son frère s
■ Premièrement, ledit maietrt Jehan fiorean a at ticzit la mais-
byGooglc
[1453] DE MATHIEU D'ESCOUCHT. 71
ir places plus convenables à asseoir vostre artillerie ;
« mais se vostre boa plaisir est, je vous promez^ et
K SUT ma vie , que en brief temps je vous renderay la
K ville toutte destruicte et essillée par voz eugieus
<t volans , en telle maDière que ceuk qui sont dedens
« ne se saveront où tenir, et les avérez du tout à
« vostre bon plaisir et vouUenté. » Sur ce, le Roy lui
dit qu'il fist bonne dilligence, et que son intencion
n'estoit point desoy partir d'ilec sans les avoir mis en
son obéissance.
CBÀPITBE XCIÎ.
ecnlz de la ville de Bordeaux fiirent remis
la seconde fois en l'obàssance du Roy Charles.
En briefz jours apprez que ceulx de ladicte ville de
Bourdeauz furrent retournez en leur ville et qu'ils
avoient fait leur rapport de ce que besoingnié avoieut,
veans tes grans preparacions qui se faisoient par les
Franchois pour assaillir une bastille, qui estoil mer-
veilleusement forte, que les Anglois de dedens îcetle
trÏM des comptes et la trésorerie de France, la marrerie de Bour-
deaolx, la capitunerie de Meaulz et le gouvernement de la ville,
terre et seignonrie de Pons.
■ Ledit Jaspar a et tient la maistrise de l'artillerie, la capitai-
nerts du Louvre, qu'il a ene pai achat, et la capitainerie du pont
de Foioêj, saoa gaige». *
byGoogIc
n CHROmQUE [l'ïSS]
ville avoient fait sur l'eaue de la mer, devant ledit
siège ; doubtans aussi que la ville ne fut assaille, les-
quelles preparacioDs conduisoieot les adraîraux de
Fraoce et de Bretaingne, qui avoieot le gouverne-
ment des navires et houques qui estoient par la mer,
car desjà en y avoit arrivé xv grans navires, mer-
veilleusement belles et puissans, qui estoient venues
des pays de Hollande et de Zellande, appartenans au
duc Phelippe de Boui^oingne', et que, par ce moyen,
se sentoient assegiez en deux lieux, c'est assavoir par
mer et par terre , et ce qui se faisoit par terre con-
duisoit le comte de Clermont, qui en ^este partie
estoit lieuteDant du Roy; ce considerans, se mirent
ensamfole de rechief en ladîcte ville de Bordeaux, et
eulx assamblez conclurrent aveuc ung chevallier de
la nacion d'Engleterre, qui se nommait messire le
Camus', et estoit chief pour lors, de par le Roy Henry
d'Angleterre, de faire savoir à Joachin Roault, qui
autresfois par l'ordonnance du Roy Charies avoit esté
en leur ville par sauf conduit, qu'il voulsist demander
licence au Roy, à ce qui lui pleust qui peust sder
devers eulx, pour le bien de la paix, et qu'ilz lui
bûUeroient sauf couduit pour aler et retourner. Et
ce venu à la congnoissance dudit Joachin, fist savoir
1. J'empruQtelaDOtesuÎTanteàM. Michelet,fi/.t(o/re(i<;f>xiiu»,
t. T, p. 298 : r Mathieu de Coocy dit à tort que ces vaisseaux ap-
partenaient au duc de Bourgogne; le duc avait en ce moment des
intérêts toot opposés à ceux du Roi, il était fort mécontent de lui.
Il est probable que les Hollandais, sujets fort indépendants de
Philippe, envoyèrent ces vaisseaux malgré lui. ■
2. Il est appelé par Grallon (t. I, p. 649) lord Cameus. C'était
saD3douteRoger,seigneur et baron de Camoys, qui paraît dès 1429
dans les guerres des Anglais. Cabinet det titrer, dossier Camots.
byGoogIc
[1453] DE UATHIED DTKSCOUCHY. ' 73
ces nouvelles au Roy Charies et à ceulx de son -conseil;
et sur ce lui fut donné cougié y aler, affin de savoir
leur vonlenté.
Et apprez qu'il ot sa seurté, se transporta en ladicte
ville de Bordeaux, où illec fut bien receut dudit
messire le Camus et d'anltres cbevalliers et esciûers;
et, apprez sa recepcion, se mirrent ensambte : c'est
assavoir les prîucipaulx de ladicte ville de BfHHJeaux
aveuc ledit Joachin, où il fut parlé de pluseurs choses
d'un costé et d'autre, et sy fut leur conclusion que
pour venir à iraictié. Et cooclurrent aveuc ledit Joa-
diin que, le venredi ensievant , yroient jusques au
nombre de xxv à xzx personnes, à une place nommée
Lormonl, où il n'y a distance de ladicte ville que
Il lieues ou environ, où ilec trouveroient gens or-
donnez de par le Roy Charles pour besoingnier du
tout aveuc eulx, se voulenté en avoient. Si leur fut
eovoié^ sauf conduit et seurté pour le nombre dessus-
dit pooir aler et venir audit lieu de Lormont. Et pour
les recevoir et oyr ce qu'ilz vorroient dire, le seigneur
de Torcy y fut ordonné de par le Roy, le senescbal
de Poictou, et maistre* Jeban de Jambes, pour be-
soingnier aveuc eulx; lesquelz arrivèrent cedit jour
de venredy audit lieu, environ entre dix et onze
heures à midi.
Et incontinent qu'ilz eulrent disné en l'ostel dudit
admirai , se mirrent eosamble lesdictes deux parties.
El illec dit ledit seigneur le Camus : qu'il estoit en la
cité de Bordeaux commis et ordonné de par le Roy
d'EngJeterre , son souverain seigneur , mais nonobs-
i . Sie, pour mettire.
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74 ŒROmQUE [14S3]
tant qu'il véoit et savoit que le Roy Charles estoit à
l'eutour et eo'viroD de ladicte ville à grant puissancet
il traicteroit voulentiers aveuc lui pour lui fiùre bail-
lier ladicte ville et cité de Bordeaux, moyeDuant qu'il
voulsist abolir et pardonner à tous ceulx qui estotent
dedeos , et ou pays baillier abolicioa générée pour
leurs corps et biens quelzconquea. A quoy fu res-
[K)Qdu par la bouche du chancellier de France ^ qui
remoostra pluseurs raisons pour quoy ne seroieat
pas ad ce receui , veu et considéré les grans faultes
qu'ils avoieot commises et offensées devers le Roy. Et
en ce débat , fureot tout le jour sans aucune chose
coDclurre; et environ solail couchant iceliui jour, s'en
retournèrent eu la ville; et, à leur parlement, requi-
rent avoir UDg sauf conduit nouvel , pour retoivner
le sabmedi ensievant , ce qui leur fut accordé.
Et cedit jour de sabmedi, retourna audit lieu de
Lormoii ledit seigneur de Camus et autres, qui se re-
mirent enaamble aveuc les seigneurs de France, de-
vant nommés. Et apprez pluseurs ouvertures ^ctes
sur cesie matère , se approchèrent de estre d'accord :
car lesdîs de Bordeaux estoient contens de avoir abo-
licioa pour ccuIx qui estoient dedens la ville, et icelle
rendre au Boy, renuDchier à tous leurs previleiges ,
et donner c mille escus. Sur lesquelles offres les sei-
gneurs de France demandèrent c mille mars d'argent
et vingt personnes à prendre dedens ladicte ville, au
plaisir du Boy. Et sur ces ouvertures ne peureot en-
cores estre d'accord, et, par bon sauf conduit et en
seurté , s'en retournèrent audit lieu de Bordeaux. Et
le mardi IX* jour dudil moisd'octobre, jour de Saint-
Denis, ledit seigneur de Camus , envirtm vm ou x des
byGoogIc
[1483] DE HATHtEtl D-ESCOUCHT. 75
plus notables , taat Anglois comme de ceux de la ville,
ledit jour se retrairent à Hontferaiit , devers le Roy
Charles, qiri y estoit logiez et bien acompaingnié,
tant des seigneurs de son sang comme de pluseurs au-
tre* nobles et gens de conseil , auquel ledit seigneur de
Camus dist : v Sire, je viens devers vous, et vous ad-
■ mainne ces chevalliers , escuiers et boui^ois de la
« ville de Bordeaux , vous suppliant qu'il vous plaise
« leur quictier et pardonner l'ofrense qu'ils ont faille
« et commise envers vous , et leur donner abolîcion
m de corps et de biens mœubles et immoeubles, et ilz
« reouncheront à tous previUeiges ; et sy vous baille-
« ray et metteray en vostre obéissance ladicte ville et
H cité de Bordeaux; et oultre plus, vous dpmttot
a c mille escus ; et sy porrez tousjours prendre d'eulx
M ce qu'il vous plaira; et pour Dieu, Sire, aiez pitié.
« et mercy d'eulx. »
Sur lesquelles requcstes le Roy le fist tirer arrierre;
et sur ce tînt conseil, ouquel fîit touchië de pluseurs
dioses, et entre les autres, fut dit : qu'il seroit bon
que le Roy print appoinctement , attendu le danger
de l'epedimie qui avoit jà couru long temps, et en-
core» faisoit en son ost; et que attendu ce que dit est ,
le Roy devoit estre plus enclin de les recevoir à mercy;
et qne les ofTres avant dictes il devoit accepter, en
prenant xx de ceulx de ladicte ville, des plus coul-
paUes, dont le sourdic de la Trou et le seigneur de
Duras «eroient les premiers, pour en faire justice se-
lon qu'il apparienroit.
Et sur ce furent rappeliez lesdis de Bordeaux , aus-
quelz on dist et declaira la conclusion telle que le Roy
et son conseil avoient prlns; à quoy débattirent beau-
byGooglc
T6 CHROmQtJE [US3]
coup, et nullement ne se y vouloient condescendre.
Mais, en la fin, l'accordèrent , moyennant que le Roy
leur renderoit les vies et qu'ilz seroient quictes pour
estre banîs perpétuellement à tousjours du Royalme
de France , et que les Anglois de la nacion d'Angle-
terre s'en croient atout leurs biens; et renderoient tous
prisonniers , et quicteroient tous sellez et promesses
qu'ilz avoient eu ou pooient avoir des Franchois de
gens de quelque estât qu'ilz fussent ; et aussy leâdis
de Bordeaux renuDchèrent à tous leurs previleiges et
franchises, pour en faire au bon plaisir du Roy. Et
ainsy et par ceste manière le Roy leur accorda et liit
content*. Et pour cedit traictié entretenir, fumir et
acouplir, le xn* jour dudit mois ensievant, furent
baillia zii hostagiers : c'est assavoir six Anglois et
VI Gascons, jusques à l'acompUssement des choses
dessusdictes.
Et le dimeoce ensievant fiit baillié et délivrée la
bastille, qui estoit de leur parti, et le mardi ensievant,
ilz dévoient bailler ladicte ville et cité de Bordeaux.
Mais pour aucun débat qui survint en ladicte ville le
lundi au soir , la rendicion d'icelle fîit différée jusques
au venredi xix* jour dudit mois apprez ensievant, au-
quel jour entrerrent les commis et députez de par le
Roy Charles en icelte ville de Bordeaux et mirreot les
banières du Roy sur les portes , ainsi qu'il est acous-
tumé de faire en tel cas*. Et apprez que icelte rendi-
cion fut faicte , et que les pays et dachié de Guienne
i. Lettres de Charies TU du 9 octobre lbS3. Ordomancet,
t. XIV, p. 271, note.
2. On voit dans VJrthteologla (lettre de M. Smart Ledûeullîer,
t7 mars 1 749, 1. 1, p. 78) que Charles VII changea alors les armes
byGoogIc
[4453] DE MATHIEU D-ESCOUCHT. 77
et de Bordelois furent ainsi reconquises et remises en
l'obéissance du Roy, les Anglois qui avoient est^ trouvé
èsdis pays, et qui par les traictiez s'en dévoient re-
tourner franchement en Angleterre, le Roy les fist
mettre par cfunpaignies, et, par divers lieux , les fist
passer et conduire jusques en leur parti par heraulx ,
ofiSciers d'armes et gens de guerre , et à chascun d'euU
fist donner ung escu. Ainsi furent lesdis pals délivrés
des Anglois.
CHAPITRE C.
Goounent les Anglois estans es chasteaulx de Benauges et
Rions ae voireat pas entretenir traîctié que on aToit lait
aveuc le Boy Charles.
Vous avez oy la manière de la rendicion de la vOle
et chastel de Cadillac , et comment par le traîctié qui
de ce fut fait , les gens du Roy Henry dévoient remettre
es mains et en l'obéissance du Roy Chartes les villes
et chasteaulx de Benauges et de Rions, mais quant les
ambaxadeurs de par lui depputez allèrent ausdictes
villes et chasteaux , pour d'iceulx avoir ta possession
et délivrance , les Anglois estans dedens leur firrent
respoQce que leur intencion n'estoit pas de rendre les-
de Bordeuu, et qu'il remplaça les trois léopards d'or, posés un,
un et nn, par un léopard senl, avec un chef d'axur, semé de fleurs
de lis d'or.
byGoogIc
78 CHKOmQCE [14S31
dictes places sans débat; et que, se aucune promesse
avait esté &icte aveuc les gens du Roy Charles, sy
n'avoient-ce pas esté gens qui eussent puissance du
Roy Henry, leur souverain seigneur. Et en brier, di-
rent Busdis ambazadeurs qu'ilz ne renderoient pas les-
dictes places f sans ordonnance de leur dit souverain
seigneur, ou sans débat. Et ce venu à la congnois-
sance du Roy Charle», fîst hastivetneol et sans delay
.faire les emprinses et assaulx des places et fortresaes
avant dictes ; et la raison le mouvoit ad ce, parce qu'il
véoit le reffus et le contraire de ce que on avoit traic-
tîe. Et pour à ce pourveoîr, fist garnir souffisani-
nient, de gens vaillans et de bonne cooduitte, tous les
lieux et places là où on pooit penser que ceulx des-
dictes villes de Benauges et de Rions pooient passer;
et par ce les tint en tel dangier, qu'il ne leur venoit
nulz vivres. Et sy y avoit dedens lesdictes places gens
de trois nacions ; c'est assavoir gens de la nacion d'En-
gleterre, aultres estraogiers, et sy en avoit des pays de
Guienoe et de Bordelois , lesquelz pendant ce temps
se divisèrent fort contre l'un l'autre , et tellement qu'il
y eut entre eulx grande tinzon * par aucune espace de
temps.
1 . Tauon, dispute, guerre, combat. Godefroy met : de grans
byGoogIc
[1Ut3] DE BIATHIEU IPE6G0UCHT.
CHAPITRE CI'.
Comment la navire de la nUe et cité de Bourdeaui Ait mise
k subjecdon et prime durant le siège devant la ville.
Ceulx d'icelle ville de Bourdeaux, pendant leur dit
sj^e et duraot leur dicte division , jassoit ce qu'ib
fussent en voye de traiclié , comme oy avez , se te-
Doient-ilz une grosse navire entre leur ville et l'ille
d'Amadot *, à ung quart de lieue près d'icetle viUe de
Bourdeaux, ou environ , laquelle navire ne pooit aler
avant ne arrière, mais toutesfois elle eatoit moult
prejudiciacie aux Franchois lenans ledit siège, et par
la puissance qui estoil dedens , leur faisoient grant
dummaige. Et pour ce remédier , le Roy Charles fist
partir de la vDle de la Rochelle, le viu* jour d'octobre
audit an cinquante trois, seize grosses navires bien
garnies et furoies de gens d'armes et de trait, qui la-
dicte navire mirent à sujection et en l'obéissance du
Roy Charles.
I. Ce cbftpitn M se troiiTe pas dans le Ms. de la Mare.
S. De Hédoc.
byGoogIc
casoiuQUE
CHAPITRE CIL
Comnwat le duc de Bourgoingne conqimt la place
de SecaTebecqoe.
En ceste ann^ uit, environ à la Saint-Jehui Bap-
tiste S le duc de Bourgoingne, accompaingnié [ du
1. D j a ira mie grave lacnne qn'il at impouible de ne pas
essayer brièrement de combler. Od a yu plus haut (ch. lxxxix)
qu'aussitôt après la sentence rendue parles ambassadeurs français,
et que le duc leur paya, selon l'expression de M. Michelet, les
hostilités recommencèrent de la part des Gantois. La fin de l'année
1452, les premiers mois de 149^ se passèrent en conrses, en sorties
de garnison, en rencontres partielles, surtout en ravages, en mas-
sacres, en incendies. Les ûantob eurent presque toujours l'avan-
tage.Le di:c eutbeau faire venir de Bourgt^eson maréchal, lesire
de Blamont ne remporta aucun avantage ^ il ne fit que rivaliser
avec ses ennemis en fait de désordres et de pillages, tellement que,
selon du Clercq, « il ne laissa rien à cinq lieues de Gand que tout
nefeust arsetbrulé.'LebitarddeBoui^ogne, Philippe et Jacques
de Lalain furent successivement défaits. Le duc, qui, d'une part, ne
pouvait rassembler d'armée assez forte pour assiéger Gand, ni même
pour empêcher les Gantois de tenir ta campagne, et, de l'auire,
craignait pour le Luxembourg en révolte, accueillit favorable-
ment des demandes de négociations que présentant les Gantois.
Entamés i Termonde, près du bAtard Anbûne (38 janvier), con-
tinués longuement à Bruges (février-mars), les pourparlers furent
repris, à la fin de mai, à Lille, après de nouveaux succès des Gan-
tob. Ils n'aboutirent à rien. Les Ga&lob, voyant l' obstination du
duc à leur refuser le maintien de leurs privilèges, s'écrièrent tout
d'une voix ; ■ Ia guerre I la guerre ! L'on verra qui seront les
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[1485] DE MATHIEU D'ESCOUCHT. 81
comte-de Charolois, son 6lz, du comte d'Estampes,
du comte de Saînt-Pol, de Aothoinnc, bastard de
Boui^in^e , des seigneurs de Ficanes , de Crequy,
de Saveuses , de Crevecueur , de Roye , de Halbour-
din, de Morœl, de Croy, de Chimay, de Halvyn, du
vidasme d'Amiens ' , des seigneurs de Grutuze, de Ro-
chefort ^ de Vaux , de Noielle , de Reubempré , de Hî-
raubnoDt, de Uames, d'Avelus, et pluseurs aultres
loyanz Gantois qui combatiront pour leur franchise. > De son c6té,
k duc convoqua tes gens de guerre et rassembla les mercenaires
fpù composaient presque exclusivement son armée. la guerre re-
prit avec une vigneur nouvelle. Le succès remporté por la gar-
nison d'Ath, le 1 6 juin, sur les compagnons de la Terte Tente, et la
prist de Schendelbeke, rapportée dans le chapitre qui va suivre,
eu marquèrent les débuts. (J. du Clercq. — Olivier de la Marche.
— Relation de Jean de Cerîsy, seerétaire du comte d'Étampes.
M5. O^bert 7445', f. 313 et suivants. — Kervyn de Lettenhove,
HittoiTt de Flandrt).
Je ne pois passer complètement sons silence des négociations
entamées, pendant cette période, par Charles VII, et dont les chro-
niqueurs ne nous ont laissé aucune trace; -mais je dois ici me
borner 1 indiquer les [ûèces relatives à ces négociations, restées
d'ailleurs inffuctueuses.
1452, 1 1 décembre. Instrucdons de Charies YII à Guillaume de
Henjpeny, à Guillaume de Vie et à Jean de Saint-Romain, en-
voyés an duc de Bourgogne et aux Gantois. Ori^-inal, Hs. Baluae
987»=, f. i. Éd. dans D. Plancher, t. IV, Pr. p. ccx,
1 4S3, 1 7 février. Lettre des ambassadeurs au Roi. Original, Ba-
luae 9e7S*,f.S3.
14S3, 28 mars. Noovelle lettre des ambassadeurs. Original, du
Puy762, f. 116. Ed. Kerryn de Ijette^ovt, Histoire de Flandre,
première édition, t. IV, p, K22.
1bS3, 29 mai. Relation des ambassadeurs (contenant denx let-
tres du R<N aox ambassadeurs et de nombreuses lettres échangées
cotre les Gantois et les ambassadeurs). Balnie 9978^, f. 43.
Éd. Kervyn de Lettenhove, I. IV, p. S23.
1. Raoul d'Ailly.
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M CHROniQVE [14S3]
chevalliers et escuiers, en grant oombre *, se deslt^
d'Audenarde '] et des pays d'environ ', où il estoit lo-
giez, pour parachever et mener à fin b guerre qu'il
avoit eue, l'aonëe précédente, à ceulx de sa ville de
Gand; et atout sadicte compaingnie, se ala logier en
UDg gros village nommé Renays, à six lieues prez
d'une place nommée Secavebecque*, et ou pays d'en-
viron, où ilec séjournèrent deux nuys et ungjfHir. Et
le lendemain , ledit bastard de Bourgoingne, atout les
compaingnies des garnisons dont il estoit cappitainne,
qui estoit aie par ung autre chemin , se trouvèrent
tous ensamble audit lieu de Secavebecque , marchi-
sant d'une petite fortresse nommée Boulers , où ilec
se logèrent touttes les compaingnies , et aveuc eulx
ledit comte d'Estampes et ses gens, qui asseigèrent ta-
dicte fortresse, en laquelle avoit grant nombre de
ceulx tenant le parti de Gand et devant icelle fu afTutée
la plus part de l'artillerie dudît duc , en [ laquelle avoit
deux grosses bombardes, qui souveotes fois gettoient
devant ladicte forteresse, et de laquelle abattirent la
plus part de la muraille, et la porte de dessus le pont.
Et quant ceulx estans dedens, qui estoient environ
soixante, coQgnurent et veirent qu'ilz ne pooient re-
1. Jean de Cerisy parle de 12 à U 000 hommes.
2. [ ] LacuDe du Us. de la Mare, provenaDt d'un feniUet dé-
coupé.
Z. 1a duc partit de litle le 18 juin, passa par Coortray, d'où il
alla, le 23, coucher à Audenarde ; il quitta celle vilU le 2S. —
JtelaiioD de Jean de Cerisy, T. 319, Chastellain, dans le Trëtorma-
lionai, p. IbO. Lettre du duc aux magistrats de Malines, en date
du 30 juin, dans la CoUeetUm de Dœument* inédiu de U. Gacbard^
t. U, p. 12fl.
4, Sidiendelbeke.
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[1453] DE MATHIEU D'ESCOUCHT. 83
sïster contre la puissance qui estoit devant eulx, meis-
mes sachans que ledit duc de Bourgoingne y esloit en
personne , se rendirent à !a volenté dudil duc , qui
incontinent les fist pendre aux arbres estans à l'envi-
ron de ladicte place ; ] ' et le lieutenant du cappitainne
d'iceulx fist pendre à l'avant porte de ladicte for-
tresse. Et quant au cappitainne ' d'iceUe , y demeura
prisonnier deux ou trois jours, pour ce qu'il se faisoit
fort de faire rendre la forlresse de Gavre , qui estoit
ung fort chasteau que les Gantois tenoient en leur
obéissance , et par le moyen duquel se faisoient plu-
seurs dommages sur les subgez dudit duc; laquelle
chose ne peut faire ; et pour cesie cause , icellui duc
le Gst pendre sur son <!hemin , ainsi comme il s'en
aloit de devant ladicte place, avec deux aultres qui
estoient du parti de ceulx de Gand, à la croisîé d'un
roœulin à vent qui u'estoit point parfait.
1 . > Roz «nnemis la tenoient (la place) et occapoient ait nombre
de eau et quatre, lesqoelz btous fait exécuter. ■ Lettre du duc aux
magistrats de Ualineft. Gacbard, l. c, p. 130.
2. Jean de Waesberge. Cétaii, selon Olivier de la Marche,
■ rnn des beaux hommes que l'on pouvoit veoir. > H fut pendu
«D poni-lens. Olivier de la Harehe, 1. I, ch. xxvn. Lettre du duc,
dqàdtée.
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[1453]
CHAPITRE GUI.
Comment le duc de Boui^oiagne conquîst la forteresse
de Poucques.
Apprez la priose de la place de Secavebecque et
l'execucioD comme oy avez, le duc de Bout^oiogne,
atout son armée, au troizi^me jour apprez qui fu
deslogiez dudit Secavebecque', se ala logier et mettre
le si^ge devant une autre place nommée Poucques,
qui est scituée à trois lieues prez de Gand ou envi-
ron, et itec Bst asseoir son artillerie, et des bombardes
qui y estoient, fu ladicte place fort battue. Pendant 1
le temps duquel logis ung chevallier de noble gene-
racion et fort renommé de grant vaillance, que on
nommoit messire Jaques de Lalaing, natif du pays de
Henault, ala veoir le get de l'une desdictes bombar-
des, laquelle estoit affûtée et preste à tirer contre la-
dicte Forteresse de Poucques ; et ainsi comme ledit
chevallier estoit deacouvert à demie teste du manteau
d'icelle bombarde, ung canonnier de ladicte place,
qu'on disoit estre prebstre, tira d'un weuglaîre apprez
ledit messire Jaques qui l'attaingni par dessus la teste,
1. Le duc arriva le SOjuin, i, midi, à Audenardei le lendemain,
il se rendit k Courtray ; il était devant Poucques le ^juillet. Lettre
citée, p. I3t,et une autre lettre, du 13 juillet, p. 132.
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[1453] DE MATHIEU D'ESCOUCHY. 83
duquel coup lui fut osiée'. £t d'icellui moru et son _/
corps fut promptement portez en l'église de ladicte
ville. Pour laquelle mort ledit duc de Bourgoingoe,
les princes , cappitaiunes et nobles hommes de sa
compaingnie furent raoult desplaisans , et non sans
cause*, car à la vérité, il estoit chevallier de grant
honoeur, et bien renommé en vaillance ; ad cause de
laquelle mort ledit duc fut plus esmeu à l'encontre
de ceulx de ladicte place, car il fîst sy grani dilligence
de leur porter dommage, que ilz se rendirrent à sa
voutenté*, et ne demeura giieres de temps ; et quant
ainsi en fut fait, sans long delay, les fîst tous pendre
aux arbres estans autour de ladicte place*.
I . Voyez la Chronique de Jacques de Lalain, cb. c.
S. ■ Le deui) fut si grant partout l'ost qu'il ne s^nbloit pas (jne
uDg cbacon eust perdu l'un de ses meilleurs amis....; il fat [>liis
d'une heure que tons ceulx de l'ost furent si accoisiés que de uog
tret d'anj arrière on n'eust homme ne femme oy pour le deuil
qne ung diacun en faîsoîl. ■ Chastellain, dans le Trisor nattnnat,
p. 141.
3. Chastetlain prétend que la place se rendit le S juillet; mais
on voit par la lettre du duc qu'elle tint pendant neuf jours. Or,
c'était le 2, comme on l'a vn, que le duc avait commencé le siège.
n est certain que le 7, Poucques n'avait pas capitulé, car on a nne
lettre originale écrite, i au siège devant le chastel de Poucques,
le m* jour de juillet, ■ par le comte d'Étaropes à son frère le
coœie de IVeren. (Hs. Fr. 2894, f. 1 .)
4. ■ .... A la volonté du duc, dit Chastellain, qui fut telle que
toos les bommcH furent penduz et estranglez. * Voilà cette aménité
qn'a célébrée Ibomas Basin I
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[1153]
CHAPITRE CIV.
Comment le duc de Bonrgoingne conquïst le chasteau
de Gavre et de la bataille qui y fut.
Et ce meisme temps^ et incontinent apprez les ren-
dicions desdictes fortresses de Poucques et de Seca-
vebecque et que le duc de Bourgoingne eut laîssië
rafirescfair ses gens, tant en la ville de Courtray'
comme es (aubours et à l'environ, par l'espace de
XV jours, pendant lequel temps fut adverti qu'il y
avoit des Gantois dedeos le chastel de Gavre, jusques
au nombre de lx à un" hommes de guerre. Veans
qu'il n'y avoit plus de place à l'environ de la ville de
Gand qui lui fust préjudiciable, se délibéra y aler
mettre le siège, ce qu'il fist; et, atoutte son armée,
au bouh desdis xv jours, se loga autour et à l'envi-
ron dudit chastel de Gavre', en tenant le siège devant
icelltii, où il fut par t'e^ace de xvi à xvni jours. Ou-
1 . Le duc, dans sa lettre du 1 3 juillet, e^tpliqne le motif de cette
inaction -. < Nous sommes retraiz en cesle nostre ville de Courtray
où nous arrivasmes samedi derrain passé, et n'avons depuis peu
plus avant piv^ceder au fait de nostre {guerre, pour ce que paiement
ne s'est peu faire de nouvel à noz gens d'armes, et nous a con-
venu jusques à présent séjourner icy, où nous sommes eocoires de
présent à nostre très grant dommaige et desplaisance, > Gachard,
Cotlectian de Documents inédits, t. II, p. 131.
2. Le 18 juillet (Jeao de Cerisy).
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[I«01 DE HATHIEn D'ESCOUCHT. 87
qud temps, fut «dverti, par aucuns qui estoieat en sa
compaiugoie, que, sec'estoit son plaisir de eulx donner
licence de pooir parier et communicquer aveuc ledit
cappttaiune d'îcelle [dace', qui leur sambloit que ce
serait le tûen et {»ï)uffît dudit duc, aussi l'abbreTia-
don de la prinse d'icelle; sur lesquelz advertissement
icellui duc fu contens qpie ainsi le feisseat.
Et sur ceste licen(« îceuli advertisseurs trouverait
maDÏère de parler et communiquer aveuc ledit cappi-
tainne. Ouquel parlement tenant eult faictes pluseurs
ouvertures d'un costé et d'autre, pour tousjours venir
affin de icellui chaste) mettre à obéissance en la main
dudit duc. Entre lesquelles ouvertures fu parlé, savoir :
comment ledit ohastel seroit mis en icelle main, et
aveuc ce comment on porroit faire saillir ceulx de la-
dicte ville de Gand, afBn de sur eulx prendre pugni-
don et veoganoe de leurs haultainnes et grandes en-
Ireprinses. Et fut conclud par le cappitainne d'icelle
fAa<x, que préalablement icellui cappitainne, jusques
au nombre de quatre ou cinq de ses genz, tel qu'il
Torroit prendre et eslirre, s'en iroieut franchement
hors d'iceUe place , et d'illec aler en ladicte ville de
Gand, pour advertir ceulx d'icelle et faindre que
l'arma dudit duc se rompoit, et que la plus part de
ses gens le habandonnoient et s'en aloient par def-
faulte de paiement, et que icellui duc n'estoit demouré
que à ung petit nombre de gens, et qu'il y avoit grans
finances, là où on porroit bien gaingnier.
Et comme il avoit esté conclud par entre eulx, en
fut fait. Et se parti icellui cappitaine dudit chastel de
i . Amovid Vander ^>eeien.
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88 CBROMQUE [14S3]
Gavre, lui cinquiesme', et dit à ceulx qu'il y laissa,
que le landemain, dedeos dix heures, averoient se-
cours, et qu'ilz fissent bonne garde. Et ainsi se party
d'icellui chastel, de mût, sans autre chose declairier
à ceulz qu'il y laissa. Et lia arrivé en ladicte ville de
Gand, fîst ceux, de ladicte ville assambler en granl
nombre, ausquelz il disl les choses avant dictes, et
que s'ilz se voloient teettre sus en bon nombre et le
lendemain y aller, on rueroit jus ledit duc et sa com-
paingnie.
Sur lequel rapport et-advertissement, les hosmans
en icelle ville, atoutte très grand diligence, firrent sa-
voir par toutte la ville que chascun fut prest en armes
pour aler sur ledit duc , à intencion de le ruer jus.
Mais, en ces conclusions prenans, dirent audit cappi-
tainne qu'il alast aveuc eutx, dont il s'escuza et dit
ainsy : qu'il avoit esté longuement en grant painne
et travel, à garder ladicte placer et mesme que ceste
nuit qu'il estoit sailly, n'avoit point eu de repos; en
requérant que on le laissast reposer. De quoy iceulx
de Gand, qui desjà se estoient assamblez jusques au
nombre de xxviii mille combattans ou environ ^ cui-
dans que icellui cappitainne leur eust dit vérité, fu-
rent coDtens; et ainsi demourra en ladicte ville. Et
sur celle conBdence, icellui jour de lendemain, se
partirent de leur dicte ville lesdiz Gantois, ou nombre
que dit est, tirant le chemin audit lieu de Gavre, pour
1 . Le 22 juillet. Il aonùt, selon Jean de Cerisj, été accompagoé
de quinze hommes > tant Anglois que autres ».
S. Il j avait parmi eux trente à quarante Anglais (Chastellain,
Ti-ésor national, p. 143}. Un de leurs chefs, Jean Fox, avait prêté
son appui au capitaine de Gavre pour entraioer les Gaoltû,
byGoogIc
[1453] DE MATHIEU D'ESCOTJCHT. 89
cuidier furnir à leur iotencion. Mais ledit duc, qui de '
tout estoit bien adverti par les moieDs dessusdis, sa-
cbans ladicte venue, et aussi leur puissance et con-
duire', fist de tant plus haster son artillerie, et tirer
très souvent à l'encontre dudit chatiel de Gavr^, pour
lou^Qurs donner plus grant crainte à ceulx dedeus.
Et quant ilz se virrent ainsi fort pressez d'icelle artil-
lerie, veans que le temps et l'eure estoit passée du
secours que leuravoit promis leur cappitainne, doub-
tans qu'Uz ne fussent piins par assault et de force,
se mirrent en la grâce et niercy d'icellui duc, et lui
firent ouvrelure dudit chastel'; et incontinent qu'il
en fut rendu au desseure les fist tous prendre, et à
une justice qu'il avoit fait faire et assir à ce propos
devant ladicte place les fist tous prendre*.
Et ainsy comme ladicte execucion se faisoit, et que
desjà avoit mis en Ordonnance ses gens d'armes, c'est
assavoir avant garde, bataille et arrière garde, au
devant par où lesdis de Gand dévoient ariver, mais
ce nonobstant iceuls. Gantois, qui estoient fumis de
grant nombre d'artillerie, le affuttèrent au devant de
ladicte avant garde, de laquelle estoit chief le seigneur
de Blaimnaont, mareschal de Bourgoingne. Et ce
veans par lui, se joingny aveuc la bataille dudit duc,
1. n «5t cnrieDX'de voir conimeiit le duc arrange cet évéïie-
innit dan» une letiA qu'il adressa le 29 juillet à Charles VII, et
qoe nous doniHWs dans nos Preuves.
S. Le 23 juillet au matin. Chastellain, /. c
3. Des Anglais se trouvaient aussi dans les rangs de la garnison
de Gavre; ils implorèrent l'osûstance de quelques seigneurs de
l'entourage du duc. Philippe répondit : ■ qn'il vouloit que on
leur feisi honneur i c'est assavoir qu'ils fueuent les premiers pendus
et mis au plus hault. > Chastellain, I. c.
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90 CHRONIQUE [14S3]
et tous ensamble marchèrent jusques à l'avant garde
desdis Gantois, à intencion de la gaingnier. Et en ce
faisant, les artilleries tant dudit duc comme desdis
Gantois, tirrèrent chascun ung coup, ou it en y eut
aucuns tuez tant d'un costé comme d'autre'; et sou-
dainnement, sans plus tirer, se joingnirrent les parties
l'un contre l'autre, et commenchèrent à combattre
main à main très vaillamment, par l'espace de deux
heures, ou environ; mais assez brief apprez lesdis
Gantois Turent mis en desroy, par lequel y demourra
de mors à ceste heure sur le champ, de v à vi mil
Gantois. Et les autres, qui s'estoient mis en fuite, se
rassamblerrent et mirrenl ensamble, en uog pré
fermé de bayes plantices, qui estoient fors garnis de
longues piques, à la fachon du pays, et aussi de ar-
chiers et arbalestrîers, qui fort entamèrent et ble-
cherrent tes gens dudit duc, à entrer dedens ledit
pré. Mais ce nonobstant, ledit duc, et la plus part de
sa compaingnie entrèrent dedens, et par grant vail-
lance deflirent lesdis Gantois, en telle manière qu'il
en demoura mors oudit pré le nombre de xjx cens,
ou environ, et de v à vi mil qui se Guidèrent sauver à
sallir, dedens la rivière de l'Escault, où ilz se
noierreut*; et le surplus desdis Gantois, cuidans eulx
i . ChasteHun dit : «Le duc SToit fait tirer CDvers ses entieiDys
plusieurs ribaudeqiuns que peu servirent. ■ Z. c, p. ikS.
S. On trouve dans Olivier de !a Marche (I. I, ch. xxvni) et dans
Jacques dn Clercq (1. Il, ch. lui et uv], un récit plus circonstancié
de la bataille de Gavre. Cf. la relation déjà citée de Jean de Cerisy,
p. 31 7 et suivantes. — Halhîea d'Escouchy, qui a donné plus hant
U liste des chevaliers fidts à Audenarde et à Hevele , se tait sur
ceux qui gagnèrent leurs éperons à Gavre. Voici quelques noms que
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[1Ut3] DE HATHIELItD-ESCOVCUY. 91
retirer dedeos ladicte ville de Gand, se mirrent en
chemiD; mais ijz furent poursiëvys sy asprement par
les geos dudit duc, que à icelle chasse en y moru,
comme il me fu certiiBé, de m à lui mil, ou plus'; et
fut par ce que icellui duc ordonna et commanda que
tout homme qui avoit prisonniers, les tuast*.
nous foamit M. Qerc dans sod Bùtoire de la Franche-Comté (t. II,
p. ^86), d'aprè) les Mss. de Jules ChirQft : Le seigneur de Tod-
lonioD et Tristan son Trère jumeau, Go^at de Grandmont, Pierre
de Gonx, le seigneur de Rougemont, Ferry de Cusance, Lienard
HoDchet, Adrien de Cléron, Jacques de MonUnardn, Anlnine de
Ray et son frère. On trouvera dans nos Preuves une liste plus
étendue que nous publierons d'après un rouleau manuscrit con-
tenant un fragment de chroni(|ne du quiniième siècle.
1. Chartellaindépasse l'évaluation de Mathieu d'Escouchy. Il 6xe
la perle des Gantob, tant en morts qu'en noyés, à 20 on 30 000
hommes. Du côté dn duc, il ne périt, selon lui, dans les rangs de
la noblesse, que cîntj gentilshommes (l. c, p. 140).' Quant à Jean
de Cerisy, il réduit les pertes des Gantois à 1 7 ou 18 000 hommes,
et parie de dix i douze gentilshommes boui^uignons tués.
2. Entre la bataille de Gavre et le traité qui suit, il y eut des
négociations dont le chroniqueur ne parle pas. Le lendemain de la
bataille, 24 juillet, le duc écrivit aux Gantois que, nonobstant la
victoire qu'il avait remportée, il était prêt à leur pardonner, selon
la lenenr des articles proposés à Lille deux mois auparavant. Le 2S,
le doc s'éianl avancé vers Gand, les habitants, par l'entremise des
seignears de TFavrin et de Boqueaux, et de Toison d'Or, ses am-
bassadeurs, le sotlicitèrent de retourner en son logis de Gavre, ce
à qnoi il consentit. Le 26, les Gantois fuent demander an duc, par
le roi d'armes de Flandre qui leur avait porté ses lettres du 24,
DDsatif-conduit pendant huit jours; ils réclamèrent eu même temps
une trêve d'une semaine, la faculté d'ensevelir leurs morts et la
grdce de la vie pour les prisonniers. Le duc accorda le sauf-conduit,
sans trére, et répondit, pour lesautres requêtes, que les morts étaient
enterrés rt qn'il ferait sa volonté des prisonniers. Le 27, les dé-
potés de Gand apportèrent an duc les offres de la ville, qui n'é-
taient antres que les cooditions dictées par Philippe lui-même. Ils
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CHAOTIQUE [1493]
CHAPITRE CV,
Comment le traïctié de paix fut fait entre le duc Pbelïppe
de fiourgoingae et ceulx de sa ville de Gaud*.
a Pbelippe, par la grâce de Dieu, duc de Bour-
goingne, de Lothier, de Brabant et de Lembourg,
conte de Flandres, d'Artois, de Boui^oingne, palatin
de Haynnaut, de Hollande, de Zeelaode et de Namur,
marquis du Saint-Empire, seigneur de Frise, de
Salins et de Malines, à tous presens et à venir. Comme
apprez ce que, par la grâce de Dieu, nous ayons esté
victorieux à la bataille qui fu devant Gavre contre
ceulx de nostre ville de Gand et leurs adhereus, lundi
derrenier passé et xxm* jour de ce mois , lesdis de
nostre ville de Gand, le vingt sixiesme dudit mois,
im|»Iurèr«nt en yain un U-aité moins rigoiU'enx. On leur répondit :
< que seuremeiit on ne leur changerait ung a pour ung b. ■ Enfin,
le 30 juillet, le duc délivra lés lettres qui suivent. — Chastellain,
Trésor r»atirmal,\t, 149-lSS {où est insérée la lettre du ducdu24;.
— Jean de Cerisy, f. 321 et suivants (lequel donne aussi la lettre du
duc, mais avec la date, évidemment fautive, du mardi 23 juillet,
ei le sauf-conduit, en date du 27, délivré par le comte d'Étampes).
— Gachard, notes de Barante, t. Il, p. 113-1 Ib. — Kervyn de
Lettenhove, t. III, p. 378.
1 . J'ai snivi, pour le texte de ce traité, la CoUeetion des Docu-
ments inédits de M. Gachard (l. II, p. 143 et suivantes), où ilse
trouve reproduit d'après l'original, conservé aux archives de
Gand.
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[1453] DE MATHIEU D'ESœUCHY. 93
aient envoyé par devers oous, en nostre ost devant
ledit Gavre, leurs députez, en grant nombre, nous
suplier et requérir en toute humililé, que en aiant
pitié et compasûoD d'euU et du pOTre peuple, et pour
éviter plus grande effusion <lu sang humain et la des-
truction de nostre dite ville de Gand, il nous pleust
de leur impartir nostre grâce et miséricorde, et leur
pardonner leurs faultes, leurs delicts et leurs grandes
offenses qu'ilz ont comises contre nous et nostre
haulteuret seignoiirie, disans qu'ilz n'avoient povoir
ne faculté de nous faire amendises convenables, souf-
Hsans ne condignes pour la reparacion de leurs dites
offenses, se nostre dite grâce ne leur estoit par nous
voluntairement et liberalment octroyée, en nous of-
frant nous faire pluseurs choses pour amendises
proufRtables et honnorables, selon leurs facultez et
aussi l'acomplissement de certains poins, à Toccasion
desquelz ceste présente guerre avoit esté encom-
inancée : sur quoy, nous, meuz de pitté et compassion,
et sans nous vouloir arrester à leurs dites faultes et
grandes offenses et meismement à ce que audit jour
de lundy passé tous les conseilliers, escbevins et
aultres de nostre dite ville, avec tous leurs adherens,
estoient yssus d'icelle viite en armes, et venus en
bataille à l'encontre de nous, avons receu leurs dites
offres ainsi et par la manière qu'il est contenu en
certaines lettres receues en forme d'instrument pu-
blique, dont la teneur s'ensuit :
" In nomine Dominiy Amen. Per hoc prœsens publi"
cum instrumentum, cunctis patent evidenter et sit no-
tuirty quod aimo ejusdem Domini millesimo qua-
dringentesimo quinquagesimo tertio, indictione prima.
byGoogIc
94 CHROHIQUE [H53]
mensis vero JuUi die vicesima octava, pontificatiîs
sanclissimi in Ckristo patris et àomini nostri domini
Nicolaî, divind providentid papœ quinti, anno sep-
iimo, corani illustrissimo et potentissimo principe
domino Philippo, Dei gratiâ ^ Bnrgundiœ, Lotha—
ringiœ, Braèantiœ, et Limèurgias duce, comité Flan-
driaSf ^rt/iesie, etc., ac in mei notarii puhlici^ tes-
tiumqite infrascriptoruin, ad hoc speciaîiter vocatorum
et rogatortun prsesentid, personaliter constituti, reve-
rendi in Christo patres, dominas ahbas Troncfùnensis^,
dominas prior Cartusiensis , dominas Balduinus de
Fosseux, religiosus Sancti-Baiionis^juxta vHlam Gan-
densem, et magistri Joannes Moraen, Joannus de
Quercu, Johannes de Raed, Anthonius Sersanders,
Johannes Van den Moere, Johannes Van den Poêle
et Guillermus de Pottier , nuneii et deputati oppidi
Gandensis, ex parte ejusdem suffîcienter fundatt, ad
suppUcandum, cum omiu humilitate, illustrissimo
principi domino duci prtefaw , pro obttnenda pacificor
tionem guerrse nuper suÔortas et adhuc existentis inter
eumdem illustrissimum dominum ducem, ex unâ, et
suos suhditos, incolas, seu inhabitantes prmdkti oppidd
Gandensis, et 'eorum adhérentes partibus , ex alterd,
prout de hujusmodi eorum depatatorum fundadone,
/acultate et potestate in hâc parte eis tradita satis
constitit per Utteras patentes prœdicti oppidi sigillo
majori sigillatas , quas ipsi deputati ibidem exhibue-
runt : quidquid deputati, ru}mine quo supra, per orga-
num dicti magistri Johannis de Quercu, recognos-
1 . Jean Voop, al. Voet, teu Voel , prieur de TronchiennM de
14Wi 147ÎOU73. Gallia Chrhtiaaa, (. V, p. 837.
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[1483] DE MATHIEU D'ESCOUCHT. «S
centet et confiantes se plura crimina, delicta et
offensas contra dictum dominum ducem et suain ma-
j'estatem, perperam, inique et indibitè perpétrasse et
comtnisîsse, fatentes se emendam condignam facere
non posse^ humilli/nè supplicarunt dicta domino duci,
quod super hujus modi crîminibus, offensis et delictis,
de suis benignilate et clementid^ ipsis gratiam et
remissionem plenariam misericorditer impartiri nec~
non, ad bona eorum immobiliaf feoda et alia Iimredir-
. taria, ubicwnque situata, ipsos restituere, preeuile-
giaque eorum illsesa conservare, ac in suam gratiam
eos recipere dignaretur ; offerentes ad hune finem, et
ut aaimunt suum ad hoc redderent magis inclina-
tum, virtute potestatis etfacultatis in hdc parte eis
traditte, utprse/ertur, tenere,Jacere, et realiter adim-
plere omnia ea et singida quœ et quemadmodum in or.
ticuîis subsequentibus contenta sunt et expressa, quo-
ram articuiorum ténor tvrbis gallicis sequitur. Et est
taUs.
a Ce sont les ofTres que ceulx de la ville de Gand
foDt à leur très redoublé seigneur et prince naturel
Monseigneur le duc de Boui^oingne et de Bra-
bant, etc., à fin de paix et peur avoir sa bonne grâce,
n I. Premièrement. Touchant la creacion el renou-
vellemeot de la loy de Gand, lesdiz de Gand offrent
et sont coQtens que audit renouvellement de la loy,
soit procédé doresenavaut selon la forme et teneur
du previlege du Roy Philippe, de l'an mil tu cens et
UDg, et sans ce que les doyens des mestiers et les
doyens des tisseraos se puissent ne doivent entre-
mettre de ladite récréation et renouvellement de loy,
ne de l'élection des eslisseurs dénommez oudit prevî-
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08 CHRONIQUE [1453]
lege, De que û?, puissent ou doyent DommËr, ou (aire
nommer ausdiz esliseurs aucuos pour les eslîre en
nouveaulx eschevîns ou conseîlliers, et aussi ne s'en-
tremettemnt aucunement de l'eiercite et jurisdiction
d'icelle loy, tfe des jugemens qui se doivent faire par
lesdiz eschevins et conseilUers, ne estre presens en la
chambre desdiz eschevins quant ilz conseilleront ou
jugeront les procès pendant devant eulx; et aussi
ne seront point presens quant lesdiz de la loy esli-
ront lesdis quatre esliseurs, et s'entremettront seule-
ment de ce qui touche et peut touchier la chaîne de
leurs ofHces. Et se tlz, par subornacions ou par
prendre promesses , s'efforçoienl de faire procéder
à ladite creacion de loy, ou que ilz s'entremellent à
jugier ou appoinlier causes avec lesdis eschevîns, ou
qu'ilz vouidront estre presens à nommer lesdis quatre
esliseurs de la ville, ou empeschier lesdis de la toy en
leurs offices : en ce cas, iceulx doiens seront privez
desdiz offices de doyens et reputez inhabilles pour
estre en loy, et en oultre pugniz selon l'exigence
des cas. Et sera doresenavant procédé oudit renou-
vellement de la loy, selon ledit previlege, en prenant
et eslisant xxvi personnes notables et souffîsans, de
ladite ville, sans avoir regard aux tisserans ne aux
autres mestiers; et sans ce que lesdiz quatre esliseurs
puissent eslire ledit nombre de xxvi hors des trois
mambres de ladite ville; mais sera en la faculté
d'iceulx esliseurs de prendre et choisir, à leur advis,
ledit nombre de xxvi personnes, des plus notables
et souffîsans de ladite ville. Et aussi demourra en la
facullé des vielz eschevins d' eslîre les quatre prou-
dommes de la part de la ville, telz qu'ilz verront
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[UB3] DE HAimEU lyESCOUCaY. »7
en lears consciences pour faire TelectiOD des nou-
veaux esclievins et cooseilliers , sans ce que lesdîz
' doyens ne aultres s'en entremettent, nonobstant
toutes coustumes et usaiges au contraire, et dès
maintenant sont contens lesdir, de Gand que sans
attendre la mi aoust, -ladite loy soit créée selon, la
forme dudit previlege, et ainsi que dit est, et que
ladite loy ainsi créée, demeure jusques à ladite mi
aoust prouchaine,et qu'elle dure jusques à la mi aoust
l'an mil cccc cinquante et quatre.
« U. Itëm. Touchant la bourgeoisie desdiz de
Gand, ceulx de Gand, tant au regard de l'acquisicion,
que de la continuacion et entretenement de leurs
boui^eois et boui^eoises, en joyront et useront dore-
senavant selon le cont«[iu de leurs previleges et non
autrement, et nonoI)stant toutes coustumes et usaiges
au contraire.
« III. I^m. Au regard des bannissemens qui se
feront à Gand, escbevins de Gand ne pourront et
ne devront doresenavant faire lesdiz baoDissemens,
sans Tottroy et consentement de mondit seigneur le
duc ou de son baîlly de Gand. Et se ledit bailli
De Touloit estre présent avec lesdiz escbievins à faire
lesdiz bannissemens, quant requis en seroit, lesdiz
escbevins de Gand en pourront faire plainte et do-
leance à mondit seigneur estant ou pais; et, en son
absence, aux gens de son conseil, pour y pourveoir
ainâ qu'il appartendra par raison. Et s'il est trouvé,
parties oyes, que ledit bailly ait esté en delfaulte,
il sera privé de son office, et un autre mis en son
lieu, et avec ce, pugni selon l'exigence du cas.
« IV. hem. Des edicts etstatuz : lesdiz escbevins
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•8 CHROmQUE [US3]
ne pourront ue devront doreseuavant fiùre aucuns
edicts, ordonnances ou statuts sans le congié, licence
et oitroy de mondit seigneur de Bourgoingne ou de
son bailli dudit Gand, en dedairant nulz et de nulle
valeur les statuz, ordonnances et edicts qui avoient
esté faitz par lesdiz eschevins de Gand, sans le congié,
licence, octroy ou consentement de mondit seigneur
ou de sondit bailli.
a V. /tem. Ou regard de la coDgnoissance des offi-
ciers, laquelle congnoissance mondit seigneur le duc
dit à lui appertenir, lesdiz de Gand ont accordé que
ladite congnoissance en tous cas criminetz et civilz,
concemans et regardans lesdiz ofîîciers, à cause de
leurs offices et de tout ce qui en deppend et pourra
deppendre, sera et appartiendra à mondit seigneur
seul et pour le tout ; et se il advient que lesdiz officiers,
soubz couleur de leurs offices, prennent ou arrestent,
ou entreprengnent congnoissance sur vrays bourgois
de Gand, autrement et en autres cas que es cas qu'ilz
sont declairez ou previlege du comte Guy, ledit bailli
de Gand sera commis et aura puissance, de par mondit
seigneur, de, sur ce, à la complainte desdiz de Gand,
appointier et' ordomier et de contraindre lesdiz offi-
ciers à remettre et delaissier ladite congnoissance à
eschevins de Gand, selon leur dit previlege ; et qu'il
trouvera, parties oyes, estre à faire par raison. Et se
ledit bailli est trouvé eu deffaulte, lesdiz eschevins en
pourront faire complainte à mondit seigneur, s'il est
ou pals, et, en son absence, ausdites gens de sod
conseil ; et mondit seigneur, ou les gens de son
conseil y pourverront, ainsi qu'il appertendra par
raison. El s'il est trouvé que lesdiz officiers aient esté
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[J453] DE MATHIEU D'ESCOUCHT, 99
en deflaulte, ilz seront privez de leurs ofHces et autres
rois en leur lîeu, et en seront auti-ement piigniz et
corrigiez selon l'eiigence du cas.
« VI. Item. Au regard de la congnoissance des de-
Ucls et niale6ces commis et perpétrez par boui^ois
de Gand , lesdiz de Gand accordent que , se aucun qui
soit vray bouigois de Gand commect ou perpètre au-
cun delict ou maléfice hors mises les franches villes de
loy , lesdiz delinquans qui seront yrays boui^ois ou
vrayes bourgoises pourront choisir éstre iraicliez , à
cause desdiz delicts ou maléfices par eulx commis, par
devant lesdiz eschevins de Gand , ou en juridiction où
le cas sera avenu, sans ce toutes voyes que lesdiz de
Gand puissent attraire à eulx la congnoissance des
excès ou maléfices commis ne des malfaicteurs avec-
ques lesquelz les aucuns de leurs vrays bourgois au-
ront esté , supposé que le priocipal malfaicteur feust
leur bourgois, et n'auront congnoissance , fort seul-
lement desdiz boui^ois C|ui auront commis et perpé-
trez lesdiz excès et maléfices, hors mises lesdites fran-
ches villes de loy , comme dît est.
m VII. Item. Touchant les placquars et lettres closes
desdiz de Gand, qu^ilz escripvent aux olHciers de mon-
dit seigneur et à autres, ilz doresenavant se escripront
et soubz escripront dessoubz , sans eulx mectre en
marge ne au dessus en teste ; et se y conduiront et ré-
gleront ainsi que font les autres trois membres de
Flandres, et non autrement.
« VIII. Jtem. Offrent , pa ' par leurs hoofmans , es-
c^TÏDS et doyens, avec ceulx qui viendront au devant
I , Sic dans l'origina) pour que.
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100 CHBONtQUB [U53]
de mondit seigneur, ou de monseigneur de Char-
rolois , son 6lz , pour crier mercy , ilz feront porter
leurs bannières , les présenteront à mondit seigneur ,
et les lui rendront pour en faire sa Touleuté , en signe
et pour partie de la reparacion de l'ofTense que ceulz
de Gand ont commis , en eslevaut et portant contre
lui icelles bannières.
« IX. Item. Des blans chapperons : lesdiz de Gand
ne useront plus d'avoir lesdiz blans chapperons , ne
d'autres gens de telle condicion soubz quelque nom
qu'ilz puissent estre nommez , et dont par ci devant ,
par mauvaise coustume, mise sus contre raison, ilz
ont usé, soubz couleur d'exécuter leurs sentences et
commandemens ; laquelle coustume est et sera abolie
et mise jus ^ mais pour l'execucion desdites sentences
et autres explois de justice qui seront et se debvront
faire es cas et par la manière qu'il appertieudra, mon-
dit seigneur pour ce faire y commectra et ordonnera
son bailly de Gand.
« X. Item. Des evocacions des causes et procès in-
troduiz et pendans par devant les loîx ou autres o(H-
ciers des villes et chastellenies d'Audenarde, de Cour-
tray , de la comlë d' Alost , des pays de Waize ' et des
Quatre Mestiers, de Biervliet, de Tenremonde et d'ail-
leurs, ou pais de Flandres, lesdiz de Gand n'en use-
ront plus
« XI. Item. Touchans lesdites villes et chastellenies
de Courtray, d'Audenarde, de Biervliet, Tenremonde,
d'Atost et desdiz pais et terroirs de Waize et des Quatre
Mestiers, lesquelles villes et chastellenies, pals et ter-
1. traite, Waei (note de M. Gac^ard).
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[1453] DE HÂIBIEU D'ESCOUCHY. 101
rouoirs, moDdit seigneur veuU estre et demourer à
tousjours et en tous cas Francs et exemps du povoir,
auctorité et chasteUenie de Gand , pour les raisons al-
léguées de la part de mondit seigneur et lesdiz de
Gaad sont contensque lesdiles villes, chastellenies ,
païs et terroirs demeurent en tel estât qu'iiz sont de
présent, sans y estre riens fait ne innové d'une part ne
d'autre, durant le temps et terme de demi an , à comp-
ter du jour que lesdiz de Gand auront fait ce qu'iiz
seront tenus de faire à mondit seigneur pour l'amende
honDourable. Pendant lequel temps, et le plus lost que
foire se pourra, sera, en ceste matière, appointié et
ordonné par TOjre amiable ou de jusdce , ainsi que
cy apprez sera advîsé, et dont mondit seigneur et les-
dis de Gand seront contens, sans ce toutes voyes que
en ceste partie lesdiz de Gand se puissent aidier de la-
grâce , abolicion et pardon que mondit seigneur leur
fera de leius offenses et mesprentures, ne que icelle
grâce leur poisse proufiler , ne prejudicier à mondit
seigneur, touchant le fait desdites villes et chastelle-
nies de Courtray, d'Audeuarde, Tenremonde, Alost,
Biervlîet , et les pais et terroirs de Waize et des Quatre
Uestiers, dont dessus est faite mencion. Et demour-
ront au surplus lesdiz de Gand , au regard de ce , en
tel droit qu'iiz y doivent et pevent avoir de présent.
« Xil. Jtem. Touchant l'amende honnourable, ilz
oflErent que leurs hoofmans et conseillers d^iceulx hof-
mans, ausà les eschevïns de la loy vieile et nouvelle,
et avec tous les doyens et autres des bourgois et habî-
tans d'icelle viUe de Gand jusques au nombre de
[I mille hommes au moins, viendront au devant de
tnoadit seigneur , ou de mondit seigneur de Chari'O-
îdtyGooglc
lot CHRONIQUE [14S3]
lois son fik, à demie lieue hors d'icelle ville, à tel
jour qu'il plaira à mondit seigneur ordonner et de-
clairer, c'est assavoir : lesdiz boofmans et conseilliera
tous nudz eu leurs chemises et petis draps , et tous
les autres tous deschaux et nues testes; et tous se
mettront à genoulx devant mondit seigneur ou mondit
seigneur de Charrolois; et eutx eslans en Testât dessus-
dit, diront et feront dire haullement, par la houche
de l'un d'eulx , en langaige françois : « Que faulsse-
i( ment et mauvaisement , comme rebelles et deso-
K beîssans , et en entreprenant grandement à l'en-
«r contre de mondit seigneur et de son auctoritë et
« seignourie, ilz se sont mis sus en armes, ont créé
cf hooFmans , et couru sus mondit seigneur et ses gens,
« et lui ont fait et commis pluseurs invasions et voyes
a de fait; qu'ilz s'en repentent, et en requièrent en
K toute humilité mercy et pardon à mondit seigneur. »
Et ce &it tous ensamble et a une voix crieront mercy
à mondit seigneur; et lui requerront pardon, grâce
et miséricorde.
n XIII. Item. Touchant les trois portes, c'est assa-
voir : les deux portes de ladite ville de Gand , l'une
nommée PerseUeporle , et l'autre Euvreporte^^ par
lesquelles deux portes lesdiz de Gand yssirent et par-
tirent dudit Gand deçà et delà la nvière del'Escault,
pour assigter Audenarde *, et l'autre porte nommée
OspitaleporU , qui est du costé du pais de Waize , par
laquelle lesdiz de Gand yssirent pour aler à Reple-
1. Heuverport«.
t. Par lettres du 26 juillet 14S6, dont l'origiDtl est aux archives
de Gand, le duc, faisant droit à une réclamation des Gantois, re-
connut qne c'était par erreur qu'avait été indiquée la Heuver-
byGooglc
[14S3] DE MATHIEU D'ESCOUCHT. 103
monde , et courir sus à rnoodil seigueur et sou ar-
mée, lesdiz de Gaud ofirent et sont contens que les-
dites deux portes par lesquelles lesdiz de Gaud yssi-
rent pour aler assegier ledit Audeuarde , qui fut ung
jour de jeud; après Pasques, l'an cinquante deux, se-
ront et demourront closes et fermées perpetuelemeut
et à tousjours chascun jour de jeudi de chascune sep-
maïne de l'an , en telle manière que par iceltes deux
portes, lesquelles seront fermées et closes, comme dit
est, l'on ne porra cedit jour de jeudy de chascuoe
sepmaine de l'an, aucuns entrer ne yssir de ladite
ville. £tsont aussi coDtens que ladite autre porte nomH
mée YOspitaleporte, en perpétuelle mémoire, soit fer-
mée et murée et à tousjours condempoée , sans la po-
Toir jamais ouvrir , ne par icelle faire entrée ne yssire
en laïUte ville , se ce n'est du bon plaisir de mondit .
seigneur ou de ses successeurs , contes et contesses de i
Flandres.
tr XJV. Item. Touchant la restitucion des dom-
maiges et interestz avenus à mondit seigneur par la
dtminucion de son demaine, en ses pais de Flandres
et de Haynnau, à l'occasion de la guerre, lesdiz de
Gand, avec les autres membres, se assamblet-ont pour
ceste cause et communiqueront ensamble pour adviser
aucune voye, et consentir et accorder chose qui soit
souffisant, et dont mondit seigneur se doye contenter.
B XV. Item. Pour l'amende prouffîtable, offrent
lesdiz de Gand que ou cas que lesdiz membres ad-
porte, et que c'était par la porte de Saint- Liévin qtie la sortie avait
ea liea; il déclara, en coméquence, que ce serait cette dernière
qui terait fermée tous les jeudis (M. Gachard, édition de Barante,
t. U,p. llh).
byGoogIc
10& CHRONIQtJE {14S3]
viseront et accorderont avec lefidiz jàe Gand aucune
chose raisonnable, de laquelle mondit seigneur se con-
tente, pour recorapensacion desdiz dommaiges et îq- '
terestz dont en l'article précèdent est faicte men-
cion, ladite amende prouffitable sera de deux cens
mille ridres; et se lesdiz membres ne accordmt et
appointent sur ladite restilucion desdiz dommai-
ges, par la manière que mondit seigneur soit content,
en ce cas ladite amende sera de m cens mille liddres
d'or,
« XVI. Item. Pour la reparacion plus ample, et pour
ta reëdiflicacion de ptuseurs églises destruites en Flan-
dres, mesmement de l'église de Replemoode, pour
faire croix eslevées et epîtaphées, fondacionsde messes
audit Replemonde, et ailleurs où il plaira à mondit
seigneur, lesdiz de Gand offrent de paier à mondit
seigneur* cinquante mille riddres d'or.
M XVII. Item. Et au regard des poîns'et articles qui
Turent passez à Gand par les députez de ladite ville de
Gand avec monseigneur l'evesque de Tournay* et
autres conseilliers de mondit seigneur, touchant plu-
seurs doléances lors faites de la part de mondit sei-
gneur, lesquelz articles sont signez des seings manuelz
de maistre Jean Rym, maistre Gilles Papal et maistre
Pien« Gœtghebuer, lesdiz de Gand sont contens que
ceulx desdiz articles qui ne sont comprins ne appoin-
tiez cy dessus, et lesquelz mondit seigneur vouldra
accepter, seront par lesdiz de Gand aggréez et con-
I, Le duc, par lettres du 0 juillet iktK, fit remise aux Gantois
de 70 000 ridden sur le» 3S0 000 qu'ils étaieot teans de lui payer.
— Gachard, /. c.,p. 114.
S. Jean Chev rot.
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likSXi DE MÀJBIS.V D'ESCOUCHT. 10S
KDtîz, aiosi qu'ilz ont esté passez et signez par les
dessus nommez clercs de ladite vitle. » -
« Qaibus quidem obUtdatùbus et promissionibus die-
toriim ikputatorum Gandensium, per ipsum illustris-
fimum dominum ducem auditis et consideratisy et eis .
medianttbus, ipse domzrms dux nolens, ut asseruit,
attendere, nec habere respecUtm ad gualitatem enor-
miumgue pbtrium criminum et offensorum per eos
contra ipsum et suam majestatem diverse modo per~
petratorum^ sed more pii principis, misericordiam
riguori justitiae anteferre^ ob honorem et reverentiam
primo Dei omnipotentis^ ac demum ob magnam cordis
sut compassionem qud miserim et caîamitati populi
Gandensis qui tam inique, tamque astute seductus a
vid recte obedientite aberravit, maxime compatitur.
Et ut ad cognitionem ivre obedientias reducatur, idem
dominas dux prasfatis deputatùs, ore proprio, dixit :
quod eos in suam gratiam admittebat et recipiebat,
addiciendo, et in promptu Mcifaciendo per dominum
Petrum, dominum de Goux^ mililem, consiliarum
suum, qtiodf mediante eo quàd omnia ea et singula
contenta in prœdictis articidis facere et effectualiter
aèUmpl^re tenerentur, et quod illa facerent et adimi-
plerent, ipse dominas dux super praedictis quibus-
cumque eorum crimintbus, excessibus, offensis et de-
lictis,sid> umbrâ et occasione pressentis guerrse, eteà
durante, commistis et perpetratis^ litteras suas abo-
litioniSf gratitB, et remissionîs in formé condecenti, et
in talicasu opportunas, ipsis date concedere annuit et
consensit, necnon ad omnia singuUi eorum bona immo-
bilia^ uèicumque situata, in statu quo pro nunc repe-
rientifTy apprehendenda, singulum eorum restitaendum
byGoogIc
106 CHRONIQUE [I4S3]
fore volait et àeclaravit; sub ed tamen conditione , et
eo mediante^ quod iidem deputati, nomine quo suprà,
ibidem promiserunt, imâ cum alii's tribus membrîs
Fiandrias, consentire, et ex nunc consenserunt , in
quantum in eis est, ad hoc, ut certum trièutuRij de
nowo erigi et levari possit, ad opus et utiiibitem dtcti
domini dueisy super cerds rébus et marchandisiis in
patria Flandriœ quœ ad hoc expedientius eligende
viderentur, ad eo quod denarii ex eodem trAuto,
spaiio quindecim annorum duraturo, provenientes ,
possint vaiere et talis valoris existere singulis annis,
sicut redditus et dominia ipsius domini ducis, occa~
sione hujusmodi guerrae diminuta et deperdila valebant,
et antè lempus guerras, singulis annis vaiere poterant,
modo et forma alias super hoc latiùs prelocutis. Nec
non pro prasmissis omnibus et singulis adimplendîs
procurare, cum effectu qubd dicti de tribus membris
se obUgabunt et promittent se facturas et curaturos pro
et nomine dictorum Gandensium , quod contenta in
dictis articulis per ipsos Condenses adimplebuntur, et
quod de promissione et obligatione prtedictis, suas da-
bunt litteras autentiquas^ et in formé débita ad opus
et utilitatem praedicti domini ducis expeditas. Super
quibus prœmissis omnibus et singulis, prmfatus do-
minas Petrus de Goux , pro et nomine ipsius illus-
trissimi domini ducis, petiit à me notario publico
infrà scripto sibi fieri atque tradi instrumentum
publù:um uman vel plura, in testîmonium astantium
innotanda.
u4cta fuerunt hœc in campis, in exerciui dicii illus-
trissimi principisy propè castrum de Gavre, in domun-
culd portabili ipsius domini ducis, prsesentibus et astan-
byGooglc
[1483] DE MATHDCU D'ESCOUCHT. 107
tibuSf atm dicto iîiustrissimo demino duce, illustrUms
principîbus dominis Karolo de Burgundid, comité Kw
dralesii; Johanne de Burgundid, comité de Stampis;
illustri domino Âdolpho de CUves et de Marka , do-
mino de Bavestain ; domino Johanne de Portugaliâ ',■
domino TfwAaldo de Luxembourg; domino de Fien-
nes* ; domino Jacobo de Luxembourg; domino ^n-
thonio, bastardo de Burgundid; domino ThicAaldo de
Neufchastel, domino de Bîanmont, marescftallo Bur-
gundiœ; domino Peiro de Beffropnont , domino de
Charny; domino Johanne de Cro/; domino Claudio
de Montagu, domino de Coulches; domino Johanne de
Ifeufchastelf domino de Montagu; domino Johanne,
domino de Lanno/; domino Johanne de Luxembourg,
bastardo de Saint-Poly domino de Habourdin; do-
mino Simone de Lalaing, domino de Montign/; do-
mino Karolo, domino de Roichefort; dicto domino
PetrOf domino de Goux, militibus, et Bertrandu de la
Broquière. Et ego Johannes de Scoenhove, clericus Ca-
meracensis diocesis publicus , apostolicâ et imperiali
auctaritatibus notarius, quia prœmissis omnibus et
singulis dum sit, utpreemittitur, agerentur, dicerentur
et fièrent, unà cum prœnominatis dominis astantibus
prœsens inlerfui, eaque sic fieri vidi et audivi, idcirco
hoc prœsens publicum initrumentum , manu med pro-
prià scriplum, ex inde confeci, signogue meo publico
solito et consueto signavl, hic me etiam manu proprid
I. Fila de H«nre de Portugal, Abc de Coimbres, et d'Isabelle
d'AngiHi.
S. TA. Gachard ponctue ainù ; mais il faut lire : Thibaut de
lAzemboui^ , seigneur de Fiennes. Je rectifie la ponctuation pour
les BoiBS qui soifent.
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108 GHROmQTJE [14S3]
subscrUxndo^ in validius tesUmonium omnium et sin-
gulorum prœmissorum requtsitus et rogatus.
H Sic signatum J. de Scoenhove. m
« Et depuis, lesdiz de nostre ville de Gand dous ont
supplié et requis que nous noua voulsissions trans-
porter près de Gand, à demie lieue, en telle place que
bon nous sembleroit, pour recevoir d'iceUe nostre
ville la reducion et obéissance; et avec ce, ladite
amende honnourabte, ainsi qu'il est contenu en l'un
desdiz articles desdictes ofTres. Laquelle chose avons
accordé de faire, en ordonnant ausdiz députez que
ceulx de nostre dite ville pour faire ce que dit est,
feussent au devant de nous, aujourdhuy xxix' jour de
ce dit mois, date de cestes présentes, à beure de midi
d'icelui jour, ce qu'ilz ont fait, en nous criant et
demandant mercy, et en nous rendant leurs ban-
nières, ainsi en Testât, en la forme et eo la manière
qu'il est contenu èsdiz articles.
oc Et ce fiût, nous, estans en armes devant nostre.
dite ville de Gand, leur avons dit et fait dire par
nostre très chier et féal chevalier et chancellier,
messire Nicolas Rolin, seigneur d'Anthune, que:
moyennant raccomplissement desdiz articles et du
contenu en iceulx, nous leur baillerons noz lettres
de grâce, d'abolicion et de pardon, et que ferions
publier par tous nos pais, tant de Flandres que
autres, bonne et ferme paix et toute sceurté, pour
les iohabitans en nostre dite ville de Gand, et pour
ceulx qui les ont servy en armes, en fait de guerre
avecques eulx, tenans à présent leur party. Et duquel
accomplissement du contenu èsdiz articles , tous
ceulx qui se portoient esdievins et hoofinans, les
byGoogIc
[14S3] DE BIATHIEU D'ESCOUCHT. 109
doyens, grans et petis, et autres en grant Dombre,
representans le corps et toute la commiuiaulté de
nostre dite ville de Gand, eD ratilliaDt, approuvant et
aggreant tout ce que leurs députez avoient fait et
oITert, ont promis d'accomplir de point en point, et
de nous en baillier lettres patentes en forme due,
scellées du seel de nostre dite ville de Gànd.
a Savoir faisons, que nous, ces cboses considérées,
et pour les causes, raisons et consideracioos dessus-
dites, et principalment pour honneur et révérence de
Dieu nostre créateur, aiant pité et compacion de
nostre dite ville de Gand, et de nostre peuple habi-
tant en icelle, de nostre certaine science, auctorité et
plaine puissance, ausdiz de nostre ville de Gand, inha-
bitans en icelle, tant hoofoians, conseilliers, que au-
tres, de quelque estât ou condicion qu'ilz soient, qui
les ont servy en armes et fait guerre avecques eulx,
tenans à présent leur party, comme dit est, (xintre
nous et nos subjez obeissans, avons remis, quictié,
pardonne et aboly, et par ces présentes remectons,
quictons, pardonnons et abolissons perpetuelment et
à tousjours tous les delicls, roeffais et offenses que,
ilz ou aucuns d'aulx, ont et pevent avoir commis,
. pour et à l'occasion de la guerre, division et rébellion
par eulx fiùcte contre nous, nos gens et subgez , en
qudcooque manière que ce soit, et sans ce que, à
ladite occaàon, leur en soit jamais riens demandé,
ne que aucune poursuite criminelle ou civile en soit
faicte à rencontre d'eulx. Et afin que bonne et ferme
paix soit et demeure en nostre dit pals de Flandres,
et que pour .le &it de ladite guerre ne puist cy après
sourdre aucuns debatz, procès ou differens entre
byGoogIc
ilO GHRONIQUE [14S3]
ceulx de Dostre dite ville de Gand el aultres nos
subgez, de nostre dite scieDce, aucloiité et plaine
puissance, avons ordonné et ordonnons que ung
cbascun, d'une part et d'autre, retournera de plain
droit à ses maisons, rentes, censés, Befs, heritalges
et biens immeubles, et que ung cbascun en joyra, et
les aura et prendra h la charge et en tel estât qu'il les
trouvera de présent, sans les povoir autrement calen-
gîer, requérir, avoir, ne demander. Et se aucuns
meubles sont trouvez èsdites maisons qui auparavant
de la guerre y estoient, et appertenoient avant ladite
guerre encommencée à ceulx à qui ïcelles noaisons ap-
pertenaient, iceulx meubles leur demourront. Et au
r^ard de tous autres meubles, debtes, arreirages,
louaiges de maisons et fruiz recueilliz et prins ou
levez avant la date de ces présentes, l'en n'en pourra
jamais faire querelle, demande ne pom-suile aucune,
d'une part ne d'autre. Et samblabtement voulons et
nous plaist esire fait, au regard des fruis et proufHz
des bénéfices des gens d'église, levez et perceuz durant
ladite guerre et rébellion; desquels fruis et proufliz
receux ne sera aussi faicte aucune poursuite d'un
costé ne d'autre. Et en oultre, avons ordonné et or-
donnons, de nostre dite science, auctorité et plaine
puissance, que tous bannissemens, declaracions, edicts '
et status fais en nostre dite ville de Gand, durant le
temps de ladite guerre et rébellion, ne sortiront aucun
effect; etlesquelz, comme nulz, nous avons rappeliez
et révoquez, rappelions et revocquons, et mectons au
néant du tout par ces mesmes présentes. Et afin que
ce soit chose ferme et estable à tousjoura, nous avons
fait mettre nostre seel à ces dites présentes et aux sam-
byGooglc
[1U(3] DE MATHIEU lyESCOUCHT. 111
blables. Donné en nostre ost devant nosti-e dite ville
de Gand, le peoultiesme jour du mois de juillet, l'an
de grâce mil rccc cinquante et trois. Jinsi signé:
Par monseigneur le duc.
n 3. DE MATISEnCB.»
CHAPITRE CVI.
Commeot Jaspard Barbien, Venîssien, bailla reùsteitoe
au graot Turcq qui voloit assiégiez la cité de N^gre-
pont.
Vous avez oy la manière de la rendicion et du
traiclié que ceulx de la ville de Gand eurent aveuc le
duc Pfaelippe de Boui^oit^e, comte de Flandres,
leur naturel seigneur, et comment, pour les faultes
qu'ilz avoient faictes l'année précédente, il les pugnUt
criminellement, civillement et honnourablement. Sy
lairons de ceste matière à parler, et retournerons aux
entreprinses que le grant Turcq dont devant avons
parlé, faisoit en ceste année cinquante trois. Vray est
que, environ la Saint- Martin d'iver, icetlui grant
Turcq mist sus grant nombre de galées et vaisseaux,
fors garnis de gens de guerre et de vivres, à intencion
de mettre et poser le siège devant une cité, nommée
Ne^repont. Hais ce venu à la congnoissance de cenix
de ladicle cité, et d'un gentilhomme nommé Jaspart
Bartïîen, Venissien, se assamblèrent grant nombre
byGoogIc
m CHRONIQUE [liS3]
de crestiens des marches d'environ, et se mirrent tous ■
eDsambte audevant dudit Turcq et sur le chemin qu'il
devoit tenir à voloir mettre sondît siège , où ilz ren-
contrerrent ly l'ung l'autre; ouquel rencontre eult
merveilleuse et dure bataille, car icellui Jaspart et les
crestiens, qui estoient en grant nombre eo sa com-
paingnie, s'y porièreot sy vaillant, que sur le champ
y demora mort, de la partie des Turcqz, jusques au
nombre de dix mil ou environ. Et furent iceulx Turcqz
mis en fuite et en desroy, où tes crestiens gaingnièrent
graos finances. Et ne peutt à ceste heure ledit Turc
fumir soD entreprinse; et, par ce moyen, demourra
ladicle cité paille, sans avoir quelque siège. Et ne
fanlt doubler se ledit Jaspart, à sou retour en icelle
cité, fut grandement honnourez et festoyé par les hab-
bitans en icelle. Aussi y avoit bien raison ; et assez
brief appre/, icellui Jaspart s'en retourna à Venise,
et dit aux Venissiens ces nouvelles, qui sunblabte-
ment en furent moult joyeux, et par eulx fu grande-
ment festoiez. Mais, en brief temps apprez icelle des-
confîture, ledit Turcq manda et escripvit au Roy de
Honguerie et ung seigneur du pays, nommé Janus,
Blanc de Honguerie, dont cy devant avons parlé, que
iHÎef les yroit visiter, ou cas que à lui ne vorroient
faire obéissance. Et, sur ces nouvelles, icellui Blanc,
du consentement du Roy, lui manda qu'il n'attende-
roit pas sa venue, et que, à l'ayde de Dieu, la saison
d'esté venue, le yroit visiter, et le chasseroît aussy
loing qu'il avoit ooques fait son père. Lesquelles be-
soingnes on fist savoir à Phelippe, duc de Boui^oin-
gne, à intencion de sur ce donner ayde el secours.
byGoogIc
[I4B3] DE MATHIEU IVESCOUCHT.
CHAPITRE CVIÏ.
Ck>inment le Roy Henry d'Angleterre (iit mis eu tutelle,
et au gouveraemeat du Royabne fut comini» le duc
d'Iopc.
En ceste meisme ann^, le Roy Henry d'Engleterre
fut mis en tutelle par les trois estas de son Boyalme ;
et au gouvememeot d'icellui fut ordonné, pour ré-
genter ledit Royalme, le duc d'Yorc, dont le pœupple
fut fort esmeu, et doubtoient qu'il ne contendeist de
voloîr avoir la couronne , et en brief temps soy faire
Roy; et sambloit à aucuns^ que pour ce avoit fait
morir le duc de Gloucestre.
CHAPITRE CTIII.
Comment le duc Pbelîppe de Bourgoingne et autres princes
firent pluseurs banquetz à Lille, et comment le duc
d'Allen^n ala devers lui en icelle ville de Lille.
Droit es mois de février et de mars de ceste an~
D^ Lin, le duc de Bouigoingne, lui estant en sa ville
de Ulle-lez-Flandres , se Brent pluseurs banquez et
Dni.tizc-ct.CoOglC
114 CHRONIQUE [14S4ii. s.]
assambléez, tant de nobles princes, chevalliers et es-
cuiers, comme de nobles princesses, dames et damoi.
selles ; c'est assavoir le duc de Dèves, nepveu dudit
duc , i|ui Bst le sien en l'ostet du sieur des Aubiaux ',
par ung mardi xx* jour de janvier. Le comte d'Es-
tampes en fist ung en son hostel, le mardi y* jour de
février ensievauL; et ledit duc de Boui^oiiigne, en
son hostel lez-Saint- Pierre dans icelle ville, le di-
mence xviii' jour dudit mois de février'; auquel ban-
quet d'icellui duc, furrent fais pluseurs veux et de
par pluseurs princes et seigneurs, chevalliers et e»-
cuiers estans illec, pour aler en Turquie contre les
Turcqs et iafidelles de nostre foy, comme cy apprez
TOUS feray plainne declaracion. Et en ce meisme
temps, environ le premier bebourdïs*, le duc d'Allen-
chon arriva en la ville de Tournay, qui estoit venus
des p>arties de France, et d'ilec se parti par ung jour
incougneu, et s'en ala en ladicte ville de Lille, acom-
paingnié d'aucuns de ses gens qui raenoient les sau-
mîers; et lui, de sa personne, en ce point, ala
descendre, sans avoir autre compaingnîe, droit à
l'ostel dudit duc; et sans autrement soy faire con-
gnoistre, ala jusques à la chambre d'icellui duc, au-
quel, sans avoir conduitte, lui ala faire la révérence.
1 . Waleran, seigneur des Aubeaux.
2. Le banquet avait été retardé de quelques jours. On paya en
dédommagement à Jehan Yver, ■ marchant fournissant la des-
pense de boucherie et poullailler, >> la somme de i 00 livres. H. de
IjSiyytAe, les Ducs de Bourgogne, Preuves, t.ï, p. 416. — lijadans
cet ouvrage de nombreuses mentions relatives aux dépenses occa-
sionnées par la fête du Faisan. Nous nous bornerons à en relerer
quelques-unes, renvoyant, pour les autres, au livre lui-même.
3. Taunioi.
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[1454n.s.] DE MATHIEU D'ESCOUCUY. US
Et quant icellui duc t'eut congnu, lui 6st grande re-
cepcioD, et fu mal content du seigneur d'Ârsy ' et de
Hervé de Meliadès, lesquelz il avoît envoyé en tadicte
ville de Toiirnay, devers icellui duc d'AUenchon, afGn
de savoir sa venue de bonne heure, à intencion de
voloir aler aux champz au devant de luy, lesquelz de
ce ne peurent faire leur devoir, parce que ledit d'Aï-
lençon ne se voult ouques descouvrir à eulx de son
département. Neantmoins il fut grandement receu et
festoyé par ledit duc de Bourgoingne et les princes
et seigneurs de son hostel. Et apprez qu'il eut esté
ainsi receu, à son parlement, icellui duc fîst paier tous
ses despens et de ceulx de sa compaingnie, quy estoient
en nombre de deux cens chevaulx ou environ ; et sy
leur fist pluseurs grans dons de joyaulx et vaisselle
d'argent, montans à grosse somme de deniers. Et
d'ilec prînt son chemin en la ville d'Aras, à Dourlens
et à Abbeville, et tira son chemin à Rouain et en Nor-
mendie. £t assez brief apprez, eut pluseurs graos
affaires de sa personne, comme vous orez, dont le-
dit duc de Bourgoingne fut courouchié et desplaisant.
1. J'ai longtemps hésité sur l'attribution du nom de ce per-
sonnage. Un Jean , seigneur et baron d'Arry (il signe ainsi, mais
(»] rencontre aussi Arty) , serrait en Normandie dans les rangs
des Anglais en 1437 et aauées itntantes {Titres scellés de Clairam-
b«ull, vol. 5 et 136). Je trouTe dans Dom Villevieillej en 1438,
un Jean d'Arvillier, écuyer, seigneur d'Arcf. EnGn je rencontre,
vers 1480, Jean le Vaste, chevalier, seigneur d'Arcy (Archives,
UM, 1095, n> 11). Il y a tont lieu de croire à l'identité des deux
premiers; c'est sans doute de ce Jean, seigneur d'Arcy, que parle
le chrraiiqueur.
byCdogle
CHAPITRE CIX.
Gomment les eotremès, jouste» et veux furent fais aux
banquets les ducs de Bourgoingne et de Clèves*.
Or, vous vœul declairier la manière et la conduitte
qui fut tenue es banques des seigneurs, dont cy de-
1 . J'ai Rompâré soigneusement ce chapitre, contenant la relation
de la fête du Faisan , avec denx autres relations qu'on pos-
sède : l'une, insérée dons les mémoires d'Olivier de )a Marche ;
l'autre qui se troave dans le manuscrit Baluie, 10319* (Fran-
çais 5739), f. 17S k ZS7. — M. Barrois, dans sa Biblioihfgue
pmypograpkiijue, mentionne, sous le n° SS4i, un manuscrit
ayant fait partie de la biUiothéqtie des ducs de Boui^ogne et por-
tant ce titre : > Ordonnances du banquet cpie fist, en la ville de
Lille, Philippe, duc de Bourgogne, en l{i83, le 17 février, avec
les vaux des seigneurs de Flandre, d'Artois et de Haynaut. >
Pedt in-rolio snr vélin, d'environ 200 feuillets. Enfin, M. Van
Praet, dans ses See/ierchet sur Louis de Bruges (notes, p. 32S,
n' 13), cite • VOrdùimance du Banqaet, Ms. in-4°, original, qui
se trouve dans la bibliothèque du Roi. » Je ne connais de reladon
du banquet & la bibliothèque que celle du Hs. Baloze 10319*.
Est-ce celle-là que M. Van Praet a citée?
Mathien d'Escouchy donne, comme on va le voir, de la famense
fét€ du Faisan, un récit presque identique aux récits d'Olivier de
la Marche et du Ms. Baluze 10319*. Quelle est, entre ces trois
versions, la relation originale ? M. Buchon, qui n'a confronté que
les deux relations de la Marche et de Mathieu d'Escouchy, penche
k attribuer à ce dernier le mérite de l'originalité. Je ne saurais
adopter cette opinion. Mathieu d'&couchy a pu connaître certaines
particnlarités qui avaient échappé à Olivier de la Marche et même
byGoogIc
[145bn.s0 DE HATHIED D'ESCOUCHT. 117
TBDt est fiùcte mendoD ; aussy des tnetz et entremetz
de quoy on servyt à iceuU baoquetz; aveuc la decla-
raôon des veulx pour aler en Turquie, qui y furent
fais, tant par iedit duc de Boui^oingoe, le corate de
Charoloîs, sou fîlz, comme aultres princes, barons et
grans seigneurs, aveuc pluseurs chevalliers et escuiers
de grant auctorité, selon ce que je en peux veoïr, et
avoir reltenu de mon petit entendement'.
à raolear anonyme de la reUtion du Ms. Balaie, mais il n'est pas
pour cela original. La Uarche assistait i la fâte (nons avons le vœa
qu'il prononça). L'auteur anonyme est plus complet et plus cir-
constancié qne la Marche, et doit être aussi un témoin oculaire.
Ponr Maihîen d'Esconchy, je doute fort qu'il ait assisté à la fêle
qu'il décrit. H a di) composer son récit pièces en nuûns , ayant
sons les yeux les antres relations, copiées plus ou mmns serrile-
ment sur une relation originale qui leur avait servi de typcj mais,
selon son habitude, il ne se contente paa d'une simple copie, il
utilise les données qu'il a pu recueillir auprès des seigneurs de la
coar de Boni^c^e, et surtout de certains des plus puissants, dans
rÎDtimîté desquels il paraît avoir été. Ce qni le prouve, ce sont
les variantes qn'on trouvera minutieusement relevées; ce sont les
quelques passages qni appartiennent en propre à Mathien d'Es-
conchy; c'est enfin qne sa relation est la plus complète que l'on
possède, et que seule elle donne textuellement et intégralement
Ions les voeux qui ont été prononcés.
1 . Voici comment débute Olivier de la Uardie, qui est suivi ici
presque textuellement par la relation du Hb. Baluxe 10319* (je
CErai observer qne tontes les variantes empruntées i Olivier de la
Marche scHit relevées d'après une version manuscrite pins correcte
que les éditions imprimées. Hs. de la Hare 8419', — actuellement
nwifais 2869) :
■ PanrceqnegrandesetbonDorablesnuvresdesirait loingtainne ■
renommée et perpétuelle mémoire, et mesmement quant lesdictes
(Bovres sont faictes en bonne iotencion, je me suis entremis de
meHreparescriptetenregistrerparordre, auplusprèsde la vérité
cl sdoa mon petit sentement, une feste faicte à Ijsie le xvn* jour
byGoogIc
118 CHRONIQUE [1484 n. s.]
Le commencement desdiz banquez, sy fut par uoe
jouste qui se 6st ea icelle ville de lille, le xvii' jour
de février, oudit an Lia, et laquelle avoît esté criée à
uDg banquet fait par le duc de Clèves, eavirou
xvm jours paravant. Auquel banquet fut ledit duc de
Bourgoingne, ensemble les princes, seigneurs, dames
-et demoiselles de sa maison ; et fut le cry tel : que le
chevallier au chine', serviteur aux dames, faisoit
savoir à tous princes et nobles hotnmes, que le jour
que le duc de Bourlingue feroit son banquet, op le
trouveroit en ladicte ville de Lille, armé de hamois
de jouste, en selle de guerre, pour jouster à la toisie',
de lance de mesure et de courtois roches', à l'ea-
Cûntre de tous ceulx qui venir y vorroieot ; et cellui
qui, pour ce jour, feroit le mieux, au jugement des
dames, sans ce qu'il s'en exemptast en riens, aroit et
gaigneroit ung chine d'or, enchaîné d'une chaine
d'or; et, au boult d'icelle chaine, ung riche rubis,
que les dames presenteroient à cellui qui l'arroit
desservi.
de février l'an mi) qutire cens cinquante Irois par très excellant,
très bault et très puissant prince Monseigneur le doc de Bom^in-
gne, de Brabant, etc. (tous tes titres sont menlionnés dans le Ms.
10319'), et commença icelle fesle par une jouste cedit jour, la-
quelle jouste avoit esté crjée a ung trè» beau bancquet .qu«
' Monseigneur de Clèves donna , > etc.
t. Cygne.
2. Olivier de la Marche : > A la toîlle. > Ms. Baluze : ' En la
trille. B
3. Olivier de la Marche, version des imprimés : < roquets. * —
BAtons ferrés (Eoqueforl). Godefroy dit ; < Ce sont des lames dont
les pointes de fer sont ahatuea pour ne pas blesser en des tour-
byGooglc
[1454 n. s.] DE MATHIEU D'ESCOUCHY. U9
Tel fb le cry et ordonnance Tait par l'adveu de
messire Aldof de Clèves, frère au duc de Clèves', et
Depveu' au duc Phelippe de Boui^oïngne, qui estait
cellui pour quy la criée se faîsoit. Et, à ce que je vis,
ladi<^ criée et jouste se faisoient au pourpos d'un
eotremetz qui fut fait à cedit banquet, et qui conte-
noit eo largeur* la pluspart de la table prîncipalle*.
£t iiit une nef à voille levé, moult bien faicte, en
laquelle avoit ung chevallier tout droit, tout armé',
et estoit son corps paré et vestu'd'une coste d'arme
des plaînnes armes de Clèves. Plus avant^, avoit ung
chine d'argent, moult bien fait, lequel chine fut aorné
par le col d'un colier d'or, auquel tenoit une longue
chaîne d'or, dont ledit chine nooit par engin des-
soubz en icelle nef. Et à l'un des boutz de la-
dicte table estoit assiz ung chastel moult riche et
bien fait, et sambloit proprement ung chastel bien
siluë et forliflié', au piet duquel chastel flottoit ung
i . < Frère, > etc. Ce détail, qui se trouve paiement dans le
Ms. Baltuc, esi omis par la Marche.
8. t Nepveu, > etc. Ce délai! appartient en propre à Mathieu
d'Escouchy.
3. 1a Marche : s Longueur. >
4. La phrase est ainsi conçue dans le Ms. Baloze :<.,.. qui fut
fait aodit banquet à la plus prindpale tablé, et tenoit de longueur
la plus grant partie d'icelle table. >
5. \a Marche et Ms. Balnze : i Tout droit armé. >
6. Le Ms. Baluzti ajoute : > Par dessas le hamaiz. •
7. Ms. Baluze : « Et pnix devant. ° I.a Marche :> Et dtvant.i
S. La Marche : ■ Dont ledit signe faisoit manière de tirer la
nef. * Hs. Baluze : * Par laquelle ledit chine tiroit icelle Def. >
9. lEtsambloit Ceci n'est pas dans la Marche. Ms. Baluze ; *
> Et sambloit estre patronné sur ung autre et estoit sûrement et
bien sdtné et fortifié. «
byGoogIc
120 ' GHftONIQUE [145b n. s.]
faucon' suruneg^ase rivière; et me fu ditqueceset-
gaifioit et monstroil comment jadis, miraculeiMemeot,
uog chine meaa en une nef par la rivière du EUd, ud^ '
chevalier au chastel de CLèves ; lequel fut moult ver-
tueux, et vaillant; et l'espouza la princesse du pays,
qui pour lors estoit vesve ; et en ot lignié, dont les
ducs de Clèves venus depuis icellui temps et ceutz de
présent sont veous, yssus et descendus, qui est sy
noble lignié es Allemaingnes, comme l'eosçet'iet
pour ce, me sambla que la manière de la criée en-
ùevoit l'efect de l'entremez*.
Et caste nuit, fut présenté le chappelet, pour faire
le second banquet*, au comte d'Estampes, qui le fîst
par ung jour de mardy audit lieu de Lille, en son
hostel*, environ dix jours apprez. Lequel banquet fut
moult plentureux* et riche, et garny de moût nou-
veaux entremès, dont je me passe pour abregier : car
à tout declairier, la chose seroit moult longue, et
veulx venir à mon inteacion'. Et à icellui banquet
i . Goderroy met en note : ■ Ce«t'à-dire nn petit Taisseao. ■
2. La Marche dit simplement : ■ Dont lesdis ducs de Clèves
jnsqnes à ce jour sont ysauz. > — Consulter, sur la légende du
cheyatier au cygne, l'introduction placée par H. de Reiffeoberg,
eo tête du poëme du Chevalier au Cjrpte, dans le tome IV dea
Monument* pour servir à l'hiitoire des provinces de Samur, de
Hainaut et de Luxembourg (18b6).
3. Ceci est omis dans le Hs. Baluie.
k, ■ Pour faire.... > Dans d'Esconchy seuleinent.
S. Ce document n'appartient qu'à Madiieu d'Escouchy. Ponrtant
le Ms. Baluze dit : « Par ung mardi. >
0. Abondant.
7. La Marche et Ms. Baluie : t Pour abréger et pour voiir à
moa intendoD. ■
byGoogIc
[IftSbn. >.] DE HATBIEU D*ESCOUCBT. 121
Eiit présenté ledit ehappelet an diic de Boui^ing;ne';
et la manière fut telle que apprez que leâ mez furent
levez des tables, saillirent hors d'une chambre grant
nombre de gens, chascun tenant en sa main une torse
de cbiire; apprez lesquelz vint ung officier d'armes,
serviteur dudit comte' d'Estampes, nommé Dourdain,
vestu de sa cote d'armes; et apprez icellui ofBcier,
Tenoient deux chevalliers, chambellans dudit comte*,
dont l'un se oommoit messire Robert de Miraumont,
et l'autre messire Gavain Quieret, seigneur de
Drueul*; et estoient iceulx chevalliers vestus de
longues ï'obes de velours noir, fourrées de martres,
et n'avoient riens sur leurs Cbiefz; et portoit chascun
en une main ung gentil chappellet de flours. Apprez
eulx, venoit une très-belle dame*, de l'eage de douze
ans, vestue d'une robe de soye violet, richement
brodée et estofTée d'or. Etluiperçoient* unes manches
oullre sa robe, d'une moût délié toisle, escripte de
lettre d'or grigoise^; et estoil sou chief paré de ses
cheveux beaux et blons, et par dessus une tocque,
afMlée* d'un volet* moult enrichi de pierres*. Celle
t. La Marche : « A nxnteigiieur le duc. > Hs. Boluze : * À
rnoodit seignear le Ane de Bourgoingne. *
t-3. La Marche et Hs. Baluze : * De rnoodit aeignenr. •
k. La Marche les désigne ainsi : > Monseigneur de Miraumont
et nwnseignenr de Druenl. ■'
5. Ms. Bainze : * Fille. -
6. La Marche : ■ Partoient. > Ms. Baluie : ■ Passoîent. >
7. Godefroy : M. grecque. — Le mol d'or ne se trouve ni
dans la Marche ni dana le Ma. Baluze.
8. Couverte.
». Godefroy : AL Bavotet.
10. La Marche et Bis. Baluse i > Pierrerie. >
byGoogIc
121 CHRONIQUE [1494 n. s.] .
dame estoit montée sur une moult belle haquenée,
couverte de boùchie' de soye bleue, et le m^ioient
trois hommes à pié, yestus de manteaux de soye ver-
meille, portans chapprons à cornette de soye verde;
et aloient ces trois chantaDs une moult estran^
chansoD faicte à ce pourpos. En telle ordonnance,
passèrent par devant les tables, et allèrent jusques
devant le lieu où estoit assis le duc de Bourgoingne*;
et quant l'ofHcier d'armes et les deux chevalliers
eurent fait la révérence comme il appartenoit, ledit
officia dît ce qui luy estoit enchargië en cest«
manière' :
« Très excellent, hault prince redoubté,
■ A vous venons en toutte révérence,
■ Pour chaîne avons qu'il* voua soit présenté
" Ce cbappellet, lequel est apporté
■ Par ceste dame, de très noble naissance*;
* Le comte d'Estampes, en son absence,
* Le TOUS trasmet, qui chi le vous envoyé*,
■ Et la nonune on la Princesse de Joye'. ■
1 . Ils. Bcloze : ■ Couverte et houcbié. >
2. La Marche : > Mon très redoublé seigneur nitHiseigneur le
duc. > Hs. Baluze : * Hondit leigneur le duc de Bourfiioingne. >
Je constate ici une fois pour tontes que cette même forme se repro-
duit fidèlement dans chacune des versions.
3. La Marche met ici le titre suivant : l'oppiciek d'ibheb.
4. La Marche : ■ Que. *
9. I^ Marche : t Par la dame que voyez en présence. ■
6. La Marche : ■ En ce lieu et envoyé. ■
7. Les trois derniers vers sont ainsi conçus dans le Hs. Baluze:
( Le noble conte d'Estampe* en oLicDCf
1 Par elle le tous eutoye ,
■ Et MD nom est la princcHC de Joie.
byGo'ogIc
[:i4S4n. B.] DE HATHIED D'ESCOUCHT. 1Î8
Quant l'oflicier d'armes eut dit et achevé sa charge*,
les deux chevalliers qui le cbappellet teDoient vinrent*
à la dame, et lui baillèrent ledit cbappellet en ses
maios; puis les autres trois qui ilec l'amenoîent la
deschendireut jus de sa haquenée; et ay tost coraine
elle fut ainsi deschendue', l'adestrèrent* lesdis che-
valiers; et ilec Est ta révérence audit duc; et par ung
petis d^rez fais à ce pourpoa*, monta la dame sur la
table, et puis se mist à genoux* devant icelluy duc, et
en ce point demoura jusques à ce qu'elle eut baizié
ledit chappellet, et mis sur le chief duditduc; et à
soy relever, le duc le^ baiza. Et ce fait, ladicte dame,
s'en retourna' au lieu dont elle estoît partie. Ainsy
fut présenté ledit cbappellet audit duc, par quoy' la
1. La Marche : > Eut ce dit. * '
2. Ia Marche : * Les deux chevalliers viiÏBreni. ■
3. Hs. Baluze ; > Et après. ■
d, Jdestrvr^ être à la droite, et par extension : accompagner,
5. La Marche et Ms. Balnze : « { ceste cause. ■
6. Le Ms. Balnze et la Marche ajoutent ici : > Une fois sur le
bon de ladicte table, et puis aprocha et se agenoulla devant
mondit seigneur, • etc.
7. Seul, la Marche met : ■ la. >
8. Le Ms. Balnze ajoute un tu, La Marche : « Et s'en retourna
ladicte dame, son emprinse achevée. ■ Pnb, il donne cet intitulé :
■ CoNHKirr HoNSBiGimix Adolf s> PBunm sua lus axHS ad jom
DU BUQDxr DB MONSKiaNBDX ^na lonsTEB coutbb tous venus. >
Et il reprend : < Ainsi fut présenté.... •
9. La Marche : « Par quoy il détermina le jour de son banquet
et £t de moult grarn preparacions.
■ Au jour de son banquet (ici reprend, après son ete. leMs. Ba-
laie, lequel ajoute, — ce qni n'est pas dans la Marche — : qui fut
le dû-septième jour de fevKcr dessuadit) doncques (Ms. Batnie
ioelo7) Monseigneur Adolf, qui s'estmt fait crier le chevaher an
byGoogIc
iVt CHROmQtrE [I45fc n. s.]
feite fiit emptÎDse, dont cy apprez je feray men-
cion.
Comme j'ay dit une fois, le xvn* jour de février,
l'aD mil cocc cinquante et trois, fu (ait ledit bancquet
dont je devize, par Pfaelippe, duc de Bourgoingne et
de Brabant. Et commencheray par messire Aldof de
Clèves, qui se fist crier pour cellui jour le chevallier
au cyne, lequel se rendi' de très bonne heure sur les
rens, et lut aoompaingnié, depuis là où il parti jusques
audit lieu, par le duc de Boui^oingne, son oncle, le
comte de Charoloîs, filz dudit duc, et de messire
Anthoine, hastard de Boui^oingne*, qui estoient tous
trcHS vestus de velour' sur velour noir, et avoient
chascun ung coller d'or, moult riches de pierrerie,
tant de diamans*, balais, comme perles, et porta' le
duc une cornue cedit jour en son cbapperoD, sy
riche de* pierrerie, que ce me sambla, ne autrement
ne le scay présentement estimer, fors habillement de
prince puissant.
Le comte d'Estampes, cedit jour, accompaingna
pareillement le chevallier au chyne, lequel parti de
son hostel en la manière qui s'ensieuf :
1. La Marche ajoute : ■ Après dûner. > •
t. Ia Marche et Hs. Baliue : ■ Moadit seigneurie duc, Mon-
fdgneurde Qiarolais, Monseigneur le bastard, * etc.
tt. La Marche : * De robes de velours. ■
4. Le Hs. Baluze ajoute : > Rubis. ■
5. La Marche : ■ Et portoit. > Hs. Bainae : ■ Et, entre autres
choses, porta, *
6. Le Hs. Baluae ajoute ; ■ Grosses. •■
7. A ta place de ce paragraphe, qui est égalemenl dans le
Hs. Baluie, on lit dans la Marche : ■ Honseigneur Âdolf, ao-
cumpaignié comme dit est de mondit seigneur, de Monseifaoïr
byGooglc
[1454 n. bO de MATHIEU D*ESCOUCHT. iSS
Premièrement, tous ceulx qui estoîent vestus de
ses robes aloieot devant, et apprez eulx aloieot ses
tabourios; àpprez .aloit ung poursierant d'armes,
nommé Leal*, qui portoitune cotte d'annes plainne*
de chines. Et apprez aloit ung grant cbine merveil-
leusement et soubtiment fait, qui avoit une couronne
d'or ou col, à laquelle pendoit ung escu des plainneA
armes de Cléves; et à celte couronne, qui foisoit audit
chine colier*, pendoit une chaine d'or, laquelle tenoit
à% tresse de l'escu du chevallier ; ledit chioe estoit
adexlrez de deux sagîtaires*, moult bien Tais, qui
tenoïent ars et flesches en leurs mains, et faisoient
manière de tirer à l'eucontre de ceulx qui voloient
aprocbier ledit chine"; qui estoit belle chose et plai-
sant à veoir.
Apprei aloit ledit chevallier tenant- à la chaine,
comme j'ay dit, armé de touttes armes moult ricbe-
ment et gentement; et estoit son cheval couvert de
drap de damas blanc et bordé de fringes' d'or, et son
escu de mesmes ; et avoit à dextre, à senefilre et au
derrière, trois josnes enHans, paiges, habilliez de
blanc^ en manière d'angèles, montez sur beaux cour-
siers enbamechiez de drap blanc bien decoppé. Et
de durrolois et de Honseigoeur le baMard, en oultre de Monsei-
gneur d'Estampes, partit de son hostel, à grant compaignie de gens,
vestnz de tes robes, et alloient devant, > etc.
i . Le nom n'est pas dans ta Marche.
S. Hs. Baluie ; « Semée, >
3. Renseignement qni n'est pas dans la Marche.
U. ArAen. Godefroy : Al. Satyres.
5. 1^ Marche s'arrête ici, et le Hs. Baliue met un etc.
6. Hs. Baloze ; ■ De grandeset longuei frengei.i
7. Hi. Balnxe ; ■ De blans vestemens, belles et dyadèœes. >
byGoogIc
1S6 CHRONIQUE [1454 n. t.]
apprez eulz aloit iing paUefTrenier, vestu de blanc,
sur UDg petit cheval, qui menoït en sa maiD ung des-
trier tout couvert de drap blaoc, bordé de grandes
lettres d'or et franges d'or, à la devise dudit messire
Aldof; et derrière lui aloit le duc de Clèves, son
frère*, et monseigneur Jehan de Coïmbres, nommé
l'enfant don Pètre', qui futfilz*du bon Roy dom Jan
de Portingal, aveuc grant nombre de chevaUiers et
nobles hommes, tous vestus de blanc, à la parure du
chevallier au chyne, qui portoieut les lances en be1Te
ordonnance*.
En cest* estât' et compaingnie, fut mené^ le che-
vallier au chyne sur les rens et devant les dames', et
fut présenté par Thoizon-d'Or*. Roy d'armes, à la du-
cesse deBourgoingne", femme et espeuze audit duc",
aux aultres princesses, dames et damoiselles; lequel
I. La Marche : > Dudit chevallier. ■
i. Godefroy, Hs. Baluze et de la Marche (c]ui omet le mol entre
crochets) : e Frère dudit chevallier [entrepreneur], >
3. Ce détail n'appartient qu'à Mathieu d'Esconchy.
4. Ms. Baluze : - Filz d'un des filz, y etc. La rectification est
juste ; Jean de Portugal était fils de Pierre, duc de Coimlires, le-
quel était fils du roi Jean I".
5. Le Ms. Balute ajoute un etc.
6. La Marche et Ms. Baluze : > Tel. .
7. Hs. fialnze : > Et ainsi acooipaignèrent. »
8. La Marche et le Ms. Baluze mettent simplement : a Devant
les dames. >
9. Jean le Febvre, seigneur de Saint-Hemy, roi d'armes de la
Toi&on-d'Or depuis 1429.
10. La Mardie : ■ A très excellante, très haulte et très puis-
sante princesse madame la,... > Ms. Baluse : t A. madame
la.... .
II. Seulement dans d'Escouchy.
byGoogIc
[14S4I1. s.] DE MATHIEU D-ESCOUCHT. Iî7
fut bien vegnié' comme il a[^partenoit'. Et tantost
apprez fut admené dedens les lices, aveuc le chine
[qui l'avoit amené, ensemble'] les sagitaires, qui furent
mis* sur ung hours' à ce propice, [pour attendre le
retour'].
Guer^d de Roussillon ^ fut le premier qui se pré-
senta à rencontre du chevalier au chine, auquel Gue-
rard ledit chevalier bailla sy grant coup de la première
course, qui le percha et fendi son escut tout oultre,
doDt ledit Guerard ot' grant destourbier*.
Après se trouva sur les rens *" messire Jehan de Mont-
fort, gentement" housse de soye et de bordure**.
Assez tost apprez vîntLoys de Luxembourg, comte
de Saînt-Pol **, housse d'un riche drap d'or, la moictié
gris et l'autre moictié de cramoisy, et le seigneur de
1 . Bien verni.
2. Seulenoem dans d'Esconcby.
3. [ ] Ms. Sorbonne.
k. I^ Marche et Ms. Baluze : « Et le chine qui l'avoit amené
arec les ii sagittaires furent mis, etc. >
6. Le Ms. Baluze ajonle un etc. La Marche : « Ung hourt
qui leur estott préparé. ■ Rt il ajoute cet intitulé :
< GommrT MoHsnonBOa Adolf jodsta et coMMKfrr il rr Lots
DD CaKVU.I.ABD s'zntmBPOBTËKINT PAa raiBE. I
7. Hs. Baluze: ■ Ung escnier iiomaié.... »
8. Ms. Baluze : •■ Ot pour iceloy jour moult... ■
^. Trouble, embarras.
10. Godefroy, la Marche, Us. Baluze : > Après Tint. •
11. n>id. : ■ Hoult gentemeat. ■ {Grandement, dans Gode-
r™,).
12. La Marche et Vta. Baluze : « Brodeure. >
1 3. La Marche et te Ms. Baluse portent simplement r < Monsei-
gneur le conte..,. ■
byGoogIc
128 CHRONIQUE [14Shn. s.]
FieDnes,soD frère', qui estoit couvert de velours noir,
à larmes Doires, moustréez d'un pou de bleu*.
Tantost apprez que le chevallier' fiit sur les rens,
le comte de Charolois et le devant nommé Anthoioe,
bastard de Bourgoiogne*, qui avoient amené ledit
chevallier', s'en allèrent armer; et revinrent sur les
rens babilliez d'une parure et houssiez richement;
c'est assavoir de velour noir', bordé de fringes d'or
et de soye, et leurs escus de meîsme. Et furent lesdictes
.houssures chargiés moût espessement de cloches '' d'ar-
gent, en manière de canpengnes à brebis, et estoient
acompaingniez de pluseurs princes, chevalliers et es-
cuiers, vestus 'de robes violettes. Et servoit le comie
d'Estampes le comte de Charrolois de lances*.
Ce meisme jour, jousterrent* pluseurs chevalliers et
i. La Marche: « Après vint Monsdgneur de Fiennes, cou-
vert.... ■
1. Godefroy, la Marche et Hs. Baluze : < Blanc. >
3. Le duCf dans le Hs, de la Mare, par erreur.
k. Ia Blarche et Hs, Baluze : < Monseigneur le conte de dut-
roloîs et Monseigneur le bastard. »
8. Godefroj et Ms. Baluze : ■ Lesquels VaToienl acompaigné
et amené. ■ La Marche : ■ Qui s'en allèrent comme quant îlz eu-
rent envoyé mondtt seigneur Adolf. >
6. Hs. Baluze : < Violet. ■ La Harche : ■ Vindrent sur les
rens houssex de velours violet, » etc.
7. Ms. Baluze : * Campennes. ■ La Marche : c Chargés les-
dictes housses de campones d'ai^ent, et estoient, > etc.
8. Ceci est également la version du Ms. Balaie. Godefroy :
c Le comte d'Estampes servoit en ceste occasion le comte de Cha-
ndoisponrlay présenter la lanceaurencontre. «Quant à la Harche,
il abrège ; < .... Accompaignez de grans seigneurs, et entre les
autres, monsdgneur d'Estampes servait de lances monseigneur
de Charrolois. ■
9. La Harche ■. « Les dessus nommez joustèrent. >
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[14S4 n. s.] DE aUTEtEU D'ESCOUCHY. 1«»
nobles bommes "bieD en point, comme le fieigneur de
Grutuze, qui fii courert, à mon advis', de velours
cramoisy*; le Kigoeur de Hourcourt*, de velours
cramoisy et fourré de martres; messire Crestien de
Digonne, enabamacbié de hamas de drap, chaipé de
campant dorëez ; messire Erard de Digonne^ son frère,
couvert d'orfaverie ; messire Jehan de Guistelle, cou-
vert de menu vair; messire Pfaelippe de Lalaing fu
faousùé de velour noir à larmes d'or brodées, sur le
CFupe de son cheval avoit une crois de Saint-Andrieu
de velours cramoisy; etpluseurs autres chevaliers et
nobles bommes joustèrent*, mais il ne me souvient de
leurs babillemens*, comme messire Claude de Roche-
barroD, messire Piettre Vaast' et Loys du Chevalet;
lequel Loys, comme il me fut dit\ rencoolra s; dure-
ment le chevalier au chine, qu'ilz se portèrent tous
deux par lerre, les chevaulx sur leur corps, en tel fa-
chon que, pour ce coup', force fut à l'un et à l'autre de '
babandonner les joustes pour cellui jour'. Aussi jousta
1 . Ceci n'est pu dans la Marche.
S. Le Ms. Balnze ajoute : t Fourré de martres «ebelînes. >
3. Louis le Jeime, sôgoeur de Hourcourt.
k. La Blarche abrège : ■ .... Lalain, couvert de velours noir
à larmes d'or , avec plusieurs autres , joustërent très bien en
p(»T)t. ■
5. La Marche -. c Hais de leurs coups ne scay-je point l'estime;
toutefois je scay de vray qne le chevallier au signe et Loys du
(3ieTalart s'entrerencontrèrent si rudement que tous deux s'entre-
ponérent par terre, leurs chevaulx sur leurs corps, tel atomes qall
Alt force, ■ etc.
6. n est appelé Pierre Vasque dans dom Tillevieille.
7. Seulement dans d'Escouchy.
8. Ha. Balaie : > Tant que force fut. «
9. Ce qui suit n'est pas dans la Marche.
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130 CHRONIQUE [14SU ■>. s]
ung chevallier ' , Dommé messire Jehan de Bre-
vette'. Jehan de Chassau, autrement Beneton, vint, lui
et ses gens, enermînés, et crioit : Painpe pour jojre. Et
aussi jousta Jehan de Masilles. Et fit cbasoin du mieulx
qu'il peut, comme il aHiert en tel cas*.
Au demeurant de la jouste comment on fist * ,
je n'en saveroie parler; car je m'en alay au Ueu
où le banquet se devoit faire*, où ilec je trouvay^cinq
portes à passer, ains que je veuisse à la salle ; et à
chascune desdictes portes estoient archiers ordonnez
pour les garder, et gentilz hommes avenc eulx pour
coDgnoistre les gens; et estoient les archiers vestus
de robbes de drap gris et noir', et les gentilz hommes
de sattin gris et noir\ et pareillement tous ceulx
1. Ms. Ba]uze : ■ Escuier. >
2. Hs. Baluze et Godefroy ; ' Bremettes. > Jean de Rebrou-
mettM (Dom Villericille.) Le Ms. Baluze conlioue ainsi : ■ Jehan
de MaUelles et Jehan de Chassau, dit Benetrn, lequel viai luy et
ses gens en guise de hermites, et crioit : Paine pour joie. >
3. La Marche, qui, comme je viens de le dire, omet ce para-
graphe, place ici cet intitulé \
■ Des Birruans. qir mxtn tsoitvez au ■ahodet. >
k. Hs. Baluie ; ■ Du demourant comme chascon jousta. r
tt. Olivier de la Abrche ne se met pas en scène. 11 se borne à
dira : c Du demourant, je me taiz. Chascun fit son mieulx de la
jouste qu'il faillit} par traict de temps, quant elle fut faillie,
chascun seretraict, puis, à heure convenable, se trouvèrent en ime
salle, ■ etc. Tout le paragraphe diffère de celui de Mathieu d'E»-
couchy et du Ms. Baluxe.
6. ■ A Colatt Blondel , pour 456 aulnes et demie de drap
de layne noir et gris par moitié pour faire 112 robes au pris de
seize sols l'aulne, valent 36S 1. 4 sols. > H. de Laborde, t. c,
p. 4S3.
7. ■ Et les gentilz hommes.... ■ Omis dans le Ms, Balnce. —
kPout 31 8 aulnes et demie de drap blanc employé à doubler Ui
byGoogIc
[14U n. s.] DE HATHIEU lyESOOUCHT. f 31
qui serrireDt le banquet; les chevalliers, de drap
de damas; les escuiers, de sattin; les variés', de
drap de layne, de chascun estât, en grant nombre,
tous gris et noirs, pour ce que c'estoient' les coutleurs
dadit duc.
La salle fut grande et sepacieuse qui fut tendue de
tapisserie moult belle*, en laquelle estoit la vie et mis-
tère d'Herculez*, moult richement et bien parée. Eu
icelle salle avoit trois tables levées et couvertes*, dont
l'une estoit à potences, et l'autre contenoit la pluspart
de la grandeur de la salle; la tierce fut le meindre des
trois, dont cy apprez s'ensievent les entremez , c'est
assavoir qui estoient dessus. Et commeuceray à la
qruBtité de 47 robes de dnp de soje, aussi gris et noîr, » etc
U. de laborde, l. e., p. 4S3.
1 . Hs. Balnie : ■ Les autres officiers. >
S. Ms. Baliue : < Qui sunt. ■
3. Hs. Baluze : « La salle estoit.... tendue et parée moult bien
et lichentent de tris belle et riche ta[Hsserie, ■
4. La Marche : < La vie de.... « Hs. Baluze : ■ Le mistere de
U vie de.... > — La Marche reprend ici en abrégeant le détail des
cinq portes, etc.; quant au Hs. Baluze, il ajoute ce qui suit et qui
n'appartient qa'k cette relation : • Et à l'endroit de la table où mondit
■eigneur le duc fut assis avoit nng mont riche dois de fin drap
d'or tissu noir et bordé de velours sur velours très richement, aux
annes de mondil seigneur et à sa devise, et faîsoit icehiy dois cbiel
et dossier; et aussi estmt paré le lieu et place on grant et haut
banc oà monseigneur Ai, d'un grant coussin tout couvert de drap
d'or, pareil de soies et de brodeore comme estent iceluy dois. >
Fol. 179.
5. Le manuscrit Baluze ajoute : ■ De fins linges nommés
satins «ovrés, moul belles et estrangez, et pendoient icelles napes
jnsqaes k terre; et les bans estoient tous pares et couvers de
bancquiers de lapsserie Eûz et ouvrez aux armes de mondit
byGoogIc
131 CfOtONIQUE [lh»Q. s.]
table qui fusoit potence'', pour ce que ledit duc de
fiour|;oiDgDe ; estoit assiz'.
Le premier entrenwtz fut au boult d'icelle table , et
estoit une église croisié*, verrée*, et faicte de moult
gente Fachoo ^ en laquelle avoit une cloque sonnant ,
et * quatre chantres qui y chantoient et jouoient d'or-
gues, quant leur tour venoit , [comme vous oirez*. ]
Le second fut ung petit enlànt tout nud sur une
roche, qui pissoit eaue rose continuellement''; et fu sy
bien assiz, que la nef d'ai^ent*, où on met' l'au-
mosne dudit duc , se trouva là en droit, en petit de
temps, toutte emplie de ladicte eaue roze.
Le tiers fut une karacque ancrëe plainne de telles
marchandises que elles ont acousturaé de porter, gar-
nie de personnages tenans touttes manières de ma-
ronniers % les ungz montans en la hune, et les autres
juans sur les cordes , les autres tenans par manière
de porter " bagues de lieu en autre. £t ne me sambla
1. Le Hs. Balnze ftjoute : ■ Qui estoit au dessus et faisait front
delà saille. >
2. A partir de oe qui précède : ■ En celle salle avoit trois U-
bles....,* Olivier de la Marche abrège tellèmeot, qu'il m'est im-
possible de le suivre dans ma confrontation.
3. Vis, Balaie : ■ Bien verrée. >
4. Ms. Baliize : ■ En un clochier. >
5. Hs. Balnze ! c Dedeus îcelle église. ■
6. Godefroy et Ms. Baliue.
7. Ceci rappelle le fameux Maiinekenpisiy le plas vieux bour-
geois de Bruxelles.
8. Hs. Baluze : ■ La nef. >
9. Ms. Baluze : ■ Hist >
10. Uarinîers. — Ms. Baluze ; k Faisans toutes telles n
<]ue font maronniers. >
11. Ms, Baluxe ; ■ Les autres portans. >
byGoogIc
[Ikik n. >.] DE MATHIEU D'ESCOUCHT. 13}
pas que en la plus grant karacque du moude eut plus
d'ouTrages de mauières de cordes et ToiUes qu'il en y
avoit eu icelles, à prendre grandeur pour grandeur '.
Le quart eatremès estoit uue moult belle foulainne,
dont la plus grant part estoit de voirre*, et l'autre
estoit de plooab , de moût bel * ouvrage ; car il y avoit
arbrisseaux moult petis, de voire, feuUes et fleurs, sy
nouvellement ' falotes que c'estoit grant merveilles à
le veoir; et l'espace de l'artifice estoit moult bel comme
ung petit praiel clos de roches [^io de s^histrins ' et
d'autres estranges pierres ; et, ou millleu d'icellui, ung
petit saint Andrieu tout droit , ayant sa crois devant
lui, et par l'un des boutz, desus la crois, sourdoit la
aourse de une fontainne, bien ung grant piet de haul>
teur , et recéoit dedens le praiel par sy soubtiUe ma-
nière , que l'en ne savoit que l'eaue deveDoit* ; et
n'estoit autre chose toutesfois que clère eaue de fon-
taîone ^
A la seconde table, qui estoit la plus longue, estoit
premièrement ung pasté ', dedens lequel avoit xxviii
1 . Tout en abrégeant, 1> Marche fait It même remarque.
J. Verre.
3. Hs. Balnse et la Marche : c Nouvel. ■
4. Ms. Balaie seal : ■ Sûnbdllement. >
5. Saphir d'Allemagne.
6 . Tout ceci est identique dans les ik«s versions. La [dirase sui-
vante n'est pas dans la Harcbe, qui doime cet intitulé ;
« Dis aimziiBcn na ia dicxieske tablb, • -
7. • A Jehan Scalkin , varlet de chambre de mondit seigneur,
pour uoxe jonmées par lui vacquées pour faire et composer une
fontaine de plomb dont tssoîi claret et jpocras au jour dudit ban-
quet, i seize sols par jour, valent ziji sols. * H. de Laborde, /. c,
p. U8.
8. Hs. Baluze : • Si haut et si grand qu'il y avoit dedens, * etc.
byGoogIc
18i CnaONIQCE [US4 n. s.]
persoDuages Ttfz^ juans de divers iostrumens , cfaas-
cun quant leur tour veDoit *, comme je diray.
Le second entremès d'icelle table sj estoit ung
cbaBtel à la fechon de Lusignien , sur lequel , au bault
de la mùstresse tour , estoit MelluzuiDe , en fourme
de serpente. Duquel chastel , par deux des meadres
tours, sailloit, quant on voloit, eaued'orenge*, qui
cbéoit es fossez d'icellui chastel *.
Le tiers fut ung molin à vent, bault sus une motte,
et sur le plus long volant avoit une longue percbe au
dessus de laquelle estoit* assize une pie, et gens à
l'environ, de tous estas, aians ars et arbalestres qui
tiroient à la pie. Et me sambla, à veoir celles mer-
veilles*, que toutes gens tirans à la pie est meslier
commua *.
Le quard fu ung tonneau posé en ung ^ vignoble,
ouquel avoit deui manierez de buvrages' doulx et
bons, quant à l'un, et l'autre estoit amers et mau*
vaix. Ainsi me sembla substance bonne et mauvaise *; et
sus ledit tonneau avoit assis le personnage d'un hours *,
moult ricbement vestu, qui tenoit en sa main ung
1 . La Htrdie s'arrête là.
2. Vit. Baluze, seul : c Rose. >
3. Le Hs. Baluze ajoute an etc.
4. Hs. Baluze : ■ ÀToit. ■
5. Godefroy et Ms. Baluze : ■ A reoir ceste luanière de faire. >
6. 1a Marche : ■ .... A la pie, à demnnstrer que toutes gens
tirer (aussi Ms. Baluie), • etc.
T. Bfs. Baluze : > Au milieu d'un. >
8. Breuvages.
9. Cette réflexion ne se trouve que dans d'Escouchy.
10. Ours. — Cest une erreur de Mathieu d'Escoucliy, car la
Marche et le Ms. Baluze mettent -, ■ Homme, t
byGoogIc
[14Sfc n.s.1 VE MAlBIEn D-ESCOtTCHT. 1»
InesTet*, ouqnel avcât en escript : Qui en voeutsy en
prengne.
Le qntnt fut ung dersert, ainsi que terre inhabit-
t^*, oaqud avoit ung tigre qui estoit merreilleuse-
ment et viTement bien fait, lequel se combatoit
contre ung serpent*.
Le siâesme fut uog bomme sauvaîge , sur ang che-
val*, faisant manière de aler par le pays.
Le septiesme fiit ung personnage d'un bomme qui
d'une perche battoit ung buisson plata de petis
oyseaux ; et prez d'eux , en ung vergier clos de
traiUes de rosiers, raoult bien fait, avoit ung cheval-
lier et une dame assiz à table, qui mengoient les
oisillons; dont Vun battoit le buisson, et monstroit
ladicte dame au doict qui se traveilloit' et perdoit
son temps.
Le Tm* fut UDg fol monté sur ung bourâ , et estoit
entre pluseurs montaiognes et diverses roches char-
giez de grésil et de glachons pendans.
Le iz* fut ung lac advironnë de pluseurs villes et
chasteaux, ouquel avoit une navirre à voile levé,
tousjours nagant parmi l'eaue à part soy '.
I. Ia Hanhe : ■ Brier. ■ Hs. Baliue : * Rolet. ■
t. Hs. Balnze : > Nod habitable. »
3. La Muche ; k tJng grant serpent. ■ Ha. Balnie : c Ung seiv
pent voilant très bien Tait. •
%. I.a Marche : c Chameau. ■ Ms. Baliue : c Chamel, > Ce
qnî fait deux aatorités contre Mathieu d'Escoucfay, qui ponriani
a pour loi la vraisemblance , bien plus que dans Ykourt de tout
Jk lluDre.
5. Godefro; et la Marche : ■ En vain et follement. *
6. La Han^e ajoute : ■ Etesbnt ceste nef gentement Eacoimée
et bien gamye de choses af^rtenant i navere. >
byGoogIc
-136 CHRONIQUE [f^Sbn. s.]
L'autre table ' , qui estoit la menre*, avoit * manière
de la forest d'Iode, et en laquelle estoient pluseurs
bestes de estraage fachon*, qui d'eus meiames se
mouvoient*.
Le second eutremès d'icelle table fut ung lyou mou-
vant attacbié à ung arbre, au milieu d'ung preau,
et y avoit le personnage d'un homme qui batoit le
chien devant le lyou '.
JjB tiers et darrain entremez assiz sur les tables^, fut
ung marcbanl' qui passoit par uog village, portant
à son col une hotte plaine de touttes manières de
merceries*.
Et pour deviser la manière du service et des vian-
des, vous seroit la chose trop annuyeuse *; et aussi j«
avoye tant ailleurs à r^arder , que à grant painnes en
saroye escripre à la vérité "; mais de tant me souvient
que chasciiD plat fut furnis de quarante-quatre " ma-
i . Ms. Baluze et la Marche : * [A] U tierce tsble. >
2. Moindre.
3. Hs, Baliue : > Pour premier entremez. >
4. M>. Balnze : < De si étranges Tachons et manières G[De fort
sertnt de let nommer et toutes dessemblables, ■ etc.
5. La SUrche ajoute : * Ainsy que si elle feussent vives. >
9. Hs. Baluie : ■ Ung chien devant luy. >
7. Hs. Baluze : > Geste table. ■
8. De même dans la Marche ; Diais le Ha. Balu» dit plus exac-
tement : ■ Herchier, ■
0, Le Ha. Baluze ajoute i ■ Hoult Inen et gentement mises et
deriséez. »
10. Godefroy, Hs. Baluze et la Marche : « Ce seroit longue
(la Marche : merveilleuse) chose à raconter. ■
11. Id Marche fait uue remarque analogue; la phrase D'«st pas
dans le Hs. Baluze.
IS. Ia Harche : ■ Quaranle>huil. •
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[lUt4 B. s.] M HAtHtEU D'ESCOUCHT. 137
nières de inetz. Les plas de ros estoient charios tous
estoflëz d'or et d'azur, payes à la devise dudit duc '.
En icelle salle \ au plus prez de la table *, avoit UDg
graut drechoir * et hault, qui estoit tout chargi^ de Tais-
selle [d'or et d'argent, et d'autres], comme pos de
cristal et de Toirre, garnis d'or et de pierres moût ri-
chement; et n'approdioit nul à ce drechoir plus avant
que les gardes de bois qui estoient (aictes, sy non ceulx
qui furent ordonnez à servir de vin.
Ainsy que [au] milieu de la salle' avoit une table
assez prez de la paroit , à la poincte de la longue
table* a.ioit ung hault piller sur lequel avoit ung
ymage de femme nue, ez^të que ses blons cheveux
lui pairroient et couvroi^it' par derrière jusques
1 . La Uarcbe dit : * Et estoient les ptatz du rost estoffez d'or et
d'axnr. > Le Us. Baloze est beaucoup plus ârcomtaiicié ;'« Et
estnent les plas charios à limons, etc., et avoit en cbecnn cha-
riot nn" et u pièces de rost entiers et joygnoient ensemble les
plas et les entremez; chascon desquels plas et entremës estoient
garnis de nu banieres dn mains des armes de mondït seigneur
d'nn cosié et de son filz de l'antre costé. >
3. Ms. Baluze : ■ Grant salle. -
3. Le Us. Baluze ajoute : ' A potence où deroit seoir mondit
seigneur. ■
k. La Marche : t Ung hault buSet. ■ Us. Baluze : ■ Ung grant
bnfiet à Ti marches de hant lequel estait [ont cbargié de très
Doble et riche vaesselle d'or et d'argent comme pos, flacons, coup-
pes, couvertes, aigières de cristal et de voirrede moût d'estranges
et divnses manières et coullenrs gamiz d'or et de riche pierre
mont gentement ouvrez. ■
8. GodefrojT, la Marche et Ms. Baluze : < De la longueur
de la salle. ■
6. La Marche et Ms. Baluse : ■ Assez près de la paroy, à l'op-
pc>ste de la ItHigue table. >
7. Ms, BaluK : ■ La couvroient et passaient, >
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138 CBBOHIQUE [1494 n. s.]
au * rains ; et sur sod chief avoit UDg très riche chap-
peau*; et estoit eavoleppëe ainsi, comme pour muchiei*
ce qu'il aj^rtenoit, d'une serviette à manière de volet
bien delyë, et escripte en pluseura lieux de lettres gri-
goises violeutes par moult belle fachon;et gettoit celle
ymage, parles mamelles droit*ypocrastousjours autant
que le soupper dura. Et auprez d'elle, tirant contre le
drescboir, avoit ung autre piller^ non passy hault*, mais
estoit ung petit plus large*, en muiière d'uo hourd, sur
lequel avoit atacliié, à une chaînne de fer, un^ moult
beau lyon tout vif^, en signe d*estre garde et deflTen-
deur d'icelle ymage ; et contre son piller avoit escrîpt,
en un etat^e *, de lettres d'or : Ne touchiés à ma dame'.
Aiosy " me print que à painne fus-je assouvy de re-
garder touttes ces choses, quant ledit duc de Bour-
1 Ml. Balose : ■ Outre ms. >
S. LeHs. Baluze ajoute ; ■ D'or, garai de pierres et ung ftatre
de fleura par dessus bien gaillart, >
3. Cacher.
4. La Marche et Mi. Balaie : ■ Par la munelle droite. ■
5. Le Ms. Baluae et Goderroy (pour te sens) ajoutent : < Qoe
celoy de l'ymage. ■
6. Ms. Baluze : ■ Cng pou larget. ■
7. ■ A Gilles le Cat, serrurier, demonrant & Lille, pour une
cbaine, une cheville de fer, deux havetz et deux toureti pour lyw
le lyon en la sale de moiidit seigneur, etc, xx sols. > U. de La-
borde, /. c, p. 427,
8. Ms. Baluae : > D'azur. ■
9. La Marche ^oute cet iolîtalé : * Conmcnt t.as suaincKS kt
LES UÂMKS rumiST ASSIS A TIBLI. >
10. Dans ce qui suit, les trab versions diffèrent, La Marche ne se
met pas en scène ; il dit : < Mondit seigneur doncques, madame la
duchesse et tonte leur noble compaignie mirent assez longuement
à visiter les entremets; tonte la salle estoit plaine d« nobles gens
et peu en y avoit d'autres. > Et il continne : ■ Là estoient cinq
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[1454 S. a.] DE HAIHIEC D'ESCOCCHT. 139
gtûngne, la duchesse et toutte la noble compaingnie
eurent est^ parmi la salle, et aveuc eulx sy grant
nombre de seigneurs et de dames que à painoes se
pooit-on retourner rua pour l'autre; et touttesfois,
De me samble il pas que fusse ouques en compain-
gnie de tant de gens, où il j eolt mains de Tallèa.
Et est bien à savoir qu'ilz mirrent assez Icmguement à
Tinter les entremez avant qu'ilz se assissent à table.
Hz n'eurent là guères demouré* que quatre ou cinq
hourds, tapissiés et bien mis en point, qui estoient
ordonnez pour monter sus ceulx * qui ne voldroient
pas monter* à table, furent tantost plains de hommes
et de femmes, dont la plus grant part estoient des-
guisez et incongneux ; et tant en sçay * qu'il y avoit de
chevalliers et de dames de grant maison et qui estoient
venus de loings, les ungs par mer, les autres par terre,
pour veoir la feste, dont il estoit la grant nouvelle*.
Apjvès * que chascun ot assez regardé les entremès
du banquet, et l'ordonnance de la salle, les seigneurs
et maistre d'ostel, qui la besoingne conduisoient, vi-
boon, > etc. Le Hs. Balai« est pin» drconsUncié : ■ Ces choses
ainsi prestes, Hanseignenrleduc, Bladame la duchesse et toateU
noble compaignie vindrent panny la salle à si grant multitude
que i paine povoiton trouver l'un pour l'antre. Et neantmains,
il j aToit mains de Taries que je vy 0DC<]uec, ■ etc.
1 . Le Hs. Baluze dârate par : « 11 avoit en ycelle sall« un ou
X. Hs. Baluze et Godefroy : < Pour ceulx. >
3. Godefroy et les deux autres versioDS : ■ Asseoir, »
4. Aussi dans la Marche. Hs. Baluze: «Combien qu'il.... >
5. Us. Baloze : Grans nouTelles en pluseurs lieux. > La Ha^
die : ■ Grand renommée. ■
6. la Blardie : * Four le Taire brief, après..,. >
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140 CHROnQUE [14M n. s.]
reat * l'ordonnaDce de Tassiette ', qui fu en partie telle
que je diray.
Au miUîeu de la moyaine table, qui ùiaoil potence ',
s'asûst le duc de Boui^ingne, et d'emprès lui, à la
destre niain, la damoiselle de Bourbou, fille au duc
de BourboD et niepce dudit duc de BourgcMogae *; et
pois le duc de Clèves, aussy son u^veu ' ; la demoi-
selle* de Ravestûu ^, niepce de la ducesse de Bour-
goingne, femme messire Aldof de Clèves i la duchesse
de Bourgoingne % et la dame de Chaniy '. Â la . main
soiestre dudit duc estoit la damoiselle d'Estampes,
fille au comte d'Estampes ; le comte de Saînt-Pol ;
la dame de Heures ", femme de messire Anthoine,
bastard de Bourgoingne, le seigneur de Pons, et la
cbansellerie" de Bourgoigne ** : telle fut l'assiette de la
table dudit duc, et plus n'en y ot. •
I . Erreor de Hadiieu d'Eicouchy. La Hardie et Ms. Bahue :
« ^ndrent Eure. >
S. Ce qni sait est loppiinié dans la Uarche.
3. < Qui.... ■ n'est pas dans la Marche. Le Ms. Balaie ajonte:
■ Et irmt de la salle. •
4. «Et niepce.... • Ceci n'appartient qu'àd'Eocoachj. — Isa-
belle de Bourbon.
5. Le Hs. Balo» mentionne aussi cette parenté.
6. La Marche et Ms. Baluse : ■ Madame de.... ■
7. Béatrix de Portugal, scmr de Jean de Portugal, nommé
plus haut.
8. La Marche : t Et Madame la duchesse fut assise à sa s»-
nextre avec Madame de Chamj, Mademoiselle d'Eslempes, » etc.
9. Marine, bâtarde de Botu^ogne, fiUe naturelle de Philippe le
Bon.
10. Marie de la Vieville.
II. La Marche et Hs. Baluze : t Chancellière. •
12, Jeanne de Landas.
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[IfcM n. s.] DE UATBIE0 D-ESCOUCHT. l&l
K la grande et seconde table fut assiz le comte de
CbaroUois, le comte d'Estampes, messire Aldofde
ClèveSf monseigneur Jehan deCoiobres', nepveu de
ladicte duchesse, le seigneur de Fiesnes, frère au comte
de Saint-Pol *, Aathoine, bastard de Boui^oingne, le .
comte de Hemes *, le comte de Boucam', et tant d'au-
tres dievalliers et nobles hommes, meslé aveuc le grant
Domltre de dames et de demoiselles, tellement que
les laUes estoient plainnes d'un costé et d'autre. Et
pareillement, à la tiercbe table s'assirent escuiers et
d^noiselles ensamble ; et ainsi furent assis et les tables
fumies*. Etlesche'valUersetgentilzhommesqui avoîent
la charge de conduire la besoingne, alloient pardevant
les tables, pour veoir et regarder que la chose fut bien
conduite ains; comme elle avoit esté ordonnée.
Ainsi furent assiz les princes et dames qui estoit
noble compaingnie. Mais il est temps de vous faire
decIaracioQ des entremès vifz, mouvans et allans par
terre, qui furent conduis et demonstrez comme vous
orez cy apprez '.
1 . ITom aaàs par la Harcfae.
S. Son omis dans le Hs. Balaie. La Marche ne met pa« :
> Frère, > etc.
3. Nom omis par la Marche.
4. 'WoUart de Borsele, comte àe Boucam.
5. c Et ainsi.,.. ■ omis dans le Ms. Balnze. La phrase soivanie
n'est pas dans la Marche, qui donne id cet întitalé :
■ Da* ERTamBCTZ tivs, xoutame bt luass qui raazm cohduicts
■X <3 lAHQUET. ■
6. Ce paragraphe ne se troQTe que dans Halldea d'Escoucbj. Le
Hs.BalnxecoDtiQne :> Quant l'assiette Tut ainsi faicteet le brnitet
parier de* gens apaisîé, une cloche sonna très-haut en l'église cjni
estoit le piemier entremet sur la principale tiJïle, > etc. La Har-
die est identique ponr le sens.
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I4S CHRONIQUE [14Mi). s.]
PremièremeDt sy tost qu'ils farent appaissiez et as-
seurez à table, en l'église, qui fut le premier entremez,
sonna une cloche très hault ; et apprez icelle cloche
cessée, commencèrent trois petîs eofans d 'église et ung
teneur, une très doulce chansson * : quelle elle fu, ne
le saveroye dire, mus quant à moy, ce me satnbla '
ung plaisant benedicite pour le commencement du
soupper '.
Apprez que ceulx de l'église eurent fait leur devoir,
ou pasté*, qui estoit le premier entremez de la longue
table, ung bei^îer joua d'une musette moult nouvel-
lement *.
Pois ne demeura guèrez que, par le porte de l'entrée
de la salle, entra ung cheval* à rebous qui aloit en re-
culions, richement couvert de soye vermaille, et sur
icellui cheval avoit deux trompettes ^ assizes dos contre
dos et sans selle, vestus de journardes ' de soye grise
et noire, qui avoient chappeaux* en leurs testes, et
faulx visages. Et les mena et ramena ledit cheval, tout
du long de la salle, à reculons, parmi laquelle ilz
1 . L« Us. Baluxe «joute : « Et mélodieuse. *
2. ■ Quelle elle fut, > etc., manque dam la Harcfae. Le Bfs, Ba-
luse dit simpleinent : «Qui me sembla. •
3. Hs. Baluie: «De dedens. >
4. Godefroy dit : ■ Cestoit une manière de jubé on pul-
{Mtre. ■
5. La Marche ajonte l'indtnlé :
6, Ms. Baluce : ■ Ung charnel. ■ La Marche dit comme d'Es-
coodij 1 ■ TJng cheval. •
T. Le Ms, Baloze ajonte : *. De guerre. ■
8. Casaques.
9. Le Hs. Balaie ajoute : ■ Estranges. ■
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[14S4 n. s.] DE BUTHIEU D'ESCODCHT. 143
ju^rent de leurs trompettes une batture ^ Et fut coo-
duît icellui «itremelz et tous les autres, par quiaze ou
seize* chevaUiers vestus de robes de la livrée*.
Quant l'entremelz du cheval reculant fut passé,
commença l'en, eu l'église, à jouer des oi^ueues moult
doucemeut; et quant l'église ot achevé, dedens le
pastë fut joué d'un cornet d' Allemaigne, moult estran-
gement*.
Ne demoura guaires apprez, que le grant porte fut
ouverte, par laquelle sailly ung monstre en luilon',
moût estrangement defTiguré; car il estoit depuis le
fàulx du corps en bas', comme les jambes et les piez
d'un grifoin velus et grandes ongles, et depuis le faulx
en amont, en fourme d'homme \ Et estoit vestu de
soye verde et royé de blanc, d'une jaquette juste, et
le chapperon tenant ensamble; et avoit une estrange
barbe et visage; et portoit en ses mains deux dars et
une targe; et sus sa teste avoit ung homme les piez
dessus, que se soustenoit aux * deux mains sur les
espaules dudit monstre, qui me sambla moult estrange
personnage*. Icellui monstre estoit monlé sur ung
1 . Us. Baliize i « Jouèrent tousjours ime moût longue balenre. ■
2. La Marche et Ms. Baluze : ■ Séte. *
3. La Marche donne l'intitulé suivant : ■ VtxmxMm do
k. Un peu abrégé dans la Marche.
5. La Marche dit simplement : ■ Et lors entra eu la salle ung
Inyton, ■ etc.
6. Godefroy met en note : * Depuis l'endroit du ventre. >
7. Le Hs. Baluze ajonte : * Bien sauvaige. >
8. La Marche : ■ Par «es.... sur. ■ Hs. Balaie : < Sur w»....
Cisar. >
9. Benurqne qd n'est pas dam la Marche.
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ikk CHRONIQUE [14Sfc n. 5.]
sengler* grant et merveilleux, lequel sengler estoit
■très richement couvert de soye verde, à * l'abilIeineDr
dudit monstre. Et, quaut il ot fait son tour parmi la
salle, il s^en retourua dont il estoit veuus '.
En l'église * fut recommencié et dit une chandiOD
très bien et très douchement; et apprez le.cbant de
Teglise cessé, (ut joué, ou pasté, d'un leu, d'un dou-
chainne', aveuc ung autre instrument concordant,
laquelle chose il faisoit bon* à oyr.
Au boult de la salle, sur la porte, avoit [ung]
grant hourt, sur lequel fut joué^ l'istore de JazoD%
comme vous orez. Devant lequel hourt, avoit une
courdine * de soye verde, qui gardoit que 00 ne veist
ce que on j faisoit, jusques qu'il estoit temps.
1. Sanglier.
2. Hs. Baliue : ■ Pareille ï.... > Ceci n'est pas dans la Hu-
che. Le Hs. Baluse qjoute id (et c'est là aussi qae l'a placée G»-
defroy) la remarque ci-dessus.
3. Cette phrase, qui se trouve aussi dans la Marche, n'est pas
dans le Hs. Baluze. La Marche donne id cet intitulé : > L'urru-
■mx DB l'hutotsi db iàson, pak lwictl nrr HOSBraÉ coiaa lidit
lÀÈOs sa coHUTirr aux bbuis db colbbs. ■
4. La Marche : ■ Quant le luTton s'en fut retourné, cealx de
l'église chantèrent, et on pasté fut jouhé d'une doochaine avec ung
aultre instrument et, tantost après sonnèrent nonlt hault quatre
clairons, > etc. La Marche abrège, comme oq voit.
5. Doaçaine, doucine, fl&te douce (Roquefort).
6. Ms. Batuze : ■ Qui furent très doux. 1
T. Us. fialuie ; c Fut demonstré en partie. ■
8. On trouve dans le Us. 98** du Supplément français : ■ L'is-
trare de la conqoeste du noble et riche thoison d'or faicte jadis
par nng vaillant prinoe de Grèce et fils de Roy appelé lason de
Hermidoine i l'ayde d'une hanlte deame, que l'on nommoit
Uédée. > Le manuscrit est dédié au ducde Bourgogne.
9, Coiaiine, cortbte, rideau (Roquefort).
byGoogIc
I.US4I1.S.1 DE BtATHIEU, O'ESCOVCHY. . US
Et apprez les entremez que j'ai dit passez et veux,
soDDèrent derrière lesdictes courdioes , sur ledit
houAl, quatre ' dlarons qui 6reDt une bature moult
haultemeot; et sy tost que la balure fut acherëe, les
courdines furent tiréez, et fu là veu Jazon ', armé de
toultes armes* moult richement, l'espée chaiote et
la lance en sa main, et à sou col avoit pendu un tai^on
à la mode d'Ëspaîogne , et bien resambloît homme
d'armes*. Icellui Jazon se pourmenoit parmi la place,
regardant autour de lui, comme s'il fut venu en
terre toutte estrange; et puis se mbt à genoulx, re-
gardans vers te ciel, et lut un brief, que Medée lui
avoit baillié quant il parti d'elle pour la toizon con-
querre ; et à soy rellever, il vit venir vers lui ' grans
boeufz et horribles, qui lui vinrent courir sus; et
tantost ledit Jazon mist sa lance en sa main, et se
appoincta pour les espoveutafales bestes combattre ';
lesquelles l'assallirent de merveilleuse fachon, et sy
firent si vive manière que c'estoit eflreuse chose à les
veoir; car ilz gettoient feu et flambe par leurs nez et
par les gorges ; et ledit Jazon se defTendoit et les
combattoit par si bonne manière , que chascun di-
soit^ qu'il avoit bien contenance de bon homme
1. Hs. Balnze, seul : < Trois. ■
i, La Marche : « Usg personnaige de JasoD. »
3. I^ Marche, oicettant ces détails, candaae -. ■ Qui se prome-
aoit..... »
4. Le Ms, Batnze et Godefroy ajoutent : < Au dit de checun. >
5. Hs. Baluze et Godefroj : « A l'enconlre de lui. > La Marche :
■ Contre luy. >
6. Hs. Baluie : ■ Pour icelles bestes conibatre. > La Marche :
m Pour combatre les bestes. >
7. Hs. Balaie, la Marche et Godetroy : ■ Qne tous disoient, n
II 10.
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tki CHRONIQUE [14Sbn.3.]
de bieD et de bonne facbon. Ceste bataille dura assez
loDguement, et tant que ledit Jazon gelta sa lance en-
conlre les feux', et mist la main à l'espée; et en soy
corabatant, lui souvint que Medée lui avoit donné
une phioUe plainne d'aucune liqueur, servant que par
ce* il porroit lesdis bœuf subjuguier, mater et es-
taindre leur ardant feu qui moult lui nuisoit. Sy
leurjetta icelle liqueur*; et prestement se rendirent
lesdis bœufz, comme matz et convaincus*. Ainsy fu
la courdioe retendue retirée', et le mistère quant ad
ce achevé*.
Apprez ce mistère, fut joué en l'église des oi^ues,
ainsy comme le loing d'un motet^; et tantost apprez
fut chanté, ou pasté, par trois douches voix, une chan-
choD tout du long, que se nommoit '. La Smdifegarde
de ma vie.
Par la porte où les autres entremetz estoient venus,
apprez que l'église et le pasté eurent chascun quatre
fois joué, sy entra ung cherf merveilleusement grant
et bel, qui estoit tout blanc, et portoit grandes cornes*
touttea d'or, et estoit couvert d'une nche couverture
1. Sic. Us. Baluze : • Cootrf eux. ■ La Marche : * Contre les
beuTz. ■
2. Us. Baluie : ■ Par laquelle. ■ Le Hardie i ■ Ayaol telle
vertu que au moyen de ladicte liqueur. ■
3. La Marche ajoute : ■ Ctmtre les museaulx desdis beub. >
k. La Marche ; ■ Domptez, vaincuz et matz. iMs. Balnse :
■ Matez et vaincui. >
5. Les deux versions et Godefroy : ■ Retirée. ■
6. La Marche : ■ L'nrrxEnrz dd serf. >
7. Bis. Bainze : < L'espasse d'un motel. ■ La Uarcbe ; ■ Parle
longct espace.... •
8. Le Ms. Baluze ajoute : * Et branchuez. >
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[UWn. s.] DE MATHIEU D'ESCOUCHT. 147
de soye vermaille. Et par dessus' icellui cberf estoit
moDté UDg josne filz, de eage de xii ans, qui estoit vestus
d'une robe courte de velours cramoisy, ung petit chap-
peron noir qui estoit decopë, sur la teste, unes chausses
noires et gentement chaussié de solers*. Et se tenoit
ledit enfant à deux mains aux cornes dudit cherf'.
El à l'entrée de la salle coramencha ledit enfant le
dessus d'une chanssou, moult hault et cler, et ledit
cherf lui tenoit * la teneur sans avoir autre personne,
sy non t'eufant etTartiflice du cherf, et nomraoit-on
la cfaaDchou qu'ilz disoient' i Je ne vis onques la
pareilh*. En disiwit celle chanchon, Qreut leurs tours
pardevant la table, et puis se retournèrent ; et me sam-
hla cellui entremès moult bon ', et voulentiers veu '.
Apprez l'entremès du blanc cherf', les chantres
dirent ung motet en l'église, et apprès fut joué ou
pasté d'uD leus aveuc deux bonnes voix; ainsi l'egtise
et le pasté faisoient tousjours quelque chose entre
deux entremès.
Sur le hourd"' où leur histoire de Jazon jouoît,
commencèrent une batture les quatre clarons qui par
1. Godefroy et la Marche : * Selon mon advis, dessus....!
S, Le Hs. Baloze ajoute : « A longues poulaioes. »
3. GodeËroy et le Hs, Baluze ajoutent i < Moult gentement. i
4 La Marche, seul : ■ Chanta. >
5. Hs, Balute : « El disoient la chanson qui commence.... >
6. La Marche ajoute un etc.
7. Hs. Baluze : > Et fu cest entremetz très voulentiers Teu. >
8. La Marche ajoute ; c L'bhtokmetz de Jason fàb lbqubl iti
nrr kohstbê couxent il tti l.> sebfekt e^ Colcos. ■
9. La Marche : * Ce bel entremets du blanc cerretderenfTani.i
1 0. La Marche : • Après ce, quant ceulx dudit pasté eorent fait
lenr devwsurlehonrt, ■ etc.
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IbS CdROnQUE [US4n. s.]
avant avoieot joué, et apprez leur batture achevée od
tira la courdine '. Et là fut veu Jazoo soy pourme-
oant et embastoDné' comme à l'autre fois; et sou-
dainuement' lui vint courir sus uug hideux et mer-
veilleux serpent*, sa gorge' couverte, les yeux et
narrinnes ouvers et eFfraés*, et par la grantpart de ses
conduis gettoit venin puant et feu espoentable \ Ledit
Jazon' se mist à deffence moult bien et en bonne
manière; et faisoient le serpent et l'omme sy bon
devoir, que ce sambloit aigre bataille, sans mistère'.
Elle parfait de la bataille**, Jazon lui getta sa lanche
et puis le combatti de son espée, et tint manière de
soy ramembrer d'un annel que Medée lui donna à ce
propos, lequel annel il monstra prestement au ser-
pent, dont il se rendi vaincu**; et ledit Jazon fery tant
1 . L> Marche ajoute : ■ Dont devant est faicte mencion. >
2. La Marche : ■ Très richement embastonné. >
3. La Marche : c Sy lui advînt k ceste heure que tout soub-
dainemeni, ■ etc.
4. La Blarcbe : ■ Ung très hideux et espoventable. » Hs, Ba-
luze : * Ung moût grant et hideux. ■
5. On a corrigé par a geule > dans le Hs, Baluze. La Marche -.
I La gorge et le gueuUe. ■
6. Hs. Baluze : ■ Les yetâx ouvers, » etc. La Marche : ■ Les
yeulx gros et rouges et les narines enflées, et estoit composé et
edifhé en telle façon qne par sa dicte gueulle et par, ■ etc.
7. La Marche : * Feu et fumée merveillables. ■
8. Ns. Baluze : • Et tantost ledit.... ■ La Marche : < Quant
Jasoa [regarda] ce serpent et le vdt venir et tirer vers sa personne
il se mist, ■ etc.
9. Même sens dans la Marche, mais les termes diffèrent.
10. Ms. Baluze : • Et enfin. > La Marche : c Etpourl'asonvis-
semenl de leur personnaige. »
]f . Ms. Baluïe : < Dont lexuer luy failly et perdj toute sa
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[lbS4n. s.} DE MATBIED D'ESCOUCHT. 149
de son espëe, que lui copa k teste devant tous, puis
lui <Mta et esracba tous les deus, et les mist, ce me
sambla*, en une gibessière qu'il portoît; et ataot se
retira k courdine ', et cessa le mistère pour ceste fois.
Eo l'église fût joué des oi^es, et aprez, ou pasté,
jouèrent quatre meoeslreux de fleutres*.
A|^rès, par le plus hault de la salle, parti d'un
bout un dragon tout ardant, lequel vola la plus part
de k longueur de la salle, en l'air, et passa tout
oultre les gens, que nul ne sceut qu'il devint.
Âpprez le dragon, fut chanté en l'église encore une
fois; et apprez, ou pastë, juèrrent les aveugles*, de
vielles, et aveuc eulx ung leu bien acordé; et chantoit
aveuc eulx une damoiselle de l'ostei de kdicte du-
chesse nommée Pacquette ', dont k chose ne valoit
pas pis*.
Et ce fait, à ung des bous delà salle, en hault, parti
en l'air ung bairon, qui, quant il fut perceux, lut
rescryé de pluseurs vois, à guise de fauconniers et de
gens de duit, en criant : n A l'aguet, à l'aguef. » Et
. La Blardic ne se met pcnnt en scène.
!. Le Hs. Balnze qoDte un etc. La Marche s'arrête anssi ici,
is donne l'intitulé ftiÙTant :
3. Le Hs. Baluze ajoute ; ■ Mont melodieuseinent. >
4. Hs, Bain» : ■ u inenestrelz aveugles sertileurs de mondit
seigneur le duc. • Ce qui mît n'est pas dans la Marche.
5. Le nom n'est pas dans le Hs. Baluze.
6. Ms. Baluze : ■ Et estoit grande et douce mélodie k oir, » —
La Marche ajoute cet intitulé :
■ L'BHTazMvn nu fadlcoh n du bubon. >
7. Le tri n'est pas dans la Marche. Hs. Baluze : • A la volt, h
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ISO CHRONIQUE [14S4 B. 9. ]
tSDtost parti d'uD autre coiog ung fauooD, qui vint*
prenre sod vent pour monter le haireo. D'uo autre
coing petit parti ung autre faucon qui venoit de sj
graot radeur', qu'il fery le hairon sy durement qui
l'abatli ou millieu de la salle; et, apprez la criée faicte,
fui apporté audit duc le hairon et présenté à sa table.
En l'église fut chanté encores une fois, et apprez,
ou pasté, juèrent trois tabourins ensamble une très
joyeuse chansson '.
Sur le hourd, apprez ces choses, survinrent^ les
quatre clarons, dont devant avons parlé *, pour la tier-
che et derrenière fois; et leur batture achevée, fut
tirée ta courtine. Et là fut veu Jazon armé et embas-
tonné, comme j'ay dit devant*, lequel avoit prîns et
lyé les deux bœuf7/ qu'il avoit subjuguiés et matez
à une carue, laquelle il tenoit et gouvemoit à guise de
labourier; et fusant aler et tirer obeissamment de-
vant soy les deux bœufz dessusdis; et quant il eut par
ce parti are et labouré la terre, il habandonna ses
bœufz et sa chanie, et prins tes dens qu'il, avoit esra-
1 . Godefroj, la Marche M Kb. Balme : ■ Qm vint toupfner
2. Ms. Balnie : ■ Hauteur. •
3. Hs. BaluK : < Orbade. > La Marcjie s'arrête an mot aiseï»-
bU, ■ puis il donne cet intitulé :
■ CoiiMBBT JuoH snu LU DEsn su DKAOOK DORT suLunirr
nomma abmbz qui s'anraETuiamT . >
4. Erreur du Hs. de la Mare, car partout il ^ a ; ■ Sonnèrent. -
5. > Dont devant..., > dans Mathieu d'Eicouchy seul.
- 6. RemarquequiD'estpasdanslaHarcfae.M9.Balu£e:*CoiDme
devant..,. ■
7. Ms. Baluze : ■ Les deux baeah devant diz. ■ La Uarc^ :
* Qui les buefs avoit attaché à nne charme. »
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[i4S4 n. s.} DE BIATHIEU D'ESœUCaT. 151
cbié au serpeot, et les sema panny la ferre qu'il avoit
labouré, ainsy comme lui avoit dit Medée, qui eu
celle matère l'avoit conseillié. Et selon ce que ledit
JazoD passoU avaut, en parfaisant son mistère', lesdis
dens sourdoient', et naissoient gens armez et embas-
tonnez qui fort se regardoieut l'un l'autre, et puis se
GouFoient sas' sy felonoeusement * qui se faisoit te
aai^ couler, et ea fia se tenoient les ungz aux autres
et cbéoient tous mors'. Et quant Jazon fut au boult
du champ, H se retourna où il vit ceste merveilles,
car encores duroit la bataille, il tint une manière très
asseurée, et {Hvetement qu'ilz se furent tous abattus
et occis devant lui, fut retirée la courdine; et atant
Sndece qui touchoit le bit de Jazon'.
L'egUse, pour parfumir et parfaire son ordonnance,
jua eucores une fois des orçues et la fin de son mis-
tère; et après, ou pasté, fut fait une cbasse^ qui gla-
tissoient en manière de petis chiens', et eo la fin en
manière de lévriers; et buoient vallès de chiens et
bracomaîers, et sonnoient de trompes en icelluy pasté,
I s'ilz feusseot en une' forest : et par celle
1. Ib. Balnw : ■ Sa temoUon. > La Marche : ■ En etnploiant
le> MOMiiccs de ses dens, >
8. Seleroient.
3. Ms. Balnze : < Qui combatoîent l'un l'autre si.... >
4, La Marche, scnl : ■ Fièrement. ■
8. Ms. Balnze : « En taant les ungs et les autres chenrent.,.. ■
La Marche : ■ Et en la fin s'entretuèrent en la présence de Jason,
qui les regarda quant il eust semé les dens, et prestement.. ,. ■
6. Ia Marche s'arrête ici.
7. Le Ms, Balnze ajoute : « De gens. > La Marche : ■ Une
dusse telle qu'il sembloit qu'il y eost petits chiens glatissans. >
8. Le Ms. Baluze ajoute : < Courans. ■
9. Le Ms. Balnze ^oute ; c Grande. •
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152 • CHRONIQUE 11454 n. s.]
chasse fut pftrfàitte et acomplie tout l'entremès tant
du pasté comme de l'église'.
Ainsy* furent pasiez et moastrez tous les entremez
[tt passe-temps mondaias] d'icelle Teste. Or vœl-je
venir et entrer en la matère principalle, et à la vraye
cause, à mon advis, pour quoy ceste bauUe feste
noble et grande assamblée se raisoit.
Vray est que, apprez toultes ces choses passéez, par
la porte où les autres entremelz estoient venus, entra
promptemenl ung grant géant, plus grant sans nul
artiifice que homme que vis coques* d'un grant pié.
Cellui géant estott vestu d'une longue robe de soye
verde, royé en pluseurs lieux, et sur la teste avoit une
tresche*, à la guïse de Sarraziji de Grenade, et en sa
main' avoit une grande et grosse guiserme* à la vieille
1 . La Marche abrège la Bn de ce paragraphe; les termes diffè-
rent dans le Hs. Baluze, qui met un ete,
2. La Marche doone ici le titre suivant :
■ CoMMEHT «AincTB EousK nrr Ajonte a c* xiHQnr rAa nro
OUht. »
Pois il ajoute : c Telc furent les entremeti mondains de celle
feste. Je laisseraf atant à en parler, pour compter d'nng entre-
met! pitoiable qui me semble le plus espedal des autres et fut tel :
Par la porte, ■ etc.— Le Hs. Baluze dit simplement ;* Or est temps
de entrer en. la manière principalle et à la cause de ceste haute
féste, et noble assemblée. Après tontes ces choses faictes et pas-
sées, » etc.
3. Ia Marche omet le mot homme. Ms. Baluie : > Ung
gtsùX gayant. homme vif et {dus grant tans nul artifBce d'up graat
pié que Dtd homme qui à ce jour fust vivant en toute ceste marche
et païs dont il fust nouvelles.^
4. Tresse. — Hs. Baluze ; < Une torque. »
5. La Marche ajoute : ■ Senexire. >
6. Hache à deux tranchants.
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[IkSk D. S.] DE HATHIEU D'ESCOUCHT. 1^
làcbon*, et par sa maiD destre tenoit et tneQ(>it ung'
olifTaot housse et couvert de soye, sur lequel oliFTant
avoit uD chastel, Duquel avoit pue dame, en guise de
religioD ou reduitte à devocioQ '. Celle dame * e^ltoït
vestne d'one robe de satin blanc ' moult simplement
faicte^ pour monstrer la baulesse de sa nussançe et
le noble lieu dont elle estoit venue; et par dessus
ic^e robe avoit ung manteau de drap noir, dont elle
estoit simplement affulée, eu seignifBaut son dœul et
son adversité ; et estoit sa teste afHitée et atoumée
moult douchement d'un blanc cœuvre cbief, à la guise
de Bourgomgne', ou de recluse. Et sy tost que çlle
entra en la saUe, et elle vit et cboisy^ la noble com-
paingDÎe, qui là estoit comme nécessairement embe-
soingnié, dit augeaatqui la menoit, ce qui s'ensieut*:
Géant*, je vœul cy arresler;
Car je Toy noble qompaingnie
1. Hs. BaluM : < De moût ancienne et estrange fachon. ■
2. Ms. Baluie : ■ Ung mont grant et merreillenx.... »
3. I^ Marche : ■ En manière de religieuse. ■
k. Je ne sais snr quel fondement H. Hichelet affirme qn'Oli-
rier de la Uarche ■ fut nn des principaux, acteurs de la fête, fit
les vers, etc., > et que ■ notre chroniqueur Olivier, alors jeune
et joyeux compère, s'était chargé du personnage de l'Eglise. >
Hitloire de Frafux, t. V, p. 36S, note et 366. On retrouve la même
assertion dans l'article biographique que H. Vallet de Viriville a
otKisacré à Olivier de la Marche. (Jiowelle biographie générale.)
5. LaHarcheometcequisuit, et continue: ■ et par dessus >
U abrège du reste toute cette En du paragraphe.
6. Aussi dans la Harcbej le Hs. Baluze dit ayec plus de vrai-
semblance : ■ Begine. >
7. Choisir, coitirj apercevoir (Roquefort).
8. La Hanbe : k I^ dame. ■
d. Tonjours gajrani dans le Hs. Baluze.
24JUHW60
[14S4 D. •.]
A laquelle me fault parler.
Géant, je vœul cy airesler.
Dire leur vœul et remonstrer
Chose qui doit bien estre oye.
Géant, je vœul cy arrester,
Car je vois noble compaingnie.
Quant le géant oy la dame parler à lui, il la re-
garda*; et toutesfois il o'aresta jusques ad ce qu'il
vint devant la table oîi etioit assiz ledit duc. Et illec
se assamblèreot pluseurs gens, eulx esmerveillans que
îcelle dame pooit estre'. Et que chascuo desiroit à
l'oyr, [elle y naettoït bien paine à estre oye*]. Et sy
tost comme son olifant fut arresté, elle commença sa
complainte* et lameotacion à vois piieuze et femme-
nine *. . Et à la vérité sa manière et requeste ne
sambloit pas sans grant nécessité, comme vous orez
par sa proposicion'.
Hellas ! hellas ! moy dolereuse.
Triste, desplaisant, annieiue.
Désolée, las! peu' eurense
La plus qui soit.
1. La Harcha et Hs. Balaie : « Hoolt effréemeat. >
S. La Marche coDdnue : ■ Poor qaoj si UM que wm ele-
I^iant, > etc.
3. Hs, Sorbonne. — Cette phrase est aussi dans le Hs. Balnse.
k Ia Harcbe : < Telle que cy après est escripte : GoMPuivTa i»
5. Hs. Balaie i « A. Toia piteuse, en telle manière que sa re-
queste, ■ etc.
6. La Marche, comme on voit, omet cette réflexion. Le Mi. Ba-
luie donne ici ce titre :
■ Li coMHjurra di saints lauia. ■
7. Ms. Balaie . • Et poo. >
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[14S4i>. s.] DE HATHffiU lyESCOUCHT.
ChascnD me regarde et me voit,
Mais ame ne me recongnoit,
Et me laisse-on en cest endroit
En tel langueur,
Qu'âme vÎTant n'eut onque* tel doleor !
J'ay cœur presse d'amertmne et rigueur'.
Mes yeux fondans *, flatrie est ma coleur,
Qui bien y vise.
Oez mes plaintes, vous tous, ou je rarise,
Secourez moy sans y faire' faintise,
PJourez mes maulx, car je suis Sainte Eglise,
La vostre mère,
Mise k myne et à dôleur amère,
Pilëe an pié par aspre vitupère,
Et ces «Mifirettes, porte, soeuffre et compère*
Par voz désertes.
Pelitiement vous souvient de mes pertes,
Lesquelles sont sy clères et appertes,
Mes maisons arses, honnies et désertes*,
Et mes enfans
Mors et noiez' et pouris par les champs;
D'autres en prison ' , foiblement Dieu creans.
Mon droit demain * es mains des mescreaos,
Et moy cassée
i. Hs. Baluse : ■ Plaio d'amertume et douleur. >
S. Hs. SM'bomK, la Marche et Hs. Baluze : ■ Fondus. '
3. Les mêmes ; c Sans le metVe en. >
4. Hs. Sorbonne et la Marche :
< Et ma grieËE maulx porte Moffre et compète. •
5. la Harche :
( H«t manoir* an et me* place* de*eite*. ■
6. Hs. Balaie : - Occhis. >
T. La Harche : ■ Ou sont chartrien. ■
8. La Harche : > Mon demainne est. >
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!S6 {BBOmQUE [14S4 n. a]
Honteusement comme posvre entrée,
Criant secours* par dure desduée,
Sj travaillié, sy estrainte et grevée
Qu'à paioe saj
Dbe les mauix où je suis et que j'ay.
Plus me complains, et mains de secours ay,
.Et touttefois ma po-vreté maiutenray*,
Pour essayer
Lesquelz premiers se Torront' emploier
A secourir Sainte Eglise et aidier,
Qui ne requiers le traTeil sans mestier.
Ainsy je cours
De lieu en lieu, et puis de cours en cours,
Criant premier l'Empereur au secours,
Et puis apprez, je jette cris et plours
A toutte oultrance,
Pour estre oye et avoir audience *
Devant le très crestien Hoy de France,
Yictorieux, où j'ay bien ma fiance
Et dob avoir.
Puis m'en cbemine, sans gères remanoir,
Aux autres Rois, pour leur faire savoir
Le grant meschief où il me fault manoir
Et puis reviens
Aux ducs, aux comtes, aux puissans terriens,
i . Ms. Soriaonne, la Marche et Bis. Baluze : c Musant fuianr. >
2. La Marche : ■ Ha povreté toutestois. ■ Ms. Balose :
t Et neanmmini yen tau* cresdcDi iray. >
3. Hs. Baloze : « Veullent. >
k. La Marche : ■ Aligence. >
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[I4S4 n.s.] DE MATHIEU D'ESCOUCHY.
Princes, marquis, aux graos et aux
Generaument k trestous * bons crestiens,
Pour rameubraiiche
Du Créateur qui est nostre espérance.
Que tout diascun s'apareille et avance;
Pour le secours qui est ma deùiance,
Ou* sui» joyeuse
Que puis faire ma complainte piteuse
Deranttoy. Dieu', doot je suis desîreusej
Mes en mes moz entente savoureuse,
Et je t'en prie.
Anssy fàiz-je à ceste compaingnie.
Pour mon ayde * , l'un à l'autre s'alye,
Car Dieu le veult, qui nul bien fait n'oublie.
Ainsi me Ta*, par le divin voloir,
Qu'en ceste feste je me suis embatue,
Venant de loing pour efforchier pooir*
Sercbant les lieux où cœurs sont i mouvoir
A secourir moy, dotante, espandue*.
Loez soit Dieu quant* je suis cy venue;
Car il me samble que j'ay (ait le voyage
Pour racheter mon enuieux domma^.
1 . La Marche et Ms. Bainze : ■ A tous. >
2. Ms. Sorbonne, la Marche et Ms. Batnze : ■ Or. •
3. C'est duc, comme dans le Ms. Sorbonne, la Marche et Ha.
Balnie.
4. Hs. Sorbonne et la Marche : ■ Moy aidier. ■
5. Hs. Balme :
I Ainii que véei. . .
< Ed.... I
6. Hs. Bainze : ■ Far effordé. > I^ Marche : < Par effréé. ■
7. Hs. Batuze : ■ Espardue. >
8. Toutes les antres verùwB : ■ Qae. ■
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CHRONIQUE [14S4 n. s.]
O toy, o toy, Doble duc de Bonrgoingiie,
Filz de l'Eglise et frère à ses enfans,
Entens à moy ; si pense k ma besoingae,
Poîns en ton cœur la honte et la vei^oingne,
Les griefiE remors qu'en moy je porte et sens.
Les infidelles par inilliers et par cens,
Sont niumphans* en leurteire dampsée.
Là où jadî» solois estre bonourée.
Vous autres princes, puissans et boDorez,
Plourez mes maulT , larmoiez mes doleurs ;
Ma joye est née, s'emprenre le volez
Amoyrengier, que bien faire devez*,
En servant Dieu et en querant honneur :
Par mes enfans je suis en ce malheur :
Par eux seray, se Dieu plaist, secourue,
Sy requiers Dieu de cousel et d'alhue.
Vous, chevalliers, qui portez la thoizon,
N'oubliez pas le très divin service,
Aussi les autres* nés de bonne maison,
O gentilz hommes ! vecy belle occoison,
Pour acquérir de los le bénéfice :
Mon secours est pour jones gens propices;
Les noms croistront et l'ame enrîchinL
Du service que chascun me fera.
Donc en amour de Dieu premièrement,
En en faveur de nom* et de noblesse.
A , Conversant dans te senl Hs. de la Hare.
S. La Marche :
■ Ma joye n'eit, s'emprcndre De Toulez,
( Eu moy Tcngianl, ce que Sûre derei,
3. la Marche : < Et vous anssi, ■
k. Ms. Baluse : * D'onneur. >
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[i45fc n. ».] DE MATHIEU D-ESCODCHT. 139
Je te requier acettes et fbmement,
Mon amé filz, pour mon recouTremeat,
Et TOUS, seigneurs, pour toute gentillesse,
Par tout m'en voy, car mou cevre me presse.
Mon fait piteux, hellas ! qu'on ne m'oublie.
Soubz tel espoir Dieu tous doiut bomie Tte'.
La lamentacion de nostre mère SaiDde Eglise es*
tant Ëticle, vinrent grant nombre d'ofEàers d'armes,
desquels, et le derrenier d'eulx estoit Thoizon-d'Or*,
qui portoit en sa main ung* faisant en vye, aoumé
d'un riche colier d'or, garny de' pierres et de perles;,
et apprez icellui Roy d'armes sievoi t deux ' damoiselles :
c'est assavoir demoiselle Yolent, fille inlegitime* du-
dit duc de Bouigoîngne'', et Ysabel de Nœufchastel,
fille du seigneur de Montagu, adestréez de deux che-
valliers de ladicte Thoizon-d'Or, c'est assavoir le sei-
gneur de Crequi et messire Simon de Lalaing. £n
telles ordonnances vinrent les officiers d'armes , ledit
Roy d'armes et le faisant*, jusques devant ledit duc;
et apprez qu'il eut fait la révérence, [ledit Thoizon-
d'Or*] parla audit duc en ceste manière :
1. La Marche ajoote i ■ Cdkmbnt Thoisoh d'ob puskhti a
■ORDiT snonana ix faiudt poub wuja lutnm tkd sollemphel. >
t. Godefroy, la Marche et le Hs. Balnie ^joutent : ■ Roj
d'armes. >
3. Hs. Bainae : « Ung ti^ bel. ■
4. Id. c De ipoBi riches. >
5. Id. c Deuxjosnes. »
6. Godefro7, la IKarche et Hs. Baltize : ■ BasUrde. »
7. Elle époQsa plus tard Jean d'Alllj, seigneur de Picquîgny.
8. Hs. Baluze tqoate : ■ Lesdictes a damoiselles et les a che-
TsUiers jnaqaei à la grant table et devant. »
0. Hs. Scwbcmne et les autres Tersiom.
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160 CHRONIQIK . [1454 d. t.]
« IVès hault et très puissant prince et mon très*
« redoubtè seigaetir, véez cy les dames qui hum-
« blement se recommaadeDt à vous; et pour ce
« que c'est la coustume et a esté ancienuement, que à
« grana festes et aobles assamblées, on présente aux
H princes, aux sngneurs et aux nobles hommes, paon
R ou aultFe quelque noble oisel, pour faire veux utilles
n et vallables; et pour ce m'ont cy euvoié aveuc ces
K deux damoiselles, pour vous présenter ce noble
« taisant , vous {uiant que le veuUiez avoir en souve-
u nance*. »
Ces parolles dictes, icelluy duc* priut ung brief
escript, lequel il bailla à Tboizon-d'Or, et dist tout
faault' : K Je voue à Dieu mon créateur, à la glorieuse
K Vielle Marie, aux dames et au faisant, que je fèray
H et entretenray ce que je baille par escript. » Et ce
dit, prestemeut ledit Tboizon-d'Or priât icellui brief
et le lut tout hault, dont la teneur s'ensieut :
Le i>eu du duc Phelippe de Bourgoingae etde Bra&ant*.
<t Je veue à Dieu, mou créateur, tout premièrement,
et à la trèsi^orieuse Vierge, sa mère, et en apprez aux
dames et au faisant, que se le plaisir du très-crestien
1 . Le Hs. Baluze ajoute : < Et le veu pour recommandé. >
2. La Harcfae : ■ Hondit seigneur le duc, qui savoit i quelle in-
tencion il aToit lait ce bouquet, regarda l'Eglise ; et ainsi comme
aiant pitié d'elle, il tira de sou teiog un brief, ■ etc. Hs. Baluze :
• mondit, etc., se leva tout droit en estant et print, etc. ■
3. Le Hs. Baluze ajoute . ■ En metant sa main dextie contre
sa poitrine en disant... : ■
4. Dans la Marche, le voen du dac est plus loin, en tête de
ceux des autres princes et seigneun.
.,CoogIc
iikSk n. sO TOE HATHIEn D'ESCOUOTT. J61
et très-TÎctorieux piÎHce, monseigneur le Roy, est de
eotreprenre* et expozer son corps pour la deflence de
la Foy crestienoe et rester à la dampDable emprinse
du Grant-Turcq des infidèles, et tors se je n'ay lealle
easdane * de mon coi^, je te serviray en ma personne
de ma puissance, audit saint voyage, le mieulx queDieu
me donra sa grâce. Et se les ataires de mondît seigneur
le Roy estaient telles qu'il n'ypeutaleren ga personne,
et son plaisir est y commettre aucun prince de son '
saac ou autre chief seigneur de son année, je, à son
dit commis, obeiray [et serviray oudit saint voiage, le
mieulx qne je pourray*], et ainsy que se lui meisme y
esloit en personne. Et se, pour ses grans afTaires, il
n'estoit disposé de y aler ne dey envoier, «t queprioces
crestiens n'enprengnent ledit saint voyage, je- les y
acompaingneray et emptoiray aveuc eulx , à la def^
fence de la Foy crestienne, et le plus avant que je por-
ray, poutveu que ce soit du bon plaisir et congié de
mondit seigneur, que les pays que Dieu m'a commis
à gouvrener soient en paix et seurté ; à quoy je tra-
veilleray et me metteray en tel devoir de ma part, que
Dieu et le monde coognoistra que à moy n'avéra tenu
ne tenra. Et se durant ledit saiot voyage, je puis, par
quelque voye ou manière que ce soit, savoir ou con-
gnoistre que ledit Grant-Turc ait voleuté d'avoir à
moy a&ire corps à corps, je, pour ladicte Foy cres-
tienne soubstenir, le combatteray, à Tayde de Dieu
i. la Uarche et Hs. Balnse : ■ £st de prendre ta croisie et
2. &Dpécbeiitent.
3. Hs. SortxiDne et autres TersHHt5.
byGoogIc
lei CHRONIQUE [KiM n. s.]
tout puissaDt et de sa douche mère', lesquelz je ap-
pelle touajoura en mon aide*. Fait à Lille, le xvn*jour
de ferrier, l'an de grâce* Nostre Seigneur mil cccc cin-
quante et trois*. «
Le veu dudit duc leu et oy, l'Eglise, qui ne s'estoit
bougie d'icelle place, tint manière de resjoyssance
pour le bon vouloir, veu, et la très-haulte entreprinse
oye dudit duc. Sy le mercya en ceste manière :
Dieu soit aervy et loé hautement,
De toy, mon filz, doyen des pars* de France,
Ton très hault veu m'est tel enricement,
Qu'il me samble'que je suis clèreme&t
De tous mes maulx à plaine delivrauce;
Par tout m'en voy requérir alianoe;
Et prie à Dieu qu'il t'ottroie la griice
Que ton désir à son plaisir se face.
O' voiu, princes, cheralliers, nobles hommes,
Voyez, patron' pour hauU fais entreprendre;
Froissiez vos aises, atournisaiez vos souaiz*,
Levez vos mains tandis que nous y sommes,
OBrez à Dieu ce que lui devez rendre.
Sy preus congé, je ne me puis deffendre *,
1 . La Marche et le Hs. Baluie : • Vierge mère. >
2. LeHs. Baluze ajoute on etc.
3. Godefroy, la Marche et Hs. Baluze: > De rincarnadan. ■
k. La Hardie qoute : c Signé de ma main.
5. Ms, Baluse -. t Des xn pen. »
6. Ce qui suit n'est pas dans le Us, de la Mare.
7. Ms. Baliize : ■ Toea aussi. ■
S. Hs. Sorhonne, la Marche et Hs. Baluae ; > Aoonrsiez voz
sommes. ■
9. La Hardie -. ■ Car cy ne puis descendre. ■ — Ms Balaie :
> Je ne puix plus attendre. ■
byGoogIc
[14S4 D. 9.] DE MATHIEU IVESCOUCHY. 163
tSjaJA vois tirant la terre crestienne,
Pour Dien servir et abr^r ma peine * .
Atant forint Je géant son olifîant et le ramena par-
devant les tables, en la manière qu'il estoit venu. Et
quant je vis la manière de l'entremès, c'est assavoir
l'Eglise et* ung chasteau, sur uoe diverse beste, je
arçuay en raoy-meismes se je porroie comprendre et
entendre que ce voloit dire, et ne peux autrement en-
tendre ne trouver, fors que celle beste, qui nous est
eslrange et diverse es parties de par de ça, elle avoit
esté admenée en signe que elle tca veille et labeure sur
grandes et diverses adversitez en la partie de Constao-
tinoble, lesquelles nous coogooissoDS^ et le chasteau
en qui elle estoit', sy petit que on le pooit porter de
lieu en autre, me sambla le chasteau de Foy, lequel
chasteau est ou cœur des povres créatures, soubz la
sul^eclJon et ou service des inOdelles; et n'a en icelle
partie demourance mes une, sy non en icellui chasteau
de Foy, lequel fauU qu'il soit muchié en l'ille de De-
-vodon. En cel estât, estoit ladicte dame conduilte et
menée par le géant dont chy devant avons parlé, ayant
la main armée. Et me sambla ce seigniflîance que elle
sent et voit apprez elle une grant multitude de ses
ennemis embastonnez et armez, prez pour la chassier
bors du monde, s'îlz peveiit, et se briesve resistence
ou pourveance n'y estoit faicte par les bons et vrays
katholiques, ses enfans. Et pour monstrer le merveil-
1 . Hs. Baliu« : < Contre la loj paieone, ■
S. Hs. Balaie : * Ed. •
3. Ici la Marche abrège: ■S!g:Dif]QoitFoyen oultre et parce qae
eeste dame esloit conduicte et oienée par ce grant géant... • Le
sans est le même, mais c'est moins développé.
byGoogIc
iik CHRONIQUE [I4!(4n. s.]
leiuL dangier et double en quoy elle est contÎDuelle-
ment, s'estoît montre, logîë et accompaiguié comme
j'ay dit.
AÏDsi s'en ala le géant et l'Eglise, qui ainsj avoit &ît
sa complaiute'; et les veux se commencèreot à Taire
rie tous costez, [lesquelz s'ensuivent cy aprez, prins et
tirés sur ce que les nobles bommes vouans ont sign^
de leurs mains, et bailUé par escript au Roy d'armes
delaThotzon-d'Or'].
£t pour ce que tant de veux se faisoient et estoieut
apparana de faire ilec sur le champ, laquelle chose
eut esté merveilleusement longue, ledit duc de Bour-
goingne fist crier par Thoizon-d'Or, que la chose ces-
sas! atant*, et que tous les nobles hommes qui vor-
roient vouer baillassent le lendemain leurs veux par
escript audit Thoizon-d'Or, et il les tenroit pour vail-
lables et aggreables, comme se ilz eussent esté fais ea
sa présence*.
Mais ce nonobstant se veul-je baillier ladeclaracion
des veulx qui furent fais à ceste heure, à cause de la
lamentacion et pitié de l'Eglise, et me soit pardonné^
se je ne les mes sy bien par ordre qu'il appartenroit;
et se faulte y a, c'est par ignorance et peu savoir*:
1. < Qui sinsy,... > dans Mathieu d'Escouchj seul.
3. Addition du Ms. Sorbonne. Ms. Baluxe : ■ Ainsi qn'il ap-
parra cy après par l'extrait des escrips bailliés an Eoj d'armes de
la Toison d'or, signés de la main des nobles hommes. >
3. Pour le présent.
4. Ici la Marche, rt^etant à la fin l'énumération des vœux, con-
tinue son rédt comme plus loin, page 222.
5. Ce préambule n'est pas dans la Marche, qni, après le vœu du
duc, débute par celui du uomie de Charolais et suit un ordre tout
différent que Mathieu d'Escouchy. Quant à la relation du Hs. Bk-
byGooglc
[l4S4n.9.1 DE BIATHIEU D'ESCOUCHT. 16!t
Le veu du duc de Clèves '.
a Je veue* aux daines et w j^isaot que je servira^
moDseigueur mon onde, s'il 1^ plaist, ou cas que
les aflàires de mon pays le puissent souffrir. »
Le veu du comte de Satnt-Pot*.
« Je veue* aux dames et au feisant que, ainchois qui
soit six sepmainnes, je porteray une emprinse à iu-
tendon de faire annes à pié et à cheval, et laquelle
je portera; an et jour en la plus grant partie du
temps; et ne laisseray, pour chose nui qui m'a-
viengne, se le Roy ne le me commande, où quelque
armée soufîsant se face à aler sur les infîdelles, par le
Roy en sa personne, ou par son commandement, ou
autrement pour y aler, en laquelle arm^e, se c'est le
bon plaisir du Roy, afin de faire service à crestient^,
je yray de très bon cœur et metteray painoe, ou plai'
âr de Dieu, de estre des premiers qui assambleront
«veue les infidelles . »
lose, die omet aussi ce préambule. — J*ajouierai que la Marche
[daoe en tàte des vœax cet intitulé :
■ ERstm nu hbtib des vsdlx qui feibsitt lb tbés hoblb
■T TBfti VMOOVKlt VUHCK rHBLIPPE, PAB LA CBICE DB DIEU, VTC ,
■r FLSSIEDKS IDTBBS OBAKB BBICRBnBB , CBXTALUEW ET GEBTILS
mammn, l'as mil qdatbb cbht crsxtuktnt. tbois. >
1. Dans le Us. Balnze, tous les litres sont coQfns dans cette
fonue : ■ HcHtseigneur le duc de Clevez voa comme it s'ensuit, ■
on ■ ainsi. >
S. Le Hs. Baluze ajoute: ■ A Dira et à la vierge Marie.,.. ■
3. N'est pas de la Marche.
k. Ms. Baluze, comme ci-dessus.
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CHBOmQUE [1494 D.!
Le uea du seieneur de Pons en Poictou.
« C'est le veu que i'ay fait au banquet de très haut
prince monseigneur le duc de Bouc^oiogoe. Et pre-
mièremeul, je veue a Dieu, aux dames et au faisaot,
que' s'il plaist, à mou très redoubté seigneur et puis-
sant prince, monseigneur te duc de Boui^oingne, de
aler contre le Grant Turcq ou autre part sur les Sar-
razins, et moy faire icellui houneur que je voise* en
son service, je le serviray de mon corps tant que ma
vie durera, et qu'il lui plaira moy commettre. Item,
et se Sun plaisir est que je ne alasse en son service, je
veue à Uieu, comme dessus, que dedens demy an
prochain venant, ne«ejourneray en ville quinze jours
passez, jusques à tant que corps à corps j'aye com-
battu ung Sarrazin d'icellui Turcq, ou d'autres lieux,
où je porray premier trouver tenant sa loy, ou en
leur terre, se autre part ilz ne veullent choisir nul
juge, en l'onneur de Nostre-Dame; de quoy, pour
l'onneur d'icelle, ne coucheray en lit jamais le sab-
medi, jusques j'aye fett et acomply'. Fait le xvn' jour
de février mil cocc uu. »
C'est le veu du comte de Charolois.
« Je veue à Dieu, mon créateur et à sa glorieuse
mère, aux dames et au faisant, que se mon très re-
i . Ms. Baluze : * Monseigneur de Pons voa qne s'il ploisoît à owd-
dit seigneur le duo qu'il allait audit voi^e en son service , > etc.
Tout le vœu est dans cette forme et en abrégé.
S. Que j'aille.
3. Ms. Baluze : ■ Il ne coucberoil en lit jamais jusquei à ce
qu'il eust fait et acomply son veu. ■
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[14S4 D. s.] DE HATHIED ITESCOUCHY. 1Q7
doubtë seigneur et père va en saint Toyage, ainsy
qu'il l'emprend et le désire d'acomplir, et se c'est son
pkùùr que je y voise aveuc lui, que je yray, et le
serviiay au mieulz que je porray ue saray faire. »
Cest ie v€u du comte d Estampes.
« Je vene à Dieu^ mon créateur, à sa glorieuse
mère premièrement, en apprez, aux dames et au
faisant, que, se le plaisir de mon très redoubté sei-
gneur et oncle est que je voise en sa compaingnie ou
saint voyage de la deffence de la Foy crestienne, et
résister à la dampnable emprinse du Grant Turcq et
des infidetles, je l'acompliray et acompaigueray, et
serviray de ma puissance; et, durant ledit siùnt
voyage, se je pnis conguoistre ou savoir qu'il y ait
aucuns grans princes ou seigneurs de la compaingnie
dudît Grant Turcq et tenant sa loy, qui ait volent^ de
avoir afaîre a moy corps à corps, deux à deux, trois à
trois, mi k nn, cinq à cinq, je, pour la saincte Foy
crestienne, le combatteray, à l'ayde de Dieu tout
puissant et de sa très douce mère, tesquetz je appelle
toujours en mon ayde, par la manière que dessus. »
C'est le veu de monseigneur Âlofde C&ves'.
a Mon veu est tel : Je veue à Dieu mou créateur, à
sa glorieuse mère, aux dames et au faisant, se mon
très hault, très redoubté seigneur et oncle, monsei-
gneur de Bourgoingne, va en ce saint voyage, et se
son plaiûr est, je suis prest de aler avec eulx tout
1 . Ce T«u n'est pu reproduit textuellement dans le Hs. Baiuze.
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168 " ' CHftOinQUE []bS4 n. s.]
partout où son. plaisir sera; et, se tant est que mondît
seigueur ne puist aler oudit saint voyage, et qui lui
plaise de moy faire cel honneur de moy envoier oudit
saint vidage, je m'offre de le servir de mon corps
et de ma chevance, tant et sy avant qui me sera pos-
nUe. s
Cest le veu de messire Jehan de CoinAres^.
a Je veue à Dieu, à Nostre-Dame et au faisant que
se mon très redoublé seigneur va en ce siûnt voyage
présent, que je yray aveuc luy et leservirayau mieulx
et plus leaumeot que je porray et ou cas que les af-
faires de mondit très redoubté seigneur seroient telles
qu'il n'y peut aler et lui plait ordonner sur ce fait
aucune chose pour le service de Dieu et le sien, je
m'y emploieray du tout à mon pooir et se Dieu me
. donne autre puissance que je n'ay à présent, je em-
ploieray mon corps et ma chevance pour le service
de Dieu et pour la soubstenance de la Foy cres*
tienne. »
Cest le veu du seigneur de Fiesnes, frère au comte
de Satnt-Pol\
« Je veue à IKeu mon créateur, à Nostre-Dame,
aux dames et au faisant, que de la commission et
chai^ de guerre que monseigneur le duc de Bour-
goiogne me baillera en-ce très saint voyagé, je me
acquicteray sy bien et leaument à mon pooir, que nul
i. Manque dans la Harch«, Indiqué senlement dans le Us.
Baluw.
i. Manque dans la Haix^e.
bjGoogIc
IiU;4a. 9.] DS KUTHIEC lyESCOUCOT. ■ 189
ne porra dice à la vérité» que j'aye espai^ié mon
corps et ma chevance. »
Cett le vat de messire Anthoine, èastard de Bouf-
goingne*.
« Je, Anthoine, bastard de^Bourgoingne, veue à
Dieu mon créateur, aux dames et au taisant, que se
mon très redoublé seigneur va ea ce saint voyage,
que je yray aveuc lui, et le serviray de mon corps et
de ma cbevance; et ou cas qu'il n'y voise, et lui
plaist de moy y envoier, et à moy riens commander
sur ce, en quelque manière que ce soit, sur ce je me y
emploieray de tout mon pooir, comme tenus y suis,
et que, dès le jour que je partiray, de prendre une '
emprinse, laquelle je porteray tout le voiage durant,
pour combattre ung Turcq, en quelque manière qui
me Torra requérir, et ce faire savoir en l'ostel dudit
Turcq. »
Cest le veu du comte de Heurnes, extrait d'ailemant
en frtuwhois*.
« Je veue à tMeu, aux dameset au faisant, que,
jassoit ce que je tiengne la comté de Hermès de trois
seigneurs, assavoir de l'empereur, monseigneur de
Jelre*, et de monseigneur de Liège, et aveuc ce plu-
seurs autres seigneuries du Royalme de France, touttes
Toyes se mon très redoublé se^neur, monseigneur le
duc de Boui^ingne, va mesmes sur les Turquois et
i. Ne se tronTe pas lextuellemeiu dans le Hi. Balme.
t. Manque dans fat Uarcbe.
3. Gneldres.
byGoogIc
170 CHaONlQUE |;i4S4 n. s.]
inBdellea de la Foy, je yray avec lui en personne; et
l'ayme mieux à servir que ceulx de qui je tiengz mes
terres dont je porte le nom. «
Cest le veu du comte de Boucamp'.
M Je (aïs veu à Dieif, aux dames et au faisant, que
ou cas que mon très redoubté seigneur, monseigneur
le duc de Bourgoingne, entreprenra le saint voiage, je
le servirai de mon corps, et emploieray telle cbe-
vance qu'il plaira à monseigneur mon père me
donner; et, s'il advenoit que les affairez de mon très
redoubtè seigneur fussent que ondit saint voiage ne
peussent aler, et mon très redoublé seigneur mon-
seigneur le comte de Charolois, ou mon très re-
doubté seigneur monseigneur le comte d'Estampes y
alassent, pareillement les serviray oudit siùnt voyage
de mon corps et de ma chevance, comme dessus est
dit, et aussi que tout ce que dessus est dit soit le bon
plaisir de mon très redoubté seigneur monseigneur
le duc. a
Cest le vceu de messire Hue de Lannoy*.
« Je veue à Dieu et à la glorieuse vierge Marie sa
mère, en la présence de très haulte et puissante prin-
cesse, des nobles dames et demoisdles qui y sont, et
à ce disant, que, se le Roy ou mon très redoubté
1. Manque duu la Marche. Ne se uxmve pas textuetlemeot
dans le Ms. Baluze.
X. La Harche et le Hs. Baluze ajoutent : ■ Sognenr de Santés,
chevalier de la ToisoQ d'or. > Ce voeu n'est pas r^roduit textiwl-
lemeni dans le Hs. Baluze.
byGoogIc
[1454D. s.] DE HATHIED D'ESCOUCHT. 171
seigneur monseigneur le duc de Bourgoingne entre-
prennent la croisie pour résister à puissance à ren-
contre de l'empereur des Turcqs, ennemy de la saincte
Foy crestienne, que je les y acompaigneray et ser^ray
en ma [tersonne l'espace de ung an ; et se, à l'ocasion
de ma viellesse et foiblesse de mon corps je n'y pooie
aler, sy envoiera-je pour acquérir les pardons et sa-
tistTaire aux péchiez et aux faultes que j'ay par cy de-
vant coounis, et moy acquicttier de l'obligacion de la
Foy de Jbesua-Crist, à cause du saint baptesme, deux
hommes d'armes et deux archierssouûsammeDt mon-
tez et armez, lesquelz je paieray et sauldoiray par
l'espace de ung an à mes despens. »
Cest le veu de messire jénthoine de Croj^, comte de
Porcien, premier chambellan du duc Phelippe de
Bourgoing^^ chevallier de tordre de ta Thoizon-
d'Or'. W
H Je, Antboine de Croy, comte de Porcien, {««mier
chambellan de monseigneur le duc de Bourgoingne,
considérant le veu que a Tait ipon très redoubté sei-
gneur monseigneur le duc de Bourgoingne et de Bra-
bant, et en ensievant icellui, veue à Dieu mon créateur,
aux dames et au faisant, que, ou cas que moudit sei-
gneur le duc de Bourgoingne enlretiengne son voyage
et armée, que, soubz les condicious contenues en son-
1, Une partie des dénominatioDS qui précèdent les vieux ne
9e trouvent que dans le Hs Sori>onne. Je mets entM crochets ces
additions qm, le plus souveitt, se trouvent aussi dans les autres
voyons. Ce vœu n'est pas. reproduit textudlement dans le Hs.
Balnze.
byGoogIc
172 CHROmQUE [lI.S4n.s.]
dit Teu, il advoue faire sur les SarraÛDsetmestreans,
par ainsy que soit son plaisir, que je yray avec lui et
eo sa compaingDÎe, et le serviray pour l'onueur de
Dieu, oudit saint voyage, de moD corps et à mes des-
pens ung an entier, sans pour ce prenre de lui ou
d'autre prince crestien quelques gaiges ou bien 5ds;
et obeiray à lui ou à cellui qui lui plaira ordonner ou
constituer son lieutenant en ceste partie, et en tout
ce qui lui plaira moy enjoindre et commander, en re-
nonchant à touttes vaines gloires, orgueil et autres
choses mondainnes qui, en aucune'manière, porroient
empeschier ou retarder ce que dessus est dit, et ge-
nentUement à touttes aultres choses qui me porroient
empeschier, excepté mort, prison ou maltadie , ou
aultre empeschement raisonnable, et tdz que à mon-
dit seigneur le duc et autres princes sambleroit estre
dignes de excuzadon, et tellement oue ce sera au
plaisir de Nostre-Seîgueur, à la salvacivde son ame,
et à mon honoeur. Tesmoing ceste cedulie signée de
ma main, le xtO* jour de février mil cccc cînq[uante
trois. M
Cest le veu de messire Pierre de Boisfrefnont^ sei^ieur
de Chamy, \de Motient, de Monlfortf chevallier de .
tordre de la Tkoizon-dOr '.]
« Je veue aux dames et au Ëûsant, que, se mon très
redoublé et souverain seigneur monseigneur le duc
entretioit le saint volage sur les inBdelles, je le servi-
I. HaiH|iM dans la Hardie. N'est pas textuellement dans le
Mb. Balaie.
byGdogIc
[14S4n. 9.] DE UATHIEU D'ESÛOUCHT. 173
ray de mon corps et de biens, ou cas touttesTois que
je n'aray maladie ou leale ensoigne de mou corps;
Duquel cas je y envoieray Tiii ou x gentilzhommes' à
mes despeus, paiez pour uug an. »
Cest le vea de messire Alofde la Marque, extrait
en franchois*.
« Je veue aux dames et au faisant, et desjà je me
submès en l'ordonnance et voulenté de mon très re-
doublé seigneur monseigneur te duc de Bourgoingae,
pour faire en ce que dessus est dit, selon ma faculté,
tout ce qu'il plûra à mondit seigneur le duc moy com-
. mander. »
Cest le veu de messire Jehan de Croy, cfœvallier, sei-
gneur de Cfùmajr, bailli de Henault, \chevaUier de
tordre de la Thoizon-d Or*].
« Et je, Jehan de Croy, seigneur de Chimay etgrant
bailli de Henault, chevallier de l'ordre de laThoizon-_
d'Or, fais au tel et samblable veu à Dieu mon créateur,
à sa glorieuse mère, aux dames et au faisant, que a
fait monseigneur mon frère et que tel que cy dessus
est contenu; et ou cas que par maladie ou autre enh-
peschement que fut si apparant que chascun le con-
gnut n'y peusse aler, que je y envoieray vm gentilz-
hommes de nom et d'armes à mes despens, et paiez
pour ung an entier pour servir à l'onneur de Dieu,
mondit seigneur et prince, soubz et par la manière
1 . N'est pas textuellement dans le Hs. Baltue.
3. Héme observation.
byGoogIc
17b CHRONIQUE [14Et4 d. s.]
dessus dicte. Tesmoiog mon seing cy mis le jour et an
dessusdis. »
C'est le veu de monseigneur (fe Crequi, chevallier
de tordre de la Tfioizon-d'Or'.
« ]'ay oy et enlendu la pitoiable complainte de
nostre mère Sainte-Eglise, dont mon cœur a receu
amère et dolereuse desplaisance; mais quant j'ay yea
le liault et saint veu de mon très-redoubté seigneur,
ceste doleur s'est ainsy comme passée et adoucie, pour
le grant espoir que j'ay que aucun bon et saiot fruit
s'en enstevra. Et combien que chose que faire puisse
porroit peu pourfiter et valoir à la response' de la
grant dezolacion d'icelle, pour ce que, aveuc les grans
princes de crestientë, raison est que elle soit servie et
secourue à sa neccessité des moyens et des petis, je
Teue aux dames et au faisant que, raoiennant la grâce
de nostre benoit créateur, de sa benoitte mère, ou cas
que les besoingnes et afaires de mon très-redoubté
seigneur porront soufïnr qu'il emprengne ledit saint
voyage dont en son veu est faicte mencion, et il lui
plaisl de moy recevoir en sa compaingnîe, je me me-
teray en son service et à mes despens, en tel estât et
compaiguie de gentilz hommes ou autres que bonne-
ment faire porray, selon les biens que Dieu m'a donné;
et me y emploieray en tel fachon de mon pooir que
j'espoir que Dieu et le monde seront de moy contens,
pourveu touttesfois que lors ne seroie empeschié de
i . Trés-abrégé dans le Ms. Baliu
2. La Marche : ■ Ressource. ■
byGoogIc
[14M n. s.] DE MATHIEU D-ESCOUCHT. J18
moD corps. Et s'il advenoit, que Dieu ne veulte I je y
envoieiay, tant de gentils hommes comme autres, en
sy grant ncHubre que la faculté de ma chevance porra
porter. »
C'est le veu de messire Simon de Laimn, [seigneur
de Montignjrt'\ chevalier de tordre de la Thoison-
dOrK
« Mesure Simon de Lalain veue aux dames et au
faisant, que, se mon très redoublé seigneur monsei-
gneur le duc de Bourgoiogue va ou envoie ou saint
voyage contre le Turcq, il le servira, s'il lui plaist, et
y emploiera son corps et sa chevance, fumira et acom-
plira, à son pooir, touttes les chaînes et ordonnances,'
que oudit voyage, par son dit très redoLd>té seigneur
ou son commis, lui seront ordonnéez. »
Cest le veu de Jehan de Luxembourg, bastard de
Saint-Pol, seigneur de Halèourding , [chevallier de
tordre de la Thoison-dOr*. ]
« Je veue à Dieu mon créateur , à sa glorieuse mère,
aux dames et au faisant , que se mon très redoublé
seigneur prent la croisie et va en ce saint voyage, je
lui serviray, de mon corps et de ma puissance, tout le
mieulx que porray; et se monseigneur avoit eusoigne
par quoy il n'y peut aler en sa personne, et il y en-
1 . Hanqae dans la Marche. N'est pas textuellement dans le Ma.
Bdaie.
1. Presque en entier dans le Hs. Balaie, mais à la trobième
pentHme. L'omûûon que je relève d-dessons se trouve également
dans le Ms. Balnae.
byGoogIc
170 CHROHIQDE [KMn. ».]
voie aucun de son sai^ en son nom , je le serviray et
obéira; comme je feroie à mondit s«fgneiir, et ne lai-
ray que je ne voise oudit saint voyage, en la manière
que dit est , se 'mehaing * ou piison ne me destour-
nent ; et ne m'en retourneray que je ne m'y soie em-
ploie , ung an du mains , se ce n'est pour aucun grant
bien ou prouBt pour la crestienté, et par exprez com-
mandement et ordonnance des princes '. Si je puis, à
la bataille ou eschelle à l'endroit ou le Turcq soît , je
aborderay le jour à sa personne ; et se Dieu, par sa
grâce , me donne victoire et aux crestiens , et que je
puisse veoir que le Turcq parte de la bataille pour soy
sauver, quelque chose qui me puist advenir, je ne le
lairay ne partiray de lui, se ne suis mort, ou sy fort
navré que je ne puisse parfurnir , ou que mon che-
val ne faille en chemin , jusques que je l'aye mort ou
prisonnier, se avant que je le tiengne soit retrais en
(brtresse , ou par sy fort passage que on ne le puist
1. Bleunre.
2. Je rétablis, d'après la Blarcbe, ce qui suit, omis par Hathiea
d'Escouchy : • .... avecques qni jeseray; et s'il advient que pend-
daU le temps que je seraj audit sainct voyage il j ait journée de
■ bataille, je feray tant , au plaisir de Dieu, que crestieiu et Turcsao-
n»t congnoissaoce de mon nom : et me mettray en mon leal de-
voir, uns penser toutetfras ne aller hors l'ordonnanoe faîcte et
commandée par les princes, se je tais, ■ etc.
byGoogIc
[1454 n. s.] DE MATHIEU ffESCOUCHY. 177
Cest le veu de Jehan, seigneur (fAuxi, [ conseitUer
et chambellan au duc de Bourgoingne, eï] premier '
Chambellan (bi comte de Charolois, [chevalier de
r ordre de la Thoizon-d'Or*. ]
0 Je veue aux dames et au faisant, que, se mon très
redoubté seigoeur monseigoeur le duc de Bour-
goingne va en sa personne en ce saint voyage contre
les Turcqs, que se son plaisir est que je y voise en sa
compaingnie , je le serviray de mon corps et de ma
chevance, ou cas que je n'aye ensoinne de corps ou
de malladie ; et ou cas que mallade seroie en tel estât
que je n'y puisse aller , je y envoîeray six gentilz hom-
mes, paiez à mes despens, pourungan.B
(y est le veu du seigneur de Lannoy, [conseiller et
charnbellan du duc de Bourgoingne,] gouverneur de
Hollande, de Zellande et Frise, et chastelain de
Thotmehon , [ chevallier de tordre de la Thoizon-
dOr'\ ]
a Je veue à Dieu mon créateur et à la benoîte
vierge Marie , sa chière mère , aux dames et au faisant,
que touttes fois que mon très redoublé seigneur sera
disposé de soy mettre à l'encontre du Turcq et des
infidelles, pour la delTence de la Foy creslienne, je le
serviray en ce saint voyage de mon corps et de ma
puissance , s'il lui plaist , au mieux que faire le porray,
ht l'ayde de Nostre-Seigneur, et à mes despens pour
1. Manque ilans la Marche. —A la troisième personne dans le
Hs. Baliue.
î. Hémeat^MervatioDs.
byGoogIc
178 CHRONIQUE [14S4ii.s.]
l'année', se l'armée se entretient autant. Et se les af-
faires de mondit seigneur sont telz qu'il n'y putst aler
en sa personne sy hastivement comme la chose le por-
roit désirer , et son plaisir estoit y envoier aucune ar-
mée f premier je yray , se c'est son bon plaisir ; et dès
maintenant lui suplie tant humblement comme je
puis, que , par sa grâce, lui plaise le moy accorder.
Et se ainsi estoit que lesdis affaires ne peussent bonne-
ment souffrir y envoier, et il plaist au Roy y envoier
ladicte armée pour conforter ladicte crestienté, je iray
en leur compaingnie , pourveu que ce soit le bon plai-
sir du Koy, et aussi de mon très redoubté seigneur;
et sans avoir sy grant empeschement de mon corps
ou de mes membres , que chascun le congnoisse estre
tel qu'il ne me soit possible de y aler. Escript à Lille
le xYiii" jour* de février, l'an mil cccc uu. [Signé de
mon seing manuel. ] »
C'esi le veu de Nicolas Raullin, seigneur J'Aalhune,
chancellier du duc de Bourgoingne ', *
a Pour ce que je, Nicolas Raullin, obstant mon an-
cienneté et foiblesse, ne porroie bonnement aler en
personne ou voyage que mon très redoubté seigneur
monseigneur le duc de Boui^oingne entend faire pour
la defience de la Foy crestienne, aïiisy et par la manière
que declairé est en son veu sur ce fait, je veue à Dieu
premièrement, apprez aux dames et au faisant, que
en ce lieu, je envoieray aveuc mondit sdgneur çt en
1. Ma. Baluze :< Pour deux SDS. >
t. Ms. Sorbonne : « Di\-septiesine. °
3. Texttiel dans le Ms. Baluzi^.
byGoogIc
[UW n. s.] De MATHIEU D'ESCOUCHT. - - 179
son service oudît saint voyage ung de mes enflans,
acompaingnié de vingt-quatre gentilz hommes armez
et moDlezfioufisamment, et lui eutreteorsy à mes des-
peos tant et sy longuement comme il y sera. »
Cest le veu du seigneur de Ungne en HajTinauit'.
« Je veue aux dames et au faisajjt, en brief lan-
gaige, que je seray obéissant à mon très redoublé
seigneur et souverain prince, et comme son vray et
_ lealsubgect. »
C*£St le veu du seigneur de Lalain et de messire Sanse
de Laîmn frères, vouant ensemèle'.
Le seigneur de Lalain et messire Sanse de Lalaing
n'ont point esté appelez pour vouer; mais pour le
commandement de mon 1res redoublé seigneur ac-
complir, ilz mettent leurs veux par escripl, qui est tel :
que, se leurdit très redoublé et souverain seigneur est
dispozé de aler ou saint voiage , et son plaisir est
qa'ilz voisent en son service, moiennant qu'ilz aient
santé pour y aler, ilz le serviront de corps et de che-
vance à leur pooir.
Le veu de messire Charles de Chalons, nepveu
au prince dOrenge '.
H Je veue à Dieu et à Nostre-Dame, aux dames
et au faisant, que s'il est ainsy que mon très redoublé
1 , Manque dans la Marche. Le Ms. Baluze reprend la forme Aè\k
lîgaalée. — Jean, seigneur de Ligne.
S. Hanqae dam la Marche.
3. Ibiii.
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180 CHRONIQUE [1484 n. «.]
seigneur monseigneur le duc de Bourgoingne em-
prengne le saint voyage, et que son plaisir soit que
je y voise en sa compaîngnie, que je le serviray
de mon corps, sans le habandonner, jusques à la
mort ; et ou cas qu'il ara journée de bataille assignée,
que je metteray painne d'eslre les premiers sallans à
l'encontre des infidelles, et de mon pooir tant feray
qu'il en sera mémoire. Et ou cas que monseigneur
n'y alast, et son plaisir ftit de y envoier aucuns de
messeigneurs de non sanc et que je y voise,- je yray
et metteray painne de acompUr mon veu. s
Le veu de messire Charles de Rocheffhrt, chamifelan
du comte d" Estampes '.
« Je, Charles, seigneur de RocheFTort, fay veu à
Dieu mon créateur, et à la glorieuse vierge Marie,
aux dames et au faisant, que se mon très redoubté
seigneur le duc va ou saint voyage sur tes infidelles et
ennemis de nosire Foy, se son plaisir est, que je yray
aveuc lui, et le acompaingneray, oudit saint voyage, de
mon corps et de ma puissance. Et ou cas que moodit
seigneur n'allast oudit saint voyage, et mon très re-
doublé seigneur et malstre monseigneur le comte
d'Estampes y aloit, je yroie aveuc lui samblablement, .
se c'est son plaisir, el le serviray de mon corps et de
ma chevance, pourveu que aucun accident de malladie
ou enssonne oe me surviengne, par quoy je ne peusse
aler oudit saint voyage ; ouquel cas je y envoieray si»
gentilz liommes armez et habilliez, et les pairay et
1. Très-abrégé dans le Hs. Btluze.
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[lbS4n. ■.] DE MATHIEU D'ESCqUCHY. 181
souldoïray pour ung an entier. Et se ainsy est que
monseigneur le comte d'Estampes, mon maistre,
trœuve des infidelles qui lui furnïssent son veu, c'est
assavoir trois contre trois, qitatre contre quatre, cinq
contre cinq, et le plaisir de mondit seigneur et maistre
soit'moy faire cest honneur que je l'acompaingne en
ce cas, je seray volentiers l'un de ceuli qui com-
batteront aveuc lui lesdîs infidelles, par la manière
dicte, et ainsy que mondit seigneur et maistre l'entend,
et de ce lui en supplie très humblement. »
Le veu âe messire Jehan de GÂines, seigneur de
Sergues-sur-le-Z0n' , premier chambelan du duc
■ de Clèves.
a ]e veue aux dames et au Taisant, que ou cas que
mon très redoubté seigneur monseigneur le duc de
Boui^ingne Toise en ce saint voyage , et qui lui
plaise qutf je le serve, je le serviray de ma personne
en tel fachon que mondit soigneur le me ordonnera;
et se, par maladie ou ' autrement, estoie empeschië
que. n'y peusse aler, je y envoieray et entretendray
douze gentilz compaingnons creunequîniers, ung an
à mes despens. Escript et seigné de ma main en la
ville de Lille, le xvui* jour' de février mil nu" lui. »
1 . Ms. Balaze : ■ Ji;h«n de Ghelines, seijj-neur de Verges. •
S. H». Sorbonne : r Dis-septiesme. ■
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182 CHRONIQUE [IbSIin. s.]
Le veu de messire Phelippe de Bornes •, seigneur de
Baussegnies, de Houdescoute , de Hère et vicomte
de Bergues'.
a ici Philippe de Homes, seigneur de Baussegnies
et de Houdescote, de Hère, et vicomte de Bergues,
veue à Dieu mon créateur età la benoîte vierge Marie,
sa mère, aux dames et au faisant, que, par ainsy que
mon très redoubtë seigneur et prince entretiengne
son voyage, qu'il advoué de faire sur les Turcqs et
mescreans, que je yray en sa compaîngnie, par ainsy
que ce soit son plaisir, et le serviray, pour l'onneur
de Dieu, de mon corps, à mes despens, ung an entier.
Et ou cas que j'eusse empeschement de malladie ou
autre, qui fust apparant et évident à mon très redoublé
seigneur et prince ou autres princes crestiens , estre
dignes ou soulTisans pour excusacîon, que je envoie-
ray, comme dessus, ung chevaliernoble homme, mon
parent, acompainguié de trois gentilz hommes à mes
despens, paiez pour ung an. Tesmoing mon saing
manuel cy mis, le xvu' jour de février l'an mil cccc
cinquante trois. »
Le veu de messire Lojrs de la FiesviUe^ seigneur de
SainSy cappitainne de Gravelines et de Bourbourg*.
K Je Veue à Dieu, à la benoîte vierge Marie sa
douche mère, aux dames et au Taisant, que se le
plaisir de mon très redoubté seigneur monseigneur
1 . Hanqoe daos la Marche. Abrégé dans te Hs. Baluse.
2. Manque dans la Marche.
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[14S4n. 3.] DE MATHIEU D'ESCQUCHY. 183
le duc de Boui^oingne est de moy faire si haulte
honneur que de moj prenre en sa compaiagnie, pour
le servir en ce noble saint voyage, lequel, au plaisir
de Nostre-Seigneur, il a emprins à faire sur les Turcii
et infîdelles de la Foy orestienne, que le serviray de
mon corps et de ma chevance, acompaiognié d'un
noble chevalier, d'un gentil homme et de trois ar-
chiers, tant qu'il sera oudit saint voyage, et jusques à
son retour en ses pais, oioiennant son bon plaisir, et
en tout tel estât et manière que,, de sa grâce, il lui
plaira moy ordonner et commander. »
l£ veu du seigneur de Commmes'.
« Je, Jehan de Commines, veue à Dieu, à la benoite
vierge Marie, aux dames et au faisant, que se mon
très redouhté seigneur monseigneur le duc va en
ce saint voiage qu'il a inteocion de faire pour résister
aux entreprinses du Grant Turc et des mescreans, je le
serviray par tout où bon lui samblera, soit par mer
ou par terre, de mon corps et à mes despens; et ou
cas que pour cause de malladie ou autre empesche-
meot sy apparant que cfaascun le congout , je n'y
peusse aler, je y envoieray trois* gentilz hommes
de nom et d'armes, à mes despens et frais, lesquetz
''je patray tant et sy longuement que l'armée de mondit
seigneur se entretendra par delà, pourveu que ce soit
le bon plaisir de mondit très redoublé seigneur. »
I. Abrégé dans le Hs. Baluze.
t. La Marche m Ms. Baluze : • Quaire. ■
DigiNzecbvGoOt^le
184 COROmQtJE [IbUn. 3.]
- Le feu de mess ire Anthoine de Criewecœur*.
M Je, Awhoinfe, seigneur de Crievécœur, veue à
Dieu mon créateur, aux dames et ai) faisant, que se
c'est le bon plaisir de mon très redoublé seigneur
monseigneur le duc de Bourgoingné, je le serviray en
son voya^ et armée de Turquie, ou cas qu'il y voit,
ou monseigneur son filz, de mon corps et clievance,
uDg an entier, et plus se mestier est, à mes despens ;
et obeiray à tous ses commandemens et ordonnances,
en quelque manière que ce soit ; et, au plaisir de
"Dieu, je me y emptoieray Jtellement que mon hon-
neur et grâce y seront gardez. Et se, par fortune de
maladie ou autre grant empeschement raisonnable,
je n'y pooye aler, je envoïeray ung chevalier el ung
gentil homme à mes despens, paiez pour ung an. n
Le feu de messire Jehan de Bos*, seigneur
de Honnelzin*.
u Je veue à Dieu, à Nostre-Dame, aux dames et
au faisant, que s'il est ainsy que mon très redoubté
seigneur monseigneur le duc de Boui^ingne enlre-
prengne et aille ou saint voyage, qui est eropris et
ordonné pour la deffense de la Foy crestienne, et que,
son bon plaisir est que je y voise en sa compaingnie,
je le serviray de mon corps et de ma chevance, et me
1. Manqae dans la Marche. Abrégé dans le Ms. Balaie.
S. La Marche : * Jehan du Bois. ■
3. Ms. Sorbanne : i HennequiQ. i Ms. Baluse : ■ Jehap, sei-
gneur du Boc et d'Avequia. ■ — Jean du Bos, Seigneur de Hon-
ndtin.
D.(.-:sdtvG00gIC
[IbMn. s.] DE MATHIEU D'ESCOUCHt. 18S
y habandonneray tant qu'il y sera et que la vie me
dura; et dès le jour que me partiray, ne men-
geray poiut de chose qui ait receu mort le \eu-
dredi ', jusques à ce que me seray trouvé combatant
main à maiu à nug ou à pluseurs ennemis de la
saincte Foy. yte/n^et semondit ifès redoublé seigneur
a bataille au Grant Turcq et la banièrt de mondïf
très redoubté seigneur et celles de ses adversaire^ y
soient desploiées, et qQe je soie en ma France liberté
sans estre mehaingniez*, je m'aborderay à la banière
d'icellui Grant Turcq, si je la puis ouUedient cong-
Doistre et la trebucheray par terre ou je qsorray; et
ou cas que les affaires de mondit très redoubté sei-
gneur ne peusseut porter d» y aier en personne, et
y commettre monseigneur son Olz ou monseigneur
d'Eslampes,je les serviray en toutte obéissance, comme
à la personne de mondit très redoubté seigneur. Et
s'il advient que monseigneurd'Estampes entreprengne ,
bataille à aucun prince acompaingoié de certain nombre
de nobles hommes, et il lui plait de sa grâce moy faire
cesl honneurque je en soye l'un, je m'yemploieray tel- ,
lement que, au plaisir de Dieu, de Nostre-Dame et de .
monseigneur Saint-Geoi^e, je lui feray honneur, aux •
quelz je prie qu'ilz me donnent la grâce, u
l.-Sodefroy, la Marche et Ms. Baluze : < Ne meogeray pas
vendredi chose qui ait receu mort*. . . ■
2. Blessé.
byGoOgl
•
186 CHRORIQUE [14S4 d. s.]
Les veux de messire Pierre de Boussu et messire
Phelippe de Lalain, voans ensamble.
a Monseigneur de Boussu' et tnessire Phelippe de
LalaÏDg veuent à Dieu, à Nostre-Danie, aux daines et
au faisant, que se mon très redoubté seigneur mon-
seigneur le duc de Bourgoingne va en Turquie sur
les infidelles, les dessusdis le serviront bien et loyau •
ment, se le plaisir de mondît seigneur est qu'ilz y
'voisent ; etdu jour qu'ilz partiront, porteront emprinse
pour combattre deux inBdelles; et se le tiers yvenoit,
ilz emprendront telle adveoture que Dieu et ^ost^e-
Dame leur voiront envoler. »
Le veu de messire Tbiebaut. de Rougemont *.
V Je veue aux dames et au faisant , se mon très
' redoubt^ seigneur monseigneur le duc de Bourgoin-
gne va en ce saint voiage à l'encontre des mescreans
et iniidelles, je yray aveuc lui, se c'est son plaisir;
et au surplus, feray tout ce qui lui plaira moy com-
mander, de tout mon pooir et de bon cœur, au plaisir
de Dieu et dç sa glorieuse mère, à qui je recomoiande
mon corps, mon ame et tous mes affaires. »
1 . Kerre de Hennin, seigneur de Bonssa.
2, Manque dans U Marche. Abrégé dans le Hs. Baluze, ainsi
que tons ceux pour lesquels je ne meUrai pas d'indication con-
traire.
byGoogIc
[i4Sbn. s.] DE BUTHIE2J D'ESCOUCHT. 187
Jjes veux de messire Josse de Haltoin et de messire
Gaules du Fossé, voans ensamble* .
K Le ivii' jour de février anno uu, mesàre Josse
de HalwÎD, seigneur de Preoues, eo le ville de liUe,
en la court et salle de monseigneur le duc, euiprez
r^ise SaÏDt-Pierre, en la présence de monseigneur
le duc, voaos à Dieu, à la glorieuse Viei^e, aux dames
et au faisant, que se mondit seigneur personnellement
entreprent le voyage à rencontre des Tnrcqs et mes-
creans et y alast, ledit monseigneur Josse le serviroit
de son corps et de sa chevance; et ou cas que mondit
seigneur n'y voit en personne, mais y envoie mon*
seigneur de Charrolois ou monseignem* d'Estampes,
encores serviront-il icellui d'eux de corps et de che-
vance. Et pour ce que mondit seigneur d'Esiampes
en son veu veue que se, personne à personne, deux
contre deux, trois contre trois, quatre contre quatre,
cinq contre cinq, lesdis Turcqs volsbsent combatre,
mondit seigneur d'Elstampes les furnira, icellui messire
Josse supplie mondit seigneur d'Estampes, que son
plaisir soit lui faire l'onneur qu'il puist estre l'un des
cinqs qui feront ladicte emprinse; et ou cas que de ce
faire fiit contens, vea leaument de l'acomplir- à son
pooir. »
C'est le veu de messire Loys de Gruthuse*.
a Gnithuse veue à Dieu, à Nostre-Dame, aux dames
et au faisant, que ou cas que mon très redoubla sei-
1 . Manque dans la Marche.
2. Ibid.
byGoogIc
188 CHftoniQUE [14t4n. s.]
gneur monseigneur le duc de Bourgoingiie einpren-
goe de aler ou saint voyage, je le serviray de mon corps
et de ma chevance; et s'il lui plaisl, de sa grâce, de
moy ordonner et faire cest honneur de estre aveuc
lui, je me habandonneray jusques à la mort; et pa-
reillement feray en tous autres voyages où monsei-
gneur sera. Et s'il advenoit que les affaires de piondit
seigneur fussent telz que oudit saint voyage ne peust
aler, et que mon très redoubté seigneur, monseigneur
de Charolois ou monseigneur d'Estampes y allassent,
pareillement que dessus, le serviray oudit saint voyage
au plaisir de Dieu et de Nostre-Dame, je feray ce que
dit est, ou cas que je n'aye maladie ou ensonne, par
quoy je ne puisse faire ledit veu, et que ce soit le boa
plaisir et congié de mondit très redoubté seigneur
monseigneur le duc de Bourgoingne. »
C'est le veu de messire Phelippe Pot'.
u Je veue à Dieu, à Nostre-Dame, aux dames et au
faisant, que s'il est ainsy que mon très redoubté sei-
gneur monseigneur le duc de Bourgoingne aille au
saint voiage qui est empris et ordonné pour mainte-
nir la foy et pour la defleoce de crestienté , que me
trouveray en sa compaingnie, s'il lui plaist de sa
graçe, pour le servir de toutte ma puissance ottaut
qu'il y demora et que la vie me dura. Et dès le
premier jour que me partiray, je oe raetteray armure
quelle que elle soit. en mon bras droit j et apprez ce,
jeneine serray.à table le jour de mardy, jusques à ce
i . JHanqucjlaBs U Marche,
:tï'GoogIc
[145in. s.] DE MàTHIEtJ D'ESCOUCHY. 189
que je me seray trouvé embesoiiignié contre les enne-
mis de la Foy, ou il y ait desconfîture de mil comba-
tans. El se les affaires de mondit très redoublé sei-
gneur estoient sy grans qu'il ny peust aler en personne,
et son plaisir soit de y envoier aucun, en moy faisant
ccsl honneur que j'en soye l'un, je me offre de y aler
pour acomplir tout ce qui lui plaira à moy comman-
der, et aussy de faire ce que dessus est dit, se je n'ay
empeschement sy grant que chascun doive bien cong-
noistre que je ne seray pas en estât de y aler. Et ce je pro.
mez à tenir, au plaisir de Dieu et de sa glorieuse mèrp,
lesquels je appelle en mon ayde en touttes choses, ii
Quant' icellui duc ot oy ce veu du chevalier dessus-
dit, il commanda au Roy d'armes de la Thoizon-d'Or
de escripre dessoubz cedit veu et signer de sa maiu,
ce qu'il s'ensieut, ce qu'il fîsl.
« Ce n'est pas le plabir de mon très redoubté sei-
gneur, que mcssire Pbelippe Pot voise en sa com-
paingnie ou saiot voiage qu'il a voué, le bras desarmé ;
mais il est content qu'il voist aveuc lui armé bien et
soufisammeul,' ainsy qu'il appartient. Tesmoing mon
seing cy mis par le commandement de mondit très
redoubté ceigneur. »
C'est le veu de messire Claude de Thouloii^riy
seigneur de la Bare '.
« Je veue à Dieu, à Nostre-Dame*, aux dames et au
faisant que je serviray mon très-redoubté seiga^r
1. Ce qni suit est textaellemeot dam le Ms. Baluz«.
2. Presque complet dans le Ms. Bsluie.
3. La Marche : ■ Et à madame sainte Anne. >
byGoogIc
190 CHROmQUE [US4n. s.]
monseigneur le duc de Bourgoingne ou saint voyage
qu'il a intencion de faire à Tencontre du Turaq en-
nemy de nostre Foy, et le serviray de corps tout le
temp» qu'il y sera, et des biens que Dieu m'a preste,
je y emploieray tout ce qui me sera posùble ; et ou
cas que mondit seigneur ait quelque empeschemeDl,
par quoy il ne puist aler par delà, et il y envoie aucun
de son sang, je le serviray et obeiray durant ledit saint
voyage comoie je feroie à la personne de raoodit sei-
gneur; et oultre que je seray hors des marches de
par deçà, je porterai une emprinse pour foire armes à
pié ou à cheval contre d'ung des gens dudit Ttircq,
laquelle je feray seignifGer, se je puis, en son ost ; et
tout par le bon gré et licence de mondit seigneur'
ou commis de par lui, je l'iray combattre devant
ledit Turcq moiennant que je y puisse avoir bonne
seurté. n
C'est le peu de messire Anthoine de Rocheffort*.
n Je, Anthoine de Rnchefibrt, veue à Dieu mou
créateur, à la benoitte Vierge Marie, aux dames et au
faisant, que se mon très-redoubté et souverain sei-
gneur monseigneur le duc de Bourgoingne, monsei-
gneur le comte de Charolois, monseigneur le comte
d'Estampes, voisent et entreprengnent de aler ou saint
volage sur les inBdelles^ eox. tous ensamble, ou les
deux, ou l'un seuUement, je yray aveuc eulx à leur
1, Omission que je rétablis d'après la Marche : • .... lequel j'en
sappliray et requerray. Et si cclnj qui voudra lever madicte em-
prise ite nie vouloit venir combattre devant mondit seigneur.... >
i. Manque dans la Marche,
by'GoogIc
[I4»i n. s.] DE MATHIEU D'ESCOUCHY. 191
bon plaiùr, et les acompaio^eraj et serviray de corps
et de biens, se toutes voyes évident ensoone de ma-
ladie je o'avoie, et durant ce qu'ilz seront oudit
voyf^. Et ou cas que nul des trois n'y alast, et leur
plaiàr fut de y envoier gens, je yray à leur dit plaisir,
et obeiray aux commis d'eux comme se eulx-meîsnaes
en personnes y estoient. Et si mondit seigneur d'Es-
tampes, mon maistre, me voloit de sa grâce faire cest
honneur d'estre du nombre des cinq ou des quatre
qu'il a intencion de fumir, se le cas y eschiet, je seray
volenliers l'un de ceulx dudit nombre, et lui en sup-
plie très-humblement. Et se le plaisir de mondit sei-
gneur d'Estampes n'estque je soye en sa compaingnie
comprins oudit nombre, il ne tenra pas à moy que je
ne ctynbatte ung desdis infidelles, moy seul, soit par
lui en requérir ou autrement, au mieux que je porray,
au plaisir de Dieu et de Nostre-Dame. Et pour ce que
mondit seigneur ordonna le jour de hier, xvn* jour
de février mil cccc un, que ung chascun qui averoit
volonté de faire veu, j'ai mis par escript en ce bries-
vet tonte m%volenlé ; tesraoing mon seing manuel cy
mis le xvuj* jour de février oudit an. »'
Cest le veu de messire Anthoine Rautin, seigneur
d Aymeries '.
n Je, Antboinne RauUin, seigneur d'Âimertes, veue
à Dieu premièrement, après aux dames et au faisant,
que je yray requérir à monseigneur mon père, que
aveuc mon très-redoubté seigneur monseigneur le duc
I . Tous l«s vcBUX suivants, jusqu'à celui de CltrestieD et Erard
d« Digoiiie, manquent dans la Marche.
byGoogIc
1 fiî CHaONIQXJE [i kSk n. -s.]
de Bourgoingne et en son service ou saint voyage,
ênvoier me veulle, atout (el nombre de gens qui lui
jilaira à icelluî monseigneur mon père, et queicëulx
gens à moy il fumisse de paiement; et ce qu'il plaira à
mondit seigneur et père, je le feray el acompliray à
mon pooir. »
C'est le veu de messire Hue de Longueval, seigneur .
de Vaulx.
« Je, Hue de Longueval, seigneur de Vaulx, veue
aux dames et au faisant, que se mon très-redoublé
seigneur monseigneur )e duc de Boui^ingne, mon-
seigneur de Charolois ou monseigneur le -comte d'Es-
tampes, ou l'un d'eulx, entreprengne de aler ou^ saint
voiage sur les in6delles, je yray aveuc eulx ou l'un
d'eulx, se c'est le plaisir de mondit seigneur le duc et
monseigneur d'Estampes mon maistre, et les y serviray
de toutte ma puissance sy avant que possible me sera ;
et dès que je partiray pour aler audit voyage, ne bu—
veray de vin jusques à ce que j'aye tiré ^ sang d'uQ
infidelle et ennemy de nostre Foy. Et sy ne retoumeray
dudît voyage jusques à ce que je y aie esté par l'es-
pace de deux ans enthiers posé, ores que la compain-
gnie aveuc laquelle je yray se en retoumast et y eut
romptures d'armes, se ce n'estait toulte^fois que du-
rant iceulx deux ans, et devant ce qu'ilz fussent ex-
pirez, la vU)e de Constantinoble fut reconquestée par
les crestiens. »
byGoogIc
[14!Ktl.i.l DE MATHIEU D-ESCOUCHT. 193
Cest le veu de messire Robert, seigneur
, de Miraumont.
' M Monseigneur de Hiraumont a voué et promis à
'Dira, i sa beocite mère, au\ dames et au faisant, que
sermon très-redoubté seigneur monseigneur le duc de
Boui^ingne, va ou saint voyage contre les Turcqs et
ÏDfideltes, et, ou cas que mondit seigneur n'y voise
point et monseigneur le comte d'Estampes y va, il
promet de y aler et de soy y emploier le mieux qu'il
porra selon sa puissance, tellement que, au plaisir de
Noslre-Seigneur, son honneur y sera gardée, ou cas
que lealte eosonne n'ara. »
Cest le veu de messire Anthoine de Ray, seigneur
de Feneu.
m Je veue à Dieu premièrement, mon créateur, et à
la très-glorieuse Vierge, sa mère, et apprez aux dames
et au faisant, que se mon trèa-redoubté seigneur mon-
seigneur le duc de Bourgoingne, va en ce saint voyage
qu'il a empris, que, se c'est de son plaisir, je yray
aveuc lui et le serviray de ma personne et de tout mon
leai pooir, pourveu que je n'ay ensoane de ma per-
sonne, et que ce soit du bon plaisir et congié de mon-
seigneur {non père; et se ainsy est que je me treuve
CD bataille contre ledit Turcq et les iuHdelles, je seray
à mon pooir des premiers effondrant sur lesdis iuG-
delles; et, dès le jour que je seray parti aveuc mondit
très-redoublé seigneur pour aler oudît saint voyage,
je ne serray à table le samedi, oe ne mengeray que
pain et eaue en l'onneur de la Vierge Marie, laquelle
Il ■ 13
byGoogIc
194 CBBOniQUE [1454 n. s.}
je appelle en ayde, jusques j'aye veu lesdis mfid^es
en bat^Ue ou autrement. »
6'W/ /e veu tie messire GiUUamtne de l^audres', seigneur
de CoUeron.
a Je veue aux dames et au fatsaot que , ou cas que
mon très redoubtë et souverain seigneur yra ou saiut
voyage , je yray aveuc oudtt saint voyage et je le ser-
viray ung au durant à mes despens , s'il lui plaist de
sa grâce, le mieulx que je porray ne saray , s'il plaist
à Dieu , mon créateur , et sa douche mère , et ne m'en
partiray jusques à ce que lui en aye présenté ungprins
de ma main. »
Cest le veu de monseigneurde Contajr*, maistre-doslel
de la ducesse de Bourgoingne.
H Je veue à Dieu, aux dames et au faisant, se mon
très redoubté seigneur monseigneur le duc de Bour-
goingne, entreprentle saiut voiage à aler contre les
Turcs et infîdelles , que je yray en son service , s'il lui
plaist , et le serviray leaument à mon pooir et à mes
despens ottant que sondît voyage dura, n
Cest le veu de messire Geffror de Thoisy, sei^ieur
de Memeure '.
« Je veue que , à mon pooir , je aeray des premiers
prez pour aler ou saint voiage aveuc monseigneur,
1. Taudrey. — S. Guillaume le Jenne.
3. Reproduit iulégralement dans le Hs. Baluze.
byGoogIc
[1454 n. s.] DE MAITUEU D'ESCOUCHY. 19»
et des derreniers qui le habandonoeray , sy non que par
sou commaDdement il me emploiast autre part , au-
quel commaDdeoient seray tousjours obéissant. »
Cest le veu de messire Jehan de Roisinbos , seigneur
de FourmelleSf chambelan du comte de Charohis.
a Je veue à Dieu, mon créateur, aux dames et au
feîsant , que se mou très redoublé seigneur et prince
mooseigDeur le duc de Boui^ingne , va en ce présent
voyage , et il soit son bon plaisir que je y voise eu sa
compaingnie, je yray de bon cœur, et le servii-ay de
mou corps et de ma chevauce, en tout et par tout là
où il lui plaira moy commander, soit par terre ou par
mer; et, au plaisir de Dieu, mon benoit créateur, et
de la Vierge très eicellente , je ne retuurneray es par-
ties dont je suis nez tant comme je aray esté en ba-
taille contre les ennemis de la saincte Eglise et de nostre
Foy, et aussy pareillement tant que j'aray esté contre
eulx en ui^ encontre ou bataille par mer; et serviray
mondit très redoublé seigneur et prince uog an en-
tbier à mesde^DS, et plus avant, se je puis. »
Cest le veu de messire Bauduin [ (TOingnies , ] gou-
vreneur de Lille et seigneur dEstrées.
a Je veue aux dames et au &isant que , s'il plaist à
Dieu mon créateur, que se mon très redoultté sei-
gneur enlreprent à faire le voiage que de présent a
voué , et son plaisir soit , je le serviray de bon et leal
vouloir ung an à mes despens , ou cas que je u'aye
leale ensonne de mon corps. » ,_
byGoogIc
IW CBBOniQUE [IkSk a. s]
Cesl le veu de messtre Jehan, seigneur de Beauvoir.
d Je , Jehan , seigneur de Beauvoir , conseiltler et
chambellan de monseigneur le duc d? fiourgoingae ,
fais veti à Dieu, mon créateur, aux dames et au fai-
sant, que se mondit seigneur entreprent d'aler et
voise au saint voyage sur les inridélies, ou qu'il y en-
voie monseigneur le comte d'Estampes , je iray aveuc
eulx, ou l'un d'eulx oudît saint voyage , se leur plai-
sir est-, et les acompagneray et serviray de corps et
de biens par l'espace de ung an à mes despens, en
tel estât qu'il plaira à mondit seigneur le duc moy re-
tenir en son hostel. »
Cest le veu de messire Jehan de Hingettes , seigneur
de Fretin.
K Je, Jehan de Hingettes, seigneur de Fretin, veue à
Dieu , mon créateur, aux dames et au faisant, que, se c'est
le plaisir de mon très redoublé seigneur monseigneur
le duc de Bourgoingne , je le serviray ou voyage et ar-
mée qu'il a volenté de faire sur les Turcs et mescreans,
ou cas qu'il y voisl en personne, ou monseigneur son
lilz , de mon corps et chevance, ung an entier ou phu,
se je en ay la puissance et que mestier soit, et obeiray
à tous ses commandemens et ordonnances en touttes
manières à moy possibles ; et au plaisir de Dieu , je
m'y emploieray tant et tellement que mon honneur
y sera gardé , el.se , par fortune de maladie ou autre
empescbement raisonnable , je'n'y pooie aler, je y
envoieray ung gentil homme à mes despeus , paiez
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[iVik D. S.] DE BUTHIEU lyEriCOUCHr. 197
pour ungan. £d tesmoing de vérité, j'ay seingnié
ceste cedoUe et veu de moD seing manuel. »
Cest le veu âe messire Alard de Bahodengues .
« ie, Alard, seigneur de Rabodengues, veue à Dieu,
mon créateur, à la beDoitle vierge Marie, aux dames
et au faisant ,' que , se c'est te bon plaiùr de mon très
redoublé seigneur monseigneur le ducdeBourgoingne,
je le serviray en son voyage et armée de Turquie, ou
cas qu'il y voist, de mou corps et de ma chevance, ung
an entier à mes despens, et obeiray à ses commande-
mens et ordonnances, en quelque manière que ce
soit ; et au plaisir de Dieu , je m'y emptoîeray telle-
ment que mon honneur y sera gardé. Et , ou cas que
mon très redoubté seigneur monseigneur le duc n'y
aloit, et il fut du tout dîspozé de y envoier monsei-
gneur de Croy, je le ser^'iray de corps et de chevance
à me» despens , comme dit est , se par fortune de
malladie , ou autre grant enipescbement raisonnable ,
je n'y pooie aler. En tesmoing de vérité , j'ay ceste ,
cedutle seingné de ma main, le xx' jour de février,
l'an un. u
Cest le vea de messire Simon, seigneur du Chas-
teller, conseitlier et maislre-dostel du, duc de
Bourgoingne.
u Je veue , etc., que tant que mon service plaira à
mon très redoubté et souverain seigneur monseigneur
le duc de Bourgoingne , soit au saint voyage qu'il a
intencion' de faire , comme il appert par son veu , ou
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198 CBBOmQUE [HSb n. s.]
autre part, je metteraj peine d'acomplir ce qui lui
plaira moy commander et ordonner comme son leal
subgect et serviteur , ou cas que griesve maladie ou
empeschemeot ne me seroit. Et , se tant est que eo
faisant sondit voyage il ait bataille , je le serviray de
mon corps et de ma chevance; et, pour quelque
cbose qui me puist advenir , ne le laisseray , le n'est
par exprez commandement. »
Ctst le veu de messite Guy de Brimeu , seignew
de Humbercourl.
« Je, Guyot, seigneur de Humbercourt, veueà Dieu,
à Nostre-Dame , aux dames et au faisant , que se mon
très redoubté seigneur monseigneur de Charolois, va
sur les Turcqs en la compaingnie de mon très redoubté
seigneur monseigneur le duc , je yray en son service,'
s'il lui plaist , et je le serviray ung an à mes despens
oudit voiage , se je n'ai leal ensonne de prison ou de
inatadie. Et s'il advenoit qu'il n'y alast point , et mon
très redoubté seigneur y aloit en personne^ je envoie-
ray oudit service de monseigneur le duc quatre hom-
mes d'armes paiez pour ung an à mes despens, et je
yroieen personne et le serviroie semblablement ung
an à mes propres despens , lequel que bon me sam-
bleroit. »
(Test le veu de messire Jaques de Drinquaia^.
M Je, Jaques de Drinquain, ay voué à Dieu, à sa
benoite viei^ mère, aui dames et au faisant, que
1 . Ml. Sorbonne : Dringhain.
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[KS4 a. s.] DE MATHIEU D'ESGOVCHT. 199
quant mon très-redoubté seigneur partira pour aler au
saint voyage contre le Turcq ou autres infîdeUes, pour
garder la saincte Foy, de le servir oudit voyage, de
mon corps, sdon mon pooir, uug an durant à mes
despens, ou cas qu'il plaira à mondit seigneur ; et feray
à mon pooir tout ce qui lui plaira moy &îre com-
mander, soit de emprendre ou faire armes, ou autre-
ment, ainà et parla manière qui plaira à mondit trèa-
redoubté seigneur. Et se à monseigneur d'Elstampes
plaist, je seray ung de cinq combattans aveuc lui. Tes-
moing mon seing manuel cy mis, le xxii" jour de
février nul cccc cinquante trois. »
C'est le veu de messire Crestien de Digonnes, seigneur
de TargeSy et de messire Erard de Digonnes, [sei~
gneur de SairuSonay^, frères^ vouons ensamble* .
a Nous, Crestien et Herart de Digonnes, frères,
chevalliers, vouons à Dieu, à la benoitte vierge Marie,
aux dames et au faisant, que, se nostre très-redoubté
seigneur monseigneur le duc de Bourgoingne, va ou
saint voyage contre les infidelles, que nous yrons et
le servirons de nos corps et de nos avoirs. Et, s'il
advient que nous nous trouvions en bataille contre
lesdis infidelles, nous ferons nostre pooir de porter
jus leur première ensaingne qu'il appera estre des en-
œinis, et de ce faire sy graat devoir, qui ne sera pas
dit que en ayons fait le possible. Et, s'il plaisoit à nostre
irès-redoubté seigneur monseigneur le comte d'Es-
tampes, nous &ire cest honneur et grâce que nous
1 . Presque rnroplH ilàns le Ms, Baluxe.
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200 CHRONIQUE [14S4 n. s.]
fussions deux de ceuls dont il se acompaingnera pour
furnir aux armes de son veu, nous le y servirons telle-
ment, que, au plaisir de Dieu, ]ui et tousautres deve-
ront estre contens; et de ce, lui supplions très-hum-
blement. Et oultre, je, Crestien de Digonnes, veue,
comme dessus, que, s'il plaist à nostre créateur et à
sa glorieuse mère moy faire tant de grâce que je re-
tourne dudit voyage, à mon retour je rapasseray par
trois Royalmes crestiens, dedens lesquelz porteray
empiinse pour faire armes à pié et à cheval. Tesmoing
nos seingz manuelz cy mis , le xx' jour de février mil
quatre cent cinquante trois. »
C'est le veu de messire Claude de Rochebaron, seigneur
de Sanures*.
a Je, Claude de Rochebaron, veue à Dieu, à sa glo-
rieuse mère, aux dames et au faisant, que, se mon
très-redoubté seigneur monseigneur le duc, va au
saint voiage contre les inftdelles, et il plaist monsei-
gneur mon père, je iray et serviray mondit très-re-
doubté seigneur en ce qu'il me voudra commander,
de mon corps, et, au surplus, s'il plaist à mondit sei-
gneur mon père que je y voise, par son gré et plaisir.
Toutesfois, se monseigneur le bastard fait armes,
comme son veu le porte, et le Turcq qui sera anoé
contre luy veulle prendre compaingnie, en tel manière
que mondit seigneur le bastard combattra, je lui ay-
deray, ou cas qu'il veulle funiir l'autre; et en ce, je
1 . Ce T«eu manque dans )« Ms. de la Mare, La Hartdie termine
on chapitfVpar le voeu qui pr^^de.
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[14S& D. s.] DE MATHIEU D'ESCOUCETY. 291
prens eo ayde mon bentùt Sauveur, sa glorieuse mère,
et tous les benoîts saiota et saintes de paradiS' »
Cest le veu de messire Lojs de Contajr, seigneur
de Mourecourt.
■ Je, Loys de Contay, veue à Dieu, aux dames et
au faisant, que se mon très-redoubté seigoeur mon-
seigneur le duc de Boui^ingne, et mon très-redoubté
seigneur monseigneur de Cbarolois , entreprennent
de aler on saint voiage pour aler à l'enconlre des Turcs
et iofidetles, que je yray aveuc eulx, s'il leur plaist; et
les serviray leaument à mon pooir de mon corps et
chevance et à mes despens, otant et sy lo^uement
que îtz, ou l'un d'eux, seront oudit saint-voyage, ou
cas touttesfdis que ce soit le bon plaisir de monsei-
gneur mon père, à quoy je renderay païnne affin que
de ce il veuUe estre content. i>
Ûest le veu de messire Anthoine et messire Philippe,
bastars de Brabant, aveuc messire \Frederic\ de
fVitem, vouans ensamèle.
■ Messire Anthoine et messire Pfaelippe, bastards de
Brabant, et messire Fedric de Witem ', vouons à Dieu,
à la benoîte viei^e Marie, aux dames et au faisant, de
aler et acompaingnier nostre très-redoubté seigneur
monseigneur le duc de Boiii^oiugne, ou monseigneur
de Qiarolois, oudit saint voyage, ou cas qui lui plaise,
i. « JeHDc escayer, sujet de monseîgnenr de Bourgogne et
des |MÏ> d'onlre-MeiiK. ■ 01. de U Marche, I . I, chaj). xxut.
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lOS CHRONIQUE [HS^ n. s.]
comme tenus y somnws, et de faire ce qu'il lui plaira
à nous commander à nostre pooîr; et prions nostre
dit très-redoubté seigneur, ou cappitainne dessoubz
qui nous commettra, qui lui [daise nous donner congié
de estre des avant-coureurs ; et ou cas que nous avé-
rons congié, nous porterons l'ensaingne de Nostre-
Dameenbanerollessur nossalladesou sur l'abillement
de teste que avérons; et ferons tant, au plaiûrdeDîeu
nostre créateur, que nostre dicte ensaingne de Nostre-
Dame et nos noms seront conguus entre Crestiens et
Sarrazins, et à nostre honneur, à l'ayde de Noslre-
Seigneur Jbesiis-Crist. »
Ce^le veu de messire Josse de Crenin^.
« ie, Josse de Creninghe, chevalier, fais veu à
Dieu, aux dames et au faisant, que ou cas que mon
très redoiditë seigneur, ou autre de son sanc, entre-
prengne le saint voyage, de les servir de corps et de
chevaqce, au plaisir de raondit seigneur. »
C'est le veu de messire Jehan du ChasteUer.
t Jehan du ChasteUer, chevallier, veue à Dieu, aux
dames et au faisant, de servir mon prince et souverain
seigneur ou saint voyage sur les infidelles, ou aucuns
commis à ce par mondit seigneur; de y obéir et servir
tant que la vie me dura ou corps, m
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[14S4 n. s.] DE HATHIEIJ D>ESCOUCHY. 203
Cest le veu de messire Piettre F'aast de Saièreda^.
« Je veue aux daines et au faisant, que, s'il y a
bataille dedeas ung an à l'encontre du Grant Turcq,
que pour Tamour et révérence de Dieu oostre Sau-
veur Jhesus-Crist, se il me garde d'encombrement, je
y seray; et pour le jour je sîevray le bon chevalli» le
seigneur de Halbourdiilg de tout mon pooir, pour lui
aidier à acompl'ir son veu; ou de moy abordera la
banière ou ensaiugne dudit Grand Turcq, en tel ma-
nière que je l'abaisseray ou y Jaisseray les ensaingnes,
se en la voie pour l'acomplir ne suis raort, ou en tel
manière navré que je ne peusse (timir, ou que mon
cheval me fausist' en chemin . »
Cesl le veu de imssire Phelippe de la Viesvtlle, seigneur
de Mamuelz *.
« Je, Phelippe de la Viesville, seigneur de Mamuelz,
veue à Dieu, à la vierge Marie, aux dames et au faisant,
que se c'est chose que mon très redoubté seigneur
monseigneur le duc de Bourgoingne, voise encontre le
Grant Turcq et les infidelles de la Foy crestieuae, je le
serviray de mon corps et de ma chevaoce que Dieu
m'a donné ; et se ainsi estoit que monseigneur, pour
ses affaires, ne fust point délibéré pour y aler, et qu'il
y envoiast monseigneur de Charolois ou monseigneur
le bastard de Boui^oingne, et il leur plaise moy avoir
1 , Complet dam le Ms. Baluze.
3. Ms. Sorbonne : > Mamines. > Hs. Balime : > Mkuniei. ■
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S04 CHRONIQUE [I bSh n. s.]
eu leur compaiognie, je les serviray à mon pooir, et
porteray ensaïugae à combattre à cheval et à pié
Turc ou Sarrazin, tout ce voyage durant, en soubste-
nant la Foy de Jhesus Crist; et la guerre acomplie,
se Dieu me fait ceste grâce que je vive, je requerray à
mondit très redoublé seigneur le duc, ou à son cap-
pitaiune soubz lequel je seray, de moy donner congié
de aler ou saint voyage de Jherusalem, et de là oultre,
s'il est possible, de y passer, et leaument je serviray
ceulx à qui j'ay fait le veu. »
. Cest le veu de messire Jaques de Harchies*.
< Le seigneur de Harchies veue aux dames et au
faisant. Dieu et la viei^ Marie en son ayde, que de cy
à deux ans il se trouvera contre les ennemis de son
très redoublé semeur monseigneur le duc de Bour-
goîngne, quelz qu'ilz soient, il s'emploiera de son
pooir de assallir aveuc les premiers sur lesdis en-
nemis, s'il n'a chaîne de sondit seigneur ou d'aucun
grant chief de par lui, avec qui il seroit, pour soy
emptoier ledit jour en autre lieu, avcuc ceulx de
devant où il seroit tenus de obéir, et pourtant ledit
jour ensaingne par où d'un costé ou d'autre on porra
çoDgnoistre son bon voloir. ■
C'est te veu de messire Pierre de Miraumont, seigneur
, de Bouteillier.
« Messire Pierre de Miraumont a voué à Dieu, à la
benoite vierge Marie, aux dames etau'faisant, que se
i . Cemplet dans le Ms. BaluM.
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[tkik n. s.] DE MATHIEU D'ESGOUCHY. SOS
mon très redoublé seigneur moDseigneur le duc de
Bourgoingne, va ou saint voyage contre les infidelles,
que il y sera, se prison ou malladie ne l'empeschent,
et servira mon très redoubté seigneur ung an de sa
personne à s^ despens; et ou cas que mondit seigneur
ne j porra aler, et y envoiera aucuns de son sanc ,
il yra s'il plaist à mondit très redoublé seigneur. »
Cest te veu de messire Jehan ^ bastart de Henti,
seigneur de Clarjr.
« Je, Jehan, bavard de Rentî, chevalier, seigneur
de Clary, conseiUier, chambellain et maîslre-d'oslel
de monseigneur le duc de Bourgoingne et de Bra-
bant. etc. , considérant les veux que ont fais mon très
redoublé seigneur monseigneur le duc de Bourgoin-
gne et mon très redouhté seigneur monseigneur de
Croj, et en ensievant iceux, je veue à Dieu mon créa-
teur, à sa glorieuse mère, aux dames et au faisant,
que ou cas que mondit seigneur le duc entreprengne
le voiage qu'il a voué faire sur les Sarraûns et mes-
creans, se c'est son bon plaisir, que je yray aveuc lui
et le serviray de mon corps à mes despens uog an
entier, en tout ce qui lui plaira moy commander
et engoindre à mon pooîr. Et s'il advcnoit que mondit
seigneura'yallast point et y envoiast mondit seigneur
de Croy, je yray ,en sa compaingoie et le serviray en
la manière dessusdicte, touttesrois se je n'ay malladie
ou aultre empescbemeut sy raisonnable que pour
estre digne de excusacion. Tesmoing ceste cedule
seigoée de ma main, le xxvni* jour de février l'an
mil cccc LUI. »
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[lbS4 a. s.]
C'est le veu de messire Lyon.^ de la Hovàrderie,
chevalier.
« Messire Lyon de la Huvarderie veue que, se mon
très redoublé seigiieiir monseigneur te duc de Bour-
goingne, va ou saint voyage contre le Turcq, ou qu'il
y envoyé messire Simon de Lalaing, il y yra en per-
sonne aveuc ledit messire SimoD, et se emploiera à
son pooir de acomplir tout ce que par sondit cappî-
tainne lui sera ordonné, comme ung josoe chevalier
est tenus de faire. »
C'est le (VU de messire Loys de Moreul*.
H Je veue aux dames et au faisant, que se mon
très redoubtë et souverain seigneur monseigneur le
duc de Boui^oingoe, va ou saint voiage dont il a fait
Teu, quejeyray aveuc lui, s'il lui plaist, pour le servir
et obéir en tout ce qui lui plaira moy ordonner ou
commander, comme faire le doy; et de cœur le feray,
de corps et de cbevance, tant et sy avant que pos-
sible me sera, se je n'ay ensonne, par quoy faire ne le
puisse, sy évident que mondît seigneur m'en doive
tenir pour escuzë; duquel ensonne Dieu me veulle
garder! et eu icellui voyage, au plaisir de Nostre-
SeigDeur, de sa benoite mère, monseigneur saint
George et saint Gaude, me emploieray sy avant que
mondit seigneur devra estre content. Et ou cas que
pour ensonne n'y porroye aler, j'ay ferme propos
1. M>. Baluze:.< Loys. >
2. Hs, Sorbonne: • Mofel. • — Louis Morel.
byGoogIc
[14SbD.s.l DE MATHIEU D'ESCOUCBT. 207
de y envcner UDg geatil homme, moD prochain parent,
tel qu'il appartient, à mes deapens, pour ung an. »
Cest le veu de messire Phelippe de Ifoyelle, chastellain
de Langle^.
« Je, Phelippe de Nojelle, chastellain de Langle,
veue aux dames et au faisant, que, s'il plaist à mon
très redoubté seigneur monseigneur le duc de Bour-
goingne, moy envoier en son armée de Turquie, que
je te serviray de mon corps à mon leal pooir et de
chevallerie, à la volenté de monseigneur mon père ;
et s'il advient que je me treuve en bataille où le
Turcq soit, et je le puisse congnoistre, je feray mon
pooir d'aborder à sa personne, pour vengier Dieu et
saincte Eglise des grans outrages qu'il a fais; et se je
ne le puis congnoistre, sy metteray-je painne d'abor*
der à cellui qui portera sa banière, et de faire pareQ-
lement. £t pour ce que tous ne pevent estre à l'en-
droit de sa banière , s'il y a, à l'endroit où je me
iTouveray, Roy ou prince infîdelle, ou banière de Roy,
prince infîdet, je feray comme dessus, se d'aventure
je ne voy mon très redoubté seigneur en dangier de
son corps, ou autre que je fusse tenus de garder son
corps comme le mien, comme seroit monseigneuç
son fllz, ou monseigneur mon père, pour lesquelz
secourir je me ocupasse. Et se pour les grans affaires
de mondît très redoubté seigneur, il n'y pooit aler
en personne, et il y envoioit monseigneur son filz, et il
lui plaisoit moy envoier, je feray comme dessus; et
1, Coiii[det du» le Hs, Baliue.
byGoogIc
W9 CHRONIQUE [t4Sha. S.]
se d'adventure je m'y Irouyoye sans l'un d'eulx, sy
acompllroie-je mon veu, s'il plaist à Dieu de moj
garder d'encombrement ou leal ensonne. »
C'est te veu de Guillaume de Cicon, premier escuier
ttescuierie du conte de Charolois^.
a Guiltamme de Cicon fait veu aux dames et au
faisant, que en touttes manières qu'il plaira à mon
très-redoubté seigneur lui emploier à l'encontre des
mescreans, ce qu'il désire de tout son cœur, et en
touttes aultres choses aussy le serviray leaument de
tout mon pooir, comme mou seigneur et prince sou-
verain, et que en tous Heui d'armes où il se trouvera,
il fera de tout son pouvoir que par honneur à gentil
homme appartieut à faire; et que se aucuns desdis
mescreans te requiert d'armes, ou que le plaisir et
commandement de mondit très-redoublé seigneur soit
qu'il en requière aucun, de quelque estât qu'il soit,
pour vivre et morir, le acompliray, au plabir de Nos-
tre-Seigneur et de sa benoite mère, ausquelz je requiers
très-humblement ayde. »
C'est le veu de Anthoine de Lourna/, escuier trenchant
dudit duc de Bourgoingne*.
« Je veue à Dieu, mon créateur, à sa glorieuse mère,
aux dames et au faisant, que se mon très-redoubté
seigneur monseigneur le duc de Bourgoiogne, va ou
saint voyage, que je le serviray, s'il lui plaist, et m'a-
1. Presque textuel dans le Hs. Btduse.
1. Complet dans le Hs. Baluze.
byGoogIc
[1454 t. s.] DE UATHIEU D'ESCOUCHY. 209
bandoDnera; tellemetitque mon service lui plaira; dit
ouLtre que, eh la 'première escarnHiche où je nietrou-
veray, je mett^ay punné d'assambler a,u plus parant
et-jnoDStraurle'pIus graut assisteoce iniîdel que je
porray «hoisir, et se je me truis' en bataille où mon-
seigneur soit en personne, et je puis veoir Roy infldelle
portant couronné sur sa teste, je lui donray ung coup
sur ladicte couronne,' à.l'ayde de Dieu, ou cas que je
n'aye cfiafgé de mondit seigneu^, laquelle parjionneur
je nefleas^abantioDoer. »
Cest le veude Emarc Bdhton, escuier, esckanson
du duc de Bourgoingne '.
-a J«, Cmarc Bouton, voue à Dieu,- à Nostrç-Dame
etài madame saincte Anne, apprez aux dames et au
faisant, que ]e yray ou service.de mon très-redoubté
seîgn^r monseigneur le duc de Çour^oingaVet cnipte
de Bourgoingne, au saint voyage uù il a intencîon de
aler; et se ainsy est que mondit seigneur ait bataille,
je m^ metteray en paine, et feray Tnon devoir d'estre
aveuc la première ensaingncde lanacion doqtje suis, -
qVie abordera^ à l'enconlre des infîdelles. Signé de ma
main. »
Cest le i>eu de Jehan Boudault.
• Je veue aux dames et au faisant,, que, se mon
très-redoubtë s^gneur monseigneur le duc de Bour*-
goingne, va ou voyage à l'enconlre du. Grant-Turcq,
injurieur et greveur de la saincte Foy crestienne, et il
I . Ms. Sarbonoe : « Trouve. »
S. Cmaplet dans le Ms. Baluze.
byGoogIc
flO CHRONIQUE [UM n. s.]
soit ainai que monseigDeur.le comte d'Elstampes Toise
aveiic mondit seigneur le duc, quelancompaingnenry,
se c'est son bon plainr^ et seray avec lui en totittes les
emprinses qu'H fera durant ledit voiage,' ne le aban-
donneray jusques à la mort ; ou cas que au jour de son
parlement je n'aye grant ensonne par prison, par ma-
ladie ou autrement, pour laquelle je n'y porroie aler,
je promès de y envoier ung gentil homme, mon pa-
rent, lequel je monteray et armeray comme il appar-
tient, et je paieray pour ung an de ses gaige», à l'aide
de Nostre-Seigneur et de sa très-doucbe mère, qui me
doint grâce de acomplir mon veu. »
Cest le feu de Jaques de tuiliers*, escuier, seigneur
(ktdît lieu, eschansson du duc de Bourgoingne* .
t Je veue à Dieu, à la Vierge Marlç, aux dames et
au faisant, que, ae mon très-redoubtë seigneur mon-
seigneur de Bourgoingne, va ou saint vt^age, que je
le servîray au mieux que je porray; et ou cas que je
ne yray, je y envoieray ung homme de bien aveuc
mondit seigneur, à mes despens pour ung an. ••
C'est le veu de GujrotdEusjv, eschanson dudit duc
de Bourgoingne*.
E( Je veue aux dames et au faisant, que, se c'est le
plaisir de mon très-redoubté seigneur, qui ne fera
armée deçà quatre ans contre quelques gens que ce
1. JacquesdeViliiers, seigneur del'Isle-Adam.
2. Compkl dans le Ms. Baluie.
3. Ibid.
byGoogIc
[HS4q. m de UATHIEU D'ESCOUCHT. 211
soit, que je ne serve de mon corps et de ma puissance ;
et en toutles les places 'que je me Irouveray à ren-
contre de ses ennemis, je porteray une emprinse poor
combattre ceUuî qui la vorra lever des ennemis de
mon très-souverain seigneur, m
Ce sont les veuz de Jaques de Montmartin, panettier
du duc de Bourgoingne^ de Guillamme 3e Saux,
eschansson dudit duc f et de Pierre de ffaquemèarc',
chambelan du duc de Ctèi/es, ifouans ensamble '.
« Nous, Jaques de Montmartin, Guillamme de Saulx
et Pierre de Haquembarc, vouons à Dieu, D08lrecrea7
tenr, à Nostre-Bame, aux dames et au faisant, que, s'il
est-BÎQsy que nostre très-redoubté seigneur monseî-
gpeor le duG de Bour^oingne entreprengne et aille ou
s^nt voyage qui est entreprins et ordonné pour la def-
fence de la Foy, crestienne, nous nous trouverons en
sa conipainghie, ou .cas que ce soit son plaisir, et ne
l'abandonrons tant qui lui plaira ; et le servirons le
plus et leaument que nous portons ; et dès le jour que
nous partirons, nous ne serons le lundi de tout le
jour à table, ung an durant; et porterons emprinses
pour faire armes à piet et à cheval contre trob des gens
de la compaingnie du Turcq, et ce nous se^nifBrons
en ladicfe compaingnie du Turcq, au plaisir de Dieu
et de Nostre-Dame, qui nous doînt aussi bon pooir
que nous avons bon voloir. »
i . Godefroy et Hs. Baluie : c Hugambac. >
2. Presque complet dans le Hs. Baloze.
byGoogIc
C'est le veu de Hervé de MeliadèSy-escàier de^iéerie
du duc de Bourgoingne '.
« Je, Bemé de Meliadès, escuîer d'escuiene de
monseigoeur le duc de Bourgoingne, veue à Dieu, à
ta Vierge Marie, aux. dames, .et au faisant, que, se
mondit sçignéur va en ce saint voyage qu'il a inten-
cion de faire pour résister nux entreprinses du Turcq
et des mescreans, je yray tfveuc lui par tout où il yra
en personne,, par mer ou par terre; et se iray de son
commandement et ordonnance par toot où il me vorra
envoier ou ordonner d'aler par terre; et le serviray
tant et sy longuemeot que corps avéra puissvice çt
avoir le porra porter et soabstçnirf et se nous arrivons
par delà et trouvons aucuns infîdeHes qu» vœtlmt
combattre pour la Foy de Jhesus-Crist, je me tnetteray
en tout devoir de les furnir de pie, en c^amp ou au-
trement, tant et sy avant, que-l'un de nous deux soit
oultre, pourveu que ce soit le bon plaisir de mondit
très-redoubt^se^neur. »
Cest le veU de Jehan de Chassa, autrement dit Êenetru,
escuier trenchant du duc de Bourgoingne*.
a Je, Jehan de Chassa, autrement dit Benelra, veue
aux dames et au Fais^t, que, au plaisir dc^eii, se
mon Irès-redoubté et souvfl^in seigneur va en cesaînt
voyage contre les mescreans, que je yray et servîray,
quant à mon corps, le mïeulx que je porray ; «t s'y fais
1 , Presque complet dans le Hs. Baluce.
S. Complet ilans le Ms. Baluie.
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[iUSlà. D. s.] DE MATHIEU D'ESCOUCBT. U3
yea que, àla première bltfait]e qu'il aveça contre eulz,
qufi, au plaisir de Dieu, je y seray; et quant ce venra
à marcbier les ungz contre les autres, je me avau-
cheray le plus que je porray, et jamais la teste de mon
chffçal ne retournera que je n'aye veu labanîère ou
ensaingne du Turq abatue ou gaiugnié. »
C'est le veu de Loys du Chevalet', eschanson du duc
de Bourgoingne.
H Loys<lu Chevalet a voué à Dieu, à Nostre-Dame,
a madame saincte Barbe, aux dames et au faisant, que
s'il advient, aiusy que j'espoire et désire de tout mon
cceur, que mon très-redoubté seigneur monseigneur
le duc de Bourgoingne ,■ voize ou saint voyage à ren-
contre des infîdelles , il yra et servira de son corps ,
se c'est son bon plaisir ; et dès lors que mondit sei-
gneur approchera à prez des frontières quatre jour-
néez des ennemis de la Foy , il ne portera -chappel ou
chapperon sur son chief, jusques atant qu'il avéra
trouvé ung des infîdelles pour le combattre a pié ou
à oullrance; et le destre bras nu excepté le gantellet;
et se metlera en sy grant devoir pour le trouver ,
que cbaacun congnoistra qu'il n'a pas tenu à lui et
que c'est l'un des plus graos désirs qu'il ait en ce
inonde. »
I. Hs. Sorbonneet Ms. Baliue : • Chevallart. >
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itk CHRONIQUE [14S4 n. s.]
C'est le veu de Jehan de Sailly, etciùer trenchant
de mademoiselle d Estampes*.
« Je veue à Dieu , à la Vierge Marie , aux dames et
au faisant, que se mon très redoublé seigneur mon-
seigneur leduc'de Bourgoîgne , ou raoïueigneur d'Es-
tampes , aillent en personne au saint voyage à ren-
contre des infidelles et mescreans, que , s'il leur plait,
je yray et emploiray mon corps et ce que Diau me
avéra preste , en leur service , ou cas que leal en-
sonne de malladie ne me destourne ; et depuis qu'H
sera là arrivé , s'il plaist à mondît très redoubté sei-
gneur, je en combatteray ung corps à corps ; ou s'il
ne lui plaist, je feray tant que la première bataille 06
je me trouveray entre eubi , que je en conqtiesteray
ung à faire ma volenté , ou sy non je demourray'deus
ans en la plus prochaine frontière que (aire se porra
à rencontre des infidelles. »
C'est le veu de Guerart de Roussillon, escuier, panetier
de monseigneur le comte de Charolois '.
« Je veue à Dieu', à Nostre-Dame , aux dames et au
faisant, que, se mon très redoubté seigneur mon-
seigneur le duc de Bourgoingne, va en ce saint voyage,
que je yray aveuc lui et le serviray de tout mon pooir,
et s'il advient que lui estant par delà et nul infidetle
viengne en son host , requérant de combattre , ou le
i. Complet dans le Ms. Baluie.
«. Ibid.
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[IbS^-n. •.] DE MATHIEU D'ESCOUCHY. SIS
faoe savoir oudit oat, je supplie à mondit très redoubté
seigneur que je soye cellui qui iui acomplira tout ce
qu'il Tfnra demander; et s'il advient aiosy que , à aler
Au retourner dudît voyage , aucun estraogîcr portoit
emprinse en sondît ost pour fûre armes, ou de pré-
sent à sa court , je supplie à mondit seigneur comme
dessus, moyfwMmt sur tout le vouloir de mon père.»
Cest le vieu de Englebert dtOrlay^ essanson,
âe rftonseigneut- le duc de Bourgoingne' .
« £i^tebert d'Orlay veue aux dames et au faisant ,
que se CA voia^ s'entretient sur ]es Sarrazins , et que
mon très redoublé seigneur y voist ou aucun de sou
sang, je l'acompaingneray de mon corps , ou cas que
ce soit son bon plaisir , ne ne porleray le bras droit
armé - par le voiage jusques à ce que j'aye combatu
ung SarrazÎD corps contre corps. »
Cest le veu de Estene de Falentin*, escuier trenchant
■ du duc de Bourgoingne.
« Je 'veue à Dieu , à Nostre-Dame , aui dames et au
faisant, c|ue, se mon très redoubté seigneur mon-
seigneur le duc de Bourgoingne , va en ce saint voyage
à rencontre des infidelles , je le serviray de mon corps
au mîeuls et le plus leaument que je porray , et y de-
mourray tant et si longuement comme il y demoura ,
se mon très redoubté seigneur ne m'ordonne ou com-
i . Complet dans le U>. Baluie.
t. Ms. BaluM : ■ FalleUin. >
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SIS QRBONIQUE tl4!>fc °-.!'l
mande faire auUre chose .telle coarae il lui plaira } et
quant je seray eo lieu ou en place que je porray veoir
lesdis infide)les , je metteray painne de estre aveuc la
premier» eosaingne de ma na«ioD qui sera à ofïoir-
drer dedens. u . ■■ '
• Cest le veu de Rollanl de DistJUfofne '.
aje, RollaDd de Disqumme, veu^aux dames et
au faisant, que^ se monseigneur le duc «itipnent te
saint voyage sur les Turcs et mescreans qu il a in'
len<^on de faire , je le servîray à mon pôoir ting an
à mes despens; et s'il advient que mondit Seigneur,
pour certainnes cause», ne feist ledit saint voyage, etqwe
monseigneur de Croy y alast, je te serviray, ccfmme
dessus; et là où il plaira il mondit seigneur moy.eo-
voier, je suis prest de y aler, soit par terre ou par
mer. Tesmoing mon seing manuel cy mis. »
Cest le veu de Robert, bastard de Sat'euzes , escuier
trenchant du duc de Bourgoingne.
« Robert, bastard deSavéuzes, a voué à Dieu , à sa
glorieuse mère, aux dames et au faisant , que s'il est
ainsy que mon très redoublé seigneur monseigneur
le duc de Boui^oingne, soit dispozé de'aler ou saint
voiage contre les Turcs, il offre son corps à le servir
et obéir de tout son pooir , pour vivre ou pour mo-
rir; et au surplus, s'il est nul de quelque estât qu'il
soit de la compaingnie du dit Turcq qui veulle expo-
i. Complet dans le Hs. Balaie.
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[Itôk il. •.]> DE HATHIEtF D'ËSÛOUCHT. - ni
ser son corps contre \e sien , il offre à le furalf et com-
battre, soit de pié ou de (^eval, tant que l'un ou
l'autre «oit vaincu , et de ce noncbier * et faire savoir
en ta co'Bspaingnje du GraIttTurcq , pour tant que-ce
soit le bon plaisir et voulenté de sondit très redoultfé
seigneur et. prince. »
(fest le l'eu de Jehan de Marstlles^, èsctiier-partetier
. " du duc de BodrgQiHgnf. ^
t. Je veue à Dieu , à sa glorieuse mère , auï dames
,el^au faisant, 'que*,, se mon trè» redoublé seigneur
monseigneur le duc ^de ^urgoingiie, v^ ou saint
Tovage contre Te GrantTurcq pour deffendre la Fpy
erèUtenne, et se ne suis^y malade que l'en n'y espoire
aucunement viç , de servir mondiL très redoublé 'sei-
^neur.de corps eb de cbevance , tant e{ sy avant que
je Je porray fumir , et de nbn.babandonner mondit
très redoublé seigneur pom* q.uelqué nécessité, fortune
ne adversité qu'il' m'aviengne ,- jusqùes à la mort.
[ Tespioing lAoji seing manuel cy mis. ] » ■
Cest le- veu de Guarin de ^pirnçu j panettUr du duc
de Bourgoingne et maistré veneur de son hostel*.
« Je veue à Dieu , à la benoitte vierge Marie, aux
dames et au faisant, que, se mon très redoubté sei-
gneur va ou saint voyage qu'il a emprins de faire , je
le serviray à mon pûoîr ; et ou cas que je n'y porray
2. Complet dans le Ms. Baliu
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IM CimOÀBQUE [11iB4 n. >.]
aler » j^ 7 env^ieray homoie de l»eD à mes deap^ns ^
paie pour uQg^. 0 . ' .
Ctst le VBU de Guillaume de Martig^, escuyer tran-
chant du comte d'Estampes'. ■
n Je, GuiUammç de Martigoy, veae à Dieu; à Nostre-
Dame, aux danes et au faisaDt, que , ou cas que mva
très redouble seigneur monseigneur le duc de Bbur-
goiogne, ou mon très redoubté seigneur mon^F-
gneiir le comte d'Estaoïpeft, yront sur tes infidelles,
que je yray , sa c'est leur volenté ,' aesDirnains tout-
tesfbisque prison ou maladie ne s'ensievc, et que ja-
mais ne sera joiir dès l'eure que mon très redoubté
seigneur monseigneur d'Estampes se partira pour
aler oudît saint voyage, que je ne porte jour et nuit
une pièce de harnois jusques à Ce i]ue j'aye eu à be-
Boingnier à ung ou pLu&éurs des infidelles en l'ouneur
de Dieu et de la vierge Marie; et ea'singne de peni-
tance , jamais je ne buveray de vin le sabmedi , ne
coucheray en lit > ne seray a table cedit jou^ de sab-
medi; mais je vestiray et portway l'^stainne' ou la
haire veslue audit jour de sabmedi , depuis Iç parte-
ment jusques à ce que j'aye acomply te veu dessus
dit ; laquelle chose je fera; au plaisir de Dieu et de la
vierge Marie. »
1. Complet dans le Ms. Baluze.
2. Godefroy : cEstamine. * Etoffe de laine, espèce de chemise,
vilement de dessous. (Roquefort).
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[1494 D. s.] DE MATHtBB IfESCIOVCtlT. SIO
Gest le,veude Phelipoe de Scoeimehives ^ essunson
du duc de Bourgoifigne.
« ie , Philippe de Scoennehoves , voue à Dieir,
DOstre doulx sauveur Jhesus , et à sa trè^ glorïeuse
mère, la-viei^e Uàrie , aux daines et au faisant, se
mon très redoublé seigneur va en son saint voyage sur
les Sarrazins , je le veul servir de mon corps et pooir;
et sy veue que, moy venu à quatre journées prez , je
ne mengeray point de char le dimence , jusques à ce
que j'en aray combatu uug et l'array matez et des-
confît, au plaisir de oestre doux sauveur Jhesus; et se
mondit seigneur n'y aloit point j et aucun de son hos-
tel y voulsist aler , c'est assavqir monseigneur d'Es-
tampes ou monseigneur Alof de Ctèves, sy suis-je
prest mon corps, à mon pooir, d'iceulx servir, s'il
plaisl à mon très redaubté seigneur, [de faire ce qui
luy plaira.] »
Cest le ivu de Jehan de Grignaut' , escuier panetier
du due, de Bourgpingne.
it Je , Jehan de Grignault , veue à Dieu , à IVoslre^
Dame , aux dames et au faisant , que , s'il est ainsi qu6
mon très redoublé seigneur monseigneur le duc de
Bourgoingne entreprengne et aille ou saint voyage qui
est entreprius et ordonné pour la defTence de la Foy
crestienne, je me trouveray en sa compaingnie , ou
cas que ce soit son plaisir , et ne l'abandonneray tant
qui lui plaira ; mais le serviray de tout mon pooir le
byGoogIc
220 CHROmQUE t<^!t^ b. s.]
plus dilUgamment que je porray ; et dès le jour que
je pârtiray pour aler oudit voyage, ne birveray le
sabmedî polot de vin de tout le jour, ung an durant,
iusques j'en aye abattu ung les piez contremont des-
ais ipfîdelles. Et Dieu me doiot la puissance comme
i'ay le voloir. *
C'est le veu de Martin Fr^se '.
H Je vteue que je yray aveuc monseigneur ou «aint
voyage, et le serviray par mer ou par terre en tel
manière qu'il me commandera; et jamais je n'en re-
tourneray jusques à tant que je trouveray partie pour
moy emploier pour servir Dieu et monseigneur. »
Cest le veu de Jennet de-Rebremettes, escuier trenchaM
da bastard de Bourgoingne '.
a Je , Jennet de Rebremètles , fay veu au» damés
et su faisant , que le premier voiage que monseigneur
le duc yra et monseignenr le bastard , soit en Turquie,
ou en Saraizinie , ou en crestienté , que le premier
qui me vorra furnir , qui soit ennemy de monseigneur
le duc , de rompi'e trois tances de fers esmokis , s'il
plaist à nfOnseigneur le duc et à monseigneur le bas-
tard , mon maistre ,, et au relour du voyage , se je ne
joys point de ma dame entre cy et le voyage , que la
première dame ou damoiselle qui avéra vingt mille
escus , je la prenray en mariage se elle veult. u
1 . Hs. Sorbonse : ■ Fmse. > Ms. Baluie (qui donne le vœu en
entier) : < Fousw. ■
S. Hs. Sorbonne : < Bremeltes. • Hs. B«liue {ibid.) : ■ Bron-
byGoogIc
[lfcS4 n, s.] DE HATHIEU VESCOCCHT. S21
Cest le veu de Guiltamme de Calandre* ^ escuier,
essansson du duc de BourgoingnA,
u Je veue à Dieu , mon créateur , à la bcDoite
vielle Marie, aux daines et au faisant, que, se' mon
très redoublé seigneur va ou saint voyage , que je
yray avec lui et le serviray de mon coqjs et de ma
cbevance , telle que T)ieu me l'a donnée , jusques à là
mort, soit par mer ou par terre , où il lui plaira moy
commander; et s'il advenoit que mon très redoublé
seigneur envoyas! devant par mer ou par terre au-
cune armée , especiallement par mer , je lui supplie et
oflre de tout mon cœur de moy y envoler aveuc les
previers, pour moy tousjours mieulx emploier à
sonëit< service. »
C'est le veu de Olivier de la Marche*.
a Je veue à Dieu , mon créateur et rédempteur Jhe-'
sus-Crist, et à la très glorieuse vierge Marie sa mère,
aOx dames et au faisant, que quant mon très tedoubté
et souverain seigneur monseigneur le duc et comte
d« kou{goîngne*, yra au saint voyage 4 l'encontre des
înfklelletf , que s'il lui plaist , et à monseigneur .le
comie <le Clharoloi^ à qui je» suis serviteur , je yray el
l&servin^ leaumént de ra^ pi^psaoce , né n'en retour-
qeray , pouf quelque chose <)ui ne puUt advenir, se
ce q'e^ par i'exprès commandement de mondit sei-
gneur,"jusques à ce 'que je me soye trouvé ea lieu où
1. Hs. Baluze : ' Cathendie. >
2, Ce T<cn n'est pas dam lo Ms. Baluzv.
byGoogIc
SH CHRONIQUE [14S4 n. s.]
par hoDoeur je puisse vesUr de ma cotte d'armes, s'il
me plaist , à l'encoDlre des infidelles , ou en sy hoo-
nourable rencontre ou besoingne qu'il y ait v cens
hommA desconfia au mains. Seigné de ma main, »
Telz furent* les veux des princes, chevaliers et
nobles hommes pour celle fois, vouez, fais et bailliez
au. Roy d'armes de la Thoizon-d'Or , lesquelz veux je
ay «nreglstrez au plus près que j'ay peu , sievant son
ordisnnaDce , laquelle il avoit faicte comme il disoit ,
selon et par l'ordre qui lui avoient esté bailliez par
«script.
Apprès les veux fais, comme j'ay dit, le banquet
qui longuement avoit duré , fut assouvy , et les nappes
levéez ; et fîi chascun en piez et en salle. Et quant à
moy , ce me sambloit faiotise ou chose songie ' ; car
il n'avoit demouré en toutte la salle , de tous les en-
tremez des tables , ung seul , sy non la fontainne de
votre. Et quant je ne vis plus riens de nouveau à quoy
passer temps , lors commença mon entendement à
semondre * et mettre ed avant pluseurs penséez lou-
chant ceste matère. Premièrement , je pensay en moy
meismes le très oultrageux excez -et.grant despenca
qui, pour l'occasion et cause de «es banques, ont esté
1. Ms. Baliuei ■ Ainsi Tareitt les veux fiùs qrà soDt itj dessus
escript selon l'ordre qa'ils ^renC premiers baiHîw par escript> à
Thoiton dlor, eï après iceulA et le banquet assouvyqtù longuement
avoit duré et que cbascun fu sur jliés,' ■ etc. — La Marche: ■ Poor
abréger mon escripture, tantost après le <yj dndit Thois«n d'or le
banquet fut assouvy, ■ etc.
2. Ms. BbIuw : ■ Faniasie. > La Marche : ■ Ce më sembla lors
nng songe. >
3. Ml, fialoze : > A soy mouToir. »
byGoogIc
[14S4 D. s.] DE HATBIHD DtSCQUCHX. ni
fais puis peu de temps; car celle manive de chap-
pelles'' avoient jà très longuement daré; dootchascun
b'efîbrchoit à son ordre*} et metoil paiuè de rece-
voir la compaingniei plus haultement , et priocipalle-
medt ledit duc* avoit bit sy grant appareij, cousts et
Bssambl^e, sans faire nopces ou aliaiices d'âuCuns
prÎBces, ou le festoyement d'estrangiers *, que* je di-
soie ek Dommoie ceste chose fort oullrageuse et des-
raisennable despence', sans y avoir ne trouver en-
tmdenietit de vertu , fors volenté de prince , sy non
roo^remez de l'Eglise et des leux^; et encores me satii-
bioit si haulle eotreprinse tfiop soudavinement coin-
meiiGliié.
^D celle pensée et jmaginaciou , demourray moult
lor^uemeiit, et U^it que d'aventure je me trouvay
emprès nng seigneur chambelan et bien priv^ .dudit
ffuc f auquel je avoie assez acointance , et lui deman-
da;* de ceste besoiogne , en lui recitant* la fantasie
où je estoie , et lui doclairay tout' ce que je pensoie.
Lofs, moi^tpriVéement, me respoudi et dit ces mos** :
1 . Ib. %rboDne et la Man^ : ■ Chappelletz. >
S. Hs. Baluze : > Xoar. s
3. La Harclie et Hs. Bainze, comme je 1'^ ditpliu haut ;
' HoB^il seigneur. "
k. Cette remarque s'est P4S dans la Hardie: *.... ei usetnblée,
que je novimoje.' >
5. Hs. Baluzt: : ■ Et au vray dire. ■
6. Hs. Baluze : ■ Uisiion. >
7. Le Us. Baluseet laHarche ajoutenl ■* A (de)ceensieva]is. ■
8. Hs, BahiBe : ■ Pour lui demander. ■
9^ Hs. Baluze : ■ Ë Itqr contay, * etc.
10. Us. Balnzer ■ Me dist aÎDsi. ■ — La Harche lennme ainsi
ce paragraphe : ■ .... auez d'aocointanc^ Lors je me prios à de-
byGooglc
itk' CBËiOmftVt. [1494 0.*.]
n MoD'amy, saches ', et je le t'alTeriBe, en foy de
« chevalier, ifuo ces chappeltes, banques et féstoie-
K «nens qui m sont menez et raainteatis de longue
« lùam et de plus en plus montes et acrîez , n'a est^,
« synon pBr ta ferme entreprise et secrette desinnce
i( qiue'monseigneur le duc' avoït de parvenir à faire le
n sien en tel manière que l'avez veu *, et que, «ms
n grant samblant , il puisse conduire l'eflect ée sou
« anehien pourpos , qui a esté et peut estre cou^neu
o par le veu dont maintenant U a fait pabticacion :
« p'est assavoir pour'1ebién~de la Crestienté et reiis-
« tence des enoemis «le nostre Foy ; et de long temps *
a a bien monstre le grapt désir qu'il, y avoit, entant
a qu'il y a envoyé et tenu longuement, souldoiers *,
a navires et gens d'armes « ses de$|»ens. Et sy est vray
a que en sa ville de Hons en Haynnaulu', trois ans a
«c Qu environ^ mondit seigneur tint la feste dfi l'ordre
« de lA Thoizon-d'Or,' où furent assambleiF grant
M noihhre'de chevalliers portais Icelle ordre; et à la
« meSse, iccjlui jour, monaeignem' l'evesque de Cha-
o Ion, [c'hancelier d'icelle ^,'propoza en sermon gene-
n rai la grant dezolacion et ruynne en quoy l'Eglise
« militant estoit, en requérant les chevaliers de 1a-
viser STec luy et Iny racomptay la Talltasie en ^uo; î'eÊfojCf et
qtunt je lu> enz tout die, il me fil cefte respoDse. ■
1 . A la dtttxlèioe personne du pluriel lUus le Hs. Balme.
2. Hs. Baluze : ■ De mond^ seigneur. >
3. Ml. Baluze : < Comme il apert. >
k. Hs. Baluse et la Marche : > Et dés pieca. >
5. Us. Baluze et la Uarche : ■ Comme d« y envoier soadoîers.>
6. Godefray, Ms.Baluie et la Marche: Itfesmement ilyattians
ou environ que en la Tille de Mous en Henau.-iT etc.
7. H«, Sorbonne et 1^ autres versions/ ^
byGoogle
[1434 a. s.] DE MATHIEU D'ESCOUCHY. 228
« dicte ordre et autres, pour le coufort d'icelle nostre
n mère^osy désolée ; sur lequel sermon (ut par îceulx
« chevalliers ' prins de belles conclusions, à intencioii
a de augmenter la saincte Foy et le service de Dieu ,
« dont ce faire ' mondit seigneur fut tousjours princi-
• pal esmouveur, et le premier délibéré de y em-
a ploier corps et cbevance. [ Depuis lors , comme il
a est certain*, lui est venue sa rébellion de Gand; à
a laquelle subjuguier, il a despeudu du temps et de
u l'avoir; et par la grâce de Dieu*, il est venu à si
a bonne et lioonourable conclusion que chascun scet. ]
<r Or est ùnsy , que , [pendant ce temps], le Turcq a
■ fait de grans eraprinses * sur la crestienté , comme
u d'avoir gaîugnié Constantinoble ' , qui jamais n'a-
K voit eu sy grant vilonnie par les mescreans % [ l'em-
« pereur mort et l'empire destruitte. ] Ces choses ont
« tousjours entamé le cœur* dé mondit seigneur, étale
« désir ou service du benoit JhesuS'Crist ; [ car au be-
« seing est dea le secours. ] Donc , pour respondre
« à ta demande*, saches que lui-meismes a ceste be-
1 , Les mêmes : ■ Et sur ceste matière par iceulx chevalliers
forent.... >
2, Les mêmes : < Pour le service de Dieu augmenter et la Foy
mitinteidr, desquelles choses, > etc.
3. ■ Comme > n'est pas daos le Ms. Baloze.
4. Hs. Baluze et la Marche : « Et ta grâce Dieu. >
3. Ms, Sorbonne et les autres versions : ■ Choses «
e. Ms. Baliue : • D'avoir prias la noble cité de Constanti-
DC^Ie, >
7. Hs Baliue : ■ Qui oncques n'avoit esté ainsy violée de
8. Hs. Sorbonne et tes autres versions : < Le cceur et le detir
de mondit seigneur ou service.... >
9. La Marche : ■ Pour conclusion. >
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226 CHRONIQUE [14S4d. s.]
« soingoe conduite et démenée de longue main, pour
■ avoir le temps de pooir monstrer le bon désir et
n Touloir qu'il a au bien publicque et puerai pourfit
H de la crestientë. »
Aiusy comme ce chevalier et moy parlions et devi-
sions de la cause et principal occoisoo ' pour quoy , à
son entendement , ceste feste et grant assamblée se
faisoit, entrèrent en la salle dont cy devant vous ay
devise *, et par la grant porte, grant nombre de
torses ' ; apprez lesquelles venoient pluseurs person-
nages * juans de divers instrumens, comme tabourlns,
leus, harpes; et apprez euls venoit une dame vestue
de satin blanc, moût simplement faite, en fachon de
religieuse*, et par dessus estoit habillée et afTulée d'uD
long et large manteau de damas blanc , et estoltatoumé
son chief moult simplement d'un blanc cceuvre-chief,
mis tout aiosy comme à une chose sainte et dévote
appartenoil. Et sus son espaule senestre portoît ung
rolet où estoit escript en lettres d'or : Grace-Dihu,
seigniflîant et monstrant à tous le nom d'icelle dame.
Apprez venoient xn chevalliers , chascuD tenant en sa
main une dame. Les chevalliers estoient habilliez de
pourpoias cramoisi et chausses noires , et vestus de
palletos * à mauches , la moictié gris et l'autre moiclié
noire , tout de sattin , et estoient lesdis palletos brodez
de feutlages d'or et chargiez d'orfaverie très riche-
1. Hs. Batau et ta Marche : ■ Occasion. ■
S. ■ Dont.... ■ n'est qne dans Mathieu d'Esconchy.
3. Ms. Balnie : < Foison d'offiders portans torches. •
k. La Marche : ■ Ptasienrs. > Ms, Balnie : < Ptoseure hommes. >
5. Godefroj : ■ En gaise de.... ■
6. Tuniques.
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[ik&k n. s.] DE MATHIEU D'ESCOUCHY. 227
ment, et leurs bablUemeDS de testes furent chappeaux
de velours noirs, bordez et orpbaverisiés comme les-
dis palletos'; et sy avoient faulx visages d'or, et
diascunune torse eo son poing*. Lesxn dames furent
habjlléez et vestues de cottes simples de sattin cra-
moisi, fourréez et bordéez de letices ' ou menu vair, et
pardessus ceste cotte avoient en manière d'un rocbet
à la fachon de Brabant, qui estoit ' gent habillement de
sj fine toille que on vëoit la cotte cramoisi parmy; et
lequel rocbet estoit bordé d'une fringes assez longues
de fil d'or; et furent atouméez d'un atour tout ront,
à la &dion de Portingal , et tout blanc , dont les bour-
l«s estoient en manière de rausses ', et passoient par
derrière aïnsy que pâtes de cbappronsà* hommes, de
i , • Panr la façon de xn paltos de satin noir et gris cbargié
«Torfaveries que il a semblablement fait donner à donze gentils
bommes de son hostel le jour de sondit banquet, an prix de
douze sols pièce, valent \a I. tijt s. — Pour la brodnre, tant de
donze robes de salin noir et gris brodées tont entour par embas,
comme orfroix* et entour la poitrine, pareillemeat derrière et
devant, et les manches autour de l'espaulle, au bout de la manche
et antonr de la main, comme pour treize chapeaulx servans sur
l«»dicies robes, y comprins celui de Coquinet [fol du duc), au
pris chascune robe et chappel, comprins l'argent qui est sus, qua-
torze livres huit solz, valent viii"xii 1. xvi s. — Pour la façon
de trente neuf marcs d'argent ouvrez en paillettes, lesquelles ont
esté mises et assises sur lesdictes robes et chappeaulx, au pris de
quarante huit solz le marc, valent iiii"xiii I. xii s. > M. de La-
borde, /. c. p. ^S4-S5.
2. Ceci n'est pas dans la Marche.
3. Fonrmres.
4. Godefroy et Hs. Baluze : ■ En manière d'un rochet de
Brabant, nng,.., ■
5. Roses.
6. Godefroy et les autres versions : ■ Pour. >
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tSS CHRONIQUE [USti n. s.]
déliés voiles ', chaînez et brodez, et pareiOement à
bourlès desdis atours d'orfoverie d'or branllant, et
esmaillé moult gentement. Et avoieot au oot colers d'or
aoumez de pîerries touttes pareilles*; et sy avoieot
leur visage couvert d'un volet sy délié que elles pooieDt
bieo veoir parmi, [etoo les véoit dessus*.]
Et pour mieux declairier ce que je vis desdictes.
dames , celle qui les autres cooduisoit se nommoit par
soD escript, Grâce de Dieu, et cbascune des autres
portoit par escript son nom * sur son espaulle senestre*,
en ung briesvet , qui estoient noms de vertus. Par quoy
je puis dire que Grace-Dieu* conduisoit xn vertus;
laquelle dame , ensamble sa compaiognie , passa parmi
la salle jusques au lieu où ledit duc estoit; et sy tost
comme elle fut ^ devant lui , se arresta et dit son in-
tenâon , qui fu telle comme vous orez cy apprez :
Grace-Dieu suis, la divine ausmonière,
Qui des bienfais de paradis pourvoie
Ferme seurté et espérance entière;
Miséricorde se dent soubz ma banière^
Dieu ne pmnet nul don que je n'y soye.
Par son plaisir à toy droit cy m'envoye,
Pour toy baillier ce brief, et au surplus
Toy présenter ces dames de Vertus.
1 . I^ Marche abrège la fin de ce paragraphe et le suivant.
S. Ms. Baliue : • Et avoieni colliers d'or au col tous pareils. ■
3. Goderroy et Hs. Baluze : ■ Et on les véoit de dessonbz. -
4. Hs. Baloie : * Et comme la dame qne les antres conduisoit,
checnne d'elles portoit nng rollet, > etc.
5. Hs. Batase : c Où son nom estoii qui estoient,... *
6. Us. Baluse : « El ainsi Grace>Diea... >
7. Hs.Balnae : ■ Etqnant elle vint.... >
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[14S4 n. s.] DE MATHIEU D-ESCOCCHT.' 229
Quant ladicte dame, DOmm^e Grâce- Dieu, ot dit sa
raison * et monstre les-xn dames de Vertus, que elle
amenoit, incontinent printle brierdont elle avoit parlé,
et le présenta audit duc, qui prestement le bailla au
seigneui; de Crequi et lui ordonna le lire tout haut , ce
qu'il 6st ; qui contenoit ce qui s'ensieut ' :
« Pour ce' que mon benoit Créateur a oy le veu que
« toy, Pbelippe, duc de Bourgùingne et de Brabant,
« a naguaires fais en la présence de ceste noble com-
<r paingnie , et meismes pluseurs autres' nobles bom-
<e mes et vertueux , estans cy presens et toy ensievans;
• lequel ton veu, ensamble yceulx, procedans de
« bonne volenté , sont agréables à Dieu et à la benoîgte
a viei^e Marie sa mère , qui me envoient par toutte
(t crestienté devers les empereurs, rois, ducs, prin-
u ces , comtes , barons , chevalliers , escuiers, ou autres
V boQS crestiens , leur présenter , de par euU , douze
« dames que j'ay en ma compaingnie , chascune por-
■ tant nom de vertus. Lesquelles, se eulx et toy voulez
■ croire et continuellement user de leur conseil, vous
« venrez à bonne et vertueuse * conclusion de votre
• emprinse , qui moût porra proufliter ; et je ce temps
■ pendant demourray aveuc eulx. En en ce faisant ac-
a querrez bonne et grant renommée partout le monde,
■ et le Rojramme de paradis en la fin. »
1. Le Hs. Baliue igonte : > Et Achevée et qu'elle ot,... >
S. Ce paragraphe manque dans k Marche. — Ms. Baliue :
« Et le présenta et bailla prestement en la main de mondit seigneur,
lequel le bailla incontinent à monseigneur de Crequi qui le lut en
haut et contenoit..,. >
3. Le Hs. Baluze ajoute : ■ Princes. ■
4. Godefroy et les autres versions : « Victorieuse. »
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230 CHROniQUR [IbSt a. s.]
Apprez icellui brief ainsy leu et oy:, ladicte dame re-
priot sa raisoD , partant audit duc et dit ce qui s'en-
sieut* :
Ces haultes dames* baîUeront par escript,
Leurs parfais noms, lesquels je tous liray.
Qui bien les garde moult plaist à ' Jhesos-Grist,
Auquel je prie, auss; au Saint-Esprit,
Dont procèdent*, sy m'en resjoiray.
Vechy la Foy que je* presenteray
Premièrement ; je vous prie, or, oez *
De tous leurs briefz ce que lire m'orez.
Ed son langage proposant, comme vous avez oy,
ladicte dame présenta la vertu de Foy, la première,
qui^ portoit soc brievet en sa main, lequel elle bailla
àGrace-Dieuleurconduiseresse. Et pareillement toutles
les autres se présentèrent et baillèrent leurs briefz, et
ladicte dame les tisoit ; car ilz seignifToient et mons-
troient leurs noms; lesquels s'ensievent par ordre ,
ainsy que elles se presentoient *.
Je suis la Foy, très*' divine espérance,
Que cbascuD doit congnoistre sans erreur,
1. La Marche : < Guge-Dikd. ■
i. La Marche: «Les dames cj.,.. ■
3. Hs. Baluze : <• Hout ayme. >
4. La Marche : « Qu'en vous soyent. > Ms. Balaie : • Que vous
remaigncDl, ■
5. La Marche : ■ Tous. >
6. La Marche et Vii. Baluze : ■ Or je vous prie, oes. ■
7. Ms. Baluze : > Laquelle dame de vertu. >
8. Ce paragraphe est plus développé dans ta Mardie.
' 9. La Marche ajoute : < La puhiébk dihb. >
10. La Harehe : ■ Et. '
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[ittJUk a. s.] DE MATHIEU D'ESCOUCHT.
Qui viens à vous, duc de noble Daissance,
Et à tous ceuli qui sont cy en présence,
Pour mercier l'emprinse de valeur
Touchant aux veux de mérite et d'onnenr
Et au secours que vous me présentez,
Qui moult vaura, se vous ne m'oublies.
Qanté, mère de bien ^lire',
Suis au palais des cieux nommée,
' Qui pour vos baulxvoloîrs parfaire',
Kgne d'amour non contrefais,
J'espoire la Foy conforta :
Sy suis en ce lieu arrivée
Affin que la guide je soye
Qui vos œuvres vers Dieu envoyé'.
Justice ay nom, la droictuiière.
Le refuge des mains puîssans.
Osi qu'on' me nomme aspre et fière.
Si renge' par bonne manière
Les humains corps obeissans.
Or vienge à vous d'eure en ce tenu,
Pour advenir que servirez
Foiblement Dieu quant ne m'arez.
Je suis Raison, fille de Sapience,
Amée de Dieu, son afBne et prochaine.
1 . • Hs. Baluze et la Marche : < Des biens faix. »
2. La Marche : <■ Parraiz. > Ms. Baluze :
c Qu poiir haall vodIdif et parfux. >
3. Ms. Sorbonne, Hs. Balnie et la Marche: ■ Convoyé.-
4. Les mêmes : ■ Quoiqu'on, >
5. La Marche : ■ Si rens-je. ■
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i» CH&OMQUE [UH n. >.]
Guerre amortù ; pais est ma norrissaoce;
Amour soabstiens; droit maintiens en puissance;
En tous debaa, je rens raison ' prochaine.
A TOUS servir metteray toutte paine,
Car Dieu le veult, pom' ce qu'en son serTice
Sur touttes riens suis vaillable et propice*.
pBODKIfCB.
Pour TOUS parer, prince de haut affaire,
Prudence suis, que Dieu à vous m'envoje,
En espérant que ferez, pour lui plaire,
Et entendrez, pour le plus neccessaire,
A secourir l'Eglise qui larmoyé.
Tant que m'arez et serez où je soye.
Adversité n'ara nulle puissance
De TOUS oter Foy ne bonne Espérance.
Attshprikcb.
Attemprance, qui les haulz fais mesure,
Me nomment ceulx qui congnoîssent mon estre;
D n'est nul heur qui sans moy guères dure ;
Mon fait est seur, non pas à l'aventure ;
Soudain voloir ne voet' estre mon maistre.
De vous servir je me tcuI entremettre.
Se TOUS m'avez, je vous dis seurement :
Biens ne ferez qu'à bon entendement.
1. Hs. Baluie : i La fin. ■
2. Ces derniers vers sont ainsi dans la Marche :
A TOUS uriir je mettray loute paine
Je TicDi doncqaes en la verta demainne
Et IKen le veolt, etc.
3. Hs. Sorbonne et antres
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[ikak n. s.] DE MATHIEU D'ESCOUCffT. -
FOBCI.
Force desja longtemps passée
M'appelle-OD, pour ce que je pense,
Par effort de bonne équtté.
Pour tous en généralité,
A lÎTrer vive re&istence.
Je suis contre vices deffence^
En armes je puis moult servir ;
Pensez donc de moy retenir.
Vebité.
A TOUS je viens en telle intencîon
Que ferez riens contre mon voloir.
Vérité suis, de tel condicion,
Que je ne fais nulle part mansion,
S'onneur de bouce ne m'y fait remanoir.
Tenez vos mos, se me volez avoir.
Par vos vertus faîclea crier Mon-Joye,
Et je seray la vostre où que je soye.
Largime.
Sans moy ne peut nulz grant fait achever,
Ost acquérir*, n'acquérir bon ren<Hn.
Qui me reboutte, il m'ait' moult à blâmer,
Par moy peut-on moult de geos* assambl^.
Et avoir bruit, qui que le veuUe ou non.
A vous je riens; Largesse m'appelle-on.
Je serriray pour les povres aidier,
Qui serviront quant verront • le mestier.
1 . Bfs. Sortmnne et autres verùons : ■ Ou magnanimité. :
3. Hs. Balaie : ■ Maintenir. ■
9. Hs. SorboDoe et autres versions : ■ Il fait. •
4. Ms. Baluze : ■ Mainte gens. >
5. Ms. Sorbonne et antres versions : > Viendra, >
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E14B4 n. s,}
Diltigence, la noble poorsierande,
M'appelle-ou ', pour ce que tant traveille,
Que maintea fois mes fortunes amande.
Dieu me tramet' à vos yeux, et voua mande
Que son seirice' sans sommeillier on veille,
Et que m'aiez, affin que je resveille
Les laces cœurs qu'on ne peut esmouvoîr,
A traveiller pour tous les biens aToir. •
ËSPEKUfCE.
Je, Espérance, guide de bon voloir,
D'ardant désir, à vous je me présente.
Le grant honneur, la ricesse et l'avoir ■
De tout le monde conquesteriez pour voir.
Nul n'oseroit* devant vous faire attente.
Requérez Dieu, et metez ferme entente
D'estre en brief temps prest pour le Turc ' combattre,
Et vous verrez son grant orgoel abbature.
Vaujukcb.
Prince enflamblé de desîr pitoiable,
Vous, nobles hommes', où toute' honneur s'avance,
C<surs tous enflez de voloir bonnourable,
Aimans renom, querans oevre louable,
1 . Ms. Soibonne et la Marche : ■ Suis nommée. ■ Ms. Balute :
■ Ue nomme l'en. ■
S. Transmet.
3. Ms. Sorbraine et la Marche : ■ Qu'à le servir. ■ Ms. Batuw :
■ Qu'en le snrant. ■
4. Ms. Sorfoonne et les antres vernons : c Ifosera. ■
5. M». Baluie : c D'estre en brief temps pour le grant.... >
6. La Marche : * Et voai, nobles, où, ■ etc.
7. Ms. Baluze : • Toti(, >
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[1454 U.S.] DE MATHIEU D'ESOOUCHY, t3S
A TOUS acours en grant esjoyasknce :
FîUe boaneur sais, et m'appelle-on YaiUanoe.
Je vous requiers, qu'oa ne me laisse pas.
Car sans m'avoîr grant &it ne se fait pas'.
A|^>rès la presentacion faicte des douze Vertus, par
Grâce -Dieu , audit duc de Bour^oingne , elle , comme
ayant sa diarge pariumie et son enivre acheva,
print congié , coosolaDt et saluant ledit duc eu ceste
fourme* :
Puis que ainsy est que je vous ay bailliez
Mes zii filles, mon pareil parement*.
Je vous requiers, que soient recueilliez
Par tel moien que mieulz appareilliez
Soient d'entendre à vostre saulvement.
A vous les laisse; à Dieu je vous commande,
Auquel je prie que brief vous voye fiiire
Chooe de quoy* et qui lui puisse plaire*.
Aiosy s'en retourna Grace-EHeu , et laissa les dames
jqu'eWe avoit ameoëes. Et pour ce que le mïstère fut
oAevé , leur furent ostez les brevetz que elles por-
toîent sur leurs espaulles , et commencèreut à dancer
en guise de mommerles , et à faire bonne chière pour
la feste plus joyeusement parfumir.
S'enaieuvent les noms des chevalliers d'icelle mom-
1 . Duu le Ms. Sorbonne et let autres vemtHia, ces deux vers
se terminent par poinl. >
S. Ce paragra}^ est plus déreloppé dans le Ms. BaloM et la
Marche.
3. Ici finit le Ifs. de la Mare. — 1a Marche i « Ces filles c;
pour Tostre parement. ■ Le Ms. fialnie omet ceci et ne suit pa*
l'ordre métrique. ■
4. La Marche et Ms. Baluie : > De nom. >
5. Ces vers ne se trouvaient pas dans l'éditioa de M. Buchon.
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»6 CHRONIQUE [14S4n. s.]
merye : dionseigoeur le comte' de Charolois, mon-
seigneur le duc de Qèves, mouseigneur le comte d'Es-
tampes , monseigneur Alof de Clèves , monseigneur
Jehan de Coinbres , monseigneur le bastard de Bour-
goingne^ monseigneur le comte de Boucan, messire
Anthoine, bastard de Brabant» messire Pbelippe Pot,
messire Phelippe de Lannoy *, messire Crestien de Di-
gonnes , messire Phelippe , bastard de Brabant*.
S'ensieuVent les noms des dames d'icelle momme-
rye : madamoiselle de Bourbon, mademoiselle d'Es-
tampes, madame de Ravestain, madame de Beuvres*,
madame d'Arsy*, madame de Commines*, madame
de....\ madame des Aubeaux*, madame du Chas-
telter', Hai^eritte, bastarde de Bourgoingne **, An-
tbotnette", femmede Jehan Boudault, YsaheauCous-
taine".
Tandis que on dansoit en tel manière ,' les Rois
I . L> Marche ne donne pas les dtret.
S . La Marche : ■ I^lain, ■ ■
3. Ce nom n'est pas dans le Ht. Baloze,
4. Ce nom est omis dans la Marche.
5. Probablement Marguerite de Picquigny, femme de Jean
d'Arviller, Sgr d'Arcy. (Voir ci-dessos la note de la page US.)
6. Jeanne d'Estouteyille.
7. La Marche : ■ Santers. ■ Hs, Baluze : « Sauvres. ■ Cest
pent-étre la femme de Hue de Lannoy, seigneur de Santei, Mar-
guerite de Boncourt ; mais elle était bien vieille alors pour figurer
dans cette * mommerye. >
8. Antoinette d'Inchy, seconde femme de Waleran des Aubeaux.
9. Je n'ai pu découvrir son nom.
10. Elle était fille d'Tsabeau de la Vigne et mourut à Bruges le
27 décembre 1454. M. de Laboixle, /. c, p. 398 et 438.
II. Hs. Balaie : * Anthoinette de Horalle. ■
1 2. Femme de Jean Gonstain, valet de chambre du dnc. Toyec
H. de Laborde, p. 4S4.
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[1454 D. s.] DE MATHIEU D'ESCOUCHT. 237
d'armes et heraulx, aveuc nobles hommes qni fureot
ordonnez pour l'enquesle , allèrent aux daines et aux
damoiselles, pour savoir à qui on devoit donner et
présenter le pris pour avoir le mieulx jousté et rompu
bois pour cellui jour. Et (iit trouvé que le comte de
Cbarolois l'avoit gaîugnié et deservy. Si prindrent tes
officiers d'armes deux damoiselles prîiicesses, c'est
assavoir madamoiselle de Bourbon et madamoiselle
d'Estampes, pour te pris présenter; et fut bailtté par
elles audit comte de Cbarolois, lequel les baisa', comme
il est acnustumé , et fut crié Monjoye ' moult haul-
tement *.
Entre deux et trois heures après minuit, partit icel-
Itii duc et sa compaingnie du lieu où le banquet avoit
esté*, et s'en revint en son hostel ; et se départit
1. Le Hs. Baluze ajouté : ■ En les remerchiant. ■
t. Le Hs. Baloze ajonte : • Et nobte conte de Oiarolois. >
3. Le Ms. Baloze et la Marche ajoutent ici qu'on apporta le vin
et les épices, pub qu'on cria une joute pour le lendemain, au nom
dn comte de Charolois, qu'accompagnèrent le bitard de Bourgogne
et Benetro de Chassa, joute dont Adolphe de Clèves et le bfttard
remportèrent le prix, et que le duc donna le même jour un ban-
quet i toutes les dames de son hôtel,
4. La Marche : ■ Et se retrahirent cfaascun en sa cbascune. >
Le Bis. Baloze termine ainsi : « Et s'en revint en ioa hostel et les
iDtreB où bon leur sembla. — Expucrr. ■
5. C'est ici que se place la déclaration d'Olivier de la Marche,
qo'il a fait vérifier sa relation par le seigneur de Lannoy et Jean
Bouftaut, principaux ordonnateurs de la fêle, et par les maîtres
d*hâtel dn duc, et qne Lannoy j opposa son scel . — Cette décla-
mtioD, dans la version Balaie, suit immédiatement la liste des sei-
gneurs et des dames; je la donne ici, afin qu'on la puisse comparer
avec celle de la Marche, qui est à la portée de tout le monde : ■ On
escripi (il y a sans doute ici une lacune; la Marche commence
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CHRONIQUE [1454 n. ».]
CHAPITRE ex.
Comment le cotttte de Saint-Pot tînt la feste de la licorne,
, en la cité de Cambray.
Vous avez oy la declaracion de la fbste du banquet,
dont cy devant est faicle mencion , en la fia duquel
Loys de Luxembourg , comte de Saint-Pol , qui avoit
à îcelle fait crier et faire assavoir à tous nobles , tant
de l'ostel dudit duc de fiourgoingne comme aultre
part , que le ivrii* jour de mars ensievant , feroit une
Teste en la ville et cité de Cambray , qui est ville d'em -
pire, laquelle se nommeroit la Teste de la Ucome,
ouquel jour seroit, lui xl* de nobles hommes, montez
et armez, chascun la laoche et l'espée ou poing , et
ainsi : ■ Et ponr ce qne je scay bien que plosienrs ont escript....)
de cesie haute et noble Teste, et que cbecun ne peut avoir tout reo
et pourroit on dire que j'en parle bien largement, afin que on sach«
que la manière de mon enregistrement est vray, j'ay requis à mon-
seigneur de Lannoy, cheTallier de l'ordre de la Toison d'or, qui
de toute ceste feste fu principal conducteur aveo pluseurs antres
nobles bommes qui, après luy, conduisoient, ensemble deux dex
maistres d'ostel de mondit seigneur le duc, que il leur pleust visiter
et corregierniDndit registre, afSn que je n'y aie mis que ainsi qu'il
fu. Et ce fait, ay requis à mondîi seigneur de Lanooy qoe, signe de
vérité, il vousisi cedît registre signer de sa main, leqtid le me a
acordé et ainsi ce a fait.
• ( Sy supplie (comme dans la Marcbe)..'., pardonner et mon bon
vouloir avoir pour agre«ble, ■ etc.
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[1454 n. s. ] DE MATHIEU D'ESœUCSY. 23»
icelks esp^es seroient rabattues et les poinetes coup-
pées , pour courre la lauche contre autres n. qui y
veDroieDt , et puis tourooier desdictes espées. Auquel
jour comme il avoit fait crier, se trouva sur le mar-
chié de ladicte cilé , où il avoit fait faire ud parc grant
et spacieux, bien fourny de bonnes lices de bos,
lui XL** tous de ses gens , sans y avoir venu aucuns
autres de l'bostel dudil duc, ne d'autres, sy non gen-
tilz bommes, dont Tud estoit chevallier , et se nom-
moit messlre W^utre , lequel estoit du pais de Bra-
bant, assez prez doLouvain, et portoit sur son heaulme
uDg morianne*; et l'autre lut Phelippe de Lalain.
Et quant ledit comte veit qu'il avoit fait une grant
despence pour fumir ladicte feste , en pluseurs ma-
nières, el graas preparacions pour les banquez, et que
nulz autres u'y avoit sinon les dessusdis , et congneut
assez que aucuns avoient rendu painne devers ledit
duc afEn que n'y laissast aler nulz de ceulx de son
hoslel * , ce nonobstant, n'en monstra nul sanabtant de
courroux; mais joyeusement, quand se trouverrent
audit parc , 6rent départir lesdis xl , aveuc les deux
dont dessus est faicte mencion, et se parlirrent l'ung
contre l'autre, c'est assavoir xxi d'un costé et xxi
i. Godefroy ; W.
2. Marerme, gland, sorte d'ornement.
3. «Déjà le duc commençait à être fort mécontent du comte de
Saint-Pol ; il le trouvait ti-op attaché aux intérêts du Roi dont il
avait été ambassadeur. Dans son voeu du Faisan, il avait fait ré-
serve expresse de la volonté du Roi, comme s'il n'eût pas été sujet
du duc de Bourg;o{,'ne. En outre, il était au nombre des seigneurs
de cette cour qui se montraient de plus en plus mécontents de U
luDle EiTeur d'Antoine de Croyetdetoutecettemaison.» RaniDt«,
Bût. det ducs 4e Bourgogiu, t. Vm, p. 22.
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S40 CHRONIQUE [1454 n. s.]
d'autre; et en ce point, ^elon le contenu de ladw;te
cri^e, coumirent les tances, où il y ot de beaux ho-
rions donnez, et puis ce fait, tournoièrent desdictes
espées ; en quoy faisant , ledit comte fu désarmé en
deux lieux ; et fist grandement son devoir , car pour
cellui dedens , il ot ce jour le pris ; et pour cellui de
dehors, fut donné au chevallier estrangier. Et me
fut dît que la cause pour quoy il y eut si pou de
gens de l'ostel dudit duc , fut au raoieo du comte d'Es-
tampes, pour ce que durant la guerre de Gand, dont
cy devant est faicte niencion, avoit eu aucun remours *
egtre iceulx comte d'Estampes et de Saint-Hot , lou-
cliant l'avant garde de l'armée ; et combien que leur
dicte remours vint pou à la congnoisasnce du pœup-
ple , neantmoins n'aimoient pas l'un l'autre. Et sy n'y
ot point de voye de fait, par ce quechascun d'eulx
craignoit de courroucbier ledit duc.
Ce nonobstant , îoellui comte de Saint-Pol fit de
soy meisme tousjours graiit chière ; et y ot le jour de
ladicte feste , au banquet qui se tint à l'hostel episco-
pal de l'evesque de ladicte cité , pluseurs nobles che-
valliers et escuiers , dames et damoiseltes , aveuc les
plus notables bourgois et boui^oises d'icelle cité , qui
furent servis de pluseurs et divers metz , tant de pois-
sons de mer, comme de douche eaue, exquis, grans
et gros merveilleusement, pour ce que ladicte feste
eschey en temps de caresme. Et lesquelz icellui comte
avoit fait chercher et quérir long temps devant , espé-
rant que à icelle deut estre ledit duc de Boui^oÎQgne
en personne , acompaingnié de son filz le comte de
1. Débats.
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[14S4I1. t.] DE HATHIBl] D'ESCQUCHT. ikt
Charolois , et de leur noble «hevallerie ; et estoit icel-
InideSaiat-Pol en grant désir et vouleoté de à icelle
Teste recevoir et revereoder lesdis duc, son Blz et ses
gens. SambUblemeot y fureDt- servis de vins^ns et
exquis de pluseurs maDières, en grant habondance. Et
quant à l'ipocras) il fut habandonné, comme s'il
u'eust riens cousté. Et, pour entremetz, y fut faicte
au plus prez rhistoîre de Merlusine et ses enfans , en
graas personnaiges. Finablement ladicte feste fut de
grant despeuce et excessive , à ce que je peus cong-
□oistre de la chose. Et fut grant dommaige qu'il n'y
avoit de hauU princes grant nombre, car les prepa-
racions et ladicte despence , et aussy la bonne chière
et grande voulenté que monstra ledit comte de Saint-
Pol , te valoit bien.
CHAPITRE CXI.
Comment le duc de Boui^oiagoe envoya devers le duc de
Bourbon et la ducesse sa femme seigoifBer les fiançailles
qui estaient faictes entre le comte de Charolois, son fîlz,
et Tsabel, fille desdis de Bourbon.
Ainsy comme ledit duc, les princes, et nobles che-
valliers de ses pays , faisoient lelz fesles et assamblëes,
et aussy qu'il avoit intencion de faire et acomplir le
veu qu'il avoit fait à son banquet à Lille , dont cy de-
vaJ3t est faicte menciou , et pour le bien de ses pays
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îkt «CHRONIQUE [UMn. &.]
et seigDOuries, il traicta le mariage dadit comte de
Cbarolois, son Sir. légitime, etd'Ysabel, fiUedu duc
de Bourbon , qui estoit sa niepce, pour tant que elle
estoit issue de sa sœur, femme audit duc de Bourbon,
et par ce moien estoit cousine germaine dudit comte
de Cbarolois '. Et furent les convenances primes faicles
en la ville de Lille, par ung venredi xxm* jour dudit
mois de mars, oudit an un. Et ce fait, inconlinenl
envoya un gentilbomme, nommé Jehan Boudault ,
devers lesdis duc et ducesse de Bourbon , qui lors es-
toient en Bourbonnois , savoir sy ce seroit leur plai-
sir. Lesquelz, quant oyrent ces nouvelles , furent moult
joyeux , et firrent audit Jehan de Boudault de grans
honneursetrecoelloite', tant pour l'honneur dudîî duc
comme pour les bonnes et joyeuses nouvelles qui leur
avoit apportées, disant qu'ilz estoient très bien coa-
tens de ladicte alliance , mais que ce fust le plaisir du
Roy Charles , duquel , en brief temps, saveroient la
Toulenté.
1. Cette union se rattachait d'une part mix intrigues du duc à
l'intérieur, et de l'autreà ses rIUbdcm au dehors. D'un côté, leduc
avait à Lille nne entrevue avec le duc d'AIençon, entretenait des
relations avec le dauphin et cherchait à attirer à son parti tous
les grands feudataires, tandis que, de l'autre, sous un prétexte
religieux, il formait une vaste confédératioD des princes alle-
mands, et resserrait ses alliances avec tes An^ais, déjà en
relations avec le duc d'Alençon.
S. Accueil.
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[14S4 D. s.j DE MATHIEU D'ESCOUCHY.
CHAPITRE CXII.
Comment le dac de Bourgoiogae se parti de la ville de
lille et ala es AUemaîngnes à petitte compaingnie, poitr
le feit du veu qu'il avoit fait d'aler en Turquie.
Apprez lesdictes fiançailles ainsy Taictes , le duc de
Boui^nJDgtie, qui avoit esté adverty que l'empereur
d'Allemaingne et pluseurs autres roys , graus princes
et seigneurs, tant des marches de Allemaîngnes comme
sur les frontières des inlidelles , faisoient grandes ar-
mées et assamblées de gens de guerre , chascun selon
sa possibilité, et pour de ce estre mieulx adcerteoé,
se conclud [ de y aler en personne j ', combien que
auparavant de son partemeot avoit délibéré aler ès-
dis pays à petitte compaingnie. Et inoongneu se parti
de ladicte ville de Lille, le xxiv* jour dudit mois de
mars , par ung jour de samedy , à cinq heures du ma-
lin , lui ixx' , dont il avoit pour gens de nom , mes-
sire Simon de Lalain , messire Phelippe Pot , et mes-
sire Jehan, bastard de Henty , chevalliers. Et tirra
cedit jour au giste en sa ville du Quesnoy le Comte ^
en tlaynnault, et avoit paravant sondil partemeot or-
donné que, le mardy ensievant, qui fut le xxvm* jour
dudit mois , fut publié en son hostel et par ses pays ,
f.[] AddidoDxle Goderroj.
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ikk CHRONIQUE [l4S4n.s.]
que tous ceulx de soudit hostel qui avoieat acous-
tumé de estre à gaiges, tclz qu'ilz fussent, fussent
raiez l'espace de deux ans entiers. Et ce Bst pour ce
qu'il lui samblolt que dedens ledit temps averoit bien
fumy et acomply le Veu dont cy devant est faicte
mencion ; et par ceste ordonnance , pooit bien espar-
gnier par cliascun mois, [ptuseurs milliers] de frans,
qui estait grosse fmance , et laquelle avoit intencion
emploier à acomplir et furnir son émprinse*. Des-
quelles ordonnances , quant elles furent publiées, et
son parlement fut sceu , qui avoit esté sy souldain et
tenu secret, plusenrs en furent moult esmerveîllez,
especiallement ceulx qui estoient ausdis gaiges.
Et quant à ses arcbiers de corps et aiiltres servi-
teurs, qui l'avoient servj longtemps, et aiisquelz ou
devoit de grans arreraîges de leurs db gaiges, di-
soîent que , puisqu'aînsy on leur vouloit faire , on
les deust avoir paiez de ce qui leur estoit deu , car
il leur sambloit que c'estoït ung estrauge congié
donné. Et disoieut les aucuns d'eulx, comme itar
desespoir , qu'ilz yroient servir , les ungz en Ën-
glelerre, tes autres en autres marches. Neantmoios la
chose se entretint longtemps ; et ne volt souffrir les
ordonnances estre publiées, jusques apprez soudil
i. Une grande partie de l'argent qu'on devait aiosi é
avaîl été employée i i'aYaiHW pour les dépenses du voyage; on
peut voir dans les comptes publiés par H. de Laborde les men-
tions suivantes : 1189 livres payées an peintre Jean de Boulogne
et & d'autres pour peinture d'étendards, de bannières, de cottes
d'armes, et pour franges, bordures, etc. ; — 373 livres pour un
f pavillon de satin figuré noir, > et pour fournitures d'étoffes, de
franges et de boucrans, etc, etc.
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[US4 n. s.] DE MATHIEU D'ESCOUCHT. ikS
parlement , pour ce qu'il doutoit les requestes d'un
chascun. Et d'icelle ville du Quesnoy, tira à toute dil-
ligence en son pays de Bourgoingne , où il avoit au-
cunement affaire; et lui sambloil que îlec averoit plus
souvent nouvelles desarmées qu'il enîendoit que les-
dis princes faisoient pour aler sur lesdb infidelies; car
son inteodon estoit d'esire à la première besoingne,
atout sy grant nombre de gens de guerre , qu'il por-
roit bien furnir et acomplir sondit veu. Et ordonna
que son Hlz , le comte deCharoloîs , demburoit en ses
pays pour iceulx régenter et gouverner , et le com-
mist son lieutenant gênerai. Or, pour aucunes affaires
qui estoient survenues es pays de Hollande , icelluî
comte de Charolois y ala assez brief apprez le parle-
ment de sondit père.
Eu ces propres jours , le duc de Clèves , nepveu
dudit duc, se parti dudît lieu de Lille, et tira en sa
duchié de Clèves; et fut conduit hors de ladicte ville
par le comte d'Kstampes, acompaingtiiè de grant
nombre de chevalliers et escuyers. Et aïnsy chascun
tira en sa marche, sauf iceulx qui furent et estoient
ordonnez estre aveuc ledit comte de Charolois.
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[nsiii
CHAPITRE GXIII.
Comment le duc de Bourgoingne alla es AUemaingnes;
des recepcions qui lui furent faictes, et de ce qu'il y
besoingna *.
Vous ayez oy la maolère comment ledit duc de
Bourgoingne se parti de la ville de Lille , et des or-
donnances qu'il lîst , à ÎDtencion d'aler es Allemain-
gnes, où il esperoit trouver principalletnent l'empe-
reur et pluseum liaulx et puissans princes , alBn de
résister contre les entreprînses que faisott le Grant-
Turcq sur la sainte Foy crestienne. Sy vous vœul ung
petit declairier de sondit voiage, et aucunement de
ce qu'il y besoingna. Vray est qu'il ne séjourna guères
en sondit pays de Bourgoingne*; mais, comme desi-
1 . Mathieu d'Escouchy m sans doate eu connaissance, pour la
rédaction de ce chapitre, d'une leUre, en date du 6 juin 14S4,
adressée par Meurin, clerc de Jean Scohenhove, secrétaire duduc,
à d'autres secrétaires qui n'avaient point accompagné leur maître.
Cette lettre se trouve dans le Ms. 744S* (Fr. 1278) . (. 3S9 et
suivants. Le texte du chroniqueur est en général plus développé ;
pourtant, en ce qui concerne la Gn du voyage , le clerc Heurin
raconte des détails que ne donnt pas le chroniqueur. On trouvera
an fragment de cette lettre dans nos Pnueei.
S. Asseï longtemps pourtant pour obtenir des États du duché,
de la comté et de plusieurs autres terres et villes, des aides pour
sa croisade, s'étevant h 102 200 fr. Compte rendu par Jean de
Visen, arch. de Dijon. — Cité par M. Gachard, t. II, p. 126.
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[14S4n. s.] DE MATHIEU D'ESCOUCHT. 247
rant fumîr son entreprinse , tira tousjours avant par
les villes de Verne', Vaulde*, Constance, Olme*, et
pluseurs autres boaaes villes , jusques en la ville de
Rasembourg *. Or, eo passant parmy cesdictes bonnes
villes, fîit partout sy grandement et honnourable-
ment receu et festoie, que on ne porroit mieulx. Et
joyssoit par tout où il passoit de touttes prérogatives,
conuoe se eust este l'empereur en personne ; car ceulx
desdictes bonnes villes aloient au devant de lui en
grant honneur et révérence, rendoient les villes* aux
bannis, et desfréoient lui et tous ses gens. Ceulx de la-
dite ville de Verne, en laquelle il fist la Teste de Pas-
ques flories de cest an mil cccc un , à son entrée ,
Grent aler au devant de lui aveuc eulx de ly à v cens
enfans , en dessoubz de x à xit ans , chascun portant
une banière armoyé des armes dudit duc, criant à
baulte voix : a Vive Boui^ingne !» et ce fîrent-il?
affîn de le plus reverender , et que en temps advenir
en fust luunoîre. Et, en -continuant, à son parlement,
ceulx de ladicte ville le convoyèrent : c'est assavoir
dudit lieu de Verne , jusques à une ville noiomée Bour>
tef*} d'ilec à une autre Donunée Arau , où ilz jurent'
la nuit , et y arrivèrent le xvi" jour d'avril ensievant.
Et dudit lieu d'Arrau , le lendemain alèrent disner à
1. Berne.
i. Baden.
3. On peat et ou doit même lire, je crois, duu le Ms. : Ciife.
Godefray écrit ainsi. H. Biichon corrige par Olui. — C'est Ulm.
4. Regeiuburg, Ratisbonne.
5. Godefro; : Al. les vies, la liberté.'
6. Burgdorf.
7. Us couchêient, /acuerairt; de jésir, i^^oser (Roquefort).
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U8 CHRONIQUE [lUM]
une place Dommée Vaulde', et cedit jour au giste à
une autre ville nommée Sirich*, qui est de l'aliance
desdis de Verne; par lesquelles villes dessusdictes
furent Tais audit duc de grans presens, recepcions et
honneurs , tant de vins comme de poissons et
d'avenes.
Et se parti d'icellui lieu de Sirîch , et ala au giste à
une autre ville nommëe Constance , en laquelle icellni
duc fisi la feste de la grant Pasques , et y séjourna
cinq jours entiers, ou ceutx de ladicte ville 6rent pa-
reillement de grans honneurs et recepcions, aveuc plu-
seurs dons et presens de vins , d'avenes et de poissons.
Et apprez qu'il et en icelle ville fait sadicte feste de
Pasques , et qu'il ol remercié chascun des presens et
honneurs qu'on lui faisoit, se parti de ladicte ville par
unglundy XXII* jourd'avril, apprez Pasques, l'an Lmi,
et ala au giste en une aultre ville nommée Etassem-
bourg*, où samblablement fu grandement festoie des
seigneurs et fooui^is de ladicte ville , et qui lui fir-
rent de grans presens. El le lendemain, partit dudit
Rassemboui^ , et ala au giste en une autre ville nom-
mée Wateize% appartenant à ung chevallier du pays,
nommé messire Jaques d'Ourses, qui ilec defTraya
ledit duc et sa compaingnie , et qui continuellement
depuis ladicte ville de Waleize, le acorapaingna
tousjours jusques qu'il l'eut conduit jusques en la ville
1 . Baden in Aargâu, k 20 kilom. d'Aran.
2. Godefroy : M. Sirck. C'est Zurich.
3. fUveiubui^, dam le Wurtemberg. — Le chroniqueur dési-
,gne par le même nom les villes de Ravensbuf^ et de Regauburg
(aatiibanne).
k. Waldsee et non WolFegg, comme le dit H. Bochon.
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[14S4] DE MATHIEir D'ESCOUCHY. 240
de Rassembourg ', sauf que ledit duc le envoya en
ambaxade devers le duc Loys de Bavière *, afRn d'a-
voir de lui ung sauf conduit-pour passer seurement
par ses pays, où il séjourna, en faisant ladicte am-
baxade, certaine espace de temps. Et ala icellui duc
en une ville nommée Olme*, où il se tint ledit temps,
en attendant le retour dudlt ambaxadeur. El eo la-
quelle ville d'Ollme , icellui duc fiit grandement receu
et festoie par les seigneurs et bourgois, dames et da-
moiselles d'icelle, tant de joustes comme de danses et
autres joieuxesbattemeos , en lui faisant pluseurs grans
presens , tant de vins , avenes , comme de poissons et
aultres vivres , et en laquelle rendit à pluseurs banis
la ville *. Et pour lui faire plus d'honneur , et aussy
qu'ilz le congnoissoient , par renommée , saige et pru-
dent, [d'autant qu' ] il y avoit en icelle de grans divi-
sions , questions et . rancunes entre des plus grans li-
gnages d'icelle ville , et que paravant on n'avoit sceu
trouver manière de les mettre d'accord , fut requis
mander les parties , et de soy meisme , avant son par-
lement , les remist en paix et union , et leur fit par-
donner les offences qu'ilz pooient avoir faicles les ungz
aux autres, dont chascuoe des parties furent contentes.
Pendant le temps que ledit duc fut en icelle
ville d'Olme , attendant le retour du dessusdit messire
Jaques d'Ourses , ambaxadeur , et que ceulx de ladicte
ville le festoioicnt et honnouroient, comme vous avez
oy , le comte de Vertembourg et le josne comte de
1. RatisbonDe.
i. Louis le Ridie, duc de Bavière à Landshut, né en 1417,
3. Ulm.
k. Godefroy : Al. la liberté.
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SSO CHRONIQUE [I4S4]
Moalliart' , aveuc le comte d'iolericb, leur oncle, en-
Tojèrent par ptii»eurs fois audit duc, en la ville
d'Olme, pluseurs grans presens, tant de vins, d'ave-
ues , comme de venoisoos fresches et salées ; et sy
fui devers lui le comte Eulrich de Witemberg en sa
personne, auquel présenta son service pluseurs fois ,
requérant audit duc qu'il lui pleust à son retour pas-
ser parmi son pays et visiter sn femme, qui estoitsœur
du duc de Savoye et issue de germain oudit duc de
Bourgoingne*, et à son parlement lui donna ung très
beau cheval, tousjours soy offrant à sondit service,
aussy humblement comme s'il eust esté uog de ses
nepveux ou serviteurs. £n icelle ville d'OUme, envoya
le duc d'Authrisse une ambaxade devers ledit duc de
Bourgoingne, lui requérir que, à son parlement d'icelle
ville , lui pleust aler par une sienne place à deux lieues
l)rez, en laquelle le fesloieroit et feroit très grant cbière.
Le duc Loys de Bavière , quant il oy ces nouvelles par
le dessus nommé messire Jaques d'Ourses , que ledit
duc de Boui^oigne estoit en icelle marche , et qu'il
demandoit passaige et sauf conduit , lui envoya son
ambaxade lui présenter conduit et passaige , à son bon
i. Il y ■ là quelque erreur : ou bien le chroniqueur désigoe le
même personnage sous ces deux noms, à savoir Louis II, comte
de Wurtemberg et de Hontbelilard.Dé en 1439;ou bien — ce
qui est peu probable — il veut parler d'un frère de Louis, Éber-
hard, né le 2 Uécenibre 14(a9, qui lui succéda en 14B7, et qu'il
qualiBerait de conitp de Mnntbelliard. Toujours est-il qu'Uiric V,
comte de Warteraberg, n'avait que ces deux neveux, et que le pre-
mier seul régnait lors du voyage du duc.
2. Marguerite de Savoie, fille d'Amédée Vni et de Marie de
Bourgogne, s«ur du duc Jean sans-peur. Margtierite était donc
cousine germaine du duc Philippe.
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[J4S4] DE MATHIEU D'ESCOUCHY. 2!t1
plaisir , et ordonna à ses ambaxadeurs de demourer
et eiUz tenir tousjours aveuc ledit duc, tantcommelui
plairoit; de laquelle chose fut très joieux et content.
En icellui séjour faisant audit lieu d'Olme , ung sei-
gneur, nommé messire Eulerich de Repar, envoya
samblabtemeDt ses ambaxadeurs devers ledit duc , lui
oiTrir son service . à n ou m cens chevaulx, pour le
servir et accompaingniér où il lui plairoit aler , disant
que ledit seigneur leur maistre leur avoit chaîné lui
dire, et aussy le faire, à qui que fust, bel ou laid; dont
ledit duc de Bour^oingne fut grandement content , te
merciant de bon txeur. Et ne demoura guères que le-
dit messire Eulerich de Repar ne se tirast en personne
devers ledit duc, aveuc le dessusdit comte de Ver-
tembourg, et le acompaingnèrent tousjours jusques
au plus prez de la ville de Rasembourg. Or , pour ce
que Jehan de Repar, frère dudit seigneur , avoit lors
.une guerre contre aucunes bonnes villes de l'Empire,
qui estoient au nombre de xxvi ', touttes d'une alliance,
laquelle avoit longuem^it duré , et qu'il avoit fait de
grans dommages les ungz aux autres; et sy n'y avoit
point d'aultre guerre es marches d' Allemaingne, les par-
ties se submirent de tout leur discord en l'ordonnance
et appoinctement dudit duc, offrant prendre droit par
appoinclement amiable ou par justice. Ausquelles par-
ties ledit duc fist telz appoinctemens el si raisonnables,
que chascime d'elles fut contente ; et par son moien
fut leur guerre appaisée, qui longuement avoit duré.
Apprez toultes ce» choses amsy faictes , icellui duc
de Bourgoingne se parti de ladicle ville d'Olme, le nu*
1 . Le$ villes hanséatiqaes.
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Sn CHRONIQUE [I4!(«i]
jour de may ensievant ; et le convolèrent ceuh d'icelle
ville jusques au nombre de n cens chevaulx ou plus,
tous en armes et bien en point. Et comme il estoit sur
son chemin, vint au-devant de lui le duc Aubert d'Au-
triche' qui, par grant amour et révérence, le mena en
sa ville de Guiseboui^*, par un venredi, au gisle.
[ Et y demoura ] le lendemain et le dimence ensievant
jusques au disner , où il fut grandement festoie et def-
froië, lui et tous ceulx. de sa compaiognie, requérant au-
dit duc qu'il lui pleust illec estre eocores ung espace de
temps , ce qu'il ne volt accepter , pour ce qu'il desiroit
fort estre audit Basembourg, à la journée qu'il entendoit
que l'empereur et les princes du pays y dévoient te-
nir; mais au partir, ledit duc Aubert lui donna ung
beau coursier et ung bon cheval de Honguerie , aveuc
un jazerain et [ung] gorgerin , lui requérant pluseurs
fois qu'il le volsist tenir pour son filz, et lui escripre
comme père à filz , car en tout se offroit à sou service;
et le convoia bien deux lieues et jusques ad ce que le-
dit duc de Boui|;oiDgne fut assamblé avec le dessusdit
duc de Bavière, qui avoit bien en sa companignie
mi cens chevaulx, èsquelz avoit grant nombre de che-
valliers, et sy estoit le cardinal de Ausboui^', qui en-
samble allèrent au-devant de lui. Et ordonna icellui
d'Autriche une ambaxade , de par lui aler aveuc icellui
duc à la journée. Ausquelz ambaïadeurs bailla chatte
de, à icelle journée, faire et conclurre tout ce que ledit
duc de Bourgoingne leur ordonneroit , comme sy il y
estoit en personne ; et lors print congié de lui , dudit
1. Frère de l'empereiir Frédéric m.
2. Gomborg.
3. Pi«Te de Scfoomberg.
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114S4] DE MATHIEU [VESCOUCHT. 2S3
duc Loys et d'icellut cardinal, et s'en retourna en sa-
dicte ville de Guisebout^.
Et ledit duc Loys mena ledit duc de Bourgoingue
ceditjour au giste, à une sienne ville nommée Lam-
biogen S où ie convoyèrent icellui duc Loys de Bavière
et le cardinal , jusques en l'hostel où il coucha. Lequel
cardinal , pour ceste nuit , s'en ala gésir en une de ses
places, à demie lieue dudit Lambingen ; en laquelle
ville icellui duc festoia grandement ledit duc de Bour-
goingue, cedit jour de dimence, au gisle, le lende-
main el le mardy à disner, en le deffraiant de tous
poins, lui et ses gens '. Et icellui jour de mardy , le
mena, accompaingnié demi censchevaulx, oùilyavoit,
comme dit est dessus , grant uombre de chevalliers ,
armez et bien en point , en une sienne ville nommée
Raingre*, où pareillement le deffraya. D'îllec partir-
rent, tousjours ensambte , le merquedi vni'jour dudit
mois de may, et le mena ledit duc Loys, atoutte sa-
dicte compaingnie, en une sienne ville nommée Ingles-
tat *, el le loga en son propre bostel , qui estoit bel et
plaisant , et bien hostel de prince , où pareillement le
1. Ijiviiigeii.
i. ■ Quant nous voulliom avoir aucune chose ainsi que doe
neccessilez le desiroîent, dit le secrétairedu comte d'Etarapes, feust
linge, drap, sollers,honseauts ou autres choses, les bonnes gens
et manhans les nous bailloient à pris bien raisonnable et qnant les
Toullions payer, ils prenuient point d'argent et disoient que leur
b<Hi prince ledit duc leur avoit tout payé. * Ms. 74^9', f. 3S7,
3. Donauwerth (T) ou plut&t la petite ville de Hartiogen, située
tout auprès.
b. Ingolstadt. — La branche aSaée des ducs de Bavière à In-
golstadl s'était éteinte en 1447 avec Louis le Barbu. Henri, père
du duc Louis le Riche, avait succédé à son cousin.
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2S4 CHRONIQUE 1,1454]
defTraya de tous poins lui et tes ga^; et oeulx de la-
dicte ville lui présentèrent grant foison de poisson ,
aveuc quatre ponchous ' de vin doux et de malvoisie ;
lesquelz poDchons ledit duc Loys ne volt point souffrir
estre illec despensez , mais les fist mener audit lieu de
Rasembourg, en l'ostel dudit duc de Boui^oingne,
pour sa bouche , durant le temps de son séjour illec.
Et pour ce que ledit duc de Etoui^ingne avoit envoyé
devers l'empereur et autres princes, pour savoir quant
ilz seroient audit lieu de EÎasemboui^ , à la journée
qui y estoit prinse, et que encores n'avoit oy nulle
nouvelle de ceulx qu'il y avoit envoyé, icellui duc
Loys de Bavière requist pluseurs fois ledit duc de Bour -
goingne, qu'il volsist séjourner en icelle sa ville, at>
tendant la responce; à quoy ledit duc de Bourgoingue
ne voulut obtempérer, pour ce qu'il desiroit tous^oun
estre à ladicte journée , et venir à son intencion »
comme dessus est dit.
Et quant icellui duc Loys congnut que ledit duc
de Bourgoingne ne sejoumeroit point, il fist appoinc-
tier quatre grans vaisseaux , deux pour lui et deux pour
icellui duc de Bourgoingue et leurs gens , lesquelz il
fi&l garnir largement de tous vivres et autres choses
nécessaires, et si acompaingna tousjours en personne
ledit duc jusques en ladîcle ville de Rasembourg, en
laquelle arrivèrent tous ensamble par eaue par ung
jœudy , ne* jour dudit mois de may , environ soldl
couchant. Et les chevauix desdis deux princes , aveuc
la plus part de leurs gens . icellui de Bavière fist mener
par terre , en les deifraiant de tous poins de leurs de»-
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[1^54] DE MATHIEU lyESCOUCHT. 2SS
pens; ouquel lieu ne arrivèrent jusques au venredi
ensierant , qui fut le x* jour dudit mois.
Et quant lesdis deux princes descendirent de leurs
vaisseaux en ladicte ville de Rasemboui^, le cardinal
de Saint-Pierre d'Amerclaut', l'evesque de Pavie', légat
de nostre saint Père le Pape, les ambaxadeurs de l'em-
pereur, qui ilec representoient sa personne, et pluscurs
autres ambaxadeurs, alèrent tous en grant l'everencc
au-devant desdis deux princes ; et tous ensamble me-
nèrent ledit duc de Bourgoingne en son hostel. Et
combien que icellui duc se mist fort en ses devoirs de
reconduirre et remeoer ledit duc Loys en son hostel,
neantmains ne le volt onques souffrir ; mais chascun
jour qu'il hit audit lieu, acompaJngna tousjours icellui
duc ; et le aloit visiter aussy familiairement comme
si ce eust esté son frère ou son filz.
Et cedit jour de venredi, apprez que ledit duc de
fiouT^ingne eut disné, lesdis cardinal, légat et am-
baxadeurs de l'empereur, allèrent devers lui en son
liostel, excuser la personne dudit empereur, pour ce
qu'il n'estoit pas ilec venu, ainsy comme il t'avoit
mandé, et declairans et baillaus solucions des causes '
pour quoy, offrant audit duc venir devers lui, entamer
et commencer en la matière pour quoy ilec se estoient
assamblez ; desquelles offres les remercia grandement,
n'en voulant accepter qu'ilz alassent devers lui ; mais
leur 6st responce qu'il estoit prest de aler devers eulx
et les princes, en tel lieu qu'il leur plairoit, toultes les
fois qu'ilz se vorroieat mettre ensamble.
1. Nicolas de Cusa, cardinal du titre de Saint-Pierre-^Liens,
t. Jean de Castiglkine.
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SS6 CHROmQUE [14S4]
Pendant le temps que ledit duc de Bourgoiogne' et
iceulz ambaxadeurs estoieut en ladicte ville de Rasem-
bourg, arriva en ïcelie ville ung chevallier Dommé
raessire Fedrîc, venant de devers l'empereur, qui ra-
porta, pour vérité, que ledit empereur, pour certaines
causes qu'il manda, ne venroit pas audit lieu de Ra-
sembourg ; et pour ce fut conclud par les dessusdis,
de remettre la jouroée à la Saint-Michel ensievant, et
icelle tenir eu la ville de Franquefort *. Duquel lieu
ledit empereur, et tous les autres princes, promirent
y com|>aroir en personne ; car combien que chascun
d'eulx avoit promis paravant estre audit Rasembourg,
neantmoins n'y comparut personne que lesdis ducs
de Bourgoingne et de Bavière, aveuc le marquis de
Brandebourg*. Et pour ce que icellui duc de Bour-
goingne, considérant la journée estre encores de lon-
gue attente, et qu'il s'estoil mis eo ses devoirs de y
avoir esté en personne, aussj qu'il desiroit retourner
en ses affaires, et comment on lui avoit rapporté que
les Auglois, sur trêves, estoieut descendus en ses pays
et seigneuries, où ilz avoient pillié, robbé, ars, tué
gens, prins prisonniers, et fait touttes les œuvres qui
sont commises en guerre, et quant il oy ces nouvelles,
declaira franoement que à celle journée, oe porroit
estre en personne ; mais dès lors délibéra de sa vou-
lenté, qui fut telle : que s'il plaisoit audit empereur
eraprendre le saint voiage, de faire resistence contre
les emprin^ des infidelles, il le serviroit en sa per-
sonne, et n'y espargneroit coips, chevance, ne tous
1. FrancUfort.
i. Albert, marqub de Brutdebourg,
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[1484] DE MATHIEU D'ESœUCHT. ' 257
les biens que Nostre-Seigneur Dieu lui avoit prestez,
et s'il estoit aiusy que iceliui empereur et le Koy de
HoDguerie et de Behaigne n'y peusaent estre en per-
sonne, et qu'il y ot autres princes katholiques qui
prendre ledit voyage voulsissent, en nombre conve-
nable, comme en tel cas appartient, il ofTroit les
acompaingnier en personne, comme il offroit audit
empereur, pourveu toutesfoisque, alors que ledit saint
voiage se ferait, il n'averoit si grans affaires que
Dieu et tout le monde peust congnoistre que le retar-
dement d'icellui ne seroit pas sa faulte, qui lui seroit
la chose au monde qui plus lui desplairoit; et se
ainsy lui en advenoit, sy offroit il d'y envoyer prince
ou aultre seigneur de son sang, accompainguië de
gens telz, et si grant nombre, que alors possible lui
seroit.
Et apprez qu'il ot aiosy dit et declairié sa volentë,
iceulx princes et ambaxadeurs furent très couteos de
lui, et le tindrent pour excusé de n'y estre ne aler
en personne à ladicte journée de Franquefort ; maïs
ce nonobstant, ordonna et depputa certains ambaxa-
deurs, de par lui, aler eu icelle journée ; ausquelz il
donna plainne puissance et auctorité de conclurre
aveuc ledit empereur et les autres princes, en la ma-
nière que declairié avoit, ou plus amplement se faire
le falloit. Et au partir d'icelle journée, fut ledit duc
fort pressé et requis desdis ambaxadeurs de l'empe-
reur, aler devers lui en la ville de Nœufville ', où il
1. Keuburg, d'iprës M. Bnchon. Mais le Ifeuburg flonl il s'a-
girait est sur U roule qu'avait déjà parcourue le duc, entre Donaa-
werth et IngoUtadt. Quel est donc ce Ifoefville? Ne serait-ce pas
Neuliaus, à 41 kil. S. E. deThabor (Bohême)?
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3S8 CHROniQDE [14SbJ
estoit lors, et ce lui requeroient afBa de le festoier,
et faire ^aat ofaière; h quoy ne voulsist obtem-
pérer.
Et aussy le marquis de Brandebourg et pliueurs des
bonaes villes d'Ollandes^ où il n'avoit pas esté, le
pressoient fort passer par leurs lieux pour lui sembla-
blement festoier; ausquelles requestes iist tousjours
ses excuses telles, que chascuu fut content de lui. Et
se parti dudit lieu de Rasembourg, et tirra son chemin
aveuc ledit duc Loys de Bavière , en sa place de
Lanshoi^*, où il avoit fait venir la ducesse sa femme*,
pour festoier ledit duc; ce qu'il fist si grandement,
que on ne porroit mieulx ; et d'ilec le mena panny
ses pays, jusques es terres du comte de Wertemberg,
qui pareillement le fesloia en sa ville d'E^tocarl*, en
laquelle la comtesse, femme dudit comte, qui estoit
fille de Savoye, estoit, qui grandement et honnoura-
blement receut ledit duc de Bourgoingne ; et à son
partement d'icelle ville d'E^toquart, se lira jusques es
paya du duc d'Aubert d'Autriche, où il trouva ledit
duc et la duchesssesa femme*, quiàgrantdilligenceet
honnourablement le receurent et festoièrent. Et apprez
tous, ces festoiemens, fut conduit jusques à Basle, et
d'ilec jusques à ce qu'il entra en ses pays de Bour-
goingne, et qu'il fut en seurlé, èsquelz pays le festoiè-
I. Godefroy : Alemagne.
i. Landshat Le duc y passa dix jours. — Lettre citée.
3. Amélia de Saxe, fille de Frédéric n, élecleur et duc de
Saxe.
4. Stuttgart.
5. Uathilde de Barière, fille de Louis m le Barbu, cumte pa-
latin du Rbin, et veuve de Louis I", comte de Wurtemberg.
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[14S4] DE MATHIEU D'ESCOUCHT. ÎS9
rent le prioce d'Orenge*, le comte de Fribourg*, et
pluseurs autres graos seigneurs, aussy les bourgois et
communaultez de ses bonnes villes où il passoit.
CHAPITRE CXIV.
Comment le s^aeur de Halbourding , bastard de Saint-
E*ol, se prépara de volloir faire guerre à Tevesque de
Liège.
Pendant le temps que ledit duc de Bourgoingne
estoit ou voiage dont cy devant est Taicte mencion,
Jehan de Luxembourg, bastard de SaJnt-Pol, seigneur
de Halbourding , et aucuns autres chevalliers de la
Thoizon-d'Or, qui paravant avoienl esté requis de
l'evesque de Liège , appaiser aucunes questions qui
avoient esté apparentes d'esmouvoir entre ledit duc,
ledit evesque et ceuli du pays, à cause de la comté de
Namur , et pour ce faire leur avoît esté promis cer-
tainnes et grans sommes de deniers ; et combien qu'ilz
s'en fussent acquictiez, et que par leur bon moien
avoient esté les questions qui s'en pooient ensievyr
apposées, et tout mis en doucheur, tant entre icellui
duc, ledit evesque, comme ceux dudit pays, neant-
moins lesdictes promesses, icellui evesque, qui avoil
t . Louis de Chalons, prince d'Orange,
2. Jean, comte de Fribourg, seigneur de Heafchastel.
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260 CRRONIQUE [14.t^]
fait icelles, n'en voloit aucune chose teair ; et pour
ceste cause, ledit bastard de Saint-Pol , considérant que
ledit evesque ne voloit tmir sa promesse, envoya def-
Ber icellui evesqne, disant que s'ilz u'estoient paiez de
ce que promis leur avoit esté, il se recompenseroît sur
les pays et les subgez dudit evesque. Et pour à ce
parvenir et rendre painne de porter dommaige, tant
audit evesque que à ceulx dudit pays, fist graot as*
samblée de gens de guerre, et jusques au nombre de
dix huit cens hommes ou environ, entre lesquelz y
estoient Penot David, Àrtus de Longueval et autres
cappitainnes, qui avoient charge, de par le Roy Char-
les, tenir frontières es marches de Normendie, contre
les Anglois ; Ies(|uelz se partîrrent de leurs dictes fron-
tières, et furent jusques en Haynnault, assez prez d'une
ville nommée Quesnoy le Comte, en passant par phi-
seurs terres et seignouries de Picardie et ailleurs, de
pluseurs grans seigneurs, comme le comte de Saint-
Pol et aultres,dont n'estoîent pas contens.
Et, quant lesdis de Liège furent advertis que ledit
de Saint-Pol faisoit si grant assamblée de gens de
guerre, meisme que desjà il avoit et tenoit en sa place
de Halbourding nucuns bons prisonniers dudîl pays
de Liège que paravant ladïcte assamblée avoit prius
ou pays de Brabant, et tout du consentement d'icellui
duc de Bourgoingne ; aussy qu'il avoit pluseurs fois
contendu et rendu painne de voloir prendre et avoir
par emblée le chastel de Rochefort, et autres places
dudit pays ; car bien lui sambloit que s'il y pooit avoir
aucune bonne place, que ce seroieut grans dommaiges
et inconveniens, tant audit evesque, que à son pays ;
pour ces causes, et eschiever lesdis inconveniens et
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[1454] DE ftlATHIEU D'ESCOUCHY. 261
dommaiges, trouvèrent maaière de appaiser ledit bas-
tard de SaÎDt-Pol, qui estoit chief et l'entrepreneur
pour les autres : et tellement que de tout leur diffé-
rend lesdictes parties se submirrent et rapportèrent eu
l'ordonnance et appoinctement de la ducesse, femme
dudit duc, du comte de Cbarolois leur fllz, et dudit
comte d'Estampes, que icelles parties appoinctièrent
sans aultre débat. Et quant la submission fut ainsy
faicle, icelluï basiard de Saiul-Pol, par l'ordonnance
et commandement desdis de Charolois et d'Estampes,
rompit son armée, et renvoia lesdis Pavot David,
Artus de Loogueval, et autres cappitainnes, aveuc
leurs gens, chascuii en sa marche, en les remerciant
grandement de ce qu'ilz avoient ainsy esté prestz à le
servir : et fîst à chs^cun d'euls. de beaux dons.
CHAPITRE CXV.
Comment ou Rojalme d'Engleterre ot pliueurs divisioas
sans y avoir cours de justice.
En ceste année, y ot pluseurs grans divisions ou
Royalme d'Engleterre, pour ce que le Roy Henry,
comme vous avez oy par cy devant, n'y estoit pas
obëy, et que au gouvernement d'icellui Royalme
avoit esté commis le duc d'Iorcq*, qui à toutte puis-
i. Le duc de SomenePaTaîl été mis à là Tour en janTÏer 14S4,
el le doc d'York nommé protecteur le 27 mars suivant.
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262 CHRONIQUE [1434]
saDcemeUoitfS'ettludioitelacqueroUamisauRoyalme,
pour parvenir à la couroDoe ; car à la vérité sod ioten*
cioQ estoit de en temps estre Roy. Ouquel Royamme
s'estoient retrais pluseurs gens de guerre, qui par le
Roy Charles de France avoîenl esté mis hors des pays
de Guyenne et de Bordetois , quant il fist la conqueste
dont cy devant est faicte mencion. Et en tant qu'il
touche les petites compaiogaies qui o'avoieot point
d'entreteaement, se mettoient sus oudit Royalme d'En-
gleterre , et à l'emblëe souventes fois ruoient jus , des-
roboient et destroussoient les marchans et autres
gensqu'ilz pooient trouver à leur advantaige; telle-
ment que nulz , sy non à grant dangier et péril , ne
osoient aler en icellui Royalme, de ville à autre; car
à ceste heure justice n'y avoit point de cours.
CHAPITRE CXVI.
Comment Chartes, comte d'Eu , espousa la fille
au seigneur d'Anthoing.
En la fin du mois de septembre de cest an cinquante
quatre , Charles , comte d'Eu , qui paravant avoit es-
pousé la fille du sagneur de Saveuses ', et laquelle,
depuis pou de temps , estoit alée de vie à trespas , es-
poosa Helaioe, Bile du seigneur d'Anthoing lez Tour-
] . Jeanne, mariée en 1448, morte le 2 janvier 1449.
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[14HJ DE MATHIEU D'ESCOUCHT. 263
nay '. Et en icellui hostel furent faictes les nopces , où
D'y ot guères grant seignourie ; car ledit comte ne vou-
lut pas souffrir y faire grant assamblée ne excessive
despeoce , pour ce qu'il ne voloit pas que icellui sei-
gneur d'Anthoing, son beau père, fut guères travait-
Ué. Â.veuc laquelle femme , oudit hostel , coucha deux
Duitz, et apprez partit d'ilec et tira son chemin en sa
ville d'Eu , où ilec fist faire de grans preparacîODS ,
pour en brierz jours recevoir la comtesse sa femme.
Ouquel lieu icelte comtesse fut amenée par ledit sei-
gneur d'Anthoing , son père , qui fut acompaingnié
de grant seignourie , tant de grans seigneurs , comme
daines et damoiselles , qui par ledit comte furent re-
ceus grandement et hunnourabtement festoiez.
CHAPITRE CXVII.
Comment on envoya devers le Roy Charles pour savoir se
c'estoil son plaisir que le comte de Charolois enst à ma-
liage la Bile au duc de Bourbon.
En ceste meisme année, apprez et incontinent que
le duc de Bourgoingne fut retourné de son voiage
d' AUemaingne, dont avez oy parlé cy devant, se trouva
en la ville de Nevers; et, lui estant ilec, fist savoir au
duc de Bourbon et à la ducesse sa femme, comment
1 . Jean de Melun. Héline de Helun épouu le comte d'En le
iSsepteiubre 1454.
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Î9k CHRONIQUE [14S4]
il estoit retourné de son voiage , et qu'ilz vinsseot ou
envoyassent devers lui, pour parconclure et parfaire
ce qui avoit esté encommencé , touchant le mariage
de son filz, le comte de Charolois, et de leur fille.
Desquelles nouvelles icellui duc de Bourbon et ladicte
ducesse furent moult joieux en une partie , et en l'autre
desplaisans; car, à ceste heure, icellui duc estoit sy
fort oppressé de la maladie de goutles , qu'il n'eust peu
aler par quelque manière devers icellui (lue de Bour-
goingne. Pour ceste cause , estoient très desplaisans ;
mais ordonna y aler la ducesse sa femme , la comtesse
de Clermont , fille du Roy Charles , qui avoit espousé
le comie de Clermont , filz dudit duc de Bourbon et
de ladicte ducesse sa femme ; sy y furent aussy le duc
d'Orléans et le comte de Neveis. T^squelz seigneurs
et dames furent receus à grant joye de par ledit duc
de Boui^oingne. Et apprez qu'ilz eurent parlé de ceste
matière bien au long, et que les parties furent chas-
cune contente desdictes alliances, conclurrent de en-
voyer devers le Roy Charles, pour savoir si en icellui
traictié metteroît son consentement, et se ce seroit
bien son plaisir. Sy fut regardé y envoyer ladicte com-
tesse de Clermont, pour tant que elle estoit fille d'i-
cellui Roy, comme dit est dessus; laquelle, par l'or-
donnance des dessusdis , ala devers lui , chaînée de
bons memores du contenu d'icellui traictié , laquelle
fist grandement son devoir de remonstrer au Roy le
bien qui en porroit venir entre les parties et les subgez
des pays. Et apprez que eut dit etremonstré sa charge,
le Roy eut tout ce qui avoit esté fait en ceste matière
bien pour aggreable, etymist son consentement; dont
chascun fut moult joieux.
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DE HATBIEU lyESCOUCHT.
CHAPITRE CXVIII.
Comment le traicUé de paix fut fait entre le Daulphin
de France et le duc de Savoye, son beau père.
En cesle année dnquante quatre , fut le traictié de
paix fait entre le Daulphin de France et le duc de Sa-
Toye , sOD beau père, par les moiens du Roy Charles
et dudit duc de Bourgoingae , qui ad ce faire rendirent
grant painne; et lesquetz paravant avoient eu de gran-
des questions et rigueurs l'un contre l'autre : car icellui
Daulphin , qui estoit alié aveuc le duc de Millao , que
paravant l'on nommoit le comte de Franchisse' , avoit
desjà destruit et ars bien le nombre de xxx, tant bon-
nes villes comme villaiges , au pays dudit duc de Sa-
voye. Lequel traictié fut fait ou pays de Vienne , par
telle condicion que icellui Daulphin doit doresenavant
joyr paisiblement des villes [d'Excluse et de Sallence*,
qui sont deux bonnes villes , ] grosses et marchandes,
scituées et assises sur le lac de Losenne*, en une marche
qui se nomme Fruss^a*; et, par vertu d'icellui traic-
tié, doivent demeurer paisibles envers ledit Daulphin,
les Suisses, dont cy devant est faicte menàon, qui en
i . François Sfbrza.
2. Cluses et Sallandies.
3. Ces villes ne sont pas sur le lac de Lausanne on de Genève.
k. Evidemment Faucignj.
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U6 GHHONIQUE [1454]
ceste guerre avoient tousjours tenu le party dudit duc
de Savoye. Et pour ce que icellui duc de Uillan s'ef-
forcha grant pièce faire dommaige et desplaisir audit
de Savoye, depuis ceste paix ainsy faicte, le duc de
fiourgoiugne lui maDda que s'il ne cessoit de lui et ses
pays plus dommaiger , il lui feroit guerre ; mais en
tant qu'il touchoit les pays qu'il disoit avoir couquis
en la duchié de Millan , il s'en rapportoit à lui. Et ,
par ceste cause, ce cessa, et demourèrent les pays du-
dit duc en paix*.
CHAPITRE GXIX.
Comment le duc de Genaes volut donner empeschement
ou grant prieur de France qu'il n'allast en Rodes.
Apprez que frère NicoUe de Geresme , grant prieur
de France , fut adverty par le grant prieur de Rodes*,
comment le Turc avoit prins Constantinoble , comme
oy avez cy devant, et que par icellui prieur de Rodes
Tu mandé y aler , pour (aire résistance contre icellui
Turcq , qui cbascun jour faisoit de grans entreprinses
sur l'ille dudit Rodes , se tira devers le Roy Charles ,
lui suppliant avoir ayde. Et pour furnir soudit voiage,
icellui Roy lui fist de beaux dons d'or et d'argent , et
1 . Voir sur cette guerre YBistoire manuscrite de I/iait XI, par
l'abbé Legnuid, I. U, p. 6T-71.
2. Le $raR<f muAre de Rhodes était alors Jean deLasdc.
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Ct4S4] DE MATHIEU D'ESOOUCHT. 167
meisme de boDues artilleries , et assambla, pour me-
ner aveuc lui, la quantité de xk cea»' ou environ,
entre lesquelz y avoit bien nulle de bonne estoFTe et
gens de guerre, aveuc lesquelz se parti des marches de
France, à intencion de aler oudit voiage; mais quant
lui et ses gens vindrent sur les marches du duc de
Geuues*, ilz eurent moult à souffrir,, et leur furent
faictesde grandes rudesses par les' Genevois'; et sem-
bloit qu'îlz fussent courrouciez de ce que on aloit pour
résister contre ledit Turcq, car vray est que, quant
icetlui prieur de France et sesdicles gens furent mon-
tez sur une carraque en met, ledit duc de Gennes le
envuya quérir et 6st retourner en son emprinse à ceste
heure , pour aler parler à lui , à intencion de lui vo-
loir faire rompre sondit voiage , ce qu'il ne volt pas
faire. Et lui fu neccessité lors reprendre une autre car-
raque t qui lui coustoit pour chascuu mois la somme
de TD° escus d'or.
CHAPITRE CXX.
GommeDt les Franchob firrent uoe course devant Ghioes,
Pendant te temps que Charles , comte d'Eu , se te-
noit en la ville d'Eu , et que illec avoit grosse garnison
i . Godcfroy : Deux cens hommes.
2. Le dc^e de Gènes élut alors Pierre de Compo-Fregoso.
3. Génois.
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168 CHRONIQUE [1454]
des gens du Roy Charles , pour tenir frontière contre
les Ànglois estant à Calais et à Ghioes', se mirrent sus
les grosses compaingnies desdis Francbois , tant de
ladicte ville d'Eu , comme des places à renviron ; et
par ung jour de mardy , en îcellui an cinquante quatre,.
se partirrent tous ensamble, et s'en allèrent courre
devant ladicte ville de Ghines , en laquelle avoit grosse
garnison desdis Anglois. Et quant le guet dudit Ghines
percheut la venue desdis Francbois , le Bst savoir à
ceulx du chastel, qui se préparèrent et mirrent sus par
bon arroy et saillirent sur lesdis Franchoia. A laquelle
saillie eut de belles escarmuches et vaillances d'armes,
tant d'un costé comme d'autre ; à la vérité lesdis An-
glois saillans de ladicte place de Ghines , ruèrent jus
lesdis Francbois, desquelz, sans les mors, prindrent
nu" prisonniers * , ou environ , et d'iceulx pendirent
, incontinent le nombre de soixante; entre lesquelz es-
toient deux hommes d'armes, dont l'ungestoit nommé
le Lièvre, et l'autre le Grant Mickiel, qui onques ne
peurrent estre receus d'estre mis à finance. Lequel
comte d'Eu , quant il sceut ces nouvelles , fut moult
courroucbié et desplaisant.
1. Guines.
S. Godefroy : M. 40.
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[US4] DE MATHIEU D'ESCOUCHT.
CHAPITRE CXXI.
Comment le seigneur de Blajmont , mareschal de
Boui^oingoe, fUt une course eu Allemaingne.
Pour ce que l'archevesque de Tresebourg' avoit
esté du party de l'archevesque de CouHoagne , qui, au
mois d'aoust derrain pass^ . avoJt gaingnié une journée
contre le duo de Brezviq , qui estoit Depveii du duc de
Clèves'; à laquelle icellui de Brezviq perdit vni cens
hommes mors , et s'en y ot grant foison de prison-
niers, et aussy pour ce que aucuns des gens dudit de
Tresebourg avoient esté à ce faire , ce venu à la cong-
noissance du duc de Bourgoingne , à l'instance dudit
de Brezviq comme dudit de Clèves, ordonna au sei-
gneur de Blaymont, sou mareschal de Boui^ingne ,
lever une armée pour contre vengier te duc de Brez-
viq , et aler ou pays d* Allemaingne sur les terres du-
dit archevesque : ce que ledit mareschal fist; car en
briefz jours apprez, tira du pays de Bourgoingne le
nombre de deux mille hommes de guerre , bien en
point; et ala sur les terres dudit archevesque, où il
brusla grant nombre de villes sur les pays , et sy mist
1. Robert de Bavière, archevéqne de Strasboiu^.
2. Henri, dit le Pacifique, fils de Henri, dac de Brunswick, né
en 1411, avait épousé Hélène de Clèves, s«eur du duc Jean I*,
«t était par conséquent beau-frère de ce prince.
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S70 CHRONIQUE [1484]
à l'espëe * grant nombre de gens , sans y tiouTer guères
de résistance.
CHAPITRE CXXII.
Comment la comte de Gharolois espousa la fille t
de Bourbon.
Ap[Hrez que le duc de Bourgoingne (ut retourné de
son Toîage d'Allemaingne, et qui se trouva en la ville
de Nevers, aveuc les seigneurs et daines dont cy de-
vant vous ay touchi^, aussy qu'il fut bien adcertené
que le Roy Charles estoit très content de l'aliance du
comte de Charolois, fîlz audit duc, et de Ysabel, Bile
au duc de Bourbon, escripvit hastivement lettres de-
vers la ducesse de Boui^ingne sa femme, qui lors
estoit en sa ville de Lille, par lesquelles lui mandoit :
que incontinent apprez la recepcion d'icelles, fist ledit
comte de Charolois et ladicte Ysabel espouser l'un
l'autre. Et en obéissant à icelles, ladicte ducesse, droit
la nuit de Toussaints de cest an cinquante quatre, les
fist espouser*. El pour l'absence d'icellui duc, aus-
dictes espousailles a'y eut guères de bruit ne de gens.
Et quant ces nouvelles lurent espandues par tout le
1. Goderroy: An fil de l'espée.
S. < Et Geat ledict murîage si forcement faîct que, la nmct de
devant, ledict diarles n'en UToit rien. * J. du Clercq, I. m,
dl. XTU,
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[*484] DE MATHIEU D'ESCOBCHT. «1
pays, le pœupple estoit moult esmerv^lié pour quoy
U avoit eu si petitte feste et solempuité. Et meisme
ceuh de Paris, et pluseurs du Royalme de France,
eussent mieulx aimé que ledit comte de Cbarolois*
eust espousé une des filles du Roy Charies, combien
que paravant avait eu madame Catherine de France,
qui trespassa à Bruxelles, comme oy avez cy devant.
Toutesfois le dimence , nuit Saint-Martin ensievant ,
qui fut le x' jour d'octobre, fut fait en ladicte ville de
Lille une grant feste, pour la solempnité desdictes
Dopces ', où il y ot pluseurs joustes qui se firent par
grans seigneurs, chevalliers et escuiers des pays dudit
duc, aveuc aultres esbatemens par les boui^ois et
antres gens de ladicte ville; et à icelles joustèrent
ledit comte de Cbarolois^ monseigneur Alof de Clèves,
cousin germain dudit comte, et Anthoinne, bastard
de Bom^oingne, qui se trouvèrent sur les rens très
richement bouchiez et parez; et, pour ce jour, gain-
gna le pris au mieuk joustaot, ung josne escuier,
noromé Guyot d'Eusie.
1. Ms. : Qu'a.
t. ■ Huit jours après lesnopces, madvna Iiabeau la duchesse fit
un beau banquet où toutes les dames de ville furent; maison s'as-
sit loutes ensemble, comme par coustume l'on fait en banquet sans
que mesdames tinssent ettat comme à tel cas appartenoit. > Zes
honiKors de la cour, par Aliénor de Poitiers, dans le t. II des Mé-
moires tur tarwienae chevalerie, de la Cume de Sainte-Palare
(Ëd. de Ch. Nodier), p. 146.
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[14»]
CHAPITRE CXXIU.
Comment les ambaxadeurs que le duc de Bourgoingne
avoit envoyez à Franquefort pour le feit da Turcq re-
toumèreat devers le duc, et ce qu'ilz y firent.
Pendant la Teste desdictes espousaitles, arrivèrent
en ladicte TÎlle de Lille ung chevallier, nommé mes-
sire Piètre Vast, et ung docteur en théologie, nommé
maislre Jaques d'Ostende, qui par ledit duc de Bour-
goingne avoient esté envoyez par ambaxade en la
ville de Franquefort, en Allemaingne, à la journée
qui s'y avoit esté tenue à la Saint-Michel derrain
passé, et dont cy devant vous ay louchié. Et firent
leur rapport : que en icelle ville avoient esté pluseurs
grans seigneurs ambaxadeurs, tant de l'empereur, du
Roy l^ncelot', qui est Roy de Honguerie et de
Boesme, comme du Roy d'Arragon, du duc Loys de
Bavière, et de pluseurs autres des marches d'Alle-
maingne ; et lesquelz avoient toutte plainne puissance,
de par leurs maistres, pour besoiugnier à icelle jour-
née, sur le fait et l'entreprinse que on avoit encom-
mencé pour faire resistence contre les infidelles. Et à
icelle journée fut conclud de mettre garnisons es fron-
tières contre le Turcq de xl mille combattans, qui se
1. Ladislas.
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[14S4] DE MATHIEU D'ESCOUCHT. Ï73
prendroient sur les marches de l'Ënopire ; et leur (iit
ordonna que ledit duc de Botirgoingne, leur maistre,
livreroit pour sa part un mille combattaus de pié et
II mille de cheval. Et en tant qu'il toucboit rambaxadè
qu'ilz avoient fait devers ledit Roy Lanceltot, de par
icellui duc, pour avoir trêves, pour le débat qui estoit
entre eulx pour la duchié de Luxembourg que icellui
Roy Lancellot maintenoit à lui appartenir, ils rappor-
tèrent : que ledit Roy lancellot avait ottroyé lesdictes
trêves audit duc de Boui^oingne, à ses pays et subgez,
le terme et espace de trois ans, en soy demonstraot
de bonne voulenté faire resistence contre ledit Turcq.
CHAPITRE CXXIV.
Gommeat le pœupple et communaultez du pays de Prusse
furent rebelles et desobeissans à leurs seigneurs.
Environ le temps de la conveocion qui se tenoit
audit lieu de Franquefort, y ot ou pays de Prusse plu-
seurs grans tnbulacions ; car aucuns se mirrent sus,
pour TOuUoir oster aux Prussois leurs terres et sei-
gnouries ou temporel, qui sont gens de relligion, et
ordonnez pour faire resistence contre les inBdelles';
et lesquelz de relligion furent tellement traictiez par
1. ■ L'ordre teu tonique. Les Prussiens se réroltèrenl en J4S4
contre cet ordre, et étaient soutenus par l'archevêque de livonie;
mais cette révolte fut comprimée. > I4ote de H. Bucbon.
D ii.
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S74 CHRONIQUE [14M]
leadictes gens assamblez, que besoin^ leur fut aulx
retraire et tenir en aucunes de leurs bonnes villes et
fortresses ou pays. Et ne furent pas contens qu'ilz ne
se tirrèrent devers le Roy de Poullenne', lui requérant
qu'il vokist estre leur seigneur, en deboutlant du tout
lesdis Prussois, qui sont, comme dit est, gens de relli-
giou, fondez pour les causes avant dictes. Ausquelles
requestes icellui Roy de Poullennc optempera, et se
tira oudit pays, auquel, de la communaulté, fut obéy,
et d'aucune des places eu icellui. Mais ce veans par
lesdis Prussois, trouvèrent manière d'avoir ayde, et
firent venir, en brief temps apprez, dans les villes et
places où ilz s'estoient retrais, grant nombre de gens
d'armes ; et un certain jour, sallirent d'icelles places
tous ensamble sur ledit Roy de Poullennes et ses com-
munes, contre lesquelz ilz gaingnièrent une journée
grande ; car à icelle moru desdictes communes et
autres grans seigneurs, du costé dudit Roy, grant
nombre de pœupple, et fut icellui Roy de PouUenne
contrainct de s'en fuir, et jetta sa cotte d'armes et la
houchure qu'il avoit, par terre; et lu long temps que
on cuidoit ou pays qu'il y lîist mort, mais depuis
lut sceu qu'il s'estoit saulvé. Ainsy comme Nostre
Seigneur ayde tousjours le droit, lesdis Prussois furent
remis eu leurs possessions, et les autres pugnis.
2. Casimir IV, Roi de Polngne de 1447 à 1492. M. Buchoo
fait ici la remarque snivante, qui ne nous paraît pas être à sa
place, car les négociations du roi de Pologne, — d'après le teKte
da chroniqueur, — eurent lieu avec les révoltés, et non avec
l'ordre teutonique ; c Ce ne fut pas avec le Roi de Pologne que
négocia le grand mutre de l'ordre [eutoniqoe, nommé Jean de
Mengden, mais avec le Roi de Suède, qui lui accorda on secours de
4 000 hommes. >
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[I4SI] DE tUTHIEC D'ESCOUCHT.
CHAPITRE CXXV.
Comment le Grant Turcq conquesta les pays de Radùe.
Les trêves d'entre le Blanc de Honguerie et le
Grant Turcq faillirait à la Saincte-Catherine' de cest
an cinquante quatre; et apprez que elles furent fail'
lies, îcellui Turcq, et touttes ses compatngnies, qui
estoient en grant nombre, se tira ou pays de Rachie,
et duquel par sa puissance boutta dehors le Dispot,
qui en estoit seigneur, et aveuc, sa femme et enfans;
et en demoura ledit Turcq comme seigneur. Et ce
venu à la congnoissance d'icellui Blanc de Hongue-
rie, mist sus une grosse armée, et se tira oudit pays ;
auquel, entre deux bois, trouva ledit Turcq, qui illec,
et ses gens, se ralTrescbissoit, lesquetz furent prins en
'desroy ; et, à ceste beure, ledit Blanc laboura telle-
ment par sa vaillance , que sur le champ demoura
mors des gens dudit Turcq vi mil combattans ou
plus; et si print trois prisonniers de ses cappitainnes
les plus grans, lesquelz il emmena aveuc lui en son
pays.
1 . 25 norembre.
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[14SS n. s.]
CHAPITRE CXXVl.
Comment un frère menu, nommé frère Didier, lîit presdier
en Kcardîe.
A rentrée de caresme de cest an uiii\ vint es par-
ties de par deçà ung cordellier, nommé frère Didier,
qui se disoit estre de l'ordre de l'Obserrance, et qui
avoit esté des disciples deSaint-Bemardin, lequel com-
mença à prescher à Saint-Quentin par aucuns jours.
Et à ses predicacions avoit chascun jour grant multi-
tude de pœuple ; car toutes gens qui estoient débilitez,
allaos à potences, et raailades, se tiroient devers lui.
Et d'ilec se tira en la ville de Peromie, oh il prescha
par l'espace de vm à ix jours continuellement*. Et à
sesdictes predicacions, y avoit tant de {xeuple par
chascun jour, tant de ladicte ville comme du pays
1. En mars. Pâques le 11 avril.
2. < Sur ce qa'îl fu mis en terme* que frère Didier.... devoit
venir en ceste ville de Peronne pour prestchier et faire aucunes
bonnes predicacions, assavoir de quoy on lui fera presoit tant
qu'il sera en ceste ville et que prestchera :
■ On a esté d'accord que on lui fera, chascun jour qu'il pf^si-
chera, et à sa venue, présent de ii qnartauts de vin de Biaune
contenant m lots, et avec ce img pUt de poisson d'une carpe, uog
beqnet et une anguille; et oultre, pour le conduire à cour à son
prestchement, pour )e garder de la presse, on paiera ni hommes qui
vestiront les robes de la ville avec les sergens de la ville. ■ Se-
byGooglc
[145S D. s.] DE HATHIED DTSCOUCHT. 177
d'enviroD, que on l'estimoit de xviu à xx mille person-
nes. Et finablement, à l'issue de son sermon, bailloit
des lavemens aux gens qui alloient à potences devers
lui, qui s'en retoumoient garis. Et disoit on que ce
procedoit de aucuns joiaux ou relliques qu'il avoit
dudit Saint-Bemardin. D'ilec se tira en la cité d'A-
miens, où il prescha l'espace de xv jours, et ausquel-
les predicaâons alloitsamblablementpluseursetgrant
nombre de pœuple ; et faisoit, par le moien desdictes
relliques, pluseurs gens garir de leurs maladies. Et
aussy par touttes les bonnes villes où il alloit, et savoit
qu'il y avoit gens qui estoient en haine ou rancune
les ungz contre les autres, il les appaisoit et mettoit
d'accord. Et faisoit ces choses régnant es marches de
Picardie, longue espace de temps ; et avoit par tout
grant sieutte de gens, comme si eust esté ung corps
saint-, car il estoit de belle vie et saint ou gré du
pœuple.
g/ttredeChâtel de ville de Përonite, t. 144". Document puMié par
H. de la Pons de Melicocq, dans le Bulletin de la Société de f his-
toire de France, année 1843, p. 109. — Le Frère Didier était à
LilleleSSinars. Voirie même £it/tefm,aDné«18S7'S8, p. IS-
byGoogIc
CHRONIQUE [lus n. >.]
CHAPITRE CXXVIl.
Comment le pape Nicolas tre^)a8sa à Romme.
En cest an cinquante quatre , le zxvi* jour de mars ,
trespassa à Romme* nostre saint Père le Pape Nico-
las V*, qui fut de grant recommandacion; et en son
lieu et en briefz jours apprez, fut esleu ung aultre Pape
nommé Caliste ', qui estoit Grec , et moult ancien
homme.
CHAPITRE CXXVIII.
Gomment le duc de Bourgoingne fist demande d'avoir ayde
sur ses pays pour aler en Turquie.
En ce meisme temps, retourna le duc de Bour-
goingne en ses paya de Picardie , qui avoit esté es
Allemaingnes , comme oy avez ; et lui venu ilec , fist
assambler les trois estatz de ses pays , et Bst grosses
i . n mourut le ik mars 1 4SS.
Z. AlpboDse Borgia, Espagnol et aon pas Grec; il avait à son
avéneineDt soizante-dix-huit ans.
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L14SSD. s.] DE MATHIEU D'ESCOUCHT. 179
demandes, pour furair au voiage dont il avoit inten-
cioude faire contre le Tiircq,carpareillement en avoit
fait en ses pays de Bourgoingne , qui grandement s'y
esloientemploiez'.Etquant aux trois estatz de sa comté
d'Artois , on lui accorda , ou cas qu'il yroit ou voiage
contre ledit Turcq , cinquante six mille frans , à pater
dedens iv* mois apprez ensievant. Et d'ilec se tira
samblablement en ses autres pays, comme de Flan-
dres, Brabant, Hayniiault, par touttes ses seignourîes,
desquelles tira de grandes sommes de deniers.
CHAPITRE CXXIX.
Gomment le duc de Clèves fiança k fille au comte
d'Estampes.
Le jœudy m' jour d'aviîl de cest an cinquante
quatre, jour de jœudy absolut, en la ville de Bruges,
fîancba Jehan, duc de Clèves , Ysabel*, fille de Jehan
de Bourgoingne', comte d'Estampes , en la présence
du duc de Boui^oingne , le comte de Charolois son
filz , ledit comte d'Estampes , et pluseurs autres grans
seigneurs ; dont le pœuple fut moult esmerveillié ,
pour ce que icellui duc de Clèves avoit tenu sur fons
ladicte Ysabel , par quoy estoit son parrain ; mais ne
i . Voytx la note ci-dessus, p. 24S, note i.
2. Godefroy : Seize.
3. Elisabeth.
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280 CHRONIQUE [U9S n. s.]
savoieat pas que ioelle alliance se feisoit par la licence
de Dostre saint Père , qui en avoit baillé ses bulles.
CHAPITRE CXXX.
Comment Jacques Cner fut constitué prisontùer par l'or-
donnance du Roy Charles , et de sou procès qui fut
fait.
Le Roy Charles avoit en son Royalme ung homnie
de petite generacioD , qui se nommoît Jaques Cuer ,
lequel, par son seas, vaillauce et bonne coodultte , se
façonna tellement, qu'il entreprint pluseurs grosses
marchandises et sy fut ordonné argentier du Roy Char-
les; ouquel ofBce se entretint longue espace de temps
en grant règne et prospérité. Avoit pluseurs clercz et
facteurs soubz lui , qui se mesloient desdictes mar-
chandises par tous pays et Royatmes crestiens , et
jusques en Sarazinonie. Sur la mer avoit à ses despens
pluseurs grans vaisseaux, qui alloient, en Barbarie
et jusques en Babilonne, quérir touttes marchan-
dises, par la licence du souldan et des Turcqs infi-
delles; aussy, en leur paiant treoaiges ', ^ùsoit venir
desdis pays draps d'or et de soye , de touttes fâchons
et de touttes coulleurs; fourrures, tant à hommes
comme à femmes, de diverses manières , tant martres,
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[Ub» et snhr.} DE MATHIEU DTSCOIICHY. 281
jeunettes et autres choses estraoges, de quoy on n'eust
sçeu finer pour or ne pour ai^eut èS marches de par
deçà. Faisoit vendre , par ses facteurs , tant à l'hostel
du Roy comme en pluseurs lieux audh Royalme de
France et hors , touttes sortes de marchandises de
quoy corps d'homme pooit penser. Dont pluseurs gens,
tant nobles comme marchans et aultres , estoient fort
esmerveiUiez. 11 gagaoit chascun an plus que ne fai-
soient les autres marchans du Royalme. H avoit bien
m cens facteurs soubz lui , qui s'estendoient en plu-
seurs et divers lieux , tant par mer, comme par terre.
Et lui estant en ce règne , quant le Roy Charles
commença sa conqueste de Normendie, dont cy de-
vant avez oy parler , qui fut en l'an quarante neuf,
icellui Jaques Cuer (iit princ.ipallement cause de la-
dicte conqueste , car il enhardit ledit Roy Charles
de commencer à mettre sus son armée , en lui of-
frant prester grandes sonAmes de deniers; ce qu'il
fist *; dont il ot lors fort la louange et l'amour d'icetluy
Roy son maisire. 11 flst ung de ses enfans archevesque
de Bourges ', ung aultre escuier trenchant du Roy ,
l'autre, essanson d'icellui seigneur*, les fîst anoblir*,
1. VoyeE la note ci-dessous, p. 286.
2. Jeui Cceur, archevêque de Bonites en I^b3, à l'dge de
vingt-cinq ans. Jacques Cœur avait de plus un frère, NiccJas
-Cœur, évAqaede Luçoa depuis 1441, mortlsl" octobre 14S1.
3. Le chroniqueur veut sans doute parler deGeoffroy Ccsiir,
écbanson, non de Chartes TU, mais de Louis XI.
4. Od n'a pas le texte de ces lettres. Elles sont indiquées dans
du Puy, 785, f. 108", et da.iiii'ffisloire du BerrxdeM. Raynal,
t. m, p. 60, et furent données en avril 1441, n. s, (et non 1440,
comme le dit H. Clément, Jacques Cceur et Charles VU, t. 1,
p. 138).
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882 CHRONIQUE [14!tl]
et ânablemeiit en sondit règne acquist tant de biens
et de chevance, que nal ne le saveroit estimer.
Mais dame fortune assez brief apprez lui tourna le
doz; car il fut eavyé de pluseurs grans seigneurs
autour du Roy, et samblablcment de pluseurs autres
gens, entre lesquelz avoit des marchans du Royalme
qui souvent disoient que ledit Jaques Cuer, soubz
le port et faveur que le Roy lui donnoit, tant es
pays estrangiers hors de son Royalme comme en
icellui, ilz ne pooient riens gaingnier, pour icellui
Jaques.
Ainsy envye le commença à assaltir. Et fut ditau Roy
qu'il estoit impossible que ung homme venu de petit
lieu, comme il estoit, peust avoir assamblé tant de che-
vance , pour mener les marchandises qu'il faisoit , ne
faire les ouvrages ne les acltaptz de terres et seignou-
ries*, ne les grans estatz qu'il teDoit (car en icellui
temps, en tout son hostel, on ne servait , en quelque
lieu que ce fust, que tout en vaisselle d'argent) ; et '
que ces choses se prenoient sur les deniers du Roy; et
lui disoit-on qu'il y avoit assez d'autres causes et ma-
tières , pour raisonnablement l'emprisonner : la pre-
mière qu'il convenoit qu'il eust desrobë le Roy 'j la
i. Danst'uD des nombreux i^iteanx qu'il avait acqiiîs, celui
de Boisy, il fit, selon H. Bernard (Histoire du Foret, t. U, p. 63),
placer cette inscription arrogante :
Jaoqaes Ccenr fait ce qu'il Teut
Et le Boi ce qu'il peut,
î. Godefroy met ici : ■ A quoy ses envieux et malTeillan» ad-
joustoient qu'il falloit que, ■ etc.
3. Voy. l'exposé de M. Clément (t. n, p. lS4et suiv.), et l'ar*
rét de condamnation {Ibid., p. 300 et suir.).
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Hkii) DE BIATHIEU D'ESCOUCHY. 283
seconde, qu'il estoit vray que ung crestien*, qui pa-
rafant avoit esté prins des gens du souldan de Babi-
loDue, estoit eschappé des infidelles , soubz ledit soul-
dan , et lequel s'estoit all^ rendre en une des galères *
dudit Jaques, qui lors estoït es marches des Sarra-
zins , soubz icellui souldan ; et quant icellui souldan
en fut adverty , il manda audit Jaques Cuer , ou ses
facteurs , que si on ne lui rendoit icellui crestien , qui
s'estoit ainsi eschappé , que touttes ses autres gallëes
et marchandises, dont on avoil grand nombre eu Sar-
razinasine , quelque sauf conduit qu'ilz eussent de lui ,
il les feroit tretous noyer et périr , et n'en aroit jamais
riens; et pour le doubte de perdre sesdictes marchan-
dises, icellui Jaques Bst rendre icellui crestien audit
souldan*; de laquelle chose le Roy fut très mal con-
tent. Encores lui fut dit une autre raison, pour le plus
enflamber contre ledit Jaques Cuer; car en ce temps
le Roy estoit fort en amourez d'une gente et belle da-
moiselie , que on nommoit lors communément par le
Royalme la Belle Agnès*, et depuis le Roy lui fist
donner le nom de damoiselle de Beauté *. Et il lui fut
1 . Il se nommait AbolerU et était natif des Indes, en la sei-
gnrarie du prêtre Jean. — Déposittan de Miehelet Tainelarier.
Procès ras., deHe9me8431\ f. Ml.
2. GodeTroy : Galées.
3. Tainclurier raconte dans sa déposition que, répondant à Jac-
ques Cœur relativement au danger que couraient ses galères, il lui
dît ■ que dudict danger ne faisoit pas grand compte, pour ce qne
le maisire dudict more aymeroit mieux cinquante escns que luy. >
Procès ms., l. c.
k. Agnès Sorel. C'est la seule mention que fasse notre cbroni-
qneur de la célèbre maîtresse de Charles VII.
8. Agnès reçut au contraire le titre de dame de Beauté, dès
byGoogIc
S84 CHROmQUE [IhSl]
dit que Jaques Cuer avoit empoisoDD^ ou &it empoi-
soDuer ladicte damoiselle; et duquel empoisoune-
mmt ' elle alla de vie à trespas *. Quant le Roy eut
oy telz rapportz , qui estoient graDd^nent à sa des-
plaisance , ordonna prendre ledit Jaques Cuer prison-
nier*, et tous ses biens generallenient estre mis en sa
maiu , ce qui fut fait assez tost. En briefz jours apprez,
ordonna le Roy que on lui fisi son procès, et fut mené
en ung chastel en Poictou , qui se nomme le cfaastd,
de Luzignen , où il fut par longue espace de temps. Sy
furent ordonnez deux seigneurs de parlement pour
lui faire son procès, et midstre Jehan Orivet*, lors pro-
cureur gênera) du Royalme de France '.
Et apprez que on lui eut exposé lesdis cas , etencores
un autre, qui fiit tel : qu'il devoit avoir envoyé audit
souldan de Babilonne , au desceu du Roy *, un harnois
l'origiDe de sa faveur prfe de Charles VII, c'est-à-dire en 1444.
H. Valleide Y iriviWe {Becherc/ies kUtoriques sw Jgnèt Sorel, dans
la Biblinthèque de f École des Chartei, 3* série, t. I, p. 313) fixe
la donation de la seigneurie de Beauté à celte année.
1 . Godefroy «joute : > S'il estoit vrsy. »
5. C'était la première et la principale accusation. Elle disparut
dès le début, et plus tard Jeanne de Mortagne ei Jacques Colonne,
qui l'avaient formulée, furent condamnés à faire amende bono-
3. Jacques Coeur fut arrêté le 31 juillet 14S1, à Tailleboui^.
' 4. Dauvet.
.%. n y eut dans tout le conrs de la procédure ringt-trois com-
missaires. M. Clément a relevé leurs noms d'après les diverses
pièces du procès (t. H, p. 147.)
6. Il paraît constant, d'après les dépositions des témoins, que
les armes offertes au Soudan, au nom du Roi, l'étaient d'après son
autorisatioD. On pourrait pourtant invoquer à l'appui de la néga-
tion formulée dans l'arrêt, le détail suivant : Une caque pleine
byGoogIc
[US1-S3] DE HATHIEU D'ESCOUCHT. 28S
complet, à la fachon des parties de par deçà; duquel
faamois ledit souldan avoit eu grant desîr, affin de en
faire des paraux en son pays et en sa-marcbe, car en
leurs marches ilz ne s'armoient pas aicsy comme on
fait de par deçà. Et quant ledit Jaques eut oy les ar-
ticles dont on le chai^oit *, fist ses responces et excuses
le plus douchement et selon son entendement qu'il
pooit ; disant au premier poÎDt : qu'il avoit toutte sa
vie servy le Roy Charles , de tout sou pooir , prudem-
ment et leaumeat , sans lui avoir fait nulle faulte d'a-
voir prins larchineusemeat nulz de ses deniers ; mais
trop * bien par les graus biens que le Roy lui avoit fais,
s'estoil advaocé et boutté en marchandise , en laquelle
avoit gaingoié sou vaUlaot. Quant au second point ,
touchant le crestien qui avoit esté rendu : ne savoit
ne d' avoit rien sceu de son eschapatoLre ne de sa ren-
dicion , et aussy on le pooit assez congnoistre par ce
que ses gens et galères, qui estoient èsdis pays, ne re-
tournoient par devers lui en deux ans uue fois; pour
quoy ceuli. qui les gouvreooient pooient , en son ab-
sence, faire pluseurs choses qui pas ne venoient à sa
congnoissance, et que à la vérité il n'en avait onques
esté adverty*. Et en tant qu'il touchoit contre l'em-
d'épées ayant déroncé, Jean de Tilla^ emprisonna celui sur le
navire duquel elle avait été chargée, et l'eût fait mourir s'il n'eût
craint ■ que les Venidens en eussent prins querelle contre luy.i>
Déposition d[ André Jt^rt, peUetierduJloi.Procèiaa.ft. 1".
1. n ]r avait encore d'autres charges, telles qne l'exportation
des monnaies, l'embarquement forcé d'individus sur ses navi*
res, etc.
ï. Godefroy : « Trts. •
3. Jacques Coiur ne nia point avoir eu connaissance du fait; il
nia seulement avoir su que l'esdave fdt chrétien.
byGoogIc
286 GHRONIQITE [1451-S31
poisonnement de Udicte Belle Agnès, aussy pareille-
ment n'en avoit onques esté coulpable ne consen-
tant, et de ce se submettoit en touttes les infour-
macions. Et au regard du hamois avoir envoyé au
souldan , dit : qu'il se trouva une fois en uog lieu se-
cret , oîi n'avoit que le Koy et lui , où ilz besoingnoient
de cboses plaisantes au Roy, ouquel lieu ledit Jaques
dit au Roy : a Sire, soubz umbre de vous, je congnois
« que j'ay de grans proufHs et honneurs ', et meisme
0 en pays des inridelles ; car , pour fostre honneur, le
K souldan a donné sauf conduit à mes gallées et (àc-
« teurs estant sur la marine *, de pooir aler seure-
« ment et retourner en ses pays quérir et lever mar-
« chandises, en paiant treuaiges, assez competemment,
n par quoy je y trouve de grans proufïis; » disant ces
mots : a Sire, ce que j'ay est vostre. n Et à ceste heure
le Roy lui fist requeste de lui prester argent pour en-
trer en Normendie ; à laquelle requeste accorda pres-
ter au Roy deux cens mil escus, ce qu'il fist*; et
1. Godefroy : «BieDS, profits et honneurs. ■
2. La mer.
3. Le fait allégué par Mathieu d'Esconchy n'est pas douteux ;
mais on hésite sur l'époque et sur la valeur du prêt. Je crob que
Mathieu d'Escotichy se trompe relatiTement au premier point.
Jacques du Clercq dit i la vérité que, sans Jacques Cœur, Char-
les Vn n'aurait pas reconquis la Normandie, et que l'armée se
serait rompue; mais Th. Basin, ici beaucoup plus digne de foi,
rapporte expressément que le prêt de Jacques Cœur ne servit
qu'aux frais des sièges de Falaise, de Domfroitt et de Cherbourg.
Quant k la valeur, elle est estimée parle même auteur à 100000
écus d'or. Il existe au Ceihinei dr.s titret (dossier Jàcqdbs Ccscb)
une quittance originale du célèbre argentier pour ime somme de
60000 I. t. prêtée au Roi pour la reddîdon de Cherbourg, et
dout le Roi avait doimé un reçu le 10 août. Elle est du 12 dé-
byGooglc
[lbSl-53] DE MATHIEU D'ESOOUCHY. 287
veant que le Roy lui moostroit grant signe d'amour ,
lors se enhardit, et lur demanda congié de pooir en-
voier audit souldan ung harnois à la facbon des mar-
ches de France , ce que le Roy lui otlroia ; et sur ce^
ottroy, envoya ledit bamois , au nom du Roy , audit
souldao , par ung de ses gens nommé Jehan Villaige.
Et quant ledit souldan eut receu ledit harnois, en fut
moult joieux , et receut ledit Villaige grandement , et
lui fist de grans dons, comme de robbes de drap
d'or et autres joïaux , et en rescripTÎt lettres de re-
merciement au Roy, aveuc, lui envoya pluseurs
cembre 1430. J'iodiqnerai ici deux autres pièces reUdves aux
frais de la campagne de Normandie. La première est un ordre
donné par Charles VU, le 17 mai IkHQ, pour emprunter sur les
gens aisés du Poitou la moitié du montant des impositions levées
dans les villes pour l'entretien des fortifications (FDimnnn;, porte-
feuille 121-122). On y voit que le Roi, voulant éviter d'imposer de
nouvelles tailles pour le recouvrement du reste de la Normandie,
décida en janvier H50 de prendre pendant un an la moitié des
aides, faarages et autres subsides et deniers communs que levaient
les villes pour l'entretien des fortifications; l'ordonnance ayant
été éludée ou son exécution dilTérce, Charles TII ordonna l'em*
pmnt indiqué ci-dessus. — La seconde pièce (même source) est un
ordre de payement du S8 novembre 14^50 relativement aux aides
imposées en l'élection de lisieux. Elle apprend qu'on imposa en
avril une aide de 66 000 I. sur la Normandie pour la recouvrance
de Cherbourg et autres affaires. — Constatons enfin que Jacques
Coeur sut habilement combler les vides que la campagne de Nor-
mandie avait pu faire dans son trésor personnel ; la mention sui-
vante, que nous rencontrons dans l'assiette d'une portion de l'aide
de 170000 I. t. octroyée par les états du Languedoc en mars
14S0 (Gaignières, 83G*] n'est point ï coup sûr isolée: *Item, pour
uu mille I. t. données à monseigneur l'argentier pour supporter
U despense qu'il a faite continuellement à estre k la couqueste de
n<»nun£e en la compainhie du Roy, v* xxviii 1, t. *
byGoogIc
S88 CHROmQUE [1451-S3]
preseos ; ainsy en ceste partie^ ne tenoit riens avoir
mespris.
Lesquelles ses responces furent rapportées au Roj ,
qui , de prime face , aucunement ne les print bien en
gré , disant qu'il n'estoit pas memoratif avoir donné
ledit congië, etaussy,àlaverité, ce luieust esté charge;
et ordonna lui faire son procès sur tout. Sur quoy les-
dis commissaires se lirrèreat en la ville de Bourges en
Berry , où icellui Jaques Cuer avoit sa principalle ré-
sidence; car en icelle ville avoit fait faire ung hostel,
tel et sy spacieux , que on le pooit bien nommer ou-
vrage de Roy, et garoy de mœubles, selon la fachon
dudit hostel; lesquelz biens mœubles, aveuc tous les
heritaiges qu'il avoit , furent mis en la main du Roy.
Et en ceste année ' fut le procès dudit Jaques Cuer
Eut , et lui remené ou cfaastel de Poictiers , où ilec oy
sa condempDadon, qui fut telle ' : que en tant qu'il
touchoit le cresden , dont devant est faicte mencion,
il estoit condempné à le rachepler hors des mains
desdis infldelles, quelque ebevance qu'il lui deust
couster; et se d'advenlure il estoit mort , sy en de-
voit-il rachepler ung autre de telle condicion , à ses
despens. Au surplus, fut condempné envers te Roy
en la somme de nu cens mil escus ', et le surplus de
ses biens, aveuc son corps, confisquez; sur laquelle
1 . I^ prcNsédure dura près de deux ans, ayant commencé le
id septembre tkSl.
2. Arrêt du 29 mai IkSZ. Voy. le lexte dans le livre de H. P.
Clément, t. II, p. 293-309.
3. 100000 écus pour resdlution de sommes extorquées ou re-
tenues injustement et 300000 écus d'amende. Arrêt de condam-
nation, l. c, p. 308.
byGoogIc
rUS3] DE MATHIEU D'ESCOUCHT. S89
ConfiscacioD du corps , le Roy lui restitua la vie. Et
pour ce que dudit empuisoQnement o'avoit pas esté
[ trouvé ] coulpable , et que ce que on en avoit adverty
le Roy avoit esté par le rapport d'uae damoiselle de
l'bostel', laquelle pour sa meosoDge, fut baaie de
l'ostel du Roy, et lui fut ordouné^ sur paiDoe de mort,
de uoD approcher le Roy ne la Royoe à x lieues
prez.
CHAPITRE CXXXl.
Des espousailles du dac de Clèves.
. Vous avez oy par cy devant Comment le duc de
Clèves fiança Ysabel , fille du comte d'Estampes , en
la ville de Bruges, leiii* jour d'avril, l'an cinquante
quatre ; et le mardy xxu' jour dudit mois ensievant
apprez Pasques , qui fut l'année cinquante cinq, icel-
tui duc de Clèves espousa ladicte Ysabel en ladicte
ville de Bruges, en laquelle y ot pluseurs grans sei-
gneurs. Et syfut faiclegrant solempnitë, tantdejous-
tes comme de pluseurs autres esbastemens.
1. Jetime de Veodôme, dame de Hortagae.
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cmOSBJOE
CHAPITRE CXXXII.
Incident du comte d'Ermiaacq.
Au commeDcement de cest an mil cccc lv, fut par
toul publié une sentence d'exconiinaniemeDt, donnée
de nostre Saint Pèrele Pape Nicolas V*, contre le comte
d'Ermioaoq *, pour raison de ce que, m ou nii ans
paravent, icellui comte d'Erminacq avoit eu habita-
cion charnelle aveuc une sienne sœur germaine*, qui
estoit , pour ce temps , tenue une des belles femmes
du Royalme de France , de l'aage de xzii ans , et de
laquelle avoit eu deux enfans; et icellui d'Erminacq
estoit lors aagé de xxxv* ans. Laquelle chose venue h
la congnoissance du Roy Charles , en fut moult des-
plaisant , pour deux raisons : l'une pour ce que c' estoit
contre la sainte Foy , et l'autre , pour ce que icellui
comte estoit descendu de la couronne , et que bien
lui sambloit que nulz crestiens de bonne foy ne dé-
voient faire telle faulte. Neantmoins , pour cuider re-
1. Jean V, fils de Jean IT, comte d'Armagnac, mort le S sep-
tembre 1480. Élevé & la cour de Charles VU, selon le témoi-
gnage de Thomas Basin , il avait pourtant seconde son père dans
sa révolte et avait reçu aveo lui des lettres de rémission ; il était
beau-frère du duc d'Alençon, époux de l'aînée de ses soeurs, Ma-
rie d'Armagnac, depuis lli37.
S. Isabelle d'Annagnac.
3, Godefroj : ■ Trente-six. >
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[1455] DE MATHIEU D'ESCOUCHT. 291
traire ledit comte d'ErmiDacq d'icelle folie, et escbiever
ladicte esclandre , envoya pluseurs fois devers lui gens
de graot fachoo et de bon entendement , lui moostrer
le grant mal et déshonneur qu'il se faisoit , et que de
ce se vouUist déporter ; et , en ce faisant , il rendroit
painne, devers nostre dit Saint Père, de lui faire avoir
son absolucion , et lui pardonner son peaché. Apprez
lesquelles remonstrances aiosy faictes à lui par plu-
seurs fois , dit et declaira que de ce il se deporteroit.
Et sur ces responces , icellui Roy Charles, cuidant
qne ainsy le deust faire, envoya devers oestre dit
Saint Père le Pape ; et par son moien et à sa requeste,
lui pardonna ledit cas , et lui envoya son absolucion ,
soubz condicion qu'il promettroit de non jamais re-
tourner audit pesclié ; et ce promist-il audit Roy Char-
les, tant pour lui que pour nostre dit Saint Père le
Pape. Mais ce nonobstant, en brief temps apprez,
retourna comme devant à sondit pesché , t^Iement
que depuis eu eut encores ung enfant. Et pour cou-
vrir son cas , fist courre une voix en ses pays , qu'il
avoit bulles de nostre dit Saint Père', par lesquel-
les pooit espouser sadicte sœur , et , sur ceste voix,
commanda à ung cliappellain de son hostel qu'il les
1. Il les avait, en effet, fabriquées de la main d'un docteur en
droit canon parisien, Ambroise de Cambray. Toy. Thomas Basin,
Bistoin de Louis XI, I. ni,ch. xv (t. II, p. S82J . — Cet Ambroise
de Cambray devint évêque d'AIeC le 2V septembre \kW et fiit
obligé CD 1^60 de se démettre de son évéché. Dans une lettre de
Pie n au Hoi du 12 septembre 1460, où il est désigné avec Jean
de Tolterre, notaire apostolique, comme falsificateur de la bulle,
il est ainsi qualifié : quondam Eleeteniis episcopai. Voir cette cu-
rieuse lettre, où le pape finit par implorer en faveur du coupable,
dans Baynaldus, Jnnal. eecles.,t. X, p. 2C1-2G2.
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992 CHRONIQUE [USS]
espousast; lequel chappellaîu demanda à veoir les
lettres et bulles .devant dictes, disant que autremeut
ne les espouseroil. De laquelle response icellui d'Er-
mlnac fut mal content , et lui dit qu'il estoit assez
croîable, et que jà ne lui monslreroît; et que s'il fai-
soit difficulté de les espouser , il le ferait jetter en la
rivière. Et pour doubte qu'il avoit de sa vie, et que
autrement ne pooit escbapper , espousa lesdis comte
et sa sœur, combien que sadicte sœur ne s'y voloit
consentir; et me fut dit qu'il la maintenoit comme
par force et violence , et que elle estoit très desplai-
sante de leur pesché.
Lesquelles choses revenues à la congnoissance tant
de nostre dit Saint Père le Pape comme du Roy,
icellui nostre Saint Père jelta de rechief la sentence
d'ex commun iemeut sur ledit comte et sur sa sœur ,
et meisme sur tous ceuk qui de ce avoient esté et
seroient consentans. Et , pour tousjours le cuider re-
duirre, le Roy manda aler devers lui le comte dé la
Marche *, qui estoit oncle dudit d'Ënninac , et la dame
d'Allebret' sa tante, qui estoient ses plus prochains
parens et seigneur et dame de grant honneur et de
bon enlendemenl. Et eulx venus devers lui , leur dit
le gouvernement dudit d'Erminac , et comment il lui
avoit fait ravoir son absolucion de la première sien-
tence ; et aussy comment il avoit promis soy abstenir
dudit pesché ; et lui requist qu'ïlz volsissent aler de-
vers lui , en une ville nommé la Tour ', dans la comté
1 . BerDard d'Armagnac.
2. Aune d'Armagnac, fille de Bernard VII, comte d'Armagnac,
connétable de France, mariée en 1417 à Charles U d'Albret.
3. Lectoure.
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[1458] DE MATHIEU D-ESCOUCHT. Î93
d'Erminac , en laquelle se tenoit, pour lui remonslrer
sa graot faulte , et comment il estoit hors de Foy, et
deshoDnoré plus que prince crestien que onques eust
esté saill; de la maison de France , et leur chai^ lui
dire de par lui que s'il ne se gouverooit auUrement,
que en baillant ayde et conforta uostre dit Saint Pèi-e
le Pape, il le chasseroît sy loiug, qu'il ne se saroit te-
nir en nulx Royalmes crestiens. Lesquelz oncle et tante
se chaînèrent de aler devers lui, et en faire toutteleur
puissance. Et tirrèrent leur chemin es pays dudît comte,
à intencion de le trouver en ladicte ville de la Tour ,
qui est scituée en une marche où il y a pou de pœupple,
et petittemeat hite' de herbeges. De laquelle venue
icellui comte d'Erminac futadverty , aussy delà charge
qu'ilz avoient ; et , quant peut penser qu'ilz approu-
choient de ladicte ville , se mist sus en certain nombre
de gens et alla audevant d'euU aux champs, et, eu
parlant audit seigneur de la Marche son oncle, lui dit
ces moz : a Beaux oncles , je sçay bien pour quoy
« vous venez en ceste marche , vous poez bien re-
« tourner ; car pour vous ne pour tous ceulx qui en
« vorront parler, ne plus ne moins je n'en feray aultre
1 chose ; vceul bien que vous sachiez que vous n'en-
« trerez pas en ma ville, s
Desquelles parolles ledit comte de la Marche et la
dame d'Mlebret furent bien esmerveiUez ; car il leur
sambloit à veoir que s'ilz ne esloieot ceste nuit lo-
giez en ladicte ville , qu'ilz seroieot en grant dangier ,
pour laul qu'il n'y avoit logis à dix lieues prez, et sy
estoit sur le soir. Toutesfois le requirent par sy bonne
i . Godefroy . • Habitée. ■
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in CHRONIQUE [14SS]
manière, qu'il Tut content que pour œste nuit logas-
seut en tadicte ville de la Tour ; ce qu'ilz firent. Et,
assez tost apprez qu'ilz furent logiez, le seigneur de
Castres', filz du comte de la Marche , qui estoit cousin
germain dudit d'Erminac , ala devers lui; et, par
belles parolles et douches, le admonesta tellement ,
qu'il se conclud d'aller devers lesdîs oncle et tante, en
leur hostet , et y mena sadicte sœur. Ouquel lieu y
et pluseurs parolles et belles remonstrances faictes, par
ledit comte de la Marche comme par ladicte dame
d^Allebret, àleurniepce , ladicte sœur d'Erminac , en
lui admonestant que elle se voulsist oster du pesché
en quoy elle estoit , et que elle faisoit grant mal à elle
priDcipallement , et à tous ceulx de leur sang. Aux-
quelles remoDsirances ledit d'Erminac survint, et, en
soy desmonstrant de ce mal content , tira sa dague; et
se n'eust esté ledit seigneur de Castres , il en ot féru
ledit seigneur de la MarcIie , à quoy donna resistence.
Et ce fait, icellui d'Erminac aveuc sâdicte sœur,
arrière de sesdis oncle et tante , se tira en son chas-
teau. Et veans par iceulx seigneur et dame que il es-
toit ainsy obstiné en son mauvais pesché , et qu'il leur
sambloit qu'ilz avoient assez trouvé leur niepce en
bonne disposicion de soy abstenir, et pour ce que plus
ne pooient parler à elle, ledit comte de ta Marche lui
escripTtt une lettre bien gracieuse, en reprenant aucune
partie des choses que entre eulx avoient esté dictes ;
et en ensievant leur bon propos , par lesdictes lettres
lui requeroit et admonestoit fort que elle trouvast ma-
nière de elle embler et soy tirer arrière dudit d'Ermi-
1. Jacques d'Armagnac.
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[fftSS] DE MATHIEU D'ESGOUCHT. 298
□ac, son frère, et ilz la recepvroient et feroîent comme
on doit faire à ses parens et amis sy procliains comme
ondes et nepveux. Lesquelles lettres furent trouvées
par ledit comte d'flrminac , dont il fut encore» plus
desplaisant •, et se pensa ceste nuit que le lendemain
à leur parlement yroit aux champs, el les rueroit jus.
Et, ainsy qu'il l'eut pensé , rendit painne à le faire;
car, iucoutinent que lesdis seigneur de la Marche et
dame d'AUebret furent partis de ladïcte ville de la Tour,
icellui d'Erminac les poursievit atout uog certain nom-
bre de gens. Et quant ledit seigneur de Castres ' eut
coDgoeu que c'estoit sondit cousin d'Erminac , tourna
et alla audevaot de lui , lequel il trouva moult es-
chauffé , et en grant voulenté de achever son emprinse;
mais icellui de Castres ', par douches parolles et re-
monstrances qu'il lui fist , le appaisa. Et n'y falloit
pas à ceste heure aler par rigueur, car il n'estoit pas
fort pour contre lui faire re^stence. Sy se retourna le-
dit comte d'Elrminac , et sans aultre chose faire , en
sadicte ville de la Tour ; et iceulx seigneur et dame,
qui moult estoient troublez des manières que avoït
tenu leur nepveu , tirrèrent leur chemin le plus dilli-
gemmeut qu'ilz peurent devers ledit Roy Charles, au-
quel firent leur rapport de tout ce qu'tlz avoient ti-ouvé
en la personne dudit d'Erminac , qui de ce ne fut
guères joieux. Et sur ce rapport , aussy pour pugnir
icellui d'Erminac*, le Roy fist assambler gens de guerre,
1. Godefroy : < d'AUebret. >
2. Ibid.
3. Charles TU avait ea outre ii veiiger l'expulâon violmte de
Philippe de LéTÎs da siège d'Auch par le comte d'Armagnac, qui
l'avait remplacé par Jean de Lescun, bdd frère bftlard.
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596 CHRONIQUE [14»5]
jusques au nombre de xxiiii mille combattans : et les
fist entretenir longtemps sur la rivière de Loire, et
d'ilec les fist tirer ou pays de Lyonnois et de Bergue ',
qui est du pays de Languedoc ; car sur lesdictes mar-
ches avoit fait tirer touttes les garnisons des pays de
Guîenneet de Bourdelois; et, environ l'issue de may,
se bouttèrent en ladicte comté d'Erminac. Sy y fiit
envoyé, pour chief de ceste besoingne, le comte de
Clermont, qui estoit lieutenant du EVoy Charles , et en
sa compaingnie les comtes de la Marche , de Venta*
dour ' et de Dampmartin , aveuc les seigneurs de
MoDgascon, de Blanchefort, de Loheac, de Torsy,
d'Orval , de Sainte-Treîlle, mareschal de France; mes-
sire Tbiaude de Valpergue, bailli de Lyon; Joachin
Rouault, et pluseurs autres seigneurs et cappitaines ,
qui incontinent alèrent poser et asseoir le siège devant
ladicte ville de la Tour, qui est, comme j'ay dit cy
devant , ville et cliastel merveilleusement forts; de la-
quelle place ledit d'Erminac, par subtilz moiens, se
absenta. Et ne demoura guère de temps que toute
ladicte comté d'Erminac, villes, cbasteaux et forte-
resses , dont il avoit xvij places à pont levis, furent
1 . Rouergne. — ViÀà une nientioii assez curieuse relative à
ceoe expédition ; elle est tirée du re^streKR SS, f. 111 v°, aux ar-
chives: 'Pour uDg marc sept onces sept gros et demy d'argent, par
lui (Martin Hersant, orfèvre) semblablem eut livré par l'ordonnance
de ladicte dame (la reine), mis et employé à forger et faire les gar-
nitures de trois salades de Thibault de Vignoles, escuier, naguères
enfant d'onneur de ladicte dame, Hance TorarE et Thibault du
Hesnil, lesqueb elle a envoyez, soufGsamment montez et armei, en
la guerre que le Roy fait mener et faire ou comte d'Armaignac ,
2S 1. 18 s. 8 d. t. (Miû 145S. Voy. aussi fol. 131 V.)
2. Louis, comte de Ventadour.
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[1^55] DE MATHIEU D'ESCOUCHT. 297
touttes mises en l'obeissaoce dudtt Roy Charles ,
et ledit d'Erminac contraint soy eo aler rendre en
ung aultre petit pays qu'il avoit sur les marches
d'Arragon '.
Chapitre cxxxiii.
D'ong champ qui fut fait en la ville de Vallen chiennes,
en Haynault, par deux championB non nobles.
Vray est que ung nommé Habiot Coquel , coustn-
rier , lors demeurant en la ville de Tournay , avoit
voullu avoir par cy devant une josne fille par mariage,
oultre le gré et consentement du père de ladicle fille;
et pour ce qu'il n'en [Jœult finer , par la résistance que
le père y baiUa , ledit Coquel conceut grant hainne
contre lui , et tellement que en briefz jours apprez fist
guet sur icellui père, et le rencontrant en ladlcte ville
de Tournay , assez prez du marche au poisson , et ilec
l'occit et mist à moi't ; pour lequel cas se absenta de
ladicte ville de Tournay , et se rendit en la ville de
Vallenchiennes, [en Haynnault,] où ilec print la l'ran-
1 . Son procès n'en fut pas moins instruit deux ans plus tard ; le
comte, sur la sommation du parlement, se décida à comparaître
en personne. Retenu prisonnier, il s'évada d'après le conseil de
son avocat d'office, Pierre Poignant (août 1459); le i:t mai 1460,
la cour le condamna à un bannissement perpétuel et confisqua
ses biens.
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»S CHRONIQUE [USS]
chise , pour ledit cas ; car à ce temps ladicte ville es-
toit previlleigée de pooir recevoir touttes gens qui
avoieot fait homicide, en laquelle estoit seurement^
quant ou lait de justice. Et , assez brief apprez qu'il
ot ainsy prins ladicte frauchise et qu'il cuidoit par
vertu d'icelle y demourer paisiblement, ung qui se
nommoit Jacotin Plouvier, qui estoit donourant en la-
dicte ville de Vallenchiennes, qui estoit parent au père
de ladicte fille et lequel ledit Coquel avoit ainsy oc-
cis, fut adverty que icellui Coquel s'estoit retrait en la-
dicte ville, et fist tant qu'il le trouva eu plainne rue ,
et lui dit ces mots : a Traistre , tu as faulssemeot et
H mauvaisemeut meurdry et tué mon parent; garde
K toy de raoy, car ains qu'il soit loDg temps je venge-
n ray sa mort. » Lesquelles paroles ledit Coquel souf-
frit sans soy plainte mouvoir : et incontinent qu'il peut
estre arrière dudit Jacotin, se tira en la maison de la
ville, où Ulec trouva les prevostz et jurez d'icelle, aus-
quelz leur dit et remonstra ces motz : a Je suis venu
te en ceste ville, où puis aaguères de temps ay prins
H la franchise d'icelle , afFîn d'estre k seurté de mon
K corps , pour la mort et occision que j'ay faicte en la
« personne de ; à laquelle franchise vous
a m'avez receu. Mais ce nonobstant, ung nommé Ja-
« ootin Plouvier est venu à moy bien felonneusemeot,
« et m'a dît que, combien que j'aye prins ladicte
K fi'anchisc , il vengera la morl dudit , en
« moy appellant traistre, aveuc pluseurs autres
« grandes injures. Sy vous requiers que de ce vous
« plaise moy conseitlier et estre en ayde, comme
n raison est, attendu que m'avez receu à ladicte fran-
K chise. »
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[lUtS] DE MATHIEC I>>ESQ01ICHT. SSfi
Sur lesquelles paroles lesdis prevost et jurez en-
voyèrent quérir ledit Jacotin^ qui estoit leur subgect,
et soubz maiii , ce qui fut fait; et incootinent qu'il fut
arrivé devant euU , lui fut dit par ledit prevost les pa-
roUes et doléances telles que avoit fait ledit Mabiot
Coquel , et qu'il regardast qu'il avoit dit et emprios de
faire ; car les parolles par lui proférées estoieut contre
les franchises de ladicte ville , se il estoit vray ce que
ledit Mahiot avoit rapporté. Â quoy ledit Jacotin dit
tout hault , en la présence desdis prevust et jurez, ces
mots ; « Messieurs , je dis et maintiens que faulsement
a et traictreusement Mahiot Coquel a meurdry et tué
(c mon parent, d'aguet et de fait apensé ' , sans cause
a raisonnable- » Sur quoy lui fut dit par lesdis pré-
vôt et jurez : « Regardez bien que vous dites; car
« sans faulte, se vous ne prouvez de vostre corps contre
a ledit Mahiot ce que maintenez , pour entretenir les
n libériez et franchises de ceste ville, nous ferons de
u vous faire justice, pour monstrer exemple à tous
K aullres ; et pour tant ferons icy venir en vostre pre-
« sence ledit Mahiot. » lequel incontinent on fîst en-
trer au lieu où lesdis prevost et jurez et Jacotin es-
toient. Et quant ledit Jacotin percheut icellui Mahiot ,
et qu'il vit que aultrement ne pooit eschapper , froi-
dement , à long trait et de longue pensée , jetta ung
petit de gaige* devant ledit Mahiot, disant de rechief
que faulsemenl et traictreusement il avoit tneurdry et
occis son parent, d'aguet et de fait appensé, sans cause
raisonnable, et que sur ceste querelle le combatteroit.
i. Gaet-apens.
t. Godefro; : Ud petit gage de baiaitie.
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300 CHRONIQUE [IfeSS]
Ausquelles parolles ledit Mahiot rendit response ,
pour ses excuses, les plus belles et gracieuses qu'il
peut, mais ce nonobstant se receut et leva ledit gaige.
Et ce fait, furent lesdictes parties tous deux fais pri-
sonniers de ladicte ville , et chascun d'eulx envoyé en
prison, c'est assavoir ledit Jacotin es prisons ordinaires
de la ville, et ledit Mahiot en une porte nommée la
porte Toumisienne, et à chascun d'eulx leur fut baillié
ung maistre, pour leur apprendre le tour de combattre.
Et pour ce que ledit Mahiot avoit prias ladicte fran-
chise , et aussy qu'il estoit deffendeur , lesdis prevost
et jurez firent paier et délivrer audit Mahiot toutte sa
despence, tant du maistre qui l'aprenoit, comme de
bouche , et en autre manière. Et en tant qu'il touchoit
ledit Plouvier, pour tant qu'il estoit subgect et manant
en ladicte ville, aussy appellant, luy laissèrent paier
sa despence. Et pendant le temps de leur emprison-
nement, qui fu par l'espace de x mois ou environ, fut
leur procès fait et débattu par lesdictes parties devant
lesdis prevost et jurez; et tellement y fut procédé,
que par sentence dedinitive fut par lesdis prevost et
jurez prononcé : qu'ilz combatteroient l'un contre
l'autre à oultraoce sur le marcbié de ladicte ville de
Vallencliiennes, à certain jour qui lors leur fut donuc ;
et par ladicte sentence fut ordonné : que chascun
d'eulx averoit les cheve.ux couppez tous jus', vestus
de petis pallelos, les manches venans jusques aux
coustez, et depuis lesdis coustez le remauant' estre
tout nud; et iceux palletos venans par dessoubz jus-
1. Ras.
2. Reste.
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[i&BS] DE MATmEU IVESCOUCHT. 301
ques ung petit plus bas que ne seroit UDg pourpoint
et une chausse, qui yroient jusques ung petit des*
soubz le genouil, et le résidu, aveuc les piez, demour-
roit nud; et ayant chascun en leur poiog ung baston
de mellier', de la longueur d'une aulne, ou ung pou
moins, bien nouteilleux, et en l'autre poing ave-
roient chascun ung escu de bois « lesdis bastons et es-
cus chascun d'une oieisme Tachon, grandeur et lon-
gueur, sauf qu'ilz pooient faire chascun sur son escu
telle painture de saints ou sainctes que bon leur sam-
bleroit. Et en cel estât, par vertu de ladicte sentence,
dévoient combattre l'un l'autre, tant que l'un demou-
rast mort sur la place, du moins qu'il fiist jette hors
des liches qui pour ce se feroient.
Laquelle sentence, ainsy prononcée , ala jusques à
la congooissance de Giarles de Bourgoingoe , comte
de Charolois, dont cy devant est faîcle mencion , qui
lors estoit lieutenant gênerai du duc Phelippe de Bour-
goingne , son père , en tous ses pays de Picardie , Ar-
tois, Flandres, Hollande, Zellande, Haynnault, Bra-
bant et Namur, pour tant qu'il estoit lors es voiages
des Allemaingnes , à intencion de estre à la conven -
cion qui se devolt tenir par l'empereur et les autres
princes , et pour faire résistance contre le Turcq et
les infidelles, dont cy devant vous ay fait mencion;
lequel , comme lieutenant de sondit jière , escripvit
et manda ausdis prevost et jurez que te jour assigne
ausdis campions fust prorogé à ung aultre jour , car
son intencion estoit de y estre; laquelle journée fut
prorogée, et mise à autre certain jour enlevant.
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302 CHROniQUB [lUlS]
Et quant ledit jour approdia que ledit champ se
devoit faire , de rechief rescrïpvit ledit comte ausdis
prevost et jurez aultre prorogacion , et ce fut fait par
pluseurs fois et diverses journées. Et me fut dît que
lesdictes prorogacions se faisoieut à la requeste de au*
CUDS graos seigneurs à qui lesdictes parties estoient
serviteurs, afiîn de trouver manière que pas ne fissent
ledit champ , et que on les mist d'accord; mais à ce
ne se volsirent consentir lesdis de Vallenchiennes ,
combien que par pluseurs fois en furent requis et
pressez. Mais ilz respondirrent que ce seroit contre
leurs previlleiges et franchises , que pas ne lairoient
perdre pour chose qui leur deust advenir. Et pour
mener à fin leur dicte sentence, aussy entretenir et
garder leurs previlleiges et franchises, firent pluseurs
voyages et ambaxades devers ledit comte de Charo-
lois , requérant qu'il leur laissast joyr de leurs dessus-
dis previlleiges , et que leur sentence peust sortir son
effet; lequel de Charolois ne leur volt ooques accor-
der , ne souffrir que ledit champ se fist.
Pendant le temps que telz voiages se faisoient , et
aussy leurs ambaxades , leur fut rapporté que ledit
duc de Bourgoingne retoumoît du voiage d'Alle-
maingne , dont cy devant est faicte mencion , et que
desjà estoit entre en sesdis pays de Bourgoingne ; sur
quoy conclurrent ensamble de envoyer aucuns dépu-
tez, de par eulx, devers lui ; car, à vous dire propre-
ment, icelle ville de Vallenchieunes estoit renommée,
de ce temps ylla ' , estre la plus riche ville de toutte la
comté de Haynnault; et ne leur chaloit de la despmoe
1. Sic dans le Ma. — Godefray : là.
byGoogIc
[l^SS] DE UATHIED D'ESCOUCHY. 303
mais qu'ilz peusaent mener à fm leur ÏDtencioD. Sy
fut mise sus ladicte ambaxade , au desceu dudit comte
de Charolois; et allèrent Jusques èsdis pays de Bour-
goiogne, où illec trouvèreot le duc, auquel trouvèrent
fachoD d'avoir audiaoce. £t quant furent devant lui,
par bonne manière lui remonstrèrent les choses de-
vant dictes , et oultre, comment il avoit promis et juré
les laisser joyr de leurs previUeiges et fraochisses ;
aussy comment la question de ceste matière avoit
cousté grant somme de deniers à ladicte ville, et que
son plaisir fust que, selon leurs dis previleiges, ilz
peussent faire acomplir ledit champ , selon la teneur
de leur dicte sentence. Et quant ledit duc eut oy leur
intencion et ce pour quoy estoient allez devers lui, ne
trouvèrent aultre responce , que il leur dit : que brief
se trouveroit en son pays d'Artois , et que lui ilec re-
tourné, leur feroit tout ce qu'il appartenroit; et, sans
aultre responce avoir, retournèrent en ladicte ville de
Vallenchiennes. Et en certain temps apprez, icellui
duc retourna en sa ville de Lille et d'illec ala en sa
ville de Bruges , ouquel lieu iceutx de Vallenchiennes
envoyèrent encores de rechief une autre ambaxade,
aiBn de savoir sur ce la bonne voUenté et plaisir du-
dit duc leur seigneur; ausquelz fut ordonné pron^er
le jour qu'ilz avoient assigné ausdis champions au
mardy xx* jour de may eusievant , auquel jour son
intencion estoit y estre en personne, car il devoitaler
en sa ville de Louvain en Brabant; et en son chemin
se tenroit par ladicte ville de VaUenchiennes, et audit
jour passeroit par icelle.
De ceste responce furent lesdis ambaxadeurs moult
joyeux, et en firent leur rapport devers ceulx d'icelle
byGoogIc
30k CHRONIQUE [14S8J
ville, qui pareillement en furent moult joieux. Et à
toutte dilligence firent faire les preparacioDs servans
à faire ledit champ, qui se 6st sur le marché de ladicte
ville , en une lice creuse , qui esLoit de soixante piez
en rondeur, et bailles ' de bois doubles , tout entour
et à l'environ desdictes lices ; lesquelles doubles bailles
estoieut faictes pour j mettre gens ordonnez par la-
dicte ville à garder lesdis championg, et especialle-
ment cellui qui seroit victorieux. Sy se parti ledit duc
d'icelle ville de Bruges, et, tirant son chemin audit
LouvaÎD, passa par ladicte ville de, Vallenchiennes ,
où il fut ladicte journée. Et sa personne estoit en la
maison de ladicte ville, à l'endroit desdictes lices, ès-
quelles furent amenez lesdis champions , chascun ainsy
habilliez que dit vous ay cy devant. Et apprez que on
eut ordonné que chascun d'eulx fist son devoir, chas-
cun tenant son baston d'une main et de l'autre son
escu , marchèrent l'un contre l'autre , où ilz frappèrent
pluseurs horions desdis bastons , l'un sur l'autre; et
combien que ledit Mahtot estoit homme de petitte
corpulence et ledit Jacotin fort et membre, oeant-
maius icellui Mahiot se deffeudoit assez bien et vail-
lamment, et blechia ledit Jacotin sur la teste; car
pour sa petitte stature, avoit, du bout de sou pavais,
jette du sablon contre les yeux dudit JacolÎD , par quoy
le cuidoit grever. Mais quant ledit Jacotin se sentit
ainsy attaint dudit sablon, il marcha auprez dudit
Mahiot, et le print a brache de corps , et tellement
qu'il le rua par terre soubz lui , où il lui fit graut mar-
tire; et à la vérité, c'est chose abominable de le re-
byGooglc
[t4!(B] D£ MATHIEU D'ESCOtJCHY. 303
corder, et sambloit à pluseurs y estans, que c'estoît
[ faire contre] nostre Foy; car de ses maias et ongles
lui creva tes deux yeux de la teste et fîst saillir dehors.
Atcuc, lui estant sur son estomach à genoux , lui creva
le cœur, et l'estrangla de ses mains, et puis le jetta
hors desdictes lices. Et combien que ledit Mahiot , en
ce martire , cria pluseurs fois avoir confession, neant-
moins n'en peut onques iiner * ; et en cel estât, fut,
par le bourrel de ladicte ville, trainé et mené à la jus-
tice *, lequel rendit l'esprit ainchois qu'il y venist , et
en ce point fut pendu *.
En ceste ann^e cinquante cinq, droit le jour de
l'Ascension , arrivèrent en la ville de LJlIe six Turcqz
que le duc d'Albanie* avoit prins sur les Turcqz, les-
quelz il envoya en présent au duc de Bourgoingne ,
qui ordonna les garder; dont il fut moult joyeux , et
en sceut gré audit duc.
1. Obtenir.
S. Godefroy : M. à la Toirie.
3. Cf. Olivier de la Marche, I. I, eh. xxxii. — C'est, pa^aî^-il,
la dernière Tois que de pareils combats aient été tolérés. Voir sur
celle barbare coutume un article de M. le Glay : Notice sur les
diièls jttditiaires âaitt le nord de la France, dans les Archives de
M. Arthur DinauK, 1" série, t. I, p. 7It-8B. Voir aussi, sur les
combats judiciaires entre vilains, le Ms Batuze 6993 *, dont M. Ga-
ohard a reproduit un passage dans son édition de M. de Barante,
t. II, p. 132.
k. Georges Castriot, connu sous le nom de Scanderbeg, prince
d'Albanie.
byGoogIc
[i455]
CHAPITRE CXXXIY.
Comment, par soubtilz moieag, le seigneur de Cro; trouva
maDÎère de faire avoir ea mariage à Phelippe, son filz
aîsné, la fille aisnée du comte de Saînt-Pol.
En icellui temps, ADlboinne, seigneur deCroy,
qui de long temps avoit esté tousjours premier cham-
belan dudit duc de Boui^oingne, qui l'avoit fort en
grâce , par lesquelz moieos avoit graut auctorité dans
tous les pays d'icellui duc, avoit ung filz nommé Phe-
lippe, qui estoit son filz aisné, se advisa que Loys de
Luxembourg , comte de Saiut-Pol , avoit une trèsgente
damoiselle à fiUe , qui estoit sa Bile aisnée ' ; et lui
sambla que , s'il pooit trouver manière de faire l'a-
liance de sondit filz à ladicte damoiselle, en temps à
venir ce seroit pour grandement eslever sa maison et
exhaulser la generacion de Croy. Si qui&t* tous les
moiens qu'il pœult devers ledit comte de Saint-Pol ,
afBu de venir ou traictié de mariage de sondit filz et
de ladicte damoiselle; toutesfois, quelque moien qu'il
y trouvast, icellui comte ne s'y volu condescendre. Et
à la vérité aussy, il y avoit bien raison, pour ce que la-
dicte damoiselle estoit saillie de ai noble lieu comme des
4 . Jacqueline de Luxembourg.
5. Cherc-ba.
byGoogIc
|14SS] DE MATHIEU D'ESCOXJCHT. 307
fleurs de lys , car sa mère fut fîlle du comte de Marie,
et ledit de Croy n'estoit saîlly que de simple banière.
Et quant ledit de Croy congnut que ledit comte de
SaiDt-Pol ne se voloit à ce acorder, trouva les moieas
devers ledit duc son maistre, soubz autres coulleurs
qu'il print , que touttes' les terres et revenus que icel-
lui comte de Saiot-Pol avoit es pays et seignouries du-
dit duc son maistre furent touttes mises en ses mains,
et en chascune place gens commis de par lui. Et entre
ses coulleurs, dit audit duc que le comte de Saint-Pol
avoit grandement ofTencë devers lui , en tant qu'il avoit
marié une de ses sœurs ' à Charles d'Anjou, comte du
Maine, et, qui pis estoit, lui avoit baillié, aveucsa-
dicte sœur , sa ville , chastel et comté de Guise , et
tout sans congié et licence de lui ; que Taire ne pooît
de raison, attendu qu'il estoit son vassal et subgect, à
cause de pluseurs seigneuries , et que en temps adve-
nir les pays et seignouries de Haynnault , ?4amur et
autres , ausquelz ladicte ville et chastel de Guise es-
(oieut marchissans *, en porroient grandement pis va-
loir; et ce disoit audit duc pour le plus enflamber
contre ledit comte de Saint-PoI. Et par ces moieus et
aultres, icetlui comte Tut long temps qu'il ne pooit
estre oy, ne ravoir sesdictes terres et seignouries en ea
main , qui lui tourna à grant préjudice et dommaige.
Et ce nonobstant, si rendoit chascun jour painne
ledit seigneur de Croy, envers ledit duc son maistre ,
de esloigner icellui comte de lui et sa personne; telle-
ment y laboura que, ainchois qu'il peust avoir sa paix
1, Isabelle de Luxembourg.
3. Limitrophei.
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308 CHaONIQUE [IbSS]
devers ledit duc ne ravoir sesdictes terres en sa main,
il convint que ledit comte de Saint-Pol accorda audit
duc l'alliance du mariage de sadicte fille au filz dudît
de Croy, et Turent lesdictes fiançailles faictes sur cer-
taines et grandes paines de repentizes '. Lesquelles
cboses icellui comte de Saint-Pol ne faisoit pas iiberal-
lement ny de bon cœur ; mais à ceste heure ne pooit
faire autrement. Et convint qu'il bailla sadicte Bile ,
pour ce qu'elle estoit encore josne d'âge, à la dame de
Croy*, femme dudtt seigneur, a(Hn de elle apprendre
et endoctriner; laquelle y fut longue espace de temps.
£t tout ce que on lui pooit complaire en l'bostel du-
dit seigneur de Croy, on lui faisoit, afBn de l'induirre
au parfait du mariage. Et fut menée en la ville de
Luxemboui^ , de laquelle ledit de Croy estoit gouvre-
neur pour ledit duc.
£t en ceste année mil cccc cinquante cinq, ledit sei-
gneur de Croy , sachant véritablement que ledit comte
de Saint-Pol ne ses autres enfans n'estoient aucune-
ment content du parfait d'icellui marine, se disposa
de prendre jour pour, les faire espouser ; lequel jour
fist savoir audit comte de Saint-Pol et autre» ses en-
fans , a(Bn que se leur plaisir estoit y estre , il en seroit
bienjoieux. Lesquelles nouvelles venues à sa congnois-
sance, fut moult desplaisant, et envoya devers le sei-
gneur de Croy présenter et offrir de paier les sommes
d'ai^nt qui avoient esté dictes , ou traictié dudit ma-
riage , [devoir estre paiez par cellui ] qui de ce se re>
1. Bepentize, repentaiUe. ■ Dédit, peine stipulée dans un mar-
ché ou un contrat contre celui des contractants qui voudrait s'en
dédire. ■ Glou. franc, tiré de du Gange.
S. Marguerite de Lorraine, dame d'Arschot.
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[lUtiTI DE MATHIED lySSCOUCHT. 309
pentiroit; leaqueUes oflres ledit de Croy ne volt ac-
cepter ; et aussy avoit tellement induit ladicte damoi-
selle, quiestoitjosne, comme dit est, que elle dit que
le marché lui plaisoît bleu.
Et quant ledit comte sceut les respoDces dudit de
Croy , et que le jour approchoit que lesdictes espou-
sailles se dévoient Taire , mist sus une grosse armée ,
et en Bst chiefson Blz aisné, que on nommait lors Jehan
Monseigneur, et qui de droit estoit, par la succession
de madame sa mère, comte de Marie, et les envoia à
intencioD de aler en ladicte ville de Luseraboui^ ra-
voir et reprendre sa sœur. Mais quant ledit de Croy *
fut adverty de la venue dudit Jehan Monseigneur,
Bst monter [ aussitost à cheval ] deux chevalliers de
son hostel , c'est assavoir le seigneur de Reubempré
et le seigneur de MaingarivaP, qui estoient ses deux
□epveux*, et, aveuc ung homme de son conseil, les
envoya au devant dudit Jehan Monseigneur , pour lui
dire et dedairier que , s'il venoit audit Luxemboui^
pour estre aux nopces de sa soeur, il fust ly très bien
venu, et s'il y venoit pour autre chose faire, lui sei-
gnifibient que pas n'entremit en la ville. Et quant
lesdis chevalliers et hommes de conseil eurent receu
leur charge de ainsy parler , partirent dudit Luxem-
bourg , et firent tant qu'ilz rencontrèrent ledit Jehan
Monseigneur et son armée ; auquel dirent, par la meil-
1 . Le manuscrit met par erreur : ledit comte.
3. Godefroy : Maingauvai. — Antoine de Lannoy, seigneur de
Uaingoval.
3, Antoine n, fils d'Antoine I, seigoeurdeRnbempré, etde Jac-
qaeline de Croy ; et Antoine de Lannoy, fils de Jean I, seigneur
do IjinDOy, et de Jeanne de Croy.
byGoogIc
SfO CHRONIQUE [U&8]
leure manière qu'ilz peurent, la chai^ qu'ilz avoient
dudit seigneur de Croy. Desquelles paroles ledit ]ehan
Monseigneur ne fut pas content, et retourna en sa
place de Chasteller devers ledit comte son père , sans
aultre chose avoir peu beaoingnier; de quoy fut moult
despLaisant. Et uonobstant touttes ces choses ain^
faicles, ledit seigneur de Cro; les fist espouser et faire
les nopces le plus solempnellement qu'il peut ; et fut
illec ledit mariage consommé.
CHAPITRE CÎXXV.
Comment l'archeresqae de Reins tint consille toudiant
les gens d'£gliae.
En ceste meisme année , environ l'issue de juing ,
l'archevesque de Reins * fïst savoir à tous les prelatz ,
colleiges et chappitres estans soubz son archevesché ,
qu'ilz fussent tous, à ung certain jour qui leur fist as-
signer, en la ville de Soissons ', ou procureurs pour
eulx f et que ilec voloit faire ung consille touchant le
fait des gens d'Eglise. A laquelle journée , y ot grant
multitude desdis gens d'Eglise. Auquel consille fiirent
1. Jean Joavenel desUrsins.
S. On trouve dans YHUtoire de Beims, de Harlot (t. IT, p. 20^),
une leUre da 4 féyrier 1 455 , par laquelle ChaHet TU remercie
l'archevêque de l'avoir consulté sor la tenne d'un candie provin-
cial, et l'antoiïse à le tenir ea tel lieu qu'il lui o
byGoogIc
[1400] DE MATHIEU D'ESCOUCHT. 311
bis pluseurs appoinctemem et status ; et entre les au-
tres, fat coDclud et délibéré que , de là en avant, nulz
[Hvbstres ne tenroient aveuc eutx plus nulles mes-
chines , sous paine de condscacion de leurs beneBees,
et estre pugnis à ladiscrecion dudit archevesque ; dont
pluseurs desdis gens d'Eglise furent mal contens, et
y ot grant murmure par tout l'archeveschè et les pays
d'environ. Alais, quelque chose qui en fust appoioctié,
neantmoins ne se tint ledit appoinctement guères de
temps; et fist chascun comme il avoît accoustumé *.
CHAPITRE CXXXVI.
De l'ambazade que te duc de Bourgoingne envoya derera
le Roy pour son voîage en Turquie.
Ou mois de juillet de cest an cinquante cinq, le duc
de Bourgoingne mist sus une très grosse ambaxade,
comme deinànncenscfaevaulx, pour aler devers le Roy
Charles, qui lors se tenoit «ur les marches de Berry.
Sy furent chiefz d'icelle ambaxade, le seigneur d'An-
thune, son chanceillîer, et te seigneur de Croy ', qui
1. Toy. laCoaeetlondesCorKite.tdeEarâown, t. IX, col. 1361
et suivantes.
2. Il ressort des iDstrnctioDs données par Charles TII à Jean le
Boursier, seigneur d'Estemay, et à Jean, seigneur d'Amancier
(février et 6 mars 1 1kSH) que le duc avait envoyé Simon de La-
lain en décembre 1494, pour faire connaître an Rui le résultat des
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312 ICRRORIQUE [14SS]
iureot acompaiugniez de pluseurs chevalliers et es-
cuiers, en bon estât ; et leur fut eochar^é, de par icellui
duc, de supplier au Roy qu'il lui pleust prendre en sa
garde tous ses pays, durant le temps de son absence
qui seroit en son voiage de Turquie , pour acomplîr
le veu qu'il avoit feit, dont cy devant est faicte men-
cioD; en oultre, que son plaisir fust lui bailtier la
banière de France , aveuc gens et argent pour fur-
nir ledit voiage; et, aveuc, que à ce faire lui pleust
mettre son consentement. Lesquelz ambaïadeurs, ap-
prez qu'ilz eurent lesdictes chaires, se partirrent de
icellui duc, et tindrent leur cbemin à intencioo de
trouver ledit Roy Charles. Et tant cheminèrent, qu'ilz
le trouvèrent en une ville nommée" Bourges en Berry ,
où ilec furent logiez honnourablement par les four-
riers du Roy.
Et sy y trouvèrent le duc d'Orléans, qui avoit es-
pousè la niepce dudit duc de Boui^oingne , lequel les
receut grandement et honnourablement ; et d'illec les
mena à une place assez prez nommée le Bois sur la
Mer ', où te Roy lors se tenoit , et iceulx ambaxadeurs
présenta au Roy , et euh estans à genoux lui tirent la
assemblées de RatUboime et de Francfort, et lui exprimer le désir
qu'il avait de s'employer pour la croisade. (D. Plancher, t. IV,
preuves, p. ccsvi et ccxtu. ) Les ambassadeurs de Charles VII
étaient de retour à Bourges le 27 mai (annotation au dos de la
lettre du chancelier Holin au Roi du 16 avril. H&. Baluze QGIS",
f. 33}. Nicolas Rolio et Antoine de Cmj vinrent en ambassade,
comme le dit Mathieu d'Esconchy, vers la fia de juillet. Mais
il n'est nullement fait mention dans la longue réponse qui leur fut
donnée k Bourges , en août, des points indiqués ici. (D. Plancher,
t, IV, preuves, p. ccxix.)
1. Bob-Sire-Amé.
byGoogIc
[14BS] DE MATHIEU D'ESCOtJCHT. 31S
révérence. Lesquelz il fist lever ÎDContinent, et les re-
ceut à très grantjoye; et assez tost apprez , le Roy,
aveuc le duc d'Orieans et lesdis ambaxadeurs, se re-
traireDt , et aucuns des gens de l'estroit conseil du Roy,
en une petitte chambre, où illec furent à pou de gens;
en laquelle iceulx ambaxadeurs dirent et declairèrent
au Roy la charge qu'ilz avoient de leur ambaxade,
qui contenoit en efTet les choses dessusdictes. Et ap-
prez que le Roy les eut oy , respondi de sa personne ,
que, se ledit duc voloit baillier et remettre en ses mains
ses villes engaigées dessus la rivière de Somme, comme
Monstreuil, Âbbeville , Amiens, Saint-Quentin et autres
villes sur icelle , et lui envoyer son fîlz , le comte de
Cbarolois, en son hostel, durant son absence, il lui
lairroit joyr de tous les proufHs desdictes villes et
seignouries, et s'acquicteroit de garder son Blz , en-
samble de ses autres pays, comme il vouldroit faire
des siens propres. Et en tant qu'il touchoit ladicte
banière , ne gens ne argent , n'estoit pas délibéré à
ce faire , pour tant que tousjours estoit sur sa garde
de ses anciens enuemis d'Engleterre. Et pour ceste
heure n'y eut autre chose accepté ny conclud, sy
non qu'ilz prindrent jour de retourner vers ledit duc
de fioui^oingne, leur seigneur, et sur ce retourner
vers lui.
Et apprez qu'ilz eurent esté assez longue espace ou
pays , et que de tous costez ilz eurent esté festoiez , ilz
prinrent congié du Roy , lequel envoya paier tout au
long tout ce que lesdis ambaxadeurs et ceulx de leur
compaiognie avoient despendu en ladicte ville de
Bourges , eulx estans illec. Et d'illec le duc d'Orléans,
la ducesse sa femme, le comte d'Angoulesme; frère
byGoogIc
314 CHHONIQUE [1W5]
dudit duc d'Orléans , et la comtesse sa fanme *, retour-
Dèrent, aveuc lesdis ambaxadeurs, par les pays d'iceulz
seigneurs , où en chascune place les festoièrent gran-
dement et honnourablement. Et ainsy retounièrent
devers ledit duc de Bourgoingne, sans pour ceste
heure avoir autre chose besoingni^.
CHAPITRE CXXXVII.
De la reagnacioQ que fist l'evesque de liège de son
eresché.
Ed ceste aanée , environ la Saint-Andrieu , l'evesque
de Li^ f coDsiderant qu'il avoît devocion de quic-
tier le monde et soy mettre et retirer en ung lieu so-
litaire , aussy pour le bien des subgectz et du pays ,
comme il lui sambloit, et pour aveuc ce complaire à
pluseurs grans seigneurs , resigna ladicte evesché ou
prouflit de Pierre Monseigneur , filz au duc de Bour-
bon % qui avoit espousë la sœur au duc de Bourgoin- '
gne, par lequel moien estoit son propre nepveu. Et
quant ces nouvelles furent espandues par le pays de
1 . Marguerite de Rohan.
2. Il s'agit ici oon pas de Pierre de Bourboa, sire de Beaujeu,
mais de Louis de Bourbon, C'est par erreur que le P. Anselme
place ce dernier après Pierre, dans l'ordre de primogéniture. Voy,
one note de M. £d. Gamier dans l'ouvrage intitulé : Louit de
Bottrion, ^tr^ue et prince de Ziége (Paris, 1860), p. 1.
byGoogIc
HkSS] DE HATHŒU D*ESCOUCHT. 3iS
Liège , les Liëgois en graat nombre furent moult es-
mervàlliez , et de prime face n'en furent pas contens.
Si se traireot devers leur dit evesque , et lui deman-
dèrent pour quof il &îsoit ladicte resi^iacion , en de-
mandant s'il le faisoit par crainte ou constraincte de
quelque seigneur que ce fîist. A quoy il leur fîst res-
pODce : qu'il ne le faisoit pas pour crainte quelconque,
mais de sa franche et liberalle voulenté, disant que
c'estoit pour le bien d'eulz et de tout le pays , et que
meilleur seigneur ne leur pooit baillier que lui , pour
eulz garder et defièndre envers tous et encontre tous,
remonstrant la prouchûneté de lîgnaige qu'il avoit au-
dit duc de Boui^oingne , comment il estoit frère de la
comtesse de Cbarolois , et meisme que le comte de
Clermont, son &ère , avoit espousé une des Biles de
France. Tellement les exhorta, que chascun d'eulx se
consentit à ladicte resignacion.
CHAPITRE CXXXVIII.
De l'evesché du Trec.
Pendant le temps de la resignacion d'icelle evesché
de Liège , trespassa l'evesque de Trec ' en Allemaingne.
Et pour en avoir la dignité et estre evesque , fut par
ceux du chappitre de l'église, meisme par tes gens de
byGoogIc
3j6 GBROHnQDE [lUtS]
la ville et du pays, esleu Guillebert de Brederode,
□oble homme et graat seigneur es pays de Hollande
et de Zellande; mais pour tant ne fut onque& mis en
possession, car David de Bourgoingne, Glz inlegitime
dudit duc de Bourgoingne ', avoit obtenu bulles de
Dostre dit saint Père le Pape, pour parvenir à ladicte
dignité. Lequel, soubz la fondacion d'icelles bulles,
vœult prendre et avoir la possession ; mais icellui de
Brederode , meisme ceulx du pays , y mirrent et bail-
lièrent opposicion et contredit*. Et à ceste cause se
esmeut ou pays une très grosse guerre; car audit eves-
ché on ne voloit obéir ledit David. Et pour ce , 6st le-
dit duc de Boui^oiogoe une grosse assamblée de gens
de guerre, qu'il manda en ses pays de Picardie, Flan-
dres , Brabaot , Hayunault et autres pays ', jusques au
1. Il l'avait eu de Colette de Bosqiûe).
i. Le but de cette opposition était uniquement de renverser
les Cabiliaux, l'une des factions rivales dlTtrecht favorable à la
domination bourguignonne, au profit des Hoecks, qui j étaient
bostites. Le duc, qui sentait l'importance de maintenir son in-
fluence dans la ville, employa toute son activité pour y parvenir.
Il sut d'abord détacher les hauts Frisons de leur alliance avec les
Hoecks ; puis il employa la voie des armes, mais plutôt coipme
une menace que dans l'intention arrêtée d'en venir à une lutte
ouverte. De son camp d'Ysselstein, il entama des négociations qui,
appuyées par des forces aussi imposantes, aboutirent à la soumis-
sion de la faction ennemie. — Ces détails, qui recti&ent et complè-
tent le récit du chroniqueur, sont empruntés à l'analyse d'un
fragment inédit de Chastellain, par le général Renard. (Nouvellei
observations historiques à propos du quatrième oolame inédit de la
grande Chronique de Georges Chastellain. Bruxelles, 1843 i bro-
chure in-8, p. 19 et suivantes.)
3. Dans une lettre adressée à la ville de Hons au mob de juin
14S6, le comte de Charolais demandait qu'on lui prêtât le |dusf nmd
nombre de tentes et de pavillons qu'on pourrait, pour l'expéditioD
byGoogIc
[14S6] DE MATHIEU D'ESCOUGHT. 317
□ombre de xx mille combaltans ou environ , et les Bst
tirer par ses pays de Hollande et Zellande, et entrer
es pays de ladicte evesché. Et quant ledit de Brede-
rode congnut que c'estoit la destruction totalle dudît
evesché et des terres de l'église , trouva manière et
moyen de appaiser la chose, et fut content soy dépor-
ter. Et pour récompense lui fut baiUië la prevoslë de
Saiot-Donas de Bruges , qui est belle et proufBtable
dignité , avœuc une certaine pension sa vie durant ,
sur tes deniers de ladicte evescbé'. Et ainsj la chose
cessa ; et fut ledit David receu evesque , et fîst son en-
trée en ladicte ville du Trec , où il fut obéy ; mais au-
cunes autres bonnes villes de ladicte evescbé n'en vou-
lurent estre contens, et^e voulurent obéir long temps;
qui depuis leur tourna à grant dommaige et desplaisir,
car ledit duc les contraignit par siège et par puis-
sance d'armes, tellement qu'ilz obéirent ledit David.
En ce meisme temps, nostre dit saint Père le Pape
contre Utrecht ; dans une autre lettre de* premiers jour» de juil-
1er, le dac requérail l'enroi de six conlevriniers et de canonniers
avec leurs aides. Deuxième regittre aux rétolations du conseil de
Pille de Mons. — D'un antre càté, on a une lettre du duc du
14 juillet aux habitants de Malinea, leur demandant de lui prêter
quatre tentes pour son expédition. Original aux archÎTes de
Blalines. (Gachard, édition de M. de Baranle, t. II, p. 134.) —
Enfin les habitants de Bruxelles envoyèrent au duc , sur sa de-
mande, cinq maîtres canonniers, cinq coulevriniers ou arquebu-
siers et dnq valets ; les métiers fournirent aussi leur contingent :
les baitiien entre autres firent de grands frais pour leurs tentes et
autres objets d'équipement, Risloire de Ut ville de Bruxelles,
par MU. Henné et Wautera, t. I, p. 256.
1 . 2000 Sorins du Rhin, et de plus la charge de gouverneur et
de conseiller de David. — Le général Renard, d'après Chaslel-
byGooglc
318 CHROMQUE [14Sft]
et le Roy d'Arragoa envoyèrent devers ledit duc de
Bourgoingne, qui se tenoit eu son pays de Hollande,
en une ville nommée La Haye , une grosse ambaxade
et une croisie , pour aler sur les Turcqz et infidellea
de nostre Foy, lesquelz ambaxadeurs, pour le bien de
la chose , n'y prouffitèreot guères.
CHAPITRE CXXXIX.
De la prise de Jehan , duc d'Allencbon.
Au commencement de cest an mil cccc cinquante
six, fut grant renommée ou* Royatme de France, et
especialement sur les marches de Bretaingne et de Nor-
mendie , que Jehan , duc d'Allencbon, esloit mal con-
tent de ce que ledit duc de Bretaingne tenoit la ville
de Fougières , dont cy devant est faicte plus plalnne
mencion, laquelle il disoit à lui appartenir, comme
de son propre heritaige. Et pour icelle ravoir , avoit
pluseurs fois requis le Roy Charles , afHn de lui' en
faire raison ; mais pour ce que on n'y besoingnoit pas à
sa voulenté, se troubla en soy meisme, et aussy pour
ce que quant il alloit à l'hostet du Roy, il n'estoit pas
receu ni oy comme il lui sambtoit qu'il devoit estre ,
attendu qu'il estoit saiUy de la couronne , si prochain
que chascun pooit savoir.
I . Le manuKrit met : ou gnnt Royalme.
byGoogIc
[1bS6] DE HATHIEtI D'ESCOUCHT. 319
Et à ceste cause, comme mal meu et consetUié de
gens de meschant estât , dont aucunes fois les princes
se trouvent en grant déshonneur et dommaige , trouva
manière d'avoir alliance aveuc le Roy Henry d'Engle-
terre, qui long temps et ses prédécesseurs, ont esté
renommez ennemis dudit Roy Charles de France et
de ses prédécesseurs, et par lesdictes alliances dé-
voient lesdis Anglois descendre audit Royalme par au-
cunes marches appartenaus audit duc d'Alleocfaon, et
lesquelles il devoit baillîer et mettre en leurs mains;
et de ce furent trouvées lettres signées de la main d'i-
ceUui duc d'ÂlIeochon , lesquelles furent présentées
au Roy Charles. Et quant il congnutla grant faulte
qui estoit audit duc d'AlIenchon , fut moult desplai-
sant et en parla pluseurs fois à aucuns de son privé
conseil , et disoit qu'il vivoit desplaisamment quant il
falloit qu'il se gardast de ceuk en qui il se devoit fier,
meisme de ceulx de son sanc. Et Onablement, pour
obvier à l'eotreprinse dudit d'Allenchon, par grant
et meure deliberacion de son estroit conseil, conclud
de faire prendre ledit d'Allenchon, et touttes ses pla-
ces, vDles, chasteaux et foriresses, aveuc tous ses biens
mettre en sa main. Et pendant ladicte conclusion,
ledit d'Allenchon estoit hors de sa ducbié et de ses
pays ; et pour lors s' estoit tiré hors desdictes marches,
afEÏD que, quant lesdis Anglois entreroient en sesdictes
places, que il peust dire qu'il n'en pooit mais et qu'il
estoit absent; et se tira d'icellui temps en la ville de
Paris, en laquelle fut aucuns jours*. Et ce venu à la
1. U était arrivé dans le conrant d'avril; il se logea d'abord
■ i l'Oors, k la porte fiandet [ > pais il quitta ce logis pour aller
byGoogIc
3S0 CHRONIQUE [1bS6]
coDgnoissance dudit Roy, et qu'il fut plaÏDement iu-
fourmé dudit cas, ordonna le comle de Dunois, bas-
tard d'Orléans, aler audit Paris, pour icellui d'ÂlIen-
cboD faire et constituer prisonnier, comme dît est, et
aveuc lui le seigneur de Moy, bailli de Veimandois,
et certain nombre de gens de guerre; pour furair
ladicte priose.
Et environ le jour du saint Sacrement de cest an ',
icellui comte de Dunois arriva en ladicte ville de Paris, .
et fîst demourer aux. cbamps ledit bailli de Vermao-
dois, et aTeuc lui xt, lanches et les arcbiers qui, à
l'heure que leur avoit ordonné ledit d'Orléans, se dé-
voient trouver au dehors et assez prez de la porte
Saint-Ânthoinne , sur le chemin de Nelun. Et quant
ledit d'Orléans fut arrivé en ladicte ville de Paris, et
qu'il sceut où estoit logié ledit d'Âll^ichon , manda le
prevost de Paris' et aucuns autres officiers du Roy,
ausquelz dit et declaira sa charge; et leur Est com-
mandement, de par le Roy son souverain seigneur,
de estre prestz et le secourir se icellui d'AllencboD
voulloit faire aucune désobéissance; aussy que incon-
tinent tous ses gens fussent prins et saisis. Et leur de-
claira que la chose fut tenue en secret jusques à ce
qu'il averoit furui son exploit, car se autrement estoit
(ait, et qu'il faillist à sadicte emprinse, il se deschar-
geroit sur eulx devers le Roy. Sur lesquels parolleset
commandement, chascun desdis officiers dit qu'il se
acquicteroit. Et quant ledit d'Orléans fut adcertené de
demeurer en l'hitel de l'Étoile, devant l'hôtel de l'Ours. Pnxés
JUs., Saint-Germain français, 574, f. 3, 10 et 3S.
1. La Féie-Dieu tomba le 27 maienl^SS.
S. Robert d'&Mouteville.
byGoogIc
\ikSS] DE MATHIEU D'ESCOUGHT. 3»
la Touleuté desdis ofBciers, tira à l'hoatel dudit duc
d'Àllencbon *, droit ledit jour du Sacrement, et eovi-
roD jia heures apprez midy, lui ala faire révérence.
Lequel d'AllenchoD , sans so; doubter aucunemeiit,
lui fîst grant recepcion et honfiourable; et apprez
qu'il ot UDg petit devisé aveuc lui, et qu'il peut savoir
que ses gens, tant de dehors comme dedens, estoient
prez de lui, dit ces mes : a Monseigneur, pardoonez-
u moi, le Roy m'a envoyé devers vous et baillié charge
0 de vous faire son prisonnier; ne sçay proprement
K les causes pour quoy. » £t pour à lui obéir, en lui
mettant la main sur l'espaulle, lui dit de recfaief : « Je
a VOUS fais prisonnier du Roy. » À laquelle parolle ledit
d'ÀllenchoD monslra manière d'estre bien desplaisant,
et non sans cause; et vit lors grant nombre de gens
dudit d'Orléans entrer, tant en son hostel comme en
sa chambre, et congneut bien qu'il failloit qu'il obëist.
Et ce fait, pour double de la murmure qui s'en
pooit ensievyr en ladicte ville, lui dit : « Monseigneur,
■ sans icy plus faire séjour, il faut partir de ceste ville,
o et prestement raonler à cheval. » A quoy ledit d'Al-
lenchon lui dit qu'il estoit bien illec, et que jà n'estoit
besoing de le transporter hors de la ville. Ce non-
obstant, fist tirettes chevauU dudit d'ÂlIenchon , et
aucims de ses serviteurs, telz qu'il volut avoir, et les
fist monter à cheval, et, sans long séjour, les mena
hors de ladicte ville, et par la porte Saint-Aothoinne,
où assez prez trouvèrent le bailly de Vermandois et
les XL lanches, dont dessus est faicte mencion. Et
quant ledit d'Allenchoo les perchent de loing, de-
i . Voj. 1b note ci-deuus.
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SM CHRONIQUE [14S6]
manda quelles gens c'estoieot, et s'il avoit garde de sa
vie; lequel d'Orléans luîrespondi que c'estoient les gens
du Roy, et qu'il n'avoit garde d'eulx, mais venoient
pour le mener devers le Roy. Et eu cest estât, tirrèreut
ce jour jusques à Melun, où il fut par aucuns jours.
Et incontinent que le Roy fut adcertené de ladicte
prinse, envoya audit lieu aucuns depputez de par lui,
pour inlerroguier ledit d'Alleiichon sur les rapports
qui lui avoient esté fais, qui de ce firent grandement
leur devoir; mais de ce ne voulut faire aucunes res-
ponces, sy non quant il les eut oy, il leur dit : que
quant il se trouveroit devers le Roy, qu'il ne lui cel-
leroit riens, et qu'il savoit qu'il lui avoit baillié le bout,
disant qu'il ne failloit point doubter qu'il fust Anglois,
car onques ne l'avoit esté, ne avoit voulenté de l'estre ;
mais beaucoup tuidesplaisoit des manières que le Roy
tenoit contre lui et ceulx de son sang; car quant ilz
venoient devers lui, il esloit nn ou vi jours aincbois
qu'ilz peussent avoir audiance de parler, et ne tenoit
entour luy que ung nombre de meschans gens et de
mescbant estât, issus de petitte lignée, qui à présent
le gouvrenoient.
Et telles parotles, ou en substance, disoit ledit duc
d'Allenchon. Et quant le Roy fut de^ adverty, manda
le faire tirer devers lui; et lui fut ordonné, pour son
estât, viti personnes de ses gens, et non plus. Et en ce
point, par ledit bailli de Vermandois, aveuc lesdictes
gens de guerre, et soubz sa garde, fut mené devers le
Roy, qui lors estoit ou pays de Bourbonnois, en ung
chasiel nommé la Nonnette', oii il se tenoit lors.
t. U 7 a aujourd'hui dans le département du Paj-de-Dôme, à
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[1486] DE MATHIEU D'ESCOVCHT. 3S3
Et quant il fut ainsi illec arrive, en aucuns jours
apprez, le Roy le manda et le 6at venir devant lui,
auquel imposa comnient il avoit prins alliance aveuc
ses anciens ennemis, ausquelz il devoit baillier ses
places de la Falaise et Danfront*, pour descendre
en son Royalme. Sur lesquelles parolles, icellui d'Al-
leochon, par haultain langaige, respondit ces mots
ou en substance : « Monseigneur, je ne suis pas traistre,
« mais bien poeult estre que j'ay fait aucunes alliances
tf avec ancnns grans seigneurs, aCRn de recouvrer ma
a ville de Fougières que le duc de Bretaingne tient
« encorea à tort et sans cause raisonnable , et duquel
fl n'ay peu avoir raison en vostre couil. » A quoy le
Roy lui respondit : « qu^il n'avoit onques [esté refu-
sant] de faire à chascun raison et justice, et qu'il
n'estoit jà besoing, soubz umbre de telles coulleurs,
prendre ne faire telles alliances à ses ennemis et
adversaires, lesquelles ne pooit ignorer; car il en avoit
les lettres, signées de sa propre main : et aussy par la
rellacion d'ung herault* et ung Anglois d'Ëngleterre',
qu'il avoit fait prendre, et qu'il tenoit prisonnier, en
avoit esté adcerteoé. > Et apprez pluseurs parolles,
icellui d'Allenchon supplia au Roy qu'il lui pleust le
8 kilomètres d'Issoire, on village dn nom de Nooette. Je doute
fort que ce soit là le lieu désigné par Mathieu d'Escouchy. Le Rm
réûdait alors en BoorbcMiDais, et les noms que nous fournit notre
Catalogim des actes sont : Le Tivîer prés Ebreuîl, le Chastellier, et
Nades (pent-étre un seul et même lieu, Kades, qui anrail. reçu
divers somomsj.
t. Dom&ont,
2. Robert Holpll, dit Huntington, héraut d'ann» du doc
d'Exeter.
3, Imd Permen, vâlet de chambra du duc.
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324 CHRONIQUE [14S6]
mettre au délivré. À quoy le Roy lui fit responce :
u que ce D'estoit pas chose à jetter en moite, ne si
l^ièrement y besoiognier, sans grant deliberacion ;
car il estoit bien desplaisant quant il convenoit qu'il
se gardast de ceutx de sou saoc, et ne se saveroit
plus en qui fier, et que sans faulte lui ieroit faire son
procès tout au long, n
Et apprez ces parolles, le fist remener et mettre en
place seure; et ordonna le garder tellement que on lui
rendist compte de sa personne. Auquel lieu fut pri-
sonnier par l'espace de deux ans ou enviroa. I^uel
emprisonnement fut tantost publié par le Royalme de
France et es pays voisins, et en parloit chascun selon
son intencion et affection. Et de ceste matière vous
lairray à parler quant à présent, pour ce qu'il est be-
soing de parler de pluseurs aultres besoingnes qui,
pendant ledit temps, surviodrent en pluseurs marches ;
et retourneray à ladicte matière, en temps et en lieu,
par où congnoistrez la fin de son procès.
CHAPITRE CXL.
D'une ville fortresse sur les marches de Honguerie,
où le TuTCq avoit mis le ûège.
Pendant le temps de l'emprisonnement du devant
nommé duc d'Allenchon , et meisme au mois de juil-
let de cest an cinquante six , le Grant Turcq qui, dès
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[14S6] DE HATHIEU D'ESCOUCHT. â25
auparavant, avoit mis le siège devaDt. une ville et for-
tresse Dommée Cuisermusemberq ' sur les marcheii de
Honguerie , et devant laquelle avoit esté l'espace de
quatre mois et demy, atout grant multitude de pceuple
înBdelle , entre lesquelz avoit grant nombre de cres-
tieus régniez et d'aucuns qui , par contraincte , le ser-
voient pour leur vie saulver. Desquels en y ot ung
certain nombre qui seurent que le Turcq avoit juré
son Dieu Mahomet que ladicte ville et chastel il as-
sailleroit en brierz jours, car il esloit troublé de y
avoir séjourné si longue espace de temps , et que , par
SOD Dieu, il les prendroit par force, ou lui et tous
ses gens y mouroient tous ensamble. Lesquelles nou-
velles , aucuns d'iceulx bons crestiens , congnoissans
ledit Turcq eslre vaillant et entreprenant , [ et doub-
lant j ' la grant effusion du sanc de ceulx de ladicte
ville , trouvèrent manière de icelles nouvelles leur
faire savoir , afRu qu'ilz se préparassent et qu'ilz ne
fussent pas prins de emblée. Et incontinent qu'ilz
furent de ce advertis, seignifflèrent ces nouvelles et
firent hastivement savoir à ung grant seigneur cres-
tien, nommé Onidianus, lui suppliant qu'il leur voul-
sist baillier ayde et secours. Et quant icellui Onidia-
nus eut oy ces nouvelles, à toultes diligences assam-
bla grant nombre de pœuples crestiens dudit pays,
et jusques au nombre de ix cens hommes à cheval et
XL mille de pie ; desquelz piétons la plus part estoient
gens mécaniques et de pluseurs mestiers qui , par la
rivière de Dunoe, vers laquelle n'avoit pas mis son
1. H. Biichonala:Emsemiisenb«q. Serait-ce Eiteniurg, bourg
de Hongrie, à 4(i Ulomètres S. S. E. de Gniu, près de la Raob 7
2. Suppléé par H. Bucbon.
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316 CHRONIQUE [1U)6]
siège, entrèrent de nuit en ladicte ville; car il n'avoit
posé sondit siège que par terre. Et eulx ainsjr entrez
dedens , furent ceulx de ladicte ville grandement re-
jouis et confortez. Et tiit proprement la nuit de la
Magdelaine que ledit Turcq fîst armer le tiers de ses
gens estans oudit sï^e; et euTiroD x heures de nuit^
fîst crier à l'assauU } et commanda nulz y aler fors
ledit nombre qu'il avoit ainsi ordonné, ce qu'ilz firent.
ttduraleditassaulttoutcestenuit,et jusques à l'heure
de viit heures du matin. Ouquel assault les crestiens
eurent moult à souffrir : car icellui Turcq et ses gens
les assallirent vistement et asprement. Et iceulx cres-
tiens se deffendirent si vaillamment que ilz rebou-
tèrent les Sarrasins, ennemis la saincte Foy, par plu-
seurs fois, jus de la muraille de ladicte ville. Et
sambloil icellui Turcq estre ung ennemi d'enfer, tant
estoit iré et plain de cruaulté ; et tout incontinent 6st
faire commandement audit tiers de ses gens qu'ilz
alassent audit assault ; car bien lui sambloit qu'il met-
troit lesdis crestieus à mercy , au moien de sesdictes
gens qui estoient fraiz et nouveaux, pourtant que
iceulx (Testiens avolent toutte la nuit esté fort travail-
liez d'icelluî premier assault. Et ainsi qu'il le com-
manda fut fait : car pour un chief de guerre estoit re-
nommé par toutte Turquie estre sy vaillant et crenu
en armes, qu'il en avoit onques point esté despuis cent
ans. Ainsy donc recommença l'assault contre les cres-
tiens, qui fut dur et merveilleux; et Jura depuis les-
dictes huit heures sans cesser , jusques à quatre heures
apprez midy. A quoy lesdis crestiens, à l'ayde de
Nostre Seigneur , baillièrent telle reùstence et si bien
se deffendirent, que icellui Turcq fut encores contraint
byGoogIc
[14K6] DE MATHIEU D'ESœUCHT. 327
de reprendre l'autre tiers de sesdictes gens , qui, à la
vérité dire, estoient la fleur de tout son ost , et entre
lesquels avoit grant nombre de gentillesse des marches
de Turquie. Et comme tout forsenué , fist recommen-
cer ledit assault , qui fut dur merveilleusement, et où
lesdis crestiens raonstrèrent grant vaillance ; car il
dura depuis ledit temps de quatre heures apprez midy,
jusques au lendemain l'heure de midy. Et ne fault
pas doubler que, durant lesdis trois assaultz, ceux de
ladicte ville eurent moult à souffrir. Et par ce qu'ilz
estoient tant las et fouliez et que plus n'eu pooient ,
icellui Turcq.et une partie de ses gens entrèrent en
ladicte ville. Et ce veant par un dévot et saint homme,
DODuné Capitianus , prenant en sa main ung cniceBx,
monta sur une tour à terrasse , au plus hault du chas-
tel de ladicte ville , criant à haulte vois, ces mots : O
Deus meus! Deus meus! O altUsime Pater, veni in
adjutorium meum, veni, libéra populum quem. redc
misti pretioso sanguine luo! f^eni, rioli tardare, Deus
meus! Vbi sunt misericordiœ tum antiques? f^eni, ne
Turci et increduli dicant : Vbi est Deus ? Donc ces
presens mots cria si hault, moult piteusement, rendant
grosses larmes par les yeux , que sa voix oyrent les
crestiens qui encores se combattoient. Jà fut-il qu'Us
fussent las et fort travailliez (hélas! ce n'estoit pas sans
cause), et au moien d'icellui cry, la puissance divine
les reconforta de tel manière , que , en ceste heure ,
se trouvèrent tous plus frais , plus nouveaux et de
meilleur courraige qu'ilz n'avoient esté en nulz desdis
trois assaultz ; et , par grant vaillance , occirent tous
les Turcqz qui estoient entrez en leur dicte ville ; et
ledit Grant Turcq se mist en fuitte avenc le résidu
byGoogIc
328 CHRONIQUE [14S6]
de ses gens; et furent poursievis par îceulx brestiena
plus de huit lieues loing du pays , tousjours occisaoa
leurs gens; et y moni, tant en ladicte ville comme à
ladicte poursteulte, le nombre de cent mit Turcqz ou
plus. Et si fut trouvé devant ladicte ville que icellui
Xurcq avoit fait venir à tenir ledit siège xi grosses bom-
bardes, desquelz en y avoit les vi dont chascune avoit
XXXIII quartiers de long et de vu quartiers de hauteur,
et bien ii cens autres, tant petittes bombardes comme
canons. Et si furenttrouvées pluseurs grandes richesses,
tant en or et argent monnoyé , comme pierres pré-
cieuses, aveuc bagues et riches joiaux. Et ces choses
j'ay sceu par la coppte d'unes lettres que ledit Onidia-
nus envoya au Roy de Boesme, lesquelles furent, par
icellui Roy, envoyées au Roy Charles de France et à
pluseursautresprincesetgransseigneursdeceRoyalrne,
qui depuis furent espandues par pluseurs bonnes villes,
dont les gens d'église et le populaire firent de grans
solempnitez ; et pour ceste cause , en ay fait ici ce pré-
sent cfaappitre.
CHAPITRE CXLI.
De Loys, Daulphin de Viennois.
Vous avez oy par cy devant comment Loys, Daul-
phin de Viennois, aisné fîlz du Roy Charles de France,
byGoogIc
[14S6] DE MATHIEU D'ESCOUCUT. 329
s'estoît parly hors de l'oslel de son père, pour les
causes y declaîriées, et commeut il s'estoit retrait eu
son pays de Daulphiné, auquel il se tint long temps,-
et devers lequel le Roy envoya pluseurs Tois arabaxa-
dejirs, pour le cuider retirer et retraire defers lui,
aussy les responces qu'icellui Daulpliin y faisoit. Or
TOUS Toeul uDg petit parler comment il se partit de
soDdit pays de Daulpbiu^, et en quelle marche il se
retray.
Vray est qu'en ce racisme temps , le Roy Charles,
veant que sondit 6lz ne voloit retourner devers lui
lie soy corrigier de pluseurs grans entreprinses qu'il
faisoit, tant sur ses subgez oudit pays de Daulphiné
et espedaleœent sur les gens d'église, comme sur
autres, conclud de mettre sus une certaine quantité de
gens de guerre, dont le comte de Dampmarlin fut le
chief, pour aler oudit pays, à intencion de prendre et
avoir ledit Daulphin prisonnier, et le mener devers
sondit père, affin de le mettre à obéissance ', et ainsy
qu'il eust conclud, fist partir lesdis gens de guerre.
Hais ce venu à la congnoissance dudit Daulphin , se
parti de sondit pays de Daulphiné, et tira son chemin
à Saint-Claude, en Bourgoingne; et en passant son
chemin, appella aveuc lui le seigneur de. Blayraout,
raareschal de Boui^ingne*, dont cy devant vous ay
1. «Et conroit lors commnne rcDommée, dit le compilatear
du t. ni de MoDstrelet (édition de Pierre Métayer, 1895), que s'il
■j feust venn, le Roy luy eust fait trésnlure compaïgnie, et qu'il eust .
fait Roy ChiHes son autre filz aisné. *
S. Cf. t. m de Monstrelet, f. 67 V, pour la fuite du Dauphin.
■ Nécessité qui n'a loy, dit encore le même compilateur, amena
cette fois le Daolphin à refuge i. ses plus grans bayneni (Bltunont
et le prince d'Orange) pour soy en ayder k son besoing. >
byGoogIc
330 CHRONIQUE [lbS6]
parlé par pluseurs fois, et qui, depuis le traictié bit à
Arras entre le Roy Charles [et le duc de Bourgoiague],
avoit fait pluseurs entreprinses sur le Roy et en son
Royalme. Lesquelz DaulphtD et mareschal tirrèreut
ensamble jusqu'à Saint-Nicolas de Warengevitle, .et
d'illec ou pays de Brabant, à inteDcioQ de trouver
ledit duc de Bourgoiogoe, pour lui dire et remonstrer
son cas ; mais icellui duc n'estoit pas encores retourné
de la guerre de Trec', dont cy devant vous ay parlé.
Et quant il oy les nouvelles dudit Daulphin et com-
ment il s'estoit venu rendre en ses pays, et ainchois
qu'il parlast à lui, escripvît hastivemeut devers le Roy
Charles, pour lui seiguifBer ces nouvelles, et savoir
se c'estoit son bon plaisir qu'il le récent.
Pendant lequel voiage, ledit duc escripvït au comte
de Charolois, son fîlz, et au comte d'Estampes, son
nepveu, que ilz le acompaingnassent; samblablement
à la ducesse sa femme, et que on lui (ist tous les hon-
neurs et meilleure chière que on porroit; et comment
il avoit envoyé devers le Roy, affin de savoir son in-
tencion, et que jusques à ce qu'il en averoit eu nou-
velles ne se trouveroit pas devers lui. Ainsy par la-
dicte ducesse et les comtes de Charolois et d'Estampes,
ledit Daulphin fut receu et grandement festoyé en la
ville de Bruxelles eu Brabanl*. Et, apprez que le Roy
1. D'Utredit.
9, ■ MoDReur le Dauphin arriva en ladicte ville de Bruxelles, où
estoient mes snsdiites dames, comme à huit heures du soir, envers
la Saînt-MartiD ; et quand mesdittes dames sceurent qu'il estoit de-
dans la ville, elles allèrent jusqu'à la porte devant la cour qui est
sur les bailles (barrières), et là de pied coj (ferme) l'attendireat ; et
quand il vint tout prez d'elles, il descendit et baisa madame la dn-
byGooglc
[14S6] PE HATHIED IfESGOUCHT. 331
eut oy les nouvelles comment sondit filz estoit party
dudit pays de Daulphioé et tiré devers ledit duc, lui
rescripvit qu'il en 6st comme il voudroit que le Roy
eust fait , si samblablement fust tiré devers lui*. De la-
quelle responce ledit duc fut moult joieux, et lors com-
mença à approcher et entra en sondit pays de Bra-
bant, pQur tirer audit lieu de Bruxelles devers ledit
Daulphin. Et quant les nouvelles furent venues de-
vers lui et que ledit duc tiroit en ladicte ville, ledit
Daulphin, ensamble lesdis comtes de Charolois et
d'Estampes, tirrèrent audevant dudit duc, et par eulx
fut rencontré aux champs*, où ledit duc fîst de grans
honneurs à icelluî Daulphin* et le receut à très-grant
joye, et honnourablement le mena dedens sa ville de
Bruxelles, le loga en son faostel, et meisme lui fist
baillier sa propre chambre pour son corps où il avoit
chesse et madame de Charrolois et tnadame de RATestein , les-
quelles s'agenoDillèrent toutes à terre, et puis il vint baùer le de-
meurant des dames et damoiselles de l'hostel, ■ Les Honneurs de
la cour, par Alfenor de Pdtiers, t. e., p. 166. — Voir tout ce cu-
rieux récit.
i. La leneurdela réponse du Roi, à coup s&r, ne fut point telle.
On n'en connaît pas le texte ; mais il est reproduit par Georges
Chastellain dans sa CAroniqae^ dont M. Kervjn de Iiettenhove pré-
pare une édition complète [un volume a paru).
S. Ceci est démenti par Aliéner de Poitiers. < Le Danphin, dit-
elle, vint de sa cbambre jusqnes devers Madame (en bas eoTiroD
le milieu de la cour), et là de pied coy attendit H. le ducq Philippe. *
X. c, p. 168.
3. Le Dauphin, de son cAté, accueillit le duc avec les démon-
stratioas les plus aFTectueuses ■ et l'accola si estroit, dit Chaslellain,
qu'à peine se pooit lessier couler à terre. ■ — Cité dans Kervjn
de Lettenbore, t. IV, p. 12. Aliénor de Poitiers dit aussi que le
Dauphin prit le duc hras-à-brat.
byGoogIc
332 CHRONIQUE [I4SS]
acoustumé logier. Et apprez lesdictes recepcioDS ainsy
faictes, ledit Daulphio dit à icelhii duc, par la meil-
leure manière qu'il peut, tes causes qui le mouvoient
aiosy estre venu devers lui. Premièrement, lui declaira
aucunement du gouvernement qui esloit en l'hostel
du Roy son père, comment il estoit de&chassé de lui
par aucunes gens de meschant estât qui le gouvre-
Doient; aussy comment il avoit envoyé gens d'armes
pour le prendre prisonnier, et, qui pis estoit, com-
ment il avoit fait mettre touttes ses places oudit pays
de Daulphiné en sa main; et si n'avoit quelque ap-
poinctement ne ordonnance du Roy son père, pour
soy entretenir; que ces choses considérées, lui voul-
»st baillier conseil, confort, ayde et secours de gens
et de finances, ainsy que pluseurs fois lui avoit requis
par ses lettres précédentes, aflin de faire la guerre à
sondit père, et du moins de lui baillier tel ayde qu'il
puist mettre hors de son hostel aucuns qui ainsy le
tiennent en rigueur contre lui.
Et quant ledit duc de Boui^oingne eut oy les re-
questes que lui faisoît ledit Daulphin, lui Ht responce,
disant ces mos : m Monseigneur, vous soiez le très
M bien venu en mes pays. De vosire venue je suis
o moult joieux ; mais en tant qu'il touche de vous
a faire ayde de gens et de finances, sachez de certain
B que contre tous les princes du monde je vous voul-
« droye faire service de corps et de biens, sauf contre
li monseigneur le Roy vostr^ père, contre lequel, pour
« riens, ne vouidroye entreprenre chose qui fust à son
n desptaisir. Et au regard de vous faire ayde pareille-
<t ment pour mettre hors 'de son hostel aucuns de
« son conseil, pareillement ne le feray pas ; car je le
byGoogIc
[14S6] DE MATHIEU D-ESCOUCHY. 333
« tiens si puissant, si saige et si prudent, qu'il sara
u bien reformer ceulx de sondit conseil, sans qu'il soit
« jà besoiag que aultruï s'en doive mesler. » Et de ce
s'y attendoit bien àlui. Mais au surplus de rechier lui
offrit son corps, ses biens et ses pays, à en faire son
bon plaisir, comme s'ilz eussent esté siens raeismes;
et lui ordonna à choisir place en ses pays, où il pren-
droit plaisir à soy tenir; et que il lui bailleroit aveuc
provision de vivres si bonne et si honnourable, qu'il
seroit content. Desquelles responces, au moien des
belles et gracieuses remonstrauces que lui fist ledit
duc, icellui Daulpbio se contenta, et fut par longue
espace de temps en ladicte ville de Bruxelles,' où il
estoit grandement honnouré et festoyé, tant dudit duc
comme de tous les autres princes et seigneurs de ses
pays. Et en aucun temps apprez, choisit sa résidence
en une place nommée Genepe * , sur les marches de
Haynault, qui est place plaisante à déduit des chiens
et des oyseautx. Et lui fist ledit duc son appoinctement
tel, que par chascun mois il lui faisoit dellivrer trois
mil florins, qui estoit par an zzxvi mil escus; et ne
failloit pas que pour chascun mois, à l'issue d'icellui,
son argent ne fut prest. Ainsi demoura es pays dudit
duc par le terme et l'espace de v ans ou environ, tous
es despens d'icellui'duc; et lui requist lors envoyer
quérir la Daulphine sa femme, qui estoil fille au duc
de Savoye, et aveuc laquelle n'avoit onques couchié;
ce qu'il fist, comme orez cy après, quant temps et lieu
sera.
Et quant le Roy Charles percheut et congnut que
i . Gcnai^, à 9 kilom. de Nivelles.
byGoogIc
334 GHROmQtm [14SS]
sondit filz se avoît esloigné , et ne voloit s'en retour-
ner devers lui, ne user de sod conseil, fist taotost pu-
blier par touttes les villes de son Royalme estans en
son obéissance : que on fist bon guet de jour et de
nuit, et que on nelaîssast personne nulle, que elle fùst,
entrer dedens les places fortes, ceulx de son sang ne
aultres, sans autrement declairier. Dont les gais po-
pulaires et autres de bon estât furent moult esmer-
veltliez; car le Royalme avoit jà este long temps en
paix, et doubloient que àceste cause, . raeismement
dudit parlement, ne deust avoir aucune tribuladon
audit Royalme. Et pour ce que la ville deCompiengne
est scituée sur la rivière d'Oyse, et laquelle est def du
pays, et meisme au lez vers les pays dudit duc de
Bourgoingne, manda et escripvit au seigneur de Moy,
bailli de Vermandois, et qui cappitainne estoit de ta-
dicte ville, qu'il se gardast, et que d'icelle ne se par-
tist jusques ad ce qu'il lui feroit savoir'. Et sy list m
îcellui temps defiendre audit Compiengne, à Noyon,
Senlis, Beauvais, et par touttes les autres bonnes villes
de sondit Royalme : que nuls, sur painne de confis-
cadon de corps et de biens, ne prinst plus nulles mon-
noyes d'or et d'argent, se ce n'estoit de la monnoye
que il avoit fait et faisoit forgier; de quoy sourdit grant
murmure entre les marchans qui avoient acoustumé
de marchander et de communiquer ensamble sur les
marches de Picardie.
i. Cf. J. do Clercq, I. III, ch. zxiii.
byGoogIc
C14S61 DE HAimEC D'ESCOUCHT.
CHAPITRE CXLII.
D'une ambazade envoyée devers le Roy Charles par le
duc de Bourgoingue, touchant le Fait du Daulphin de
Frauce,
Environ la Saint-Martin d'hiver de cest ao, fut mise
sus une arabasade de par ledit duc de Bourgoingne,
qu'il envoya devers le Roy Charles. Sy furent les
chiefs d'icelle messire Jehan de Croy, chevallier, sei-
gneur' de Chimay, bailly de Haynuault, et messire
Simon deLalaing, aussy chevallier*, quiprinrent leur
chemin par Saint-Quentin. Laquelle ambaxade fut
fondée sur quatre poins : le premier si fut qu'ilz
eurent chaîne de remonstrer au Roy comment au-
cuns avoieot rapporté audit duc qu'il n'estoil pas
bien conteut de ce qu'il avoit receu le Daulphin sou
filz, lui suppliant que de ceste recepcion ne voulsist'
estre mal content; car ce qu'il en avoit fait avoit esté
pour l'honneur du Roy, duquel icellui Daulphin estoit
aisné filz, attendu qu'il estoit venu devers lui de
loingtains pays, et que sans charge de son honneur
1. Le Ms. met : baron.
2. Avec Jean de Croy et Simon de LaUin étaient Jean de Guny
et Toison d'or. Leurs lettres de créance, du 23 octobre, ponr le
Roi et son conseil, sont en original dans les nus. Baluze 967S(*,
f. 14, et 9675°, f. 30.
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33« CHRONIQUE [I45G]
envers toutles oacions terriennes', n'eust pu refuser
ledit Daulpliin en ses terres et seignouries et lui faire
honneur et service comme à lui appartient. Le second
sy estoit comment, incontinent qu'il fut retourné de
sa guerre du Trec, il avoit trouvé icellui Dautphin en
ses pays fort espouventé; et eu parlant à lui, entre
pluseurs autres choses, il lui avoit fait pluseurs re—
questes, dont ne lui en avoit aucunes accordées ; mais
le advertit comment il avoit envoyé devers le Roy *.
Le tiers si fut comment icellui Daulphîn lui avoit dit
la vouleoté qu'il avoit d'aler contre le Turcq, et quant
il plairoit au Roy lui donoer chaire de ce faire, et
baillier gens pour l'acompaingnier, ainsy que à aisné
filz de France appartient, il offroit* de soy mettre
soubz lui, et le acompaingnier et servir oudit volage.
Le quart sy fut qu'il pleust au Roy avoir icellui Daul-
phio son filz en sa bonne grâce, et le reduirre et re-
traire à lui, à quoi ledit duc se offroit employer, se
il sentoit que se fust le bon plabir du Roy; et touchant
les pays de Daulphioé, soy tenir à tant, sans plus
avant procéder. Lesquelz quatre articles dessusdis,
[les ambaj^adeurs dessusnommez]^, bien et sagement
1. Godefroj et Hs. Résida Saint-GermaÏD cité ci-dessous:
* CresHennes. »
2. Je rétablis d'après Chartier, i»nfîrmé parle Ms. Résidu Saint-
Oenuain, cette phra&e, obscnre dans Mathieu d'Escouchy : ■ Etluy
dit entre autres choses comme il avoit envoyé devers le Roy, et luy
avoit fait faire plusieurs offres et reijuestes, et que le Roy avoit bien
accepté tes offres; mais au regard des requesies, il ne luy en avoit
riens accordé. > T. III, p. S9. Résidu Saint -Germain, 1^3, f. 77.
3. Charlier : ■ Iceluy duc s'offre, • etc. Le Us. Résidu Saint-
Germain confirme la version de Mathieu d'Escouchy.
4. Godefroy.
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[t4»6} DE U&THIEU IfESCOUCHT. 337
exposèrcDl à la personne du Roy '. Et, apprez qu'il les
eut oy, leur dit que leur ambaxade contenoit quatre
pcHiis, lesquelz il avoit bien entendus. Et aflio de plus
seurement faire leur rapport, leur dît que sa responce
sur iceuU quatre poios leur feroît baillier par escript,
ce qu'il fist en la manière qui s'ensieut* :
a Sur les quatre poins proposez au Roy par messire
Jehan de Croy, bailli de Haynnault, et messire Simon
de Lalaing, cbevalUers, ambaxadeurs de monseigneur
le duc de Boui^îgne» leur a esté respondu ce qui s'eo-
sieiit :
H Et preroièrCTaent, quant à la recepcion de moudit
seigneur, le Roy a bien congnoissance que à monsei-
gneur le Daulphin son filz est bien deu lui estre (ait
honneur et bon recueil par mondit seigneur de Bour-
goigne et autres princes de ce Koyalme, quant ilz
sauroient et congooislroient que mondit seigneur le
Daulphin se «naintiendroit envers le Roy son père
1 . IiC 26 Dorembre 1 ^S6, i Saint-Symphorien d'Auion. Ce fat
Jean de CInny qui porta la. parole. On a le texte de lenr requête en
original dans le Ms. BaluM, 0673^, f. 141. Il se trouve parmi les
pièces réunies par Duclos dans le volume qui fait suite à son His-
toire de Louis XJ, p. I^^-IS^.
2. Ce qui suit est la reproduction de deux copies contempo-
raines qui se troaventdans leMs. Hési du Saint-Germain, l(i3, f. 77
et 81 . L'une est intitulée : « Copie de la response faicte en pré-
sence du Roy à Saint-Saphorin d'AusoD aux gens de monseigneur
de Bourgoigne, c'est assavoir, etc., le iiri" jour de décembre
mil cccc Ivi. ■ (7est un projet de réponse qui a été corrigé et mis
dans sa forme définitive. La seconde pièce est incomplète; elle
porte également des corrections et a pour titre : c La vraye res-
ponse faicte aux gens de monseigneur de Bourgoigne par le Roy
à Saint-Saptionn d'Anzon, le. . . . jour de décembre mil cccc Ivi,
dont d'icelle leur a esté baillé la copie. ■
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33S CHRONIQUE [14S6]
comme bon et obéissant fîlz est tenu de faire; et au-
trement ne se doit faire par raison, car l'onueur qui
lui est deu deppend du Roy.
« Quant à ce que monseigneur de Bourgoigne a
trouvé mondit seigneur fort espaouté, désirant de tout
son cuer estre et demourer en la bonne grâce du Roy,
et qu'il lui pleust lui octroyer ses humbles requestes
que le Roy ne lui a voulu accorder, le Roy est fort
esmerveillié dudit espaoulement, et ne scet congnoistre
cause pour quoy, car il a tousjours trouvé le Roy en-
clin à le recevoir en sa bonne grâce; et en l'année pas-
sée que mondit seigneur a envoyé devers le Roy, par
plusieurs fois, et encores dernièrement, Gabriel de
Bernes et le prieur des Gelestins d'Avignon, il leur a
dit de sa bouche, en présence de monseigneur le car-
dinal d'Avignon, envoyé de par nostre saint P^re, et
autres seigneurs du sanc et notables hommes en grant
nombre : qu'il estoit content que mondit seigneur
vensist devers lui, et de le recevoir et traicter conmie
bon seigneur et père doit recevoir et traicter son bon
et obéissant filz, lui pardonner et obliertouttes choses
quelconques passées. Et pour ce que les dessusdis de
Bernes et prieur des Celestins disdrent que mondit
seigneur avoit de graus craintes, le Roy dist : que
quant mondit seigneur lui feroit savoir ce dont ceste
crainte lui procède, il lui en feroit telle et si bonne
response, qu'il serait bien content et n'auroit cause
de riens doubler. Ainsi n'a pas tenu ne ne tient au
Roy, que mondit seigneur ne soit en sa bonne grâce,
et hors de toutes ses doubtes et craintes. Mais au re-
gard des requestes qu'il lui fist faire, c'est assavoir de
noD venir devers lui, et de ses serviteurs, qui touajours
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[1456] DE UATHIEU D'ESCOUCHY. 339
ont este de la part de mondit seigneur mises et coU'
chées comme condicionelles, en faisant les offres par
lui faictes, jamais le Roy n'eust esté meu ne cooseillé
de les lui accorder, car ce eust esté directement aler
contre le désir de tous ceuh du Royaume, et mesme-
ment contre le conseil de mondit seigneur de Bour-
goigne et de mes autres seigneurs du sanc et notables
hommes de ce Royaume, qui tous lui ont consetUé et
requis de redduire mondit seigneur et se servir de
lui ; avecques ce, le pourveoir de serviteurs et conseil-
liers proudes hommes et notables, qui aient regard à
son honneur et bien , et le duire à soy emploier au
service et bien du Roy et du Royaume, ainsi qu'il est
tenu et obligé de faire par raison.
» Et quant le Roy eiist accordées lesdictes requestes,
messeigneurs de son sang, et généralement tous ceulx
du Royaume, eussent eu grant cause de penser que la
longue absence de mondit seigneur eust esté par le
Roy, et de son vouloir, ce qui n'est pas; car quant
mondit seigneur partit de lui, il n'eut congié de de-
meurer que quatre mois, et il a demouré près de dix
ans, ou grant regret et desplaisir du Roy, qui eust esté
moult joyeux que duraul le temps de son absence il
se feust trouvé es victorieuses besoingnes qui se sont
faictes pour la recouvrance du Royaume; car la gloire
du père est quant le filz fait euvres louables.
« Et quant à ses serviteurs, le Roy eust bien désiré
te temps passé, et encores desireroit, que mondit sei-
gneur se servistde gens notables, qui tousjours le con-
seillassent et induisissent à toutes choses qui feusseni
pour son bien et honneur -, et, en lui laissant en tour
lui gens qui autrement le conseillent, ce ne seroit pas
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340 CHRONIQUE [14S6]
pour radresser cesle matière, aiosi que le Roy le de-
sire, et que , pour le bien el hooDeur de mondit sei-
gneur, U feust expédiant et nécessaire.
« Le tiers, toucbaDt la vouleoté que moudît seigneur
dit avoir de s'emploier ou voiage de Turquie , etc.
Quant le Roy a veu les lettres que monseigneur lui a
escriptes de Saint-Glaude , faisant mencioD dudit
Toiage, il a esté bien esmerveillé qui a meu mon<Ut
seigneur à si souldainement prendre ceste nouvelle
ymaginacioQ, de laquelle il n'avoit paravant riens fait
savoir au Roy, et samble bien que c'est une nouvelle
coulleur prinse pour lousjours esloingner de soy red-
duire de venir devers le Roy le servir et obéir ainsj
qu'il doit. Et quant il eust eu désir de faire ledit
voyage, il deust [H«alablement avoir mis peine de soy
redduire au Roy, et lui obéir, ainsi que selon Dieu et
raison il doit désirer le faire; et aprez lui eust peu
dire et remonstrer l'affection qu'il avoit oudit voiaige,
pour savoir sur ce le bon plaisir du Roy, sans aucto-
rité et consentement duquel ne puet ne ne doit faire
tdz entreprinses, et mesmement en û grandes ma-
tières. Et attendu que les Anglois, anciens ennemis de
ce Royaume, cbascun jour s'efforcent et mettent toute
leur entente plus que jamais à invader les pays, sei-
gnouries et snl^etz du Roy } et que, puis aucun temps
en ça, par exquiûcionsde grans et subtilz moiens, ont
pourchassé d'y avoir entrée et foit de grans entre-
prinses, desquelles, s'elles eussent sorty efiect, se feus-
sent ensuiz d'aussi grans et périlleux inconveniens à
ce Royaume qu'il y eut longtemps a ; considéré aussi
que lesdis Anglois ont fait responce au légat que nostre
saint Père a envoyé par devers eulx, qu'ilz ne veulent
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[148 S] DE MATHIEU DTSCOUCaT. 341
enleodre à quelque paix, mais soDt eD continuelle
voulenté de guerre contre le Roy et son Royaume, il
appert bien que mondit seigneur n'a pas grandement
pensé à Testât et seurié de ce Royaume ; car ce seroit
mettre ledit Royaume en trop évident péril, que d'en
wyder la chevalerie et noblesse et demourer en guerre
avecques les anciens ennemis, qui continuellement
mettent leur entente de y avoir entrée par divers et
soubtilz moiens comme dit est ; à quoy le Roy a bien
pourvu jusques cy, et a intencion de tousjours pour-
veoir, à l'ayde de Nostre Seigneur, Et quant le Roy,
par paix, longues trêves, ou autrement, eust veu et
verroit seurté en son Royaume, ainsi qu'il a fait dire
et remonslrer à nostre saint Père, il n'y a Roy ne
prince crestien, qui plus avant se feust ouvoulsist em-
ploier au secours de la crestienté, qu'il eust lait et
feroit.
tu Le quart, qu'il plaise au Roy retenir mondit sei-
gneur en sa bonne grâce, et touchant le pais du Daul-
phiné, se tenir à tant, sans plus avant y procéder, etc.
Le Roy a tousjours esté prest, et encores est, de rece-
voir mondit seigneur benignement, quant de sa part
il se mettra en son devoir, ainsi que le Roy a tous-
jours dit et fait dire aux gens de mondit seigneur,
quant ilz sont venus devers luy.
« Et au regard du pals du Daulphiné : quant le Roy
a veu la manière comment mondit seigneur a *té con-
seillé à soy deppartir et absenter ainsi souldainement
dudit pala, non obstaut les doulces et gracieuses res-
ponses qu'il lui avoit faictes, le Roy, pour obvier aux
inconveoiens qui, par l'ennortement de ceulx qui ont
ainsi conseillé mondit seigneur, feussent peu venir,
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342 CHRONIQUE [i4S6]
lesqueU, puis qu'ilz ont ainsi adventuré sa persoDoe
par voyes périlleuses et dangereuses, ainsi que lesdis
ambaxadeurs mesmes l'ont dit et proposé, estoit à
doubler que par le moîen dudit pais et des places et
fortresses d'iceltui, ilz eussent peu faire ou entre-
prendre des choses au desplaisir du Boy et préjudice
de Diondit seigneur et du pais, le Roy a esté conseillé
de soy transporter oudit pais, y donner provision, et
le mettre en seurté, en manière que aucun inconve-
nieat n'en peust avenir ; en quoy toutesfoiz il a telle-
ment procédé, que tous ceulx du pais, quant ilz ont
apperceu le bon vouUoir du Roy en ceste matière, en
ont esté très joieux et consolez, et a esté le Roy con-
tent qu'ilz envolassent devers mondit seigneur, .pour
lui remonstrer son cas, la doulcetir que le Roy lui a
tenue, et assayer à le redduire. Et a bien le Roy espé-
rance que, oyes les remonstrances de ceulx dudit
pais, et par le bon conseil et l'ennortement de mon-
dit seigneur de Bourgoigne, mondit seigneur se red-
duira et fera son devoir envers lui, ainsi qu'il doit ;
et en le faisant, le Roy oubliera touttes les desplai-
sances du temps passé, le recevra en sa bonne grâce
et le recueitdra benignement, comme bon seigneur et
père doit son bon et obéissant fîlz. »
Àinsy et par telle manière se conduisoient les be-
soingues entre le Roy et le Daulphin son filz, et ne
fait à df ubter que de tout son cœur il desiroit le retirer
et ravoir auprez de lui. Et lui sambloil que ce qui le
tcDoit si longuement à retourner, estoit par enhort'
e.t conseil d'aultruy. Et en soy meisme, quant il estoit
1. Instigation.
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[14S6] DE MATHIEU D'ESCOUCHT. 3V3
à soD privé, disoit que le duc de Boui^oingoe le tenoit
en ces termes; et délibéra ea sondit privé conseil, de
mettre sus toutte sa puissance, à iotencion de voulloir
tirer es pays dudit duc de Bourgoingne, pour, par puis-
sance, ravoir sondit fUz, et le remettre et reduirre en
son obéissance. Mais le seigneur de Prie', en qui le
Roy adjoustoit grant foy et credence, lui remonstra
les grans périls, inconveniens et dangiers qui s'en
pooient eosîevyr, attendu que ledit Daulphin estoit sy
avant es pays dudit duc de Bourgoingne, comme sur
les marches de Brabant ; que sans licence d'iceltui duc,
averoit fort à faire; et aussy que c'estoit la destruction
totalle, tant des suivez du Roy et de ses pays, comme
de ceûlx dudit duc : car, par ce moien, se ainsy le fai-
soit, la guerre se rccommenceroît entre eulx deux
plus forte que onques n'avoit esté; mais le laissast
encores une espace de temps en cel estât; et il lui
sambtoit que icellui Daulphin recongnoistroit son cas
etretoumeroit de sa voulenté devers lui. Mais le Roy,
qui estoit saige, prudent, discret et pitoiable, ayant
compassion du povre pœuple, et de ce qui porroit
enùevyr, fraingny son courage et cessa sadicte em-
prinse, et demoura de l'oppinion dudit seigneur de
i^e, combien qu'il disoit souventes fois telz mots, ou
en substance : « Loys est de muable conseil et légère
a créance, pourquoy je doubte qu'il ne retourne de
o cy à longtemps ; et o'ay nul gré à ceuU qui ainsy Je
o conduisent. »
I. Antoine, seigneur de Prie, grand queux de France.
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[1457)
CHAPITRE CXLIII.
Ou tremblemeat de la terre ou Royalme de Maples,
et des villes fondues.
Au commencement de cestan lvii, furent envoyez
unes lettres par les ambaxadeurs d'une cité, nommée
Sayve-la- Vieille', à ceuU de la Tille de Millao et à
ceulx de Bretiges*, qui est du Royalme de Naptes;
desquelles fut envoyé la coppîe en divers lieux par ce
Royalme, qui cheut en mes mùns. Et selon ce que j'y
ay peu perchevoîr, ce que lesdictes lettres contenoient
esloit le plus horrible cas nouvellement advenu, tant
en icelle cité de Saive comme en autres parties, oudit
Royalme de Naples, que onques chose pareille n'avoit
esté veue ne sceue, tant par la rellacion de notables
saiges hommes, comme d'autres gens notables et de
noble fachon, qui affermoient que onques en escrip-
ture, en grec ne en latin, n'avoit la plus grant pugni-
cion de Dieu, qui estoit advenue sur ladicte cité et
autres places oudit Royalme, qui estoit venue par ung
mouvement et tremblement de la terre, qui fut tel, que
on porroit bien dire et certiffier icelle cité estre toute
destruitte, aveuc grant quantité d'hommes et de
1 . M. Bachon met : />aoie-U'vieille.— Serait-ce Saviano (Terre-
de-Labour], à Ht kilomètres de NoU?
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[ikSI] DE BUTBIEU jyESOOUCXnr, »4S
femmes et des eofaos; car ceuli qui en eschappèreot,
veDans par la grâce de Nostre Seigneur en Savoye,
encores doubtoieot proprement s'ilz estolent mors ou
tife, par le grant péril de quoy ilz avoîent esté, et fort
débilitez de leur mémoire. Sy voua en declareray,
selon le contenu des lettres, par articles, ce que j'en
ay veu*.
Premièranent, contenoîent lesdictes lettres que le
iT* jour de décembre, environ trois heures apprez
minnuit, commença en ladicte cité ung tremblement
de terre, qui dura demy quart d'heure au [Jus. Si
terriblement et si horriblement trembla, que la cité en
fut renversée et mise à ruynes aveuc autres places
oudit Royalme.
Principallement commença es églises et es temples
de Dieu; c'est assavoir à Saint- Augustin, qui estoit
noble église et grande, laquelle, en ce mouvement, fù
loutle tresbuchée et versée ; et furent les deux mais-
tresses des voulles ouvertes, et tellement cheurent en
bas que tout fut effondré, cassé et brisé, par telle
foudre, que nulz ne oseroit ne saveroît penser.
Item^ le comble de Saint-Pierre-le-martir cheut en
bas par tel manière que nulz ne pooit aler par les
rues; et n'y demoura tant seullement que la mu-
raille. '
Item, l'église Saint-Dominique fut pareillement ou-
verte et toutte cassée, et cheut à terre. Samblablement
les églises de Saint-Laurent et Saint-Jehan-le-Majour
furent effoudrées jusques au fondement. L'église
1, Cf. Jean Chorder, qui donne l'analyse d'un récit envoyé au
marquis de Ferrare par-Hercule, son père, alors dans le royaume
deNaples.T.III,p. 70-72.
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3U CHaOMlQUE [1457]
Saiote-Uarie-le^Majoure, le monastère SaiDte-Cleire,
et le clocher de Saint-Eloy, cheurent par terre et
furent touttes destruitz et renversés par pluseurs
parties.
Item, le clocher Saint-Herpin, qui estoit parfaite-
ment fait, tout de pierre et de bonne, tellement et
si bien, que le pareil onques o'avoit esté veu , car
il avoit estoit fait des murailles anciennes des Ro-
mains.
Item^ relise et clochier de l'église episcopale,
aveuc pluseurs autres églises paroichialles, cheurent
et fondirent audit mouvement, et pluseurs prebstres
et autres mors et péris dessoubz.
Item^ le chastel Saint-Henry, qui estoit grant et
spacieux, fort et puissant, fondit et périt; et ne es-
chappa d'icellui chastel que cinq personnes vivans,
qui furent villainement affolez' et percluz de leurs
membres; car tous les autres, qui estoient en grant
nombre oudit chastel, demourèrent mors dessoubz la
muraille. Et si fondirent et tresbuchèrent pareillement
pluseurs autres grans edifïîces et massonaiges, tant et
tellement que les rues estoient emploiées , et sambloit
à veoir estre tout ung des rues et desdictes maisons
ainsy fondues; et quant à aucunes qui demourèrent
droites, sy furent-elles touttes rompues, ouvertes et
cassées.
llem, avoit en ladicte ville ung palais et edifHce,
nouvellement fait, que avoient fait faire ung chevallier
nommé messire Lyonnel, frère, qui estoit le plus an-
cien chevallier de toute la cité, vaillant homme, et
1. EatropUei.
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[I4S7] DE BIATHIEIJ D'ESCOUCHT. S47
ung aultre Dommé mesure Bucliiffart ChiDchevilIe,
lequel palais et ediffice fondit audit mouvement, et n'y
demourra pierre sur autre; et soubz icellui furent
trouvez mors messire Lyonnel et messire BuchifEart,
aveuc leurs femmes, enfans et maisnie. lequel mes-
sire Lyounel, pour sa bonté et vaillance, fut fort ploré
et plaint de ceulx qui eschappèrent vivans, et des
autres du pays.
Item, avoit en icelle cité upg autre edilBce, qui se
nommoit le palais du cappitainne Coque), qui fondit
pareillement ; et soubz icellui fiirent mors ledit cappi-
tainne, sa femme et ses enfans, aveuc grant quantité
de souldoiers et aultres gens.
Jtem, et en icellui Royalme de Naples, une ville
que l'on appeloit lors le Chastel-Nceuf *, laquelle toutte
entièrement futruée par terre, par si grant horribleté,
que Dulz ne le porroit ne saveroit plus dire ne declai-
rier. Et droit ainsy comme à l'heure que ladicte terre
ainsy horriblement trembla, le pœuple qui se pooit
lever se leva. Hélas I se vous eussiez veu et oy les grans
cris et lamentables pleurs, aveuc les grans plaintes et
terribles vociferacions des hommes, femmes et enfans
qui widoient à celle obscure nuit et heure hors de leurs
maisons, et aveuc eulz leurs enfans qu'ilz portoient
sur leurs epauUes, pour cuider saulver leurs vies, vous
eusùez eu telle douUeur ou cœur que à grant painne
vous eussiez peu soustenir. Et ceulx qui se peurent
saulver, quant ilz furent widez, furent tous eshahis de
veoir les maisons de leurs voisins qui fondues estoïent,
et ne pooient oyr ne pères, ne mères lenrs en^s, ne
i. CuteIniiOTo(CBpitaiiate],àS4 Ulomètres de San>Se<ren>.
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348 CHRONIQUE [I4S7]
sœurs, ne frères, parens et amis quelzconques. Et si
grant pitié et cruaulté estoit, que ce seroît chose im-
possible à escrïpre ne narrer de langue humaine ]a
grant horribleté et pitié qui là estoit, car il sambloit
que le ciel fut ouvert. Et en oyaot les amères et dures
lamentacions et piteux plains, la pluspart se recom-
mandoient à Dieu comme cuidans à ceste heure tous
morir. Et sachez que grant pitié estoit à veoir les rel-
hgieux, prebstres, hommes, dames et damoiselles et
enfans qui se pooient saulver, allans desordonnement
jusques au point au jour, criant par la cité, à haulte
Toîx, comme brebis sans berger chassez de loups :
u Miséricorde! miséricorde! miséricorde I » Desquelz
mots estoieut si grans les cris, que il sambloit que les
pierres plourassent. Et quant le jour fut veDU, onvéoit
à l'œil la cité et les edifBces dedens louttes abattues,
et sambloit que jamais ville n'y eust esté.
« Item, en ceste nuit, fut si grant tremblement de*
dens la mer, que les gallées qui estoient dedens ledit
port et les navires, sambloit que elles fussent com-
battues de cent mil diables, tellement que ceux qui
estoient dessus, certainement cuidoieut périr; mais
par la grâce de Dieu ne périt nulz hommes, fors biens
et avoirs. Et sachez que tes puis et cisternes qui estoient
dedens Naples, pour le grant tremblement qui y fut, les
eaux saillirent dehors. Et quant le jour fut venu, cou-
rut une voix que, la nuit venant apprez, devoit estre
ungtrop plus grant tremblement, lequel efTondreroit
le remanant, par telle fachon que on diroit que onques
ville n'y avoit esté.
M-Item^ et pour ceste cause, le pœuple qui estoit
demouré widèrent tous, petis et grans, de la ville de
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[1457] DE MATBIEU D'ESCOUCHT. 349
Naples, et o'osoient dormir ne balnter dessoubz edif-
fices œ munùlles; et se levèrent aux champs soubz
lentes et pavilloDS estendus, dont il en avoit plus de
un mil tous plaÏDS de gens. Et par ce moien fut ladicte
cité de Naples ainsy habaudoonée deux jours et une
Duit; et tact que pluseurs commeocoieut à y faire ca-
vemes et fossez dedeos terre pour y demourer, qui
estoit chose bieo pileuse et douloureuse à veoir.
H /£em, les frères de l'observaDce de Saint-François
et d'autres monastères s'en fuirent tous, tant en ne^
et galléea comme es bois et es desertz^ pour saulver
leurs vies et eschapper de telles cruaultez.
« Item, et apprez icelle pugnicion et desmontrance
qui durant le temps dessusdit [avoit esté,] widè-
reat de ladicte cité de Naples aucuns astrologiens et
cartalateurs, qui disoient estranges choses qui dévoient
advenir; car es pays et places que orez cy apprez, a
esté plus grant horribleté de tremblemens, qui es citez
que avez oy. C'est assavoir une ville que s'appeloit
Arianue', laquelle aveuc les maisons touttes, et bien
deux mil personnes; une autre nommée Âdicrence*,
et laquelle avoit bien n cens maisons, lesquelles deux
villes, ensamble lesdictes maisons et personnes, sauf
le nombre de xii, ont tous esté péris et mors.
a Item, la ville de Nelle ', de Salermy *, et le chastel
delà ville d'Erpuis', etiechastel qui estoit sur le grant
1. Ariano.
2. H. Buchon corrige dam le texte par Aeceriet et met en note
3. Noia (Terre-de-Labour).
4. Saponara(Ba3ilicate).
5. Eboli? (principauté Citérieure), à 6 kilomètres de Campagna.
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3!W CHRONIQUE [14ST]
mont, aveuc le chastel de Saint-Germain', et l'église
de S^ut-François, fondirent tous et furent mis en
ruynes.
a Item, fut sceu depuis que en icellui mouvement
fondirent pluseurs autres citez et bonnes villes en au-
cuns Royalmes voisins, et especialement une ville an-
tenne, laquelle fondit ; et j eut péri viii mil persMines
ou plus. Samblablement une autre qui s'appeloit Pero-
dote, en laquelle furent péris un mil personnes ; une
aulre qui s*appelloit Viady', laquelle fondit sy nette-
ment, que on ne savott à dire s'il y avoit eu bourg ou
cité; et pareillement, les villes d'AscoUy*, Sainte^
Agate*, Harpity", et pluseurs autres : et tout ce venu
par le pescbé 'des sodomltes, duquel les femmes se
estoient plaintes à Dieu Nostre Seigneur. Et pour ce
que icellui pesché estoit en si grant règne èsdis pais,
il a samblé à pluseurs grans clercs, comme théologiens
et autres qui aiosy Tout affirmé, que ce a esté vraye
justice et pugnicion de Dieu ; car on y commettoit si
grans et si horribles excez en ce pesché et autres,
qu'il a volu faire icelles demonstrances.
1. San-Germano, aa pied du mont Cassin, dans la TeiTe-de-
Labour.
2. Olivetol (principauté Cîtérieore).
ï. Ascoli (CapitaoBte).
4. Sauta-Agata, Il y cD a plusieurs dans le royaume de Naples;
peut.«tre Sanu-Agata de' God (Terre-de-Labour) , district de
CaserU?
B, Arphio (Terre-de-Labour), J'ai été guidé par M, Buchon
dans la désignation d'une partie de ces noms.
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DE MATHIEU D'ESœUCHT.
CHAPITRE CXUV.
Comment Loys, Daulpbin de France, manda la Daulphine,
sa femme, aler à Namur, appartenant au duc de Bour-
goingne.
Ed cesie meisme aouée, le susdit Loys, Daulpbin de
^enDOÏs, aisné filz du Roy Charles de France, qui
de loDg temps n'avoit esté devers le Roy son père, et
quisetenoit encoresès paysduditducdeBoui^iugne,
comme oy avez cy devant, manda ta Daulphine sa
femme, qui estoit fille au duc de Savoye, et laquelle
estoît demotirée ou pays de Daulphine, aler devers lui
en une ville nommée Namur, appartenant audit duc,
qui est scituée sur les marches de Haynnault et de Bra-
baot. Laquelle Daulphine, incontinent que elle eut oy-
ces nouvelles, sans l'auctorité dudit duc de Savoye
son père, ne du Roy Charles, au moins qu'il venist à
sa congnoissance, se parti d'icellui Daulphine, et tira
son chemin sur les marches de Bourgoingne*, oii iilec
fut accompaingnié, jusques audit Namur, par le prince
1. Elle avait une salle de plus de 80 chevaux; elle traversa
Bletz le 3 juillet, et fut reçue avec de grands honneurs. Les Mes-
sins Inl firent présent de < trois grais haeh de cent cfaaistrom et
de cent qoairts d'avoine, et de quûtre cowes de vin. > On lui
donna de plus une baigne valant plus de SOO livres, et oa paya tes
d^tens. Les ehroniquei de la ville de Meiiy recueîlliei et publiée*
par J. F. Huguenin. Metz, 1838, p. 287.
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»S2 CHRONIQUE [{457]
d'Oreoge'. Dont icellui Daulpbîn fut moult joieux, et
en sceut grant gré à icellul prince d'Orenge. Et d'ilec
tira es autres places dudlt duc de Bourgoingue, où
elle fut graDdement et honDourablement festoyée et
CHAPITRE CXLV.
Du mariage des deui fils du duc de Sombresset
et des deux filles du Roj d'Escosse.
En icellui temps, la Royne d'Engleterre, qui estoit
fille du Roy de Secile, veant que le duc d'Iorcq avoit
fait et faisoit chascun jour de grans troubles et em-
peschemens ou Royalrae d'Engleterre, el lequel avoit
pourchassé la mort du duc de Sombresset', congnois-
'sant aussy qu'il avoit fait et faisoit guerre au Roy
d'Ecosse, traicta le mariage des deux filz de Som-
bresset' aux deux filles du Roy d'Escosse, qui pour
lors se tenoient à l'ostel du Roy Charles*. Et se parti-
i . Elle arrÎTa le 1 0 juillet. Elle était aussi accompagnée du sire
de Hontagu, que le ^Dauphin avait envoyé vers elle. Chroniijaet
ci-dessus.
2. Somerset avait été tué à la bataille de Saint-AIbans, le
« mai IbSa.
3. Heuri et Edmond Beaufbrt.
k. Deux sœurs de Marguerite d'Ecosse étaient arrivées en
France au moment où elle venait de rendre le dernier soupir,
Éléonore et Jeanne. La prenoière fut mariée en 14^9 à Sigismond,
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[1657} DE MATHIEU D'ESCOUCHT. 353
reut d'icellui hostel enviroD la Saint-Jeban-Baptiste
de cest an, et prindreot leur chemin par Paris, pour
retourner eu Englelerre'. Et aveuc ce, par le moien
dudit Roy de Secile son père, et de Charles d'Anjou,
comte du Maine son oncle, trouva fachon devers ledit
Roy Charles qu'il mist sus une grosse armée de gens
de guerre, pour aler audit Royalme d'Engleterre, en
l'ayde dudit Roy d'Ecosse, contre icellui duc d'Iorcq,
car tcellui duc tendoit tousjours à parvenir à la cou-
ronne et estre Roy d'Engleterre. Sy furent ordonnez
chiefz de ladicte armée le seigneur de Loheac, mares-
chal de France, et en sa compaingnie, Joacbin Rohault
et autres cappitainaes ; et si fut ordonné messire Pierre
de Brazé, seneachal de Normendie dès auparavant la
rendicionde Rouen, dont cydevantestfaicle meocion.
Lesquelz firent une course audit Royalme d'Engleterre,
et pillèrent ung gros villaige qui se nommoit le Port',
duc d'Autriche. Une autre, Annebelle, accordée le 14 décembre
lbti4 à Louis de Savoie, et conduite en Savoie en 149S, était
venue rejoindre sa sœur Jeanne en France en 1497, Le roi d'É-
cosM envoya Thomas Spence, évéqne de Galloway, chercher
Jeanne au commencement de cette même année. Annehelle étant
arrivée sur ces entrefaites, Charles VU fil partir les deux prin-
cesses dans l'automne ; mais le mauvais temps les empêcha de
passer ta mer, ainsi qu'on le voit par une attestation de l'évoque
de Galloway, en date du 8 novembre 1 (iS7. Mss. Legrand, t. VI,
f. Î77. Guichenon, p. 536. M. Stevenson, fTan of Benry lAe
sùrth,t. I, p. 3SSet54.
1. Annebelle épousa en 14S8 le comte d'Angus, et Jeanne fut
mariée la même année à Alexandre Selon de Gourdoo, comte de
HuDlley. Pinierton't kUtory of Seotland (t. I, p. I W, noie ) et
Art de vérifier Ui dalei.
i. Sandwich. — Voyes sur cetie expédition le héraut Berry,
dans Godelroy, p. i75.
Il 33
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3S4 CHROOTQUE [IdST]
ouquel arrivèrent par jour de ditnence au matin ';
et s'en retournèrent cedit jour meisme, apprez qu'ilz
eurent pillié icellui, où 'ilz gaingnièrent graot che-
vance ; et si y demoura mort de la part des Anglois,
de lu à un cens hommes, et aucun petit nombre de la
part desdis ÏVaDcliois.
CHAPITRE CXLVI.
De l'ambaxade que envoya ceste dicte année le Roy Iiancelot
devers le Koj Charles.
En la fin de ladicte anoée, le Roy Lancelot, qui
lors se disoit Roy de Honguerie et de Bofaesme, en-
voya devers le Roy Charles, qui pour lors se tenoit en
la ville de Tours en Touraine, une grosse ambaxade,
CD laquelle avoit ung archevesque, ung evesque et ung
comte, aveuc pluseurs autres grans seigneurs', qui es-
toient en nombre de vi à vu cens chevaiils ou envi-
ron, en bel arroy, pour par conclurre et parfaire le
traictié du mariage de madame Magdelaine de France,
fille du Roy Charles, lequel fut tout fait et accordé
par les parties ; qui estoit chose bien desplaisante au
duc de Bourgoingne, pour ce qu'il ^ttoit guerre audit
1. 28 août 14S7.
2. Toy. Jean Chartitr, t. m, p. 7b-7S, et l'instructive notice
des documents relatifs k cette ambassade, donnée (p. 79-80) par te
savant éditeur.
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LJ457] DE MATHIEU D*ESCOUCHT. 355
Roy Lancelot, pour la duchié de Luseniboui^ : car
bien lui sambloit que, par le moieo d'icellui tratctié,
le Roy Charles baiUeroiL ayde et confort audit Roy
Lancelot, qui lui pooit porter à grant préjudice, et à
ses pays et subgez. Et ainsy comme ladicte ambaxade
devoit partir de ladicte ville de Tours, et mener aveuc
euU ladicte Magdelaine devers ledit Roy Lancelot,
nouvelles vindrent ausdis ambaxadeurs que, droit le
jour Saint-Clement', icellui Roy Lancelot estoit al^
de vie à trespas. Desquelles nouvelles le Roy Charles,
ceulx de sa cour, et especialement les seigneurs de
ladicte ambaxade, furent moult desplaisans et cour-
rouciez, non pas sans cause ; car ladicte alliance pooit
estre moult prouffitable ausdictes parties, c'est assavoir
au Roy Charles et audit Roy Lancelot, tant pour la
cause dudit Luxeniboui^, comme pour ce que icellui
Roy Charles estoit disposé de ravoir et reprendre en
ses mains les terres engagëesaudit duc de Boui^oingne,
tant sur la rivière de Somme comme es autres marches
de ce Royalme. Et, assez tost apprez icelles nouvelles
venues à la congnoissance des seigneurs dessusdis, le
Roy Charles fist faire, en l'église Sainl-Martin de Tours,
UDg très beau et solempnel service pour le trespas
dudit feu Roy Lancelot, auquel furent tous les seigoeurs
illec venus en ladicte ambaïade, aussy le Roy en sa
personne, et pluseurs princes et grans seigneurs de la
maison de France. Et quant tout eut esté fait, tant et
sy faonnourablement que plus on ne pooit, lesdis am-
baxadeurs, veant la fortune, conclurrenl de retourner
en leur marche, et prinrent coogié du Roy, de la
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3S6 CHRONIQUE [1458 n. s.]
Royne et de lad icte Magdelaine, à laquelle délaissèrent
et donnèrent tous les joiaux et preseos que ledit feu
Roy Lancelot leur seigneur lui euvoyoit; et si firent
beaux dons de pluseurs autres grans joiaux, tant à la
Royne comme à pluseurs des princes et seigneurs de
la court. Et apprez que le Roy leur eut fait délivrer
xzx mil frans, pour fumir à la despence de leur re-
tour, le Roy rescripvit à ceulx de Paris, et aussy à ses
officiers îllec, qu'ils festoiassent lesdis arabaxadeurs
en touttes les manières qu'ilz porroieut. Et ces cboses
ainsy faictes et préparées, partirent de ladicte ville de
Tours, de laquelle furent convoyez et conduis par plu-
seurs grans seigneurs et autres officiers en grant
nombre; et tirrèrent leur chemin par la ville de
Paris.
Et quant les Parisiens et officiers du Roy ausquelz
il leur avoit escript, furent advertis qu'ilz arrivoient,
se partirrent de ladicte ville, et, en bel aroy et ordon-
nance alèrent au devant d'eulx bien loing hors de
ladicte ville ; ey y furent aveuc eulx aussy les comtes
d'Eu et d'Erminac, et le seigneur de Gaucourt, qui
estoit grant maistre de l'ostel du Roy. Et arrivèrent
audit Paris par ung samedi viii* jour de janvier oudit
an ; et le lendemain furent menez par les seigneurs et
officiers dessusdis en la sainte chapelle du pallais à
Paris, oii illec furent monstrèes les saintes reliques,
c'est assavoir la sainte couronne, le clou, le fer de la
lanche, et aucune chose de la verge de Moyse. Et le
lundy ensievant, fut fait en Teglise IVostre-Dame un
très bel et solempnel service pour le trespas duditfeu
Roy Lancelot, ouquel furent en bel arroy les seigneurs
dewusdis, tous en dœuU. Et, le merquedi ensievant.
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[14S8 D. s.] DE MATHIEU D'ESCOUCHT. 357
îcelle ambaxade se parti dudit Paris, pour en retourner
en leur pays de Honguerie. Sy furent coDvoiez hors
de ladicte ville par les seigneurs et officiers dessusdis,
taot et si bonnourablement que plus pooient. Et pour
ce que iceulx atnbaxadeurs doubtoieot beaucoup que
ledit duc de Bourgoiogne ne leur voulsist faire aucun
desplaisir, pour tant qu'ilz savoient bien que leur dit
maistre n'avoit pas esté bien content de lui pour
ladicte duchié de Luxemboui^ qu'il tenoit contre sa
vouleoté, et que de ces doubtes avoieot parlé audit
Roy Charles, icellui Roy les fîst conduirre par ceuh
de son ordonnance, jusques au nombre de cent lan-
ches, et prindrent leur chemin par les duchiés de Bar
et de Loraine, et aiosy s'en alèrent.
. CHAPITRE CXLVII.
De la senteoce prononcée à l'encontre de Jehan,
duc d'Allenchon.
Le œardy x* jour d'octobre en l'an mil cccc cin-
quante huit, en la ville de Vendosme', le Roy Charles
estant présent, acompaingnié deses xn pairs de France,
et de pluseurs grans seigneurs, tant de son sanc comme
t. ■ A Jehan Thion, foulon de draps, demourant à Veadosme,
pour B-voir refoulé et nettoyé en savon oudit moys qaatre pièces de
tappîcerie semées de fieurs de liz aux armes de France, qui avoient
seir; sur le pavé de la sale du parlement, garny des pm de
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398 CHRONIQUE [KM]
autres, aveuc pluseurs et en grant nombre de notables
conseilliers, tant de sa court de parlement comme de
ceulx de son grant conseil ', estans lez lui , mesure
Jehan, duc d'Allencfaon, dont c; devant est faicte
mencion, fut par le Roy condempné, pour les traic-
tiez et alliances qu'il avoît faictes aveuc les Ânglois
qui estoient anciens ennemis dudit Roy Charles, et
ou grant préjudice et dommaige de lui et de tout son
Royalme» c'est assavoir' : qu'il fut declairié criminel
de crime de lèze-magesté, et comme tel, condempué
à souffrir et recevoir la mort, et aveuc ce, tous ses
biens entièrement confisquez au Roy. Mais, en faisant
icelie condempDacion , le Roy y retint sur tout son
bon plaisir, lequel il declaira prestement, et fut tel :
que son plaisir estoit que, au regard de la personne
dudit d'Allenchon, il lui plaisoit que l'execucioD de sa
personne ne s'en feroit jusque» à son bon plaisir; et
quant aux biens qui furent audit d'Allenchon, jassoit
ce que, veu l'enormité des cas et crimes, les enfans
dudit d'Allenchon, selou droit, raison et les usaiges
gardez et observez en tel cas, deussent estre privez et
déboutiez de tous biens, honneurs et prérogatives, et
mis en telle povreté et mendicité que ce fut exemple
à tous autres, toutesfois, eu regard aux services des
prédécesseurs dudit d'Allenchon, fais aux predeces-
Fnmce, nagnères lors illeo tenu pour 1« foit dn duc d'Alençon, la
somme de xtu s. vi d. t., à lui pa7ée par sa quittance sur ce faicte
le XVI* jourd'octobre M cccc Lvni et cy rendue ; pour ce xTU s. VI d. t.
(RK Kl , f. S8 v<, octobre 1 ^98).
1. Toyes VAtitette du Parlement dans du Hllet, Becoail det
rangt dei grand» de France, p. 67.
S. Voir le texte de l'an-Ët dans Jean Cbartier, t. Œ, p. 91 .
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[HS8] DE MATHIEU D'ESCOUCHT. 3S»
aeurs du Roy Charles et à k chose publique du
Royalme, eu espérant aussy que lesdis eofans se gou-
venieroDt et conduiront envers le Roy comme bons
et leaulx subgez doivent faire envers leur souverain
seigneur, et en faveur et en contemplacion de et sur
les grandes requestes faîctes au Roy par Â.rtus, duc
de Bretaingne , comle de Richemont , oncle dudit
d'Allencbon, le Roy, de sa grâce, en modérant la cod-
fiscacion et forfaicture des biens dessusdis , voulut,
declaira et lui pleut : que tous les bleus mœubles qui
furent audit d'Àllenchon, seroient et demourroient à
la femme et enfans dudit d'Allencbon , réservé l'ar-
tillerie, hamois et autres habillemens de guerre estana
en ses places ou aultre part à lui appartenant , les-
quelz le Roy retint à soy nuement, sans moieo.
£t au regard des terres et seignouries et biens îm-
mœubles, le Roy, en modérant comme dessus, retint
à lui les ville, cbastet, cbasteltenie et vicomte d'Allen-
cbon, les ville, chastel, chastellenie [et vicomte de
Dompfront; les ville, chastel> chastcllenie,et vicomte*]
de Vemuel, tant decy comme delà la rivière [d'Orme '] ;
aveuc les appartenances, appendances et dépendances
desdictes villes, chasteaux, chastellenies et vicomte,
lesquelles, dès lors, le Roy mist, adjoint et incorpora
au patrimoine et domaine de la couronne; et aveuc
ce^ retint à lui le surplus des chasteaux et chastelle-
nies, tours', vicomtez, seignouries, rentes, revenus,
possessions et biens immœubles qui furent de ladicte
i . Je supplée, d'après le texte de l'arrêt, une lacune dans cette
dlation, U peu près textuelle,
2. Même observadon. — Ome.
3. Terres (texte de l'arrél).
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360 CHRONIQUE ' [1458]
duchié d'AlleDcbon, aveuc touttes les appartenances
d'icelle duchié , ensamble tous droil^ , noms , raisons
et actions qui furent ou porroïent escheoir, tenir ou
appartenir audit d'&llenchon , à cause de ladicte du-
chié, tant en proprietez, possessions, comme autre-
ment, et tous aultres droits et seignouries qui estoient
parties de la couronne à pai-taige de France, où qu'ilz
soient, réservé la comté du Perche, dont cy apprez
sera faicte mencion, pour en faire et ordonner par le
Roy à son bon plaisir. Et aussy retint le Roy à lui le
chastel, chastellenie, terre et seignourie de Blencitay ',
en Touraine; ensamble le péage que avoit et prenoit
sur les ponts de Tours, et autres rentes, terres et re-
venus que icelluî d'Âllencbon avoit et tenoit en ladicte
ville et cbastelleuie de Tours. Et samblablement ré-
serva à lui les services et bommaiges, droits, devoirs
et recongnoissances qui conipetoient et appartenoieut
audit d'Allencbon, à cause de la comté du Perche,
sur touttes les terres et seignouries de Nogent-Re-
trou*, ses appendances, appartenances, et autres terres
appartenans au comte du Maine, à cause de la com-
tesse sa femme. El pour le regard des autres seignou-
ries et biens immœubles qui furent et appartindrent
audit d'Âllenchon , le Roy les laissa el voulut qu'ilz
fussent et demourassent aux enfans dudit d'Allenchon,
ainsy et par la manière qui s'eosieut : c'est assavoir la
comté, terre etseignourie du Perche, pour en joyr
par le seul filz dudït d'Allenchon ', el par ses hoirs
i . Saint-BUncaj, dans l'uTét. C'est Semblançay (Indre-et-Loire).
S. Hogent-le-Botrou.
3. René, comte du Perche, si cmellement traité plus tard par
IxniisXI.
byGoogIc
[1498] ' DE MATHIEU lyESCOUCHT. 36)
masles, descendus de Son corps en teal mariage, sans
toutesfois aucunes dignitez ne prérogatives de parties ',
Et quant au surplus desdictes terres et seigneuries qui
furent et appartinrent audit d'Atlencbon, les laissa et
v<Àt que elles fussent et demourassent ausdis enfans
d'Allenchon, tant masies comme femelles, pour en
joyr et user par tesdis enfans, soubz la main du Roy,
jusques à ce 'que chascun d'eulx fussent ea aage; et
apprez qu'ilz seroient aagez*, par leurs mains, comme
de leur propre chose, et par leurs hoirs descendus de
leurs corps en leal mariage, le tout selon tescoustumes
du pays où lesdictes terres ou seignouries sont scituées
et assizes.
Et apprez touttes ces choses ainsy ffùctes et pronon-
cées, le Roy l'envoya par viii hommes d'armes et zz
de ses archiers*, en son chastel de Loches, en fierry ;
et pour le servir, lui fut ordonné son barbier, qui es-
toit son vallet de chambre*.
i . Poar patrie (pairie). Texte de l'arrêt.
2. Majeurs.
3. IT Tut placé sods ta garde de Guillaume de Ricarvîlle.
4. Voir la note 3 de la page 323. Était-ce Jean Fermen 7
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CHAPITRE CXLVIII.
De certam advis qui fut enToyé par l'Empereur au duc
de Bourgoingne touchant le fait du foiage de Turquie.
Vous avez oy par cy devant comment le diic
Phelïppe de Bourgoiagne 6st son veu en la ville de
Lille, et aussy pluseurs nobles de ses pays, pour le
acompaingnier; apprez lesquelzveux ainsi fais, l'Em-
pereur envoia audit duc ses lettres missives, et aveuc
ce certain advis sur le fait dudit voiage, duquel la te-
neur s'ensieut ' :
« La Magesté Imperialle dit que, pour pourveoir à la
chose publique contre les Turcqz et autres ennemi^
de la Foy salutaire ', à quoy est très neccessaïre, il faut
ordonner une armée grande et puissante par les prin-
ces crestiens, et que elle soit preste et bien ordonnée,
en lieu et au plus prez des Turcqz que faire se pouira,
au mois d'avril prochainement venant. Et pour ce
que ladicte Magesté Imperialle se vœult empïoier de
1 . Pai i«va ce texte sur une copie du temps qui se trouve dans
le Ms. Colbert 744S', f. 3^9 et suivantes, et qui m'a fourni
d'utiles con-ecdons. — Ce texte n'est point ici à sa place. Mathieu
d'E&couchy aurait dû le joindre à son rédt du voyage du duc en
Allemague en f bS4, car c'est évidemment à cette date qu'il faut
reporter les deux pièces qui vont suivre, et que mentionne le clerc
Meurin dans sa lettre aux secrétaires du doc restés en Bourgo^e.
2. Il fant lire : ■ Cresdenne. ■
byGoogIc
[lUt4] DE MATHIED D'BSCOUCHT. S63
toutte sa puissance à delTeodre la sainte Fo; cres-
tîenne, affio que tous autres princes catholiques, meis-
mement ceulx qui sont subgez à l'Empire, aient cause
de l'ensicTyr*, baille ladicte Magestë, par advertisse-
ment, ce qui s'ensieut.
« Premièrement, est besoing que l'armée qui se
fera et assamblera soit telle, sy grande et si puissante,
que elle ne soit pas seullement soufïisante pour ré-
sister aui Turcqz et ennemis de la Foy creslieune, mais
pour conquerra les pays qu'ilz ont conquestez, et les
chasser hors du pays d'Europe, et que ladicte armée
soit obéissante à ung cappitaiune, soubz la bannière
de la crois de* l'Empire.
H lum, qu'il soit pourveu que icelle armée soit tel-
lement ordonnée qu'elle puisse durer l'espace de trois
ans, se besoing en est, et que en ceste présente an-
née soit faicte provision des choses neccessaires à la-
dicte armée, pour la première année à venir, et que
en l'autre année, soit pourveu pour la deuxiesme an-
née; et en icelle deuxiesme année, pour la tierce.
■ Item, pour ladicte année assambler, ladicte Ma-
gesté imperialle veut que, par touttes les Allemaingnes
et pays voisins subgez à l'Empire, xxx niesnages or-
donneront deux hommes à piet*, armez et embaston-
nez soufGsamment, à passer à monstres, et par cesie
maniràv, Peu lèvera et assamblera bien deux cens mil
1 . Le Hs. ^oute id : c Et soabz correction de ceulx qui roui-
ront coiiTeilir pour icelle aaincte besongne acomplir en parti-
CDËer. ■
3. Hs. 1 ■ Et de. >
3. Kb. : cOrdonneront ung homme à cheval et autres xxx mes-
nages ordotmeront ong homme a pié, > etc.
byGoogIc
3S4 CHRONIQUE [14Sb]
hommes combattans. Hais tadicle estimacion faicte,
s'il est trouvé que ladicte armée ne soit pas soufTi-
sante, c'est le plaisir de l'Imperialle Magesté que
d'autre nombre au dessoubz de xxx niesnages, l'en
ordonne ung homme à cheval et deux à piel pour
parvenir à l'acomplissement d'icelle armée, en ce
comprins et entendu l'intencion destlongres* et des
BebaigDOBS*.
u Item, que les princes et citez de l'Empire pour-
voyent en ceste armée de bombaj^es*, pierres ,
pouldres, charriotz et aultres convenables engiens de
guerre, selon leur puissance et condicion, et ce dont
ilz vorront servir et aydier, aprester, cœuilUr et mettre
par escript.
« /te/7), que es Allemaingnes avéra, en trois lieux
convenables, depputez et ordonnez trois souffîsans
princes ou autres bien expertz en armes, ausquelz se
présenteront tous ceulx qui seront ordonnez et choi-
sis pour aler en ladicte armée, pour les souffîsans et
bien habilliez faire passer les monstres et les non
soudîsans refuser ; et que lesdis trois depputez puis-
sent députer et ordonner aultres pour lesdictes mons-
tres passer, ainsy qu'ilz verront que besoing sera.
a Item, pareillement soient ordonnez vi personnes
notables pour faire tes provisions neccessaires pour
l'armée dessusdicte, assavoir trois de sainte Eglise et
trois secuUiers, en trois lieux convenables de Aiïe-
maingne, en tel manière que les deux soient en une
partie, deux en la seconde, et deux en la tierce; et
i. Hongrois,
S. Bohémiens.
il. Le Ms, ajante ; ■ Canons. ■
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likHW] DE HATHIEl} D'ESCOUCHT. 3«tt
qu'ilz ayent puissance de ordonner et députer aucuns
soubz eulx, pour pourveoir à ladicte armée de vivres,
d'argent et d'autres choses ueccessaires, selon que
besoing sera.
M Itenif et que lesdis six pourvoieurs et leurs dep-
putez, fassent que la taille ou assiette qui se fera et
prendra soit tellement ordonnée entre les riches et
les povres, selon leur faculté, que l'ung ne soit grevé
au regard de l'aultre.
« Item, que l'en intime et fasse savoir à ta sainteté
de nostre saint Père le Pape, que aveuc le Roy d'Ar-
ragoQ, les communaullez de Venise et de Jennes, et
autres de Itallie, soit ordonné une armée par mer,
apprestée audit mois d'avril prochainement venant ou
destroit de Galiopoli, pour d'illec, par Metoteline',
assallir les pays de Turquie.
a Jiem, que nostre dit saint Père le Pape vœuille
ordonner, par le moien des Venissiens, que Camar-
rlan*, Sarrasin, qui s'est offert d'aler contre le Turcq
ait son armée preste ouditmois d'avril prochain.
H Item, pareillement, que nostre dit saint Père
vœuille tant faire envers le Roy des Arabiens' et les
crestiens de Georiques, qu'ilz veuUent ordonner et
préparer une armée' contre le Turcq et pareillement
envers i' Empereur de Trapessande', crestien; qu'ilz
veullent esmouvoir ceulx de Racuse*, Vulgarie, Al-
1 . Hs. : ■ Hetelline. »
2. Ms. : > CarunaD. >
3. Hs. : ■ Hiberiens. >
(i. Le Ms, ajoute : ■ <le Biberye. >
5. Trébizonde.
«. Raguse.
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866 CHROmQUE [14S4]
banie, Damacye', Croat, Estdavonnie, et' faire a[Hres-
ter pareilleriient leur arm^e audit mois d'avril.
« lient-, et semble que l'armëe de l'Empire et celle
de Honguerie se devroient assambler et mettre leurs
batailles, et fîcber leurs tentes contre les plus pro-
chains Turcqz de la Danolle*, affm qu'on les puit
mieulx secourir et de gens et de vivres, en desc^i-
dant par tadicte rivière.
« Item, et sarable neccessaire à l'Empire*, [que pour
acomplir*] ceste sainte besoiugne, touttes querelles,
meues et à mouvoir contre l'Empire, doivent cesser,
afHo que l'on aye union et paix en ceste sainte œuvre ;
et est par intencion d'ordonner trêves à cinq ans,
coramencaus icelles trêves au jour de Noël prochai-
nement venant, sans les enfraindre, à certaines et
grosses amendes et paines , afHn que toutte voye de
fait soit ostëe, et justice seullement ayt Ueu et soit
monstrée' à ung chascun.
<f Ilem, a voulu et proposé que quiconque atten-
teroit ou enfraindroit par voies de fait tesdictes trêves,
qu'il escherroit en la painneet seroitpùgnydu crime\
et habaudonné par ban impérial ; et que en quelque
lieu impérial qui fust trouvé, fut prins, justicië et exé-
cuté comme de lêse-magesté; et que ceulz qui les re-
1. Dalmade.
2. Us. : > &. >
3. Godefroy : M. du Danube. Hs. : ■ De Ift rivière de U
Dunoue. »
4. Ms. : ■ l'Ëiiipereur. >
5. Omission du Ua. Sorbonne.
6. Us. : ■ Administrée. »
7. Us. *. ■ De lise majesté. ■
byGoogIc
[1454] DE MATHIEU D-ESCOUCHY. ,367
cepvroQt, conduiront, ou bailleroot confort ou ayde,
fussent pugnis de samblable peine comme dessus.
o /tem, et donnera l'empereur previlleige à ceuK
qui iront en ladicte armëe que leurs seignouries ,
maisDÎes, et biens quelzconques, pour lesdis cinq ans,
seront en la sauve garde impériale, en telle manière
que par justice l'on ne les porra travaillier depuis le
parlement, par action personnelle ou réelle, eulx, ne
leurs biens, moyennant que durant l'armée, et para-
vant, ilz ne se départent ou s'en fuient. Mais s'il ad-
venoit que ladicte année se desfit devaot lesdis cinq
ans passez, neantmoins s'y voeult l'empereur que ledit
previlleige vaille, depuis que ladicte armée sera def-
faite, par tout l'an ensievant; ne durant ladicte armée,
usures n'aront cours contre ceulx qui seront ou au-
ront esté audit saint voiage, par la manière dessus
dicte.
altem, et afiio que touttes gens ayent meilleure
voullenté d'aler oudit âaint voiage, par la manière
dessusdicte, pour deffendre la sainte Foy crestienae,
il samble que les prelatz de sainte Eglise devroient
faire publier la bulle de nostre saint Père le Pape,
qui se nomme et appelle la Croisie, ung chascuti à ses
suivez, et le exposer et divulguer à grant devocion et
révérence , pour esmouvoir leurs cœurs oudit saint
voiage.
« Item y et alHn que touttes ces cboses et autres
pertinentes à ceste matière, et samblablement pluseurs
autres cboses pour le bien de l'Empire , de justice et
le bien du paya , soient mieulx ordonnez , l'imperialle
Magesté a ordonné une autre journée pour convenir
à Franquefort, à la nativtlé de Nostre Dame prochai-
byGooglc
3«S CHRONIQUE [1(,94]
nemeat Tenant, là où les esliseurs' de l'Empire [et
autres princes, comtes, barons et communaultez du
saint Empire se trouvent , et où les aivbaxadeurs ]
ayent plainière puissance de euU , pour besoingnier
en ceste matière, et instruits, tant du nombre des
personnes comme des autres choses dessusdictes ; et
que à tadicte journée , ledit duc de Bourgoingne ou
ses ambaxadeurs , lequel qu'il lui plaira pour le mieulx,
De veulle faillir d'y estre ; ainsy aux ambaxadeurs du
duc de Savoye , qu'ilz lui veulent rapporter ce qui sera
fait et ordonner par decha , et qu'ilz veuillent induîrre
que lui ou sesdis ambaxadeurs , soient à ladicte jour^
née, et soy comme prince crestien représenter,
« Item, à ladicte journée de Franquefort, la Ma-
gesté imperialte avéra ses ambaxadeurs fumis de la
plainière puissance , tant pour les choses concernantes
à ladicte armée, comme celles touchant l'honneur et
proiUfit de l'Empire ; et que, pendant ledit temps, les
besoingnes et affaires fussent disposées tellement, que
l'Empereur peust estre en personne, comme il en a
très grant désir; et fera savoir en temps convenable
s'il sera à Franquefort ou à Turembois *; et s'il ne le fait
savoir, ladicte journée se tenra à Franquefort.
«Item, laMagesté Imperialle admoneste l'arabaxade
du Roy de Poullenne, de rapporter audit Roy ceste
conclusion , et le induîrre qu'il veulle rescripre com-
bien de gens, en quel tempset en quel lieu, sera son in-
teucion dedressiersonarméepourayderlacrestienté.
«Item, finablemeut, samble expédient et conve-
i. Ëlecteun.
2. liMs Nummberg (Us. IJtUS'}. Godefro; : - Ou ailleaj^. ■
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[1454] DE MATHIEU D'ESCOUCHT. _ 36»
Dable que les choses dessiisdictes soient intimez aux
Roys de France , d'Englelerre , de Castille , de Hon-
guerie, de Boesme, d'Arragon, de Portugal , de Na-
varre , de Danemarc et de Survuervecghe ', affin que,
de leur grant pooir , Uz veuillent ordonner et dispo-
ser leurs armées pour aydier et secourir la crestienté,
et que les ennemis de la Foy soient tant plus desroiez
et debouttez hors des mettes et limittes des cresUens,
par la force de la union des catholiques, entrepre-
neurs * contre eulx *.
a Item , et que les choses que on mènera pour la
□eccessité et besoing de l'armée, soient menées fran-
cement, sans charge de payer aucunes gabelles, pas-
sages, ou autres quelzconques exactions, et sans aucun
empeschement.
V I^m , et soit pourreu que ceulx qui seront à la-
dicte armée, ayent vivres à soufÏÏsance et autres choses
neccessaires pour leur argent, et qu'ilz ne fassent
dommaige à quelque personne es terres et pays oîi
ilz passeront ; et soit aussi pourveu que les bombardes
et autres engiens, qui seront menez oudit saint voiage,
soient ramenez seurement et sans empeschement. d
Aiusy et par ceste manière , fut envoyé icellui advis
par l'Empire * des Romains.audit duc de Bourgoingne.
Sur lequel advis ses ambaxadeurs estans à Razebourg
6rent responce par escript, en la fourme qui s'ensieut :
n Monseigneur le duc de Boui^oingne a veu les let-
i . Goàetroj : ■ de Suède. > Ms, : ■ de Suèce et de Norn-
wège. »
2. Hs : c En procédant. *
3. La copie da Ms. IkkS* s'arrête ici.
k. Goàehay : l'Emperear.
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370 CHRONIQUE [iktk]
très de Tempereur , par lesquelles il lui mandoit qu'il
fut en personne en la cité de Ransebourg ', sur le fait
de la provision qui est neccessaire à mettre pour le se-
cours de la sainte Foy crestienne, veu la neccessité de
nostre sainte Foy, comme il est bien au loDg declairté
et contenu èsdictes lettres , lesquelles mondit seigneur
a receues voulenliera et en grant révérence ; et a esté
et est très desplaisant des injures faictes et commises
par ce très faulx et cruel seigneur de Turquie, blas-
pbemeurduDom de Jhesus-Crist, etennemy de la Foy
catholique, dont lesdictes lettres font expresse men-
cion ; èsquelles lettres, entre autres choses, est con-
tenu que mondit seigneur ne se tienne pour grevé de
venir en sa personne jusques en ceste dté de Ranse-
bout^, qui a autresfois offert pour ceste cause person-
nellement passer en Asie.
« Le contenu desquelles lettres bien veu et en-
tendu, nostre très redoubté seigneur monseigneur
le duc a toIu habandonner tous ses pays et seignou-
ries , et ses gens et pesantes affaires, en obéissant au
commandement de l'Empereur , son seigneur , et est
voulenliers venu, veu la neccessité de la sainte Foy ca-
tholique , car riens ne lui est si chier , apprez Dieu et
le salut de son ame, que à son honneur obéir à son
prince , et soy employer à la delTence de nostre sainte
Foy crestienne. Pour laquelle cause, comme il est con-
tenu èsdictes lettres, il s'est offert de passer jusques
en Asie, se les princes crestiens à ce se dîsposoient,
et que les pays et seignouries que Dieu lui a donné et
commis au gouvernement , fussent et démoulassent
i. lUUsboniie.
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[1484] DE MATHIEU D'ESCOUCHT. 371
en son absence en seurté. Pour laquelle chose il a fait
puis aucuD temps pluseurs grans dîlligences, tant de
grandes et puissantes armées sur mer, comme de do-
labtes et sollempnelles ambaxades à nostre très saint
Père le Pape, à l'Empereur, et aux Roys de Hongue-
rie et de PouUennes , et pareillement aux Roys de
France ' et d'Engleterre , d'Arragon , et ailleurs , et à
pluseurs, comme il est à moult de gens notoire. Et
n'est en riens diminuée ne amenrîe sa voulentë et de-
sir, mais demeure et persévère en icelle plus que
onques. Sy est icy venu en personne par très loingtain
voyage , c'est assavoir des marches de Flandres au
pays de Bourgoingne ' ; de là es pays d'Allemaingne,
par les terres et régions d' Anates*, de Sommaire* et de
Bavière , et par les citez et bonnes villes de l'Empire.
Par lesquelz pays d'Allemaingne il a esté , la grâce à
Dieu et mercy aux nobles princes et seigneurs et
bonnes villes desdispays, moult notablement et gran-
dement receu, dont il les mercie tant afTectueusement
qu'il peut , soy ofTrant en leurs services et plaisirs ,
en tout ce qui lui sera possible.
a Item, apprez avoir oy ce que de la part de l'Im-
perialle Magesté a esté proposé, premier par la bouche
de révérend père en Dieu l'evesque de Sains*, con-
sequemment par révérend père en Dieu le cardinal
de Saint Pierre aux Uens*; oy aussy pareillement ce
1 . Hs. : <■ Au très-crestien Roy de France. ■
3. Hs. : > eD son pays de
3. D'Alsace. Il 7 a dans le Ms. : Autriche,
k. De Sonabe.
5. Ms. : Seva. Godefroy : ■ Peut-être Suueria * (Schwerin).
6. Nicolas de Cusa.
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372 CHRONIQUE [IhM]
que de par nostre saint Père le Pape a esté dit et pro-
posé par révérend père en Dieu l'evesque de Pavie',
légat appostolique, dont il se passe faire recitacion,
car cbascun le peult avoir freschement en mémoire ;
s Item^ aussy veu la cedulle baillié, par manière
d'advis, par tous, très révérends pères, magnifiques
seigneurs, orateurs et légaux de la partie de l'Impe-
rialle Magesté, nostre dit très redoublé seigneur mou-
seigneur te duc eust esté moult voulentiers en sa per-
sonue en tous tes consaulx et convencions qui se sont
tenus sur ceste malère, se ne fut l'empeschement de
maladie que vous savez qu'il a eu par ces jours, et
meismement à la dernière journée, qui fut samedy
dernier passé, à laquelle, obstant sa maladie, il ne
peut estre ne comparoir, mais y envoya des gens de
son conseil, qui de tout lui ont fait le rapport; sur
quoy il s'est conclud sur le fait de ladicte cedulle ,
aveuc messeigneurs et autres ambaxadeurs des sei-
gneurs et communautez qui sont cy presens, en la
manière que de par eulx vous a esté premièrement re-
cité ; par quoy il suppose que t'Imperiatle Hagesté sera
en sa. personne à ladicte journée comprinse en icelte
cedulle; car sa présence est moult neccessaire au bien
de la matière. Et samble cbose très difTicille .de y
prendre bonne conclusion, en l'absence de l'Impe-
rîalle Magesté. Et se par aucun lui estoit fait ou donné
■rouble ou empeschement, par quoy il ne peust ou
ayt occaàon de non estre à ladicte journée, il samble
à mondit seigneur le duc que vous tous, messeigneurs,
1. Paris t dans le Ms. Sorbonne. Jean de Gaadglione, évéque
de Pavie.
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[14S4] DE MATHIEU D'ESCOUCUT. 373
qui estes icy, devez labourer et travaillier de vos
pooirs que telz empeschemeos lui soient ostez; à quoy
mondit seigneur s'emploiroit très voulentiers avec
vous, messeigneurs, dessus nommez.
« Et apprez dit que, pour ce qu'il est de très long-
tain pays et que depuis son partement il a sceu que
les 'Ànglois ont envahi auciuis de ses suivez et sei-
gnouries, pillië et robbé son pays, ars, brûlé, tué gens,
prins prisonniers, et fait tourtes œuvres qui sont com-
munes en guerre ouverte, et tout sur trêves et aeurté
qu'il Guidoit avoir bonnes et seures à eulx, et ne sait
eo quelle disposicion il trouvera sesdis pays; pour les-
quelles causes, et aussy qu'il a intencion de labourer
devers ses subgez à execucion de ladicte ceduUe au
bien de ladicte matière, il ne lui est bonnement pos-
sible estre en sa personne à ladicte journée, à laquelle
toutesfois envoyera ses notables ambaxadeurs, à plai-
nière puissance de Faire et conclurre sur le fait de la-
dicte ceduUe et autrement, touchant le fait de cesie
sainte matière, de tout ce qui y appartenra et que
besoing sera. Mais, pour ce qu'il est tcy présent, il
veult dès maintenant ouvrir et declairier son inten-
cion et voulenté touchant ceste matère, et comme il
feroit s'il estoit en personne à ladicte journée, ainsy
qu'il avoit chargié et ordonné à ses ambaxadeurs dire
de par lui s'il eusl esté occuppé tellement qu'il ne peust
icy personnellement estre.
« Item, dit premiers : que pour l'honneur et ser-
vice de Dieu son benoist créateur, pour la deffence de
nostre Foy crestienne, et l'exaltacion du très glorieux.
nom de Nostre Saulveur Jliesus-Crist, s'il plaist à
rimperialle Magesté entreprenre le saint voyage, en sa
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374 CBROiaQUE [UM]
personne, encontre le Turcq ennemy de la Crois et de
nostre sainte Foy creslienne [et se faire chief de l'armée
cresticnne] ', mondit très redoublé seigneur te servira
et acompaingnera en sa personne, acompaîognié de
sa chevallerie, en la meilleure puissance que possible
lui sera, et n'y espargnera corps ne cbevance, ne les
biens que Dieu lui a prestez.
« Secondement, il dit : que, veu et considéré que
le Roy de Honguerié est le plus prochain présent, se
rimperialle Magesté ne esloit disposée en sa personne
emprendre ceste très sainte euvre, et le très excellent
et très noble Roy de Honguerié et de Boesme, ouquel
mondit seigneur est sy prochain parent que vous,
messeigneurs, savez, se il se vouloit disposer que, veu
sa josnesse , ilz prinssent les armes premiers et Bst sa
première armée en sa personne contre ledit* ennemy
de Dieu et de nostre Foy catholique, qui lui seroit
chose méritoire envers Dieu et en perpétuelle gloire
en ce monde, mondit seigneur lui [acompaingnera en
personne, garny et sievy de gens le mieuU que Dieu
lui donra puissance,' et n'y] espargnera son corps ne
M chevance. . , ^
« Tiercemement, dit : 'que s'il advenoit (que Dieu
ne vœuUe!) que rimperialle Magesté et le Roy de Hon-
guerié et de Boesme ne entrepreingnent ceste sainte
euvre, et les autres princes crestieus l'entrepreignent
à puissance convenable comme est requis en tel cas,
1 . Omission du Ms. Sorbonne. Le Ms. lUkS* ajoute id : ■ Comme
à lui principal emeot appartient comnie advoé ou protecteur de
uincie Eglise et de nostre saincte Foy catholique. ■
i. Ms. : c Contre ledit Grant Turcq, cruel tirant, ennemy de
Dieu, ■ etc.
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tliSi] DE HATHIEl] lyESCOUCHT. 378
mondit semeur le duc les y acompaingnera et sy em-
ployera de sod corps et de sa cbevance, atoutte la
puissance que Dieu lui vorra administrer, pourveu
toutesfois que au regard des offres dessusdictes, U
n'ayt empeschemeat tel et s; évident que tout le
monde congnoisse et puisse jugier que ce n'est pas par
scm delFault, laquelle chose lui seroit la plus desptai-
santé que en ce monde lui peust advenir; ouquel cas
il y envoyeroit aucun prince ou seigneur de son sanc,
acompaingnié de telle puissance que bonnement lui
seroit possible.
n Sy vous prie et requiers mondit seigneur, que de
ceste responce vœullez faire voslre rapport à l'Impe-
rialle Magesté, et le prendre et accepter en gré et le
interpréter en tout bien; et vous en exhorte, très
nobles princes, que ayez regard et vous souvienne des
grans grâces et prééminences que Dieu vous a donn^
sur les bommes, par quoy vous régnez et seignourissez
sur eulx, et ne vœullez soufTrir l'opprobe que on fait
à cellui dont tous les biens vous viennent, et par quoy
vous avez vie et. estât ou monde, et que vouldriez
souffrir pour vostre honneur garder de la folle injure
de ung Tostre serviteur *. Et vous, très reverens et ma
gnifiques seigneurs, orateurs des princes et commu-
nauUez de ceste inclîte nacion, souvenez vous du sang
de vos progenlleurs cruellement par les mains des
Turcqz respandu, et n'oubliez à le veogier, aveuc
cellui de vostre seigneur rédempteur nostre benoist
Saulveur Jhesus-Crist, qui sur toultes nacions à vous
prochaines et voisines vous faictes croistre et multi-
1. Ml. : < La foulle et iqjure de vostre Sanveor. >
byGoogIc
376 CHBONIQUE [1459]
plier en puissance et en richesse; et évitez le très re-
prochable' crime de ingratitude, par laquelle la divine
justice pma l'iograt non chalant serviteur du bien et
gré que Dieu lui avoit fait et avoit offert*. Et n'est à
redoubter la puissance de ce cruel tirant; car Dieu,
duquel vous portez la querelle, a encores en son ser-
vice l'ange du ciel qui, tout seul, mist à mort trois cens
et cinquante mil hommes en l'est du tirant et très
puissant Cenacerip*, et lequel, sans double, comba-
tera pour vous, et remporterez la victoire, l'onneur
et la gloire*. »
CHAPITRE CXUX.
De l'ambazade que le duc de Boui^ingne envoya devers
nostxe Saint Père le Pape.
Vous avez oy pluseurs fois parler par cy devant des
manières que on a tenues sur le fait du saint voyage
qui se doit faire en Turquie. Et en persévérant en
icellui, le duc de fioui^oingne, au commencement de
1. Us. : ■ Espovenlable. »
X. Hs. : ■ Qne Dieu lui avoit fait quant il lui osta l'administra-
cion qu'il avoit inhultillement gouverné, et la bailla à celluï qui
la scent faire multiplier : aafferu iniquitatem meam, etc. ■
3. Sennacherib, Il y a dans le Us. : Senath^ar,
k. Ms. : ■ Et rapporterez de sa victoire et l'onneur et la
gloire. .
bjGoogIc
[14K9] DE HATHIKV D-ESCOUCHT. 377
ceste aDoée ux, envoya le duc de Clèves, messice
Jeban de Croy, seigneur de Chîmay, le seigneur de
Bergues sur le Zon', et aucunef gens de son conseil
devers nostre saint Père le Pape*, pour le fut dudit
saint voyage, en la ville de Mantua*, qui illec, pour
ceste cause, tenoit unejoumée, car il avoit mandé aler
vers lui audit lieu pluseurs grans seigneurs et prioces,
pour le fait dudit saint voiage. Et pour ce que, en alant
à ladicte journée, iceulx ambaxadeurs furent, pour
l'honneur dudit duc leur seigneur, festoiez par plu-
seurs manières, vous en vceul ung petit donner d'ad-
vertissement, sellon la rellacion qui m'en a esté faicte
par aucuns notables seigneurs et gentilz hommes d'i-
celle ambasade.
Premiers est vray que, quant lesdis ambaxadeurs
furent arrivez en une ville qui s'appelle Versay*,
qui est la dernière ville de la duchié de Savoye et
entrée du duchié de Millan, en laquelle séjournèrent
jour et demy, pendant lequel temps ledit duc de Millan
eut nouvelles de leur venue, qui avoit grant voulenté
de les recevoir et festoier pour l'honneur dudit duc de
Boui^oingne; car quant il fut adcertenéqueicelle am-
baxade prenoit son chemin par sadicte ville de Millan,
envoya de ses gens jusques à l'entrée de son pays faire
commendement aux bostelains', que de la despence
que icelle ambaxade feroit, ils n'en priussent aucune
chose, et que de tout ce qu'ilz demanderoîent on ne
1. Berg-op-Zoom.
2. Pien.
3. Hantone.
k. Tercelli.
S. H&teliers.
byGoogIc
378 CHROinQim [1l>89]
leur fîst aucun reflus; etainsy en fut fait jusques en
ladicte ville de Hillan.
Itern, ledit duc, sachant ladicte ambaxade ainsy
approcher icelle ladicte ville, envoya le comte Gallia
de Pavie', son aîsn^ filz et héritier, audevant d'icelle,
acompaingoié de pluseurs nobles hommes en nombre de
nu" chevauU, plus de vi milles loingdudit Millan, que
on porroit estimer, en ces marches, trois lieues ou en-
viron. Et quant il ot trouvé lesdis ambaïadeurs et qu'il
congneut ledit duc deClèves, descendit de son cheval,
se raist à genoulx jusques à terre et le salua : et ce
fait, aussy descendit icellui duc de Clèves, le print par
la main; et puis remontèrent à cheval, et fit la révé-
rence, aux autres seigneurs de ladicte ambaxade, selon
ce que à chascun appartenoit. Et tirrèrent ensamble
jusques environ deux milles prez de ladicte ville de
Millau, ouquel Ueu ledit duc arriva en personne, acom-
paingné de pluseurs chevalliers et escuiers en grant
nombre, et de pluseurs trompettes et menestreux, oij
il trouva iceulx ambaxadeurs. Mais par le terrible et
fort temps qu'il fîst lors, tant de la pluie, gresle, comme
pierres qui cheurent du ciel, aveuc grant orage qu'il
faisoit lors, et que, selon la rellacion de ceulx du pays,
onques n'avoieot veu en leur temps telle horriblelé en
leur pays, à ceste cause ne fu-ent lesdis seigneurs
guères de cérémonies les ungz aux autres, fors prendre
l'un l'autre par la main, eulx estans à cheval. Et com-
bien que ledit duc de Clèves, qui estoitchlef de ladicte
ambaxade, se eflorcha fort de voloir mettre ledit duc
de Milian au dessus de lui, il ne le volut onques con-
\ . Galeas-Harie Sforaa , comte de Pavie.
byGoogIc
[1459] DE MATHIEU D'ESCOUCBT. 379
sentir. Et aîusy allèrent ensamble jtisques à ladicte
ville de Millan, et eulx itlec aiosy arrivez, icellui duc
mena lesdis de Clèves, de Chimay et de Bergues, lo-
gier en son paltais, et les autres de ladicte ambaxade
furent logiez en ung autre sien hostel en la ville. Ou-
quel palais, lesdis seigneurs et les autres au dessoubz
trouvèrent leurs chambres richement parez et ordon-
nez, aveuc bon feu pour les raffreschir, qui leur fut
bien séant. Et puis, tantost apprez, le soupper fût
prest. Et le lendemain, qui fut par ung samedy
lui' jour d'aoust, iceulx ambasadeurs allèrent à la
messe à la grant eghse, richement vestus et habilliez,
chascun selon son estât; dlsnèrent et souppèrent audit
pallais. Et apprez soupper, ledit duc les mena veoir
son chasiel qu'il avoit fait faire tout neuf, qui leur
sambloit ung des beaux chasteaux et forts que on por-
roit veoir. Et tousjours icellui de Millan mettoit ledit
duc de Clèves au dessus de lui, et aloit apprezliii deux
ou trois pas; et quant icellui de Qèves le tiroit et
voloit faire aler emprez soy, ne voloit aler, et disoit
qu'il n'estoit pas assez bon pour aller apprez lui, et
qu'il se congnoissoit bien dont il estoit venu. Et à la
vérité, en ce faisant, il faisoit honnourablement, car
jà fust qu'il fust duc d'icelte duchié de Millan, si estoit-
il venu de petitte generacion au regarfl dudit duc de
Gèves, et si lenoit ladicte duchié plus par force et
puissance qu'il ne faisoit de droit, et disoient pluseurs
que icelle devoit appartenir à Charles, duc d'Orléans,
cousin germain du Roy Charles. Et, en cest estât,
widèrent dudit chastel, et allèrent à l'esbat aux champs,
par une des portes d'icellui, pu ilz trouvèrent petis
chiens courans, chassans aux lièvres-, et si tost qu'il
byGoogIc
380 CHHONIQTJR [1 llS^
eu levoit ung, y avoit trois ou quatre lévriers, à cheval
derrière hommes, qui sailloient et prenoieot les lièvres
à la course.
Le dimence ensievant, îcellui de Clèves, qui avoit
fait faire ung hahilleraent pour son corps à la fachou
de Lorabardie et du pays, qu'il porta ce jour, dont
ceulx de Ij ville furent moult joyeux et contens; et
disoèrent lesdis seigneurs et leurs gens audit pallaîs.
Ouquel disner ot pluseurs chantres, trompettes et cla.
rons, lucz', harpes et autres instrumens de l'hoslel du-
dit duc, qui y juèrent durant ledit disner. Et apprez
le disner, les dames alèrent veoir ledit duc de Clèves et
les autres seigneurs, c'est assavoir la mère du duc, la
mère de la duchesse, la fille du duc, qui estoil espousée
au filz du Roy d'Arragon, une autre belle fille et quatre
autres pelit-filz, tous enfans dudit duc de MUlau ', et en
leur compaingnie de viàviii°dames'quedamoiseltes,
entre lesquelles y avoit de très belles filles esquises en
1. Lntfas.
2. Il n'est pas très aisé de débrouiller toutes ces pareotés. La
mère de Sforza était Lucie Trozana, que Giacomnzio Sforza araît
mariée, après en avoir eu plusieurs enfants illégitimes. Est-ce elle
qui se trouvait à la cour de son fils? Elle aurait eu alors près de
quatre-vingts ans. La ducbesse Blancfae-Marie était Glle naturelle
du duc Philippe-Marie. Il n'est pas probable qu'elle eût sa mère
près d'elle. Les filles de Sforza mention nées ici sont : 1° Hippolyte,
née en l^^S, et mariée le 10 octobre IdSIÎ à Alphonse d'Aragon,
duc de Calabre, fils de Ferdinand d'Aragon, roi de Naples et de
Sicile, concurrent du roi René. 3* Elisabeth, qui épousa Guillaume,
marquis de Hontferrat. Les quatre petit-fiit sont : Philippe-Ma-
rie, né en MtWi; Sforza-Marïe , né en lb49; Louis-Marie, né
en litSl, et Ascagne-Uarie, né ea IbSS.
3. Ms. : ■ De VI à viu. 'Je répare l'oubli du copiste. Gode-
froj met : < Soixanta à soixante-dix. ■
byGoogIc
[14S9] DE MATHIEU D'ESCOUCHT. 381
beauté, jusques à une douzaine richement babilliez.
Audevant desquelles ledit de Clèves, qui encores ne
les avoit veues, ala jusques au millieu de la grant
salle ; et se entre contrèrent, sans baiser, pour tant que
ce n'est pas la fachon du pays, comme on fait es par-
ties de par deçà ; et les mena en sa chambre , où elles
furent environ demie heure, \pprez s'en partirent pour
aler veoir une feste et procession qui tanlost se fist,
laquelle ilz appelloient en ladicte ville une offerte, que
faisoit ce jour le quartier d'une des portes de ladicte
ville , car chascune des portes d'icelle en fait chascun
an autant à son tour. Pour laquelle veoir , lesdis de
Clèves et de Millan , aveuc tous les autres de ladicte
ambaxade, montèrent à cheval pour le veoir, et se ar-
restèrent au devant du pallais, à l'opposite des darnes^
par devant lesquelles et eulx tous ensamble, icelle of-
ferte passa, qui seroït une chose nâerveilleuse à recor-
der ; car là fut veu l'une des plus grant richesse du
monde, tant de gens de cheval comme de piet, ou
nombre de iiii mil, et n'y avoit cellui qui ne fust ba-
billié richement, et le moindre de soye. Et en y avoit la
plus part chaîniez d'orfaverie, et pluseurs couvertures
de cbevaulx de drap d'or, de pierres et de soye; et
grant quantité de chariotz, les aucuns chargiez tous
de vaisselle , et autres de drap d'or et de soye non
ouvrez, et puis autres de fine pelletrie. Finable-
ment y furent monstrées maintes plaisantes hesoin-
gnes, tant par personnaiges d'hommes et de fem-
mes, comme de gens d'armes faisant armes pour
Tamour de leurs dames.
Le lundy ensievant, lors que les seigneurs et dames
n'avoient beu ne mangé, fut fait, par ledit duc de
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382 CHRONIQUE [14S9]
Millau, l'uDg des plus nobles festoyemeos que l'on
porfoit penser; car en une salle, oultre la grant salle
dudit pallais, furent dressez et appoinclez les tables et
drecboirs, richement chargiez de tapisserie tendue^ en
aucun lieu , de drap d'or.
Et à rencontre de la table où les seigneurs disnèrent,
qui estoit de neuf degrez de haulteur, avoit uog riche
tapis, ouquel avoit ung arbre ouvre tout de perles, de
XX ou XXIV piez de hault et autant de lai^e ; à laquelle
furent assiz au disner, premier ledit duc de Clèves,
ainsy cérame au mïltîeu, habillîé d'ung mantel chai^îé
de pierres. D'emprez lui, au dessoubz, ledit de Croy,
seigneur de Chimay, et apprez, ledit duc dcMillan, le
seigueur de Goux, qui estoit conseitlier dudit duc de
Bourgoingne, et de par lui envoyé en ladicte ambaxade.
Ënsievant estoit assiz messire Ferry de Clugny ; et ledit
comte Gallias, filz au duc de Millan, fut pour ceste
heure assiz au bout de la table. A l'autre costé dudit
duc de Clèves, Tut assise la ducesse de Millan, et emprez
elle le seigneur de Bergues ; et d'emprez lui maistre An-
thoinne Heuveron, aussy ung des conseiUlers dudit duc
de Boui^oingne, pareillement envoyé en ladicte am-
baxade. Et à l'autre bout de ladicte table, estoit assize
la fille aisnée dudit duc de Millan', qui, à la requeste
dudit Anthoine, lui bailla par escript de sa main une
proposicion, que puis peu de temps paravant avoit faicte
en latin par devant nostre dit saint Père te Pape, la-
quelle dura plus d'une bonne heure. Lesquelz seigneurs
et dames furent servis ne fault pas dire ne demander
comment, car tous les biens y furent lors présentez.
i. Hippolyte.
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[14S9] DE HATHIEtI D'ESCOTJCHT. 383
Âpprez disner on dansa; et y alèreDt de lx à iiii"
dames et damoiselles, richemeot vestues de drap d'or
et de soye, que ledit duc de Millau envoya quérir en
]a ville ; et fist-oD grant chïère toutte la journée. Et
apprez soupper, alèrent les daines en la chambre du-
dit duc de Qèves, en cotelles' justes de drap d'or,
d'orraverie et de soye; entre lesquelles y avoit deux
qui moult bien juoient de lucz, et, en ce point, reme-
iièrent ledit duc de Clèves à la danse. Et combien que
selon la coustume du pays , les femmes ne sont pas
Teues par les estrangiers, vous les eussiez là veues
aussy privées pour danser en leurs justes prochains
habitz, et demonslrer visaiges de bonne cliière, comme
frères et soeurs porroîent faire ensamble. Et n'y dan-
soient à ceste heure que danses à cours , au son de
clarons. Et telle damoiselle y avoit, qui mettoit hors
d'allaine deux, ou trois gcntllz hommes pour une danse.
Certes, on n'eustsceu faire meilleure chière, ne plus
privée, à nulles personnes au monde.
Le mardy ensievant, furent faictes joustes de z geu-
tilzhommes habilliez tout de blanc , et leurs cbevaulx
couvertz de pareil.
Apprez soupper, pour ce jour, furent aler revoir la
course des lévriers liepars, qui prinrenl lièvres et che-
vreux; et, au retour firent danses, où les dames dan-
sèrent de rechief en justes cottelles. Apprez, fut porté
le vin et les espices par plus de vi " personnes ordon-
nez en trois pars, chascune partie sachant son lieu
pour servir, en tel fachon que on ne porroit mieux
faire, samblablement ils faisoient en leurs autres ser-
1. Veste, petit corset, qudqaefois juste-au-corps (Roquefort),
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384 CHRONIQUE [(Uf9]
vices. Et avoit chascun de ladicte ambaxadeet aussy
les autres geotilz hommes de leur compaÏDgnie, deux
ou trois gentilshommes qui ne partoieat arrière d'eulx,
pour savoir s'il leur falloit aucune chose. Et pour tous-
jours faire Teste ausdis ambaxadeurs , ledit de Millan
fist tendre une corde au travers de soudit patlais, en-
viron de cent cinquante piez de haulteur, et, de lon-
gueur, aussy long que on porroitdire de la maison de
la ville de Bruges en Flandres, jusques en l'église Saint-
Donnas, en icelle ville. Et ilec fut ung Portingalois'
qui monta sur ladicte corde, et chemina sur icelle tout
droit, puis alla à rebours, fist les honneurs à genoulz,
s'assist et se leva sur ung pie , dansa sur icelle corde
au son du tambourin, se pendit à ladicte corde, la
teste desaoubz, et fist touttes les habiletez sur icelle
corde que l'en porroit deviser; et tellement que les
dames qui le regardoient , muchoient * leurs yeux , de
grant paour qu'elles avoient qu'il ne se tuast. Le lende-
main, qui fut le merquedi apprez disaer^ l'aisnée ^le
dudit duc de Millan, acompaingniée de sa mère, en la
présence desdis ambaxadeurs , redta en latin la pro-
posicion que par elle, ung petit paravant, avoit faicte
par devant nostre dit saint Père le Pape. Et, cedit jour,
apprez le congié prins aux dames, se partirent en la-
dicte ville lesdis ambaxadeurs, qui furent convoiez
par icellui duc environ une mille hors de ladicte ville,
où illéc print congiè, soy présentant et oflraDtdu tout
audit duc de Bourgoingne, disant que s'il estoit assez
bon pour estre son serviteur , il n'y avoit prince au
1. Portugais.
3. Cachuent.
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[14S9] DE BUTHIKU D'ESCOUCMT. 3S5
monde qu'il voulùst servir devant lui, et que c'estoit
la chose quil desiroit le plus ; et que, pour œ faire, il
n'avoil coq>s ne biens qu'il ne voulsist employer, en
requérant à aucuns desdis ambaxadeurs qu'ilz le vout-
sissent humblement recommander à sa bonne grâce.
Et atant s'en retourna, délaissant ledit comte de Ga-
lias son aisné filz, son bastard', et le comte de Saint-
Martin*, acompaiugniez de pluseurs nobles hommes,
qui convoyèrent ladicte ambaxade jusques en une ville
appelée Laud^; où elle fut Festoyëe grandement et
honnourablement. Le lendemain, qui fut jour de jœudî,
se partirrent lesdis ambaxadeurs de ladicte ville; icel-
lui comte de Gallias les conduisit jusques au dehors
de ladicte ville, où illec priât congié audit duc de
Clèves et les autres de ladicte ambaxade ; et délaissa
ledit bastard de Millan, et ledit comte de Saint-Martin,
qui du long du pays de Millan convoyèrent lesdis am-
baxadeurs, lesquels, en chascun lieu où ilz arrivoient,
estoient festoiez et deffraiez comme dessus.
Or vous Tceul à présent ung pedt parler de Testât
de ladicte ambaxade^ et ce qui fut fait depuis qu'ilz
furent passez les pays dudit duc de Millan. Vray est
que ledit duc de Glèves et ceulx de ladicte am-
baxade arrivèrent, par ung jour de venredi, xv* jour
dudit mois d'aoust oudit an , au giste , en une ville
nommée BrugëUe*, appartenant au marquis de Mao-
1. Sfona eut ôaq bâUrds; l'ùné fut la tige des comtes de
Bnrgo-NoTo.
S. Sans doute Jean-Ghmtopbe, comte de San Hartioo.
3. Lodi.
4. Bmiolo, à K kilomètres de Uantoue; ou Borgo-Forte, à
13 kilomètres de la même viilel
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386 CHRONIQUE [l^Sît]
tua'. La marquise sa femme', sachant la venue d'iceulx
ambaxadeurs , envoya auparavant ou chastel d'icelle
ville, tendre et parer bien richement les chambres, et
y fîst mener vivres, à graut planté', et alèrent pluseurs
gentilz hommes en grant nombre, au devant d'eulx,
pour les recevoir et mener jusques oudit chastel. Et
le lendemain, qui fut jour de samedy, deslogèrent et
àlèrent disner en une place, à v milles prez dudit Man-
tua , où ilz trouvèrent de recliief pluseurs vivres que
ladicte marquise y avoit envoyé. Et cedit jour de sa-
medy, le marquis dudit lieu de Mantua, qui pour lors
estoit malade de fièvres, envoya au devant de ladicte
ambaxade, hors dudit Mantua environ ni ou im milles,
son tilzaisné', acompaingnié de son oncle et pluseurs
nobles hommes , en nombre de soixante à iin° che-
vaufx. Et apprez, alèrent au devant d'icelle ambaxade
tous les ambaxadeurs de tous les Rois, princes et
autres seigneurs eslans audit Mantua, le frère du mar-
quis de Montferrat', et les ofiiciers et serviteurs des
cardinauU et autres, environ trois milles au dehors
dudit Mantua. Y ala aussi en personne le cardinal
d'Ânthune ', par la licence de nostre saint Père le Pape ;
et ce faisoit voulentiers, car il estoit fîlz du seigneur
d'Anthune, qui estoit chanceillier dudit duc de Bour-
goiogne; et pour plus soy monstrer serviteur dudit
1 . Louis m de Gonzague , marquis de Uantone.
2. Barbe de Brandebourg.
3. Quantité. Ce mot est passé dans la langue anglaise en se per-
lant dans la n6lre : plenty.
k. Frédéric de Gonzague.
5. Guillaume de Montferrat, qui succéda ux marquis Jean IV.
6. Jea&Aolîn.
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[14S9] DE MATHIEU D'ESCOUCHÏ. 387
duc de Bourgoingne, fui acompaioguié d'ung arche-
vesque, d'ung evesque, d'ung abbé, et autres sei-
gneurs; et ala plus loing que tes autres, deux milles.
Allèrent aussyau devant desdls ambaxadeurs l'evesquë
de Sepoletle ', qui estoit principal gouvreneur de nostre
dit saint Père le Pape, et le bepveu ' et serviteurs do-
mestiques de nostre dit saint Père.
Et au dehors de la porte dudît Maotua, environ le
gect d'un canon, ala, par l'ordonnance de nostre dit
saint Père, le cardinal des Ursins* au devant de la-
dicte ambaxade, grandement acompaingnié; ce que
onques n'avoit esté veu, pour nul prince, s'il n'estoit
Roy ; mais nostre dît saint Père avolt ainsy ordonné
lesdis deux cardinaulx, pour demonstrer l'amour et
l'affection qu'il avoit audit duc de Bourgoingne, pour
lui faire bonneur. Et ainsy le dit icellui cardinal des
Ursins audit duc de Clèves. Et en ce point, aveuc les>
dis deux cardinaulx et les autres ambaxadeurs, chas-
cun ou miltieu d'ung arcbevesque, entrèrent en ladicte
ville de Mantua*,où il y avoit grant nombre de tromT
petles, clarons et menestreux, de par ledit marquis de
Mantua, qui, aveuc les seigneurs, convoyèrent ladicte
ambaxade jusques à l'ostel où ledit de Clèves se loga";
1. Pierre Herulo, de Tfami.
i. François PiccoIoiLÎni , archevêque de Sienne, qui devint
pape sous le nom de Pie m.
3. Latin des Ursins.
k. Schivenoglia, dans sa Cronica di Mantova, place l'entrée de
l'ambaisade bourguignonne an 7 septembre. Racolta di cronûti e
doeamenti stonei Lombardi^ t. n, p. 139.
S, ■ Quando venia dentro de la Pradela, dit Schivenoglia, era
mu dignita di yedire la compognia del ducha di Clenij {sic pour
CleviJ) a duija duij con spada in mano et lo ducha avia in doxo
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3BB CHRONIQUE [1459]
ouquel ledit marquis Bsl faire de grans presens, comme
de vin, cire, espices, chars, volailles et avenes, en
grant nombre. Et le lendemain nostre dit saint Père
envoya, en l'apprez disner, ledit evesque de Sepolette
et sondit nepveu devers ledit duc de Clèves, lui offrir
que s'il n'estoit bien logié, il lui presentoit une partie
de son pallais; et oultre, s'il lui faUoit autre chose,
qu'il le demandast, et il lui feroit avoir. Etcedit jour
meisme, assez tost apprez le parlement dudit evesque
et nepveu, la femme dudit marquis vint, acompain-
gniée d'environ xxx dames et damoiselles, entre les-
quelles y avoit jusques à xx de très-belles filles; et se
devisa ladicte marquise bien longuement aveuc ledit
duc de Clèves; et ce fait, prindrent vin et espices, et
puis se partit.
Vous avez oy comment ledit duc de Clèves et ceuU
de ladicte ambaxade, estans en sa compaingnie, arri-
vèrent en ladicte ville de Mantua , et des honneurs et
recepcions que chascun selon son degré leur faisoit.
Or vous vœul parler de la recepcion que leur iist
nostre dit saint Père le Pape, et de ce que y fut de-
puis fait. Vray est que le merquedi ensievant ladicte
entrée de Mantua , nostre dit saint Père , environ huit
heures du matin', envoya devers lesdis ambaxadeurs
le dessus nommé cardinal d'Ânthune, acompaingnié
comme dessus est dit, qui mena ledit duc de Clèves
et les autres seigneurs jusques au pallais de nostre dit
s^nt Père le Pape; ouquel jour icellui de Clèves estoit
vestu d'ung long mantel, qui estoit d'ung très-riche
uoa Testa bitmclui foe estimala piu de qiuu-anta milia duchati. ■
L.e.,p. 139.
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[14S9] DE MATHIEU D'ESCOUCHT. 3B9
drap d'or, jusques aux piez fourré de fines hermines,
à uDg bord d'uog quartier de large ; et les autres am-
baxadeurs estoient chascuo richement vestus et habil-
liez. Et mena ledit cardinal icellui de Clèves et lesdis
ambaxadeurs en une chambre de parement, oîi ilz
séjournèrent bien une heure; et tantost apprez en^-
trèreot en ladicte chambre, huit, taot archevesques
que evesques , qui disoient y estre envoyez par nostre
dit saint Père, pour les mener devers lui; ce qu'ilz
firent. Et le trouvèrent assiz en son siège pontificat ',
en consistoire public, qui se faisoit au bout de la grant
salle du pallais; ouquel siège ledit cardinal d'Anthuue
mena ledit duc de Clèves faire la révérence à nostre
dit saint Père. Et ce fait, ala baiser son pié, puis sa
main, et en la joue; ce pareillement tous les autres
ambaxadeurs y furent menez par ung archevesque
ou evesque, qui samblablement babèrent nostre dit
saint Père. Et incontinent le clerc des cérémonies
mena ledit duc de Clèves seoir au lieu où les cardi-
naulx ont acoustumé seoir audit consisloire, où lez
ne vit onques seoir ambaxadeur, quelque grant qu'il
fust, mais, comme dit est, nostre dit saint Père le fist
asseoir pour tousjours honorer ledit duc de Bour-
goingne et icellui duc de Clèves. Ce fait, ledit clerc
des cérémonies mena tous les autres ambaxadeurs en
ung Heu où l'on a acoustumé de mettre les ambaxa-
deurs des Roys et des princes ; et en public furent
leues tout haiJt les lettres closes que le duc de Bour-
1. ■ El sanio padre papa Pio era bomo piiolo rosetto, avîa 1i
ochij rosetti intomo, et era de anij 60 orer cercha. ■ SchWeno-
glia, p. I3S-36.
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390 CHRONIQUE [14S9]
goiDgne escripvoit à Doslre dit saint Père, et pareille-
ment le povoir qu'il avolt donné ausdis ambaxadeurs.
Et ce fait, l'evesque d'Arras* eut audiance de faire
sa proposicion pour ledit duc, qui dura plus d'une
grosse heure, et laquelle il fist notablement et gran-
dement, à l'honneur dudit duc de Bourgoingne et
desdis ambaxadeurs, en excusant ledit duc de Bour-
goingne de ce qu'il n'estoit pas illec allé en sa per-
sonne, en baillant cause raisonnable; et à la venté
bien le devoit fMre, car icelltû duc lui avoit fait plu-
seursgrans biens et honneurs. Etsadicte proposicion
finie, de laquelle nostre dit saint Père fut très-con-
tent, icellui nostre saint Père, de sa bouche, dit ces
mots : « Quant à ce que sur la non venue de très
tt noble et très puissant et mon très cher filz le duc
« de Boui^oingne devers moy, comme propose l'eves-
K que d'Arras, je scay bien les excuses estre véritables
u et raisonnables; et pleust à Dieu que chascun prince
«de la creslienté, selon soy, fist aussy bon devoir
«comme luil » Et puis fit mémoire et recordacion
des grans devoirs et des dilligences qu'il savoit avoii
esté faictes par ledit duc de Bourgoingne en sa per-
sonne, tant à Ransebourg, comme en autres lieux par
ses ambaxadeurs, pour la matière de quoy l'assam-
blée se faisoit audit Mantua ; et de la venue et pré-
sence dudit duc de Clèves et des autres orateurs et
ambaxadeurs, fut moult joyeux, en merciant ledit duc
de Bourgoingne et tous ceulx de ladicte ambaxade,
car il savoit bien qu'ilz n'estoient pas ilec venus sans
grant labeur et despence; et especialement touchant
1. Jtsan G«iiOroy, cardinal en 1461,
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[US91 DE MATHIEU OTSCOUCHT. 391
la très appareillée et bonne voulenté, qui par devant
a esté feicte de la part de sondit très cher fUz de Bour-
goingne ; et veoit encores depub plus amplement prest *
à l'exercite contre les Turcqz el infidelles, espérant
que nostre Dieu et créateur nous aydera, comme il a
fait par cy devant; en alléguant pluseurs examples,
tant des enfans d'Israël comme d'autres; et que se
estions petit nombre de crestiens à rencontre desdis
infidelles, nous ne devons pour ce doubter, attendu
Qostre bonne voulenté, à Tayde de noslre grant Dieu,
ouquel il avoit ferme espérance. Et que quant lesdîs
ambaxadeurs vorroient vers lui avoir audiaoce, fust
en privé, en petit nombre, ou autrement, ilz l'ave-
roient. Et ce fait, ledit duc de Clèves et lesdis ambaxa-
deurs reconduirent à nostre dit saint Père jusques au
plus prez de sa cbambre, et ilec prindreat de lui con-
gié; et s'en retournèrent en leur hostel, et ledit car-
dinal d'Antbune tousjours aveuc eulx. Depuis ces
choses ainsi faictes, iceulx ambasadeurs eurent plu-
seurs fois audiaoce devers nostre dit saint Père, ains;
qui le demandoient.
Et en tant qu'il touche dudit marquis de Mantua, ■
apprez qu'il eust esté gary de la maladie dont cy de-
vant vous ay touchié , alla deux fois en l'hostel dudit
duc de Dèves, lui offrir son chastel et pluseurs autres
choses, s'il en eust eu besoing; et depuis icellul duc
ala samblablement veoir la marquise , qui estoit sa
parente , laquelle le receut grandement et honnoura-
blement, en faisant pluseurs danses et esbastemens.
Et le jour Nostre Dame my aoust ensievant , nostre dit
saint Père, qui estoit impotent, se fist porter en unç
église assez prez de son pallais , et devant lui 6st dire
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- 39Î CHROHIQUE [14S»]
la messe par le cardinal de Missins', qui estoît Grec,
et ledit duc de Clèves y fîit assiz sur un banc couvert,
.vis-à-vis des cardinaulx, et les autres ambaxadeurs
de sa compaiognieen ung autre banc. Et quantla messe
fut achevée, tous ensamble convoyèrent nostre dit
saint Père jusques en son pallais; et eulx ainsy arri-
vez, fist la bénédiction , et bailla absolucion plainière
à tous ceulz qui estoient en estât de grâce , et ceulx
qui se voloient mettre dedens huit jours apprez.
Le lendemain , arriva audit Mantua l'ambaxade du
Roy Ferrand de Naples, en laquelle estoit le duc d'Ou-
dère', etl'archevesque de Bellement*, lesquelz eurent,
le lundy enlevant, audiance , pour foire leur propo-
ùcion. Hais combien que ledit duc d'Oudère fut le
plus grand seigneur du floyalme apprez le prince
de Tarente*, et duquel ledit duc estoit vray héritier ,
neantmoins il ne fut pas mis au siège où avoit esté le-
dit duc de Gèves, mais fut seullement mis et assis ou
lieu ordinaire des ambaxadeurs des princes. Et pour
ce que la plus part des princes d'AJlemaingne estoient
en guerre et division , nostre dit saint Père envoya
par devers eulx ambaxadeurs , en tes exhortant de ve-
nir à traictié de paix ; et , en obtempérant à nostre
dit saint Père , se condescendirent à faire paix en-
1 . Antoine Cerdani, archevêque de Afessine. — Il est assez cu-
rieux de connaître les remarques du chroniqueur maniouan ; > Lo
gardenallo Grego el vechio era de any 70 et era piiolo magro con
gran barba et de pocho aspeto. ■ L. c, p. 13S.
/ 2. Ce doit être Jules-Antoine Aquaviva, duo d'Atri, marié à
Catherine des Ursins, fiUe naturelle du prince de Tarente.
3. BéDévent.
4. Jean-Antoine de Balio des Ursins, prince de Tarente, mort
k 70 ans, le S6 décembre 1472.
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[1459] DE HATHIEtr D'ESCOUCfiT. 393
samble, laquelle fut publiée à Constance le xt* jour
de septembre ensievant. Et attendoit oostre dît saint
Père que la plus part des autres princes deussent aler
en personne devers lui audit Mantua ; et bien lui sam-
bloit que à ceste cause vtendroit ung très grant bien
pour la crestientè , à l'encontre des infideltes *.
CHAPITRE CL.
De l'aiobaxade que le Boy Charles envoya devers oostre
saÎQt Père le Pape.
En ce meisme temps, le Roy Charles envoya audit
Mantua son ambazade devers nostre saint Père le Pape.
Sy y furent députez comme principaulx ambaxadeurs,
les evesques de Paris * et de Chartres*, aveuc eulx ung
docteur en théologie , nommé maistre Thomas de
Courcelles , et pluseurs autres gens notables , comme
I . Toici comment s'exprime SchiveDoglia en parlant du départ
de l'ambassade bourguignonne : ■ Adij 24 de setembre se parti
da Mantoa el dncha di Clenij corne queato avia proferto sel santo
padre et el choncistorio ToUa fare el dncha de Boi^ogna impera-
dore; luij voUa tore a chaxare el turcbo in soij paieze in termine
de 3 anij; se no lu^ ge rolia mantenire in soij spexe vintemilia
personij et con qnesto se partie dalo santo padre quando feceno
imo chapîtanîo genenlo. > L. e., p. 139-40.
t. Gnillaume Chartier.
3. Bliles d'illiers.
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394 CHRONIQUE [14S9]
clercs et conseilliers '. Mais quant lesdis ambaxadeurs
de FntDce furent arrivez à Lyon sur le Rosne, et qu'ilz
seurent l'ambaxade dudit duc de Bourgoingne estre
devers nostre dit saint Père le Pape , cooclurrent de
non passer ladicte ville de Lyon , jusques à ce qu'ilz
saveroient et porroient savoir que avoient fait et be-
soiognié lesdis ambaxadeurs de Bourgoingne. Et pour
de ce estre adcertenez , envoyèrent audit Mantua le>
dit evesque de Chartres , qui à toutte dilligence s'en
alla audit lieu de Mantua; et , lui retourné par devers
eulx , lurent en voulenté de non passer les monts et
de retourner en France devers le Roy ; car à ceste
heure, par aucuns mauvais rapportz , avoit eu au-
cunes questions entre lesdis Roy et duc de Bourgoin-
gne. Et tant en sçay, que nostre dit saint Père portoit
plus le fait dudit duc de Bourgoingne, et estoit plus
enclin lui et ses granb faire plaisir et honneur que à
ceulx du Roy Charles. Et bien y parut ; car combien
que lesdis ambaxadeurs de France atteodissenl yaler,
neantmûins sy y furent-ilz ', et de la part de nostre
dit saint Père furent très petittement receus ; et de soy
leur dit aucunes choses qui sambloient à pluseurs car-
dinaulx et autres grans seigneurs, peuhonnourables,
et de 'luoy il se deust avoir passé. Et quant le rapport
en fut fait au Roy Charles , au retour de sesdîs am-
baxadeurs , te passa legîèrement ; car il estoit de soy
raeisme saige , prudent , et non vindicatif.
1. Jean Bernard, archevêque de Tours, et le bailli de Rouen,
Guillaume Cominol, faisaient aussi partie de cette ambassade.
2. Ils arrivèrent le 2i novembre. L'ambassade bourguignonne
avait quitté Mantoue te Ht septembre.
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[14Sft n. s.] DE MATHIEU D'ESGOXTCHT.
CHAPITRE Cil.
D'une ambaxade enyoyée par le duc de Bourgoingne
derers le Roy Charles.
£d ceste meisme année , le duc de Boui^oiogne en-
voya une ambaxade devers le Roy , qui lors se tenoit
à Montbazon, sur les marches de Touraine et d'An-
jou. Sy y furent envoyez pour chîefz messire Jehan de
Croy , seigneur de Chimay , le seigneur de Lannoy ,
gouvreneur de Hollande, et Thoizon-d'Or, herault
dudit duc , ses cooseilliers *, tesquelz eurent charge ,
de par le duc leur seigneur , dire et remonstrer plu-
seurs (ihoses au Roy , qui cootenoient en effet plu-
seurs poins et articles; dont, par les responces que leur
en flst Taire le Roy par escript, en quoy estoient reprins
et recitez iceuU poins , vous porrez veoir et cong-
noistre la substance de leur charge et ambaxade , de
laquelle responce la teoeur s'ensieut'.
[ Ce sont les responces faictes de par le Hoy aux
choses que vous, messire Jehan de Croy, seigneur de
1 . Lear lettre de créaDce, donnée le 8 janvier 1 (iS| à Mons eo
Uainaut, et remise au Roi le 9 février, est en original dans le
Ma. Baluze 9673°, f. 37.
2. Cette pièce se trouve dans le Ms. Saint -Germain, 974,
f. 13-19, et dans le t. IX de la collection DQat,r.3S6>374 (d'après
une copie qui avait été apportée des archives du château de Nérac
au château de Pau}; elle est éditée dans le tome IV de D. Plan-
byGooglc
39d CHROmQtm [1 4S9 a. a.]
Cimay , le sire de Lonnay , gouverneur de Hollande,
et ThoisoD-d'Or , conseilliers et ambaxadeurs de mon-
seigneur de Boui^oigne , avez dictes au Roy de par
monseigneur de Bourgoigne '. ]
Et premièrement : à ce que vous avez dit que par
les respoDces qui derrenierement furent faictes à
Vendosme aux gens et ambaxadeurs de mondit Ri-
gueur de Boui^oigne sur ce qu'ilz avoient dit et ex-
posé en la présence du Roy , mondit seigneur de
Boui^oigne a trouvé que sesdis ambaxadeurs avoient
bien peu proufQté :
Le Roy vous fait dire que les responces qui lors
leur furent faictes de par le Roy , furent faictes par
l'advis et deliberacion de messeigneurs du sang et
autres notables gens du conseil estans lors à Ven-
dosme, et estoient et sont bonnes et raisonnables,
et telles que mondit seigneur de Bouigoigne en doit
estre bien content.
(r Et à ce que vous avez dit que le procureur gê-
nerai du Roy, en la présence des princes et seigneurs
du sanc et autres , a chargé mondit seigneur de Bour-
goigne de pluseurs désobéissances ; oultre plus a dit
que en xv jours on n'auroit pas redté les désobéis-
sances :
« Le Roy estoit adverty que, en pluseurs cas parti-
culiers , les arrestz de sa court de parlement, ses man-
deraens et ses officiers, n'avoient esté obeyz es terres
cher, preuves, p. ccsxx, d'après le Ms. Saînt-Gcmuin, mais peu
Rorrectement, Je reproduis id le texte de ce manuscrit ; c'est une
copie contemporaine, prise sur une autre copie, collatioanée sur
l'original.
1 . Ceci ne se trouve que dans le Hs. Saint-Germain.
byGoogIc
[1489 n. s.] DE MATHIEU D'ESCOUCHT. 397
et seigneuries que mondit seigueur de Bourgoîgne
tient et possède en son Royaume, et pour ceste cause*,
le Roy fïst dire çt remonstrer ausdis ambaxadeurs, en
son conseil , par son procureur gênerai , aucuns des-
dis cas f aiin d'en advertir mondit seigneur de Bour-
goigne , pour y donner , et faire donner par ses gens
et ofBciers , obéissance telle qu'il appartient et qu'il
est tenu de faire.
« Et au regart de ce que vous avez dit, touchant la
matière de la paix [ faicte à Arras'], c'est assavoir que
mondit seigneur de Bourgoigne n'a pas à ce esté con-
trainct ne meu ' par neccessité , mais le fist par honneur
et révérence de Dieu , nostre créateur , pour t'amour
aussi naturelle qu'il avolt à la très noble maison de
France, dont il estoit party, et pour pitié et compas-
sion du pouvre peuple, qui tant avoit eu à souffrir, et
de laquelle matière de pais sont venuz au Roy tant de
biens :
« l£ Roy Ecet bien et cognoist les grans biens qui,
en tous Royaumes et seigneuries^ advîenneut par le
moien de paix*; pour laquelle cause, et l'onneur et
1. Ce^ dans Mathieu d'Escouchy et le Ma. Doat.
2. Je laisse, pour plus de clarté, cette addition de Maâùeu
d'Esconchy.
3. Mathieu d'Escouchy. — Saînt^ermain : meTté. Doat : meiné.
4. Il ae sers pas sans intérêt de voir en quels termes les ambas-
sadeurs du duc de Bourgogne parlaient au Roi des résultats de la
paix. Pempnmte le fragment suivant aux remontrances présentées
le 9 février 14S9 n. s., et aux(|aelles le présent docnment répond
en les reproduisant presque intégralement : ■ Pensez, ce c'est
Tostre plaisir, Sire, anx biens qui vous sont venus par le moien
de ceste très eureuse paix, que vostre Rojranme, qui estoit comine
tout destmît, est par elle ressours et relevé, et chàscun jour crobt
.,CoogIc
398 CHROniQUE [1 Ut9 n. s.]
revereoce de Dieu, le soulagement aussi du peuple,
et éviter les inconvenieas qui communément advien-
nent par feit de guerre, mesmement quant les subgetz
et ceulx qui sont descenduz de maison Roial sont di-
visez et séparez de leur chief, quant l'ouverture de la-
dicte paix lui fut faicte, liberalment à ce se condes-
cendit, estant' hors de sa mémoire toutes tes choses
du temps passé, et sans riens y voloir espargner du
sien, jaçoit 6e que, ou temps que le traictié fut fait
entre le Roy et mondit seigneur de Boui^oigne, le
Roy eust jà recouvert grant partie de sa seigneurie,
et avoit bien confience en Dieu de recouvrer le de-
mourant, ainsi que, grâces à Nostre Seigneur, il a de-
puis fait. Et n'estoit pas le Roy en nécessité de ce
faire; car desjà avoit recouvert grant partie des cités,
villes, terres et seigneuries de ses pals de France, Brie,
Champaigne, Beauvoisin', Picardie et autres, que, au
temps qu'il vint à la couronne, estoient* en la main
de ses ennemis, ainsy que chascuu scet.
a Et quant aux services que vous dictes que mon-
et va florit&ant. n'avez vous pas recouvré icellni vostre Royaume,
en vertu de ladicte [laix, des mains Je vosi ennemis, en telle ma-
nière que au jour duy le tennez plus entier que n'ont fait voz très
nobles prt^enitenn depuis m* ans en ça? N'estes vous par elle le
prince le plus honnoré , craint et obey que l'en saicheT C'est elle.
Sire, qui mettra vostre très glorieuse renommée à l'exaltacion de
, Tosire très crestienne maison en la perpétuelle mémoire de»
hommes parles hjstoîres et croniques véritables qui s'en feront à
vostre louenge, et sera par ce vostre nom magnifié, autant et pins
que nul de voz prédécesseurs, ■ Hs. Saint- Germain, 91k, f. 2t.
i . Osta/U dans Mathieu d'Escouchy et dans Doat.
2. Mathieu d'Escouchy : Beauvoisis.
3. Hs. Saini-Grrmain (seul) : eitoît.
byGoogIc
[ikm n. s.] DE BUTHieU D'ESCOUCHT 399
dit seigneur de Bourgoigne Gst au Roy, en faisant
guerre à ses ennemis :
a Le Roy avoit bien confiance en moadit seigneur
de Bourgoigne, après le traictié et appoinctement fait
entre eulx, que, comme son bon parent, il le deust
aider, servir et conforter à l'encontre de ses ennemiSf
ainsi que tous tes seigneurs de son sang sont tenuz de
faire.
« Et quant au cas contenu en l'article, c'est assa-
voir de la guerre qu'il fis! par mer et par terre contre
les Anglois :
u Le Roy est bien souvenant de l'armëe que mon-
dit seigneur de Bourgoigne fîst pour le temps de lors,
et s'il eut communiqué au Roy son intencion de ce
qu'il vouloit faire, le Roy l'eust adverty de bon cueur
de ce qu'il lui eust semblé plus utile et proufitable en
ladicte malière, et de sa part se y fust tellement em-
• ployé, tant de gens comme de sa personne, se besoing
en eust esté, qu'il en eust peu ensuir grant bien ou
Royaume.
H Et au regart de ce que tous dictes que la ville de
Paris a esté baillée et mise es mains du Roy par mon-
dit seigneur de Bourgoigne et ses gens souldoyez de
ses deniers, et sans la chaîne ne despence du Roy :
« 11 est tout notoire que monseigneur le connesta-
ble, que Dieu absoille, et monseigneur de Dunois, es-
toient chiefz commiz et ordonnez de par le Roy
pour le fait de l'entreprinse qui fut faicte pour ladicte
cause. Et en leur compaignie estoient pluseurs autres
notables seigneurs, cappitaines et chiefz de guerre,
en grant nombre et puissance de gens d'armes, jus-
ques au nombre de quatre à cinq mil combatans ou
byGoogIc
400 CHRONIQUE [1459 a. s.]
plus, aux despeos du Hoy; et par le plaisir de Dieu,
et par la bonne conduite d'iceuU qui là estoîent, et la
faveur des gens de ladicte ville qui avoieot bon vou-
loir de retourner en l'obeyssance du Roy, leur souve*
rain et naturel seigneur, ladicte ville fut reduitte en
son obéissance, et les chasteaux de la Bastille et du
Ixiuvre renduz depuis à mondit seigneur le connesta-
ble, au nom du Roy. Bien est vray que le seigneur
de risle Adam, le seigneur de Temant, messire Simon
de Lalain, et autres des gens de mondit seigneur de
Boui^oigne, jusques au nombre de vi à vii cens com-
batans, furent à faire les choses dessusdictes, de par
mondit seigneur de Bourgoigne et à ses despens , et
que bien et honnorablement se y pourtèrent, dont
le Roy fut bien content ; et dès paravant, le Roy avoil
recouvert les principales places d'enlour Paris, et les
defz des rivières dessus et dessoubz, et y tenoit grant
nombre de geus de guerre qui estotent à ses despens, •
réservé les gens de mondit seigneur de Bourgoigne,
dont dessus est faicte mencion, qui estoient dedens la
ville de Pontoise.
K Touchant les autres bonnes villes et places que
mondit seigneur de Bourgoigne dit avoir esté réduites,
par son moien, en l'obéissance du Roy, et mises hors
des mains de ses ennemis :
« II est vray que en faisant ledit traictié entre le Roy
et mondit seigneur de Bourgoigne, il fut dit que chas-
cune des parties devoit faire wider ses gens des places
et des forteresses qui appartenoient à l'autre partie ou
aux siens, réservé celles que le Roy laissoit à mondit
seigneur de Bourgoigne, selon la forme dudit traictié,
laquelle chose le Roy a fait et accomply de sa part,
byGoogIc
[1459 n. s.] DE MATHIEU D'ESCOUCHY. 401
ainsv qu'il apparteooit, sans ce que mondtt seigneur
de Boui^igne ne les siens aient eu aucune peine ou
despence pour recouvrer les places qui leur apparte-
Doîent, au moins qui soit venu à la uognoissance du
Boy; mais ainsi n'a pas esté fait de la part de mondit
seigueur de Bourgoigue : car, excepté la ville de Noyon
et deSoissons, il y a eu peu de places apparlenans au
Roy et aux siens, tenues et occupées par les gens de
mondit seigneur de fiourgoigne, que le Roy ou les
siens aient peu avoir, sy non les aucunes à grans
Traiz et despens, et les autres par grans sommes d'ar-
gent baillées à ceulx qui les tenoient, et partie d'iceltes
long temps après ledit traictié.
H Et quant aux services que vous dictes que les
nobles, vassaulx et subgetz de mondit seigneur de
fioui^igne ont fait au Rot, en sa conqueste de
Normendie :
a Le Roy n'rat point memoralif que au recouvre-
ment du pays de Normandie, il veosist aucunes gens
de guerre de par mondit seigneur de Bout^oigne;
mais bien est vray que, eu la compaignie de monsei-
gneur le comte d'Eu et de monseigneur le conte de
Saiot-Pol, parens, subgetz et serviteurs du Roy, vin-
drent ou ^rvice dudit seigneur et à ses gaïges et
soiildes, à ladicte recouvrance de Normendie, pluseurs
cbevallîers, escuiers, et autres subgetz du Roy, tant
des païs de Picardie que ailleurs, qui s'y gouvernèrent
bien ethonnourablement, et dorft ledit seigneur Tut
bien content.
rt Et au r^arl de ce que mondit seigneur de Bour-
goigne a fait dire en oultre par vous que, dès la paix
faicte, il se délibéra et conclud de chérir le Roy,
byGoogIc
402 CHRONIQUE [t4K9 a. s.]
aimer, servir, hoDDorer et obeyr, et supplie au Roy
qu'il vueille cc^ooistre que eucores est-il tel et sera
jusques à la mort, se par tort évident il n'est cootrainct
au contraire, que Dieu ne vueille I
H Le Roy scet bien et cognoit l'amour, charité, ser^
vice, honneur et obeyssance que mondit seigneur de
Boui^igne et les autres seigneurs du sang doivent
avoir envers lui ; et aussi le Roy n'a jamais voulu ne
vouldroit faire chose par quoy mondit seigneur de
Boui^oigne ait raisonnablement cause d'avoir autre
Toidentë envers lui que celle qui doit avoir.
« Et à ce que oultre plus vous avez dit que mondit
seigneur de Boui^igne est adverty que le Roy est in-
duict et pressé par ses heyneux de prendre et quérir
aliances et confederacions à l'encontre de lui, et en les
particularisant, parlez des aliances de Dannemarche,
Liège, Berne, du Roy Lancelot, de l'empereur et des
princes et électeurs de l'Empire, et autres seigneurs
d'Aleouûgne ; et aussi que le Roy quiert faire trêves
générales avecques les Anglois, pour nuyre et grever
mondit seigneur de Boui^oigne :
a Le Roy est bien esmerveiUé de ceulx qui ainsi,
contre vérité, ont adverty mondit seigneur de Bour-
goigne des choses dessusdictes; car, comme vous
povez savoir, toutesbonnes aliances et confederacions
sont bien requises entre les Roys et princes souve-
rains, pour le bien d'euU, de leurs Royaumes et de
leurs subgetz. Et pour entrer es cas particuliers, est
vray que, dès le temps du feu Roy de Dannemarche,
que Dieu absoillel par le moien d'aucuns princes
d'Alemaigne, proucbains parens du Roy et dudit Roy
de Dannemarche, fut ouvert de faire allance entre les-
byGooglc
[«4S»n. s.] DE MATHIEU D'ESCOUCHT. 403
dis deux Roys; et après le dexcez duquel Roy de
DauDemarche, la matière s'est coDliuuée entre lé Roy
Dostre souverain seigneur et le Roy de DaDuemarche
qui à présent est; et par leurs coaunis ambaxeurs
ont esté lesdictes aliances faictes entre iceulx Roys,
pour eulx, leurs. Royaumes et subgetz, et ne sera pas
trouvé que en toutes lesdictes aliances, soit faicte meii-
cion d'aucune chose contre montfit seigneur de Bour-
goigne, ne en "sod préjudice; ainçois, comme prou-
chain parent et subgect du Roy, pevent estre lesdictes
aliances à son ayantaigs, comme des autres seigneurs
et princes du sang du Roy, et doit estre chose bien
agréable à tous lesdis seigneurs du sang et autres du
Royaume, de veoir joinct par aliances ung tel et si
puissant prince ccHnme ledit Roy de Dannemarche,
au Roy nostre souverain seigneur.
tf Et au regart de ce que vous avez parlé, touchant
l'alée du prevost des mareschaulx ou paîs du Liège,
et des aliances que le Roy a contendu y trouver contre
mOndit seigneur de Bourgoigne' :
« Il ne sera pas trouvé que ledit prevost des mares-
chaulx enst oncques chaîne de par le Roy de beson-
gnier avecques ceulx dudit pais du Liège, pour laditite
matière; mais y estoît allé pour aucunes choses qui
touchoient le fait de justice et l'onneur du Roy, à
cause de certaines paroUes qu'on disoit avoir esté dictes
i . Voira ce que la remontrance du 9 fë?rier contenait : c Pareil-
lement a esté adverty que vdus avez envojé vostre prevost des
mareschaulx ou paû de Liège et, par le moien de Jehan de Soa-
niaiiig et autres, contendu trouver aljances oudit paîs de Liège, et
que encores y contendez nonunémenl contre mondit seigneur de
Bourgoigne, comme l'en dit. ■ L. r., f. 22.
byGoogIc
IkOfk CHRONIQUE [14S9li. s.]
et semées par le seigneur de Camois, Anglois, qui lors
esloit oudit pals du Liège ; et aussi n'estoit besoÏDg
que le Roy envoiast par delà pour faire aliaaces avec-
ques culx i car tousjours les Liégois oot eu le Roy et la
couronne de France en grant honneur^ amour et ré-
vérence, et offert pluseurs fois de le servir à l'encontre
de ses ennemis ; par quoy le Roy les a et doit bien
avoir en son «spéciale recommandacion.
« Et quant au fait de ceulx de Berœ, le Roy a bien
voulu les avoir et recevoir en bonne amour et intelli-
gence avecques lui, en quoy sont comprins tous ses
subgetz, amis et aliez ; et n'y a eu faicte chose préju-
diciable contre mdndit seigneur de Boui^oigne.
tt Touchant les alliances que mondit seigneur de
Boargoigne dit que le Roy avoit prinses contre lui
avecques le Roy Lancelot, et aussi le mariage qu'il
avoit accordé de madame Magdelene avecque lui, non
obstant qu'il feust ennemy d'icellui monseigneur de
Bourgoigne, et que de ladicte inimitié il eust fait ad-
verlir le Roy ' :
N Au regart desdictes aliances, il n'y en a esté au-
cunes faictes entre te Roy et le Roy Lancelot, Roy de
Hongrie et de Bahaigne, ne aussi n'en estoit-il jà be-
soing ; car de grande ancienneté, et dès le temps du
Roy Jehan et du Roy de Bahaigne, qui lors estoit, les
aliances perpétuelles furent faictes entre les Roys et les
Royaumes de France et de Bahaigne, tant pour eulx
que pour leurs successeurs; èsquelles aliances fut
comprins nomméement feu monseigneur Phelippe,
1. Il y a ici une transposition dans le Ms. Saint-Gemuin ; ce
paragraphe est placé après le suivant, qa'il devrait précéder.
byGoogIc
[1W9 n. s.] DE MATHIEU D-ESCOUCHY. 40S
duc de Bouf^oigae, ayeul de monsdgDeur de Bour-
goingne qui à présent est, et ses successeurs.
R El quant au mariage, chascun scet qu'il n'est pas
défendu entre princes crestiens de traictier les ma-
riages de leurs enfans les ungz avecques les autres;
car, par ce moien desdia mariages, en adviennent sou-
ventes foiz pluseurs biens. Et n'y a aucune chose ou
traictié fait entre le Roy et mondit seigneur de Bour-
goigne» qui empesche le Roy que ainû ne le puisse
làire de messeigneurs et dames ses enfans; et comme
il est tout notoire, madame Magdeleoe estoit dès lors
en aage de mariei; et entre les princes crestiens, n'y
«voit pour ledit temps plus grant mariage que audit
Roy de Hongrie et de Bahaigne, et dont vraissembla-
blement peust ensuir plus de biens et honneurs, et
mesmement à la défense et exaltacion de la Foy.
« Et aux inimitiez que mondit seigneur de Bour-
goigne se disoit avoir à rencontre dudit Roy de Hon-
grie et de Bahaigne, et dont il avoit fait advertir
le Roy :
« Le Roy ne sceut oncques qu'il y eust publicques
initnitiez entre le Roy de Bahaigne et mondit seigneur
de Boui^îgne; et aussi n'avoit il aucune cause de le
penser, ains tout te contraire, attendu la prouchaineté
de Ugnaige dont ilz se attenoient l'un à l'autre, et
les aliances dessusdictes feictes entre les maisons de
France et de Bahaigne, èsquelles est comprins mondit
seigneur de Boui^oigne, comme dit est ; et avecques
ce, qu'il estoit tout notoire que mondit seigneur de
Bourgoigne avoit fait offrir par ses ambaxadeurs de
aler en la compaignie et soubz la conduîtte dudit Roy
de Hongrie et de Bahaigne, à l' encontre du Turq et
byGoogIc
406 GHROnQDE [USOa.s.]
pour la defence de la Voy. Et se od vouloit dire qu'il y
eust aucime différence entre eulx, à cause de la dur-
chié de Luxembourg, le Roy ne teooit pas que pour
tant le Roy de Hongrie et de Bahaigne feust euuemy de
mondit seigneur de Boureo^e, attendu que le Roy
estant à Lion, ledit Roy de Hongrie, pour appusier
ladicte différence, envoya devers le Roy, offrant s'en
Boubmettre à lui et tenir son ordonnance, pourveu
que mondit seigneur de Bourgoigne le feist pareille-
ment ; de laquelle chose le Roy fist advertir raondh
seigneur de Bourgoigne par ses ambjtxadeurs ; ce qu'il
ne volt accepter.
<c Au faict des alianaes que mondit seigneur de
Bourgoigne dit que le Roy quiert avecques l'empe-
reur, les princes électeurs de l'Empire, et autres
princes d'Alemaigue, à l' encontre de lui :
(t Mondit seigneur de Bourgoigne peut 'bien savoir
que de tout temps il y a aliances entre les empereuos
et les Roys de France; et à ceste cause, en toutes les
aliances que le Roy a faictes avecques autres princes,
il excepte nomméemeut l'empereur; et pareillement,
s'il a fait paix ou trêves avec ses ennemis, il y com-
prent l'empereur comme son alyé. Et au r^art des
électeurs de l'Empire et autres princes d'Alemaigne,
pluseurs d'iceulx sont dès pieça allez avecques le Roy;
mais èsdictes aliances n'a esté Taicte chose ou préju-
dice de mondit seigneur de Bourgoigne.
u Quant à ce vous dictes que mondit seigneur de
Boui^olgne dit estre adverty que le Roy requiert faire
trêves générales avecques les Anglois, pour lui nuyre
et grever :
R Mondit seigneur de Bourgoigne peut avoir assez
byGoogIc
[14S9 n. 5.] DE HATBIEU D'ESCOUCHT. 407
souveDODce des boDS termes qui lui furent tenuz par
le Roy es trêves que derreuièremeat il fist avecques
les Auglois, là où ses gens ambaxeuts furent presens
et assistans, et èsquelles mondit seigneur de Bour-
goigne fut nomméement compris comme les autres
seigneurs du sang. Et quant aux parolles qui sont de
présent de ladicte matière, le Roy n'a point quis ne
quien trêves avecques les Anglois; car, Dieu merci,
il n'apasneccesùt^dece faire. Mais pour ce qu'il a este
pluseurs foiz exhorté par nostre saint Père, et par ses
legatz^^ui sont veouz en France, de vouloir entendre
à paix ou trêves avecques les An^ois, «n faveur de la
delTence de la Foy, le Roy, quant on lui en a parlé, a
tousjours respondu que, pour l'onneur de Dieu prin-
cipalement et en la faveur que dessus, II estoit content
de y entendre par tous bons et raisonnables moiens.
« A ce que mondit seigneur de Bourgoigue dit que
aucuns lui ont donné à cognoistre que te Roy est mal
content de lui, pour ce que monseigneur le Daulphin
s'est restraict par devers lui et se lient en ses pals et
seigneuries, et en soy excusant sur ce, dit que s'il a
receu mondit seigneur le Daulphin, il luî est advîs
qu'il a fait honneur au Roy, et se autrement l'eust fait,
ce lui eust esté et seroil reprouche et blasme à jamais :
« Austresfois a esté lait response à mondit seigneur
de Boui^oigne, touchant ceste matière, que le Roy a
bien cognoissance que à mondit seigneur le Daulphin
est bien deu estre fait honneur et bon recueil par mon-
dit seigneur de Bourgoigne et autres princes de ce
Royaume, quant ilz sauroient et cognoislroient que
mondit seigneur le Daulphin se maintiendroît envers
le Roy son père, comme bon et obéissant filz doit
byGoogIc
408 CHRCNIQUE [l4S&ti. s.]
faire; et aulremeat ne se doit faire par raison, car
l'oDDeur qui lui est deu deppend du Roy soa père et
soD seigneur. Et combien que tantost après que moQ-
dit seigneur le Daulphin fut es maius de mondit sei-
gneur de Boui^oigne, mondit seigneur de Bourgoigne
eust fait dire au Roy, par ses gens et ambaxeurs, que,
se c'estoit son plaisir, il s'emploierait vouleatiers à ré-
duire mondit seigneur le Daulphin à la bonne grâce
et obeyssance du Roy, ainsi que filz doit estre envers
son père, dont le Roy fut bien conteut et en mercya
mondit seigneur de Bourgoigne , en lui priant que
sÀnsâ le Toulàst faire et soy emploier comme il voul-
droit qu'il fist pour lui en cas pareil , et avoit bien le
Roy fiance que aucun bon fruict en deust ensuir,
neantmoioR et que mondit seigneur le Daulpbin ait
esté par long temps es maj/as de mondit seigneur de
Boui^oigne, le Roy ne s'est point apperceu qu'il en
soit ensuy aucun bon effect.
« Quant à l'excusacion que mondit seigneur de
Bourgoigne prétend, à cause des trêves par lui prinses
à certain temps et trois mois de desdït, avecques les
Anglois, anciens ennemis et adversaires de ce Royaume^
pour aucuns de ses pais , soubz umbre de ce que au-
cuus cappilaines et gens de guerre du party du Roy
estoient lors entrez en ses pays, et que trop grant
chaîne eust esté à mondit seigneur de Bourgoigne de
faire guerre ausdis Anglois, et aussi avoir à faire aveuc
gens du Roy :
a Uondil seigneur de Bourgoigne peut bien sa-
voir que, à cause de l'adversité de la guerre, les gens
d'armes, pour le temps de lors, estoient en grant de-
sordre, faisoienl pluseurs maulx et excès en div^^
byGoogIc
[I4S9 •- ».] DE MATHIEU D-ESCODCHT. fcOfl
lieux en ce Royaume , tant es païs qui aoDt mesme-
meot au Roy, que en tous les autres dudit Royaume,
doDt le Roy estoit bien 4esplaisant; et sitost qu'il lui
a esté possible, il y a mis Tordre et remède que chas-
cun a veu. Et supposé que aucuns excès particuliers
eussent esté falz es païs de mondit seigneur de Bour-
goigoe, par Lesdis gens de guerre, ainsi qu'ilz faïsoient
èa autres païs, ai n'estmt ce pas cause souffisante ne
raisonnable pour prendre trêves avecques les ennemis
du Roy et du Royaume, sans le con^é, consentement
et bon plaisir du Roy.
a Et 'au regart des autres trêves longues et qui en-
cores durent, que mondit seigneur de Bourgoigne a
prinses avecques les Anglois, pour tous ses pais, à ung
an de desdit, spubz couleur du mariage fait de la 611e
du Roy de Secille avecques le Roy d'Engleterre, et
aussi des advertissemens qu'il dit avoir euz que par le
mbien dudit mariage on devoit recompenser les An-
glois des pals de Hollande et Zellande pour le païs de
Normendie, et les autres terres et seigneuries mouvans
de ta couronne dévoient demourer au Roy, et que le
surplus des terres et seigneuries de mondit seigneur de
Bourgoigne se dévoient conquérir par commune main,
du Roy et des Anglois, et contendoit on, par ce moien,
à destruire entièrement mondit seigneur de Bour-
goigne :
« n est vray que en traictant ledit mariage, ne fut
oocques parlé des choses dessus dictes, dont mondit
seigneur de Bourgoigne dit avoir esté adverti. Et se
esmerveille fort le Roy comment mondit seigneur de
Boui^oigne a si legièreraent adjousté foy, et si longue-
ment persévéré, àtelles choses ainsi contreuvées contre
byGoogIc
410 CHRONIQUE [)4S9 n. s.]
Tenté ; et s'il en etut &it aucune doubte, il deust avoir
euToië devers le Roy, pour estre iofomié de la vérité,
et noD pas prendre lesdictes trêves, qui sont préjudi-
ciables au Hoy et à la chose publique de son Royanme.
Et aussi par expérience il a depuis bien peu veoir et
cognoistre tout le contraire des adverlissemens qu'il
dit lui avoir esté faiz; et neantmoins, il a continué et
contiDue encores .en icelles trêves» jasoit ce qu'il ne
Joise à lui, ne à autre prioce de ce Royaume, faire
trêves ou abstinence de guerre avecques les ennemis,
sans le congre et coDsentemopt du Roy, conwie dit est.
a Et à ce que mondit seigneur de Bourgoigne dit
que aucuns dient que la cause du mal contentement
du Roy est pour les désobéissances qu'on fait es pals
de mondit seigneur de Boui^oigne au Roy et à sa
court de parlement , et pour son excusacion requiert
que les charges dont le procureur gênerai du Roy l'a
chaîné en la présence des seigneurs qui estoieot à
Vendosme , et toutes les autres charges qu'il lui volt
imposer, Itil soient baillées parescript, et que au plai-
sir de Dieu il respondra à tout tellement, que le Roy,
les prince» en la présence desquelz il a esté chai^, et
uDg chascuo, verra qu'il a esté chaîné par ledit procu-
reur sans cause et sans raison :
« Mondit seigneur de Bourgoigne sçet bten que le
Roy doit et est tenu faire justice à ses »ibgetz, et ds
faire exécuter les arrestz et jugemens de sa court de
parlement, qui est sa court souveraine ; et ainsi l'a juré
et promis à son sacre et couronnement. Et pour ce
qu'il a eu de grans plaintes que pluseurs des arrestz
de sadicte court et ses mandemens n'ont pas esté bien
obeys es pays de mondit seigneur de Bourgoigne, et
byGoogIc
[14S9 n. *.] DE HATt&EU D'KCOUGST.. 411
que, le Roy estant à Vandbsme, vindrent aucuns des-
dis plaintitz' par devers lui; pour ceste cause, il flst
remoDStrer, par son procureur gênerai, aux gens et
ambazeurs de mondit seigneur de^Boui^igne, les cas
particuliers dont les pTainctes adonc lui estoient ve-
nues, à ce qu'ilz en advertissent mondit seigneur de
Boui^oigne, pour y faire donner l'obéissance qu'il
appartient et qu'il est tenu de faire.
« Et quant à ce que mondit seigneur de Bouigolgne
requiert que tous les cas dont le procureur gênerai
du B^y le Touldra charger, lui soient baillez pour y
respondre:
« Le Boy par diverses foiz a fait remonstrer à mon*
dit seigneur de Boui^igne, et à ses gens et amb&xeuts,
pluseurs plaintes et doléances que l'en avoit fait au
Roy, touctiant les choses dessusdictes, espérant que
mondit seigneur de Bourgoigne y deust donner pro-
vision ; ce qui n'a esté fait. Mais neantmoios , le Roy
escrira à son procureur gênerai qu'il face diligence de
recueillir toutes les plaintes et doléances qu'il a, tou-
diant lesdicles matières; et les fera savoir à mondit
seigneur de Bouf^oigne, par ses gens qu'il eovoiera
devers lui pour ceste cause.
« Au regard de ce que mondit seigneur de Bour-
goigne se plaint de la court de parlement, disant qu'elle
ne vœult entendre à mder chose qui soit pour lui , ne
pour ceuli qui sont à lui ; mais sont ses causes et Èelles
des siens immortelles , sinon qu'elles soient contre lui
et les siens:
« Il est bien vray que, le Roy estant à Vendosme,
1. Hs. Suot-Germam (seul) : < Aucunes desdictes plaintes. >
byGoogIc
412 <SROmQUE [1459 d. s.]
il parla de ceste matière aux gens de sadicte court de
parlement, lesquels lui aflennèrent qu'il y a eu autaot
et plus de causes expédiées «o ladicte court de parle-
ment» des pals de mondit seigneur de Bourgoigne et
de ses subjetz, que de nul autre pays ou contrée de ce
Royaume. Biais neantmoins, le Roy de rechef man-
dera Toulenliers à sadicte court qu'elle face es causes
de mondit sdgneur de Bourgoigne et des siens, bonne
et bresve expedicioo de justice.
« Et quant à ce que tous dictes que se plaintes et
doléances dévoient estre ouvertes ou declairëes, mon-
dit seigneur de Boui^oigne a mieulx cause de soy dou-
loir que nul autre, et que le traictié d'Arras n'a pas
eité fourny ne accomply :
' Il samble au Roy que mondit seigneur de Bour-
goigne n'a cause de (sàre plaintea et doléances à l'oc-
casion dudit traictié, comme chascun peut assez sa-
voir et cognoistre; et n'a le Roy aucune chose fait au
contraire. Mais advise mondit seigneur de Boui^oigne,
se de sa part il a esté bien entretenu. Et deust bien
aT(Hr mondit ,seigneur de Bourgoigne mémoire des
parolles qui furent dictes, en Iraictant le marii^e de
feue madame Katherine de France [que Dieu absoîlle*]
et de monseigneur de Charolois, son (Hz.
« Et au regart d'aucunes autres plaintes que mon-
dit seigneur de Bourgoigne ^t, de certaines injures
qu'il dit avoir esté faicles tant à lui comme à ses gens,
par manière de desrision' :
1. Ne se trouve dans aucun des deux manuscrits,
2. Voici quelles étaient ces plaintes : ■ Si ses armes (celles du
doc), son nom, ou sa devise sont mises ou paintes par vosire
Royaume, tantost elles sont percées et vîtiainemeat sonlliées. Si
byGoogIc
[14S9 n. s.] DE MATHIED D'ESOODGHT. 413
« Telles choses et sembhibles doivent estre desplai-
sans à tous priDCes; et quant il vient à leur cognois-
sance, ils en devroient faire pugoîcion; mais pour ce
que commuaeoaeDt elles se dieni et font par geos de
mauvaise vouJenté et petite reputacion, jaçoit ce que
bien lar^ment en ait esté dit et fait contre la personne
du Roy, et de pluseurs gresves et énormes choses,
neantmoins il se depporte de plus avant en parler
pour le presrat.
« Et fînablement , k ce que mondit seigneur de
Bourgoigne supplie au Roy que son plaisir soit de
l'avoir en sa bonne grâce, et le tenir et lui faire comme
à son parent et serviteur, et que ou plaisir de Dieu il
le trouvera tousjoursbon, vray, franc, loyal, humble
et obéissant :
« Mondit seigneur de Boui^igne peut avoir assez
veu et cogneu par expérience que, depuis le traictïé
fait entre le Roy et hii, le Roy lui a tenu termes bons
et raisonnables, conune il appartient faire envers son
bon parent et serviteur; et seroit le Roy bien joyeux
que mondit seigneur de Boui^igne se gouvemast
tousjours tellement envers lui, qu'il eust cause de
continuer et de l'avoir et tenir en sa bonne grâce. »
« La responce dessusdicte a esté faicte de par le Roy
en sa présence ausdis ambaxadeurs, où estoient mes-
ses gens e&cripTent leurs noms ou devises, l'en peint par dessus
gibets par dérision. Quant ilz passent par vostre Royaume , «has-
cun, singulièrement vos gens et officiers, les fuyeut; en vostre
propre hostel n'en treuvent comme nniz qui les vueillent con-
verser, et les communs langaîges de pluseurs des vostres sont l'un
à l'autre * Tn es plus traîdre que ung Bourguignon. > Remon-
trance citée, f. 23 v".
byGooglc
4U CHEOmQUE [1459 n. s.]
seigneurs les ducz d'Orieans et de Bretaigne, le conte
dn Maine et les autres seigneurs du sang^ prelatz et
gens du graot conseil du Roy, à Monthason, )e
vii' jour de mars mil cccc tviii '. »
Apr^ lesquelles responces faictes ausdis anibaxa-
deurs Van et jour que dessus, le lendemaia, qui fut
vni" jour de mars, ilz eovoièrent par Thoison-d'Or,
l'ung d'iceulx ambaxadeurs, certaine scedule, laquelle
il présenta de par lesdis ambaïadeurs à messeigneurs
du conseil du Roy, et à laquelle, par l'ordonnance du
Roy, a esté respondu en la manière qui s'ensuit :
d Depuis la responce faicle, de par le Roy et en sa
- présence, à tous, messire Jehan de Croy, seigneur de
Cimay, messire Jehan de Lannoy, gouverneur de Hol-
lande, et Thoison-d'Or, conseilliers et ambaxadeurs
de monseigneur de Bourgoigne, tous avez baillé au
conseil du Roy une scedule' par laquelle dictez que
vous ayez esté envoiez devers le Roy, pour deux poins :
l'un, pour ouvertement et clerement lui faire declairer
quel a esté raondit seigneur de Bourgoigne, quel il
est, et quel il veult demourer envers le Roy; l'autre,
pour savoir se le Roy est indigné ou mal content de
mondit seigneur de Bourgoigne, et les causes pour
quoy; et que se le Roy a aucune chose en son cueur
qui le meuve à estre mal content de moodit seigneur
de Bourgoigne, que son plaisir soit le declairer et le
1. La date n'était pu dans Mathieu d'Ëscouchy, ce qui Eut
que l'abbé Legrand, trompé par la place assignée par le cbroni-
qnenr à cette iroportante pièce, l'a reculée jusqu'en 1460 n. s.
{BUl. ras. de Louis XI, livrera, p. 54.)
S. Cette cédule, du 8 mars, se trouve dans le Hs. Saint-Ger-
luaio, 974, f. 24 V, à la suite des remontrances du 9 février.
byGoogIc
[1459 n. s.] DE HATBIEU D'ESOOUCHT. M S
lui signîlBer. Et dictes que ausdis deux poios, qui
sODt la piiDcipale cause de vostre venue, n'a riens este
respondu; par quoy suppliez au Roy que sur ce vous
peussiez savoir son vouloir et bon plaisir' :
« Pour respoatdre à laquelle scedule, te Roy vous
&it dire que par les responces qui vous ont esté bail-
lées, vou»povez bien veoir et cognoistre que à chas-
cun desdis deux poins dont vous parlez, et à tous les
articles que vous avez baillez par escript, a esté bien
et souffisamment respou4u de par te Roy. Et neant-
moinSf pour ce queTequerez avoir plus ample decla-
racion sur le contenu en vostre dicte scedule, te Roy
envoyera devers mondit seigneur de Bourgoigne au-
cuns de ses conseillers, pour lui faire assavoir sur ce
son vouloir et entencion, et pour cognoistre se mon-
dit seigneur de Bouigoigne est et veult estre par -effect
envers le Roy tel que vous avez dit et baillé par
escript.
[« Fait à MoDtbason le xi* jour de mars l'an mil
im° Lviy.
« CoÛalionné k l' original. Ainsi signé :
« i, DE ReILHAC*. »]
En ceste année, furent grandement les choses en
advebture de estre bien troublez en ce Royalme ; car
vous povez congnoÎBtre par les articles de ladicte am-
baxade, que c|iaacune des parties parloit par alTec-
litHi. Et à la venté, se le Roy Charles eut bien volu
1- ■ Car autrement, ajoutaient les ambassadeurs, ne se ouze-
roient partir sans premièrement l'aToîr signifié i mondit aeignenr
de Boargoigne. ■
X. Cest ainsi que se termine la pièce dans les Hss. Saint-Ger-
maÎD et Doat.
byGoogIc
41S CHRONIQUE [1459 n. s.]
croire et soy arrester à ce que aucuns de ses conseil-
Uers lui euhorioient contre ledit duc de Bourgoingne,
les besoingnes se fussent mises en graat rudesse ; mais
quant on lui parloit ou préjudice d'icellui duc, et
meismement en tous coosaulx où il estoit, c'estoit
cellui qui en tout le supportoit et Talsoit ses excuses,
par le grant sens et bonne discrecioo qui estoit en sa
personne.
CHAPITRE CLII.
D'aucuns gens qui furoit prins en la ville d'Arntg,
sur ce que on leur imposait estre Waudois.
Environ la Pentecoste de l'an précèdent', courut
la Toix es marches de Picardie, que en la ville d'Arras
estoient pluseurs Waudois*, tant hommes* comme
S. On peut consulter sur la Vauderie un article de M. Félix
Bourquelot, intîtiilé : Les Faadois au quinzième lièfle [Biblio-
thèque de eÉeote des c/iwtes. S* série, t. 111, pages 81-109).
L'auteur établît : que les Vaudois apparaissent dans l'histoire long-
temps avant la persécution d'Arras; qu'au quinnéme siècle on les
assimilait i tous ceux qui se livraient à la sorcellerie, à la né-
cromancie, ou qui étaient en commerce avec le diable; que les
sorders et magiciens , contre lesquels l'Ëglise et les puissances
temporelles ne cessèrent de s'élever, s'adonnaient à la plupart
des pratiques reprochées aux Taudois; qu'on peut établir une
filiation entre ceux-ci et les Hanichéens, les Albigeois et In
Vaudoia des dooûème et treiTième siècles; enfin qu'il 7 eut sen-
byGooglc
[Ii.60] DE MATHIEU D'ESÇOUCHY. ,417
Temmes. Et au pourchas d'aucuns, le duc de Bour-
goingne, à qui ladîcte ville estoit subgette, h cause de
sa comté d'ÀTtois, ordonna certains commissaires
pour de ce savoir la vérité, et ainsy en faire justice
selon ce qu'il appartenroit. Et y fut ordonné aler le
comte d'Estampes, qui estoit cappitainoe gênerai des-
dictes marches de Picardie, de par icellui duc de
Boui^ingne, afBn que les exécuteurs et commissaires
de iadicte besoingne peussent plus seurement besoin-
gnier en icelle; car besoing estoit d'y avoir ung bon
chief, pour ce que de prime face on se print [de rude
manière], et eu fist-on prisonniers grant nombre de
gens de simple estât et de mauvaise vie , desquelz les
aucuns d'eulx furent questionnez, interrogiez et pres-
chez par gens que on disoit estre notables clercs de
droit, et depuis livrez à la justice temporelle et par
icelle ars et bruslez. Et pour ce qu'on disoit iceulx
exécutez avoir accusé beaucoup et pluseurs auti-es
gens de grant renom et de bonne fachon, ayant bonne
chevance, comme le seigneur de Beaufort et de RaD<
sai^ chevallier*; maislre AnthoinneSaquespée*, riche
et piussant; ung nommé Jehan Tacquet', marchant,
lement au qainziéine siècle nne recrudescence, une sorte d'^-
démie de sorcellerie, et qu'on désigna sous la dénomination de
Vandois tons ceux qui prenaient part aux faits de sorcellerie.
i. ■ Payen de BeaufFwt, chevallier, noble homme, et une des
anciennes bannières d'Ârtob, agié de 72 ans ou environ. > J. du
Clercq, I. IV, ch. ti. Dans les Regiitrrs du Parlement, il est ap-
pelé messire CtJart, leigneur de Beaafort et de harusart, cheva-
lier. Payen était yn surnom. U Tut prit le 24 jain i 460.
2, Bourgeois et écbena d'Arras, arrêté ie 16 juillet. J. du
Clercq, 1. IV, ch. ix.
3. Aussi boui^eois et échevin, arrêté le 22 juin. Ibid., ch. vi.
Il 27
byGoogIc
418 CUBANIQUE [1460]
et meismemeot Martiu Comille', qui paravaDt avoit
esté récepteur gênerai de touttes les finances dudit duc
de Boui^ingne, et ptuseurs autres, avoir esté com-
plices et coulpables d'icelles vauderies, icellui Martin
Comille, coognoissant que ce lui procedoit par hayne
couverte d'aucuns ses ennemis, se absenta de ladicte
ville et du pays, et s'en alla à Romme ou aultre part,
où bon loi sambla, où il fut parloi^ temps. Pareille-
ment icellui Tacquet se tira en la ville de Paris; mais
ce nonobstant, si furent tous leurs biens mœubles
et immœubles prins et mis en la main dudit duc
de Boui^oingne, et iceulx gouvrenez et conduis par
gens qui desiroient la destruction totalle des des-
susdis. '
Et au regard desdis de Beâufort et maistre An-
tboinoe, ilz furent prins et constituez prisonniers en
grant esclandre, où Hz furent par pluseurs fois ques-
tionnez par voye de fait et très inhumainement ^ Et ce
faisoit en fin de faire congnoistre aucune chose par
quoy ou eust coullenr de les pooir faire morir, pour
1. 11 était alors receveur 4^ aidei ordinaires du comté d'Ar-
tois, et avait été dans sa jennesse ■ parmentier, c'est-à-dire cous-
turier de robbes, et povre compagnon. > Ibid., ch. ix.
2. Le sagneur de BeaafTort ne Tat pas mis à la tortnre. Po-
paincourt , son avocat , et Simon , qui représenta le procureur du
roi dans l'appet devant le Parlement, sont muets sur ce point , et
FaTOcat Ganay , dans sa plaidoirie pour l'évéque d'Arras , dit
que le 26 juin, deux joars après qu'il eijt été mû en prison,
Beanfibrt fit de lui-même sa confesaion, < uns inducions, nte-
naces, ne tortures aucunes. » Quant i Sacqnespée, voici ce qa'en
dit Simon dans un plaidoyer du S Juin : ■ Sa^quespée fat con-
stitué prisonnier pour lesdîz cas de vauderie, sur lesquelx il fut
iuterrogué et sur ce que deneya, lui fut dit qu'il le confesserait
et que avoit esté chargé par plutieura; fut mis en question sur le
byGoogIc
[14«Q] DE MATHIEU D*ESGOUfHY. 419
avoir la cooBscacion de leurs biens '. Et à ce tenoieDt
fort les mains aucuns qui lors esLoient du conseil dudit
comte d'Estampes ' ; mais onques ne confessèrent chose
qui leur fust préjudiciable. Et dudit temps fut ladicte
ville sy escriée, que tous ceulx du pays fkisoient g^nt
difficulté eulx y trouver. Or advint que Pbelippe de
Beaufort, aïsné filz dodit seigneur, qui véoit que sans
cause on traictoit aiosy sondit père, et que melsme
aucuns de ses parens et amis le eohortoient âoy com-
poser, — et de fait icellui de Beaufort se composa de
paier nu mil escus d'or, aCBn d'estre délivre de ta pri-
son où il estoit*, — icellui Pbelippe se tira devers le
Roy, où en sa chancellerie donna à entendre le cas de
banc, lié de cordes n»é«s en quatre lieux videlicet, on chief, par
le cmps, par les cuisses et les jambes au-dessoubz des genoula,
en lui donnant de l'eau à boire. > Le Boulenger le presse de dire
la vérité, et sur sa réponse qu'il n'était Vaudou, fait un signe aux
sergents , < qui incontenant prindrent les brayes et lui misdrent
aux talons; et, pour ce que ne confessa riens, le procureur d'of-
fice se fit partie à l'encontre de lui, par quoy Sacquespée paya cent
escuz , et après fut délivré et envoyé, et condemné es despens dn
procès. » Archives, Seg. du Parlement, Criminel, 29 (X, 8861),
1. Un chapelain du dnc de Bourgogne, Pierre lePrestre, afabé
de Saint -Riquier, rend le même témoignage (art. de M. Bour-
qnelot, ^ e.,p. 109^; iidîique KplusieursgensdebienGongneuresit
assez que ceste manière d'accusation fut une clio^ controuvée par
anlctmes mauvaises personnes, pour grever, ou destmire, on des-
ht»inorer,ou par ardenrde convoitise, aulcunes notables personnes
que ceniz heoient de viâlle hayne. > Il ne faut pas pourtant en
coDcltue que la \auderi« a'ezistAt point; seulement Fa persécu'
don, atroce pour tons, atteignit des innocents avec les coupables.
S. V/iir les noms dans J. d« Qercq, I. IT, ch. n. ,
3. « Dit que Beaufort, après qoe ils eurent le sien, fut amené
sur l'escbar^ult et illec jA^sdié publiquement, qui après le coit-
SempièTent en publique à tenir prison sept ans, en sept mille
byGoogIc
4S0 CHROHIQUE [1460]
sondit père, disant qu'il voloit ester à droit en la court
de parlement*, qui estoit la fontaine de la justice de
ce Royalme ; et obtint lettres rojraulx , par vertu des-
quelles estoit mandé au premier huissier dudit parle-
ment ou sergent royal, que l'on prinst ledit seigneur
de Beaufort reallement et de fait es prisons où il estoit,
et que soubz bonne et seure garde on le menast es
prisons du Roy à Paris, c'est assavoir en sa concier-
gerie du pallais.
£t quant ledit Phelippe eut icelles lettres, priât ung
huissier et autres officiers qI gens du Roy ; et par ledit
huissier, fut ledit seigneur de Beaufort pries es pri-
sons où il estoit, en la cité lez ladicte ville de Arras*,
et mené en ladite conciergerie, où il fut longue es-
pace de temps; et lui estant ilec, se submist en ladicte
court de pariement, pour par elle estre coodempné
ou absoubz. £t sy furent adjoumez les dessusdis exé-
cuteurs et commissaires, à la requeste dudit seigneur
de Beaufort et dudit Tacquet, qui desjà de sa voulenté
s'y estoit aie rendre prisonnier* et paareillement stfb-
livres, pour tstre mises au troncq à Haloines pour aler sur ïet
Turcs pour la laj, et envers les commisMires en mille et cinq cAis
livres, et envers les autres commissaires en autres sommes tDontans.
à dix Biil. ■ 1" plaid, de Popaincourt. L'avocat exagère la
somme. Voyez le détail dans du Clercq , ch, xiv.
1 . Le seigneur de Beaufibrt, s'il en faut croire son avocat, avait
ÎDtetjeté appel dès le momeat où il fut constitué prisonnier.
2. Une sentence de condamnation avait déjà éti rendue contre
loi le a octobre; l'haisâîer arriva à Arras le 16 janvier lh61.
J. du Clercq, 1. IV, ch. iiv eiiix. •
3. Erreur. Simon, dans son plaidoyer, requiert que c les trois
prisonniers qui encores sont detenuz à Arras, c'est assavoir ledit
/e/uin Taquet, Jehan du Bm et la Selié^e, et lesqaelx ont diargé
Beaufort, soient aatenés en la court de céans, ■
byGoogIc
[Ib61] DE MATHIEU I^SpCOUCHT. 421
mettre à porter pugnicion, telle que icelle court leur
ordoDoeroit. Contre lesquelz fut fait leur procès bi«]
au toog' : et en la defBoitîve, furent trouvée purs et
innobens de ce pour quoy ilz avoîent ainsy esté accu-
sez, et furent aucuns de ceulx qui ainsy les avoieat
traictiez, condempnez en reparacions honnourables
et en grans sommes d'ai^nt. Et fut trouve par ladicto
court que ce ne procedoit que par haine, et soubz
umbre de avoir leurs cbevances*. Dont aucun^. des
conseiUiers dudit conte d'Estampes, comme dit est,
furent fort biasmez;eten donnoit-on de grandes char-
ges à deux des «ecretaires d'icellui comte, qui pour
lors avoient grant audiance devers lui, dont l'un se
nommoit maistre Philibert Bauchîllart', et l'autre mais-
tre Jehan Fourme*. Et quant ledit duc de Boui^oin-
gne fut adverty plainement que ce procedoit par la
manière que dit est, fist tout cesser tetz emprisonne-
mens, et mettre au délivré ledit maistre Anlhoinne
Saquespée et pluseurs qui encores estoient prisonniers,
et lever la main de leurs biens et beritaiges. Et ainsy
retourna ledit Martin Cornille, et les aub%s qui s'es-
toient absentez, en icelle ville; et leur fut rendu et
délivré leursdis bieus et heritaiges.
1, LeprocèscomiBeiiçale'ai mai 1461 (X, 8861), et continnii
JDsqu'ia 26 janTier suivant (X, 8865), où il fut renvoyé, pour
appoincter, devant le Conseil.
X. Cette haine ne se ralentit pas , s'il en faut croire Dom De-
vienne, car le seigneur de Beauffort, urété pen après sous de nou-
velles încnlpations, fut une seconde fois condamné, et livré à la
justice séculière, qui le fit exécuter. {Hiit. ^Artois, 3* partie,
p. 99.)
3. Gode&oy : Boncillut. — fioutillat.
4. Jehan Forme, daits du Clercq et dans les Beg, dit Parlement.
byGoogIc
(146)]
CHAPITRE CLIII.
Du trespassemeot du Roy Charles, VII' de ce nom.
Ou mois de juillet de l'an mil cccc soixante et un,
droit le jour de la Magdeleioe, qui fut le zxu* jour
dudit mois, ala de vie à trespas ce très crestien Roy
de France, Charies, VII* de ce nom, ou chastel de
Uun sur Yèrre ; dont le pœuple dudit Royalme fut
moult desplaisant. Et y en ot, en iceltui, de grans
cris et lamentaqioDs ; car en son temps avoit bien et
sagement et grandement tenu et gouyrené sondit
pœuple en paix et en prospérité. Par le trespas du-
quel, succéda à la couronne de France, Loys, son
aisné filz, [XI* du nom,] qui xt ans parafant s'estoit
party àts l'hostel de sondit père, et qui onques puis ne
le vit ne parla à lui, comme povez avoir oycy devant.
Et lui estant en une place nommée Geneppe, sur les
marches de Brabant et de Haynnault, appartenant au
duc Phelippe de fiourgoingne, lui durent portées les
nouvelles. De laquelle place 'assez tost partit, et tira
en une ville scituée en Haynnault, nommée Avesnes;
en laquelle pluseurs princes et seigneurs, aveuc la
pluspart de ses oniciers,-tant de ceulx des chambres
de parlement, chambre des comptes et des requestes,
comme gouvreneurs, baillifz et autres officiers de ce
Royalme, se tirrèrent devers lui, chascun tendant
afGn de ravoir leurs offices. En laquelle ville fîst in-
byGooglc
[1461} DE MATHIEU IVESCOUCHY. 423
coDtinwit UDg beau et bonuourable service et obsèque,
pour l'ame de sondit feu père. Et iDcontioetit que
icellui service fut fait et acomply, fiit vestu d'une robe
d'escarlatte vermeil, coaime il appartient à ung Roy
successeur d'un aultre, monta à cheval, et ala juer
aux champs.
Or d'icellui Loys vous lairay à parkr quant à pré-
sent; car bien ay intencion de faire et commencer
mon second livre depuis sou advenement et couron-
nement, qui sera, selon ce que j'ai trouvé, des biens,
boDoeur, vaillance et conduitte, tant de lui comme de
Charles de Boui^ingne, comte de Charolois, Glz seul
et pour le tout dudit Pbelippe, duc de Bourgoingne,
pour tant que lesdis deux princes sont de assez bon
aage compétent, et que, à4'ayde de Nostre-Seigneur,
j'espère qu'ils feront chose méritoire sur le povre
peuple, digne de rédiger et mettre par mémoire, afBn
que leurs successeurs, apprez eulx, puissent prendre
et.«n8ieTyr leurs bonnes mœurs et vertus. Et ne vous
parleray aucunement plus avant de lui, pour ce que,
.depuis son partement d'icelle ville d'Avesnes jusques
à son couroanement à Reins, feray le commencement
de icellui mon seqpnd livre; et à l'ayde de Nostre
S^igneyv et de la glorieuse vierge Marie mère, le en-
sievray jusques à son trespas; au mains, tant que la
vie me sera respirant au corps. Hais je vous parleray
et dodneray à congnoistre l'entrée du corps naturel
dudit feu Roy Charles dedens la ville de Paris, le ser-
vice qui y fut ^t, aussy de son enterrement en
l'église de Saint-Denis*.
i. Celle putie de la ctironiqne de Mathieu d'Escouchj ne lui
byGoogIc
<i24' CHRONIQUE ' [1461]
Vous devez savoir que apprez son trespassement, le
-corps de ce très crestieo Roy fut ouvert, puis ses en-
trailles mises et posées en certain vaissel k ce fait et
ordonné tout propice, et puis si fut fait ung person-
naige tout au plus prez de sa samblance, vestu et paré
en babit et estât Royal, qui fut assis et posé en ung
chariot branlant, Icetliû couvert d'une grant couver-
ture de vellours noir ; et au dessus avoît une grant
crois de vellours blanc', et vu* escussonsde fleurs de
lys d'or de Cbippre, par dessus la houchure dudit
cbariot*. Lequel personoaige estoit illec si bien assis,
que cbascun le pooit veoir par le devant et le derrière
dudit chariot; et en ce point, fut chai^ié audit Mung
sur Yèvre. Assez tost apprez sondit Irespas, fut amené
en la ville de Paris, et d'ilec à Saint-Denis, comme
vous orrez. Apprez lequel corps et chariot, pour
l'acompaingnier, estoient le duc d'Orléans, le comte
d'Angoulesme son frère, le marquis de Saluées, le sei-
gneur de Chasteaubrun, le seigneur de Rochefoat,
appartient pas en pro{»«; il a emprunté presque tout le récit des
funérailles du Roi à une relation contemporaine et pour ainsi dire
ofBcielle, car elle concorde parfai Cernent» vec les détails fournis
par le compte original des obsèques (dont je donne, «ox^Pmmei,
de nombreux extraits). Cette relation se trouve dans te Ak. Notre-
Dame, 137, à I& fin de la cbronique du héraut Berry. Le Hs.
Balnie 10319* contient aussi une relation des rnnénultes de
Charles TU, mais très-abrégée (f. S34-238).
1. ■ De demie anine de large. > Rslat. abrégée, r.'23S v*.
i. lUial, ah^gée : huit. Compte des ohfèques : neuf. Voir l'ex-
trait.
3. ■ Et si estoit celle couverture si grande et si large que quant
on la laèsoit aller, elle traînoit de tous costet bien une aulne de
Paris. > Rflat. abrégée, f. 236.
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[14«1] DE MATHIEU D'ESCOUCHT. 4ttf
bailli de TouraiDe,']e prevost de Tosteldudit feu Roy*,,
et plusears autres, et ^ant nombre de ses gens, ren-
dans de piteux cris et lamentacions par tout leur che- '
min*; aussy le povre pceuple, par où il^ passoient
pareiUement : car publiquement on le pooit bien
nommer Charles le Bien Servy et Bien Àmé. Et arri-
vèrent par uDg merquedy v' jom- d'aoust oudit ao, ■
ensierant sondit trespas, environ de ix à x heures de
nuit, en l'église Nostre Dame des Champs, es faus-
bours dudit Paris, là où il demeura toutte la nuit, et
le lendemain jusques à iiu * heures apprez midy.
Et pour ce que ceulx dudit Paris estoient acerteoez
de ladicle venue, fiil crié par tous les carrefours d'icelle
ville : que chascun ostast les enseignes, les houans*, et
tous les pos qui estoient aux fenestres des maisons,
par ceulx qui les avoient, sur paine d'emprisonnement
de corps et d'amende arbitraire, c'est assavoir depuis
la porte Saint-Jaques jusques au Petit-Pont, en re-
tournant à relise Nostre Dame de Paris, au long de
la rue de la Callende, en tirant vers le Pallais, en re-
tournant au Pont des Changeurs, et'tout du long de
la rue Saint-Denis.
1 . Sans doute Raoul de Gaucourt, grand maître de l'hôtel du Roi.
S. ■ Et puis aprea icelle littière alloient à pied deux à deux tous
lea officiers de l'ostel dudit defEunct, aussi tons vestus de daeîl
angoisseux, lesquels il faisoit moult piteux reoir. Et de la grant
tristesse et courroux que on leur veoit porter pour la mort de leur
dit maistre, furent grant pleurs et lamentacions faicls parmy
toute ladicte ville. > Ckron, marti/ùane, (, cccnu.
3. Godefroy : huit.
4. Godefroy : /^uans. Honui, ovan, c'est-à-dire auteat (saillie,
petit loit, votet). Je dois cette explication à l'obligeance de M, Val-
let de Tiriyille.
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U6 CHRONIQUE {1461]
Ledit jour de merquedi au soir, furent au devant
de ladicte egliae de Nostre Dame des Champs, environ
cent torches touttes assamblées. £t iocontinent que
OD fùst adverty que le corps approchoit', saillit de
ladicte ville de Paris bien paravent, vin" torches,
cbascune pesant trois livres de cire, que la ville avoit
• fait faire, qui furent portées par gens chascun |enant
la âenne; et qui ledit corps acompaiu^ièrentjusques
à l'église. £t à l'endroit où ilz trouvère&t le corps,
avoit ,au devant d'icellui ung huisuer d'armes à clie-
val, portant les armes du Roy. Apprez avoit ung aullre
cheval portant la masse; et apprez avoit ung homme
de pié portant ung baston ou poing. Apprez venoit le-
dit chariot branlant où estoit ledit personDaige,ouqael
avoit V grans destriers tous bouchiez de houchures de
■ satin noir, jusques en terre; et avoit chascun desdis
destriers son homme qui le menoit, tous vestus de
noir, et chapperoDS de dœuil'. Apprez ledit chariot*
sievoient les seigneurs cy devant nonunez, qui s*es-
toient mis à pié ; et apprez eulxsievoient six paiges tous
1 . MMhien d'Escoachy abrège la reladoo du Hs. Notre-Dame
où l'on précité le lien -. ■ près dn moulin à vant. >
2. La relation abrégée, décriyaut le cortège de Notre-Dame
dei Champs à Notre-Dame, dit à ce propos : ■ Tantost après ve-
noit ung chariot mené à v chevaulx, chascun couvait de velours
noir; et estoient si fort couvers que ou ne veoit des chevaux que
lesyeulx, le museau et les pies, et si estoient menés par v hommes
vestus de noir : c'est assavoir, le premier esttnt mené par ung
homme alant à pié et le tenant par la bride, le n* estoit ung homme
monté dessus, le n\' et le iui° deux hommes allans à pié, et le v*
ung homme dessus. ■ C'est Men du c velours nw tiers poil * qui
servait pour les houstures. On en employa 70 aunes à b écus et
demi, valant 4331. 2 s. 6d. t. — Compte des obsèques, f. 16 V.
3. « Couvert de cuir bouilly. ■ Ms. Notre-Dame.
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(1461] DE MATHIEU IVESCOUCHT. kil
à cheval, eulx et leiurs chevaulx vestus et bouchiez de
velours noir; et aveuc eulx estoit ainu habillié le
palfreuier.
Apprez sieroit grant Dombre de gens à cheval es-
taus, eosamble ung chariot de cuir bouilli, ouquel es-
toit le corps naturel dudit feu Roy, bien enoint et
embaulmé. Et au bout des fausbours, alèrent au de-
vant dudit corps le prieur de Mostre Dame des Champs,
acompaingnié de grant nombre de relligieux vestus de
leur surpelez portans estolle et eaue bénite, et la crois
au devant, et en cest estât receurent le corps; et très
honnourablemeat le conduirent en l'église. Lequel fut
pos^ sur uDg petit eugien à trois roues touttes noires,
housse de vellours noir et quatre grans cierges auprez
de lui ; et la mace fut mise au despartir au devant du
corps, et iUec lîit fait le service bien et faonnestement
audit soir et le lendemain. Et fiinsy la plus part des
gens de l'faostel se parttrrent pour aler couchier; et
ne se levèrent ailleurs ne point plus loing que èsdis
faubouis de la ville de Paris, et le plus prez qu'ilz
pooieut de l'egKse Nostre Dame des Champs.
Et le lendemain, qui fut jour de jœutjy , devers le
matin, à heurd>de quatre heures, furent establis, aux
portes de devers l'Université, hommes tous armez, pour
gîu^er que homme ne saillit de la ville, pour eschiever
la presse. Et n'y saillit sy non les seigneurs et leurs
serviteurs, et ceulx de l'ostel du Roy, tous vestus de
noir. Et environ viii heures, y arriva ledit duc d'Or-
léans et grant nombre d'autres seigneurs, qui furent
ou service que on fit en ladicte église de Nostre Dame
des Champs, et apprez que le service fut fait, ledit
duc d'Orléans s'approcha du corps, et fist autant de
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428 CHRONIQUE [1461]
révérences au corps comme s'il eust esté vif; et fist
dire par les relligîeux UDg De profanais i et lui nn* es-
tant à genoux^ dirent une oraison à leur devocion.
Apprez l'oraison faicte, icellui duc et les autres se
levèrent en faisant grant révérence au corps, au
départir.
Et à l'heure de xi heures, fut fait le cry par les mes
de Paris par les crieurs dudit lieu, qui estaient en
nombre de xxiiii, tous vestus de robbes et chappe-
rons de dceuil, escusson devant et derrière, armoiez
des fieurs de lys; lequel cry fut tel qui s'ensieut ;
Dictes vos patenostres pour le très hfult et très
excellant prince le Roy Charles, VIP de ce nom; et, à
heure de trois heures, venez à vigilles ^ en F église
Nostre Dame de Paris.
De là, environ m heures apprez midy, vînt ledit
duc d'Orléans, acompaingnié de tous les seigneurs
dessusdis, aveuc eulx les comtes d'Eu et de Dunois*;
apprez eulx le seigneur de Torsy, l'admirai de France,
le seigneur de Loyac*, et pluseurs autres soigneurs,
sans nombre, qui allèrent à ladicle église de Nostre
Dame des Champs, tous à cheval. Apprez vint le pre-
vost de Paris*, tout à pié, acompaingnié de la plus
grant part des conseUliers et advocatz du Chastelet, et
les sergens à veines au plus prez de lui.
Apprez, sievoientles seigneurs de la court de parle-
ment, où il y avoit six huissiers vestus d'escarlatte,
chascun tenant sa vei^e; et le premier avoit son bonnet
fringé d'or de Cypre, doublé de menu ver par dedens.
1. Et le comte d'Angouléme. (Ms. Notre-Dame.)
9. Lobéac.
3. Robert d'Ejtouteviile.
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[1461] DE MATHIEU D'ESCOUCHT. 1|S»
Apprez venoit le premier preâdent*, veslu d'un graot
manteau d'escarlate pendant jusques en terre, acom-
paingnié des autres trois presidens de ladicte court';
et puis sievoient deux à deux ies autres seigneurs çt
conseilliers de ladicte court, jusques à cinquante, tous
vestus d'escarlate, et leurs chapperoos sur l'espaulle;
les adTocatz apprez.pareillement habilliez, et qui tous
elèreut à ladicte Mostre Dame des Champs, au devant
du corps, tous de pié.
Et apprez, alloient les eschievins de ladicte ville de
Paris, aveuc leurs robbe9*mi parties, et leurs sçi^ns
devant eulx, chascun son escusson à la poitrine es
armes de ladicte ville.
De l'autre cosléaloient les conseilliers de la chan4>re
des comptes, leurs huissiers et sergens au devant eulx ;
et les seigneurs et clercz vestus de noir.
Apprez aloient ceux de l'Hostel-Dieu, et deux cens
povres, chascun sa robbe de dœuil, cbascun sa torche
de trois à quatre livres pesant, à deux escussons sur
chascuue torche, et sur la robbe deux, )'un devant et
l'autre derrière.
Apprez aloient xnii ou xvm aveugles des Quinze-
Vingtz, tous deux à deux, vestus de noir, et l'en-
seigne d'une fleur de liz attachié à chascune de leurs
robbes par devant, et y avoit gens pour les guider.
E^ apprez aloient soixante hommes tous vestus de
1 . Ives de Scépeanx.
2. n 7 a ici dans la IMaion : < Acompaigné de beaucop
de messeigneors de la court les plus anciens, vertus d'escabte-
chenche pareille, pour ce que les autres n'estoient point venuz
de la court de monseigneur le Danlphïn, oii ils estoient allei en
ambaxade. ■
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430 CHRONIQUE [IbSl]
noir, qui porioient la chasse et le bois où fut mis le
corps du Roy.
Et apprez viodrent zxini crieurs, tenans chasciio
sa cloche, robbes et chapperons de noir, escussons
devant et derrière.
A l'eure demi heures apprez iDidy,eD moult dévote
et grant ordonnance, commencèrent à venir les gens
d'egiise ; c'est assavoir Tordre des Cordelliers, eo grant
nombre, tous deux à deux, leur crois devant eulz;
apprez les Jacobins, leur croîs devant eulx; les Àugus-
tins', et en ensievant [les Carmes; etestoit merveilleu-
sement] grant nombre de mendians; puis l'ordre des
Bernardins, de Sainte-Croîs et des Mathurins.
En apprez venoient grant multitude de gens des
paroissiens de Paris; et les prebstres apprez, en grant
ordonnance, tous deux à deux. En ensievant la pro-
cession vindrent grant multitude de crois des églises
coll^alles et reguUières, puis venoient les gens des
^lises, de la matn dextre, tous deux à deux ; et ceulx
de l'université, de la main senestreV Et pareillement,
tes gens de l'église de Nostre-Dame, de la Sainte-
Cbapelle du PalIais,estoient les ungz parmi les autres;
et le trésorier de la Sainte-Chapelle du Pallais', et le
doien de Paris* estoienl ensamble. Et y avoit moult
grant quantité de gens d'egtise et d'escoUiers. Et au
long de là procession de l'élis; y avoit xiii * croces,
1. B j Kvùt, d'après hilUrlatioit abrégée daîSs.Vaitaef ikkcar-
deliers, 143 jacabins, S8 angusdns et 72 cannes.
2. > Dont il y en avoit, dit la Relation abrégée, par cens et par
'milliers. ■ ^'
3. Guidon le Bel,
4. Thomas de Courcelles, doyen en 1498.
5. Relation : xna.
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[1461] DE MATHIEU D'ESCOUCHY. Ul
doDt l'archevesque de Bourdeaux' faisoit le bout du
costé deilre, et le recteur de ladicte UDÎversité' et ses
bedeaulx , atout leurs maces , estoieot du costé se-
nestre.
Icelles processions se teDoieot et alloieot par très
belle ordoDDaDce au devant du coips pour le recevoir.
 cinq heures, sonnaqs les cloches, les proc^sions
coDiineacèreDt à retouroer*; les Cordelliers premiers,
les Jacobins secondz; puis les Augustios, puis les
Carmes, deux à deux, en ordonnance, ainsy qu'ils es-
toient alez; puis les Bernardins, et ceulx de Sainte-
Croin, et les Mathurins; puis deux cens torches touttes
allumées, en la fachon qu'ilz estoient allez, leurs
robbes, leurs chapperons et escussoss, etc. Puis vin-
flrent les églises paroichialles. En apprez, les crieurs
de Paris, qui estoient xxiiu, sonnans chascun sa clo-
chette en sa main, aveuc leurs robbes de noir et leurs
escussons. Après vindrent à main dextre les gens
d'église, touschantans, etruniversité,àniainsenestre,
tous deux à deux. Monseigneur de Baieulx*, lequel es-
i. Biaise de Greelle.
2. Gautier de Guenie.
3. Il est curieux de comparer le cérémouial dncoavoi funèbre
qui V* suivre avec une relation quasi officielle des funérailles de
Chailes VI , qui fixe l'ordre suivi, ■ afGn de y prendre exemple se
autrement le cas advenoit, car ce qui en fut faict fut par grande et
meure deliberacion de chevaliers, escujers, clers et gens sages,
anciens et notables, qui en maints lieux avoient veu semblables
besongnes. > Qa observa presque strictement aux obsèques de
Charles VU ce même cérémonial. Voir la Relation publiée, d'après
l'original en la possession de H. le vicomte de Guiton, dans la
Bévue angio-françaite, 2* série, t. U, p. S96-30I.
4. Louis de Harcourt, évéque de Bayeux et patriarche de Jé-
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43Z CHRONIQUE [U<1]
toit à Nosire Dame des Champs, faisant le bout de la
main dextre, et le recteur de la maio seoestre. Apprez
vindreDtungpou loiuune partie des serviteurs dti feu
Roy, deux à deux d'un costé et d'autre, et monseigneur
[le prevost] de Paris ou miliie'u, atout une verge,
aveuc ses sergens autour de lui, et esloient bien deux
ceos devant la crois. Àpprez, ou millieu de la rue,
vindrent les quatre heraulx d'armes, vestus de vel-
lours noir, et les armes dessus, tous à pié, devant le
corps. Apprez vint la court de parlement autour du
corps, la chambre des comptes, et les secrétaires deçà
et delà la rue. Et ceulx qui portoient le corps estoient
ou millieu, et estoient soixante. Et avoit dessus le corps
ung grant drap d'or de quelque deux piez de haulteur
et de vellours bleu semé de grans fleurs de liz d'or de
Cfaippre par dessus, lequel tenoit par monseigneur le
président, eogamble les autres [troys] plus andens de
sa court, lesquelz estoient vestus d'escarlatte pareille
à monseigneur le président de parlement'. Les sei-
gneurs estoient : maistre Jehan le Damoiseau , Ma-
thieu de Nanterre, président des requestes du Palais-,
maistre Jehan de Sanzay*. Dessus le drap avoit une
pourtraicture* faicte le mieulx que l'en avoit peu. à
la semblance du Roy trespassé, laquelle estoit mise
i . ■ Car c'est leur droit , dit la relation des funérailles de Ghar-
les.Vl, que ils qui en parlement représentent la personne du Roj
et qui gouvernent la justice souveraine du royaume, soient au pins
près du corps du H07. > L. c, p. S98.
S. Je corrige ià le Ms. Sorbonae, et je supprime des répédtioiii
à l'aide de la relation du Hs. Notre-Dame.
3. Le Hs.-et Codefroj mettent: Propriétaire. Ia correction,
appartenante H. Budion, est confirmée par te Hs. Notre-Dame.
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[1461] DE MATHIEU D'ESCOCCHT. 133
par engiens sur le drap d'or ; laquelle avoit une
couranue en la teste, dessus un bonnet qui lui cachoit *
les oreilles, ensamble iing pou des joues, et avait uug
pourpoint de damas violet', eusamble manches faictes
à l'ancienne facfaon, bien laides , une robbe dessus,
assez juste, de vellours bleu, loutte semée de fleurs de
liz, tout au long de la jambe, et dessoubz le pié ; ap-
prez y avoit une grant robbe de velours bleu, faicte
en grant habit royal, fourrée d'hermines, toutte semée
de fleurs de liz ; et avoit des gans tout nceufz es mains ;
et tenoit en sa main dextre uog sceptre royal, et en
l'autre main ung baston où il y avoit une main au
bout; dessoubz sa teste avoit un grant carreau de
vellours violet. Et en ceste Tacbon on le portoit parmi
la ville; et par tout sur le corps et sépulture, le poille,
aiosy que l'en le porte sur le corpus Cristi, lesquelz
portoient le procureur du Roy au Chastellet, et autres
ensamble. Et cy avoit six bastons ; etafHn que le monde
vist mieulx la chose, le poille fut mis ung peu arrière*.
Apprez le corps venoit monseigneur d'Orléans, por-
1. Il y a touchait dans Mathieu d'Escouchy.
2. c Pourpoint de velours violet. > Relation abrégée. — Le
<:oinpte des obsèques ne parle pas de ce pourpoint.
3. Est-ce de ce poille que parle en ces termes la Relation abré-
gée? » El après le corps dn Roy Tenoit le dueil à cheval : c'est
assavoir monseigneur le duc d'Orléans, le conte d'Ângolesme, le
conte d'Eu et le conte de Dunois. Et si avoit ung ciel que viii
escuiers et bourgois de Paris portoient après le corps du Roy, qui
estoit d'un drap d'or pareil à celtuy du lit, et les vm bastons
estoient pains d'asur, semés de fleurs de liz d'or. » Fol. 235 v*. —
Le amtpte det obièques contient â ce snjet le passage suivant :
■ Four iiii aunes de taffetas de Florence bien, dont a esté doublé
le ciel qui a esté porté à l'entrée de Paris, au pris de m escus
l'aane, valent xii escus. Pour ce, xvi 1. x s. t. > Fot. 17.
II 28
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434 CBBONIQITE [1461]
tant un grant manteau de dœuil» et grant chapperon ;
ainsi lui estant sur son muUet, lequel deux hommes de
pié menoient plorant et larmoiant. Ëmprez eulx, mon-
seigneur d'Angolesme portoit ung grant manteau et
ung chapperon ; le comte d'Eu et monseigneur de
DuDois pareillement; et n'y avoit que iceulx quatre
portans manteaux. Et y avoit vu ou tiu chevaulx, où
estoit monseigneur le chaacellier', d'ung costé, et
d'autre de la rue estoient les chambellans du Roy, le
grant escuier*, et bien iiii° hommes portons dœuil ;
et les paiges' tous à cheval, pour monstrer au pœuple
qu'ilz le avoient apporté là dedens. Apprez venoit ung
chariot de cuir bouillu, ensamble grant route de gens
de pié et à cheval. Et incontinent que le corps entra
en Nostre Dame de Paris, commencèrent à dire vigilles.
Et fut porté le corps, ensamble l'iniage du Roy, et fut
mis en une chappelle toutte noire et couverte de cierges
ardans, tout au millieu du cliceur*. A. vigilles estoient
monseigneur d'Orléans, monseigneur d'Angolesme,
monseigneur d'Eu, monseigneur de Dunois, et autres
grans seigneurs. Et illec furent dictes bien et bonnou-
rablement vigilles de mors en l'église Nostre Dame de
1 . Guillaume Jouveael des Ureins.
8. Taimeguy du Chastel.
3, c Et Dieu scet le douloureux et piteux dueil qu'ilz fai-
soient sur leur dit maestre, et disoit-oa lors que l'nng desilitz paiges
avoit esté par quatre Jours entiers sans boire et sans mangier pour
cause de ladicte mort. ■ Chron. martiniane , f. cccviu,
4. < ^ une petite maisou que ou y avoit faite à ce propos, toute
painle de iu»r, tendue par les quatre costez de velours noû*, la-
quelle maison avoit de long environ xv pies et de large x pies,
et dessus y av<nt une croix de quatre veues. > Relation abrégée,
fol, 23S.
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[1&61] DE MATHIEU D'ESCOUCHT. 435
Paris, et bien hoDDOurablemenl armoyée en la ma-
nière qai s'ensieut :
EVemièrement a deux' pilllers à l'entrée de Nostre
Dame, à chascun ung grant escusson * de tiercelin , et
les armes du Roy ; dessus la porte, devers monseigneur
de Paris* pareillement; derrière l'huis, aus deux portes
devers le cloistre , aussy pareillement ; à l'entrée de
ladicte église de Nostre-Dame , à cbascune des trois
portes, deux escussons de fin tiercelin *; et en la chap-
pelle où estoit le Roy, en avoit quatre de tiercelin , à
la fachon dessusdicte; ensamble deux esteodars, mis
ensamble au bout de la nef du cbœur^ de tiercelin
bleu, à trois fleurs de liz chascun ; et fut le surplus de
l'eg^ise semé d' escussons sans nombre. L'ornement de
l'église estoit à commencer près de la grant porte,
prez monseigneur Saint-Cristofle; et au devant des
oi^es, avoit toille bleue , semée de fleurs de liz, sans
ciei^s, etapprezen larengée, etc.,des autres ciei^es ,
en tirant jusques à la croisure, d'ung costé et d'autre.
L'aultre estoit pareillement tendu de toilles à fleurs
de liz, Dessoubz la haulte rengée, avoit une aultre
rengée quasi un pou plus hault que le inillieu des pil-
liers. Deçà et delà de la nef et dessoubz les cierges,
estoit la toille tendue pareillement comme dessus,
paré de fleurs de liz. À costé de la seconde rengée,
tant deçà comme delà, avoit un rent de ciei^es. Des-
1. Relation: «Dix. >
t. Ccsécmsons avaient eavirtm une aune, et le taffetas sur
lequel ils étaient peints, deux aunes et demie. Selai. abrégée,
(. 236 y.
3. Godefro; : « deren le cloistre de, > etc.
4. Mathieu d'Escouchy met : ■ de fleurs de liz de tiercelin. >
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b3« CHRONIQUE [1461]
soubz les cliappelles liaultes, commençaitt au bout de
l'entrée, pareillement comme les auti-es, en tirant jus-
ques au bout de la nef, sans toille tendue. A tous les
piUiers de la nef avoit l'on mis grosses barres, que
UDg homme y eust esté jusques à ta poitrine ; èsquelles
entre les pilliers avoit on mis une chose [sans nombre]
de torches à double reng, d'ung cosié et d'autre, chas-
cune torche de trois ou quatre livres; entour des
pilliers de la nef, encores cierges ; aussy pareillement
entour les pilliers, derrière le mur.
L'oraemeDt du chœur.
Premièrement, au poupière, à l'entrée, avoit une
rengée de cierges, et au dessoubz avoit une toille de
bleu, semée de fleurs de liz. Tout au mîllieu du chœur
estoit la chappelle toutte noire, à cinq grans crois,
couverte de cierges ; ensamble les quatre escussons de
satin noir, et fringe tout autour, noire; et dessoubz
estoit le corps, ensamble le stature du Roy, pardessus
le drap d'or, à grant nombre de torches, à deux es-
cussons chascune, autour de la chappelle. La chap-
pelle estoit bien de haulteur quatre brasses ', de long
trois brasses, et de large pareillement.
Âussy pareillement et aux cierges du chœur des-
soubz, tout autour, semé de fleurs de liz en toille
bleue, toutle tendue par dessoubz; et les pilliers de-
dens le chœur en estoient tous tenduz, ensamble les
1. Godefroy et Ms, Noire-Dame. — Le M». Sorbonne mel :
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{146»] DE MATfflEU D'ESœUCHY. 437
dettes tout autour du choeur; et autour du grant
autel tout plaÎD , l'orDemeat de l'autel et toute la cus-
tode où est corpus Crwft'develloursnoirhault et bas;
eusamble les courtines de tierceliu noir, à fringe noire ;
pareillement l'aulel derrière le grant autel, couvert de
vellours liault et bas; ensamble les courtines de tierce-
lin noir à fringe noire. La place de monseigneur de
Paris toulte de vellours, et le chteur ensamble tout
tendu de satin '. Brief , au r^ard du luminaire , il n'y
avoit homme qui l'eust sceu escripre; car tout ce qui
estoit dedens ladicte église de Nostre-Dame fut allumé
tout au long des vigilles; les torches et les cierges de
l'escurie y furent bien et honnourablement aheurez;
et y avoit, que evesques, que abbezj et aussy arche-
vesques et patriarches, jusques à xiiii crosses : et ainsy
fut fait le service des vigilies, le jœudy an soir.
Le venredi, à heure de six heures du matin, com-
mença la sonnerie; entre vu et vin heures du malin,
commença on la messe des morts, car il n'y a jfunais
que une messe; et tenoient le chceur monseigneur de
Chartres' et monseigneur de Troyes', evesques; et
disoit la messe monseigneur de Baieux , patriarche ;
monseigneur de Poictîers* estoit diacre, monseigneur
deBezîers'soubzdiacre. Quant ce vînt à l'offrande, les
quatre heraulx du feu Roy portèrent premiers les pre-
sens au devant de monseigneur d'Orléans , car quant
eulx furent à costé du corps, ilz se misdrent à genoulx
f . I Et estoit de ii leer.. • Relat. abrégée, I'. 237.
2. Miles dllliers,
3. Louis Raguier.
4. Jean du Bellay.
5. Jean Bureau. -
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438 CHRONIQUE [1^61]
jusqoes eo terre. Apprez vint monseigneur d'Orléans,
lequel menoient quatre hommes : deux qui le tenoient
parmy les bras, et deux qui porloient le manteau der-
rière. Et quant il (ut à costé du corps , il s'inclina et
s'en vint à l'olTraiide'; et n'oFIrit sy non lui. Au retour,
les herauli au costé du corps firent ta révérence comme
dessus, et pareillement monseigneur d'Orléans. Ap-
prez l'oArande, fut fait uug sermon par maistre Jehan
de Chasieaufort , dont son teusme estoit : Mémento
judicii met. Domine. En la Rn dïst comment le Roy
avoit receu corpus Cristi en grant devocion , et com-
ment il estoit confessé ; et dist beaucoup de bonnes
parolles du Roy mort , et disoit que à l'heure que on
disoit la passion de monseigneur Saiot-Jehan l'evan-
geliste, que on estoit à ce mot : Inclinato capite emi-
sit spiriuim, lors rendit l'ame à Dieu. Et là furent les
plours.
Sensieut l'ordre de l'assiette du chœur.
Premièrement, à l'entrée du chœur, àla main dexire,
au premier siège, monseigneur d'Orléans, monseigneur
d'Angolesme au second siège , monseigneur d'Eu en
ensievant, monseigneur de Dunoîs au iiii* : les quatre
dessus nommez porloient le dœuil; monseigneur de
Loyac, apprez monseigneur de Torsy, monseigneur
l'admirai, monseigneur le marquis de Saluées, mon-
seigneur de Chasteaubrun , monseigneur de Roche-
fort, le grant escuier, monseigneur d'Oriolles, en-
1 . De même , aux obsèques de Charles VI , le duc de Bedford
alla seul à l'offrande. — Relat. citée, p. 300.
byGoogIc
[1461] DE MATHIEU P-ESCOUCHY. 439
satnble uog autre geoentl; en eDsierantiieschaDoines;
et du rent de moDseigneur de Paris, estoient les eves-
ques, abbez et chascun par ordre^ et ceulx eo estât à
la main dextre du chœur.
A la main senestre, au premier siège, monseigneur
le cbancellier de France, messeigneurs les deux presi-
dens joigaans, maistre Bureau Bouchier, maistre Es-
lienne Le Fèvre, maistre Jehan te Damoiseau, mais-
tre de Sanzay, maistre Mathieu de Nanterre.
Ensamble vindreut dix ou douze de la Grant Cham-
bre ; et pour fumir messeigneurs de la court des
comptes et les secrétaires, furent mis bancs à costë
de l'autre, au dessoubz aussy; apprez estoient les cha-
noines; au bout d'en hatilt de la main senestre, estoit
monseigneur le recteur, trois doyens et quatre pro-
cureurs; et véez là l'ordre du chœur.
La messe dicte, ainsy que les seigneurs s'en aloient,
firent dire certaines croisons sur le corps par ceulx
qui faisoient roflice ; et avant que l'office fut fait, bien
dix heures et demie du matin , à l'issue de Nostre
Dame fut &ît le cry par tes crieurs, devant l'Hostel-
Dieu de Paris, en la manière qui s'ensieut :
Priez pour Famé du très hault, très puissant et très
excellant prince le Roy Charles, VIP de ce nom (et
disoit deux fois), et venez en la grant église de Nostre-
Dame de Paris, à une heure, pour acompaingner le
corps jusgues à Saint-Denis en France.
Entre une heure et deux heures apprez midy, la
seigneurie assambtée à Nostre-Dame de Paris et
toulte ta court de parlement, ensamble l'église et uni-
versité, à heure de trois heures, partirent par ordre,
ceulx de l'église les aultres ensievans. Et en la fachon
byGoogIc
440 CHRONIQUE [1461]
que fut porté le corps, de ^ostre-Dame de Paris pas-
sèrent la rue de la Kalleiide, et au devant du pallais,
sur le pont aux Changeurs; et au œillîeu du pont po-
sèrent le corps, pour ce que les mesureurs de seel',
au millieu du pont, doivent rendre le corps aux sal-
leniers de la rue Saint-Denis; et par ainsy eulx le
priadrent; et les mesureurs de seel baillèrent leurs
robbes de dœuil, et d'ilec le corps fut porté devant
Saint- innocent. Quant il vint au dehors de la ville, la
plus part de la seigneurie montèrent à cheval, et les
heraulx aussy montèrent à cheval, et autour du corps
avoit quelque xx hommes armez des archiers de la
ville de Paris, laprocesùon tenant tousjours sou .che-
min, [les cfaanoioes]' aveuc leurs almuches fourrées.
Quant le corps fut au villaige qui se nomme la Chap-
pelle, l'abbesse de Montmartre, ensamble les retli-
gieuses, arrivèrent au devant dudit lieu, et là fut posé;
et fut dit pluseurs belles oroisons. De là fut porté à
une petitte crois qui est entre les deux grans crois, au
dessus du Lendit, laquelle divise la justice de Paris et
celle de Saint-Denis*, là où ceulx dudit Saint-Denis
attendirent le corps, lesquelz estoient enchappez, et
avoient la plus belle crois que l'on pooït, en oriflambe
tout. Et là fut posé te corps ; et touttes les processions
de l'université s'en retournèrent quant ilz eurent receu
le corps -, et furent dictes certaines oraisons par mon-
i . Aux obsèques de Charles VI, c'étaient les valets de porte du
Roi qui avaient porté le corps, et les hannouars^ ou porteurs de
sel , ne le prirent qu'à la porte Saint-Denis, Relat. citée , p. 300.
2. Omission du tAs. et du Ms. Notre-Dame.
3. Tout ce qui suit, jusqu'à: « les bonnes gens de Sainl-ÇeDis, >
est omis dans le Ms. Nolre-Damc.
byGoogIc
[1^61] DE MATHIEU D'ESCOCCHT. kk\
seigDCur de Chartres; et fut mis le corps sur deux
tresteaux à chanter, et les bonnes gens de Sainl-Denis
volurent prendre le corps pour le porter; mais ilz ne
furent pas assez forts et y cuida avoir ung peu de des-
bat; et lors monseigneur de Dunois ordonna que
ceulx de Paris le portassent'; et par ainsy fut porté
par ceulx de Paris dedens l'église Saint-Denis; car il
estoit nuit. Et pour ce qu'il estoit trop tart, ne furent
point lors dictes vigiles, mais ung grant nombre d'o-
roisons* et respons sur le corps.
L'ornement de l'église estoit tel ;
Premièrement, à l'entrée des trois portes de l'église
Saint-Denis avoit six escussons de tiercelin noir, es
armes du Roy : à chascune des portes, deux ; et aux
deux croisées avoit deux fins esteudars de tiercelin, à
trois fleurs de lïz par dedens à chascun. Toutte ta nef,
d'ung cosié et d'autre, estoit teudue de satin noir; et
le hault de la nef estoit tendu de toUle bleue semée de
fleurs de lys d'un costé et d'autre. £t le devant du
chœur estoit tendu de velloui-s noir ; l'autel dedens le
chœur, ensamble pareillement de satin noir, tout en
tour la cbappelle, et fringe noire ; la chappelle où fut
mis le corps du Roy ensamble estoit tendue toutte
de velours.
i . La même chose arriva aux obsèques de Charles VI : ■ Pour
ce que le fardel estoit trop pesant, les religieux de Saint-Doiis ,
qui à la prouchaioe croix de Saint-Denis le dévoient prendre et
porter en leur esglise , donnèrent de l'argent auxdils hannouars ,
lesquels le portèrent en l'esgUse de Saint-Dents. *
2. Ms. Notre-Dame : ■ mais sur ung grant ta^ d'oroisons. '
byGoogIc
442 CHRONIQUE [1461]
Ou grant autel pareilLemeut, aussy tous les autres
de leans, tant qu'il y en y a, estoïent tous garnis de
velours, le hault et le bas de satin ; le hault de l'église
de derrière le chœur estoit tendu de toille blanche
semée de fleurs de Hz.
Et au regard du luminaire : au millieu du chœur,
avoit une chappelle à cinq crois, toutte noire, aussy
grande que celle de Paris, cierges par dessus, et tor-
ches, aveuc des escussons autour de la chappelle;
brief, elle estoit aussy triumphalle que celle de Paris.
Au regard de la nef, il y avoit barrières parmy les
pUliei's, et torches à double rent, comme à Nostre-
Dame de Paris, d'un costé et d'autre, cierges sans
nombre autour du chœur, à graot foizou. Brief, on
peut dire qu'il n'y avoit guères moins de luminaire
que à Notre-Dame de Paris. Et sonna le service à cinq
heures'; et durant vigilles, qui furent honnourable-
raent dictes à \ii heures, les crieurs de Paris firent
leur cry eu la manière qui s'ensieut :
Priez pour lame du, très hault et très puissaM prince
le Roy Charles, VII' de ce nom.
A l'eure de viii heures commença la sonnerie et la
messe des mors. Et tenoient le chœur monseigneur de
Poictiers et monseigneur de Chartres, et disoit la messe
monseigneur de Bayeulx, patriarche, monseigneur
d'Angiers*, diacre, et monseigneur de Beziers soubz-
diacre. Quant ce vint à l'offrande, il ne vint que mon-
seigneur d'Orléans. Et les beraulx devant, et vindrent
1. Hs. Notre-Dame: (Et le lendemain, qui fut samedi, com-
mença le service, > etc. Mathieu d'Escoui^y est d'ailleurs plus
complet que la relation pour cette dernière partie.
3. Jeaa deBeativau.
byGooglc
[1461] DE MATHIEU IVESCOnCHY. 443
offrir, et firent honneur au corps comme avoient fait
en Nostre-Dame de Paris. L'assietle du chœur pareil-
lement comme à Nostre-Dame de Paris, excepté que
monseigneur le recteur ne ses quatre procureurs n'y
estoieut point; incontinent que ceulx de Saint-Denis
eurent receu le corps, touttes les processions s'en re-
tournèrent, çt l'université aussy.
La messe estant dicte, monseigneur d'Orléans et
touue la seigaourie, ensamble madame d'Orléans, se
mirrent eu la chappelle là où devoit estre le corps en-
terré, les evesques et abbez, aussy aucuns des sei-
gneurs de la court, et grant nombre de chevalliers et
escuiers; et fut apporté le corps, eusamble la pour-
traicture, par les serviteurs de l'autel du chteur, jus-
ques au dedens la chappelle , les relligieux de leans
venant au tour du chœur, chantant ce qu'il appartient
en tel cas ; et y avoit grant presse. Au dessus la voste
de la chappelle, avoit un grant crampan de fer à
tendre les cordes, lesquelles furent mises en ung
coflre de cuir, par gens expertz de ce faire; et fut des-
cendu le coflre de cuir ep la fosse sur deux, barres de
fer; et les chambellans, tant qu'ilz peurent, tendirent
le dtap d'or, pour garder que le pœuple oe le vist.
Quant l'en eut bien demouré demie heure , le he-
rault d'armes cria : Or oyez. Et faillit que les oroi-
sons n'estoient pas achevées de dire. Pou apprez,
monseigneur de Bayeulx mist la terre en sa main , et
gecta en la fosse. Et lors le herault dit ce qui s'enâeut
à haulte voix, tout en plorant :
Priez pour tome du très excellant, très puissant et
très victorieux prince le Roy Charles, VIP de ce nom.
Et lors cedit herault prînt sa mace en la main , et
byGoogIc
6^4 CHRONIQUE DE MATHIEU D'ESCOUCUY. [1461]
s'arriva contre le corps en la fosse. Pensez qu'il n'y
eut sy bon ' cœur qui ne plorast. Puis, apprez [l'espace
de temps] que l'on pooit achever ung palenostre*, il
lira sa mace, les armes devers le hault, et cria : Five le
Ro^l et secrétaires se mirent à crier : Fiiv le Roy
Lo/sl
Aussy il y avoit deux Dotaires dedens la chappelle,
pour recevoir l'instrument , comment ceulu de Saiot-
Denis confessoient avoir receu le corps. Incontinent
ce fait, furent mis deux hayes sur la fosse; et lors
monseigneur d'Orléans s'agenouilla dessus, et dist une
oroison plus dévotement qu'il peut ; et au partir, passa
sur les hayes, et fist deux révérences sur la fosse, le^
autres n'en firent que une; et tous passèrent au tour
de la fosse.
Et ainsi c'est la fin de l'obsèque Charles, VU' de ce
nom. Au temps de disner, à l'eure de trois heures,
s'assambla toutte la seignourie, ensamble la court dé
parlement à cryer*. Madame d'Orléans y estoil.
1 H. Buchon corrige leHs. et Godefroy en mettant : dur.
i. Godefroy : Pater noster. — Ms. Hotre-Dame : « El puis aprùs
y lieve sa mace les armes devers ie bault et cty» ; five le Roy
Lojsl s
3. Ms. Notre-Dame. — Ms. Sorbonne : arrière. GodeTroy et
Buchon ; arrwa.
Fin DU TOME DEUXIÈME.
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TABLE DES CHAPITRES.
CHAPITRE LXXXU.
Coomient le dac de Boargoingne entra en iod payt de Wait la le-
coade fois 1
CHAPITRE LXXXm.
Comment l«*bu(ards deSuizeet de Blanc-EitrainiallirentdeGuid,
aillent prendre la ville de Granmont, et ardoir la ville d'Acte et
les faulxbout^ deLestines en Ha^nnault S
CHAPITRE LXXXrv.
Comment le Roy Cfaarlet de France mist bus lea ambaxadenrs et les
envoya deven le dnc de Bonrgoingiie et ceab de Gand, afin àe ïts
mettre d'aeord et appaîiier la gnerre B
CHAPITRE LXXXV.
Comment Im Irères furent pnbli^ei en la ville de Lille entre le dnc
deBourgoingneel ceoIxdeGand tS
CHAPITRE LXXXVI.
Coftimenl meuire Anthoioe, bastard de Bonrgoingne, et meiûre
Jaques de Lalain mèreat jni les Gantois devant Haitt (S
CHAPITRE LXXXVII.
Comment le due de Boui^ingne se parti du pays de Wast et tira
en la ville de IJile, apprez les trêves publiées entre Ini et ccnlx de
Gand 18
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kki TABLE DES CHAPITRES.
CHAPITIIE LXXXVUI.
Comment aucuno* commnne* tenttu le paru de ceulx de Gand tin-
rai(leachai]ipsoupaj>deFlaDilm,iiouob*tBntle«ti4Te9publi£eg. 19
CHAPITHE LXXXrX.
CommeDt la paix ratpati1i^,et lacoudempiueioiide cealideGand
enven le duo de Bourgoingne, en U ville de Lille 11
CHAPITEE XC.
Cdmmeiil ceux de U ville et cité de Bordeaux buMerreal leurt ser-
men» qn'ib avoient fait an Boy Cbarlea S8
CHAPITRE XCI.
Commait le Roy Charles tiot conieil btciic let princet de «on ung
pour recouTier la ville de Bordeaux et le payi de Goiome et de
Borddoi». 30
CHAPITRE XCn.
Comment le leigoeur de Talbot, cbeTalier, angloît, Ta taez par lea
Franclioi» devant layille de CbaMÔlloD, en Piergot H
CHAPITBE XCin.
Comment le aeignetir de Croj reoonqnitt plnaean viUei et fort-
reHei qui s'eitoioit rendaei an Boy Lancelot et avoîent taaui
leura aeremena an duo Phelippe de Bourgoingne 43
CHAPITRE XOV.
Comment Horbazenne, grand Turcq, priot d'anaalt la ohé deCont-
toDtinobk SO
CHAPITHE XCV.
Commcot le grant Turcq envoia aei lettres miaaibtes 1 nostre saint-
Père le Pappe 58
CHAPITRE XCVI.
Comment le sôgnenrdeFlavy ooliist en la ville de Donrieiu meHire
Jdun de FrefTes, chevallier 64
byGoogIc
TABLE DES CBAPriRES. kkl
CHAPITRE XCVn.
Comiaent l« comte de Danois, bailard d'Orlcani, conqnist inr le*
ADgtoIi la ville et ohaitEl de CkdlUac U
CHAPITRE XCVin.
ComnieiitleSoy ChaHesconqaiHle eluitel de BUiiqiufoTt, et com-
ment ceuJx d« Bordeaux cnToièrent Icun ambajudean deren lai
qai tenoient le Ȏge devant eulx 68
CHAPITRE XCnX.
Comment oenlz de la ville de Bordeaux foteot remî* la «econdefoii
en.robelsuDoe du Roy Cbitrle» 71
CHAPITRE C.
Comment les Anglaij cMana èf chasteaulx deBenangei etRioiu ne
voiTcnt pas entretenir traictié qae on avoit fait aveac le Roy
Cbarle* 77
CHAPITRE C3.
Comment la oarire de la ville et cité de Boordeaax fat mise h lob-
jcctioo et priiue durant leeiége devant la ville 7B
CHAPITRE eu.
Coraueat le doc de Booi^oingne conquiit laplacedeSecavcbecque. 80
cHAPrntE cm.
Comnenl le dtic de Bon^ingne conqniit la (ortereMe de Ponc-
qoei 84
CHAPITRE dV.
Comment le duc de Bourgoiogne conqoitt le cbaiteaa de Gavre, et
de la bataille qui y fat 8»
CHAPITRE CV.
Comment le mietié de paix fat fait entre le doo Pbelippe de Boar-
goiogae et eeulx de u ville de Gand 93
byGoogIc
kkS TABLE DES CHAPITRES.
CHAprniB cvi.
Comment Jatpard Barbie», Venûûeu, baîUa reii*teiice an grant
Taroq qni Toloil aui^ez la. cit£ de Neggrepont , lit
CHAPITRE CVII.
Comment le Roy Henry d'Angleterre fut nàt en tutelle, et an gon-
*emem«nt du Boyalme futcoinmii le duc d'Iorc 113
CHAPITRE CVm,
Commeut le dn« Pfaelippe de Boargoiiigne et autre* prûtoet firmt
pluMur* baDqneti i Lille, et comment le duc d'AUençou alade-
venluiea IcelteTille de Lille (13
CHAPITRE dX.
Comment Ici entremèa, jouâtes et Teux furent fai* ans banqoet* de*
dura de Booi^ingne et de Q^es 116
CHAPITRE ex.
Comment le comte de Saint-Pol tint la fnte de la Licorne en ta âU
de Cambray S38
CHAPITRE CXI.
Comment le duo de Bourgoin^ne eoToya derert le doc de Boorbcm
et la duoesic la femme ingniffier lei fiauçaille» qui eitoient fitictei
enire le comte de Charoloit, son fik, et Yubel, GUe desdii de
BoorlwD S4I
CHAPITRE CXn.
Comment le duo de Bonrgoingne «e parti de la ville de lille et nia
èi Allemaittgne» à petitte compùngnie, pour le fait du tcu qu'il
aToit fait d'aler en Turquie 343
CHAPriBE CXIII.
Comment le duc de Boorgoingne alla èsAllemainguet; de* recep-
cioni qui lui lurent faiote*, et de ce qu'il j betoiugna Si6
CHAPITRE CXIV.
Comment le tngneur de Halbourding, battard de Saint-Pal, le pré-
para de volltnr fàit« guerre à l'eresque de IJtge 2SI9
byGoogIc
TASLË DES CHAPITRES. klà9
CHAPITRE CXV.
Comment ou Royalme d'Engleterre ot ploneun di* iuaiis mu y
Ktoii oonn de jnstÏDe 301
CHAPITRE CXVI.
Comment Charie», comte d'En, esponula fille aa tâgoeurd'Aii'
tboing , 263
CHAPITRE CXVn.
Commeat on eatay» de*er» le Roy Charie* pour «aroir k c'eitoit
ton plaisir qne le comte de Charoloi* eut à mariage la fille an dno
de Bom'bon 363
CHAPITRE CXVni.
Comment le tndotié de paîxfnt fait entre le Danlpliinde France et
le dno de SaToye, «on beau père 365
CHAPITRE CXtX.
Comment le duc de Gennei Toolnt donner empeacliement on grant
prieur de Fiance qu'il n'allait eu RodM S66
CHAPITRE CXX.
Comment les Fnuichoi* firrent une courte devant Chine» S6T
CHAPITRE CXXI.
Comment le «eigneur de Rlaymont, maresohal de Ronrgoingne, fiât
CHAPITBE CXXD.
CommeotleeomiedeClMroloisetponsalafilleduducdeBoniboD. 270
CHAPITRE CXXin.
ComoMDt les ambaxadenn qne le doodcBourgoingneaTolt enrobez
k Ffanqtiefort ponr le fidt dn Turcq ntonmèFent derert le dac,
et ce qn'ilz j firent .• 373
CHAPITRE fTYTTV
CoDiment le pcaopple et ooDuntmanltei du paya dePimae fiirent m-
bcUea et detobeiasanaï leon leignenn '. . 373
II 29
byGoogIc
450 TABLE DES CHAPlTM^.
CHAPITRE CXXV.
Coittoienl le GadI Turcq CotqacfU la pays de lUehie.
CHAPITRE CXÏVl,
u frère meiiu, nommé frire Udier,
cardie 276
CHAPITRE CXIVIl.
Comment le pape Nictdai tnapuu k Romme 978
CHAPITRE crsVIU.
Comment le duc de Bonrgotn^e fiit damande d'aroir ayde lar le»
payaponr aler en Turquie 278
CHAPITRE CXXIX.
Comment le doo de Ctb^et fian^ la fille an comte d'Ertampe* 179
CHAPITRE CXXX.
Comment JaequM Coer fut ooaaàtai pTÏMiinîer par l'ordoniunee do
Roy Charlei, et de «on prooii quîTat fiût 380
CHAPITRE CXXXI.
Dn cspannilla du due de Oère* S89
CHAPITRE CXXXII.
Inddeot dn oomte d'Ermùucq 290
CHAPITRE CZXXni.
D'ung champ qiA fallait en layille de VaUenchimnei, en Haynanlt,
par Sbux champioai non noble* Î97
CHAPmtE cxxxrv.
Comment par lonbdlz m(»eiu, le trigoeur de Crqy irouf a manière
de iure BTcnr en mariage inuiippe, Msfib aitoi, UfiDeaiwito
da comte de Saint-Pol 306
byGoogIc
TABLE DES CHAHrilES. ktH
CHAPITRE CEXZV.
ComBun randwmqne de ftohii tint contUle locK^ant In gent
â'e^ 810
CHAPITBE CXXXVI.
De rambR]tad« que te dnc de Bonrgoingne «nroja derera le K07
pour ton voUge en Tarqnie 31 1
CHAPITRE CXXXVn.
De la re«igiuici(m que fitt Tereique de liège de son eretché 314
CHAPITRE CXZXVm.
De l'eve«oh* da Trea 3t5
CHAPITRE CXXXa.
De la pnM de Jdiaii, doc d'AUenchoD 318
CHAPITRE CXL.
D'ane Tille foitreHe mr le» tnareh** de Bongaeiîe, oik le Torcq
aTok mû k ùège 324
CHAPITRE CXT.T.
DeLoT*, Daolpbîn de Viamcù* 3SB
CHAPITRE CXUI.
D'qpe amba^ada ea^ajée devera la Roy Cbarletpar le ducdeBomt^
goingMe, touchant le fait du Danlpliiil de France... 835
CHAPITRE CXim.
de la terre' on Rojalme de Naple», et de* nllca
CHAPITRE fyi.iV-
Commait Loyt, Danlpliin de Fnnce,iiUHid> la Danlphine, M Gsninie,
aler à Namur, lypaitenant an dve de Bourgoii^iie
DigmzedbyGoOglc
4S2 TABUB DES CHAPITRES.
CHAPITRE CXLV.
Da mariage d«« deux fib du doc de Sombresiet et des dens flllei da
Rojd'EMSOWe ^5S
CHAPITRE CXLVI.
De l'ambuade qoe envoya ceate dicte ann^ te Raj Lancelot deyen
le Roj Ourle» 3M
CHAPITRE CXLVn.
De la tentence prononcée i l'encontre de Jt^iaii , duc d'AUenchon . 397
CHAPITRE CXLVin.
De certain ad«ii qui fatenvoyé par l'Empereur au duc de Boorgoin-
gne tonchant Is fait du Toiage de Turqnie SMS
CHAPITRE OCLIX.
De l'ambaxade que le dac de Bou^obgne enToja derers notire
Saint Père le Pape 376
CHAPITRE CL.
Da l'amliaxade que le Roy C3iai4ei enioya defen noitre laint Père
.le Pape 398
CHAPITRE eu.
D'une ambaude euToyée par k diw de Boorgoiogne deroi le Roy
Chatlei ZW
CHAPITRE CLU.
D'aueiina gêna qui hreat prina en la ville d'Arrat, inr ce que on
lenr impotoit eitre Waadoi* 416
CHAPITRE CLIII.
Du trefpaMement dn Roy Charlei, VU' de ce nom 491
byGoogIc
ABRÉVIATIONS
USITÉES DANS LES CITATIONS DE U TABLE.
Am. — Pècb Ahemo, Buloire
ginialogiqut, 9 vol. in-fol.
Arch. — Archires de l'Empire,
L* Baksk. — Mimoirti pour ttrvir
à rhutoirt dt PnrKt ti da BouT'
gogne. Paris, 1739, iii-4.
Baub. — Hitloire dit régna d»
CkarUs m et de Louii XI, par
Thomai Buin, érjqiie de Li-
linix, pdLU^ par J. Qnicherat.
Paru, ie55-a9. «i t. gr. in-S.
Bbavikp. — Renteinifmeiiti com-
rauniqnéaparM.deBeanrepaire,
archiviite de la Seine-Inféneme.
BxiuSBXr., adm. Norm, — D» Fad-
ndnatratioa de la Normand
totti la doimnaSion aaglaite, par
le in«a>e. Cien, 18&9, in-^.
BulUbbp., Éi. de Nom, — Lei
Était de Womuadie lout la da-
nÙBotion angtaûe , par Le mjme.
Pana, 1859, m-8.
BiAUTiLiii. — Rteueilde docamentt
coHeernant la Picardie, publiés
par V. de BcanvUlé. Paria, 1860,
ui-4.
BiM. éc. det cA. — Bihiiolhique de
f école dei chartet.
Cet. dei t, — Coiiael det tilnt, k
la Bibl. imp.
CbibtIBB. — Chronique de Char-
lel Fil, par Jean Chartier, pu-
bliée par H. VaUet de Viriville
dans la Bihl, clxiii. 3 vol.
ChaitSll, — OEuvret hitloriqati
iné£iet, par Georgei Cha«telUin
[Panthéon littéraire).
Chron, ieLalaia. — {Paalh. litUr.).
Chroit. teand. — Chrooique don-
née «ou» ce titre : livre det fa'Ui
adrenut nu tempt du roi Loiùt XI
(Panth. tittér.).
Du Clbboq. — Chroiùaue de Jac-
Siet du Clereq {Panth. liltér.).
. de Bourg. — CoUeetion da
Bourgogne, k ta Bibt. iinp.
Coll. M Champ. — Colteelion de
Chatmpagne \ihidS)^
CoiiABT. — Journal d» la paiti d'Jr'
nu, par D. Ant. de le TaTerne,
publié par Jean Collari. Paria,
I651,iD-12.
CoMimm. — MdmiÀrtt de Phi-
lippe de ConmifTia, publia par
Mlle Dupont, Paris, 1840-47.
3 T. gr. ÎD-S.
DUCD. — DdoO*).», Baronage of
England. LoDdon, 1675-76, 2 t.
in-fol.
Htmoa, — Mémoiret pour tervir à
rhiitoire du comté ae Bourgogtu.
11 W, in-là.
FasiB. — îlémoirei dt PUrrt de
Femn, publié* par Mlle Dupont.
Paris 1837, gr. m-8.
Gacuabd-Bab. — Édition de H. de
Baraute , par H. ûachard.
Bruxellei, 1838, S t. gr. in-8.
Gaioit. — Collection Gaiguièrca, à
la Bibl. imp.
bjGoogIc
ABRÉVUTIOnS DE LA TABLE.
D. Giu-CMOit. — JHu. nir lliù-
toire de Compïigm, i !• BiU.
let Fil. P*rô, impr. rojr., 1681,
D. G&EinaB, — Collection de
D. Grenier, i la Bibt. imp.
GanxL. — B'atovt du eanaétaiU
Jt JÙehemoBl, dans la coUscdoii
Hiduiid.t.in.
JojmtÀin. — Catalogue anafyiiqae
■^ oreMvfj d* it. U baron da
/aurMwWt. Paru, Techener,
1838, 3 Tol. b-8.
EÛvTH Di L. — Biitoire de Flan-
dre, par H. KerryD de Let-
WnhoTe, 1" édit., Braxelle*,
1850, 6 Tol. gr, in-S; — 2'
<^t., Bnige», 1853-54, k r.
pet. in-8.
tjiB. — £«> due* de Bourgogne.
Kr M. de Laborde. Preutet,
ri», 1849-52, 3 toL m-8.
D. LoNm«iT. — Hiitoire de t
tagiu. Paru, 1707, 3 t. Ïd-
Mim. mlûj. JVorm, — Ifémoim de
la SotiiU dei antlfiiaurt dt Sor-
Ho9STB. — Chrotdfue ^Enguerran de
MonilteUi, pablié* parH, Donet
d'Aroq. Paris, 1858-6S. 6 t.
gr. in-8.
MoBxkv. — Collection Hoi«an, t
U Bibl. imp.
D. Htnud. — Mimoires pour lerrlr
■ de preurei à riHitoire de Bretagne,
Pari*, 1742-W, 3 t. in-fol.
La MoBL. — Rceueil de pbaleuri
maitoat du diodie d'jmUm,
par Adrien de U Horiitre.
Amicni, 1630, in-lbL
Mm. fr. — Mannaorii* frtn^da, i
la Bibl. imp.
Du Paz. — Hiiloire g^aM. de
pluâeari mûiom iilatlres de Bre-
tagne, par Fr. Aug. dn Paz. Pa-
rii, 1620, m-fol.
Do Put. — Collection da Pny, à
la Bibl. imp.
L* BoQDB. — Butolre génial, de
la maUond'Harcourl, par Gillei-
Andr^ de la Roque. Paria, 1663,
fol.
SfBrsnton. — Leitera and paperi
iUiutratire af the wart of ih»
EnglUli in France dtiring the reign
of Searj the Sixth, éd. b^ tll«
Re*. Joiepli SCerenaon. Londoo,
1861, t. 1.
T. ic. — Titret icelléi de Clairam-
batilt, «u Cabinet dei titres,
Vallbt dk V., JV. B. G. — Ar-
ticle* de la Jfourelle Biograf^
Îùiérale de MM. IMdot, par
I. Vallet de ViHTÏlle.
D, VajxT. — Triior gùtialogi^ue
de D. Villevieille, an Cabinet
de* titrei. (La tomaison indiqua
eit celle de 1* collection même,
et non celle de* manuicrit* dn
C^ûnet des litrei, nsit^ parfois
dan* DOS nota.)
WATBin. — ^nchiennet chronUmeti
df Angleterre, par Jehan de iVa-
ïTÎn, igr du Foreïtd, extr. pu-
blié* par Aille Dopoot, PÛtt,
1858-63, 3 T. gr. in-8.
byGoogIc
TABLE ANALYTIQUE
DES MATIERES.
JibttlUt. n, 115, 313.
AaiAVuni (ChriKophe), hoaune
d'arme* uulûi. I, 133 nota,
Aboud-Saîd-Jacsuc, soluu d'É-
syptefl 436-1^3). Ëciit i Chu^
■ feVII,I,iai;n,287;laipro-
met d'ouvrir ki porU aux mar-
clund* Inm^ii,!, 133; de bien
traiter le consul franfaii, ibid. ;
de doimcr tonte sécurité aux
pilerini qni te rendeat i Jéra-
Mlen «t à Sainte- Catheriae,
ibid.; déolAK aToir accédé à
touleileid«inBnde«dDroi, 124;
cmYtne deaprétenti an roi, 124;
n, 287; broriie le commerce
de Jacqne» Coair, U, 380, 366;
exige U renîtotion de l'etclaTe
cluÂien réfiwié *nr la galère*
de Jacqiwi Conr, 383; reçoit
Jean de ViU«ge qai loi apporte
nu liai-naif de gneiTB RD non da
roi, 287.
AcQUAfivA (Jnlc*- Antoine),
• d'Ain. AmliaHkdenr k Muât
II, 3S3.
Atre. U, 7.
Act(U
ÂgiaioHt. Voy. Hargimoitt.
Abk>d, fila d'Aiurat H. II, 50
iiott3.
AiCH {^jth) (Jean d'), docteur,
éTécpiB d'Âiimstel et cardinal en
1463. Amliatudeiu' de l'einpe-
reur, 1, 34 note.
AiiuiioouHT [Jeannet d'). Cberalier
t Nevele, I, 423.
AioBKnij.s ( Jean, leignenrd') , cbe-
TalicT, opitaiae de HoniargU
[CAron-icani/., 3401; paraît dans
deaactwde 1450[D. ViLLZT.,1,
50]; de 1465, 56,57,60,64et 69
[^Édit.deDuCuACQ, 626;ArGh.,
X, 8B, 259 ï°; 86, 6 t" et 34;
89, 14 to et 110 vo; 84, 150 t*-
176; 100, 1671; maiiéi Jeanne
de la Baye [Coi. dat t., Aiaax-
Tuxs]. I, 313; cberalier
derant Boneo , 215.
A'dlr-iur-Noye. lien de réimion
de> tronpei da comte de Saint-
Pol, I, 189, 190.
AiiXT (Jean d'], fil» de Raonl, vi-
dama d'Ainieai, baron de Pic-
quigiiT, comeiller et cbwDbalUu
do roi.f 1492.— Prend partàla
campagne de Normandie, 1,188;
cheralier t Pont'Andemer, 193.
Aiu-T (Raoul d'), ridame d'A-
miem , baron de Picqnignj.
f 1468.— 1,12,188, 192; prend
part i la guerre de Gand, II,
81; H femme, I, 188 Ror«.
byGoogIc
TABLE AMALTTIQUE.
JbLLt (J«cqa«line d'). Voy. Étam-
AiMo^ (William), é*«qne de Sa-
liibory. W» i mort, I, 303.
AiA-DDD (iultaa),fili d'Amnrat n.
II, 50 noU 3.
jtlimU. II, 365.
AuÀiiB (duc d'). Voy. ScAimEi-
AuBZT (Arnaud-AmaDieii d'), ȉr
BDeDr d' Onul, comeiller et clum-
brllan du roi, clpilaine d'une
coDipiignie de cent lancei. C*-
CLUinedeBayeiix, disleSjuil-
:l IWa fr. te., 187, 6997].
■ L'on dêï Tiiliani capîuinei
de France. > [Cmumi.., 3S0. ]
+ 1463.-1, 10, 198,215, 2MI,
■ 308, 318, 332, 416; n, 296.
Alsut (Charln H, «ire d"), comte
de Dreni, Ticomte de T«rt»«, etc.
f 1471. — 1, 2ia note 5, 240,
416.
Albbix (Cbarle* d'), teignenr de
Saint-Bazeille, qaatrifeme fili de
Charles II d'Albret, dit le ca-
det u'AïaïKT, dérapité en 1472
[Chron. Ka«d., 303]. — I, 212,
279.
AiAHXT (Anne d'Armagnac, dame
d'). Envoyée par le roi aa comte
d'AnnagiiHc ton neveu, U, 292;
en pourparlen avec u nièce.
294;i'«irTK
rapport au r
AUn^oB. Prii ■
206; réuni i la couronne, U,
359; duchéd'— réuniàlacon-
ronne, 11,359-60.
AuKtoH (Jean, dnc d'), né le 2
man UtOQ.-j-UVS. — Inlercèda
pour le comte d'Armagnac, I, 6S
UOM 1 ; s'empare d'EsMj, 197,
et d'Alençon, 206; chevalier de
la Toiaon d"or, 3li9, 351 ; ar-
rive k Lille incognito, U, 114;
fïlé par le dnc de Bourgogne,
115; mécontent de ce q'ie s(;i
réclamatioDi pour la restitution
de Fongèret rettaient nou r^
■nltat, 31S; m tnhiaon, 319;
' m, 321; emmené
ne,295;faitM>B
ihid.
la Anglaii, I,
I parDunoii. 322; interrogé, iiii'.;
répoDK qu'il fût, ièid.; s'expli-
que devant le rai , 323 ; mis en
prison, 324; sentence de con-
damnation rendue contre lui,
358-61; commuée par le roi,
859 ; il est emprisonné à Loches,
361.
Alu^h (Rmé d'), comte du Per-
che. pau dncd'Alen9on.-f-1492.
—Il, 358etsaiv.: reçoit de Char-
les VII le comté dn Peiche, 360.
Ai.BHçoir (Catherine d'), mariée
depuis à François de Laval. H,
358 et «niv.
Ai.EaçoK (Marie d'Armagiuc, dn-
rlieise d'), mariée le 30 avril
1437. ■[■ 1473. — n, 290 «oU ,
359.
Autr (évéqne d'). V<ç. Pompa-
Alexandnr. I, 123.
AlUmagne. I, 28, 30, 33, 70, 75,
101, 261; U, 120, 143, 243,
251, 263, 269, 270.272,278,
301, 302, 315, 363 et sniv.,
371, 392.
AlUmaadi, dans l'armée dn dau-
phin , 1 , 23 ; les — dn duc de
Saie , mécontents de la solde
qu'ils avaient reçue de l'arche-
vêque de Cologne, veulent le
forcer i. les suivre jusqu'à ce
qu'il lei ait contentés, 106;
Sntilsbommes — dans l'armée
Luxembourg au service du
duc de Bourgogne, II, 46, 49;
princes — réconciliés par l'en-
tremise du pape, 393-93; alliés
avec Charles VII, 406.
Aloit. I, 400, 404, 450; U, 15,
101; comté d'—, U, 100.
AunoiTiB V, le tage et te magna-
nime roi d'Aragon en 1416, et
de Naples eu 14^- f 23 juin
1458. — I, 340 note 4; II, 272,
365, 389, 371 ; chevaUer de h
Toiion d'or, 349, 351; sollicité
' de recouvrer Constantinople, II,
54; envoie une ambassade au dnc
de Boorgogae au lojet de la croi-
sade, 318.
byGoogIc
TABLE ANALYTIQUE.
AuBoiM V, roi de Poroigil, né
IWa. roi en 1438, f IMl— H,
369.
^Itace. II. 371,
AiULKciui (Jean, wigneor d'). Am-
bMudeur de Charlei VU, II,
311 note S,
Amieai. I, U, 185; U, 313; fré-
di«*tioiu à ~, n, 377; bailli
d'-^, Tor. SoiiMni.
Aïont (Tidame d'), Voj. AnxY.
AiCDBATlI,«ultaiiottoniùieiilï31.
'i' 1451. — Se prépare a envahir
la Grtce, 1 , 139; apprend qae
Honiade marche contre lui, 1 40 ;
auemble 300000 hainme>,î^iJ.;
livre bataille à Sophia , 140-
41 ; mie maître da champ de
bataille malgré se« perte», 141;
■es conqaétei, 142 ; un de ki
lieateiinnti défait par Huniade,
au.; craJDlea qu'il intpire aax
chrétien*, 143; la mort, II, 50;
■ei fili, ibiii,, et note 3.
AircaBTiLix (comte d'). Voy. Him-
Abckx (Jean d'), tréwrier de Metz,
1,28 nouï.
Archs (JehenDequin d') on d'An-
un. tiégoàe la reddition de
Ronrn, 1, 226.
Annsd (uint). I, 81 ; U, 133.
AaDHBw (Richard ) , docteur is
lois, dojen de 1 église catho-
lique d'York, ryoy. Plamton
CorrejpondtiKe. Ed. Thom. Sla-
pleton (Lurmi et uaxTin).]
Secrétaire de l'ambassade de
1444. I, 85; dons t lui bUi.
85 noIeZ.
A>«ms (éféque à'). Voy. Biad-
Absihv (Bertrand d'}, seigneur de
Rion ou Royon. I, 339; U,
29.
^n^iiii. 1,9, 13, 16, IV, 20, 156
406, 407. Bien sarria par la
trére de 1444 en Normandie, I,
5, 8 ; opnion contraire, B; e»-
pérent, par le moyen de l'al-
liance BTec Marguerite d'Anjou,
arriver A une paix définitive avec
In Fnuce , S5 ; sommés de ren>
dre le Mans, 128; s'y refu-
sent malgré les oràm fbrDwU
de Henn VI, iiid,; abandon-
nent cette place, 130 note, 131 ;
se logent sur les marches de Bre-
tagne, 133 ; se foitifienl dans la
paute d'ooe raptnre de la trêve,
134, 159, 170; s'emparent de
Fougères, 154 ; reprochent aux
Français d'avoir rompu la trêve
par la prise du pont de l'Archef
167 ; sont cause de U rupture,
, 1 70 ; attaqués par les troupei
du duc de Bretagne, 172 etsmv.;
se tiennent uniquement sur ladé-
fensife, 175; détroussent des na-
vires du duc de Bourgogne, 183,
Marchands — arrêtés par lé duc
en représailles , iiïJ. ; griefs de
.CbariesVU contre les —, 185,
186; perte des — A Pont-Au-
demer, 193 ; le» — s'aperçoivent
que la Normandie ne désire que
d'être française, 195 ; parti d'
fait prisonnier i Fécamp , 197 ;
quelque» — se font Frangûs t
Neofebltel , 199 ; les — pren-
nent part aux négociations pour
la reddition de Rouen , 218 ;
refusent d'en accepter le* con-
ditions , 319 ; défaits prés de U
Haye du Puis, 274, et de Mor-
tsin, 276 ; défaiu à Formigny,
380 et sniv. ; se défendent moi-
lement, 305 ; dewandent dn'se-
cours en Angleterre , 306 ; peu
nombreux en Guyenne , 934 ;
faits prisonnier* et mis à finance,
n, 31 1 aiment le vin , 37 et 38
aolt; défaits i Caitillon , 39 et
suiv. ; leurs pertes dans ce«e ba-
taille, 41 ; — resté» en Gnyenne,
renvoyés en Angleterre, 77 ; ne
' - ^re Benauge* et
'aignent que le
byGoogIc
TABLE ANALYTIQUE.
dac d'York n'upire i la con-
Hinne, 113; font tme dewxnte
duu les p>y* da dac de Boniwo-
Ee, 956, 373;le*~ d«CtLb
nmt lei Françaû, 268 ; I«* —
menaceat toujoan II France,
313, 340 ; peitei dc«— t Sand-
wich, 354 ; 1m — conclnnit des
ttèvea BTCC le dnc d« Bourgogne,
ti08 et mÏT.
.tfi^ifenv. 1,70,89,83,85,87,00,
114, 177, 3(11,305,363 et Kiir.i
U, 3S, 66, 77, 78, aU, 353-53.
Sitnation de 1' — en 1446, I,
1 1 5 ; opinionj dÏTene* en — nir
la nHMl da dnc de GloocMer,
118} diTÙiont en — , ISfl, 993
• et «nÎT., 306 ; II, 361-63 ; peu
de i^nritj qa'of^l'— , 369.
AneuETBBaB ( roii d' ). Voy,
AaiHfiUM ae bttud d"). Tii< Jt
CutiUon, II, 41.
AxOLDU f Antoise, baron d'), *n-
gneat du Qenlen aa e«mi^ de
Bourgogne , cheralier, aron 4 de
Théronanna , conaeiller et cham-
beUan do dnc de Bourgogne ;
marié ï Jeanne de KochdMron,
fille d'Antoine. Le duo donna
4000 lirrea en faTcnr de ee ma-
riage, f 1463- [Hoani; D,
VtfMT., 3. 70 f-71.1
Chevalier k Formigny, 1 , 286.
■ (comte cP). Voy. Ob-
66 "ofa 1 ; prend part 1 la aam<
pagne de normandie, 311 ; fi-
gure k l'entrée de Ronen , 339,
et an ûége de Caen, 307; marié à
k la leniT dncomtede^int-PoI,
n, 307.
AKtoD ( Jean II d*), dnc de Calabre,
filt de René, né le 3 aofit 1 434,
dncdeLoinineeDl453.-)-1470.
— I, 40 noit 3; doit rMifier
le traité oonchi k ChUona, I ,
48 ; aaÛMe aux léanoe* dn con-
*eil oà l'on ditcBie la réforme
det gen* de guerre, 54.
Aa/Du (Lonia H, duc d'), KÙ de
Naplet, ■{■ 1417. — I, 45 note 3.
AxiOD (René, dncd'), de Bar et
>i de S
, fib
n ÇSarguerite deRohan,
comteMe d'}. Harî4e p. e. dn
31 août 1449 ; morte apré* 1494.
-K, 314.
^■jou. 11,38, 396.
Abioc (Charlea I« d'), fila de
Loaii II, comte de Hortaiu, puis
dd Maine, ni 1414,-t- 1479. — I,
69aa«,334; II, 33,36,353,360,
414. Accompagne le roi dani la
gneire de Heiz , I, 36 ; prend
part aux janlei à Nancy, 41 ;
aMÎite aux aéaaces du ooMeil
où l'on disente la réTorme des
gens de guerre, 54 ; intocède
en hveur du comte d' Armagnac
de Louis II,nél40B.']-14S0.-
I, bO m» 3 , 69 no», 84, lOB,
niMteh, 335, 303; II, 359,
353. Prisonnier dn dne de
Botn^ogne , I, 44 nef > 1 ; déliné
par l'uiterTention dn roi, iW.;
sa qnerelle avec les Mesdns, I,
36 et noie 3 ; assiste i la réoep-
tion de* dépntés de Metz , 30 ;
célèbre la présence dn roi et du
dauphin k Nancy par des fétei,
49 ; prend part Bnxjontes,I£(i'.;
«ea négodalion* avec le dnc de
Bourgogne ,
danses du traité de ta délivrance,
44;sesplaiBleipttsdu rm,iiid.,
et liait; désireux de voir recom-
menopr la goerre ayee le duc de
BoDifOgne, 45 ; requêtes présen-
tées par lui 1 ChUoDs , 47 ; ses
conseillers traitent avee ceux
du duc ,' iiid, ; traité conclu ,
et à quelles conditiotis , 48 ;
jure de l'exécuter, 49 ; asùlte
aux téancc* du conseil où l'on
discute la réforme de* gens de
guerre , 54 ; convient , avec, le*
ambassadeun anKlail, du nw
metit où ils TieDorout chercher
safiUe, S5; autorise une joute
à Sanmur, 107; prend part k la
conquête de NorniBodie, 311 >
accompagne Charles VII derani
Rouen, 314, S15,'238 ; ua cau-
byGooglc
TAfi{£ ANALTnQUE.
Iturt, 234; figura i l'entrée de
Kooen , 339.
kmioo (lûbelle de Lorrûie, dn-
cheaie d'], reine de Sicile, pie-
mière femme du to> Aené, ma-
lïir. 14S0. -{■ 27 îéyrax 1453.—
Eoièvement de h garde-robe
par let Heuini, I, 36 narc 3 ;
uti«te aax fétei de Nancy, 40.
Citée, 303.
AnoiT (Yolande d'Aragon, du-
ofaefie d'], femme de Looii II.
f U43. — I, 45 nott 3.
AlMOtr. Voy. HABOimm et Ha-
EiB. - (Ycdande d').Voy. Vad-
Ah«b (lainie). I, 264; n, 309.
Antecrîit (!'). I, 71-
AxTBorae ( teigaenr d' ) •
AavBtma (cardinal et wàffii
Voy. Rou>.
Anlraht. I, 174.
-AnrtTi (ffte d"). I, 183.
AsABU (roi dei). II, 3âS.
jlragon. I, 447. Il, 397.
Abaooh (Alphonse d") , due de Qh
lafcre, depnii roi de Naple* foo*
le nom d'Alphooie H. •{■ I49&.
~ n, 380 et «Ole 2.
AusoR (maison d']. Voy. Ai,'
FHOMH V, FeBSIUAID I**, JiAW
n, — (Éléonore d'). Voy. Fort.
— (YoUnde d'). Voy. Aaion.
Aragonmaii. I, 307.
Arau. U, 347.
Voy.
enrd').
Fnnoe et de Castille, et amsi
poQT la protection des m«r~
cliandi , et se tient commnné-
ment i la Rochelle, i [Voy.
anui UokjUD, Bac. dei irmitM,
1, 157, « ms. 903V, 166.]
Remet à Charles VII un mi-
moire dn roi de Castille, I, 66
nolti tonehe aax écnl dn chiv
TBlier à ht Pèlerine, 360.
Arcbers, Leur nomhre par Unoe,
I, 55 et nott 3.
Abcv (Jean de Poitiers, seigneur
d*). Apr^ vioiT réani de noa-
Teanx renseignements snr le per-
sonnage désigna par d'Esconchy
sont le nom de iiifjuur d'An-/;
je tnii arriré à la conclusion sni-
Tante : Il s'agit trie-probablo-
meni de Jean de Foitien, »ei-
£eur d'Arcr {Aregyi on Ariiti)
Vadans, Sonrans , «to-, fila de
Pbibppe de Poitiers, de U mai-
son des comtes de Valentinoii,
conseiller et chambellan da duc
Philippe, et employé par loi dès
1435 e * -
iploye par loi ■
I nefociatioiH
res. C'est lui n
r d'E^pagve; enToyè en
ambassade en Caatille [Ms, lat.
tWKBi, 188;|; le 15 inillet 1450
il donne quittance de 300 1. t.
-pour nn Toyage ren le roi de
Castille de la part dn roi [si-
gnât, oriràule, Cai. da I,,
Arçio]. On lit dans une plai-
doirie en date dn 99 mai 1449
[Arch. , X 88tt8] : t Anego
d'Ai^èo est bourùer d'Eipagne,
et a accoutumé tousjonn aroir
lMTiT«« et gens de gneire sur la
mer pour le serrice des rois de
doute que mentionne Honstre-
let en 1436 comme étant an aer-
▼Ice dn duc; qni figure i pln-
sienrs reprises dani la chronique
,de Jacques de Lalain, et y ett
nommé parmi le* eheraliers laits
i Termonde en 1453; lai enfin
(bien qae le P. Anselme le bsse
mourir en 1474), qui l'enferma
en 1477 dans Arrai pour dé-
fendre cette ville contre les
DB PorriEBs, lei honneuri de la
cour,- Hoans., V, 368; CAron.
dt Lalala, 62S, 704, 5, 10, 13.
KniTur DE L., IV, 233.]
Envoyé par le dnc de Roo^gne
an-derant du duo d'Alen9on,lI,
115.
Abct (Isabean de Sousa, dame d"),
descendue d'une biancbe de la
maiaon de Portngil rt amenée
par la ducbpsse de Bourgogne
byGoogIc
bSO
TABLE AMALTTIQUE.
«Tecell<:eiilïï9.[A>*.,lI,20B;
Aui>OB nm PoirriBi, '. c]
Figure duii U ftadu bÎMii, II,
236.
Ardaut, (le.). I. 72, 76; II, 49.
^rgeneei. Cbtrie* VII loge k — ,
I, 306-
Àrgittiùa. Attiégé, I, 309 1 ICI bi-
faitanti faToriseilt les Francis,
ihid.; DTÏi, 210.
Aria«o. n, 349.
Ably (Beaudoio d*), éca^er. Il
avait loiu nei tuant, en 1444,
«n M rendant en Bonnogne,
i3j>aiet 1/3 d'hommct darmet
(Im deux archen ponr une paie) .
tCoU. Je Bourg., Ï5, 5 ^.1 —
I, 17.
itrmagTuc (comté d'), conquii, II,
296-97.
AKMAostc (Bernard VII, comte
d^ , conn^ble de France. ■!■
1418. — n, 393 note 2.
Auuo&c (Bernard d'), comte de
I^rdiac , puia de U Marche en
1435. - I, 278, 358; enToyé
par Charlea VII au comte d'Ar-
■na^c, M>n neveu, II, 393 ;
obtient il gnuid'peine d'étie
logé <lan« Lectonre, 293; r«-
montraneei qn'il hit t m nitee,
294 ; liû écHt, \iîd., afin de la
erdeim
11 du c.
•'en retonme et fait an roi ton
rapport, ii'id.i fait partie de
l'armée enToyée contre le comte,
396.
Abkuihac (Jacques d'), comte de
Castre*, plui tard dnc de Ne-
moum. ■{■ 1477. —Figure k l'en-
trée de Rouen, I, 341 i combat
à Fonnigiiy, 278 ; y est fait che-
valier, 386 ; figure 4 l'entrée de
Bordeaux, 358; va trouver le
comte d'Armagnac pour lui faire
entendre raison, II, 294; l'a-
paise de nouveau, 395.
AÛtAciTAC' (Jean IV, comte d').
■i" 5 septembre 1450. — Arrêté
par le daupliin, I, 63; ne pent
être oiû en ses défenses, iàid. ;
fait plaider ta cause auprès du
deiirs demandent ciinwil aux sei-
gneurs de l'entonrage du roi,
sienn de ces seigneurs ponr im-
plorer l'iaduleence royale, 65-
66; obtient des lettres de ré-
mission, 6B nott. Gté, n , 290
ABHieaAC ^Jean V, comte d'),
d'abord vicomte de Lomagne,
ptiis comte d'Armagnac en sep>
teinbrel450. f 5 ^la»I473.—
I , 4 1 6 i prend part k la conquête
de Normandie, I, 212 ; figure k
l'enlrée rie Bouen, 240, et h cdle
de Bordeaux , 357 ; son incerte,
390 ; il est ï
Bt absous, iiid. ; retombe
dans son iiriuie , iild, ; fait célé-
brer son mariage en s'appayant
sur de fauues bulles, 392; ex-
communié de nouveau, iiid.;
apprend que le roi lui envoie
son oncle et ta tante, 393;
vient au-devant d'eni, iUd.; ••
violeuGe i leur égard, S94 ; te
retire dans le cbltcau de Lec-
tonre, i&id. ; intercepte une lettre
k ta sœur, 395 ; poursuit stm
oncle et sa tante , iHd,, et ne
s'arrête que sur les observatitait
du comte de Castres, i£i<^.;perd
set États , 396, et se retire sur la
frontière d'Aragon , 297 ; sou
proc^, 297 noie; va an-devant
dei aoibaisadeun hongrois, 356.
AbMjICHac (Jean , bttard d'), dît
de Lescun , fils d'Arnaud Guil-
hem de Lcicim el d'Anne d'Ar-
magnac, comte de Comminget
et maréchal de France. — II,
395 "Oit 3.
AufSGXAC (Isabelle d'), m>ir de
Jean V. Sou inceste, 11,390;
ime des belles femmei -du royau'
me, Ibid,; mariée contre son gré
byGoogIc
TABLE ANALÏTIQUe.
i lOD frire, S9S; amenée Jt ion
oncle et 1 M tante, 294, qnî Itiî
reprochent Km crime. Ma.
Abiugsac (Anne d). Vo^-. Ai^
BBET ; — (Marie d'). Voj.
Armée. £xci> de* geni d'armet, I,
9, II, 408. Charlej VII eua;e
d'introduire l'ordre dans 1' ~-,
59 ; euquéte ouTerte à ce sajet ,
iiid.; opinions émiiei, 53; pnit-
tance de* capitaine! et deicompa-
gui», iiid.i difficolté d'auorer è
F — une paye fixe, iiid.i Cbar-
le« VII fait faire aecrèteinentdei
ouvertures aux capitaines , 54 ;
réponse faTorable de ceni-ci ,
itid.; délibénitlon priie par le
conseil, 55; orgamsalion non-
Telle de
solde de 1'
56 I
instractioni données anx capi~
laijiei,57; les capilaine* chouis-
sentlenrshomme*d'ar«ies,Ui</.;
dissolution du reste de i' — ,
an.; rapidité avec laquelle cette
mesure s'eiïectue, 58; bons efTets
de la nourelle organisation de
1--
5S, 59;
înMiloés par le roi pour «"bc-
cnper dn recrulement et dn
payement de la solde , 56 note,
pour punir le» meurtre* et aur-
Teiller les hommes d'armes, 58,
59; nombre de ]' — réunie derant
Caen, 311 ; loules les compa-
gnies s'y trouient, 312 ; ordon-
nance publiée par le roi après
la conquête de Nornuuidie, 318;
rè^ement pour la di*cipline de
1' — pendant la campagne de
Guyenne, 325-28.
Arfiao. II, 350.
Araim. I, 327.
AfTot. II, 115. Ttulé d' — , I,
43; II, 397-98; mal observé,
11, 417; jonles ï — en 1446,
I, 91 et tuiv,; Taaderie à — ,
U, 416 et suit.
Aaus (éréqae d*). V07. Gm*.
Aux (leignetir d*), Voy. Ahot.
Aux (riaoïuteue d'). Voy. Aoaa-
Artoa. II, 303, 417 ; accorde une
aide au duc de Bourgogne , Il ,
279.
Aaioia (Charlei d'), comte d'Eu ,
né vers 1395, pair de France en
août 1458. \ 1472. Il re^ut de
Charles VU en 1460 dix har-
nais complets, touldeî tt dt OM-
lure, qui coûtèrent 610 1. t.
Sole dn ig'janrier 1461, dans
JSF, 867,49.] Commwde
nncorps d'armée enNormandie,
1, 190; 11,401; «joint aKcomie ,
de Saiiit-Pol , 1 , 190 , et â Da-
nois, 191; toumel Pont-I'Évé-
que, 192; Li lieux , 193; Nenf-
chltfl,198,qni: le roi lui donne,
199; mandé par le roi pour le
liège de Rouen, 212 ; 7 figure,
21s ; et i ct-lui de Caen , 307 ;
se remarie. II, 262, lani grande
ambassadenn hongrois , 356 ,
figure aux obsèques do roi, 428;
433 note, 434, 438.
AuDs (le roi). I, 107.
Atcoa. II, 350.
Ascugcii (Robert, abbé d*J. I, 153
Asie, n, 370.
Asnxs ^ue de V), écnyer d'éctt-
rie dnroi. 1,241.
Anuuc (Jean III, comte d'), coa-
seiller et chambellan du roi en
1426. f 1" décembre 145S. —
I, 206-
Atbibs (Jean d'), fils d'nn bonr-
geois d'Arrai , échevin de cette
ville en 1437. [Dn Clbbco, 45;
ms. h. 8tM0, Il Chroa.de U-
lain, 698.1 Tué devant Au-
denarde, I, 394.
AoBuui (Waleran, lei^eurdes]
et 4e Lomme, chevaUer, paraît
en 1432, 26, 31,42, 56, 57,
63 ; coosriller et chambellan da
duc de Bonrgogne ; par I. dn
22 juillet 1454, le comte de
Saint-Pol ordonne de lui payer
byGoogIc
4dS
TABLE ANALYTIQUE.
U (onme de 1560 fr., t, lui
doe pour l'achat de k terre de
Pb>.| k ociobre U64. Son loni'
beau était ilansrég1i*e collégiale
de Saint 'Pierre, i Lille ; il éuit
enterré entre set deux femmei,
Marie de Recooit, chltelainc de
Leni, fis juillet 1U3, et Antot-
■ette d'inchy, ■}■ 19 novembre
1478. [O.VuxB». B, 2 ^"-3 ; St.
G. fr., IIHS; Muxrt, aatiq.
'n«(.,V,n''54iA»s.,VU, 827.]
II, 114, 236jki«8.
AuBKàtrx ( Antoinette d'Iuchy ,
dave det], deuxiénie femme de
Waleran.Figore dan* la fête da
faîun, II, 236.
Anaiiisox (Antoine d*) , aeignenr
da Montdl'aa'Vicamte, écban-
lon du duc de Bourbon ; eapi-
taine de Bellegarde , en 1441 j
coniàller et cbambeUan dn roi;
bailli de Tonraine en lUl;
bailli de Canx en 1454; capi-
taine de Fontenaj'Ie-Comte en
1461; baiUi de Cani par I.
de Looi* XI du 9 jauTier 1466 ;
capitaine d'Ange»; Tirait encore
le 9 juin 1481 ; marié à Mai^e-
rite de VUlejuieft. [A»»., V,340-
41 ; T, «.,137, 2419-29.]-
1,212.
JuJtnardt. I, 373, 397, 399, 401,
403, 404, 433 ; 11, 3. Ib, 34, 37,
82, 100 et sniT. Auiégée par lei
GÛitoi*, I, 367 et soiT. ; pro-
meue faite par cette Tille au duc
de Bourgogne, 387;le comte d'É-
tampea en fait leier levage, 391
et aaiT.; conseil tenu à —, 400;
le comte d'ÉtampM l'y éublit ,
Voy.
401.
Aconoma (cardinal d')
ScHOKBKHO.
Atjetrmn (saint). I, 70.
AumtUe, 1, 11.
AouBBOCBB (Robert d'), vicomte
d'Aey. t, 144 not* 2,146-
AtmaBatraira (Blanche d') , ricom-
tcsie d'Acy , fflla de Hobert
i Gnillaume de Fbvy i if eu
1449, t Pierre de LoBTaîn ; 3<>
p. o. du 9 Mplembre 1464, à
Pinre Puy, conseiller an parle-
ment ; viTail encore en ISOO.
[Arch. : regiatrts du ParUmtHt.'\
" Complice do menrtre de
Gmllaume de Plavy, I, 144;
Sonnoivie en parlement, 145;
étenue, 146 ; obtient des let-
tres de rémillion, ^id. ; épouse
Pierre de LouTain, ibid.
AnmicHB (Albert, doc d'), frère de
l'empereur Frfdéric m. ^-1463.
— i, 34 natt. Vient au-deraut
dn duc de Bourgogne, 11,252 :1e
fêleàGnnzbnrg, ibid.; lui oSn
ttn cbeTal, i^.\ le fait aooom-
pagnerpar une ambassade, Und.;
AimuCHE (Sigismand, dac d'},
comte deTyrol, nél437, i- 1496.
— 1,22, 23, 99 no» 3, 340. Im-
plore l'asùstanoe de Charles VII
contre lea Suisses, I, 9, tO; en-
Toiean-deTant dn dauphin poat
le guider, 18 ; loi rend niite i
Jnsse, 24 ; en paix «Tec ks en-
nemi*, 33; inTite le duc de
Bourgogne li le visiter, II, 360.
AuTBicBB rËUouore d'Ecosse, du-
chesse d^, femme de Sigismond,
mariée en 1449, t 1480. — H,'
352 note.
AmajcHB (Mathilde de BaTiére,
dnchease d'], femme : 1° du
comte Louis I de Wurtemberg;
S* dti doc Albert d'Autriche. —
n,358.
AvraoELLEB ou AutbbuujU [Ro-
hait d'), cheralier, fils de Pierre
d'Autrenlle* ; tenai^ eu 1456 le*
fiefs de Broyé et de U Ce**oyv.
n était mort en 1484. [D. Vo^
LIT., •, 107.] Cheralier*
AudeDarde, I, 396.
Jiutomu [comté d'). I, 964, 365.
AcxT (Jean IV, seigoenr et ber
d*], FamechoD, Hasgest, Fon-
tames-sur-Somme, Baie*, La-
bjGooglc
TABIX ANALYTIQUE.
Ponthieu, puis d'Ailoii; capi-
uine efoinl àt» troaûire» de
PoDibicu et d'AbbetUle (m?);
otpitaiae de Saint.- Ri qoier, de
Conmaj, de Termoade et de
Rnppel monde; eherilier de la
Touon d'or (l^ttS); conieiller
et diimbellan du doc de Bour-
fogne (14^); premier duun-
beikii et gonfemeur du comte
de Chnrolaii; matire dci arbalë-
trieii de France (IMI). ■(■ 1474.
[\m*. Vin, 103; CaS.Ja t.,
Xnxr; Li. Mou., 311; Jom-
iAiTT., n" 1391 et 3553 ; L*
Mjuchi, 405, 447 ; yVkna,
m, 305-6; Monn., IV, 159;
V, 308[; Cabinet de l'aoteur
(fign, orig.); G&cbabD ' B*B.,
n, 90.3 I' 348, 353. SoD
fau i la iïte do biwD, II,
177.
dont* Owayn Thot
le39ieptaiilireU45 ..
pittùie de SegueTille. CArdi., 68,
13".]-'— Capitùae de Règne*
«lie, 1,301.
Jvtlglitm. I, 391.
Aviui* (Ajitoine, leisiMar d'} et
de la Lande, fiU de Jean d'A-
Telna et de Margoerita Hon-
nête, parait en 1453; eontriller
et chambellan du roi en 1483.
[C<i6.tUt t., Atiutti; D. Vtt-
UTf., S, 37-V.]- CbcTBlicr k
Andenarde, 1, 39B. Cté, H, 81 .
ATBI.D1 (DaTÏd d'), &ère du pré-
cédent, Higneor de la Mothe ,
cheralier; paraît dan* de* «dei
de 1446, 55, 59, 73- [D. Vit-
i«t.,8, 37 T°-38; M, 46.1
Cheralier i Andenirdc , I
A»Btnt3. U, 433, 433.
AfignoR.l, 440; n, 838.
A-noBov (cardinal d*), Voy. Cos-
Tin.
Aormcht». I, 173, 174; alnégé,
388; capitule, itid.t capitaine
d'-, ihid.
Atdu (Odet d"), wignon- de Le*.
cnn et de CaMillon, dieralier,
akpitaine de SO lanoe* feuroiei
en 1451; oapïtaloe de Saint-
SanTeur-le-Vioomte ; bailli de
Cotentin ; écuyer d'écorie du roi
en 1456 ; commandant de l'ex-
pédition conireGénea eu 1461.
[A».,VII, 859; CoJ.i^et r.. At-
Dia; Arch., K 68, 35.] L«^
àAntraiiiaiicommeQCementdela
campagne de Normandie,!, 174;
capitaioedelaHayedaPnti, 374;
combat i Fonnigny, 381 ; aa-
■iége Saint-Sauvear-le- Vicomte,
390; dont il e«t nommé capi-
taine, 391.
Babjlone. Il, 280.
B&BTu>ir«(iDltaD de). Vo]'. Abovd-
SAin-jAûMau.
BADB{JaeqDes,inarqu»de}.-l-lt53.
— 1, 34, R0fe3; *e« n^ocutiona
atec Chartes VII et le dauphin,
34 aota, 35 no", 43 nou 1.
Badm, n, S47-
SadtB Ira Aargau. It, 348.
BâU. Le dauphin >e dirige Ter*
— , I, 18; leut l'en emparer,
33 ; Ici habitant! de — en-
TOleot nne ambauada an dan-
pliin et traiteiit avec hii, 33.
Concile de— , I, 113. Citée, U,
358.
BfcLB [éTéqne de). VoT- Ruhaihi.
BuA'Aznr ( Galliot Aie ) , écaver
oaatiltan , cbambdian du duo
de Milan. [Li HAixma. 408 et
snÎTj S« joute aTBc Philippe
de Tïmant t Arrai, I, 91 et
tiÙT.; le plnimde jouteur qu'on
' ait TU depnb longtemp* , 93 ;
«té à l'hôtel da doc de Booi^
gne, 95 ; <Tni lui Yait da beaux
présents, iiid.
Bar (duché de). I[, 357.
Bas (Jean de), seigneur de Bangjr
et de la Goierene, cheralier ■
Vemeuil (1449); Talet de ohau'
bre et écujer d'écorie de dur-
byGoogIc
464
TABLE ANALYTIQUE.
1eaViI;élu pourle roi eu Bour-
boanaii; conieiUer et cbambellao
du roi et bailli de Touraine en
1462; parait encore en 1467.
[T. «., 9, 541 (signât, orig. et
(cou); Bkriit, 43â, 58; D. Vil>
uv., 9, 73 et r»,] Négocie
avec te* AngUii U reddition de
Rouen, I, 226.
Bah (Pyon de). Commûwire pr^
posé i la solde de* gen» de
guem, I, 56 note 3.
B*B (Robert de), comte de Marie,
père de la comteue de Saint'
Pol. n, 307.
Bu (Jeanne de}.Voy. Sun- Pol.
Sariark (la). U, 280.
Bahbi (laiiitf). II, 313.
Babbih (Jean), écujer, seigneur de
Puygarreau, de Gaatinet, de
PruD» ft de Veraenil ; avocat
et conseiller du roi en sa cour
de Pariement ; reçoit le 9 juin
1436 d'Isaheau de Vivonne,
dame de Thors, en récompeuie
de ses services, U seigneurie de
Gastines en Anjou ; donne quit-
tance le 31 août 1436 de 50 1. 1.
A lui données par le paji de Poi-
tou; paisit dans des actes de
Ifôl k 67. tuit mort en 1474.
[Cdj. des t., Babeir (signât.
origin.) ; D. V11J.ET., 9, 87 r»-
88 V.] Demande an roi de
fixer uu jour où il pniise ré-
pondre à U requête présentée
an nom du comte d'Armagnac,
I, 62; bit cette réponse, 63-65;
conulut à U confiscation de*
biens dn comte et i une puni-
tion corporelle, 65.
Bahbiui (Jiipard), gentilhomme
vénitien. Envoyé avec nne flotte
à Constantinople, II, 57; ti-
fait les TnrcsprèideNegrepont,
111, 113;*fété par le* Véni-
ticDS, iiid,
Bamib (sngnaur de U). Voy. Es-
B^nttUU, prif , I, 20s.
Banrnt. I, 35. 36.
Boni», n, 3.
, I, 385
Bàsd (Thomtt), évéque de Lî-
sirox (1447), conteiller du roi
CbaricsVILf 1491. — N^oôp
U soumission de Lîsieux, 1,193;
entre le premier dans Rouen,
222 aoie; vient au-devant do
roi à Rouen, 231, 242 noie.
Boiijaei. 1, 207,
BAiicutLi,t«T. Voy. Boi
Baddeloo (l'abbé de).
BACFrBEMOHT (PieTTC de) , seigneur
et comte de Charny, chevalier,
conseiller et chanihellau da duc
de Bourgogne; capitaine général
au pays de Bourgogne, par let-
tres (lu 14 octobre 1432, séné-
chal hérédital de Bourgogne. \
1473. «Moult bel chevalier et
clievalereux de sa personne. >
[La Mabcbe, 378, 384. Voy.
Aïi., I, 242; n. ViLLEv., Il,
86 et Euiv.; La Babu, n, 210-
II; Cab. des t., BArFrasasOVr
(ûgnat. orig. : BgFFBo'viiram) ;
CM. de Bourg., 1 , 52 ; 23, 14;
100, 233; CouAJiT, 305; Lab.,
I, 397.] II, 107. Accom-
pagne la dncheste A CfaUona, I,
46; figure brillamment dans les
fêtes, 50; assiste k la fête de U
Toison d'or, 348, 352; soo riru
i ta fête du faisan, n, 173.
Sarlire. II, 371.
Bavièex (Henri, duo de].f 30jnil-
let 1450. — U, 353n<M«4.
BAviiu (Louis le Barbu, duc de).
i 1447. — II, 253 «iM 4.
BAvitBK (Louis le Biche, doc de),
filsdudnc Henri, né en 14I7,f
1 479 U, 372. Le duc de Bour-
gogne lui Tait demander nnsBUf-
conduit , II , 249 ; qu'il envoie,
250; jomt le due, 252, et l'es-
corte, 253 et suiv.; le festoie,
253;rBccompagne jusqn'iRatis-
bonne, 254 et suiv., et an re-
tour, 258; le reçoit i I^ndabnt,
Iiid.
byGoogIc
TABLE ANALYTIQUE.
46!t
beril
leur de Cologne (1 «S). + ;
— Ses terres raragéei par le ma-
rccbal de Blamont, II, 369-
BATiiBH (Amélie de Saxe, ducheite
de), femme de Lonii le Riche.
II, 358.
Savièbs (HathiUe de). Voy. Au-
Bawh (Mme de). Son roman : la
Fla^j-, I, 147 note.
Batabd (le chevalier) TÎiite le mo-
nument de U Belle-Pèlerine, I,
248 «ote.
Baïeiooubt (Jean , sdsneurde), de
BuaohaTeoDes et du Vielz-He-
»oiu, marié p. c. du 27 octo-
bre 1443 i Philippe le PreToste,
dite de Grouches ; il re^at une
rocuntion dea chartreux d'Ab-
erille le ik juin 1461. [Coi.
aea t., Batsmcodbt ; Ml. h.,
61t38, 69; D. Villev., 8, B t°.]
Che**lier i Poat-Aademer,
I, 193.
Bajeux. I, 380, 381, 383; pria,
287,288.
flitmrx (érAqae de). Va;. CAsn-
GLIOn, HutCODBT.
Ss/oone. Atu^ée, I, 361; rendw,
362; teneuF du tr*îté, 362 et
tuiv, ; croix qui apparaît A
—,366-67. at*e,«6.
BivoniE (éT«qae de). Voy. Exi-
OlCl, MODMIC.
BioTK, 1,306, 301.
Beadchamp (Kicbard), comte de
Warwick. + 1439. —I, 227
<u>t< 7.
BBArcBÀM» (ËMokok). Voj. So-
BuirrFOHT (Colait dit Pajen, »ci-
eaeur de] et de Hanort, chet»-
Icr, ué ten 1388. [Coi. dti t.,
BKAiivroiiT; Moiiil, an mot
Uoadieourt; D, Vitl«ï., 11,
Î8 V"; S*nrr-B^v, 541.]
Accusé de «andede, II, 417;
emprisonné et maltrailé', 413 et
noHSjentre en composition poar
obtenir son élargissement, 419 et
note 3; condamné, 420 nota 2;
Amené il Paris, 420 ; absous par
le Parlement, 431 ; condainné
et exécuté i Arras, 421 note 3.
Bkaupfobt (Philippe de), dit la
Barhn, fils du précédent, attaché
à la penonne du comte d'Étam»
Ken 1451 ; marié à Jeanne le
ne, TeoTE d'Antoine de Ha-
barc ; TÎvait encore en 1479.
\lbid., et Ms. h.. e7B7.1
Obtient dn roi et dn Parlement
que la cause de son père sent
évoquée à Paris, 419-30; con-
duit son père i Paris, 4Î0.
BtaeforI, prit par les Français, I,
29.
Bkmivobt ( Ed mond ) , comte de
Moitain , marquis de Dorset 1»
34 juin 1443; duc de Samet«et
le 31 murs 1446; connétable
d'Angleterre le 10 septem-
bre 1451. 4- 22 mai 1455 àSaint-
Albans. [DnôD., II, 133.1
I, 160,170,185, 260,383 note.
Reçoit lesplainles dn duc de Bre-
tagne et de Cbarlei VII, reUti-
rement aux ravagée des Anglais,
133 et aola 9 ; manière dont il
y répond, ibid.; re<^it tlne am-
iMssade de Charte* VII ati ni-
jet de la prise de Fougère*,
155; ses largesse* aux ambassa-
deurs , 156 note; réponse qu'il
lear &it, 156, 157; reçoit le*
plainlesda duc de Bretagne, 158;
mécontent de la prise de Pont-
de-l'Arche, 167 ; impression
produite sur lui par les premier*
succès de* Français, 169; envoie
une ambassade an roi, 169; ne
s'oppose pas aux progrès de*
Français en Normandie, 195;
demande en vain de* seconn
en Angleterre, 196 ; laisse Fon-
214; ftlicite Talbot d'avoir iw-
ponné les Français, 217; juin
ATS en* oj'és 1 l'ambassade rouen-
bjGoogIc
TABLE ANALYTIQUE.
a troaver Charlei VII,
li présente, OUI. ;
tetoDnie a Rouen, 234 ; rentre en
négocucionB , 235-96; oonclnt
un traité, 336 ; te retire 1 Caen,
338; averti qu'il n'a pis de se-
cours à attendre, S06; se forti-
fie dans Caen, iiid.; se décide ■
en négoôer la reddition, 313;
i qneUes conditions, i6ld.; se
read  Calais, 313-14; aocnsé
d'avoir lalisë perdre la Nor-
nuDdie, 314 ; mis en jagement,
iiid.; •'excDse, 31S et hoIi; sa
ntort, II, 35â et notei.
BmAimon (Edmond), deuxième fils
da précédent, duc de Sain«rset
enl464.f 1471. — 11,833.
BBAimiBT (Henri), duc de So-
merset en 1455 après son père;
décapité en 1464. — II, 353.
BaAVFOBT {Jean], doc de Somer-
set, f 31 mars 1448. - I, 117
note S.
Btmi-Jardin (la louT ou chlteea de).
I, 347etnor«3, 331.
itUDMom (Don Teaa de), capitaine
de Bayonne . [Voy . Chroa. dm La-
tain. 638.1— I,3fl3.
Bbiumohi (lord), grand conné-
table d'Angleterre. 1, 117 notr 3.
Bbiumoht (Louis de) , chevalier,
seignenr de la Fomt, du Ples-
tis-Macé et de Concquiers, con-
seiller et chambellan dn roi ;
capitaine du Mans en 1449 ; sé-
néchal de Poitou. !.« roi lui
donna en 1453 la penonne et
les biens de Jean de la Lande,
fait priMnnier en Guyenne;
ai 1466, il recnt de Louis XI la
hanle justice de la seigneurie de
Langue-Pongereose en Poitou.
D vivait encore en 1473. [Rxobt,
mu. de D. Fom^muii, 346 ;
D. VitLBv., \\, 127 v"-189;
Cuanaa, U, 137.]-- — Envoyé
parjeroi à la Bochell«, I, 416;
«mbaMadenr de Cbarle* VII, II,
10; prenij part k la seconde
'e Guyenne, 33; né-
gocie la reddition de Boideux,
73.
BziWMoirr (seigneur de), yay.
ESTOUTBVtliB.
I, 184, 185, 190; H,
BeaavaUU. I, 13, 168.
Bkaiitu. (Antoine, Paviot etKerre
de). Voy. BiAnvAU. — (le sei-
goetlr de). Voy. Beautau.
Bkadtabijbt (Mathieu), ambassa-
deor de Charles VU. I, 186
Hote%.
Bkâcvaii (Antoine de), fils de Ber-
trand, -f- 1489. D'EMonchy
nomme (1,241) Antoine et Paviot
deBtaueal; je crois qn'il désigne
deux Cls de Bertrand de Stau-
fau, bien que je ne puisse retrou-
ver ce Paviat parmi les dii fils de
Bertrand. — f lieralier i Rouen,
k 13 ans, I, 237.
Beaiivad [Bertrand de), seigneur
de Préciguy, chevalier, conseil-
ler «t chambellan de Charles VU
et deLoniiXI;baiUideTouraine
sous Charles VII ; président de
la chambre de* comptes son*
Louis XI; capitaine de Saint-
Germain- en-La je et d'Angers.
"J- 1474. — AmMisadeor eu An-
gleterre, I, 113 «Ole, 119, 130
nota ! employé dans les négo-
ciation* pour la reddition da
Maoi, 139 wlE, et pour la rup-
ture des trêves, 160 noie, 163,
163; prend parti U campagne
de Normandie, 313, 315 ; figura
h l'ent/éc de Rouen 341 .
Bbaitvav (Jean de) , fils de Ber-
trand , évéque d'Angers, 1447'
U, 443.
Kauvsad (Paviot de) , sans doute
l'un des fili de Bervand (voy.
ci-desini à Anlo'iné), — I, 341.
Beasiére,
bn du comtft do Mpine , et soii
lieutenant, lïié 1 Castillon. —
I,3M, 368 ;U, 33 ,'36, 37.
byGoogIc
TABLE ANALYTIQUE.
667
Beaovoib (Jeu, tàgatmr da) et
de Canmaiiii], chevalier eo 1423;
échaiiKiii da doc de Bourgogne
le 5 mar* 1419 , puis ton cou-
làller et chambellan ; parait en
1435, 1 Ul et 1460 ; était mort
en 1473. [D. Vhjlbt. 12, 24
vo et aniT.; Cai, det t., Beau-
voib; Hoarm., à la table.]
1, 431 ; n , 44, 4S. Commis à
la garde de Eou*st> U, 49 ; ton
vau 4 la »te du faisan, 196.
Be&irvoiH (Pierre dej. Voy. BEac-
BeauroUii. Il, 398.
Bjuifoxd (Jean, doc de), régent en
France, f 1435.— n, 437 nou.
Behourdia, premier dimanche de
carême, II, 114.
Belgr<id{KQrhiurg),-mt de Tran-
■;iTBi>ie, 1,141.
Bttgrade {GrtichUch-ff^tuiiathurg),
aui jgée par Mahomet U, 325 et
■niv.;déliTréeparHnniade,32S.
BsuAY (Jean du), éifque de Fri-
jtu (1455) , puia de Poiiier*
(1461). f 1479.-11, 437, 442.
BÙlzdit on BouJU>iT (Jean). Voj.
HoLDip. Cett le même person-
nage.
Bxu^rOBitBX (Percerai , seignear
de), et d'Ittre, cberaliei, cod-
seiller et chambellaii de Charlca
le Témérûce et de l'empereor
Uaximiliu) j fit sou testament
le 10 noTombre 1475 et monrni
t l'ige de 80 ans. [Abi., Vin,
735; Coi. <^t.,Bxu3K>BiiBK;
Cknn. de Laiaia, 635; D. Gheh,,
142, e.] Cfaeralier k An-
denarde, I, 390.
Btnauga, i«ndD, U, 67;nonliTTé,
77, 78.
Beneichon (le), rose bénite que
donne le pape, I, 345.
BiaivEar (archeTtane de]. Voy.
Batia (delb].
BkIid-of-Zoo> (teignenrde)-Voy.
Besiav fPiene), srchereqiib de
Bordeaux en 1430 ; fit son te^
tament le 5 fi^nier 1457. [Extr.
dan* le n». fr. , 433S, 34 J
I, 338 ; II, 28. Reçdt Danois
i son enlràe dans Bordeaux, I,
358-59.
Wb»»i«i> (Gnj) , arohidiacra de
Toors et Mcfot de Langres en
1453 ; maître des requêtes de
l'hAIel da rc» sar la démission
de ton oncle Jean , le 2 norem-
bre 1439 ; ciiaiicelier de l'ordre
de Saint-Michel en 1 469 .f 1 481 .
[Asi-.n, S20;Cai. dti t,,^Ka'
XLBa ;y kJJ-Kt DB V., W, B. G.]
Ambassadeur de Char-
les VII, II, 10.
Beusis ( Jean ] , archerêqoe de
Tours (1441). f 1466— U , 394
BauuDDr (saint). Tt, 276-77.
Btritaj. I, 7 note.
Berne. FAe le passage du dac de
Bourgogne, U, 247; alliée k
Zurich, 248; i la France,
404.
Bkkiib« (Gabriel de), seigneur de
Targes, maitre d'bâtel du dau-
phin ta 1437 ; parait dès 1423;
bit prisonnier A Varennes en
1440 parles Anglais; reçut de
nombreux doai du roi. \^Ca&. dêt
f.,BuuiEa(sign.orig.);7'.n.,13,
859-61 (sign. orig. et sceau);
BsBBT, 411.] Envoyé par k
dauphin «n roi, 1, 425 ; reionme
avec une réponse du roi, 426;
renvoyé , Uàd. ; fait son rap-
port an danphin, 427 ; renvoyé,
439 ; aanonce au dauphin que
le roi lui fera savoir «e* inten-
tions, iiù'.f-chargéd'écrirei Jean
de Chambes, ieii^. ; fait partie
. d'uneambassadeenvoyéeau roi,
436; reçoit dn roi l'atiiuanoe
qu'il ne commencera pas les
hoidlîlés, 443 ; envi^é an rot
par le dauphin. II, 338.
Btrrj. I, 413;!!, 36, 311, 312,
361. Le titre de dnc de — ,
donné i Cbai^, fils du rtû,
I, 111 ; biilli de —, voy, Xaiv-
Bbhhi {duc de). Voy. Furca.
byGoogIc
4«8
TABLE AMALYTIQUE.
BskTUiatu (Gbutùd de). Cbeva-
Uer i PoDt-Audemer, I, 199.
BàlBVBL (Robert II, de), «ngneur
de Marenil , Autel , Buye, etc. ,
chevalier, coDieillcr et chaniM-
lan du roi Charlei VII ; fait
cheralier en 1437 à Montereau;
relève ud fief en l<i38 ; béritier
de M mire, Imbelle d'Eitaate-
ville, en U38 ; marié en jauiier
1U0 A Michelle d'EMoutniltr.
[D.Viuiv. , ■14, 26 v"; Moanm
V, 295; VI, 9, 16; Mobkbi.]
Prend part à la campagns
de NormaDdie, 1, 18S.
BiminiK (Jacqueline de), dame de
mcquigQy. I, 1B8 nale.
Bbdu. [Jean V,Migiimrde), comte
de Sancïife , cbevalier, conseil-
ler et cIiambellaD dn roi ; amiral
de France en 14S0 ; capitaine
d'Iuoudun, de Qierboarg, etc. ;
ayant la charge de 80 lancea
fournies logée* en Normandie.
[Coi. Jei t., Bdsil ; D. Vilwv.,
SI, 92 y«-94 ; Ahi., VTI, 847.1
1, 10, 19nD(e, 198, 215;
U, 3S, 73 , kiS , 438 ; auteur
du Joutencel, l, 2S4 note.
Bkhi, (Loois de), frère du précé-
dent, làgneur de Mermande ,
écoyer, ctudnbellan ordinaire du
dauphin ; fait piisonnier par
Matheiv Goagh 1 Cbtlieiiu-Gan' '
thierenl443. [D. Vituv., 21,
93 V»; GausL, 320; Ans,, VII,
849.1 Figut^ dan* Im fties
det^Uoni, 1^50; joute A Tour*
avec l'écuyer an^ii Chalooa,
108; bleasé mortellement, 109;
menrt au bout de quelqnei jour*,
Biras* (arigneurde). Vov. Bomi-
OOGBB (Antoine, bltard de).
Bbuus ^ne de U Vieville ,
dame de). Figure dam la fête
dnfaitan. U, 140, 336.
BtiaenlU-U-BastilU, priae , I, 302.
Bixiiat (éféque de). Voy- Bttbiait.
Bi^oliU (paya de). 1^ , 27 , 100.
101.
Bi»juif (GnilUame de), •eigoenr
de la Londe, écayer ; verdierde
la for«tdeMoafoTt(14S2); écnyer
d'écurie dn roi (1457) ; homme
d'armea de la grande ordon-
nance sous U charge du conte
de Dunoia (1^6-60); capitaine
de Pont - Aude mer par I. du
31 août 1455 ; re^it à Ëvreui,
où il éuit venu eu 1460 taire le
logement de vingt lances et les
archer* de la compagnie du con-
nétable, neuf pots de vin verme'd
ti cltrti; commis i fitire les
montres des gens de guerre en
Normandie, en 1460 ; maintenu
dans cet ofliceparl. deLoniiXI
du 6 aofit 1461. [Coj. Jes i. ,
BiG:tu; G&ion, 867, 49 ; B80,
2;Aw. de U toc. dt PEari, Ul,
274; V, Tii.] Prend part k
la priae de Pont-de4'Arcbe , I,
164ct.uiv.
BuLurviLLs («eigneur de). Voy.
EsTOUTEVUU.
BujaosT {marécbal de). Voy.
NauFCKAnrBL.
Bi,AT(c (le). Voy. Hdbudb.
BLUtc-EarBiD (le bltaiJ deV ca-
pitaine de la Verte-Tente. [Voy.
Chron. dt Lataîa, 721; KbbyIS
D« L., Inédit., IV, 424 «o(e3.]
n, 6, 20.
B>.axcHK Ds NitvasBX, rùne de
Navarre. I, 207 Jutte.
BuiMciiKFOHT (Guy, »eigoenr de),
de Boilamy, de Saint-Qëntent
et deNoieroUcs, chevalier, coo-
s«Uer et chambellan dn roi ;
«énéchal de Lyon ; bailli de
Hicon. fUeO. [Aïs., IV, 289;
Cai. det I., BuacHBroBT ; D.
VniiT., IB, 106.1 U, 296.
Blabchbpoht ' (JesA de) , tçajA ;
figure en 1429 comme lieutenant
dn maréchal de Salut&3evère ;
capitaine de Brrleuit ver» 1430 ;
parah en 1431-1487 ; employé
eu 14^ A !a garde de Loavîm;
âgure an siège de Pantoise , et,
l'année suivante, à la -journée
de TaïUs; reçoit, enl446,1000
livres en dédoUmag^ent des
byGoogIc
TABLE ANALYTIQUE.
pertes et dommage* qn'jJaéproo-
lit, [Cat. dtt t., BLASCHiroiiT;
MoBtTB. i D. ViiiiT., iJt, 106 ;
GAi<ur,88U3, 44.] — Trompé
Cr b ûmilitude dn nom et par
indicadoni iocomplMes du
P. Anwlme, j'ai désigné ce BUn-
obetort par errenr loui le nom
de Guy. Quoiqae Monitrelet,
comme d'Ëscouchy, ne donoe
fit H)D prénom , ie legarde
comme établie ton idenlilé btco
le Jean qu'on trouTC mcDlionné
dans pluaieDrs actei ; Jran Char-
tier daDi u chronique (II, 213),
en pariant de m mort, le désigne
■ioM : ( Ung Taillant esco jer dn
paû de Bêriy, nommé Jtaa
BlanclKfbrt. 1 1, 10} tué
■a siège de Saint-^tiTeur-le-
TÎoomte, 290.
BL&BCBiMOirr on Bâcbimo>t (le
•eignenr de]. Tué à Ne*ele, I,
430.
BLAmBiBBOi (Gérard, comte de).
Son alliance avee Charici VII,
I, 43 note 1.
Blanqatfon. I, 3S8; assiégée, U,
68} rendue, 69.
Blay*, assiégée, I, 339; la plus forte
place de Guyenne après Bor-
deani,330 ; assaiUie, 331 ; reo-
due, 332 ; i quelles conditions,
332. Citée, 415.
BtOMKT (Rtwerin), écoyer, «ei-
gnenr de MÏnt-Horise en Tfae-
Touaille ; mHltre d'faAtel du roi
et capitaine de Melon. \T. ic,
IS, 1021, (sign. orig.-et sceau),]
I, 238 'une 3.
Bcsuv (Captau de). Voy. Foix,
Bonfan (roi de). Voy. Iadisias.
Bohémieiu. U, 364.
Boii-sirt-ami. II, 312.
Bois THcnryl. I, 385 nott \.
Bois (Jean du) , de U maison de
Fiennes (séparée depuis Henri
de Fienne», fila de Boberl , s«-
gneur de Heuchio, qui Tivait
en 136S) , seigneor du Bois ,
d'Aouequin, de VermeUes et de
Noyelle* ; chevalier , bailli de
Caasel en 1445} consdller M
(^mbellaa dn duc de Bonrgo-
gnej capitaine de Bétbanc le.
15 mai 14T4 ; il était mort en
1496. f Hoult bel et Tertueux
jeune cheTalier. s [Ans,, VI',
1 73 } U Mabchz, 380, 395, 42S,
53, 71; Arch.,.r,10178, 16;
D. Vnxr*., J7, 114 et tuiv.]
Son raa k la fête du faisan,
U, 184.
BciMiiMB (irigneur de la). Voy.
Buuvtn,
BoBiFlcE (Jean de) ', cheralier dn
royanme de Sicile , faisant par-
tie de rhdlet du roi d'Aragon.
[Voy. La Maichb, 413, 431 itt
inir. ; Chron. de Lalaïn , 626 et
■ol."
. , .83; .
présenta du dnc de Bourgogne,
83.
BoHTHXM (sir William) , [Bonao-
claite] , sénéchal d'Aquitnine.
EuToyé au-derant de Margue-
rite d'Anjou, I, 86, 88,
BoosB (Liérin). [Voy. Kuttv db
L.1 III, 380, 397.] — Dictateur
iGand.I, 381 «sM 1 ; maître
des matons, 387 ; commande
t . la lia diuu VlnMoiaire gènèr
rhStel de inllt Je Dijm, collectic
f. 18 T*-(7, I
BanTgogna, T. «B,
■ Bfnsifc J«*a
cbflTslier «Tentun
■yut eipoti po-
il qui reprâmtoil
l'nn dM pieds et
it Fiil cetii]i ifo'û ■
H le£t Boaibae m
bjGoogIc
TABLE AHALTTIQUE,
e contre Aadeiiarde
BoQuuDK [le KigDcnr de). Il, 9]
netei.
Bordeaux. I, 147, 1S8, 332, 3Sï,
' 325, 330, 336, 368, kk2 ; II,
30, 33 et ïuiT., 38. Course dei
Fran^oii detiat — , 322 ; le*
bsbitaDU de — mitent avec
Dunoia , 337^9 ; rendent leur
Tille , 339. 356 ; pr^tentent lu
défi à DtiDDiB, 357 ; entrée de*
FniQçtûi dans — , 357 et iniv.;
traité juré par let teisneun
FranfMi et par le* hafaitanu,
359 ; bauniërei de France ]ai«-
«éea dam — , ihid.i — livré anz
Anglaù, 1113,415; 11,28, 29;
let habiianti de — follïeitent
Talbot de Ëùre lever le àége
de CHtiHon, U, 34, 35; —
Buiégé, 65, 66, 08; négociationi
pouraaredditioQ, 69,72 et (DÎT.;
traité concln, 76; navire devant
— pris par les Français, 79; le*
cbartrenx de— ,1,357; doyen de
Saint-$éverini_, H, 29. loairei
de — ,voy.CuAXTmKrsB,BuBBJiD.
Sons^^naire de — , voy. Gamiet,
Capitaine de — , voy- Boimncm
BoBiiK4ilx (archevéqnet de). Voy.
BsBiiAirr, Gbxellb.
BordtlaU. I, 168, 316, 323, 329,
338, 339, 357, 414 ; U, 28, 31,
34, 64, 66 et «ulv., 77, 78,
363. 296.
BoBlutH. Voy. Bauroia.
BoBsELU (Frank ou Françoi* de)
[floMe] , comte d'Ostrerant ,
chevaher de la Toiion d'or ;
gouvernear de Hollande ; iroi-
ùème mari de la fameiue Jac-
queline de Balnaut. — 1, 353.
BoBiHiix (Henri de), seigneur de
la Vère, chevalier, amiral de
Hollande, chevalier de la Toiaon
d'or ; conseiller et chambellan
roi d'Ecosse, 177 ; prend congé
de la reine, 183; assiste k laf^te
de la Toison d'or it Hons, 34S,
353 ; le plu* riche et puisant
■eigneur de Hollande, 409;
appelé par )e dno de Boui^ogne
pourcombattreleaGinlois, 409,
410. até, n, 170.
BoBsiixa [Woliart de), comte de
Boacam,l]b du précédent, cbe-
T»lier ITermonde (J453) ; che-
valier de la Toison d'or ; conseil-
ler et chambellan dn roi en
La Hucn, 417, 447; Chroa.
de LaLân , 705.] Marié k
Msrie d'Ecosse , 1 , 176 ; figure
dans la fête du faisan , U, 141,
Boa (Jea.
, 170.
L da). Voy, Bois.
BorûaiBi (Ëverard van) , dictatenr
àGand. 1, 381 tott \.
BoTTc (Jean) , secrétaire du dau-
phin. I, 138 noit.
Boucui (comte de). Voy. Boa-
BoocHKH (BoKaa) , coDMtUer et
raattre des r«qnÂe* d« l'hâte!
du roi, puis conseiller an parie-
BooDàui-i (Jean), attaché d'abord
au comte d'Etampes, puis écuyer
d'écurie du duc de Bourgogne;
bailli de Chlteau-Chinon. [L*.
BuBK, n. 236; Mb. tr., 67i(7,
19 et suiv. ; CoU. dt Bearg.,
S3, 13; 100, 276; D. Vn^
LKv.,27, 149 et v.] H,
336, 337'<<>(i;5; son oau i la
fAe du faiion, 209 ; envoyé par
le duc de Boulogne an âne de
Bourbon, 243; sa femme. Voy.
MOBAIXB.
BauUn. U, 82.
BouLOGBK (Jean de), peintre du
duc de Boulogne. H, 344 note.
1466. [Cab.diii., BoB- BorQUELY on Bbiquelt (Jean de)
IBU.B.] f 1471. Conduit Toé 4 Nevele, I, 420.
Uarib de Goeldret en Ëcoise, Bouquet*, bouteille* i anses. I,
I, 176 et suiv.; hean-frère dn 124.
byGoogIc
TABLE AHALTnQtJE.
471
BovmBov (Quries !«, duc de) «n
1433. t 4 déGembn: 1456. —I,
WroOS; U, 140, 314. EDToy;6
Teis le duc de Bonrgagne, 1,
44 Moft,- inUTcède en nveor du
eonte d'Armignac, 66 note 1 ;
reçoit vu enTOvé da doc de
BoDrgune TdatiTemnit «o ma-
riage flnbeUe
' "■ ■ ■ " , 243| 1
de Cbarolaii, II,
coiualter le roi, i6!d.; ne peut
aller trouTer le dac, itiat milade
de U goutte, 364 ; charge la bell»-
fille d'aller troorer le roi, iiid.
Botmaon (Jean de], comte de Cler>
mont, f 1488.— 1,334; II, 315.
AMiite aux stencet da conseil
où Von discute la rrifomie dea
, 198, 209, 312, 215;
reconduit Somenet an sortir de
•OD entreme avec le roi, 334;
figure 11 l'entrée de Rouen, 240 ;
nommé lieutenant dti roi, 378;
marche contre les Anglais qui
, avaient pris Valosnes, 279; dé-
fait le* Anglais i Formignjr, 260
et sniv.; V est tût cheTalier, 286 ;
prend ^yeux, 387-88; com-
mande an corps d'armée devant
Caen, 306 et suiy. ; figure k l'en-
trée de Bordeaai, 358; Itente-
nant dn roi , 362 et saÎT. ; ca-
pitaine de Bordeani, 414; nip-
pris par les Anglais, iiid, , leur
abandonne son vaiiseau, itid.,
rend son sceau i nn ponrsiiivanl
'anglais aprtal'aToirrompn, 415;
Ijentenant dn roi dans la seconde
campagne de Guyenne , II , 73 :
accompagne sa mire pris dn
duc de Bourgogne t Nerert,
364; chef de l'armée envoyée
en Armagnac , 396.
BoiTBaoa [Jean II de), comte de
Vend6me. + 1477. — Figure à
l'entrée de Botdeau)!, I, 358.
BoDiBor [Jean de), seigneur de
Careocvet de l'Ëcluse-les-Douai.
-|- 29 àvHl 1468. fDii Cubcq,
îia.]- 1,396.
BotniBOB (Louis de), comte de
VendAme. f 31 décembrel446.
— Amhassadeitr en AoglcterT*.
I,lllM>t>3.
BoDUOV (Louis de], fils dn sei-
gnaur de Carenoy, né opant U
mariagt; gentilhomme de l'htel
du comte d'Élampes. f 37 oc>
tobre 146S.[Dn CLiacQ, 113,
303.] Chevalier i Aude-
narde, I, 396.
BonKBOH (Louis de], cinquième
fils du duo Challâ, évéqne de
Liège en 1456.f 1483.— U, 314.
BoiraBoi (lierre de), qnMrième
£li du duc Charles, lire da
Beaajeu, né 1439, dnc de Boui^
l>onenl48S.f 1503.— n, 314.
BoCTBoa (Agnès de Bourgoane,
duchesse de ]. f 1 476. ~ S«Biir
du doc de Bonrgogne , Il ,
943, 314, qui lui demande sa
fille pour son fils, ibid,; vient
trouver le duc i Never*, 264.
BottaBOR [Iiabetle de). Voy. Cha-
— (Marie de). Voy.
Il, 333. Sénéchal de
—, Toy. CmAMumt*.
BoTTSDB OU Bbodqk, (Jean de la).
1,366.
Boarg-tt-Iibordt, soumis, 1, 334;
le comte de Qermont s'y réfugie,
415.
Bouaoun on lx Bodbgoisiï (Phi-
libert), seigneur de Folîns et de
Champlevrier, écayer, échanaon
du comte de Neiers (1435), nais
écuyer d'écurie dn comte d'Ë-
tampes. [D.Viiuv., 18,3e;LA
HsBCHH, 458; Chron. Jt taiaia,
709.1 Portait l'étendard du
comte d'Éumpes, I, 430; com-
bat i Nevele, 420, 433.
BotmoAS. Voy. KnajfoisAx.
Jour™, n, 313, 313. HAlel de
Jacqnes Cceur i —, II, 388.
Bourgogne. I, 13, 28, 35, 36, 149
et suiv,, 364; II, 358, 369,
9, 343, 351, 371. Menacée
■ les bande» envoyées oontie
,1, 1 7 ; respectée pur
byGoogIc
TABLE ANALYTIQUE.
pigne «n —, U, 245-46 ; aida
(ju'il obtient, 2(i6 not* 279;
cluiDcelier de —, Toy. Rolih;
chaDccliire de — , Toy. Labdisj
maréchal de — , toj. Nkuf-
CBA«TEI..
BovBGoenx (Antoine, kilard de],
MigncDT de Beurei, ininommé
le grand bïurd, IîIb du duc
Philippe et de Jeanne de Prede,
mort en 1504. [Voir sur cette
Jeanae M. de liï>orde, I, 362,
266, 304.] - II, 107, IM), 201,
a03, 220,237 note 3. Chargé de
; régler le diTTérend d'Éirard de
\a Mark, I, 73; prend part i la
gneire de Cl«*ea, 103 ; et à celle
deGand, 389, 394, 417,418;
n, 2, 17, 80 noit, 81, S3;
cheTalier à Audenarde, I, 396;
aTait pour commandant de k*
ri de guerre Jean de Fîefiea,
62 ; mécontent de M mort,
63 ; «carte le Chera^er au Cygne,
236} ion vaa, 169; joAte à
Lille, 371.
BouBGOGBB (Charle* de] , comte de
Ctarolaie, né le 10 novembre
1434. t 1477. — 1, 177,259,
4O0, 449 Mit; U, 12 noiE,
'19, 23, 100 et iuIt., 117, 170,
187, 188, 190, 192, 198, ÎOI,
203, 208, 314, 321, 241, 261,
379, 331, 493. Sou mariage
avec Catherine de France, I, 43
luttti;!!, 412; regrette cette
princeue,!, 110;l]gure à laféta
de la Toison d'or i Mon>, 348,
353 ; prend port à la gneire de
Gand,n,3, 17,81;commispODr
let négociatiou avec lea Gan-
tois, 21 ; témoin dan* le traité,
107 i eicorte le Chevalier au Cy-
gne, 124; figure dam la fête,
128, 140, 206; son vœu, 166-
67 ; remporte le prix de la joute,
237 ; son mariage avec Isabelle
'de Boarbon : projeté, 242;
truté, 964; aoconpli, 270. Dé-
signé comme lieutenant génteJ
pendant le voyage de son père,
245; su rend en Hollande, lÉid.;
joute  Lille, anx flûtes pour son
mariage, 271 ; apprend la sen-
tence rendue par les magistrats
de Valenciennes, 301 ; en fait
proroger l'exécutiou, 301, 302;
ne veut pas que le combat or-
donné ait lieu, 309; re^it le
danpbin i son arrivée, 330.
BoDicooFB (Charieada), comte de
Never». + 1464. — 1,13 aaie
4; II, 85 note 3; 264. Pnmd
part i la campagne de Nor-
mandie, I, 198, 909, 212,
215; reconduit Sommersci qui
était venn trouver le mi, 224;
fignre à l'enlréede Hunen, 239;
au siège de Csen, 307 ; A l'en-
trée de Bordeaux, 357.
Boi7BGoaa3 (Coroille, bitard de],
srigueur de Heures, fila du duc
Philippe et de Catherine "*". —
On lit dans les Preurei de l'ou-
vrage de M. de Laborde : c A
demoiselle Katherine, mère de
Comille,l>aitard de Boni^ oigne,
la somme de 40 livres, poar ell«
aidier k vivre et plus honorable-
ment anstenir son estât. > [I,
339, ann. 1434.] Comille (ht
fait chevalier i Termonde en
1452. [La Makchb, 456; Chnm.
de Lalçin, 705.J Prend paît
i u gaerK deGévei, I 103,105
Hoie 2 ; tué au combat de Rupel-
monde, II, 4, 43; aimé i caOM
de ses bonnes qualités, 5; gou-
vemeor et capitaine de Luxem-
bourg, 43.
BoDBeocKB (David, bltard de),
fila du duc Philippe et de Co-
lette de Boaquiel, prévAt de
Saint-Donatien deBmges(143fl];
évfc[ue de Theroaaane (1451),
et d'Utrecht (1455) . f 1496.
Difficnltia qu'il rencon^ pour
se mettre en possession d^ son
évtcbé, U, 316; le duc de
Bourgogne «nploie la f9r«,316
byGoogIc
TABLE ANALYTIQUE.
et itoU S, et le fait reconiultre,
817.
Boimooim. (Jeau-Mm-Pmr, Aats
de). I, 12 not, k; U, 360
n6/*2.
Boinuiocm (Jnin de), comte <I*É-
tBi^ie*et aeNeren, né 1M5, -}■
1491 ■ — I, ViS'itotf, n, IS noM,
17,19,81,8an(if(3,g3n(if>,10T,
IW, 167, 170, 18&-8*, 185,187-
68, 190 etioi*., 196, 199, 214,
218-19, 361, SS9, 331. Lieute-
nant et capitaine général du duc
de Baargagne CD Picardie, 1,12;
poMeuear des chatellenies de
Péranne, Ro^e et Montdidier,
ièid,; l'oppoK an païaage de
Flocquet et Malh. Gon^ par la
Picardie, 13-13; range *on ar-
tnëe en bataille devant Lihon*,
14-15; traite areo la denz ca-
pilainei, 15-16; ftit présent
d'un cheval i Math. Gough, 16:
ne diuout taa armie que qnaod
lea deui capitaine! le aont éloi-
Sét, 1&-17 ; iollicitj par le daa
Qirei de venir i mu >ecoun,
102 ; ippote «on Mel A l« lettre
de U Belle Pèlerine, 359, et anx
cbapitrei de r«7n^rù«,363; éta-
bli ik PtroDoej 388 ; marche con-
tre lef Gantou, 389; attaque le
pont d'Eapierret, ibid, , et «'en
empare, 390 ; fait lever le ù^
d'Audenarde, 391 et inîv. ; en-
voie nn meitagcr i Simon de La-
Uin, 393; fait prenve de vail-
lance , 395 ; eu armé chevalier,
396 ; fait une reconnaissance de-
vant Gand, 397-98; Km élo^,
399, 417; apprend la mort de
acn fil», 401 ; fait une course d^
Tant Gand, 403 et mîv. ; atta-
que le* Gantois k Neiele, 417
et luiT., et j combat vaillam-
ment, 420; défait le capitaine
dePoDCquei, 433; rejoint le dnc
de Bourgogne, II, 2 ; conmande
l'arrière-garde, 3 ; combat les
Gantois, 4; commis pour négo-
cier avec eux, 33 ; s'y emploie
activement, ibid,; a
473
delbeb, 82 ; donne on banquet
i Lille, 114, 120; escotie le
ChtvalUr au Cjgnt, 134 ; sert de
lances te comte de Charolais,
128; figure dans la »te, 141,
236; ion vau, 167; en hostilité
avec le comte de Samt-Pol, 340;
reconduit le duc de OÈïe«,245{
assiste aux fiançailles de sa fille
avec ce prince, 379; re^t te
dauptiin k aou arrivée, 330 ; ea^
\oyt k Arras pour inslmire con-
tre les Vaadôii, 417; acharne-
ment des sens de son conseil
contre les Vaudois, 4 1 9 ; blftme
qu'on teur donne t ce sujet,
421.
niége So^n-
(Philippe le Hardi,
duc de), il, 404.
BouuàOOKK [ Philippe le Bon , dno
de). 1,12, 13,16,18,30,43, 46
et suiv., 70, 79, 138, 148 et
sniv., 175, 251-52, 260 et
soiv., 364 et sniv., 273, 382,
387, 399, 408, 446, 449, 451;
U, 17, 33 et sniv., 43 et «uiv.,
80 et aoit, 81 nou, 111 et suiv.,
117, 164 et suiv., 223 et suiv.,
340, 260, 301, 313 et luiv.,
351-53, 357, 368, 394, 432-
33. Négociation! entaméû avec
lui pour la délivrance du rot
René, 1 , 44 note 1 ; part qn'il
prend anx intrigues féodales eu
1440 et 1442, l, 43 noM 3;
fait remettre en 1444 nn mé-
moire au roi, 44nofB,'fait offrir
an dauphin 15 queues de vin, I,
16 aolti envoie des troupe*
pour protéger la Bourgogne
contre les bandes du dauphin,
17; don qu'il fait au dauphin»
18 «ott 1 ; charge la dncbatae
sa femme de négociations avec
Charles VII relativement aux
difficultés survenues depuis le
traité d'Airas, 43, et au traité
de délivrance du roi René, 44;
menacé d'une guerre areo La
France, 45; peu satisfait des
conventioni arrêtées par la du-
chesse 1 Cbltons, 51 ; le* ratifie
byGoogIc
TABLE ANALTTIQUE.
Uid.; défié p«r
Errard de la Mark, 73 ; accueii
fait par lui à ce défi, 74; or-
donne d'aHembler une armée
pour combattre Evrard, 76;
lomme l'évéqae de liége de ré-
tiiter à ETrard, ihid, ; enToie de«
•ecour» i l'ér^e pour le liége
d'Hai^oont, 78, 79; apaiie une
rérolle en Hollande, 80; tient ft
Gaiid la fhe de la Toiion d'or,
81 ; juge du tonmoi entre Jac-
qaa de Lalatn et Jean de Boni-
fiite, iWd.; arme le premier che-
valier, 83 ; "fait dei présents an
tecond, ih'ui.; juse da tournoi
entre rhîlippe & Temant et
Galiat de Baltasio, 91 et iuIt.;
menacé par l'archevéqae de Co-
logne et d'autre* pnneea aile-
mandi, 99 aot» 3; sollicité par
le dnc de Cléret de venir i ton
leconn, 103 ; délibère en conseil
à ce sujet, i^. : décide de se-
courir le dnc et d'y aller en per-
sonne si beMÛn en, 103, niai*
d'envoyer auparavant nne am-
bassade i l'archevéqae de Co-
logne poor ttcher de pacifier la
querelle ,. Hic' - — -»"—: —
de
[ntaines de se tenir prAs i
prendre les armes, ibid., et de
mettre le Lnxemboni^ en état
de défense, 106 notei regrette
la comtesse de Charolaii, 110;
airanse le mariage de Marie de
Gneldres avec le roi d'Ecosse,
176; en démêlé avec les Anglais,
183; re^tdes ambassadeurs de
• Charles VII, 186; requête qu'ils
lai font, 187; leor répond, 188;
accepte d'être juge du pas de la
Pèlerine, 359; lient à Mons sa
fïte de la Toison d'or, 346 et
suiv.; marche seul dans le cor-
tège, 348 ; son coiinrae, 348 et
note 1; va i l'offrande, 351;
dons fait* par lui, 354 ; ses dé-
mêlé* avec le* Gantois, 368 et
«air.; délibère sur la conduite i
tenir k leur égard, 373; décide
de tenter de le* réduire par ta
douceur, 373; s'informe auprès
de* villes de Flandre s'il peut
compter sor leur concours contre
les Gantois, i^i^.,- pratique ce*
villes, 374; envoie une ambas-
sade aux Gantois, 374; répond
k une ambassade qu'il reçoit
d'eux, 376; mande les doyens
des métiers, 377;le* bannit, 378;
séjourne li Bruxelles, 379; fait
décapiter des émissaires des
Gantois, 380-81; appelle anx
armes contre les Gantoi*, 383;
ne voulait pas leur datmcdou,
385; renvoie une ambassade dei
Gantob à la nonvelle de la prise
de Gavre, 386; ordonne au comte
d'Etampes d'entrer eu cam-
pagne, 388 ; établi k Grammont
avec son armée, 393 ; renoontre
les Gantois d'Audenarde et en
tue un grand nombre, 395; sa
conduite barbare h l'égard des
r' Dunien, 398 note 3, 433;
4, 83, 85, 89 ; tient conseil
k Àudenarde, I, 400; fait venir
des troupes de Hollande, 409,
pour entrer au pays de Waes,
410 ; met en liberté un trom-
pette de Gand, 434; envabitle
pays de Wies, II, 1 et iniv.;
venge sur les Gantois la mort de
son bâtard, 4 ; contraint i faire
cette exécntiou , 5 ; en négoda-
tioQs avec Cbarie* Vn, 9 «u«;
10; reçoit nna ambassade du roi,
1 1 ; réponse qu'il lui fait donner,
11-13; accorde une trêve aux
Gantois, 14; iiégo<»atioas qui
la précèdent, 14 note; place des
garnisons dans les villes voisines
de Gand, 15 , sauf i Bruges, 16;
occupe Morbecque, 18;retoume
ft Lille, 19; ne veut point négo-
cier en personne avec les Gan-
tob, 33; reçoit fort mal cer-
taines ouvErturet des ambassa-
deurs trançaif , 33 Kott 1 ; défi
qu'il lance au roi , ibid,; gagne
les ambattadenn, Uild. note 3;
byGoogIc
TABLE AMALYnQUE.
475
■entenoe qa'il leod oontre lea
Gantoit, 23-27; joie «ntée p«r
kpaii dans tei py> 37; ki
TBUMBDX dETUt B^dcBOX, 73
et mie 1 ; conliaue U guerre
cooue lu Gantoii, 60 et MiiT.;
Buiége Poacqnei, 84; Gavre, 86
et *DiT.; débit lu Gantoi*, 90;
«et dernière* négociuioni avec
eai, 91 note 3; texte da traité,
93-111; donne on banouet i
Lille, lld; fête le ^le d'Aleii'
Gon, 115; mécontentde u con-
danmation, iiid.; bit publier la
fête qu'il d(ùt donner, 118; on
lui préunte le chapeUl, 131 et
■div.; donne son banqoet, 124,
130 ; daii Mnu leqnel il k place,
131 noie 4 ; entre dam la uUe ,
138; table où il R*auied, 140;
reçoit la requête de £ain/e-£^i»,
1&4; aun voeu, 160-63; modifie
le Tan de PhU. Pot, 189 ; décidé
depnîi loQgt^mpi 1 combattre
lea Torei, 234 et taiv.; reçoit
Gràct-DUa et let doue vertui,
338 et luiv.; mécontent dn
comte deSaint-Pol, 339 et net» 3;
traite le mariage de aon fil* aTec
lubclle de Bourbon, 243; u
Politique , 242 note; part ponr
Allemagne , 243 ; aupprime lea
gage* dea ofBcien de *od hAtel
pendant deux an*, 2 44; effet pro-
dnitpar cette mesnrc, ibtd.t (M
■nr «on pauage, 347 et laiT.;
cfaoiii pour arbitre, S49> 251 ;
reçoit de* ambaïaadeura de di-
vers prince*, 2â0-51 ; eacorlé
par le duc de Bavière , 252 et
•ai-v. ; cDToie ler* remperenr,
254; arrive 1 BaiiibonDe, 255 ;
reçoitlet excoaei de rempercnr,
ihid, ; déclare qu'il ne ponrta *e
trouver i t'auêmblée transférée
1 Francfort, 259; eogagementi
qu'il prend, 357; invité i aller
viliter l'empereur, ïbid.; ion re-
tour, S&8-59; reçoit de* lettres
de l'empereur rei»tîvement aux
(Attire* à prendre p^r 1* eroi-
»it, 362 ; teneur de ce* IttUC*.
368-69 ; réponta qa'il bat don-
ner par *e« ambaiûdeun , 369-
76; ambauade* enroyée* par
lui pour la croiiade , 371 ; en-
gt^ementt qu'il prend, 3*73 et
■uiv.; renoue le* pourparlns
pour le mariage de ion fil»,
363-64; travaille k pacifier le
daaphin et le duc ae Savoie,
365; et lea duci de Hilau et de
Savoie, S66; tire vengeance de
l'archevêque de Cologne, 369;
écrit i la dncbcMe ta femme de
procéder au mariagedn comte de
Cfaarolai*, 270; avait envoyé de*
ambauadenn i Francfort, 373;
leur rapport mr l'atiemblée,
Md. , et lur leur niiitiDn prèc
de Ladiilaa, 373; revient dan*
ae* Etats, 378 ; prélent aux fian-
çailles d'ElisaMh defiourgogne
et dn duc de Clèvet, 279; re-
çoit une ambauade de* magi»~
trart de Valenciennes, 303 ; ta
réponie, ibid.; auiite A Valen-
«ienues an combat à outrance
qu'ilavaitantorité, 304;pré*eDt
qu'il reçoit de Scanderbeg, 305;
excité par Antoine de Crtry
coutre le comte de Saint-Pol ,
307; confisque let bienadu comte.
ai, 31 let nofrS; demande* qu'il
lui fait i t'occaûon de sou projet
de croisade, 313 ; réponse faite
i ses demandes, 313; prépare
une expédition contre Utrecht,
316 et Holtt; reçoit une ambas-
sade dn pape et du roi d'Ara-
gon pour là croisade, 318; ce
qu'il fait en apprenant l'arri-
vée du dauphin , 330 ; vient 1»
recevoir, 331; ta condaite i
son égard , 331-33 ; répond t sea
requêtes, 332-33; ne vent rien
faire contre le roi, 332; «
bonne opinion du roi, 333;
donne asile an dauphin , 333 j
«Bvoie nue ambassade au roi ,
335; instructions qu'elle reçoit,
335-36; réponsedu rot, 337-42;
meaacé d une rupture av«c le
byGoogIc
TABLE ANALYTIQUE.
i,M3;
l'allianee du ro! «lec Ladiuat,
35M6j enraie une ambauBde t
Mantone, 376-77i bril tante réccp-
lioD qui Ini eit faite *ur son p«»-
lage, 377 Pt IDIT.; avait écrit au
pape, 389 ; excoié par le pape de
n'Àre pai venn k MantoDe, 390;
envoie une ambuiade an roi ,
395;teiienr de larépouiequi lui
en iaite, 396-415; «a lutte nte
Ut Anglais, 399; tet démiléi
avec Ladùlas, kOk etsniv.; re-
fuse de l'en remettre i l'arbitrage
du roi, 406 ; mi démarcfaei en
faTciir du dauphin, 407-409;
conclut de* trêves avec le* An-
elaia, 408 et iniv.; injures dont
li ett l'objet en France, 412 et
noie 3 ; ses ambauadenn de-
mandent en Tnin qn'on précnse
davantaee la réponse i deax
points de lenn instmctions, 41 ^
15; désigne des eommisuiret
Ïour instruire sur la vauderie
Arras, 417; faitcesser les pour-
n)îiescontre1eaVaudoîi,421.Se*
litres, 1.265.350-51 ;li, 92,94.
Boraooanm (Philippe de], comte
de Nevers. I, \ 2 noie k.
BouKGoOHB (Hiilippe de], fils du
comte d'Étampes. Meurt i cinq
ans et demi, I, 401 ; causes de
cette mort, 403.
BoDBGOGHE (Isabelle de Portunl,
duchesse de], fille du roi Jean !•',
née 1397. 1 1471.-1,68 «ore;
II, 141, 261. Chargée par le
duc d'aller en Hollande apaiser
noe révolte , I , 80 ; ne peut
j réussir ; ièid.'i chargée de
négociations avec le roi, 43;
TÏeot 1 Chftloni avec une suite
nombreuse, ilfid,; assiste parfois
awc séances de* deux conseils,
roi René, 48, 49; durée dejon
séjour k ChSIons. 49 et noie 2 ;
pmd congédd roi, 50 ; retwme
prèf du duc, 31, anquef' elle
rendcoi)ipl*dBMmiuioo,i£iA;
tàiian, D, 126, 139, 140; fait
célébrer le mariage du comte de
CharoUii avec Inbelle de Bour-
bon, 270; reçoit le dauphin i
son arrivée, 330.
d*YsBl>eau de la Vigne, morte
le 37 décembre 1454. [Lu., I,
398, 438, 441.1 Figure dans
la fête du faisan, U, 23G.
BomooanE (Yotaude, hiiarde de],
mariée depuis i Jean d'Ailly.
( A madame Yolant, bastarde
de Bourgongne, vidamesse d'A-
miens, XI.T1II I. » 1473. [LiB.,
I, SOS; JocBsASv., D° 3444.]
Fignre dans la féle du faisan,
n, 159.
BotmooonB (Agnès de], Voy. Bour-
bon. — (Isabelle de). Vov. Cli-
ves. — (Marie de). Voy. CiAvas,
SlvoiB. — [Marine, bltarde d«).
Vov. Chabry. — (Philippe, bl-
tarde de). Voy. Rochebaboi.
BoraGctGHut ( Poncet de). Cet
homme d'armes parait dans les
KnerTe«dhl423; il était écajer
d'écurie du roi, qui lui donna un
cheval en 1434. [Mobsth., TV
BomcDiQSOB (Nicolas le), secré-
taire du duc de Bourgogne, [Li
BuBB, II, 197.] Ambassa-
deur du duc, I, 371 note; II, 9
Bouguignoni, attaquent les troupes
du dauphin, I, 37.
BoDBBi (Jean), secrétaire dn dau-
phin. I, 439.
BouasiB» (Jean le), seignenr d'Es-
leruay, chevalier; élu par le roi
en Saintonge et pa^ de la lUf'
chellc ; conseiller et cfaamtellan
du roi etgénénil des finances;
maire de Bordeaux eu 1450, et
' ensuite de la Rochelle c capitaine
de Aocbefort; parait dis 1423 ,
et en 14'25 avec sa fénmeUar-
byGooglc
TABL£ ANALYTIQUE.
tiale Monliiiej envoyé ea Cifr-
tille en UU; re^nt 2000 U-
Tm en récompente de tes ler-
lice* Ama» Û campagne de
Ga jenne et au liége de Bajronae
(1451); dépoté en ]M4 et 55
pour tenir l'échiquier de Nor-
mandie [ne siégea pas); nové
1« 1" JBDirier 1466 par ordre
de Louis XI. [Cai. det (., L>
BonaiiKs; D. Vuxet., 18, 61
et V; Gaiok., K«7, kl; Arch.,
K S378 ; AacÈBH, Hutoirt lU la
■ RoehtUe, I, 273, 75; O, [580-
61; Du Cuucq, 390; Chmit.
icand., 263; voj. Sacval, III,
339, 58, 61 J Commissaira
pour la reddilion de Blaye, I,
338; et pour celle de Bajonne,
363; ambassadeur de Char-
les Vn,II, 311 note 2.
BonssAC (seigneur de). Voj. Bhossb.
BontsTi (seigneur de). Voy. Hu-
BoimLLÂT (Philibert), écnyer, sei-
Keur de Bruyère* , secrétaire
comte d'Ëtampes, conseiller
et maître des comptes dn roi
Louis XI, et trésorier de Fnnoe;
marié à Marie de Gleymes; il
était mort le 21 Inillet 1^7.
[Ma. fr. 8787; r.«.,âl,UW
(sigD. orig.); GAïair., 313, 52
(I. aut. ).); 383, 58 ; Moaun,
l«8,65T"iArch., J.lïl.lliO;
a709, 75.] Son achime-
DieDt cODtre les Vandois, 421.
BouTon (Emarc), cbevalier, sei-
gnenf du Fay, de Pierre, etc.,
échaniOa du doc Philippe, con-
seiller et chambellan du duc
Charles, cberalisr è Hontlhérj;
chambellan du roi;hailL et maître
des fuires de Chlious; reçut du
dac, en 1 46 1 , 480 Unes, eu con-
sidération de ses Mnices et
poar «ou mariage. \ 1485. [La
, Babib. U, 231, 68, 73; Airs.,
VII, 6't2-'i3; CoU. Je Bourg., 18,
510 ; 100, 290 ; U. Vilut., 18,
' 89TO-90. Son kiku 1 la
Bozzoh. n, 385.
Bntmt. I, 76, 104; H, 327, 260,
279, 316, 330, 343, 351, 422.
Bbàbutt (Antoine, bitard de), fil«
tututel de Philippe de Bonno-
gne, duc de Brkbant; chevalier
i Bupelmonde (1452). [A»., I,
350; LaHucHB, 461 ; Cius-
TELL., 391.] Son vœu ï U
fêle du faisan, II, 201 ; fignre
dans la fête, 236.
BuBAirr [Philippe, bïtard de),
frère du précédent, cheralier à
Bnpehnoode.— Sou ma à la fête
du faisan, II, 301 ; figure dans
U féie, 236.
Bbiiem (Godefroy), bailli deWaes.
de), nél4U.f 1486.-11,256;
imite le doc de Bourgogne k te
visiter, 258.
BaaiiDEBouHO [Barbe de). Voj.
HjLjR«UE.
BBUTDDr [Pierre), bonrgeob de
Gand, conseiller et maître de»
requêtes de l'hôtel du duc de
Bourgogne le 12 janvier 1432,
conseiller au parlement de
Beaune en 1435; décapité par
lesGantoble Umars 1477.[La
Baku, u. 184, 194; CoU. de
Bourg., 40,111 V-119; Ku,-
Tvn DE L., m, 267-68; IV,
210.] 1, 380 10(1!; 384 et
nott ; le* Gantois veulent le &ire
assassiner, 1.379.
Bhadkoitt. Voy. Beaumort.
BasciaMo [Alfâiunae de), aml^*-
sadcur du roi de Outille. I,
66 aou.
BaEDBaoDH (Gilbert de}. Élu évé-
que d'Utrvcht, II, 316; donne
ta démission et est nonimé pré-
vAt de Saint-Donatien de Bm-
ge», 317.
fête du b
, II, 209.
frère dui^cédeut, c&evalier d
le Toison d'or. I, 346, 353.
BaEOiB [Jean dn). Vn. Vutar.
Bbbquit (Ogier de), juge de Utr-
byGooglc
TABLE ANALYTIQUE.
de — , TOJ. HoHTAUBAR.
BnnuME (Aitui de), comte de Ri-
chemont , eoimétable de France
en 1435; dnc de Bretagne en
1457. + 26 décembre 1458. —
I, 69 note; II, 3S9. Set mit-
siontprès du duc de Bo(irgog;ae,
I, 44 aolei; aMÎMe anx léancei
du conseil où l'on dUcnte la ré-
forme de* gens de gnerre, S4 ;
marié en iroiûèmea noces i Ca-
therine de LaxembcurK , 69
note ; lieutenant-gÉn^ral dn duc
de Bretagne dani la campagne
de Normandie,
impagD
ignele
■, 172 ei
pagne le duc qui attaque la Nor-
mandie, 199 i reçoit de Char-
let Vn U leigneune de GaTray,
304 iu>Ie,-assiégeFougirei,204;
taarcbe au lecoun du comte de
Qermont, 279 ; mandé par lui,
280 ; arriTc à Formigny, 383 ;
opère N jonction aTec le comte,
384 ; loi laisse l'honneur du
>ncc«a, 286 ; reçoit Vire en don,
287 i se rend au siège d'Arran-
cbes, 288 ; laissé par le duc de
Bretagne i la t«te de 30Û lance*,
389; asù^Caen, 307et tuÎT.;
ordonne des préparatifs pour
le siège de Cherfaoura, 316 luic,-
isterrient eu faveur dndncd'A-
l«n^ii, 11,359.
Britaosb (François I", duc de),
né en 1414; 'dac en 1442. f
17 juiUet 1450- — 1, 156 et noit,
157, 161 «Ole, 169, 185,260;
Son démêlé aveo son frère
Gilles, I, 96; est informé des
intelligences qu'il entretient aveo
les Anglais, 97 : confire arec le
roi A ce sujet , liid. , note 1 ; loi
envoie 'tm ambassadeur, itiJ.;
combine avec ler«t l'arreilation
de Gilles, 97 j le fait emprison-
ner , 96 1 rigueur* d^iloi^ée*
7S"
mise en liberté et révoque aut-
sitAt cet ordre , i^. note 4 ;
regrette *a conduite à l'égard de
son frère, 98 ; envoie de* amba*-
sadeurs i Charles VU et au duc
deSomerset, 13310^ 3;réclame
auprès de Somerset au sujet de
la prise de Fougères, 158; en-
voie des ambattadenr* an roi,
ibid.i en reçoit, 162; conclut
avec lui un traité en vue d'une
rupture avec l'Angleterre, iiid.i
a contre le* Anglais de lé^times
grie[i,163; manifeste qu'il lance
contre eux, iiid. ,- à qui envojé,
MJ.; les preniières hostilité*
contre le* Anglais *e fimt sou*
son nom, 167, 168, 175; met
sel troupes en campagne , 171 ;
entre en Normandie, 199 ; ar-
rive devant Contances, 30{l;qu'il
soumet, ièid, ; séjourne i Saint-
LA, 201 , et à Carentan, 303;
va devant Fougères, 204, qu'il
•oumet, 305 ; y tombe malade
et rMoume eu Bretagne, iiid.j
soumet Avranches, 288; Tom-
belaine, 389 ; tombe makde de-
vant cette place, ii(c^. ,- obligé de
retourner en Bretagne , il laisse
en Normaudienne partie de son
armée, Uid,; meurt deux mois
après, liid. ; avait servi le roi à
»e* dépem^ 290.
Baziieai (François II, duc de),
né en 1435; due le 26 décembre
1468. fl4B8. — n,414.
chevalier, I, 96; élevé avec le roi
Ecuri VI, iiid.i faveur* qu'il re-
çoit de ce prince, ibid. et aalik;
nvorable aux Anglais, 97; veut
leur conquérir des auxiliaire* en
Bretagne, iii^.; ignorant de ce qui
se tramait coiiir« lui, 98 ; arrêté
par ordre du roi , Hid. ; empri-
sonné et interrogé ;sar les coa-
•cillert du duc son mre, itid,;
ten« longtemps an aeœt , iitiL;
Charla vn interoède pour qB'on
procède régulièmoeut à son
byGoogIc
TABLE AMAtïTIQDE.
égard, et hit d'utnu démarche»
en la bvenr, iHJ. noit 4; Uîué
saut nottrriiare et étoafH, ihid,
BuTAGis (JeanVI, duc de]. I,
SB not* 3.
Bbbiâiutb (Pierre II, duc de), d'a-
bord conte de Gnin^mp; né en
1418; Hdc en 1450. tas *ep-
tembre 1457. — Aoi^e Pod-
gËTM, I, 203; détient cette ville
Se réclame te dao d'Alençon,
, 318, 323.
BaxT&aBB (Taunegay, bltard de),
fila naturel du duc Françaia 1",
chevalier en llidO [Gxubl, 314].
> Prend part t la caiiip«
de Normandie, I, 172-73.
BanacsK (Jeume de Fiance, du-
cheue de). I, 96 «oU 3-
Awfwu. Font la guerre aux Auglaîa,
1. 173 et «wT. , 199 et raiv., 204.
Bbevutxs. V07. Bbbbubttu.
BnviOtrt (payt de). Voy. SiertSei.
Btxti fJean de), du paysd'Aujon,
cheralier; aTait 1 4 éôiyert en «a
compagnie d'aprèf une montre
do 21 juillet 1430 et 19 écoyer*
d'après une montre du 8 lepieni-
bre 1 420 ; capitaine de U Boche-
Corbon en 1432 et de I^ngrea-
■ur-Loire eu 1440 ; il commit
tant de pîllagei que le rai or~
donna parleltreadu4manl432
qu'il lerail arrêté quelque part
que ce fât, excepté en lieu uini,
et qu'on Ini ferait aon procèi ;
on le' retrouve à Pontoiie daui
l'année du roi , qui lui fait don
d'an cberal. Il fut longtemps
lietitenaut du maréchal deBoche.
fort et fnt fait pritonniir en 1435.
— Je rapporte ces reDseiguements
hieo qu'U* pttmiuent concerner
noiqucDieni un Jean de Brezé ,
tué en 1442, cwcle dn Jean que
oMMtionne Mathieu d'Eacoocby.
Ce Jatn fut capitaine de Lou-
vi«i et bailli de Giiors et prit
part A l'expédition de Sandwich
eu 1457. [Aies, Vm, 37»! T. «.,
«1,1506; 22, 1586 ; 1«S,4a77;
D. TiLMv., i», 147*^178 T»j
part a la prise de PontHle-1'Ar-
dte, I, 163 et suiv. ; et à celle
de Chiteau-Gaillard, 210.
Bb^ (Pierre II de), seigneur de
la Varenne et de Brksac, comte
de Uanlerrier, chevalier ; grand
ténéchal d'Anjou en 1437 , de
Poitou eu 1440; capiiaine de
Niort en 1445 , de Nhnea en
1446, de Poitierg en 1447;
grand sénéchal et réformateur
général de Normandie en 1451 ;
capitaine de 100 lances foumiea
logées en Normandie; capitaine
de Ronen et de Touque* en
1453. t 17 juillet 146S. [Coi.
dei t., Bani (tign. orig. et
sceaux); D. Viixiv. , 18, 173
vo-174;A»s.,Vin, 271;Arch.,
K 68 , 7 i Cib. de l'aoïenr
(sign. orig,). Voy. Mohitk., V,
101, 102; Vï, 97; CnABTiaa.à
la table; WivKur, iiid.;Bi*ai,
ibid.i Comnmu, ibid.^ 1,
21, 28 note 4, 39 noft 3, 41 noie
1, 97 no» 3, 123, 313 Me 1,
432. Commencement de sa faveur
auprèi du roi, I, 69 «oltf aaa-
bassadeur du roi près du due
de Bourgogne en 1444 , 44
note; l'un de* chefs de t'arioée
dirigée contre Mets , I , SS ; U-
béiatitésdesHessinaksou égard,
37 note 3 ; investi de plein*
pouvoirs pour négocier avec
eux, 38 note 1 ; le daupUn
cherche 1 le corrompre , Ul
note i X'-aa del cheù de l'eipé-
ditiou contra le Uans, 138;
prend part aux négociation*
pour la reddition de cette ville,
129 note, 130 note; objet de
la .haine de plusieurs prince* du
sang et autres seigueuEs, 135 ;
avait depuis longtemps le goo-
vernemeot des affaire* dn royau-
me , ibid. ; accusé par le dau-
phin, i£i^.,- sidlicitaduroi la fà-
venr d'être entendu en justice,
Aid.; son affaire portée en par-
byGooglc
TABLE ANALYTIQUE.
lement, ifû/. ; il nt privé de tèi
ofBcea, 1 37 ; tmnTe moyen de «e
jiulîfier , «uat tnutefoii reotrer
au pouioir, i^i''. ,- richtwcs qu'il
Avait acquiie*, liid.f l'empara
de Vimenil , 189, où il fait
prcave de vaillance , 190 ; mé-
nage la reddition deGîiore, 210;
Buiége Chitfau-Gaillard, itid.;
figure au nége de Rooea, 215 ;
négocia la reddiliou de cette
ville, 218, 236; vient devant
Rouen, 220 i centre le premier,
222 ; Dommé capitaine de Rouen
Str le roi, 233, qui le tient pour
échargé deiaccusationi portées
contre lui , iiid, ; soii costume,
236 ; arme un chevalier , 237 ;
combat ïFormigny, 379, et avec
vaillance, 284 ; fait partie de
l'eipédilioii de Sandwich , II,
353.
Saizi (Robert de] , frère du té-
néchal, Toé k Saint-Jacqnea, I,
30, 21.
Srù{k). U,396.
Bbimeu (Daviot on Darid de), tâ-
gneurde Ijgny, d'Humbercourt
et de la Pasture; oonaeiller et
chambellan dn duo de Bonif o-
gne ; eouveroeur dn bailliage
d'Heidin ; chevalier de la Toison
d'or; paraît dès 1417; il éult
Borten 1450. [D.Villiv., S0,6;
Honra., UI, 389 ; IV. 67, 353.
374 ; VI, 237, 301 ; Faw», 83,
169; La MoBi,., 290-92.]— — I,
351.— Onaconfondu souvent le*
nombreux personnages de cette
famille . De Guillaume deBrimeu ,
seiAnear d'Humbercourt , tné
, i Azincourt , vinivnt : I» David,
appelé aussi Denis , seigneur
d/Hnrafcerconrt, mort en 1426;
3° Alhij, mort en 1430 ; 3" Da-
viol ou David, mentionné ci-
detan» ; 4° Jacqurs ; 5° un autre
£ls. Gérard ou Guéria était
penr^tre nnbllard deGoillaume,
De David ou Denii viol Colart
ou Colinet, dit Florimonti de
Daviol ot) David vinrent dena
filtiRoben el Jeu, leqad fut
père de Guy, seignenr dllttm'
bercoort.
BuMEn (Florïmont de^, seigneor
de Jfasucourt , cbevaUer en 1421 ;
KDetier,puI>canie!tleretcham-
lUn du doc; sénéchal et gon-
vemeur de Fonthien ; reçut du
duc en 1435 un arpent de boî*
pour son chauflage; chevalier
de la Toison d'or ; parait en
1417, 1428, 1435-39. — On Ut
dans la chronique éditée par
M. Douet d'Arcq (VI, 302) :
t Colin*! , qui depuis te fit ap-
peler Florimonl. 1 [D. ViiXKV.,
20,6etsniv.;LtBu«>,II,338;
MoHsni., rV, 59, 67, 374, 403;
V, 228, 260, 308, 315; VI,
237, 302 ; S«»ï-Hïi«t, 546-47 ;
FuiK, à la iable.1 1 , 352.
Bbihxt [Gérard oiiGoérin,bitard
de], éonyer; paneiier du duc
de Bonrgogae et mahre-veneuT
de sou hôtel ; capitaine de Hoje
en 1430; cblteUin , prévôt et
gareniiier de Fampou;i et de
Saill; en 1441 ; parait dès 1416.
gl. Vnjiv. , 40, 6 et sniT.:
oniTB., à la table; Fumr, 103.]
Prévôt de» maréchaux de
l'armée du duc de Bourgogne,
I, 433-24 ; lOnvauàlM fête du
faisan, U, 217.
Bhosbo (GÛy de), seignenr de
Hnmbôcourt , comte de He^en,
chevalier à Termonde'(14&3);
conseilter et chambellan do duo
de Bourgogne; chevalier de la
Toison iTor; licutenant-cénénl
an pays de Liège et de Los et
rvemenr général du comté
Namor ; succéda eu 1440 à
•on pire comme capitaine et
cbllelain dn chiteau de Remy;
exécuté à Gand en 1476. TAns.,
VIII, 67 i lA BiBaz, U , 273 ;
La HucHB, 405, 57,77; l3tn>n.
Je LalaÎH, 7(Ki ; G>MKiiraL: O.
ViLLTv., 20, 6 el aw».] 5on
. vœu A la fête du faisan. II, 198.
BbimbA *{ Jacqnej de), leignenr de
bjGooglc
TABLE ANALYTIQUB:
Grigni ,
chmUer , ccbaDM*
3 àt Bourgogne ,
capilaine et chitelaiD d'H^iii A
l'tSQtnwréchaldel'Mtdiidacde
Bouupgne ;bltcvalier d e laTuiwRi
d'or. Parait dans 1m gnenes dèi
Ultiregoit en U34 ud don de
100 liffes. S était mort eft awH
14%7, car Jean de Beauial te
remplace, à celle dalè,cpinm^
capilrille d'HEsdin. [D.ViLLBT.,
ÏO, # el "ui^.; MoKiïB., lHa*
taWe; Fiirai , »• U, taJilevXA
B*B#B, U, liil.\' l, S52r
BriitJiii. II, 3k\. ^ „
BnioH {Pierre, ^eigncnr de], écuyer,
pnn(heii lki>9 et «a lIBO; l'un
detiâxécn leurs teManmtaire* de
Tapequûi, Ticomte de Joys^, '
1489. [Ca6, da t., Bbiob ; 9.
yaam., 20,.15iT»7 Arct.,
-*•, 8S09i 98t".1; ^Anifcast
s^deur de Chaule* VII, {, 187;
i}gure i l'afltrée de Itourn, 1V\,
BaigmBEC (seîgnenr de). Voy. Es-
Bbooit (OiiTier de), icajst breton,
«eiAit »og* leg^ordi^B du coonàr
tahle et ét^ gmiilhoàime de
* son liA«l. Je ne* sais d i^eit le
taémfi qui panic en 1418 et
' pasH„ iMoure à Quurge* le 20
jtiiii. Eu usa, il éjat chef et
capilaiqp de 30 Itnccs fournies
' Iqg^en NormaDdle,e\en lb5(t
il se qmli&e d'ecoyer d'écurif
du roi. [D. I^BiBBAU, .1, eu,
18, 20, eto.;r. jc, 22, 1600-
• l(»ceau), tu, SftlletsuiT.;
Cab. dei t., BeoDA,] Pwnd
■ pAt^la campag4e de Norman-
die, I, 173,201,202, 292.
BaoqutW (Bcrtrandoii. de It),
écuyer gatcon , seigneur de Viel-
Chaitel 1 coQ»«lller et preaiieT
^cnyer tranchant du duc de
Bourgogne dè« Iii23; reçut dv
dnc la ehJitean et cUtelleoie ie
Viel-Chislel en USOi ooniné
par 1. du duc du 2& janTier
143d4 capilaine de Marcîgny-
lef^Nonaini; qapitnne de.Ru-
pdMOude en I&52. Célèbre par
la relaiiun de sav voyage en
Oiieni , qi4^ sa troui^ avx
mu. de la KbI. imp. , n»*
1020% et 10035'. Voyeg la re-
de' GuvetiDe' 1000 livës de
Loiùs XI en Ili63i capiiain» d«
S? lances ^uruies en IdTâ; cou»
setUer etchambellhn du roi auK
«âge* ik 2000 livres cfi IftTt et
l'i80;[Ai«s.,V, 573;' Caè. da t.,
Bhdssb.] Pr«ii p^rt i îa
caiDivgnede Normandie, 1,300,
20s, 289, 290; et ji la leconde
campasDirde GuypQne, II, 33.
èrugt*. f, 1817, 373ï II, 379, 289,
303,304, 384. Les marchands
des oationi tHe — inlerviau-
qei(t pré* de» Ganloi* poui la
paix, 1, 407i et sont cliargés de
se rendre prèi da duc de Bour-
gogne) 408; les habitants de
1 ~ 'en. démêlé} btcc les Gan-
tois, kkk ; noavelle interientiou
des marchanda des notions, 'l'iË,
et tuiv. ; rérolut de ce» négo-
cia bons ,4^8-49 ; — demande au
dnc à Be pas avoir de garnison^
II, 16; reçoit seulement un
capitaino, iiid, Saint-Donat de
-,U, 317, 384.
Bbhoh (Louis de), leigucnr de la
M
byGoogIc
4?«
TABLE ANALYTIQUE.
Gtothute, comte de Winchei-
ler, prince de StMuhuyM, che-
valier A Gavre (lkb3); échan«on
du duc de Bourgogne (14^91,
S au ion conseillée et clùmbel-
in (l(i56)i cbevgUer de la Toi-
loB d'or ( U61 ) ;. cheraUer
d'honneur de U ducbnie de
Bourgogne (1479). U duo fut
en IkùS parrain d'un de tet eâ-
fciiti.f 1M2. [CDi.i/«t., Gbd-
THDta; Lk BAsaB, U,-230;Dd
CuB«Q, 69, 171 ; L* Mabchk,
■ k7^;'Vk!i'PBXTn,Heck.iw Louit
de Srugti, PMis, 1831 , in-8°;
Lab., I, M9, 171» 475.]
Nommé capitaine de Bruges, II,
16(ainié dani cette ^ille, iiid.;
prend part k U gnerre de Gand,
81; 1 U joute de LUIe, 129;
■on vau, 187-8S.
BetmwiCK (Henri, dît le Pacifique,
duc de); né 1411 , f 1473.'
I par l'archevêque de Co-
II, 269; T^géparlednc
ae nourgognc, iiid.
Bntiïiwm (HéUne de Qèves, 4u-
. cheB9ade),WEardu duc Jranlur,
t 1471.— n, 269 I10/B2.
BruxttUi. I, 51, 80, 110, 379,
381,385, M)l;U,-27l, 330 et
BimiHCu«M (duc de]. Voj. Staf>
Bush.. Voy. Bevu..
Bmiixa (pierre), conseiller dn
dauphin, 1, 138 «o».
Boi. ou Basbt (Gaorgei de), hour-
geoii de Gind, conaeiiler et se-
crétaire du duc de Bourgogne;
Mnbauadeur en Angleterre en
1466, et en Autriche eu 1488.
[Voy. Kkbvïi. iiE L , m ; 267-
68 ; IV (3" édit.), 435 ; Mlle Du-
pont dam WkviuN, II, 341 et
343 noles-l 1, 380»«'(e, 384
et note. Let GantaU veulent le
&ire aisauiner, I, 379.
Butgarie. II, 365.
SuUigiierUU. Bataille dq —, I, 48-
BcBuii (Gaspard), maître de l'ar-
tillerie. I, 70 iwte.
Simikn (Jean), seigneor de Mont-
glal, chevalier & Reims'en 1461,
conaeiiler du. roi, trétorier de
France « -maitre des comptes,
capitaine de Meaux, etc. ■{■
1463. ~ !, 313 luitf t. Com-
miisahr pour la reddition de
Blaye, 333'; soumet plnsieun
illes, 335-36 ; uégode la red-
. ditioD de £
, 339; :
le Bordeaui
donne son avis lors de U délibé^
lion SUT l'ordre i tenir dans la
campagne de Gajenue.'II, 33;
amiége Qtsiillon , iiid, ; donne
son opinion sur l'assaut à livrer
i Bardeaux, 70; maicre de l'ar-
tillerie , iiid. et Hott.
Bdbeau (Jcsnj, fils du' prêchent,
é»*que de Béliers (1460). f
1490.-11,437,443.
Burgdorf. Il, 247.
B rriur ALL ( Catheriji e) , premitoetem-
me de John II Talbot. \, 90
note 1.
Surj-Selat-EdiBunJi, ahfc^ye où se
tint le parlement en 1447, 1,
ne, 117.
Bssitbu [Jacquemin dp), «mbas-
ladeur du dauphin ,1,34 note.
BuTuw (James), comte d'Ormond.
I, 194, 2ï3^no« 3, ÏÏ7. 'Ea-
voyé au-devant de Hargmrite
■ d'Anjou, I, 86, 88.
BtiTLER (John), fiU du comte d'Or-
modd , chevalier à Pontbise
(1440) ; capitaine de Mante» el
de Vemon; 'prisonnier de Du-
Dois ^ 1453. Wavrin l'appelle
le mignon de la reine d'Angle-
tfWe. fVoy. MoKSTB., Vï, 15;
CuamEB, II, 103 ; Ms. 9037',
166; Wavrii. ; It , 204.J
Cap>tam« de Venion, I, 194;
»ert d'otage k Rouen, 227, 358
, II, 65-67. Cité,
byGoogIc
TABLE AHALTTIQCE.
CatH. I, 338, 290, 316, 316. A.-
•iégé mV C^arln VII, 306 et
■uir.jDBililleialtiqnéeietpTÎMt,
308, 309; rendu rt i qmUn
coDifitioiH, 313; DuDois meit
nommé capitaine, itij. Porte
d'ArgcDCcï à — , 1 , 307 ; porte
de Bayeax, 310. Le Bourg-
l'abbé i ~, 307 ; l'ablwye aux
- Dame», 307 ; le roi y loge, 309 ;
attaqué, 310, 311-
CuABite (duc de). Voj. Anion.
C*i.ABaE (Marie de Bourbon, àa-
cheue de). Ajiitte aux fflei de
Caliktc nr (Alphonse Borgia) ,
^lu pape en Ikhb.f 1U8. —
II,. 378, 316, 338, 340, 341,
365, 367, 371. Donne dii-
penae ponr le mariage du duc
de aère*, 280 ; enrôle Une am-
baïude an duc de Bourgogne
ponrUcroiiade, 317.
Camiraj, Fête donnée k — par le
comte de Sabi-Fol, II, 338-41.
Cambkax (AmbroiK de) , docteur
CD droit canon, fnêqae d'Alet
le 34 leptembre 14a&; déniii-
lioniMire ea 1460 ; iJni tard
chancelier de Notre>Dame (le
Paru et doyen de l'Mbe de
Meaux. [Voy. Baiqi, II, 383;
Bitl. ic, da eh., D, II, 362-63;
Caff. chliat., VD , 1668] '
Faliificateur. da la balle pour le
aariage da comte d'Armagnac,
U, 291 aott.
Camtréilt. I, 360.
Cuaoji (Roger, togheur et baron
' de), capitaine de 40 lioiDmw
*iee du roi et du duc de Bod-
fbrd en 14%. [Oa&.da (., Ca-
■oai ; IbuDBkP., ..Afis. norm.,
62 ; Toy. Procted, and ori'ut.,
VI, 251, 252.] Comman-
dant i BordMus, H, 72 ; Dcgo-
cie la reddition de cette ville,
ibidr et nût.; neut Itouto' le
roi, 75; en miwto i Ij^,
Campàie.nn), amtTée de Belgiqne,
!, 104.
CAitPO'Faxaoao (James de]. I,
114 note 1. .
CutFo-Fasooao (Pierre d«), doge
de Géoei. Sa conduite t l'égard
de Nicole de Gireame, II, 267.
Cmiçt (le). Voy. Coiox».
ÇuiCEuiT [Marecny), homme d'ar-
mea françait. I, 34!.
(Unin (le hitani de), leipeuT de
Monteccoiirt, Chevalier à Aude-
narde, I, 396.
Càpdobat. Voy. PoigixD.
Cu-israi^ (Saint-Jean de) [C<^i-
iianuM\, diidple de laint Ber-
nardin. -J- 23 ootoKre 1456. —
Sa condoîte au ûége de Bel-
giade, II, 327.
GâHAjfAn-OoLi [(7ainarrîan],|irince
de Caramanie, II, 365.
Caranan, pris, I, 202; l'année du
dnc de Bretagne y séjourne,
203 , ainsi que celle du comte
de dernmnt, 979 et luiv.
CABHOISIEn.Voy. Kkb.voiu9,
Cuntu IV, roi de Pologne (1447<
93), — U,368,371.FaTorisela
révolte contre l'ordre tentoni-
({ne, 11, 274; vaincu dans une
bataille, U l'enfoit, iiiJ.
Ciulelnuoyo. U, 347.
CtnroLiom (Jean de), ^véqne d«
Coutancea, puittie & vie et car-
dinal du titn^ de Saiot-Q^
ment en 14â6.-t-14 avril 1460.—
VlputaO devant daroi IRoneà,
1,231, 242 «ot<,- légat du pape,
U, 255, 372.
CiUTicuoNB (Zenon de), trfcjne
deLideuK en 1433, de Bayeux
en 1432; membre du grand
, cattHÏl dti roi d'Aneleterre en
1443; cbancelitt' de runiversité
de Caen. f 1459. — Vienwu-de-
vaiit dti roi i Rouen, 1, 331.
CiuiiUaa, pria, \, 336; aasiéeé. II,
33 et SUIT.; lecauni par lUbot,
36; bataille de — , 36 et «niv.,
CktmMt (comte de). Voy. Au»-
(G.«l
«de], 4
bjGoogIc
TAM.F. AWAtyriQUE.
écboDlMi tl j duo «le BonrfOgne.
Son vtru i la Hie du foisan. II,
221-
CauJthc. I, 227.
CAurnsoi (Pierre du), dit IXjenaM,
chevalieE, seigneur du C^unDy
et de Fontaio^le Bonllani-lei-
Hcnchin, rend avfc Mathieu du
Ciurroj, leB Î8 mai et 39 Oc-
tobre Iï(i6, t'aTcD «lei Gef) qu'ils
11 du c.
e deS^inl^lj
paratteal<i73; _ ,
ciireurpuiB-B«i lOairei, en Np-
temb»e 1485. [D. Vmjtv., 2»,
l66 et jo.) « Chevalier Ji
Pont-Aud«|ner, 1, 192.
Caux (païi de). 1 , 22*. Baillj d« ,
— , VOy. HlTABT.
CXuinu» (pricar dei]. Voy. Ciw>-
Cbrdi
Saint - CIu>togQae en IMS.
+ 1459, — II,-S92etBo/el.
Chahaubei (AntoinedeJ, coliite de
Dampaiartin, vicomte 'de Brt-
leuil, con>eiIler et "Ctiadiliellaa
durui:graiAlp«iiDctieren Ikkt;
hiilli de Troyes «n 1450; •édV-
«hal d( Carcaiionue en 1466;
graud maitre -de l'bôtcl' dis roi
e.i 1487. i 1488. [V™. Ans.,
, VIJ, Uli Vin, 382; T. se*
26, lfl47 (lien, orig, et 8«<an) ;
'D.Vb.l«v.,24|27v->.30.1 — r--
I, 10, 121 aoU. Figure au
tiëgede Rouen, l, 212, n à
l'entrée, 241 ; fait padie d« l'ar-
mée envoyée conlre le comte
<i'Ai:magi«c , II, '296.
CuABAnrEi (Jacques d<j, feiEneur
de Montagu et de la Fatia^e,
chevalier, conieillcr et aliaai}>el-
lan ^n Toi; sénéchal rfe.Bour-'
bonuqii, puis de Toulousa; ca-
pitaiuc deCreD en 1430; grand
raaitre dt rhitef du roi eu mai
1461. + 30 «clobre 1453. [Ans,,
VllI, 366; r. se, \V!,p»si»V
148. 3283; D. Viujtv., 24,
27.]- — Figure à l'ûlUée de
Rouen, I, 3U); à^ batailje da
FArmigDj, 279; prend part à la
prerilitee campagiiedeGuyeiiiw,
331, 335f figure à l'aurAe âe
Bordcaax, 358 ;, négocia la red-
. dition de BaTonne, 862 1 prend
part i'Ia seconde campagne de
Guyenne, U,.31;66, 68.-
C*iiLLY (Deuil, teigaenr de) .et
de la Hote-de'Naiigii, dieva-
lier, conseiller et chaiaibdlan dn
roi; rapkatne del
td (
en ljt30; capitaine de Hdun
('■ U37, et de Crécy en Brie
(lOavril 1440)^auùtre foretcier
de Ja for^t de Wikxfi en IWl.
[Cab. du t., CHAtiir; D. Vn.-
■uiv.,a4,»6 r-*e v°; t. «.,
27 (sîgn. oHg.); cM.dt Bi^^,
100, 221 ; La Boqcb, 1 . TO3. j
■ Auiége Châtean^vaJUard ,
' 1, 3 1 Ot figin^ à Houen dan» Xir~
née deCbarlM VII,212.
Chailli (Gilles de). I, 19&.
ChalaU, pris d'aMaot, II, 31.
CkaUntej, le soumet k Cbârle* VII ,
I, 28.
CbdloA-sur^aânt. I, 265.
^H^bxt-suK'SAâi'a ^értq^e de).
Voj. GEB.HAra.
Chapon (Charles de), iila de Jeau
de QuIoD, «eigîieur de Vftaran,
, puis comte de Joigi^; il fat
fait clienlier A T«rflioude en
1*52. {Cl^on. de Ukùn, 7051.
. ~ 9oo frru i la fêle dn foi-
san,ll, 179.. '..
CuAi«n ^nuÎB de), prince d'O-
range , oncle du w^édent. +
1463.— 11,17», 329™**!; re-
.çoit le duc de B6u^gne,*259f
aceonuiBgne le dauphm, 353.
CnMoFii-mr'Marmt. Cbarle» VU
réside A'— , 1, U et nÙT., 61
' et sniv.^ i\ et suiv,; conTentiop
leitiie à — artc la du^esse de
BtfDFgogw,' 45 at ■□»., 9);
tfic, è —, M,67; aigaetf6on
à ^-' piïur l'iltaire du cotnie
d'ArtuBgnac, 61 et sdÎt.
CHAL^as-ius-iMjl&NG (év#qae -Jle).
Voy. Tbb (Guaiamne le).
byGoogIc
TABLE ANAETTlQUK.
CkAU>--<l (Baufe ou Jpao), écuyer
angUii. Joule arec Lonîs de
' Beuil i Tour», I, 108 ; ÏAewe
mortfUcinRit ■•on advrmire .
109 ; hopwDTi et pcétPDti qu*on
lai bir, 110; WB déwspoir,
nOet no4«. . '
' Chinbei (Jaan ie), leigneDr ie
MaiilBoi¥Mi et d'Argcntoii, cht-
^Blitr; (errw» «a 1^18 afccneuF
écujer«,de sa compagnie inrrn
[«ordres fa leigneur de Poi^t;
prender caaiae d^iiel ^u roi
• et son uaDMiller et dumbrllae ;'
owitaiiie dt^ Thalle tnond-Mir- Gi-
ronde, de 1.1 RochvUe et de
Niori^c«D>eill«r et etiumb^Haa
daroilKjuU XI. [r.V.ei,
' 4673-7»; 1 ^,Dawini{>i(!D. orig.
etaceanx); Cai. deil ,CuàXBBë
(iiié:] ; Ajr«r, 1V,.K3; «;*/. «.
. Jfj cb.;^, lu, :fiS^i6iD. Fon-
TBHiAtJ, ÏB, 27.';.] Envoyé
par le roi afi '%aphyi', I, 428 ;
fait ion rapporr, itSQiivq&it uiy
HttredeGaLHel aetkioei,il.ié.f
• rèavojé ign le dauphin, 430^
fait ion rapport, ^4^ négocie
ta rediIitioD de Bordetific, ■,
73. ai&,l, 43Jet>biT„4ii041.
Xliambroit, sa redditioD, I, ISS-
Ciatpagnt. I, 16, 25 ; U, 398. '
CuAmKOH va Ca&noïc (Antrc-
giuft], cbewlien de rjlAteI>d«
roi de Sicile. Tné d«ps 4f*
jontr* 1 SwuBur, L 108.
Clmpelle Saint-Deuil JW). JI, ^liD-
QsiAtti V, Suniommé le Kcht,
I,.33.
CharlIrVI. l, 131 nolti.
CB*»a*. VU. 1 , i, 5. 7 acte, 5 ,
>, 13, 16 ncl; », 2b aote,
'■ 31, n,Mnote, 35, ^,39,50,
" 56, 110, .lli5, IM, 166, 175,
187, 188, 193,199, 207 eiiuit.,
, 2i8, 244, 260, 271^ 274. p%,
28e et «uiT., 291 et suit., 330
et Buiï., 356 et iuIt., 360, 362
M lui*., 367, 368 i 11, 88, 32
I et s
„81 n
•nir., 382, 351, 369, 371, 379.
S'il fit bien <^ conclura nne tr^e
iTcdei AogMs, 8,.9; se 'décide
k ea-rirsrx- une armée contre In
Siii^ea,10; rMiembleies troupes
çt se met en marche pour^Iler
réduire Meti, 35 ; notifs qui le
déterminent 4 crtle imerTe, 26
- et note 3; s'établit k 9ancy, 26;
Mijoit des Qoavellea du dauphin
-et de l'armée d'Allemagne, '^id.;
^ refoll la loiitniuîon de plusieurs
TÏEIes, .dont certaine* <e sqp-
^ettcui't lui Tolomairemeut,
npénntétregcnTeméei plusse-
rement, itid, et S9j confirme
les priTilégn de-Verdnn cl d'É-
^Hual, 38 '""> 8 et 4; re^oîi
une députatiou desUessitu, 30 ;
loi fait ifépondrf , 31, et lui ai-
terdg un ^rlai [tbur en rèféier
- anx jleisins, 33ien négociations
•r^ec Frédéric ifl, Jfa note; KTea
la marqaU Ae Bade, 35 noie, 43
' nau 1 ; reçdtt nue nwTelte am-
bastade des Messins, 38 ; conclut
un traité avec eiw, ibid.; pttaA
pan ant fêtes donnée i Nancy,
4Cf , et aux jpttfcs, 41 ; se rend Jr
CljUans, 42; re^it de^ «nihaR-
., £aJe«,de divn* princes, 43 et
,nolt t ; s'allie avee VarchevApie
de Triies, le comte de Blanc.
Lrnheim, l'électeur et le duc (le
Saxe , le duc de Juliers , 43
aole 1 ; en relation! diploMa-
liques («if les avee les nkéncs t:t
aiec l'archevêque de Colore et
te comte palntu <Jn RUn, Itid.;
en poerpvlers* avec le ijjic
d'ToA pour le* mariage d'une
de ses £lleG avec le fils du duc,
ibhd."; difficultés snmenues entre
lui et le dnc de Benrgogne rela-
(heiTiPDt i l'exécution du trahé
d.'Arras, 43 et itate 3 ; set négo-
cia lion s p\ Eafeur dta roi de
Sicile; 44 et note î ; disposé i
Ttttm en paix avec le duc, 45 ; re-
'çoît avec honneur laducbeMe de
Bourgogne, envoyée versini par
le doc, tiiid.; nAgaciations en\re
bjGoogIc
TABLE ANALYTIQUE.
ton conicilet celai 3udac, 46 M
MÛT.; kiterriait prè« de la Aa-
cbene en favear du rai René,
VJ; met en déUbératioD là ré-
forme des geni de gueite, 53 ,
dont il l'hait Qccapë à phiûeun
repmei, Hid.; part penoiiDelle
qo il prend à la diicnMiODy âïj
ordoDlie de Mnder gecrttemenL
1«< principaux capitaine*, i^.;
prend une rétolutïoil définidiv,
55 ; fait -rtiiir eo sa pr£«eiice lei
capitaines noaTctlFtœnt initi-
tuéa, &7; reçoit à ChSIani de
- nombreux ambaïudeoTs , 61 ;
donne audience anj! eafoyét du
comte d'Armagnac, 61, 62; fixe
un jour ponr la réponae i leur
faire, 63j donne la parole k
' maître Jean Barbin, iila.; anto-
riae lei envoyé* du comte k ti-
pbquer, 69 i reçoit leur demande
engrlce eta'y muntre favoraUe,
S6 1 rend ■«■ Éiau au comte,
itid., et lui octioie dei lettres
de rémisùoQ , ié'id, iwli; tria-
le«e que lui cause la mort de la
dauphlne, 67; quitta Chilon* et
•e rend i Seni, 68; congédie
■ phuie«rs leigneura de la conr,
lild.; encourage Evrard de la
Hark dans son boHiliUJ contre
le dnc de Bourgogne, linote 3 ;
en pourparlers atec Liège, iiiJ.f
accueille jojensemeat le cbmle
d'Aagoulème à «on retour en
France, 83'; consent tui maiiage
de Marguerite d'Anjciu aTcc
Henri VI, 84; informé de« in-
telligences de GiUesde Bretagne
BTec'les Analnis, 97; décide ayec
le doc de BreiaRne de te saisir
de'la personne de Gilles, 4iid.;
le Ut arrêter, S8 ; inteivient an-
près dn duc pour qu'on prooède
à l'yard de Gilles i nne infor-
mation régulière, liiJ. note k;
lait d'activés démarche! pour sa
mise en liberté, ijii'.,' ses projets
contre le duc de Bourgogne, 99
naM 3 ; obtient le conconn de
l'arcfaeréqufe de Cologne , qui
entame une luHc areo le dnc de
a»ves,)>eaa-erèrede Philippe le
Bon, iiid.i autorité nue joute à
Saïunur, 107; aaAt« i Tonrs à
une joute entre Louta de Bmîl
et l'Anglais Cbalons, 108; re-
sreta qu'il donhe i la uort de
Louis de BeuU, 109 ; éohange
d'-ambastades entre lui et Hen-
ri VI, 111 et net,.; les GéncHS
veulent te donner i lui, 113;
ri Tt, 11 Q i rey^it les déuonois-
tioDsdu dauphin costrc ceruùiu
de «es conseillera, 120; reçoit
une lettre du sultan de Btbj-
lone, 121 ; litres que Ibi douoe
le sultan , 123 ; avait écrit an
sultan , 193 , et Ini avait en-
voyé un présent, itid.; denuodes
adressées par lui an anltan, itu/.;
pi^seiits qu'il en Teqoit, 124;
EomAe Les Anglais de rendre le
Mans, 128; ordonne de les y
contraindre par la force, iUd.i
en négodationsavec Henri- VI
à ce sujet, cild,, 129 note, 130
BBtei 'somme le dur. de So-
menet de faire cesser le* ra-
vages des AnglaÎB, 133 et note
2 ; reçoit les déuonciationa do
' dauphin contre Bréié , lS5 ,
dont les services tui avaient pin,
136 ; accorde * Brézé d^tre
mis en jugement, ilid^; aatisfut
de ses eipllcatioçs, 137; témoi-
gne de la faveur à Pierre de Lou-
' vain, 147; mécontent de la prise
de Fougères, 155; envoie une
anjbasMde au duc de Somerset
pour. le sommer de restituer la
villa, 155-56, et ï Heilri VI.
157; mécontent de la réponse do
Toi, 158 ; jreçoit dea ambassa-
deurs du duc de Bretagne, iîii^.;
réponse qa'il leur fait, 158-5&;
dâibère sur la mpture de la
trêve, 160 et suK.; envoie une
amhaaHde an doc de Bretagne,
163; répond aux ambavadeur*
ds Somerser, 169; réunit aes
troupes sur la frontièrede Nor-
byGoogIc
TABLE AHALTTIQUE,
4«7
mandie, \Sk; délibère Nir la
reprÏM d«* houilitéa, 185; fait
lai-mème l'expoiè de la qatt-
tioD , itij. nott 2;- dëcuàoni
phaes, 186ieDToie des aaibai-
aadenra an duc de lourgo^e,
iiïd.; re^it leur rapport, 189 ;
■a bonne renomniée facilite la
conquête de la NaMuasdie, 195
«Ole 1 ; mtre en Narmanf e,
196, oà il est l«çii avec Joie,
196-97; marobe sur Rouen,
311-lï; Hwiine cette *Ille de
■c rendre, 213; envoie Dun&ii
devant Roaea, itiJ.; t'y rcad râ
pertuniie, 2l4-lâ; re'toutsv ft i
Amt-de-l'Arclie , 216; reçoit
nue ambauade de* Rouennaik,
an-18 ; négocie a»ec euK , 218
e| SUIT.; part pour Rouen, 221; ,
rencontre qu'il lait d'Anglùsaui-
Îuels il dAnne de quoi payer leitr
épense, ibîd.; duiu bre coniiidéni-
ble et brillant aspect de sM trou-
pes, S 22; reçoit Somenet aSainte-
Cadierine, 223 ; réponie qu^l
lui. fait, Md. et 2S(> noifi son
attitad« loyale dans^les né^cia-
liooa a*ec Sumenet, 234 note ,
125 icte; célèbre è Sainle-Ca-
iWine la fête de la Toussaint ,
2% ; fixe le jour de son entrée
dans Rouen, 229 ; don fait par
lui 1 Talbot, S30; joveuseté qu'il
lui dit, iéid.; eatre ouis Rouen,
231 et suji.; touche de l'émo-
tiisi d'un bourgeois qui lui p^é-
■ente les clefs, 232; remet les
defs i Bréié. 233, qu'il lient
pour décbaïf é des accusations
poitfei contre lut, iiid.; son
Quntean, 337 ; aun épée de pa-
renent, i6id.; comment iV était
monté et habillé, 338 ; son été»-
dard , !iid. ; dépaise ton* set
prédécesseurs pat la ■olennîM
dé son eqtTéc dans Rouen, S41 ;
se T«nd à la catbédMle, 242;
loge à l'hfitel de TaicheVjqae,
IbiJ.; fait répondre à lajetjuéle
que liiipréMntentIeBRou<uinai«,
2<i3; règlements qa'il Tait pa-
-fali^, itid.; sinctementobiervés,
S%4; înterdk de publier dans
«ott royaume le pas de la Pèle-
Ùne, 3S0; courroucé de la perte
de Valognea, 3TS; joyenx de»
soocèa de tes troupes et en re-
mercie Dieu, 2fW, 305; regrette
le duc de Bretagne , 390 ; at-
aemble des troupei ponr achever
ta conquête', 305; assiège Caen,
306 eisùÎT.jTeatftreeo personne
il l'auaui, 808 ; tiÉttiK qu'altént
•on arméa, 311; mcorde une
trêve, 812; ne vent'nas laisser
donner un assaut général, liid.;
bit négoeieT la reddition de la
TÎUe, îbid.; agrée le traité, 313;
bit acberer la conquête de la
Nonaandie, 316; institue une
procession solennelle, 317 noit
2; dissout son armée, 317; re-
tourne à Tonr^. 318; ewrcùe
une année en Guyenne, 31t;
joyeux d'un succès remporté;
334; dacide la campagne -de
Guyenne, 324-95 ; assemble soo
armée, 325; fait nn r^ement
pavr les sens de guerre, 325 er
SUIT., pnblié avant son départ,
329 } joyeux de la prlsede BLaiye,
334, et de cellede Fronaac, 336;
niindé 'par Dunois, iiid.; Or-
donne d^assiéger BayiMne, 3GI;
marche contre le duc de Savoie,
410; négocie BTcc lui, 411, et
conillut un traité, 41£; apprenj}
ta rébellion de Bordeaux, ^13 ;
ordonne de Teiller à In gorde
des jjaces de la,Guyenne, 416 ;
mécontent du dauphin, 425; ré-
pond en penotuie à ion envoyé^
436'; nouvelle réponse qu^il Loi
fait,427;envaieJeandeChamI>es
an dau{riiin, UB;MlIi&itde ton
rapport, 429; annonça l'envoi
d'une lettre que le dauphin fait
écrire, iiid.i délibère à ce snjqt,
430; lui envow deux ambaâsa-
deors, ibid.; teneur de leurs in-
stmctions, 431-34; mécontent de
la réponse qu'ils reçoivent, 435;
byGoogIc
4t8
TABLE AWALïTIQUE.
définit rameiKT pitt <!« lui.U
daaphin, 489) racôli 3t hii «ne
unbasMde, Uiid.i délîliire «ut la
répaiu« k lai faire, ^iiO ; tatear
de cette répoiwe, i&ii^.,' renvoie
rânOMUade, kki -, répood i up'e
.reqx'tedn dHipbu>,*frii/.,' refiue
de comnienoerlM'vQtM de fait
contre lui, 443, limm dans le
es» où il poniMenit^ k déiobéir,
iM.,' ÏBtervieDt daiii U ({«erclle
d«a GaMoU et dn duc de Bour-
. fiogoe, U, 9 et iiuv*.; bot leerq)
de cetre intervention, 10 note;
Ml amluiuBdeurB auicurt de la
paix eolrsletGanteis et leda%
13; îb abordent près du dncle
•qC'>'>d poinl de l«ar mîsiion,
22 noie: débb&fe bdt la rébel-
ifou delà Guyenn*, 30 ; y ea-
■ Toie an* armée, 3l ; ^y rend en
ptTSODOc, iUd.i refuse d'accep-
. ter les condiiion* de la «oudiu-
sion de Cadillac, 6^ ; TaiiGe le
rfAiié concla, 67; Jsof «siéger
, BIaBq#efort,fl8îu,^ocielare.t .
dilÙHi de Bordeaux, â9;paroles ■
'ou'il pronouee, 70; ordonne
louant, 71 ; refrend les iié^o-
riaiioni, 73; dontie audieoce an '
irdeCamovs, 75; délibère
la reqnéle , iMif.,-»conrtu( le
tnité, 78 ; change Los arines de
Bordeaux, 76 (M'aSi renwlele*
ÀMglaÎB resté» en Guyense, 77;
'flit asd^gn Bemiuges er Rions,
78 ; donne ordre de' s'emparer
• ^n navire an^îs, TSi^omnié
par Saiaie-ÉglUc, dafl* sa comr -,
SlaintP,«ubaDquetdeLille,lSB;
onne son conaejiteiumt %v ma-
, riage dlsabeltc deBoaibou «reb
le cotale deCbarolaii. 264, 270;.
'tnnaillé i la f/àx entre le dau-
phiu'et le dac'de Savoiq, t65j
■da4ne des seeoun 1 Nicole de
Girame pour oombattre \et in-
, fldèksj 266; fou aitàcbemHit
Euf Jacquet Cœur, 281, qni
prête de Paient jMur la
campagne' de Nt^nandicr 3SI,
286 et aolti reçok de* aêcnaa-
lidBs contre lui, 282 ; mécontent
da sa oonduitr, 383 ; «momwu
< d'Agnè* Sorel, ibij.; fait arrêter
Jaoqoc» Cœur, 284 ; peu ulia-
faâ des excnseï qn'il àii%ae,
■ 288; Idf fait f[rice dt) la vie,
289; méconteDt de la coodaite
criminelU du conlte d'Arou-
gnU), €90; remoutnncai qt/îl
mr bit, 3^1; obtient da.pape
. sonabi^lutioBfiÂU.yeiiToieviA
1^ conte," i{ui était retomU dAu -
' donne, 293 ; frit marcher tmear-
* «léé ODsfre le comte, ^95; oon-
^wertlecamté d'Acvagnac, 2S6-
97 ; autorise l'archevêque de
RAms i ' alsettbleS- un o^cile,
310noM2; établi «n BerTy,31]i
en négociatioup ATec le duc de
BonrgoODe, 311 noie S; reçoit
. une ambatsade du dVt, 312,1 bt-
({Belle ' fl répond en personae,
'313; paye la déjkense des ambas- '
' codeurs, i£î<^.;ntécoDtenta ledSc
^ (TAlençon, 318i app^nd M tra-
hison, 319 ; expiin^e sa If;islease
Mrles d^ections de« princes du
Mug, 3l9, 334; décisiim qu'il
Sreuitàrê^rdduduc,319)or-
flane de l'arrêter, 320 ; le fait. .
■ oompaiattre devant lai, '823;
re^jpll de Ladiilas une tettrc de
Huviade annoaeant la levée du'
siège de ]^lgf«de, 328; entoie
Chahaànes avec miasioll d'arrê-
ter le daupbro, 32Q ; répond an
dMe d^&>urgoeiiL> ral^liveinentl
la fniie de celm-ci, 331 et note 1 ;
Jn^caoùons ^uU prend en cas
d'ujie rD)mire , 834 ; oMbnnaQ-
ies qu'il fairnubUFr, ihid.; reçoit
uye ambassade dn duc de Bour-
' gopte, 335-36 ; teneur d« la i*-
SoBse <fi''A lui lih donner,
37-4li inpoiAilitf OÙ il eat
' de combaHre Ici ^'urci, 341;
Bon dê^r de ramener te ^aopl^n
"• près de lui , 342 ; songe à rotnpre'
ivea le duc de Bonrgogn^, 843 ;
fe déDid« à attendre, ihid.; pa-
role qu'il prononce au sujet du
byGoogIc
TApLE AHAItTIQDE,
tjauphin, iiid.; â»ait i u «our
deux piiDCfuei d'Ecoiae, 352;
'■' dccède au d^ir de la rdne d'An-
gleterre et envoie une arniie dans
, eey''J*,iiid,;ie^a\fuiie ambai-
aade de Ladiilai, 3bi ; conelot
*le mariage de la fille Afiddeine
aiec ce prince, iéid.; appiea^ta
mort, 355 ; Toulait , au moyen
dc^e^te atliance, rentrer en p<M-
«eiiioîi dea ville» de la Somme,
ritid.; bit faire un service pour
fcadi^lai, iii'Artes largeuesà Vé-
gai^desambassadcurshoDgroi*, '
. ^56;1ei&itféMriParis^iW.,et '
: qii'iji ■
U du.
des pain la sentence de condan^
nation contre le duc d'Aleni^on,
sai-wi ; tes otwèquea . à Ifittre-
' Danie,li31et>a;v.;etiS«iDt--be-
nii, 440, et ^iv. Nommé le Mtn
itm, I, 4; II, kii.; le hiin
aimé, II, 426; w prudence, II,
B8, 343, 394} sa sageue, 34S,
394; 422; son graul sens, 64,
416; son habileté, 68 {sa tail-
t lance, 64; sa fermeté, 70; H
mod^fatiou, 343, 416; u clË-
mi^ace, I, 312; soa humanité,
ib'ii.; avait compassion du peu-
ple, I{, 343; non viodicalif,
394 ; sop éloge par Philippe le
Bon, 333. Délibère en conseil :
lors de la guerre de Metz, I, ^;
de laréformedrsgens de guerre,
''52 et suiv.;de la rupture de U
tr*ve avec l'Angielerre, 160 et
Juiv., 184 et Bui>,; de l'attaque
d^Rouen, 2L3; de U premiîre '
campagne ds Guyenne, 324-^;
Mir û conduite à tenir t l'égard-
' du dauphin, 430, 440; sur la
' rébellion de U Guyenne, II, 30-
' 31 ; >ur la reddhion de Bo»-
deavx, 75 ; sur la,trahisotf du
, ^ac d'Alençon, 319. Ses dons
B l'écuyer anglais Chalm), I,
■110; à des gens de guerre
anglais, 131, 221; H, 77;
an comte' d'Eu, !, 199; à-
' 'Talbot, 230; au connétahle,
28'?. Ne voudrait pas pour nu
royanme Aiire une choie qni fût -
1 d^faonneur, I ,' 224 note; re-
doute lea rivalités et les jalou-
sparn
«îller
I,
' 136. Accusé par-le dncd'Alea-
^fon, de n*iïtre entovré qui. 4b
gCn*^dQ bas éUgj qni^ le gou-
' v«nent, II, 322- S> gard«^' I,
Î3S et n«te.
CtfABLBS V ( Canulkon ) ^ roi de
•_■ SuèJeeBU48.f 1470.-11,369.
Ç|ILB^ptTED«Sïvou,dB»hinedë
^siuce. f IdM.-I. J.32, 437î
- U ; 333 ; rejoint le dau|»hiD ,
T>51<53. . ■ ^ '
CaA^hu ou 4^H^iuiAu [Roimdl,
écuyei^ Commissaire poarUj«d-
' ditioo ^eBUye, I, 333.'
byGoogIc
TABLE ANALYTHJUE.
Chawti (leigiicor de). Voj. Bavf-
(^ABHi (Huine, bttarde de Boor-
gpgne, dame de), fille dn duc
Phdippe et de Jeanne de Pmie,
m. p. c. du 30 wptenibre 1448.
IVay.pourdonièellefalu, Lab.,
, 3M, 61, 79, 98.) — Auiite
i U fête do fkiMD, li, 140.
Chasoiau (comte de). Voy. Botn-
Cb*bol\ii (Catherine de France,
comtene de), deuxième fiUe de
Charle» VII. f 14M.— Son ma-
riage, I, 43 flof« 3; U, 413;
meurt 1 BmxeUn, I, 110; U,
371 ; enterrëe  SalDte-Gndalle,
I, 110; regreli ca.a»é» par u
perte, 1 10, 1 11 ; son Ige au mo-
ment de la mort, tll note I.
CbjUoi.ui (liabelle de Bonrbon,
comtmMde). t 1465. [VoT- Du
Ci-MOQ, 280-81.] — Figure
dam la fête du faiian, II, 140,
236; dinuie le prix au comte de
CharoUis, 337 ; «on mariage «Tec
le comte, dont eUe était comine
germaine : projeté, 24S ; trait^,
264; accompli, 270. Citée, II,
■ 315, 331 note.
CaiXTiKB (Guillaume), éytqpe de
Paris (1447). + 1472. -Ara-
bauadeur à Hantoue, n, 3^ ;
figure aux obateues de Char-
le» VII, 438.
Charlni, I, 185; Charles VU 1
— , I, 196; bailli de —, voy.
FLEtnuaiTT.
Chabtbbs (éréque de). Voy. Ii-
Cit*BTKi« (Reenault de)* archc'
T*quo de Beims, chancelier de
France. — Euvoyé au doc de
Bonrgognt, I, 'l'i note. .
Chabteecse (ûrGadifer), selniear
de Genisiac, mair* de Bordeaux
de 14334 1451 1,323,339;
GOmmiMaire pour la reddition
de Blaye, I, 332 ; et ponr cAle
deBordeatix.II, 29.
Cbas, machines de ruerte, I, 308-
Chassa (Jean de), (Tit Beneton ou
Benetru , cheiali
échanson, écuyer traôchant, et
enfin chambellan du duc de
Boargogne; re^nt en 1439 la
chttelleniede Monuet, et en 1 451
4ui donna en 1477 la terre et
seigneurie de Vinaige eo Htcon-
nais; le comte dnSliuiie lui légna
par son testament, en date du
10 décembre I48I, une somne
de 1000 écus : il était alon son
chambellan. U fut blessé eu 1452
àNnele. [La Baku, 239,-^31;
Coll. de Bourg., 100, 235,
910; D. ViiijiT.,S«,30; La
Mabcbb, 458; Wavbin, m,
50, 51 notes (curieux détails):
Chasieu., , 483-84 (iiid.).]
Figure daus la joute de
Lille, II, 130 ; son vtru à lafMe
du faiun, 213. G.\é,tZl mile S.
Chastsaubbiib (leignenr de). Voy.
Gaucoubt.
CHA«TKAtJFOBT{Jeaii de). Prononce
l'onisoD ftanibre dn roi, n, '
4*7.
Ca^tTZL [Henri du), chevalier, sei-
gneur de Me«le et de la Roche-
dronion, chambellan du duc de
Bretagne. \Cab. dei t.. De Cha»-
t£l; Ai.».. VDI, 363; D. Vn.-
i.ev., 27, 82 t".] — Tué dAant
Fongères, I, 304.
Chastel {Jeau du), ou de Caitro,
archevêque de Vienne , du 23
janvier 1452 au 30 novembre
1453. — I, 431.
Chastsi. (Tean du}. Le 4 novembre
1445, Jean du Chastel, ' cheva-
lier, reconnaît avoir re^ipOl. t.
à liû ordonnées par les états
du bas pays d'Auvogne, pour
avoir fait A'acner les gens d'ar-
mes qui occupaient ce psys.
[Coi. des (., Do Chastel.] —
i, 241.'
Chaste].. (Tanguy du), cheralier,
ncomw de la BetUiôv, premier
écayer de corps- et gnnd maî-
tre de l'éctuie du r^i en 1454.
byGoogIc
TABLE AHALTTIQUE.
b91
f 1471. [Aj»., vm, W«;
r. «t., ÏJ{0,3569«71.]
Figare aux obtèqnM du roi, II,
kSk, 438.
Cbmtblbb (Jcin du), cheralier,
•ciganiT de MouUuii, tué i
Hootlbéry. [GéaéaJ. dt la m, du
Chvieltr, 1777, in-i-, p. 20,
du» D. Gsuf., 149.] — Son
mu à U Me du fakui, U, 103.
Chaiteller. II, 310.
Chaituxeb (Simon, leigiirardu),
chevalière GaTre (l'ISS), échu-
lOD, conseilier et mltlr« d'bAlel
du duc 4^ Bourgogne ; par 1, du
SI mm 1436, le duc ordoDue
de lui pajer 60 1. pour lei fraii
qu'il m m i Nipporter le» unit et
■ jour det Boii qaand il fut rai
de la lalle cd l'hOtel du duc, i
Mon»; il doDne le 3 a-nil 1453
onittance de lea gage* tu ^rrioe
du doc. [LiB., II, 211; Dn
Ci^MCQ, 70; D. VniBY., 27,
93 T»! Chroit. de Lalaui, 711-
12; BuTusi, Trophéti du Bra-
itffir, II, 43.] Soa..»uiU
Hte du bâton, U, 197.
CunxiajM^ (la dame dn), femme
cU Kaon ; elle était dame de
Uarie de fiour^ogne eu 1476.
S|CT«EH«, U, 44,] — Figure
nilafétedu faiian, II, 236. .
tiégé, ibid.i pris, 2^1.
CMmuMuf-en-Timéraii. 1, 196.
Cbaockb (Alice). Voy. StJwrtnx.
Cluréourg. I, 277, 315, 316. A«-
ûfgé et pris, 317; prépaiatifi
pour le (lége ^e — , 316 non.
CuKsBB (Jean do), député de Gand,
U, 94.
Chbtaiaht [Loq», «eignenr du)
IpitevaUi], écfaauoQ du duc de
Boorcogne; marié k Catherine
de Tblern. [As»., Vlll, 155.]
— Figorc dan* la fête dnfaluD,
U, li9; »n »»u, 213.
duvAi-LrEB (ÉtieniiG) , tdgneur dei
Prune», du Vigilaa, de Grigi^
et dt) PletwlftComte ; «ecr^ire
do roi ; naître de m cbamlire
aux déniera en 1434; couKiUer
maître de* compte* le 15 aoât
1449 ; tréM>Her de France le 30
man 1452. f 1474. [GonanoT,
hiHorieni de Chariea VII, 881
et luiv. ; Compte de Kobin De-
nuot, S. fr. 1144, 38.]
AmbaaMdeur en Angletnre, I,
113 n.
160 ot
Cbktbot (Jean), éréque d* T^-
nay (1437-1460), et de iTul
(1460). f 33 ieptembre 1460.
S Du CI.BBCQ, 151; Lii Baub,
I, 1S7; Toy. Hoana., i la
Iibie.] — U, 104.
Chihcubyiixe (BuchiOàit), chera-
lier de Naple«, meurt dan* le
tremblement de terre, II, 847.
dùnoH. I, 163, 169.
Cuhewuj. ( Tbomai ] , écurer ,
lieutenant i Contance* de Jean,
aeigneor d'Arcj (1438); lieute-
nant i Gavray, de Gnillaume
de Beanchamp et de Jean Hamp-
ton ; donne quittance de ta ga-
ge* le 7a»rill438.[r.*e., IBS,
3779;Arch. K 68, 183.]
NoiDiné capitaine de Valogue*,
I. 378; rend cette place, 292.
CHBicmaa I, roi de Danemark,
né en 1435, roi en 1448, f
1481. — n, 369; >on aUianoe
avec Charle* VII, 403.
ChhiïtovhbIII, roi de Danemark.
-|- 1448. — Son alliance projetée
avec la France, II, 402.
Cicon (Guillaume, *eignenr de),
de Montgenelle et de Demaio-
gerille, chevalier i Liégg en
146B ; premier écnyrr d'écorie
du comte de Cliarolai* ; parait
en 1483 avec ■& femme, Cathe-
rine d'Harauconrt (laquelle Aait
Tenre de Jean, bâtard de Vei^
et mourut en 1489). [D. Vil-
«T, Î9, 90 ï»; A»»., VUI. 35;
Cmamit,Ul, 249 ; Duaon, 99.]
I, 105 loi' ^i son vmi i
la fête du faisan n, 108.
CL*B»irtT (Fenjj^Tué i Part-An-
(Fenr),'
I, ISÏ.
byGoogIc
49Î
TABLE AHALÏTIQUE.
CiAnUfO (Thomas, duc d«], s^
cond fik d'Henri IV, f U21.
— I, 83.
Cutnm (MiniJ. II, 206.
Çleppi. Le roi et le duc de Savoie
y ont one entrenu, I, 411, et j-
concluent an traité, 4l2; h roi
y monrne , (i3Q , 442. Cité ,
413.
Clerc (jenue) d'Eipagne, qni vient
tga Hlance, et y remplil tout le
inonde d'étonnenieiit par sa
tc^ence merveiUeuie , I, B9 et
lientenant de 100 hommes (Tar-
iBcs et 200 archert logé) en Poi-
tou BOUS le sénfchal de Poitou
(1448-49); conseiller' dn roi et
son balUi de Caen (l'4S0)i bailli
de Caax, capitaine de Monti-
viUiers, ayant la cliai^ de 100
lances fonmies soui le comte de
Danois, logées au pays de Caux
(1457 et luiT.); marié à Louise
de Salini. Vivait encore en 1483.
fr. te., IttS, 3835-41; ISS,
,3893 (sign. orig, et icean);
Giie»., 871*, 71, 77; D. Vu.-
JM1., S8, 126; SravEirsoH, I,
355-56 ; BBani, Ii33, TS; C^n-
TiMB, n, 180J Prend part
i la prise de Pont de l'Arche, T,'
169 et suif.; et k celle de Ver-
neuil, 189.
Clbbhobt (comle de}. Voyt Bon*-
CLspMonr (Jeasne de France, con-
tw»e de), m. p. c. du 11 mars
1447, + -1482. —1,234 noie-l;
n, 315. Chargée d'aller deman-
mariage dlsafaelle de Bonrboni
, U>ft4. -
Ci^oB.ou CuiBon (Adriea Je).
■ CVoy. DuMc»,- 2flq. - U, 91
Cliiiet Mndjé'de), en amies, 1, lOQ
. «ituv.
Clèvbs {AdoliAe.'dac dc).f 19on
'24 septembre 1448. — 1,45; en
' lutlc avec l'archeTique de Co-
logne, 99; ftw ggé, ne peut
payer de sa persODDe. 100; hit
demander au duc deBoorgogne
MUf aiiistance contta. les attiés
dont l'archcTéque aTj(it reçu le
secours, 103.
Cc^TBa [Adolphe de) , seigneur de
Rtftansteb. f 1493 11,107,
140, 319, 337 note 3. Accom-
pagne ta duchesae de Boargogne
1 Chllons, I, 45; sumonim^
le Chnalier au cfgne, flS, 124 ;
enlrcpTcneur àa toucnoi donné
k ta fête du faisan, 119; Mm
connue, 125, 126; fîgUK dans
la fête, 141, 236; son vo^, I»;
joute à Lille, 271.
,CUvu(Jeaii I», d«cde)en 1445, '
né lfcl9 -}■ 1481. [Voy. thoa.
■ de LalaiH, 611'lf ] — D^
l'archeTéque de Col^ignc ,, en
lutte avec le duc son père,,l, .
lOOi Tient rejoindre sop père
avec dn aeigneuc^de l'hôiel :de
Boui^ogne et dpsgentilshoniiaes
de Picardie, iiiit.; entre en cam-
pagne, 100, a^et; avantage, IV;
son éloge, iiid.f asù£gé dans
*Zons par le duc de Saxe, 103;
démarches qs'îl.ihit, de cqnoert
(Tec soîi p^,.pr6i du, duc de
Bourgogne, HiH. ; sa liaison aiec '
■^e Comte de Sain^-Po), envoyé
a 4lki secuuTS , iiu!. i élevé par
le eue de. Bourgogne, 104;
donne un' hanfuet à Litlc , II ,
^ frère, le CWafcrJ
>, 126;
>, UO,
256; son roru, 165;" ratourùe.
dans son dncbéf 245 ;' fiancé i _
•Éliaahoih de Bourgogne, -279';
son mariage, 289 ; envoyé *)
ambassade .î ^Alaotoue ,, 377;
reçu avec emprcaenent par le
duc de Milan,. 37^; booDeurs
qui 4ui sont rendus, 979{ Mte«
qu'on lui ^onne^ 379 et suiv.;
arrive à Mantt>«e, 387 ; bViUante
byGoogIc
l^BLE ANALYTIQUE.
idwption qu'il t^it, 387 et
SUIT. ; présenté au p*pe,~ 389 ;
nad vjiite -è la tamnjaite d«
Uwnoaf, 391.Ciif, U, 269.
Cl±vu (Isibeile ou Élisabelb de -
Boulogne , dacheise de) , Bile
da comte d'Ëtampei', marifftje
22aTrUl455,'i-l483. -Figure
dans la f^teda faisau, TI, 140,
t3S; doDiM 1q prix au comte
de Ch^Uii , 337 ; fiaocc^ au
dm de Clèvft, 279, dont eS«
^tah fillelfle, ihid.; toa mariagi^,
■M* Cité#, 2111.
CLàvKB (Marie de Bourgog^te, ^u- '
Aewede), 1.45 nous 4 el 6.
Cuins ((jlbeniie de). Voy. Gosl-
DRM. — (Hélène de). Voy.
, Bhdbiitnk. — (Marie-de/. Voy.
>Clif on Cli«lh (U seigaeur de) ' Ua
ib>beri(rl}rfétiH,ealiiltO,ieujer
de la 'garDuon de Rouen : cm a
sa sigottnre originale nu Cab.
■lUtl., CuM. Par l; du )9 lefir
lembre 1447, Henri Vf accorde
il Ao^ff CRfftiHt un d^lai poDr
fonmir k dédombremeat de U
iMgDeaiîc d* la Champaigne
(Cab. Jni.fCtimOM). Il y avak
. anui i la oiëine époque un sir
<?tfi'juui C&fton t UD sir John
en,
■liflon V
Thon
hié
i. Je a'ai pu éubllr l'idi
tilé' de ce personnage. • £n-
voy< aa-ievihil de Marguerilfe
d'Anjou, I,8ff, 88.
Cliip (Jcau àp la) , scigueur"de
GoniBlnes , cbenlîer , rouseiller
ft clAmb«Uan du àuH de Bout-
'Bogn« ; releva le 4 (mier 1444
Itseigiieurii- ée UNcurtiHe,t«BW
duehdtaUideBapiiDaiei; commis
«■ 1454 * la tutdie de Philippi'
de Commines; oapiuinede Neuf-
pOrten 1470. DX ViMiT.,30.
45i'"-47; ArcC, 80. 38,87;
gJî'He'l, iT.v", 202.] I,
378 aoit, 400 ; ton vau k ^ fêle
du faÎMD, n, 18T.
ÙLjiat (Penr de),dafeteai en 16i#
et tVd^cAt) cMKiller dmdnc
' (1474); cardinal du litre <
Sainl-Vilal (1480); chancdieT
de l'ordre de la Toison d'or le
15 «epiembre 1473, f ^^3.
Mlle Duponr a publié une lettre^
de lai dans ion Commynet. |Lt
HuM,U, 191, 195, 266, 369;
CoU. d* Bovg., S3, 44; 34, Ut
. mot CLimy; 39, 139 , 4^0 et
tfûi. ; fiéaial. lie CUaiy, Dijon,
1737, ÎD-4', p. 39;MoBÉBi,an
mot Ch-aawi ; CownnrEs, in,
275-77.] Figure dans Faoï-
basrade deMantoue, II, 382.
Clukt (Jean de)^ chevalier, »ei-
gnenr 4e Sauvignes et de Moo-
ihelon, conseiller et maître des ,
requêtes ordinaires de l'hAtel dil
, due de Bourgogne; lieutenant
Sénéral du bailli d'Autun et
loncenii. -I* avant 1463. [La
' Babrk, n, 189, 195, 282, et au-
tres sources.! Ambassadeur
eu France, 11, 335 nat» 2 ; porte
la parole, 337 no(el.
etuitt. U, 2Sâ-
ConlTX (Alsin de), évéqne d'Avi- ■
gDOD (1440-74); d'Uzè* (1442-
4S); de Nlmei (145S-6l)-„4e
Bol (1486-74); cardinal du ti-
tK de Sainie-Prajiide (1449). +
1474. — U, 338.
CoiniT (Ghriaiopbe de). I, 415.
CoériTX (Olirier de), seigneur de
Tailleborirg, cbeTidier,coa>eiUèr.
et fbambellaB i^ roi, sénédfal
. de GuyAue. — Prend urt à
la eanIpMne de Normandie I,
201, 203; 28&, 392; «ïnéchal
de Gi^enne, 208-; cheialier à
Ponaigny, 286; fait prhouniei
,k Bordeaux, D, 29 et noie 4.
Coirtvï (Prégent, seigneur Ae\^
de ^aiz, de Taillebourg et, d^'
lie^arae, charalier, eomeiller et
chaiob^aa du roi, amiral de
■n?ance en 1439.— Éloigné
île la cdnr en 1443, I, 69 Kott;
chargé par leMi en 1 M6 d'arrAer
byGoogIc
494
Gilles de Brel^ne,97;
tleor CD Breugoe, IGO notât
6 rend part k la campagne de
ormuidie, 174, 200 i l'empare
de RegDevdle, 201; 4" Poori-
d'OuTB, 202 ; de Valoga», 203;
commande l'avant- garde du
comle de Clermont, 282 ; auiége
Valognes, 292 ; lue devant Chei^
■ bourg, 317.
CoEUB ( GeofTrov ) ■ ^lianson de
LodiXI. II.'281.
Comm (Jacqn««)j conieîlter et ar-
gentier dn roi. -f- 25 novembre
U56. — I, 123 >«>/> 1 ; figon i
l'entra de Rouen, 236; «on
commerce, 11,380; ta fortnne
prodîgieoie, 2S1 ; prête de l'ar-
gent au roi, 281, 286 et noie;
fait la fortuite de lei enfanta,
281 ; envié de pluùetin, 982 ;
Atant prèi du roi, ibid.; acciua-
tions portées contre lui, 382 et
SUIT.; arrêté, 384; répond am
•ccnsationi formulées, 38â et
Bdiv.; son procès l'instmit, 288;
son bAtel à Bourges, it'ùl.: sa
condamnation, ibid.i déchargé
de l'accusation d'avoir empoi-
sonné Agnia Sorel, 289.
ConiB (Jean), archevêque de
Bourgcsenl41i7. + 1483. — n,
381.
GjKira (Nicolas), évêque de Luçon
en 1441. f 1451. — II, 281
note 2.
Cognac, pris, I, 168.
ConWBKU. VOV. PoBTuaAL.
CtfTMBaaa [Isalielle d'Aragon , dn-
ehesaede), U, 107 n«f<.
CovBsaza [Une},cIieTalter,EDva]ré
an-devant de Marguerite d'An-
jou, I, 8B.
CoLUB(n.ABBÀ. VOV. UàlSAS.
CoLIATBJUUIDS. Voj. ObKBAH-
ToHEUBI.
CoLOGHB (archevêque de). Voy,
MBiraf.
CoMBoBii (Pierre de), év^ue de
'Chartres (1442-43); d'Évr^u
(1443-63). — 1,843 M/e,
Coitimeroe, Raprcnd son essor
TABLE ANALÏTIQWE.
après U trêve conclue en 1444,1,
5, 6, et surtout après la réforme
des gensde guerre, 59, flO; — en
Orient favorisé, >nr la demande
tle Charles VU, par le iuIibii de
Babjlone, 123.
Conxaci (seigneur de). Voj. Sab-
CoiiMUBS (seigneur de). Voj,
CLin (!■)■
CoMMms (Jeanne d'Estoutevtlle ,
dame de). Figure dans la fêle
du faisan.- Il, 336.
CoKMWAU (comte de). Vor. Foix.
Compagnies (les grtindet). 1, 53.
Carap'iignt. Ordonnances publiée*
k —, II, 334.
CoMm (Jean), aogustin (appelé
Comirn dans un rAle, Gaich.,
BSIr). Reçoit une gratifioation
de Chariet VU, I, 330 note.
Coachii, pris par Floquet, I, 169-
Conitance, II, 247, 393; fête le
duc de Bourgogne, 246.
CoRSTAirriB ffiXÉoujQvn XII, em-
pereur d'Oriem (1448-1453).
Conseille anx habitants de Péra
de se soumettre i Mahomet H,
II, 53; abandonne secrètement
Constantinople , 53; demande
du secours aux prince* chré-
tieni, 53-54; mais en vain, S4;
sa fille noiée et mise è mort,
56; son frère fait prisonnier,
iHJ. Cité, 225.
(\a>tanl\n^e.\, l39; U, SI, 163,
192, 225, 266; assiégée par Ma-
homet 11,52 ettuiv.; prise, 55;
les chrétiens de — se répan-
dent en Europe , 57 nett.
ComTAHTmoFLB (empereon de}.
Voy. Jbah Paléologdb, Cob-
Mairm PaLÉOLOauB.
CoHTAT (Louis de). Vov. Jbdvb
(le).
Cog UîuiUaiime k), lieutenant du
banli de Cotentin, I, 277 isdM. '
CoQTTBL (le capitaine), meurt k
Naples dans la tremblement de
terre, II, 347.
CoQUBL (AUbîoi), conturier de
Toumay. IVe le père d'usé
byGoogIc
TABLE ANALYTIQUE.
set, It, 296; prend la i'raDchise
.i ValencieDDei , itid.; ineDacé
par Jicoliu PloaTier, 298; >e
plaint anx magiitrau, ibiJ.; re-
ItTc le gage de Plouvier, 300,
combat aieclui.SOd; étranglé,
305.
CoQuisni (Hue). Vov. Cobemti.
C^uiNicr, fou du duc de Bour-
gogne, II, 327 «Ole.
CoBCiu-is (Guillaume de) [Cor-
CCJ-], icayer tranchant du duc
d« Bourgogne. [La Bakib, II,
232.1 — 1, 16 nota.
Corde (danse de) i HU» en 1459,
U, 384.
CoKtiu-x (Martin), recerenr de«
aidf g ordinaires du comté d'Ar-
3noy en 1432 pourla dacheaie
e Bourgogne. [DdCixiicq, 11i7,
166, 281; LiB., ÏI, 209; La
Barbb, II, 200.] Accu«* de
Tauderie, 11, 4l8; s'enfuit à
Rome , iiid.; rvrient à Attbs ,
421 ■
CoBiTSir (Gnillaume), écuyer, pa-
'istt dès 1430 dans lei guerres
des Anglais;capitaine de Niivre
en 1434, de Gonrua; dès 1439,
de Gerbera; en U40-, et de Gi-
tan en 1443. [Mohstr., IV,
39», 424; V, 15, 114; Gbdbc.,
202ir.w.,18e,'4065-71jArch,,
K 66, l*, 1»'; FoRTABim,
I17-U8; Braitbbp.] Ca-
^Uiue de Goumay, I, 194;
traite btcc Geor^ei de la Croix
de la reddition de celte «lace,
iiid.
Cotintia. I, 203. 279. Bailli de —,
I, 277 aoie.
CDtJKCBu.BS (GuiUa un e de), éauyer,
preaiier valet de cbambre du
roi 1 maître àt» eaux et forêts
en Languedoc; refuF du roi en
1447 un don de 10001. t. cpour
a'habiUer et estre plus hoonc*-
tement ai* sei-rice du roy. •
[CoJ. (/Mr.,CMCSLL>S;GAIOjr.,
»&8',2.] 1,241.
ConscBLLEa (Philippe de), seigneur
de fioiuselange et âe PouUant,
chevalier ; conseiller et chambel-
lan du duc de Bourgogne; bailli
de Dijon, f 1464. [L* Babbb,
11, 184, 219, 31, 38, 32, 60,
71, 81; CHA»rBu..,321.!
I, 16 note.
CouHCELLEj (Pierre, seigneur de),
de Sainl-Liébaut et de Halain-
court, chevalier, fils de Jean de
CoiirceLes et de Marguerite de
Fontenay, m. p. c. du 28 mars
1435 à Prégeme de Metun; pa-
rait en 1452, 53, 57; reçut du
roi en 1461 les terres et seiguen-
ries d'£rvy-le-Chaitel et de
Dampremoye, au bailliage de
TroTes; vivait encore en 1464.
[CoA. des t., CoDBGELLBB, He-
Lirat;D.Viu.Bv.,5ï,17 vM9.]
Ménage la reddition de Gi-
»or), I, 210.
CoiimcKij.KB (Thomas de), docteur
en théologie, chaDoine d'A-
miens, de LaOD et de Thé-
rouanne; profesieur de l'Uni-
versité de Paris; pénitencier de
Notre-Dame eu 1451 ; doyen en
' 1458. ■]■ 1469. — Ambassadeur
à Mantoue, II, 393.
CouBBiuxin (Guillaume de), che-
valier, seigneur de MoBllean et
de Tillay. Paraît en 1444 au
service de a
seiller et chai
phin; bnDi i
c^itaine et c
Symphoiien <
24 mai 1453 ;
Lonis Tl pai
1463 ; capita
Chartres par 1. dn 4 décembre
1W8; vivait encore en 1477. [T.
«., 148, 783; IKB, 4073-75
(sign . orig . et sceanx ) j D, Vuigv. ,
32, 21-22; Ms.- fr. e$39, 81 ;
Ms. lv-SI8Bir, 139;Rés.Saiui-
Germain, 143, 130; Ans., IV,
563.1 -
daupbin,!, 4S6'
Comison. Voy, Cirumi.
byGoogIc
TAJBLE AHAtTTIQUE.
156 •
r, 161 fl
CoDsraoT (Guillaume), uigneiir de
MoDlKuil, chertdier, conseiller
M maître des requilet de l'bAlel
da rai; préaident du coiueil
Delphiù); baîtli de Ronen en
1M9; dtambetlaD d« LomiXI;
Saraît encore le 6 août \kSk
ans un ptocèi avec Antoine ds
BeauveaOfteigneDrde Preuigny .
[VAiiKT o» V. , Aoriw jur Cw<-
liaoïi Arcb., X, 8506, 4t)^ y«;
■ -voy, D, GarnsH, AU, 78^ et
86 »•.] I, 193 non 1, 19Ï
■DM 1. AmliMMdeur en Angle-
terre,!, 112 /tou.llQ note, 130
nof«,- emploj'i dans lei nésacU-
- tîon* ponr ta reddilion du Mans,
130 note; poar la rupture de la
trêve, 133 "oit 3, 155 et aota,
tt, IGl notti cheraliefà
de Rouen, 332;
vam da mi i «on entrée dani
Rouen, itid.f son costume, 236.
Cous^Ain (Jean), chevalier, sei-
gneur de N«villj, valet de
chambre du doc d* BaOrgogna
et premier tommelier de corps,
ptû* capitaine de Vinoenaes sous
Louis XI [U août U6I); déca-
pité le 25 juillet ik%2 k Rupel'
U,224-_ , _ . ,_
S17;Sauvai,,III,366;
Di.L., IV, 47 M suîv., 239;
Chroif. danf GoDKmok, 357.]
11,336 no(« 11; «a femne,
Toy. MiiCHBFoaio.
Commets. Assiégée,'!, 200; aon-
miH, ih'td.; le duc de fireiagnP y
séjonnte, 203. Citw, 390, 399.
CaoïOtcf» (évé^e^e), Voj. Cas-
V«I.IOirE.
CouvBXH (CeoiTroy de), ieigneut
de la Moraudaye, cbava^i, at-
taché i la përionoe du cani>6-
Ukble ; rheràlier i Hontereau en
1U7 ; cnnseiUcr et chambellan
daroi; capitaine ajant la charge
de 40 lances fbfimies, logées «p
Normandie [lIiSS]; capitaine de
Contances ; conscÛler et cbaïa-
bcUan du roi sous Lonit XI et
capitaine de 100 lances foutnies
fle rordonnancc dn roi (1478);
il fut envoyé en 1412 au seconrt
de Beaunis. [Grcsl, 211; D.
LoBUŒAr, I, 606, 10, 18, 30,
89; Cch. dei t., Convua; Mo-
BEio, aSB, 156.] Preoa
part i la campagne de Nonnan-
die, I, 173, SOO, 2ûl, Î03, 375,_
292; aqiiiaiDe de Coutance*,'
1, 277n
loifa
anglais A Cher-
bourg, 277 no/*.
CoTTVBEm, (Simon le), prieur de*
Célestins d'Avignon. Envoyé
par le dauphin au roi. II, 338.
CkadV (Jaeqnei de), fils de Jac-
Kes, seigneur de Dooimart en
Athieu e( d« Clacy , et de
Bonne da Focwux -(fetfael. re-
leva m- 1430 le qumt d'an
fief Ibnu du chitean d'Aubigoy,
et moumten UaS.jfD.VnlV-,
se, 711. — ^ Chevalier à Pont-
AndMaer, 1,192. ■
CaBnnrcm (JÔsse de], cheralia-.
Son vau A la file du faisan. H,
203.
C«iQ>jT (Jean, leinieur dej et d»
Sanaplet/chevalitr, conwil^et
chambellim du due de BodS
SDgne ; cheralifr de la Toimn-
d'«r ; chevalier d'hvcuicur de la
duAMse <k BMrgi^e; re^ut
|kr 1. dn 8 iùvier 147() n»e
pension de 8ui)~livres; il était '
inott>n 1473. ( Très^ionoMbl«
chinaUtf , niHuit en armes -M
"grand voyageur, x [II4A HiMU^
376. 439, 444j Ans., Vl,7ti2;
La Mou., 101 ; D. Vux^v., 3S,
84-85.}^ — -I,46,49airf«,353;
11; 81 ; figure daaa la. ftte dn
faisan, 159, 32$; ^n va», 174.
CaBSPm (Jean), 'baron du Bec-
Crespin , •eigoent' de Ibany,
bjGoogIc
TABLE ANALYTIQUE.
497
d'Anvricher et de Plaui«i, nu-
r^hal hérédîtal de Namuadie,
maître enqncMeur des eaux et
forêts dan» le duché de Nor>
■nandie et le pa^ de Picardie ;
il était mort le 25 janTier U54.
[Cai. dut., Caama (sign. orig.
et tceanx); Airs., VI, 835.]
Eoire dans Poiii~de-l'Arcfae, 1,
16G; commande la compagnie
de Floqnet, 220, 321 ; combat i
Formigny, S83.
CbItxckkub (Antoine , seigneur de ],
de Tbieimes, de Colpiuie et de
Thors , capitaine et cbitelain
d'Aire en remplacement de ton
père Jacqaet, mort le 10 lep-
tcmlire 1 439; eonsetUer et obam-
bellao da duc de Bonrgogne;
bailli d'Amieni pour le dac ;
reçat de lui, par 1. du 21 jaa-
TÎer 1 1|63 , u leignenrie de
IVicot i oontdller et chambellan
du roi et wn bailli d'Amiens en
1467 ; cheralier de l'ordre de
Saint-Bficbel; en 1475, le roi
conGsque sel terre* et les donne
t Qande Aaonlet, Mignenr de
Honlini; en 1477, U lui donne
diTeraea terres en Artois; séné-
clud d'Artois en 1477, grand
lonretier de Fiance, conseiUer
et chambellan de Qiarles Vin,
il viTait enoore en 1490, et était
m«rt en 1493. \Cah. àet t.,
CUfsccsm (tignal. origin. et
icean); D. Vilut., 33, 99 et
MUT.; Du Cleecq, 131 ; Aai.,
Vm, 723.1 — J. laflî "*«>-
valier à Font-Audemer , 193;
Èrend part à la guerre de Gand,
[, 81 ; son KEu 1 la Eéte du U-
*ai>,184.
CraaiU. Il, 365.
Croix Jt VtTgion (la). Rencontre
les Anglais , I ,
376.
Crmt ptierint (la),
347 et BoM 3, 351 et
Croix ronce , marque
— blanche, qui apparaît dan* le
ciel il Bayonne 366-67.
Caoïi (Getvges de la) , seigneur de
Blainsel, clieialier; paraît comme
écujer en 1417 sous les ordres
du seigneur de SalanoTC ; che-
valier à Dieppe en 1443; releta
le 32 décembre 1451, comme
héritier de ta. mère, la terre de
Blainset, tenue en pairie du cbl-
teau d'Hesdin; il était mort en
1453. [HUe Dupont, dan* Wi-
Tuni, i, 333(u>M9;D. ViLLiT.,
33, 109 to; HojisTa., iU table.]
I, 17, 189; traite avec
Guillaume Corwen de la reddi-
tion de Gotu-na}', 194.
Csox (Antoine, seigneur de) ,
comte de Porcien , chevalier,
conaeUler et premier chambellan
du duo de Bourgogae, ohera-
lier de la Toison d'or, capitaine
et gouverneur du comté de Na-
mur, gouverneur et CB[»taine
génial du duché de Luxem-
bourg, capitaine d'Ath et de
SÙDte-Menehonld, grand maître
de l'b&te] du duc de Boui^ogoe
en 1 45 1 , grand maître de France
en 1463. \ 147S. [Voy. Aki..
V, 637, 38 et 45; BiMttin de la
compdaion d'hiilolre d* Bilgiqnt,
XIll, 113 et snir.; D. Villev.,
33, 119 et suiv. ; Cuâstxu..,
, 370-72, etc.] I, 73 «ot, 3,
380; II, 197, 205, 216, 339
ntut 3. Assemble des gens de
Eerre pour combattre Evrard
U Ifark, I, 76; s'empare de
Lompret, 77; assiste t la fête de
bi Toison d'or, 348, 353 ; dé-
testé des Gantois, 373 ; assemble
des gens de guerre pour répri-
mer la révolte dn Luxembourg,
II, 44; reconqniert ce pays, 44
et suiv.; prend part A la euerre
de Gand, 81 ; son twu A U fête
du faisan, 171 ; en faveur au-
près du due, 306; cherche à
conclure le mjuriage de sou fils
avec le fille du comte de Saint-
Pol, 306 CI suiv.; moyeu qu'il
32
byGoogIc
b98
TABLE ANALYTIQUE.
«nploie, 307 i parricot k Mn
dFMcia, 308 ; tcdI foire céi£br«r
le nuria{e,UiJ., t^tù Mt accom-
pli malgré roppoMti on du comte,
310; charge d'une miuiampour
le roi, 311 et »niT.
CHazfJeBnde),*eigaeiirdeChiina;
et de Toiir-»w-M«nie, diera-
lier, caoïeiller et chambelUn
du duc de Boivsogne, chera-
lier de laToucui d'or, capitaine
général et grand bailli de Haî-
nanl en Ik^lt, comte de Cbi-
ma; en U73. [Ueme* «ource*.]
I, 400 i II, 107. Auemble
det geni de BDeire pour com-
battre ËTTard de la Mark, 1,
76; s'empare de Lompret, 77;
aultte i la fête de la Toiton
d'or , 348 , 352 - 53 ; auemble
dei geni de guerre pour com-
battra les Gantoij, 389; com-
mande l'avant-garde du duc arec
le comte de Saint-Pol, II, 3;
empêche le* Gantois d'aaiiéger
Lesiines, 7, et les défait, ibui,;
reprend Grammont, 8; amba*-
Mileur du duo de Bon^ogne,
II, g aott, 335 M loiT., 377,
395 et iniT.; prend part i la
guerre dti Lnxembooif, 44; 1
celle de Gand, 81 ; «ou tau i, la
«te du foiian, 173; tifajé à
Mantoue, 377 et luiT.
Cbox {Philippe de), Ulialn^d'AQ-
tiHue, i 1511. — Son mariage
avec Jacqueline de Loxcm-
bourg, 11,306-10.
Chox ( Marguerite de Lorraine ,
dame de) . Él^e aa future
belle-fille de LuxemLoure, II,
308.
CiBOT (Jacqueline de). Voy. Ru-
Cauermuiemierq. Voy. Belgradt.
CtnATT (Charles, leigneur de),
cbevatter, grand maître de l'hA-
lel du roi de l4li9iL mai 1451.
fjuin 1460. — I, 56naf<3, 161
irate.Fail partie de l'armée d'Al-
lemagne, I, 10 1 ambaisadeiir de
Charlei VU, 155 ; nrend paît i
la campagne de NormaiMiie ,
IS8, 312, 315; figure à l'ean^
de Aouen, 240.
CnLàar (Philippe de), leigneur de
Jalt^oei , cucTalier , •énéduil
de Limousin U 25 juin 1439,
maréchal de France i Pontoiae
en 1441, -[■ 1454. [Cab. dti t.,
Cnujre; T. te., 187, 4235-
49; Abs., VII, 77.] Fait
partie de l'armée d'AUema-
r, I, 10-11; prend part à
campagne de Normandie,
191, 198, 310,315.
Coatra (Richard), toayw, lieute-
nant i Honen pour le comte de
Wanrick, capitaine dudit lieu
(1439-39); commit pour rece-
voir le* montres de 40 hommea
d'armes et les archers de la gar-
nison ~de Harcourt sons Hathew
Gongh (1431);c«pitaioede Gail-
lard (1438); écuyer d'écurie du
roi [1438]; t partit le i<r jour de
septembre 1439, sur le comman-
dement de noa seigneurs du
grant conseil, pour aller jusque*
ï Honnefleu pour prendre garde
SUT le passage de la mer audit
lien que nulles gens de guerre
passassent la mer d'aller eu An-
gleterre aTec le corps de Mgr
le comte de WarrewiL, cni
Dieu pardoint , que tant seu-
lement cenlx qui furent ap-
pointé* et ordonnés, et retourna
le X* jour dudit moi* ; i lieute-
nant ï Regnerille (1444); capi-
taine deIIonaeor(1446). [T.tc,,
141, 2751; 187, 4359-4365:
186, 6965; Arob., K 64 ,
33"; BuLUBsF.] Reftise
d'abandonner Honfleur, dont il
était capiiûnc, I, 228.
Cus« (Nicolas de), orcbidiacre de
Liège, cardinal du titre de Saint-
Pierre-ès-Lieni (1448), évéque
de Brixen,-]- 1464.— II, 255,
371.
CtrsAiicE (Ferry de). II, 91
byGoogIc
TABLE ANALYTIQUE.
49»
JiuiBi (Rannlpbe, lord). [Voj.
BuiH, t la table, «t Wtvux,
itid.] — Otage pour 1> r«d-
diiîoD de Honen, I, 236 note.
DuiT (Jacob), bonaetier de Gaad.
Fait priKHinier, I, kb\ ; ans à
mort, Sbid.
DalmalU. II, 365.
Da>oisxl (Jean le], cbevalîer, con-
willer au narlement. Il eut une
fille tuuurelle, nomm^ Benoite,
qui fut légitimée par 1. de sep-
tembre IU9. [Arch., JJ 188,
p. 199.]— U, 432, 438.
DAVDomntT, oevrii de Xaiatrailles.
n «errait dèi 1419 boo* lu oi^
drci de I* Hire et Xainiraillet.
[Voy. MoBarB., UI, 375; IV,
143!] — Employé par Evrard
de la Mark contre le duc de
Bourgogne, I, 75, 77 et •nir,;
capitaine de Rocbrfort, 75; ai-
liégé dani Rocbefort pw la
Li&eoii, 7B; traite avec eux,
Ihid- bUm< de o'aToir pai tenu
parole it Eviard, ib'td.
Hum., meurtrier de Pierre de
Lonvain, 1, 360. Voy. Doqbtb.
Daxekâix (roii de]. Voy. Cuzis-
TfBBB !■■', ChUITOFQS III,
Daauhe (le). II, 335, 366.
Daupkiné. I, 425, 431 et luiT.,
440i U, 336 , 841-4S, 351;
armé par U dâupbin, J, 443 ;
mal adminiitié. II, 339.
DinriT \fe»li), d'abord conieil-
ler du roi René, puia procu-
reur général an parlemëut de
Parii, premier prétident du par-
lemeut de Toalonae, et, aoui
Lonis XI, de celui de> Paria. ■{•
1471. [AM.,vni, 774; Cab.d»
t., DAtlTVT.J Ambanadenr
d« Charles VII, II, 10 ; [lorte la
parole deranl le* Gantoi», 13;
uutmit le procèa de Jacques
Conir, 384 ; propoi qu'on Ini
prèle «or le dnc de Bom^i^ne,
396, 397; i
le duc, 410, 411.
Datio CoHafan , empereur de
Trébizonde. -f- 1463. — n,36S.
Datid (Penot), éc^er, capitaioe
de Laon «n» (Wles VU et
Loni) XI. [G«iM. , 378, 33.]
--11,260, 261.
Dax. I, 416.
Dkbhuaz (fienaud de), bailU de
Sens, tientenant de Brezé. I, 97
no(B3.
Desiarter. Hol qui a le sent de
cuUirer, I, GO.
Datnxaar (Antoine), chevalier à
Formicny, I, 286.
DiDiHB (iitee), religieux oordelier.
Ses prédicatioDi. II, 276-77.
DisraoïTT (Rodolphe de), éréque
d'Uirecht; f 1455. ~ II, 315.
Ditppt. I, 184, 197.
DIEU. Sa miséricorde euvm la
France, I, 59, 60; la colère
éclate dans certain! phénomènes
de la nature, 171 ; sontient tou-
jours le bon droit, 331; II,
274; pourvoit k tom, I, 380.
uf épouse
.tpat, fille
en 1432 one Ade AtDUpat, fille
de Jean de Dieval. [An»., VI,
795.] Ce Pbilippe est pent-étre
le même one Philippe d'Oatrie ,
seigneur de Dietal, qni épousa
' Aune de Haillj, dame de Com-
Wignenl. [Am., VUI, 659;to7.
aussi Du Clbick], 239.]
Cbevalier i Nerele, 1, 423.
DiooTHB (Chretticn de), aeigneiu'
de Thianges et d'Amois, cheva-
lier i Termonde (1453), con-
seiller et chambellan du dnc de
Bourgogne en 1463 ; reçut abo-
lition le 14 novembre 1468 à
Péronne ; vend, le 14 mars
1470, 20 1. l. de rente i Phi-
libert fioutillat;run des témoins
du mariage de Jean de Vignes
et de Jeanne de Beaujeu le 7 no-
vembre 1471. [La Baau, II,
193, 219, 63, 72; Cak. dtt t.,
Dicoinb; Ckran' Je Lalm, 705;
byGooglc
TABLE ANALÏTIQUE.
Figure dans
139, 236; wn rau, iuv-3uu.
DiGom (Érard de), cbnalier,
■eisQcur de Sùut-Sonaj ; Bit*'
cbe d'abord aa comte d'Étam-
pet, puii couieiller et chambel-
IiD du rui i 1000 1. degagM
(U83); niarié à Uaudine de
Mello. [Cab. dtt t., Vhnotrt;
La Habcub, lib'k, U?; M>. fr.
67»? ; D. ViLLET., 38, 7& t».]
Kifure dans U fête de
Uk, II, 129 ; «on «nu, 199.
DtntB [btiUi de].Voy. Conaouxu.
DiuR. I, 279.
Dhqvk (Jaoqon), cheralier. Un
JtoH Duque Tul fait cberalier au
Mcre de Louû XI [Do Clsicq,
I79|. — Chevalier k AudcDardi,
I, 3flS.
DtnnniB (Roland, aeignenr de),
fjKijuaunfj] et de Bavelinghen,
écnjer, conMiller et chambel-
lan do dnc de Bourgogne , qui
lai rendit le 18 man liiS3 la
•eignearie de Bavelinghen [ D.
Vnxn., St(, 67 vB; La Mokl.,
345.] Son t>œu i U Hte du
faiun, n, 316.
Dal. 1, llk, 199.
DoLLAT (baron de). Voy. Sdtomi.
Domfroat. I, 315, 316; II, 323;
prU, I, 317; réuni t la oou-
Tonne, U, 359.
Oordagne (la). I, 335; II, 32.
DouBTE, meurtrier de Pierre de
LouTBÎn, 1,360 itott.
DooALU (Archibald, comte de),
(u£ k Vemeuii. I, I79rd(u3, 5.
DoueiAS (,Henry)de Lochleim, de
U branche de* comtes de Nor-
ton. I, l'A noie 6.
DoueLAi (James), comte d'Aber-
Corn et enauite de Douglas,
deaxiènie fiLi d'Arcliibald. ■{■ 24
nar*lii43. — I, 148 nore 4.
Douci-AS (James), of Heriotmoir,
second Gis du comte James.
JotilE n laquelle il prend part, I,
148 et iniv.; oertiue authentique
la relation de cette joute, 153 nofi.
DouGus [James), Trère de Henrv
DooglBS de Lochleven (el fîU die
Jean Douglas, capitaine du clil-
tcau de LocUleren). Jonte à la-
quelle il prend part, I, 148 et
DouoLÂS (William, comte de), fils
afoé du comte Jamei. -j- 1452.
— Accompagne ion frère et son
parent k la joute de Sterling, I,
150.
DoDOi-AS ( Marguerite d'Ecosse ,
comtesse de), femme d'Archi-
bald. 1,179.
DouGrAS [Marguerite), fille d' Ar-
chibald. \oy. OuHEX.
DoulUtu. II, 63, 63, 115.
DBSux(YTOiu)e de), femme deGuil-
Unme Houei: 1, 195 note.
Dbuqcaib (Jacqnea de). Voj.
Flasdhis.
DauiG (Tbomas) [Oruicf], lance ;■
cbe*al de la compagnie de Ttl-
bot, le 38 octobre 1439. [T.k.,
20a, 8476.] — Prisonnier k
Formignv, 1, 285.
DintBAs (George*) , comte de
March. I, 179 note 4.
DtiiBAB [lady Janet), fille du comte
de March. I, 179 nota 4.
Duttoe. Voj. Danube.
Duhois (comte de). Vor. Oai^iAna.
Dubois (Marie d'Harcoort, com-
tesse de), mariée par contrat du
26 octobre 1439. — Se tient k
nne fenêtre lors de l'entrée de
Charles VII dan* Rouen, I, 230.
DnaroBi (Galhard de), seigneur
de Dunu, cheralier de l'ordre
de la Jarretière. ■[■ 1487. — I,
339, 357 ; n, 29 i sa trahiaon,
U, 39, 75.
E
Eaououbt (Jean, seigneur d'), de
Halenconrt et de Lyooiers, cfae-
Talier, lieutenant géoétvl du sé-
néchal et gouTemeor de Pon-
thieit et juge commis illee pour
le roi et le dnc de Bourgogne
byGoogIc
TABLE ANALYTIQUE.
cdu ]
ineat k D. Grhxiu, 300, 387).
— Fait partie de l'arinée en-
voya m BooT^gne par le doc
en 1Ï44, 1, 17 ; cheralier à An-
denarde, 396.
ieùu. (1-). 1, 183.
Écottmt. Gens rudes et qDui uu-
TUM, I, 178; leurs atases bien
diflérenU de oeox de France,
181,163.
Éeotit. I, 1 W et SUIT., 176 et sniv.,
189, 361, 447.
ËGOWK (Aonebdle d'), fiUe de
Jacques I", accocdie, p. o. dn
Ik décembre 1444, à Louis de
Savoie, comte de Génère, ma-
riée eu 1 458 BU comte de Hun-
S353el
ir de Char-
I, en Angle-
Ecossx (Isabelle d"), docheste de
Bretagne, scenr de ka précédente.
Ven sur la mon de la daiq»faii»e
■a sceur, <[n'on lui attribue, 1,
68 note,
ËcOMB (Jeanne à'), sonr des pré-
cédenle*, mariée au comte d' Au-
rais, et en secondes noces au comte
deHortoau. — Son mariage pro-
jeté iTec an fiU de Somerset, II,
353 ; retonroe en Angleterre,
353 et nctt.
Égosib (Marie d'), fille de Jae-
qnes I". I, 176.
Ëcôssa (roi d*). Voy. jAcgcis II.
— (chancelier d'), I, 180, 181.
— (Éléonore d'). Voy. Airnw-
CHE. — (Mai^oeriie d'), Voj,
DoncLA*.
tdunboarg. ÉgUse des Jacobins
à -, 1, 178.
ÉimdjUD, roi At Portugal de 1433
i 1438, beau-frère Ar Philippe
leBon.— 1,34010(1: 4.
EaiuM (l'abbé d*). I, 385 noit.
ÉLioBoaa □■ PoBTuoiU., impéra-
tiice d'Allemape, fiUe d'E-
douard et de LteD<
— Son mariage ■
: Frédérit
111, I, 340i eotre dans Borne,
343i mariée par le pape, ibid.;
couronnée, 344.
£^anuB (Archeréque d"). V€>y.
MOXTNACHT.
Ekfabt (Jean ]'), procureur du roi
an bailliage d'ËTreux en 1434,
lance 1 cberal de la compagnie
du sire de Talbot ao u^e
d'Harfleur, eu 1440 (est-ce le
mémeP); chargé d'une miuîon
dn duc de Somerset pris du roi
en septembre 1449. Il devint
chsnMlier du dnc d'AIen^n,
puis maître des requêtes de
Louis XI. [r. «., 118, 193;
202,8474; U. HoBio, II,14fll;
Stktuisos, I, SOO; Bash, IU,
360.] Emoyé du duc de
Somerset, I, 156 noU, 157
noie, 160 note, 161 note, 169.
Eatuluim (traité d'). I, 33.
Épidémies dani r«rmée dn duc
de Breugne, I, 305.
Èplnal, se soumet a Charles VII ,
1,38-
EbiÂvt (Nicolas), trésorier dn dau-
phin. I, 138n0(«.
ErpuU. II, 349.
EacABi (le sngaenr d'). V. Pébucb.
Rieaui (Y), t, 387, 389. 393; H,
Bourgogne, comme comte de
Hainaut, sa neigneurie de l'Es-
datiére. [D. ViLurr. , SO, 48 t».]
Cheralier i Pont-Aude-
mer, I, 192.
EtcUvoni, {Slavonie), II, 365.
EacoBUAix (1b seigneur d'). I, 385
EscoDCHY, CoucHi, periODiMges de
EacoccHv (Charte* d'), père du
cbroniqueur. I, ni.
EaooncHY (Jean A'), sons doute
frère du chroniqueur. I, rr; ta
signature originale, xli.
EscoucHT (Mathieu d'). Son nom,
\,%nole ;son origine, IlietS; date
présumée de a ~
bjGoogIc
TABLE AHALYTIQUE.
«efiia i PéroDne, îhid.; pourtnitei
qui aaraient été exercéei contre
lui, iild.; membre da codmîI de
ville, iiid. et ix; prérAt de Pé-
ronne, ti, tid, ix; figure du»
nu procès criminel en 1450 «I
il, ym; isàite en 1451 à la
ftle de la Toison d'or, n, 346 ;
procti nombrenx qn'il a 1 aoo-
xxTii devient bailli de Neile,
xtt; prér&tde Ribemont, iè'ul.;
•et déméléa avec le aeigneur de
Sainte-Hanre, ijii/. et XT; reçoit
le don de l'eiécntion de Samt-
Qaentin , xvi ; prend part à la
Buerre du bien pnblie, iiid.;
fait priaonnier à Hontlhéiy) xni;
rentre an «errice du roi, UiJ.;
proonrenr du roi à Saint-Quen-
tin en 1467, iéid.; i^établit 1
Compiègae, iMd.; te marie, xvin;
aarde dea iceaux royaux , iiid.;
fermier du greffe et du péage
de Couipi^oe, iild.; qualifié
d'ifciiT-er, XIX ; chargé d'une mil-
lion en Picardie et prèi du roi,
xxi; déclaré par le roi affran-
chi de tonlM taillea, Md.; men-
tionné datu lei acte* pour la
demiÈre foi* en 1463, xxn;
•ei UaiiODi avec la maiion de
Loxembonrr, mm et liuT. ; avec
le comte d'Étampei , xxv et
luiv. ; appréciation de la chro-
nique, xxvm et «uiv.; époque
où elle a été compoiée, xxx» ;
devait écrire un tecond livre,
n, 433; ne parait pai l'avoir
compote, I , XL ; M lignatnre
originale, xu ; but que l'aDteur
■e propoie en écrivant , 1 et
■uiv.; l'excnie de son iuiaffi-
laace, 3; manière dont il a
composé M chronique , ïMJ. ;
•'annonce comme le continua-
teur de Hooiirelet, 4 ; «on récit
de la fête du faiian eit-il origi-
nal? II, 116 Holt; informadoni
recueillies par lui, 1,19, 36, 50,
67, 93, 109, ISO, 216, 285,
munication, I, 139, 325, 332,
363, 367; II, 32B, 334; textes
de pièces reproduits par lui, I,
72-74, 121-24, 245-50, 251-
59, 364-73, 431-34, 436-39,
440-41; 11,58-61, 93-111,165-
322, 337-43, 396-415,434-44;
eireurs commises par lui, I, 37,
98. 301 et suiv., 369, 380, 392,
431, 444; II, 16, 18, 19, 23,
37, 314.
EsirK( Jean-RobeTt,dille Borgne d' },
chevalier, seigneur de Beauvoir,
grand bailli de Cambrésis; figure
comme témoin dans une charte
de mars 1449; mort en 1455,
au château de ThuD-rÉvéque;
il avait épousé Harguerite de
Rabodangei. [Lb CûrximBK ,
IV,Dr.,61; Ls Glax, JVoricB f or
U vUUge SKaa, dans les Mèm.
dt la SoçUti dt Caahray, 1835,
315 ; D. ViLLsv., 57, 64 v«.]
Chevalier 1 Andenarde, I,
396.
Esns (lesu dit le Bandrain d'),
chevalier, seigneur de Beauvoir,
Bli dn préôMenl , paraît en
1473; éuit mort en 1498. [D.
VittKv., 57,65.] Chevalier
t Andenarde, I, 396.
Etpagm. I, 69, 185, 261, 447; H
145.
ËiwjLxs (Richard auxoa de], sei-
gneur de Saiate-Uarie-du-Sfont,
chevalier, capitaine de Longuv;
il eut des lettres de rémission du
i«iCharie*VUenao&tl44e, et
devint son conteiUer et cham-
bellan 1 300 i. t. de gages ; il
ngne : DiEspiuLLsa. [ r. n. , 44,
3359,(>ign. et sceau); Arch.,JJ
18S, p. 56;GAia3., BB8*, 2.]
Rend Longnj, I, 196.
Etpitntt. I, 389; rencontre au
pont d' — ,390.
EapTSMiK (1'). Ce capitaine, que
d'Escouch)', Cartier, etc. , ne
dciigaent pas autremeol, ne le-
bjGoogIc
TABLE ANALYTIQUE.
503
rait-îl pai Jrau de l'Eipinaur,
qui foiuit partie «n 1433 de la
nmuon àa marehi de Heatii
^OBVTUUT, IV, S3, et Ckro-
m^ut anonpiu, VI, 394], et
eM peiit4tre le méine qne le
P. jUnua (Vm, 54] men-
lîoime comme éponx de Blancbe
DauphÎDe? SiKÔaloiii inui lui
Étiemie de l'Erainasse. chera-
Ber, •ngneor d'Earon, écnyer et
chef de chambre de 11 écinen
en 1418, capitiine de gCDt a'tr-
meaet de trait en 1455, et dont
on a nue quittance avec ligna-
tnre originale [ T. te. , 44,
3266-67). 1, 11,318,333.
Etsay, Sa TedditioD, I, 197.
Estuipa* (Robinet d'), oberalier,
leigneor de la Ferté-Imbaalt,
ValeDcay, Soltebri* et TeWSay,
conteiller et cbambellan da roi,
capitaine et chlleUin de Roan-
"-n de» exécntetin tetta-
Guen., X897, flO);
dn dnc de Bonriion en 1442,
marcha) et •jnéchal de Boor-
bonnai*! marié p. c. da 13 juil-
let 1438 k Margoerile de Bean-
villier»; il ftart mort en 1467.
rAsB.,Vn, 544;CauAaT, S95i
Palixi, fi'ourellc Gloire du
Btrry, lU, 322; Ca*. des t.,
titkMrt»; Dtt Put, 7X8, S5.]
Prend part à la conquête
de Normandie, I, 313.
EcnooiAT ( leignenr d' ). Voy.
BoDsnia.
EsnuAC (Amanry, leignenr d'),
chevalier, sénédialdeSaintODge,
conteiller et premier ohambiél-
Un da dauphm. (Sign. tnÔB. et
T. M., 4», 3361.J —
lib, r, 34
chambellan du roi; bailli de Co-
tentin. \ 1476. Cest lui qtte
djdgnent Jean Cbartier, aoui le
nom d'Btctar, et Wavrin, >ous
oelui d'ff.tour. [Ahs., Vm,98;
Moi>m.,VI, SOiCHunxB, II,
41; WATBnr, I, 334 et note 3.]
AmbaBMdenr de Char-
let VII, 1,187.
E»n>tmviLL> (GniUaame d'), frtre
de Louii, érAqne de Ntmet
(lUl), de Lodire (1450), ar-
cheréinie de Ronen (^1453), car-
dinal du titre de Samt-Martin-
de*-Monlf. f 1483. Il fut au
moment de deienir pape en
1458 [Du QjBCQ, 193].
I, 411 note 2; UgU du pape,
^7; commit pour régler det
dilBcnhé» touchant Ict égliaet
du Danphiné,441.
Em» m» njj (Jean d*), ieignenrde
Blainrille, pnii de Torcjt , aprto
la mort de ton pire Gnillanme
(mort le 19 novembre 1449],
territ d'abord le« Anglais ; che-
■nlier derant Fontoite en 1441
nHoma., VI, SSJ; préT6t de
Pari* le 36 mai 1446 ; grand
mahre det arbalétrier* en 1449.
f 1494. — On n'a pai réfléchi
que leieigneari/e BlmnBÏUti'men-
tionné comme ajtuit prit part k
la campagne de Normandie, ne
peut tbt Gnillanme d'Estonle-
Tille , teigneoT de Torcy et de
BlainYille , mort la même année,
et qui ne Int pat maiire det arlia-
léiner*, non plut qne Guillaume,
tdgnenr de Blainrille, ton le-
cond fib, mort rert le moit
d'anil 1449. Le leigneur dt
BlainnlU u'eit donc pat GuU-
ùaau, mai* Jean, conna depuil
a da danphin
EwutititiLiJt (Ettout d'Y, qna-
triène Hl* da Guillaume , id-
SneoT de Torcr ; teigneur de
BeannoDI-le-Cfaarlit ; chevalier
à Dieppe en 1443;contriIler et
Torcj. Je *aïa moi-même tombé
dut cetre erreor (I, 187 note
3). Ambatiadenr de Char-
let vn, 1, 186 JuU 2, 187;
S rend pari à la campagne de
[ormandie, 191, 198, 313, 215;
maître det arbalétriers, 196,
byGoogIc
S04
430 i enlré ' le premier daoi
Rouen, 223 noie; envoyé en
ombaMaile an dauphin, liSO ;
fait itiu rapport, 1|34; négocie
la reddidoD 3e Bordeaui, II, 73;
bit partie de l'armée enïoyée
raotre le oomte d'Armagnac, 296;
figure au convoi du roi , 428-
Cité, 1,437, 430,441.
Earommux (Jean i'), «cigneur
de Briouebec, fils du ùre d'E«-
touterille. — Prend part i la
campagne de Normandie , I,
173, 203.
EcTOVTKvnxk (Looi», un d'),
grand ëdiânioD de France,
grand ténéchal et goavemenr de
Normandie, f- leptembre 1464
(•don CHArrBixAm, 337). — I,
173, 175 noie. Prend part i la
campagne de Normandie, 201;
prend Hambie, léid,, qui leur
appartenait par béntage , iiid.;
ca^taine d'Âvranchet , 288, et
de Tombelaine, 389 ; poueweur
de Briqudwo, 291 , et capitaine
de cette place, 292.
EtiotrazTiiJ.1 (Robert d'), idgnear
de Beyne, baron d'Inr et de
Saint - Andiien en la Harcbe,
■eigneur de VillierSi chevalier
devant PooioiM en 1^41 jprévAt
de Paris le 7 mars 1447; re^t,
en 1449, 400 1. 1. du roi en i^
compense de sesseriices. -}- 1479.
[r. ic, 4B, 3385 (Bgn. orig. et
soe«n);HoagTH., VT, 22; Oc-
eriplioa raiioiuiée iTant eoUec-
lian tTcneieiu nui., réuni* par
H. Tecbener, 1862, n" 199.]
I, 10 ; n, 320, 638, 432.
EnotTTETiLLa (Jeanne Paîsnel ,
dame d'), femme de Louis, lire
d'Eitoateville. I, 391 note 3.
EsTODTETiLu (Jcanue d']. Voy.
TABLE ANALTTIQUt.
4493-97 (ai^. orig.}; Guaw. ,
371 , 113 (I. aalDgr. à Louu XI);
Chniit.taaid., 250-51.] I,
. («
*d').Voy. I
E^TB4c (comte d'). Voy. Arabac.
EircsB (Jean d') , seigneur de la
Baide, conieilW et chambellan
du roi LoaU XI , sénédial de
Uoiooiin en 1463, baiUi de
Lyon en 1485. [T. «., 1B8,
ÉritKPis (Jacqueline d'Aillv, corn-
teued'j.AccompafiDekducbewe
de Boulogne ï Chlloos, I, 45;
comment on lui apprend U mort
de son fils, 402; ses entrée* à
Péronne, I, xi et aatt.
Étajcpis (la demoiselle d"). Voy.
CLfiras.
État* du royatune. I, 426.
EtioB. "Voy. Etïo».
Eu. II, 263, 267; entreprise de la
garnison d' — contre Gniiie*,
268.
Ed fcomte d'). Voy. Abtoii.
Kd (HélËne de Melon, comteued'),
mariée le 23 tepleiobre 1454,
f 1472. — Son mariage, II,
262-63.
En rjeanne de Saveasea, comtesse
d'), mariée 1448, f 1449. — U,
262.
EnoiiTB IV (Gabriel Coodolniiero) ,
papeen 1431, +5 man 1447.—
Sa mort, I, 113.
Muropt (1'). II, 363.
Edsib, Voy. Usra.
Érreux. Charies "Vil* -, 1, 196;
bailli d' — , voy. F^iogma,
ÉvBECix (éviqne d"), Voy. CoM-
ExAgbe (Garcias de 1'), éréqne de
Dax (1430-44). et de Bayoune
(1444-54). — I, 361.
Eimtt, prii, I, 209.
Etïos (rouîmes) , écnyer, capitaine
de Catidebec de 1435 il 1447,
et de Pont-Audemer avant le
22 novembre 1443 ; commis-
saire pour la reddition du Mans
en 1448.[r. «., 1 60(iigD . orig.};
Arch., K 87, 21"; 88, 27";
Fo>TA«.,M8-lS0;Ms.»0S7',
147; BsAtiBii>., El. de Norm.,
69; Rtkbb, y, I. 189; V, n,
4.] Employé dans le* né-
gociadoM pour la reddition du
byGoogIc
TABLE ANALTTIQUE.
Hani, I, 139 aou, 130 nott;
hit priaoniiierl Poal'Audemer,
191 J oommi» pour ftïre déliTrer
le* places céd^ par U traité
de Teddition de Raun, 336.
FaiaUt. I, 315; II, 333; «Miégée,
I, 316;priM, 317.
FAmui(Ë*teveouEtteTeninde),
écn^er , demmnit i Saliiu en
l^SS; éeDjer tranchant du duc
de Boiu^<wDe ; parait encore
en usa. [LaBabu, II, 232;
Coll. de Bourg., 100, 390, 850.]
Son vau i la ttte dn faiun ,
n, 215.
FAL«iorp(JobD), chevalier audai*,
+ U59. — 1.306 no«.
Fmuàgitj. II, 265.
Faucombbrsk (teignenr de). Voy.
Fâutiat (Jean), dojen de Ton-
DOS, arabutadeoT du dauplÛD,
1,436.
Fuxm (maréchal de la). Voj.
UociBti.
Faax-*iMigei (le*]. I, 6, 7 et noté.
FKBvax(Jean le), teignenr de Saint-
Remy, conno >oqi le nom de
Ckarolau et de ToUon d'Or, roi
d'arme* et chancelier da dnc de
Bourgogne. 4- 16 juin Ikm.
[l/otiee deMlIe Dupont, Bullelia
«e.A. Je/>.,B, 2etiuiT.]
I, 261 ; figure dan* la fêle de la
Toiaond^oraHoDs, 3^7, 350;
danscdle dDraiMnJiLille,126,
où il présente le bisan, 159-fiO,
H rt^it Im Timx de* cheva-
lien, 164, 189, 332; ambatu-
denr du duc de Bonrgogne ,
U, 9 noie, 91 noie 3, 335 noie 2,
395 et sniT.; présente une ce-
dule an nom de ses collègues,
414.
Fécamp, pria sur l«t Anglais, I,
197.
505
Funic (mesure], euToj'é de l'em-
pereur, U, %K-
FEnBGJw (Siv«BT de). I, 16 noie.
FuDUAHD I", fils naturel d'Al-
phonse V, roi de Naples et de
Sicile, le 3 septembre 1456. f
1494. — n, 380 note 2 ; euToîe
nne ambassade i Maotoac, 393.
Fkbmxb (.^ean), gentillioinme aa-
5 lai*, valet de chambra du doo
'Alençon. [Voj. BaanT, 405.]
— n, 323, 361.
Feuri. I, 439, 442.
FAtbb (Etienne le], conseiller au
Parlement. Il, 43B.
FiBn«*(Aiithonin)le), fil* de Jean.
I, 63 noit 4.
FianaarJean de], fil* deWalenn.
Chevalier à Pont - Andemer ,
I, 192; commandant des gens
de guerre du bttard de Bour-
gogne, II, 62;B>«asùné par Jean
de FlavT, Uld.
FiBFFu (Waleran, seigneur de).
II, 62. Poursuit Jean de Flavy
relativement au meurtre de sou
noto 4.
FfSPFia (Harie de Dompmart,
dame de), femme de Waleran.
I, 63 noie 4.
FuiAirai (Guillaume), éréqoe de
Verdun (1437), de TonI (1449),
et de Tournai (1460). f 1473.
— I, 46.
Fanniaiii (Jean, seigneur de],
appelé doua le* documenta fran-
Sii Fenatranga. — Ambassadeur
I dauphin, 1, 34 aoie.
Flamandi. I, 388, 395.
Flamlrt. I, 104, 368, 369, 375,
383, 367, 388 ; II, 15, 26, 100,
103, 104, 106, 108, 111, 379,
316, 371. Les chemins y sont
tris-étroiti, I, 404; renommée
pour son commerce, 447 ; tenue
en souveraineté de la couronne,
II, 10; ravagée, 20.
pLjtHDBxs (Jacques de), dit Dbim-
cuui, chevalieràGavre(1453),
byGoogIc
MW
TABLE ANALYTIQUE.
•eignear d'Aloenihoie, conMiil-
1er et chambellan du dnc de
Bourgogne, bailli de Foniei.
j- 10 avril U59. [Aa». n, 769;
Dn Ci-BBOt}, 70-] — Son rau à
lafStedufaiian.II, 198.
FLAnuau (Looii de), aâgatui de
Pract,dieTaIier i GaTre (1M3).
f 1488. (pu Cl»«gq, 70 j A«.,
II, 767.J — Envoyé des Gan-
tois, I, 385 mie.
FtATT (Charjei de), feignenr de
HongeraiD et de RooqaeroUet,
ctievatier; parait dè« 1419 dans
les rangs de l'arma royaliste ; il
fol, en cette année, lut priion-
oier par les Anglais ; chevalier i
Dieppe en IkkZ ; capitaine de la
lonr de Cboirr en 1459. Par
lettres du 10 jnillet 1432, le
dnc de Bonrg^ne confiw]ila sa
tene et «eigneDriB de Honge-
rain en la prévAté de Honidi-
dier , et la donna à Jean de
Brimen. f 31 mars 1463.
[MoBSTB,, m, 366,371 ; V,79,
VI, eO; Mlle Dupont, dans
Wà-ma, I, 334 note 4; Dn
CI.ZBCQ, 31-33, 337; D. Villxt.,
39, 119 ; Éptaphe dans D. Git^
USMV, UI, &3 ; Arch., ^, 88«tt,
■n 5 mai 1463.} Poursuit
le* meurtriers de son frère, 1,
145; pouTsmuipar LoaTain, 147;
vent le faire assassiner, 360.
Furr (Oiarles de), fils de Guil-
laume. Donué en garde au sei-
gueur d'ORemont, I, 146>
F1.AT1 (Hector de], seigneur de
WaudelincouTt, de Muyn et de
Montauban, fait cheraher i Jé-
nualem ; suivit le parti du dnc
de Bourgogne: il était, en 1433,
gouTemeor de Boves, et, en
1437, goOTemeur du comté de
Vaademont. Il se réunit ensuite
i se* frère« qui 'servaient dans
l'armée royale, et se trouva i
Dieppe en 1443. Parait encore
en 1462 et 1463. U était mort
m 1469. [Honna., IV. 434-
39 ; V, 337; VI, 78; Dn Clibcq,
31-32, 337; D. Vi«.bï., 3»,
119 et 120 V»; Arcb., Stgatm
Ja ParUmtnl i^ Poursuit le*
' sderanMre, I, 145;
Louvain, 147;
CSié, I, 396.
Fi.avT (Guillaume de), vicomte
d'Acv, seiRncnr de Montauban,
de Honchy et de Laign^ ,
iinyei , capitaine de Gomjuè-
gne ; a«assiné le 9 mars 144».
3569 (lign. orig. et sceau); Dn
CLnacQ,31-32,337-38; Aaffetin
,«. h. dt. fr., 1861-62, 173-
76, etc.] Ses rieheMe* et
te* violences, I, 143 ; avait fait
mourir le maréchal de Hoche-
fort, ihid.\ assassiné par le bi-
lan] d'Orbendas en présence de
ta femme , 1 44 ; enterré i Com-
piègne, 145 ; ses frères ponrsui'
vent ses meurtrie^, iM.; accnté
d'avoir fait mounr le père et la
mère de sa femme, 146- Gté, >
360; 11,62 note.
FuLVT (Jean 1", seigneur de), pa-
raît dès 1417 dans tes rangs
de l'armée bourguignonne. Il
épousa Jeanne d'Antoing (ap-
pelée à tort Marie par les généa-
logistes). [MoBïni., UI, S3S;
IV, 67, 437; Arch., «egûiret
du farUmenl; Dn CiracQ, 32,
237; Cai. dea t., FtiVY.]
I, 145 no/e 3; 11,62 no(e.
FlAVT (Jean II, seigneur de), de
Lienconrt, de Batëitin et d'Aa-
redoing, chevalier, fils de Jean.
Il hénta de Jeanne d'AntcÙng
■a mère, en 1453. [D.Viuxt.,
38, 120; Arch., /l^w*rtniiP«r-
lornsnt.] Cbevalier 1 Aude-
narde, I, 396; sa querelle avec
Jean de Fieffea, II, 62, ^i (M
tué, tJÀd.\ obtient lânÏMion du
roi, 63; prisonnier à la con-
dei^erie, ih'td. ; condamné i des
dommages et intérêts ctmsidéra-
ble«, ih-^.
byGoogIc
TABLE ANALYTIQUE.
507
Flitt (Baoul de), leigoeor de
BaKDtin , pire de Jean I"' , lei-
gnear de Flaiy. I, 296 aoie.
Flavt (lUonl de], seigneur de
Rubenconrt et de Follerille, cbe-
1U3, et T e«t iait cherdier.
^oniTs. , VI , 78 , 80 ; Do
Clibcq, 31-33, 237-38, Si|0;
Cab. d*t t., FtATï.) Poui^-
mit 1m menrtricn de Min frère,
1, 145 ; ponnnivi par Loa«aia,
360; rMdait à Serain, ilâd,
F^Ti (Thibaut de), filiatnéd'Hec
tor. Chevalier i Andenarde, I,
396.
Flatt ( Jeanne d'Antoine , dame
de), ^mme de Jean , seignenr de
FlaTj. II, r- -
Chartre».!, awl
, Floqi7u (Hobert de), dit Floqnet,
idgnear de Floqnes et d'A-
vrechier, cheralicr i Sandwich
. ; bailli et capitaine d'É-
TiTtlx ; capitaine de Heulant
{]i|50),deBonfle<u-(145I); ca-
pitaine de 70 lance* fournies,
logées en Saintonge, pays de la
Rochelle et AnsoumoiB (1449),
capitaine ajant la chaîne de 100
lances fbnmie* logées en Nor-
mandie (1451) ; maréchal béré-
dîtai de Normandie, Floqaet,
pour prévenir de* poonoites
dont il aniait pu être 1 objet, rc-
lattvenient ani licences de sa vie
de capitaine, crut prudent de
prendre du roi des lettres de ré-
miaiion, qni Ini fnrent ocirojée*
eu août 1448.Marié k Perrenette
Ha»art dès 1419. + 17 [et non 7)
décembre 1461. il fut enterré à
Tabbaye du Bec ; m pierre sépul-
crale s- - ^
l'église de Boisney , préi de '
Beruav- [ Cab. dei t., Floquis ;
T. te., 48, 3579; Cabinet de
rautenr(Bign.orig };DtrCuucQ,
102; Bbrbt, 476; Arch., JJ
179, p. 149; 188, p.95;H<^.
aatiq. Nom., V, 403 , et le ré-
cent ooTiage de H. Métayer-
HaMelin , CoIlBclion des dalUi
lumuiairet en SorvuaJu, p. 19.1
1, 75 nctt k, 191,222. Com-
mande nne partie dei bande*
envoTée* contre les Snisse* , 1,
1 1 ; Frère d'armes de Hathew
Gougli, dam cette expédition,
ibid. ; va troaTcr le comte d'É-
tampes qui voulait s'opposer à
ton passage en Picardie, 13 ; en
pourparlers avec ce prince, 13;
s'avance en armes vers lihont,
occupé par lecomte, 14; parle-
mente avec le conte et olitient
passage, 15, 16; prrnd part à la
prise de Pont-de-1' Arche , 16S
jambe cassée devant Rouen, 330.
FÏortmge,. H, 49?
Flonnct.l, 125.
Florenlini. II, 54.
Foix (Bernard de Béarn, bltard
de), fil* naturel de Jean, comte
de Poix. On imposa en 1438
dans le diocèse de Lavaur une
somme ■ pour la vnide et déli-
vrance de la ville de Sainte Ga-
vellequi, ou mois de juing 1438
derrcnier passé , fut prinsc par
force et occupée par l'eipace de
deux mois par certains cappi-
taînc* de guerre, c'e*t B*savoir
iRfjjîre Bernard Je Bearn^ cherv-
Hbt , bailard de Faix, IHerre de
Uorat, 1 elc. Le httard et ses
compaenons reçurent 2000 écns
d'or. Paigb. , 856». Voy. L*
Haichi, 423, 35; BBanr, 464,
67, 70.J I, 361.
Foix (Gaston IV , comte de) , né
1422.f 147». — 1, 193 «tel,
367Ro<e. 416. Brillant chevalier,
1, 60 ; auiiie aux «éaoce* du con-
byGooglc
TABLE ANALYTIQUE.
Mil où l'on di»cate 1« rtforme
dei ffent de guerre, 54 ; l'adjoint
aux ambauadeun du comte
d'ArmagDac pour intercéder en
la bveur, 62, 65,66 note; ai-
siège et prend Maalcoa, 306-
208; anut éponté la fille do roi
de Nararre, 207 ; lieutenant %é-
aén\ du roi entre la Garonne et
Ir* Pvrénéei, ijii^.; menacé par
le roi de Navarre avec lequel il
entre en pourparlers, iiîa.'^
aa (cigneorde Lncé,
tourne en aoupayi, 20Q; miîlé
U reddition de Bardeaux, 337.
Font (Gaiton de], capui de Buch,
comte de Benansea , oncle de
GaitoQ, Chargé de n^ocicr la
reddition de Bordeaiu, I, ""'
39.
Foix (Halbien de), comte de Com-
iniiigei, onde du précédent.
Î1463 — 1, aOB. ChcTalier de
Toitou d'or , 349 'oU 1 ( il
en appdé comte de Commiaet),
Fotx (Éléonore d'Aragon, comtetie
de). I, 207.
fontaine det Plturi (la). Paa qui T
e»t tenn, I, 264, 265, 371, S74
FoamÀi (Calfaerine de), femme
de Richard Merbnry. I, 210.
FoiTiviL (Pierre de) , écny er d'écu-
rie du roi, et capitaiae de Laon.
II eut de Chartes VI en 1416. le
31 mars, un délai d'un an pour
fournir son dénombrement; at-
taché à U personne du duc de
Gnyenne, il le fut ensuite i celle
da dauphin Jean , sont lei ordres
de lierre de Bourbon. \Cah, dta
I., Ponmtu..] Ambauadeur
de Charles Vil, I, 155et»<.M4,
160 aottf figure à l'entrée de
Rouen, 337.
FoBME (Jean), secrétaire du comte
d'ÉtampFS. [Du Clucq, 147,
192, 20B; U*. fr. 67B7.]
Vandois, 431.
Formigaj. Bataille de — ,1, 381 et
soiT.; Charnp aur AiigLùt à —
284 note. Gté, 387, 303, 305,
306.
Foisi (Gaules du) . Son rau k la Uis
dn faisan, n, 181.
Fostis (le seigneurdea). Heu nom-
mé parmi les seigneurs présents
i Arras en 1435 [Saut-Rmicx,
541]. Chevalier k NctbIc, I,
432.
FossKDi (BeaodMD de), rdigieox
de l'abbaye de Saint-BaToo. I,
408 noit.
Four^ru, prise d'assaut, I, 154;
TiUe riche et bien peuplée, ibid.:,
minée par les Anglais, iiid.\ ri-
chesses éoormfi qui s'y trou-
vaient, ibid. et note 3 ; négocia-
tions pour lareddition de — ,155
etniiT.; escarmouche devant — ,
173, aisiégée, 203, 304; rendue,
205; détenue malgré les récbma-
tioniduducd'Alenfoo.ll, 318, ^
323. atée, 1, 163, 167, 169 ci
suiv., 174, 185.
FoouD. Voy. Foua.
PouaiiBirnn ( Jean de).CbevalieT i
Audenarde, I, 396.
Fomunnti.. Voy. PhooobhjUJ..
Fox (Jean) , Anglais , combattant
avec les Gantois, II , 88 note.
F«AisK, FstMB ou Foussa (Martin).
Ne serait-ce pas le même que ce
Martin Priùart, écuyer Brabau-
^n.quifit prisonnier le roi René
1 Bullignerille ? [Monra., IV,
364.] Sou v<«u à U me du
faisan, 11, 220.
Fkaitkkbc ( Hans ) , appelé daoi
les documents français Wraabi-
Îiat, Ambassadeur dn dauphin,
, 34 ngtt.
FroBfaû. I, 9, 13, 16, 17, 19, 20.
125, 190 et suIt., 195, 244,
291, 307 et tuiv., 329 et sai*. ;
ir, 33 et Puiï.. 37 «mît., 65
et sni-r., 354. Se répandent «u
Normandie après la trêve, I, 6;
byGoogIc
TABLE ANALYTIQUE,
leur bravoure i Suiut-Jicquei,
19, 30; penn qu'ils inbiuent
dam cette bataille, 20 et note 3 ;
remercieot Difn ûe leur tic-
toire, 31 ; Ivgé* en AU«m«^e,
34; coanra et ravagea qu'ils y
font, ilid. et 36; pertes qu'ils la-
bisKDt, 35, 36; eaTahiiaeiit le
teiriloire de Hen et y roui He
graves dommages, 37; aoyés
sans être mis ■ raiiçon quand ils
(ombent entre l«s mains des M««-
l'ua, 28, 39; traitent de même
leurs prisonniers, 28; des —
prennent part i U guerre d'É-
Trard de la Mark contre le duc
de Bourgogne, 75 et snir.; s'em-
parent dn Hans, 131 ; eu dé-
fiance contre Ira Anglais, 159;
te préparent i lagnerre, 160.
170; s'emparent de Punt-de
l'Arche, 16S, el de là font guerre
ouverte aux Anglais, 167 ; se dis-
poient k enTahir U Normandie,
189; profitent des divisions qui
régnent en Angleterre, 196; at-
taquent Rooea, 21<l et luiv.;
leors perte* 1 Formigny, 285 et
noia 2; défont les Anglais en
Guyenne, 324;' victorieux 1
Castitlon, U, 39 et suiv.; ballns
devant Guines, 368 ; te nom de
— donné aux soldati d'Huniade
combattanL les Turcs, I, 140.
France. I, 6, 30, 23, 26, 35, 69,
70, 85, 139, 161, 182, 188, 304,
378, 447; U, 169, 267, 371,
281 et suiv., 390, 398- Denrées
i bon Diarcbi en — lors de U
Gooclnuon de U trêve avec 1rs
repeupler et à se refaire ,7,8,
60; garnisons placées en — par
les Français et les Anglais, sur les
frontières, 9; état de ruine et
d'épuisement de U — , 53; gens
d'arme* logés dans les villes de
la — , 56 ; tranquillité iuslanta-
née dont jouit la — après la ré-
forme des gens de guerre, 59,
60; pacifiée rn deux mois mieux
qu'elle ne l'avait été depuis trente
casion de U naissance dn duc de
Berry , 1 1 1 ; opinions diverses
en — sur la rupture de* trêve*,
170 ; tremblnneat de terre en
^ , 171; opinions diverses en-
sur l'arrestation dn duc d'Aleu-
çon, II, 334 ; on célèbre en —
la délivrance de Belgrade, 328 ;
ordonnance* publiées en —
334. Ambassade* échangée* en-
tre U — el l'An^eterre, 1 , 84,
85, 111, 113 noi6, 119. 130,
129 note, ISOnote, 155 et suiv.,
leOnofi, 161 neU, 169. Trêves
entre ta — et l'Angleterre, I, 4,
5,114etiute3, 120'>a'el; U,
406-407. Bannière de — demuf
déeanrot, par le duc de Bour-
gogne, II, 312, 313.
Ebasoe (Charles de), duc de Berry,
né le 23 décembre 1446. Sa
naissance, I, 111 ; réjouissances
auxquelles elle donne lieu, iiiJ. ;
nommé duo de Berry, ïiid.
Fbaucz (Jacques de) né en 1432.
I, lU ™*<.
Fbuick (Madelaine de) , née le
I™' décembre 1443, m. p. c. du
11 février 1461 à Gaston de
Foii, prince de Viane. f 1486.
— Promise i Ladislas, II, 354,
404, 405 ; perd son fiancé , 355 ;
conserve les présent* qu'il loi
avait envoyés, 356.
Fbascb (Badegonde de), fille atnée
de Cbaries Vn. f 19 man 1444.
(^. If.?). — Promise à Sigismond,
duo d'Antriche, I, 10; monrut
avant que le mariage f&t accom-
pU, 24.
Fbahce (Yolande de], née le 23 sep-
tembre 1434- I, 111 nota.
Pbucb (Catherine de).Voy. Cha-
■aiAis. — (Jeanne de). Voy.
BaKTAeai, CLsanoar. — (Ami-
rai de). Voy. Bhuil, Coetivt.^
taréchaux de). Voy. Cduht.
vu,, MOTIEB, XurTtMUxt.
Pnmefori. II, 356, 257, 273; as-
semblée tenue i — , 373, 367,
byGoogIc
SIO
TABLE ANALYTIQUE.
Fnnca-archer*, devant Caen , I ,
311, envoyé! en GuytoDc, II;
31 ; leuri capitabes, 33, 36. —
d'Anjou rt de Bany, 36.
FiiDÉBIc III. I, 10 note, 261 ; II,
156, 246, 357, 272, 301 . Envoie
UDe ambauade au dauphin, I,
16 noie; l'emploie poor la paci-
fication de l'Allemagne, 33; en-
voie denambreiueaanibauadci,
33, 3^} Km enir^ à Rome, 340
etiuiv.ipr^teierineDt, 342; ma-
rié par le pape, 343, et couronné,
344 ; reçoit du pape la roie bé-
nite, 345; bit trois cents che-
valien, Uid.; arme conti^ Ie«
iufidèlei, II, 243; m fait cxcumt
pré* du ijnc de Boorgogne de ne
paiietTouvertnatisbonne,255i
fait déclarer qu'il n'y viendra
pa«, 256} tettreidanileKiaelleiil
expote les meiurei i prendre pour
combattre le* Turc*, 363-69; ré-
KQie ^'il reçoit du duc de
UTSogne, 369 et Buiv. ; allié
deCbarleiVII, 406.
Fbsfpu. Voy. FnPFM,
FBmoii (Pierre), prêtre, I, 360
Fasan (Jean dn), écnyer, ptévAl
de Monirenil. I, vm.
FaiBOUBO- (Jean, comte de), lei-
gnenr de NenfchStel et de Cham-
pUte, KOovemeiir de BonrgO'
gne. Heçoît le duc de Bour-
gogne, U, 359.
Fmo«o>HAix (Bicliard) , écuver,
bailli d'Harconrt en 1441 , lieu-
tenant - du maninii de Dorwt
à Mayenne en lli47, capitaine
d'Harcooit en 1449. [ T, te,
202, 8485; M*. 9037', 73.]
Capitaine de Mayenne, I,
129 nah; d'Harconrt, 197; dés-
honoré ponr avoir violé Son ser-
ment, 197, 193 nolt; commii-
taire lors de la reddition de
Rouen, 236 ; poonait bien être
un neveu de Talbol, ihùi., noie 4;
»en d'otage, 238 note.
Pkoriac, Hiomii, I, 335; i quelles
conditions, ihtd.; rendu, 336.
chevalier, premier écnver <_.
corps et grand maître de l'écnrie
du rai de 1419 à 1425, sénéchal
de Poitou en 1435, capitaine de
Gensay et dn chltean de Poi-
tiers, conseiller et chambellan da
roi ; mort ver» 1459. [Ans.,Vm,
480-81; T. le., KO, 3809.]
Prend part à U campagne
de Normandie, I, 313.
FncGu (Jean de). Taé à Nevele, I,
420.
Fuaaivu.. Voy. Faonomu-t..
Gallipoli. U, 365.
GanJ. 1, 70, 377 et «niv. 385,
400, 403 et saiv., 433, 434,
450-51; U, 43, 62, 83, 66 et
sniv., a2 et sniv. , 111, 235,
340. Ville pnissante et riche,
368-69, 373. Le* ambauadears
de Chartes VU 4 —, n, 12 et
•oiv.; trévepnhiiée à —, 15.
Prieur des Chartrcox de — , I,
408; n, 94. Portes de — , B,
34, 103, 103.
GorUoii, Leurs démêlés avec le duc
de Bourgogne, I, 368 et sniv.;
Carient d'en appeler à Char-
• VII , 370 i malmitent le*
officier) dn doc, 371 ; «'intitu-
lent seigneurs de Gand, 372 ; II,
25 ; leur haine pour certains con-
setUen du duc, I, 373; gagnent
à lenr cause plutieuri nlles,
374; négocient avec les ambas-
sadenri dn duc, 375; lui en-
voient une ambaiiade , iiid. ;
joyenx de la réponse çp'elle rap-
porte, 376 ; irrité* ou bannis-
•ement des doyens de* mélier*,
379; envoient pour tuer des aer-
vitrurs du duo, iiid,; leur ten-
tative échoue, 380 ; se mettent
en r^>eUioo onverte, 381 ; s'em-
parent dn bailli dn pays de
Wae«, 383, et le font décapiter.
byGoogIc
TABLE ANALYTIQUE.
Ml
an Gavre, 385-86 ; leur ambas-
tade reaTojée, 386; attaquent
Andenarde, 387 ; dcfaiu i Et-
pieirei par le comte d'Étampes,
390-91 ; forcés de lerer le iiége
d'Andenarde , 394-95; leur*
pertei, 395; baltaa derant Gand,
398, 405 ; fiettit par lei mar-
chaiidi de Bmge* de faire U
paix, 407; le décident i ea-
*oyer une aatbauade an duc,
408;niécaniptedeleunenTa]ré>,
i6iJ.; atXatpi» A Nerele par le
comte d'ÉlaDipe«,418 et suit. ; en-
voient dei d^utfi, nÙTis d'une
armée , pour porter plùale i
Bmgei, 444; ce* dépnt^ n^o-
cÏEnt BTec lei habita nti par l'en-
tremiie des Durchandi de» na-
lioni, 445 et luiv.; délibèrent inr
cei aégt>àationa, 448; font Tenir
les marchands, 449, et décident
d'enToyertaneanhaMadcauduc,
iiid. ; suites de la négociation
avec le duc, iiUl. aole; rencontre
des — aTeclesBourguigiioii*, 450-
51; se fortifient dans le pays de
Wae«, II, 1 ; défaits parle comte
de Saini-Pol ,3, 4 ; et par le dnc
de Bourgogne , 4 ; prennent
Grammont et pillent cette Tille,
S ; s'emparent d'Acre, 7 ; battus
par Jean de Cray, ihid.\ per-
dent Grammont, 8 ; en négocis-
tionsaTec Charles VII, g note;
exposé de leurs méfaits par le
chancelier Bolin, IS; fêtent les
ambanadeun de Charles VII ,
13; leur répondent, 14; Irére
concloe, ihid.\ attaquent Hulst,
17 ; battos, 18 ; gens peu loyaux
et dépourvus dé sens, 18 ; re-
çoiTent des plaintes des ambas-
sadeurs fraji^ûs reLatîvemeni
1UX courses de certains gens de
goerre, 20 ; continuent k n^o-
cier aiee le duc, SI et suit.;
sentence rendiie contre eux ,
33-27 ; ne U respectent pu, 27,
26 ; rendent Schendelb^e, 83 ;
Poncqnes, 85 ; Gavre, 89 ; trahis
par le capitaine de GaTie, 88,
et défaits, 90; leors pertes, 91
et noie 1 ; demiires uégodalion*
avec le duo, 91 nolt 3 ; texte dn
traité de paix, 93-111.
GaassiB (Martin), cheralier espa-
gnol (appelé aussi Gnusit, Gra-
eun, Graiien, Granit, Gareyt,
Garcun), conseiller et chambel-
lan dn roi ChariesVII. [Arch.,
JJ 186, p. 50; Gaibi., tUtS''.]
Tué i Bayonne, I, 364. —
Cest imeerreur, car il fut nommé
capitaine de Bayonne, et pen
après capitaine de Bordeun ;
nous le retrouvons en 1453 ca-
pitaine et maire de Bayonne,
ayant sons set ordre* trois oents
Espagnols et cinquante lances
fonmies, qualifié de chambel-
lan du roi, dams on ordre de
payemeut dn 10 avril; il était
1454, et ent alors des difHcntté*
aTcc les habitants de Saint-Tean-
de-Ijui. [BaxHY, 466 ; CHAanaa,
II, 265, 332; Guca., 698',
I, 14; Aroh., JI 187, p. 389.]
Gaanx (GarlUr, Jarretière), héroot
d'annei. fVoy. Praced. andor-
(£«., VetVI, i Utabte; SixTKB-
SON, I, 485.] Arahattadeur
en France, I,ll2nfXe, 119 note.
Gatcons. I, 207; U, 76; réTollés
en 1453, U, 30; décapités, 31.
GAsun (ThoDias), soiu-maiie de
Boideaux. En 14S7, tu Jean
Gattia4 exerçait la même charae.
[D. ViLLET. , 42, 64.] - 1, 323,
339, 333 nott 3.
Gaucoubt [Charles de), seigneur
de Chasteaubrun, ècuyer ^hou-
neur du roi, puis son conseiller
et chambellan (1457). [Ans.,
Vm, 371; Cab. dtt /., Gau-
cotmT.;-Areh.,KK Sl.liev.]
— Fignre aux obsèques du roi,
U, 424, 43S.
byGoogIc
sa
TABLF. ANALYTIQUE.
GAOCODBr (Raoul, feîgnenr de),
cbevalier, conieiUer et premier
chambellin du roi, ffonTerneor
de DauphiDé , grand mahre de
t'hAlet du roi aprëi Jacque* de
Club>DDC«, en |1|53. It était
mon le 21 juin lkS2. (Sa li-
Sature OTiginaJe avec Kiean
m Gaigk., 748, là, et T. '
M., m, 3913.)— AinbaMadeor
de Charlei VU, 1, 133 nott 3 ;
prend part i la campagne de
Normandie, 191, 19S, S12{ a
la garde de Giaon, 210; figure
à rentrée de Roneu, 336; va
an - devant des amba*Mdenn
hongrois, II, 356; figure anx
obi^uei dn roi, 435.
G(»'r<>7,pri9,I,203, 20'i.Gté,275.
Cavr*, prit par le* Gontoii, 1, 385-
86; occupé par eux, D, 83;
ouiégé par le doc, S6 et anir.;
rendu, 89. Qié, 92, 93, 106.
Gtnappt, réndence du dauphin,
II, 333, 433.
Gêne*. I, 135; république de —,
n, 365.
GÉHM [doge de]. Voy. Cuipo-
Fbbgom).
Gnn.T («eigncnr de). Voj. Ti-
Ginoit. I, kVl ; diTÎiions qui ré-
gnent entre eu, I, 113; md-
Kent i «e donner i Charlti VII,
J>id.\ appaiient leun dîfférenda,
lU; — de Fera, II, 53; difG-
cuhéa que fout le* — à Nicole
de Gireime, 367.
Gtruat, rendu, II, 32.
Gsorrnoi (Jean), fil* naturel d'un
chanoine de Reim* ; moine àe
Sa int- Benoît ; attaché d'abord
BU roi de SicnU, piiia coDieiller
du duc de Bonreogne; év^ne
d'Arrai (U53)i d'Alby(lW3)i
cardinal enl461. iU73.ryo;.
DnCLaBc<},151,205.] -Porte
la parole A Mantoue au nom
des ambatiadeuraboui^i gnons,
Georges (Saint). I, 121, 264;
II, 206.
GsoBGu BBAHcowm , despote de
Servie, f lli57. — Attaqué par
Hnuiade, I, 152 (il ne périt pat
oomine le prétend d'EKOuchvj;
dépoAiédé par Mahomet II, D,
275. (On le désigne ici loo* le
nom de detpote dt Jtociùt .- la
Rucie et k Servie étaient alors
réunie*,)
GeorgU. II, 365.
Gtritrey, pria sur les Anglalj, I,
168, 169.
GuKAn (Tnn), éréqne de Chi-
Ion, de 1436 à 1461.— I, 350,
353; U, 224.
Gain* (Jean de), seigneur de
Bei^'Op-ZooDi , premier cbam-
brllan du duc de Clèvea. — Son
PIEU à la Tète du faisan. II, 181 ;
enroyéen ambassade à Hantoue,
377etsuiï.
GninxLua (Gérard de), chevalier,
teignear de Beveren et de Hœa-
•elghem, conseiller et chambel-
lan dn duo de Boulogne; c«-
pitaine de Courtnj en 1436;
paraît dans des actes de 1438,
2Q, 43, 44. Le dac amortit, k
38 juin 1450, une donation par
lui faite à l'église de Beveren ;
marié à Alix de Wenconrt.
[MoBSTB., V, 267; D-Viuar.,
45, 105 vM06J I, 378
itole; bulU de Gaod, I, 383 et
GhisI'Bixss [Jean de ) , chevalier,
seigneur du Bronke, de Coa~
derborck et de Wasqoehal; pa-
rait en 1423 et 1431 ; marié à
Hargueiiite Vilain. [D. Vii^liv.,
43, 105 vt^ioej Figure
dans la joute de LiUe, II, 139.
GBiiTtLLBS (Phelia ou Félix de),
chevalier, seignenr d'CEselgbài
et de Bivres; obtint en 1474
des lettres du roi dans un pro-
cès contre Jean de Ghoid et
autres. [D. Viixev.,45, 106 r>;
Clin>/i. de LtUaia, 635,]
Chevalier à Nevele, I, 433. '
GiPfjtBT (Olivier), gentilhonme
breton; bit chevalier à Monte-
bjGoogIc
TABLE ANALYTIQUE.
SI 3
reaii en U37. [Giumt., 211.]
— Prend l'éteodard de Tnlbot 1
CutilloD, U, itO aùtt 2.
GiBESHB (Nicole de), cheralier;
conwiUiT t^I chambellaD do
rai; commandeur de Sarign;-
Ic 'Temple' lis -Melun , iraiid
prieur de FraDce , chambellan
du duc d'OriéaDt; capiiaioe de
Givre (office dout il fut dÀ^
chaîné le 20 juiiil447);capita(iie
deCoucy (U51). fr. «., JB,
4085 (algD. orig.) ; Cab. de V»\i-
Xtar {itid.);Ti.\uJX.T.,A'S,m
*û;Gbiibl, 210,212.] Con-
duit dei iecoora au grand maître
de Rhodes, II, 266-67; inquiété
parles GéDob, SQ7.
Girmdt (la). 1, 415, 442; U, 33.
GvnA,'pris, II, 45; démoli, ibid.
Gisari, pri*, 1, 310.
Glaçon. Ce que c'était, I, 21 et
114; lou éloge, 115 ; son inteU
lîgence dei afTairei, iiiJ,; aon
franc parler, iiiJ.; en hoitililé
avec le*coD£eiller*de Henri VI,
IIS; accusé par eux prèi dn
roi, lèid.; arrêté i Biu^-Saint-
Edmnndi, 117; conunent il mon-
mt, iiid. et naît 4; bruits ré-
pandus sur sa mort, IIB; en-
terré tani la moindre pompe,
au/.; plusieurs de se* serviteurs
sont arrêtés, iHd.; opinions di-
verses mr sa mort en Angle-
lerre, ibiJ.; il ett généralement
regretté, 118, 119. Calé, U,
113.
GoBL. Voy. GowBa.
OoKicBiBnEB (Pierre). II, 104.
GoBuwm (Frédéric de), fiU aiaé
du raaiqnii de Mantone. -f* 1484.
— U, 386.
GoKuwiTB (Loui* III de), marquis
deHantoue. N<1414. \ 1478.—
Réception qu'il faitàt'ambuiade
boui^uignonne, II, 385 et luii.;
■ qu'il donne an duc de
U^,
Gountay. 1, 169; reddition de —,
1, 194.
H^DOB (Hathew) , seieueur de
Crenlly , capitaine o^Hareoiirt
(1431); lance t pied de la garni'
•on deTancarrille (1440); lieu-
tenant i Vemeuil (1443); capi-
taine de Bayeux (1443 et 44);
capitaine d'AlenÇon (1447). \
1453. [r.jc, 141, 2751; leit,
4943 ; Cab. i^<., montres oiig.;
Arch. , K 68 , 27" ; BiAnaar. ;
Waveih, u, 176.] Chargé
d'emmener dans le Maine det
ceni de giierre qui ravageaient la
dant nne partie des bandes en-
TOjéei contre les Saiues, 1];
rejoint Floqnet en Picardie, 13 ;
■'aviuicevenLihons, 14; obtient,
ainsi que Floquet, de traveiterla
Picardie, 15,16;envoie au comte
d'Étampe* une haqnenée, et re-
çoit de lui un cheval, 16; am-
bassadeur en France, 112 note,
129 Rofi;' employé dam les né'
Eociations pour la reddition du
«ans, 129 note, ISOn^fi; rejoint
Kyriel devant Valognea, 277; se
trouve i Formigny, 2S2el9niv,,
où il commande la cavalerie ,
282 ; s'enfuit, 285.
Goux (Pierre, seigneur de], de Con-
trecœur et deWedergraete, che-
valieri Gavre (1453), conseiller
du duc de Bourgogne, et son
avocat au bailliHge de Chilon par
1. du 38 mari 1438; maître des
requêtes en 1449 ; bailli de DAle
(1461); chambellan (1463);
bailli et maître des foires de
Chilon le 24 mai 1464 ; chan-
celier le 36 octobre 1465. +
4 avril 1471. [La Bamb, II,
168,188,194,319,357; Coll.
de BciB-g., 101, 319 M v<>;
D. Viiiav., 44, 19 et v»; Dn
CuuicQ, 70; CaMTEu.., 320;
La Mucus, 430, 473, 475;
WAvaw, m, 83.] II, 91
aott, 105 et suiv. ; figure dam
l'ambassade de Mantone, 382.
33
byGoogle
914
TABLE ANALYTIQUE.
Gonr (iean, leigneur de), cl île
TortcfonUine , clieralier ; fit
bi)miiiageauroi,lc6 mar>1(i58,
Eir te Ëef du Valtt; tenait le
de> Bo»- de-Comtes (à Nou-
viOD, prêa Abbmlle) de Jean
d'Eftûuterille , «eigneur de
ToTcy; conieiller M cbambdliu
do doc de Bourgogne en 1410;
paratl encore en 1473- [D. Vu^
Liv., 44, 25 *"-26 r».]
CbcTatier il Poat-Aiidemer , 1,
193.
Gonu (Riclurd), fili de Thomas.
Otnge pour la reddition de
Rouen, I, S37, S28 noie.
GonKB (Thomsi), ^cujer, bailli
et capitaine d'ËTTeai (1439) ;
lieutenant à Alen^oti dn dnc de
Bedford ; lance i cheval de la
garnison de Cheritonrg et lien-
tenant du oomie de Somerset
(1439 et lui*.]; capitaine de
Cherfjourg (IIéW). [r. «., &4,
4135; 164, 4879-91; Aroh.,
JJ 18tt, p. 75; Smrnson, I,
502.] 1,227.
GaADOiT, GRtrisoT on GauctOH.
Voy. GaBinocK.
Grammonl. 1,392; II, 8, 7. Prie
et pillé par les Gantois, 6; re-
pris par Jean de Croj, 8.
GiANMorr ^l'abbé de). 1 , 385
GBAHSMoar on Gjummowz (Guyot
de). [Voy. Dn Cfc»«CQ, 70.] —
CfaevalierA GaTTe,II, 91 note.
GrmfllU. I, 200.
Gbassœ. Voy. Gaissix,
Grice. Menacée par Amnrat II, I,
139; conquise en partie, 143.
Gtée, U, 50.
Grtei, II, 51.
Gbbblu (Biaise de), atcbev^ae
de Bordeaux (1456-68). — II,
431.
Grtnadt. 11,1^1.
GaBxtTOCK [Ralph, lord). [Voy.
Pncted. aaJ ordin., VI, à la
table.) — Envoyé au-derant
de Marguerite d'AnjoD , I, BS,
Gbiobaolt ( Jean de ) , écoyer ,
panetier dn duc de BounMnr.
— Son cou II la file du Uisan ,
II, S 19.
Ghoucues (Herbert de), cheTalier,
seigneur de GreboTsl ; avoue en
11173 tenir un fief de Jean de
Uagnicourt, soguenr de Ver-
chin. [D. ViLLKv., 46, 102
v«.l — Chevalier i Audenarde ,
I, 396.
Gboucbbs (Jean le Prévost, dît le
B^ie de), frère du précédent,
seignenr dudilUeude Gronches
et d'Authieule ; capitaine de
Creil en 1^18; paraît dans le
contrat de mariage de sa fille,
Philippe la Prevoate, avec Jean
de BayenconrI, en datedu 37 oc-
tobre 1442; DU^é i Jeanne de
Greboval. [Moasia., lU, 367-
65 ; Mb. tr. BtUS, 69.] Voir sur
un meurtre qu'il comuut en 1439
J. nu Cuaco (130). Il fut tué i
Hondhrry, dans les rangs fran-
çais. [Ibui., 270.] Cheva-
lier iNevele, I, 423.
Ghuthusb (seigneur deIa).VoT.
GnUDiBS (Amonld d'Egmont, dae
de).tU73. — I, 45Mt«4.
GiraLDBES (Catherine de Qlvei ,
duchesse de]. I, 45 noU k.
Gdklduu (Marie de). Voy. Maub.
GiiÈxitiix (le seigneur de), chan-
celier de Bretagne, Ambassadeur
du duc de Bretagne, I, 158.
GtnaxB (Gautier de), recteur de
l'UuiTetsité de ^ris. Il, 431,
433,439.
aâUo (le). Cblteau où Gille* de
Bretagne fui arrêté, 1, 98.
Gui/Kl. Renoonlre devant — , Il ,
268.
Gbùï.11,307.
Guaiburg. H, 353, 253.
Guytnite. I, 207, 318, 322, 333,
339, 368, 433, 442; II, 34, 64.
66 et suiv. , 77 , 78 , 363 , 296.
Succès remporté par les Français
«1 — , I, 323-24; plus aisée à
conquérir que la nonnandie ,
byGoogIc
TABLE ANALYTIQUE.
394 ; preroître campagne de — ,
329-39, 356-67 ; i^roke de la
— ,11, 38i ta — eETBhîe p«r
Cfaarle*VIF,31j deuxième cam-
pagne de —, 3]-U, G4-79-
Éiati de_, I, 338. Sénéchal
de — , Toy, Comyi.
Gwstllûiter \La Garde] (le chftiean
de). U, 51.
H
HiBUic (Antoîae, leigneor de), et
de Villen-Caitel, oherafier;
releva en 1453 ^e la lurccHion
de fon père Payeu , li terre et
*ei«iieone de Longaitre ; marié
i Jeanne le Jenne ; le dac de
Bourgogne fat en 1 kbS le pai^
raîn d'uD de mi fiji. f 13 no-
Tcmbre l(i58. Un Philippe de
Babarci] laign. orig., Cab. dei t.,
HAuaco) pandt ea 1481. [D.
ViLLKT., 46, 1 1*; Cat. det t.,
BvtTmowi; Do CiiB«t, US,
125.] Chevalier i Ande-
tiarde, I, 396.
Hà«iira4c:ii (Kerie de) , cheralier,
(eigneur de Belmont, chambel-
lan du duc de Cltres, conseiller
et maître d'bfitel du dnc Chor-
la, maître de i'irtinene , grand
bailU de Ferrette et d'Anxoii.
i- U74. [La Buu, II, 260,
373, 274 m>t<; L* BIabobr,
509; Citursu., 308; Commt-
na, I, 333-24, et nota de
Mlle DnpoDt.l Son tau
1 la r«te dufauaa.n, 311.
HAensi (leigneur de). Voy. Rom,
Baiiuut. I, 13, 15,16,76, 104,
405jU,7,87, 103,243,280,
279, 297, 307, 316, 333,
422. Bailli de —, Toy. Cbot
(Jean de). Sénéchal de —, 1, 76.
HÙiB (Jean) , capitabe anglaii.
Prùonnier i Formigny, I, 385.
Halàt (Pierre du), cberajier bre-
ton ; paraît en 1443 an ùége de
la Guerche. [D. Lobqtk&u, I,
633-] — Tué devant Pongiref,
I, 204.
HAunsrtT (Hartiade]. I, ISiule.
Halkib (Gantier de), dit de le
Gracht, fiU aîné de Jean II, «ei-
gneur de Halwin. [An. , III
909.]— I,374™(el.
HjU.<nn (Jean II, idgneur de), fila
de Gauthier III , conteiiler et
chambellan da duo de Bourgo-
gne. 4-U73. — I, 374no(B 1,
400 ; D, 81 ; cheralier ii Nevele
1, 423.
H&Lwnt ( Joue de ) , «eigneur de
Kennei et de Unggbenont ,
deuxième filade Jean I, aeignenr
de Halnin, et de Jacqueline de
Ghistelle», chevalier, conieitler et
chambellan du âne de Bourgo-
gne; loiiverain bailli de Flandre
et de Ualine*,par 1. dn 1" mar»
1454; confirmé dam cet office
par 1. de Charles le Téméraire
dn 15 janvier l<i68. f U72.
[Atra,, III, 911; La Mobl,, 74-
75; D. Vnxiv., 46, 13 et v;
mie Dnpont , dâni Wâvhdi, n ,
842 noM 1 et i la table; Cox-
Miim, pr. , m, 294 ; CawrELi.. ,
384.} Bleue k Nevele, I,
421; ion fna è U Kle du faiaan,
n, 187.
HALwni [Thierry de), «eptième fila
de Jean I, chevalier, oonieiller
et chambellan du duc de Bour-
gogne, bailli d'Ondembonre en
1463. f 1472. [A«., m, 909;
D. VnxKr.,46, 11 voetaniv-î
CoMnm, pr., m, 394.1
Chevdlier i . Andenarde, I,
ITamJi^, prite, I, 301.
Huna (Hue, «eigneur de), dieva-
Uer; figure en 1441 danileirangi
de l'armée de Charlei VU au
liége de Pont(»te, et en 1443 t
la conquête de Luxembourg par
Philippe le Bon ; tué 1 Mont-
Ibéiy en 1465. [Monns., VI,
9, 91 ; La Mabosi, 503 ; Dn
byGoogIc
S16
TABLE AMALYTIQUE.
Qarde, 1, 396 i commû i li
gmrde de Flore&gci, II, 49.
Huiaut (Jeu de), wigueur de
Gcnlii. I, 42 note.
ILuniEFOBD (Jeau), cherRlier, m-
. pilaine de Saint 'Germain -en-
Laje dèi 1423; coomiis, eD
1435, pour passer les montm
de la gamûon de BoiieD ; laace
a cheval de cette ganiiaon en
1438. [Gaish., B37, 20; Arch.,
K 64, 1", 33*; M.. »436',
]3g.] Eavofé anglaii, 1,
157 n
, 160 1
HAguEMBABc. Vov. Hacbsbacu.
Happlaihcoubt ( JeiD , Migaenr
de ) , de Béthencourt , de La
Molle et de PeuUy , chevalier,
capilaÎDe et chitelain de Bapan-
mes CD 1 44S ; ganTemeiir et bailli
de la terre et aeigaeuiie de Ne*le,
* pour Jean de Sainte-Manre, lei-
gneur de Montgaagier (1445);
servait dès 1443 W)u> le* ordres
da coiDle d'Etampes; paraît en
1453, 1454 et 1459; remplacé
par Hue de Longneval, le 3S
avril 1455, comme capitaine de
Bapanmes ; il tiit banni du
royaume en 1464 et recevait,
en 1471, du duc de Bourgogne,
une penûon de 300 fr. pour
•voir abandonné, pour suivre
son parti, tous ses biens situés
CQ France ; paraît encore dan« tin
acte de 14S2 ; marié A Micbelle
d'Avelus. [Cai. dtit., Haptiaib-
gocbt; D.VuiBv-, 46, 48 et v»;
MoBSTH.,i ta table; DÛClibcq,
240 ; Arcb. , X, 83, 167 et suiv.;
84, 134 et sniv.] 1, 15,
188. ChevalleràPont-Andemer,
192 ; employé dans la guerre de
Gand, 418.
Habcuu* (Gilles de), seigneur de
Bellegnici, prévût du duc de
Bourgogne, comme comte de
Ehinaut, au comhat de Valen-
ciennes. «i 1455 ; parait encore
en 1473. [La Marque, 495;
D. ViLLiv., 46, 53 v.i
Chevalier 1 Audenarde, 1, 396.
HAncHiw (Jacques, seigneur de),
chevalier banneret à Rupel~
monde; > très-vaillint chevalier; >
parait en 1464, 67, 73. U était
mort eu lï96. [La Mabcbe,
459,461,516; CuuTux., 463 ;
D. VnxHv., 46, 52 et v.]
Son nxu ji la féle du £aï>an, II,
304.
HarcourI, pris par Dnnoîs, 1, 197.
Habcoubt (Guillaume d'], comte
de Tancarville, chevalier, con*
Killer et chambellan du roi,
connétable et chambellan héré-
ditaire de Normandie , maître
dcB eani rt fortti. f 1484. —
Assiste aux séances du conieil
où l'on discute la réformo des
gens de guerre, I, 54; prend
pan à la campagne de Norman-
die , 311; figure i. l'entrée de
Rouen, 239; touche aux écns
dn cbevalier à b Pèlefine, 260.
HABCotimx (Louis d'), fils bltard
du corale d'Aumale, archevêque
dcNarbonne (1452), évéqne de
Bajeux (1460) et patriarche de
Jérusalem, f 1479.— Figure ann
obsèques de Charle. VU, II,
431, 437, 443 et suiv.
Habcoitkt (Robert d'), baron de
Bosivorth, chevalier de la i«r-
retiére en 11|63. f 1470. [Voy.
La Roqcb, U, 1934; lU, 31 ;
IV, 3036; et Fami, Original
Uutrt.l, I2-13.J Envoyé
au-devant de Marguerite d'An-
jou, I, 87, 88.
Hascodbi (Marie d"). Voy. Vad-
Habewiliibbs (Robert de), fik du
«eigneor de la Rivière. Ou trouve
en 1440 un Robert de Barenvil-
fieri parmi les lances k cheval
de la compagnie du sire de
Faucomberge. [7". Jc, 488,
6864.] Chevalier devant
Rouen, I, 315; a U garde du
pont de Rouen, 323.
Barflew. I, 224, 238.
BarvimonI, fortervHe occupée par
Evrard de U Mark, I, 75; a«-
byGooglc
TABLE AHALYTIQUE,
sn
ùégte par 1«« U^e<n>, 78 ;
mue en U main de l'évjqae de
Lite, 79.
HarUMe. I, 418, 421, 4S3;brù-
\ée. II, 20.
Habve (Jcfm), homme d'armn de
Is retenue Ae Jean Popham en
1426. [T. ic, 188, 6946.] —
Capilaûie de Gerberoy, I, 169.
Haiphui (Jean), bailU de Coten-
liD. I, 169 noie.
Hui&K (aultaD), fili d'Amonit II,
mot doute le prince déiisné
nota le nom de CoUaiuiabra/U,
50, 58.
Haubfy, biqnenée dlrlande, I,
336.
Ha*aet (Jean deSaccinvi1le,coQnit
•OQi le nom de JeaI1^, ^njrr,
•eigneord'Oi^eil elde Fresnav-
Je-SauioD, Tilet tranchant du
roi dès 1425, et maltn d'hAlel
en 1458; conaeiUer du mi rt
ton baUli Je Caui ; bailli de
Caen en 1458-61; Capilaine de
Gaillard. lU'BttachR, après 1461,
à la persoune de Marguerite
d'Anjou, et le rallia ensuite i
Edouard IV. [Areh., S Ï378 ;
KK B2, 142 V; Sô, S5 y";
G&iQv, 671*, 77 et suir.; Ste-
Tsatoa, I, 475; Lt Mabchs,
534; Chroa. tcaad., 315, 16,
44.] — - Ambauadenr en An-
gleterre, I, 112 noie, 119 nott,
imployé dans lesné-
\ reddition du
I, 76; commande le» Li^oia
Ruerablét contre lui, 78; prend
Hocbefort et Hai^moDt, 76, 79;
en déroulé avec le bitard de
Saint'Pol, II, 259-61 ; résigne
«on éréché, 314-15.
Hm [Henri, aeigneur de), en
Champagne. Pn'nd part k la
campagne de Normandie , I ,
189, 212-, dieralier i Pont-Aa-
demcr, 192.
HEmin (Pierre de), «eignenr de
Bouuu , cbevalier de la Toiaon
d'op en 1478. f 1490. — I,
189; cheralier i Pont-Ande-
mer, 192 ; son pieu i la féle du
faiian. II, 186.
HuTBi IV, roi d'ADg1etert«. I, 83.
HuTBi V. II, 38 noie.
Hkkbi VI. I, 4, 5, 7 noit, 8, 90,
133, 134 note, 158, 159, 161
et luiT. , 168 et sniv., 184 et
iiT.,190, 195, 202, 207, 225,
I, 139 n
pour
', 130 ni
la rupture des trêves, 156 aoU,
157, 160 noie, 187 noie; pour
la reddition de Rouen, Tihnote;
figure à l'entrée de Rouen, 238,
239 noie.
Haye (U). II, 416.
HajtduPuit (la), priie, I, 202;
rencontre près de la — , 274-75.
HsiBiBBRo (Jean de), éréque de
Liëge. I, 73, 75 nott 3. Pro-
met nu dnc de Bourgogne de
combattre Evrard de la Mark,
, 275 f
314, 335 et suiv., 361, 414;
U, 29, 38,72, 73,77, 78,369,
371, 409. Avait vonlu épouser
une fille dn comte d'Armagoac,
I, 64; son mariage avec Mar-
guerite d'Anjou négocié, 84;
conclu, 85; entend en conseil
le rapport de ses ambassadeurs
à ce SQJet, ibld.; envoie cher-
cher la nouvelle reine, 86;
donne pouvoir i SnfTolk, 86
noie ] ; envoie une haquenée à
gnifique, S9 ; faveurs dont il gra.
tifie Gilles de Bretagne, 96; dé-
pourvu d'intelligence, 1 15, 302,
304, et ne peut goaverner par
lui-même son rovaume, ibid.;
enclin è écouter légèrement les
faux rapports, 116 ; fait assem-
bler son Parlement 4 Bnry-
Saint-Edmnnds , ibid.; et s'y
trouve en personne, 117; fiut
arrêter le dnc de Glocester,
liid. ; accorde la -vie à plusieurs
de ■« lervitears qui avaient été
arrêtés, IIS; reçoit avec honneur
une ambassade de Charles Vil,
byGoogIc
518
TASLE AMALTnQUE.
130 ; HTvl contenti par k»
traité de mariage à la râddîtion
du Bfani, 138; >oininé d'accom-
plir M promeMC, iiid.; donne dei
ordrei eu coniéqaaice, Uid.; m
négociations ayec Charlet VII
i cette occaiion, 139 note, 130
noie; mécaoteot de* capitaine»
qui tenaient le Han*, 133; ré-
Knae qu'il fait i l'ambauadenr
nçaia chai^ de porter plainte
pour la priie de Fougtrt4, lâ7;
apprend le> échec* i^ûj par ici
troapei en Normandie, 276 ; j
enToieune arm,ée, ijii^.; puis nne
agtre, 299; mécontent de la
*ioknce de Saffolk, 300; cède
•nx prétention! du duc d'York,
303 ; mi* en tutelle, 303, II, 113,
361ttri«taétatoù ile«t i^uit; I,
304 ; tieal «onieil lur la ùtnatioii
de la Normandie, 308; conclut
nne alliance arec le duc d'Alen-
ç)n, II, 319. Archen de «a
grande garde, I, 88.
Hénnti d'arme* :
BcADMoar, I, 347; Bouaoaam,
iiid.; (^aaouu*, iiiJ.i Chai-
nuvwLiv, I, 261, 347; Dotm-
DAD, II, 121; Eaaaaa, I, 347;
FaAacB^CoiÔÉ , iiiJ.; Faurc-
Qvxnm, héraut de Vatencien-
ne«, iiid.; GamroHi.R, I, 277
noit; HuiimamR, tov. Hol-
eiLL; NâMUB, I, 361; Oavu., I,
334;PAa'ra«>Ài, I, 139 noM.
HaacBU*. Voj. Haichiu.
Hnaotiu. Hjiièr« d' — repré-
•enté à laféte du bi*an, 11,131.
Hiua (Antoine, •«gnearde),cche-
Talier de Picardie, Taillant, et
moult bon oorpi. l (L* M.,
458); eut on fila du même nom,
qui tenait en 1455 le* fiefi de la
BroTMCt d'Eftrepignie* du duc
de Baorgogne. [La Mauchi, 433 ,
453-4, 457-8; Ckroa. deLalàn,
708; D. VnjjT., 47, 130 »•.]
Tné à Nerole, 1, 420.
HBBiins (Trittan V), teigtieur de
Moulin* et du Bouchel , ebeva-
lier 1 Fronacc (1451), conaeiller
et chambellan du roi, préoftt de*
aMréchauKdè»m6.[AN> ,VIU.
132; T. te, 88, 4529; 84,
4973 (ÛgD. orig. et iceanx);
Konn. , V, 223 ; Bbuii, 461.]
Sa muùon k LiigE. U, W)3.
Heboutai. (Ourle* de). Tué près
Nerele, I, 433.
Haauu) (Pierre), de Naraî,avdt-
lenr de rote, éréque de Snolite,
cardinal-prétre du litre de Âaiote-
Sabine. -f 1*79' — Vicaire du
pape, 1, 342; «on crédit pré*
du patte , II , 387 ; reçoit l'*m-
baMadebaorgnignoniie, 387 -8S.
Hsncum ( Jacqac* de ). Voj-.
QuiEaxT.
HsumnBt (le comte de), aiûHe à la
fîte du biiBB, n, 141; son eau.
prérAt de Saint - Donatien i
Bruge* juMiu'en 1490,conMiUer
dn duc ae Bourgogne. [Du
CLEacQ, 130; LaMABcn,&61;
CnaaiSLL. ,415, etc. 1 Figure
dan* l'ambanade oe Hantoue,
n, 332.
Heymt. I, 397.
HiiTOB \HirttoH\ (Adam), écuyer.
En 1440, il était < Ueutenantau
Pont-de-I'Arehe, de tr*«-reTe-
rend Père en Dieu , Mgr l'ar-
cereaque de Rouen , chanoellier
de France, a^anl le gouTcrne-
ment d'icdiu lien dn Pont-de-
l'Arche;» le 30 «Tril 1448, il
parait comme ■ ca|Hiaine de
Nenfchaitd et commiuaire en
celle partie de Jehan Staula.we,
écuyer, tréaorier de Norman-
1 [T. «., 189, 5333-35;
Bah», tV, 335.1 C
de Neufchltel, I, 1
— Capitaine
HnoAi (Henri), écnjcr breton.
Tué dcTant Fougère*, I, 173.
HotOETTil (Jean de), aeignenr de
Fretin et de le L71, chCTalier,
parait en 1447; rend sou ayed
pourlaieigneDrie de Wanraing
en 1457. [D. Viu*ï., 47, 151
V'; Ckroa. de Laiain , 701 t
byGoogIc
TABLE ANALYTIQUE.
totv.] ChevalÙT 1 Aude-
uarde, I, 396 ; tcni rau k la fjte
ânfaÎMn, n, 179.
HocHBBsa (Rodolphe de) , mar-
quis de Rotbehn , goiiTemeur
en SuiMC pour le duc d'Autri-
16 a.
HoLoir on Hoodliv (Jean), dtera-
lier. Cest le même penoimaee
qui eu dMgaé ùllenr* aoni le
nom de BtUedit ou BoliaJil. Je
trouve nii Thoau ^oZi!/'(Otdif ?}
■DquelHenn VI donne eu ïkkl
les bien* de Jean du Hommeel.
[Ml. ff. 4800, kl T-J
EnToyé au-devant de Margue-
rite iTADJon, 1, 86, 88.
HoLsiu. (Bobert), dit Bnngting-
ton, hfanut d'arme* du duc
d'Eieter. 11, 323.
HoUandau. Leur lérolte, 1 , 60 ;
eLe est apaîaée par le duo de
Bourgogne, ilnd.
SoUmJt.l, 80, 183, Wd.^lOj
II, 72, 345, 317, 316, 409.
GouTemenr de —, Toy. Ia-
t^n, Lavhoi.
HoKmr ( le seigneur du }. n y
avait i cette époque un Gnil~
lanme du Uomaeel, seigneur du
Hesnil-Durand [Hi. fr. 4800,
41 vo.l, et nn Jean de Viliiers,
chevalier, seignenr et baron tin
Homatti, de Facy, de la Beran-
diirc, eto., comtétable bérédital
de Normandie, dont la fille, Ma-
rie da VilUers , épousa Gilles
TouToemiiie, seigneur de la Hu-
naudoye, qui eut un fils, Geor-
ges Toumeaiiae, qualifié en 1478
et 1480 de uigneur du Honi'
nut. [Ha. fr. 4801 , acte de
1516; Coi. ia t.jTomnMm.]
1,241.
Soldeur. I, 323, 227; n'est pas
rends an roi conformément à U
captulation de Rouen, 328.
Hongrie. Il, 352, 335, 366.
BoaGBia (Roi de). Voy. LuiistAa.
HoHgroit. U, 51, 364.
Hoo (Thomas), chevalier, hiron de
Hoo et de Hattings, capitaine
de Vemcoil , de Hautes , etc.;
chancelier de France de 1435
au 1" octobre 1449, chevalier de
l'ordre de la Jarretière. rVoy.
Aas.. VI, 394; V&ujcr de V.,
», S. G.; f;aJ.f^(.,Hoo,etC.]
Ambassadeur en France,
I, 85; négocie avec Brezé pour
U reddition da Mans, 129 note, .
130 mMb; prend part aux u^o-
cûliotu pour la reddiùon de
Rouai, ^5 noitf commis pour
fidre délivrer tes pbcea cédée*
par le traité, 238.
UoBBis (Philippe de) , seigneur
de Gaetbeque, de Bautsegnies et
de Oudescontes, vicomte de Ber-
ghei - Saint' Winoc , chevalier ,
oouseiller et chambellan du duc
d'Autriche; parait dani une quit-
tancedu20j>nvieTl4Sl.i-1488.
[CaJ.Efei[(.,HaBHt*(sign.orig.).]
Chevalier à Audenarde, I,
396 ; son «oiu i la fèts du fetsao,
U, 182.
Houan, mot qui signilie Awtnl,
U. 435.
HoDBL (Guillaume), teignenr de
la Pammeraye, 1, 194 aot* 5,
et d» Horaiuville , IQâ naît.
HoDXL (Jean). Ce Jean Hooel est
•aus donte œlui qui parait dans
une quittance scellée et «ignée
du 5 juillet 1432 , comme élu
en la vicomte de Falaise sur le
fait des aides ordonnée* pour la
guerre. [Coi, dti t., Hocil.]
U reçut eu 1 460 nue gratification
de Charies VU. [GiUOH.,649',
5.] ' (^pilaine de la Roche-
Gnyon, 194;écayerdu pays de
GaOet, marié à uns française,
liid,; se fait français, 195; sa
femme, liU.
HovAKDKBiK (Lyon, seigneur de U),
chevalier * Gavre {1453). [L*.
Mucni, 469; Du Cubcq, 70.]
Son ciwi i la fêle du faisan,
II, 306.
Hnu. (Edward) [Ifoii/f], cheva-
lier , écuyer de corps de
Henri VI, ambassadeur en 1442
byGoogIc
920
TABLE ANALTTIQtJE.
■après da oomie d'Amu^piac.
^Proeted. and ordiit., V, xcv et
■uîv. , 281t; Sir Htiris Nicolu
Journal of BecUnglorCi embauj."^
EoToyé au-devant d« tf^r-
guerite d'Anjou, 1 , 87, 88.
Hcix (Har^^erite, femne d'Ed-
ward). EnToy^ an-devani de
Hai^erite d'Anjou, I, 87; fi-
eure i l'entrée dans Rouen, 90.
Huhl, atUqu*, II, 17; brtlé, 20.
BoMtiBU (Andrt, leigaeur de), de
BouzJnconrt, etc., cheralicr de
U ToiMnd'orenlWa, \ 21 no-
vembre llt58. — I, 15, 46,
3lè8, 353.
HiniAulUYK (ingnenr de la). Voy.
TouBBBnm.
HinruDs (Jean Corrin), vairode
de TranijlTanie. \ lOseplembre
H56. — Se prépare à là guerre
avec Amurat II, I, 139 ; lui livre
bataille i Sophia, 140; l'aurait
vaincn uns la défection des Va-
laquea, 141 ; défait un liemenant
d'Amuriii,l'i2; gonTcme la Va-
lacbie et conquier tla Servie, ibid. ;
■apuiManceetiarenoiniuée. 143;
conclut une trêve avec Maho-
met n, n, 51 ; le pUint t lui
de la priie de Coiulantinople,
57; (railement bariiare qoe «n-
biuent ses ambassadeurs, ibid.;
répond an défi de Mahomet II,
112; le détait, 275; le force à
lever le ùégede Belgrade, 325 et
(oiv.; annonce ce succès à Lo-
dklas, 328; sa lettre répandue
m France, 'Md.; surnomma le
Blanc on le Blanc de Hongrie, I ,
139etsuiY.; II, 50, 112, 275;
appelé Onidiaiuii, II, 325-26.
IiAM (Jean de 1'), seigneur d'Isvel
ou IsncI, tenait ea 1473 le fief
de Fontenoit. [D. Villkv., 48,
à Audenarde ,
lixiKBs (Hîlee d'), était, en 1440,
licencié en lois, étudiant en l'U-
niversité de Paria , et curé de
St-Hicbel de Cbanres. [Arch.,
X, cartaiti dtt ateerdi, 161];
éitt^e de Chartres en 1459. -|-
1492. Ambassadeur à Han-
toite, II, 393 ; envojé en mis-
sion k l'avance, 294 ; figure aux
obsèques de Charles VU, 437,
441, '142.
tel dn comte d'^m;
appelé A'yde Aaat le Hôte det
dépenses du comte d'Étampit, et
recevait 6 sous par Jour, pais
9 sous. La Uarcheet du CJen»]
le nomment d'Imde. [Hs. fr.,
6787.1 — Tué près Kevele , I.
422.
iHgetmimster.l, 417.
Irlande. I, 295, 447.
IlEGUES (seigneur d'). Voy. Srji-
IsLB-ApAM («eignettr de I'). Voy.
IsU-lmirdtùit (!'). Le comte d'Ar-
magnac -y est arrêté, I, 63.
Italie. I, 125j U, 59 et saÎT.,
76.]
t, 896.
enoit. [D. \
Cbevafierà
Jacqnss ^aint). I, 264.
Jacques n, roi d'Ecosse de 1437 à
1460. — Juge de lajoutc de Ster-
ling, I, 148 ; son mariage, 175
et soiv. ; vient rendre visite à sa
fiancée taon anivée, 179; lui
fait présent de deux haquenées,
180; fait des cadeaux aux sei-
gneurs de sa suite, i leur dé-
part, 183; en guerre avec le
duc dTork. II, 352; secouru
par Charles VII, 353.
JALonmis (s«gn«ur de). Voy. Cu-
Jale (év^ue de). Voy. AtscoTK,
évéque de SaUiburj.
llMBE». Voy. C
byGoogIc
TABLE ANALYTIQUE.
' S21
Jabdois (Agnès det), tbbcMc de
Hostmanre(143S-63).U, 4W).
Jjuon, Hyitère de — représenté
i U Hie da fusan.U, U4 et
UUT., 148, laO.
jAucouar. Voy. YocaiB.
Jsu (Saint). I, 133 ; H, 438.
JunU.uBoir. U, 404.
Jbah II, roi de Gulîlla , oè I40&,
■f 20 juillet 1454. — EnToie i
(lliarles VII des ambatsAdeon
ponr intercéder en bveur da
comte d'AnDaniae, I, 6S noie,
66 j»M. Citt, 11,369.
Jiur n, roi de Navarra en 1449,
et d'Aragon en 1458. f 1479 —
Ibrche contre le comte de
Foix, 1 , 307 ; parlemenle iTec
lui. 307, 208; bat en retraite,
208.
j£ur I", roi de Portugal, -f- 1433.
— II, nteinotek.
Jbar PAi20i.oeT]E II, empereur
d'Orient(1435-U48) Sa mort,
I.I43.
JiaAMB (Saint). 1,70.
Jènuabm, 1, 71; II, 304; «Arê-
tes donaéei aux pèlerins >e rea-
daul i — , I, 133.
Jluas (Guillaume le), seigneur de
Contaj, chevalier, licencié es
lois et en décret, conseiltcr et
cbambellan du duc de BourgO'
gne, et son l*' miitre d'bAtel ,
maître d*hAtcl de ta duchesse de
Bourgogne, capitaine de Beau-
Ïiesne vers 1440; gouverneur
Airas. + J9 avril 1463. [Voj.
U Baibk, II. 192, 318, 333;
La Hobl. , 325, 336; I>u
CutacQ, 189 , 304; La Mabchi,
459; JouBsunr., n» 1391 ; D.
ViLUT., 48, 73 T«-73; Cai. ifcj
(., u Jeubi.] I, 46; son
rau i la r«te du iaisan, II,
194.
JiuBa (Louis le), Gl« du précédent,
sdgnenrde Hourconrt, puis de
Conlaj, chevalier, gouverneur
d'Arras, tué à Nancy rn 1417.
— 1, 189- Chevalier à Pont-Au-
dener , 193 ; figure dans U
jonle de Lilk, II, 129 ; ton vau
au fétedu&isan, 201.
JoHiTsniHfSirAdam). 1,179 note 4.
JoateiU. Une ambassade illemaDde
vient T joiidre le dauphin, I,
ISnatc.
JoHVHiiH (seigneur de), Voy, Toi.
MOinxui (la) .
JosREssx, soudoyer du chlieau de
Lille; atlaché d'abord au sei-
gneur de Roubiis. [De Clebcq,
45 ; Chronique de Lalaia , 697.]
— Homme de la compagnie du
bliard de Salnl-Pol, I, 393;
s'introduit dans Andenarde pour
avertir Simon de Lalain , iUd.i
félicité pour sou courage , 394 ;
récompcDsé par le comte d'É-
tampes, ièid.
JouGBB on JououBT (Jcin) . Ambas-
sadeur' en Angleterre, 1 , 130
JouRGct (te seigneur de). Chevalier
à Nevele, I, 423.
Jontes à Nancy, où Jacques de
Idlain tient un ^s, I, 41 note,
43, et où parait le Roi, 41;
i Cbllons pendant le séjour du
Roi, 50; à Gand entre Jean de
Doniface et Jacques de Lalaiu,
SI, 82; à Arras entre Philippe
de Temant et Galiot de Balta-
, 91 c
inditio
I de
cette joute, 91 ; elle es
et pmlleuse qu'aucune qui aii
été vue depuis longtemps, 65.
A lafavenr destréveiel des loisirs
des chevaliers , plusieurs — te
font, ipécialcmcut k Sauiaur, en
Srésence des roi* de France et
e Sicile, 107; pas tenu i San-
mnr, où est tué un chevalier de
rbAteldnroi René, 108. Jou-
tes à Tours entre Louis de Benîl
et l'Anglais Cbaloni, 108, oil le
premier estlué, 109; k Sterling,
en présence du roi d'Ecosse, 148
et suiv. Pas de la belle Pèlerine,
tenu par le btlard de Saint-Fol,
347 et luiv. ; sei conditions, 351 •
58 ; publié en France , 260 ; en
Bretagne, r£i(/.,- en Angleterre et
byGoogIc
522
TABLE ANALYTIQUE.
CD ÉcoMs, 361i ea AUemagne,
iM^.y en Etpagne, iW./ctwn»
(uec^, /Jii'.; poDiqnoi, 263.Ph
delà FoDUiae-def-Plean , wnD
|MT JacqiiM de Lalain, 264; «et
coDditions,364-13. Jouteii UUe,
n, ISô-aOïttCimbraj, 338-41;
ildllepour le uuuiige du conte
de OuroUù, 271.
JoDTMxu. DU Uuivi (GnillaDme),
ttigaeai de Trejoel, cheTolier,
duncelier de Fïsuice le 16 juin
Ute. I 23 juin 1472. -I, 154
ncit, 185, 196 >»(« 3. Prend
urt à la campagne de Nonnan-
die,I, 212 ; négocie la redditioii
de Rooea, 218 ; fait un rapport
au Toi iQF le* négociation! du
Port SRint-Ouen, 224 aote;G-
gnre i l'entrée de Rouen , 236 ;
répond au nom du roi i la re-
quête doRoueiiaiii, 243;figare
1 l'entrée de Bordeaux, 3&8 ;
Erend part aux négodatîoDi pour
i redditioD de cette ville , II ,
74 ; figure aux. olwtquet dn roi,
434, 438. '
JotrvKnx DU Uaitii fJacque*),
archertque de Reim* du 27 lep-
tembre 1444 k 1449; adoiini*-
irateur de l'évéché de Poiden.
Lia mara 1457. — Ambaua-
ir en Angleterre, I, lU noie
3,119.
JounmL Dit Uanni (Jean) , érè-
qiK de Beauvai* (1 433), de Idon
( 1444 ), archeréqne de Reimi
(1449). f 1472. - Auemble im
concile h SoÏMOnt, II, 310-11 ;
décinona qui y tout priiM, 311.
Jnif. (les). 1,71.
JiTUU* (Gérard, duc de), l'allie
■Tec Oiarle. VU, I, 43 note 1 .
Juré*. On doit parfoi* le* diitia-
gner de* écheiioi, I, n,
Jiutc, I, 24.
KuMOMAH (Tngdaal de), dît U
Baargemt, écuyer, «eîgnetir de
9 écajer* de m oompamie em-
ployé* t la garde de Montiiil-
lîm (1416);écayerd'éciiriedD
de Saint-"
lioipita
en-Layeet de HontecUre; bailli
de Troyes en 1450; marié i
Marie de Garendèrei. \T. m.,
Ut, 1373;&tt, 1S47 (lign.orig.:
IM. Boraeou v% Kmmiuv, et
■oean}; 63, 4821 (UiJ.);Gaiiu,
211 ; Gmm., 1137, 23, ttse' ;
Arch., X, 8«, 21 ; 82&3, 370;
88tttt, an 3B jnin 1442 ; Bubt,
456-57 ; Caunu, i la table.)
Toé deranl Cherboorg, I,
317.
SrBKBBT (Thomai) [Kuqmbery] ,
r, homme d'arme* 1 clie-
nt
1436; lance tcheralde U com.
nagnie de Robert de Willough-
DT BU «itee devant Saini-Céle-
rule 2 moi 1432. {Cai.itti.,
KnxaaT ; T. te., Ï07, 9012.]
Fait partie de l'armée de
Kyriel, 1, 276; fait pri*oiu)ier,
285,
XoMoni, bataille de — , I, 140-42.
KTSiBi.riliomM),cbeialier, capi-
taine de 19 bommea d'arme* et
60 ■rcbenenl423i capitaine de
Qetmont en BeauTaiiii en 1431 ;
capitaine de Gonma]' en 1435
et Kiiv.: lieatenant de Calai» en
1441 ; décapité en férrier 1461.
[Cai. des t., Etusi. [>oeauxJ;
T. te., 170, piutim, {Ibid).;
MoBirm., V, IS, et à la table;
Proceed. onJoriJ., V, t U Ubie;
RiHxa.V, I, 78, 100. 108. ; Bbk-
QDwrr, 89, 103; W*Tai>, U,
263-65.] 1, 292. Commande
l'amiée envoyée en NoroMndie,
I, 276; ■•àége Valognei, 277;
et la Jprend, 37S; commande i
Formigny , 382 ; fait priaonnier,
285 ; ordonne la mort de l'éré-
que de Saliibnry, 303; en fii-
vear aupté* du dac d'York. ,
byGoogIc
TABL£ AMALTTIQUE.
L1SIU.A1 u PotrauNS, roi de
Hongrie et de fiohteie, n^ «n
1440. ■(■ 14S7. - 1, 122, â40 ; U,
47, 112, 357, 372, 369, 371,
374. Excite le Luxembon^ i k
rérolte, II, 44; en démêlé avec
le duc de Bourgogne pour le
Laiembourg, 273; lui accorde
nae trêve de troi* au, 1^. ; ta-
Toie i Charles VU U lettre de
Huniade annonçaiit la levée du
ûégedeBdgnKle.a'"' '
^ HadeldDe de
Franoe, 354; metut mibitement,
355; retcmrdeaHailifaaBudciin,
355-57 ; lon allianee avec Cbar-
lei VII , 404 et loir.; avait of-
fert de l'en remettre i l'arbi-
trage àa roi dani la guerre du
Lnxembourg, 406.
Laiena, Uven^^mot qtn a le teiii
d'i&e,I,eBPlSl.
Lu.iln. [Guillaume, seigneur de),
chevalier d'honnear de la da-
dieue de Boulogne. ■]■ 1475.
[Voy. L& Mabchk, 473; Chroa.
Jt Lalam, 603 «t toiv.; D. Vil-
i*v., 80, 11 T» et iuiv.l
GouTcmenr de Hollande,!, 80 ;
ton FOU à la Me da faiMU, II ,
179. Qté, 1, 176.
Lu.«ur (Jacquei de], fil* de Gtiil-
lanme , chevalier, conieiller et
chambellan du dne de Boorgo-
coe, chevalier de la Toîaon d'or.
[Voy. VauxT dk V., Jï. B. C,
S8, 937; Buuut, Eut. ti gi-
Clinm. da l^Iaia, etc.] -
tenu par lui i Nancy, 1, 41 noli
), 43; la joule contre Jean de
Boniface, 61, 82 ; bit chevalier
par le duc de Bourgogne rar le
champ du tonmoi , 82 ; prèle
un cheval k Galiot de Baltaiin,
pour jouter avec Philippede Ter-
nant, 94; joule en Écoue i la-
quelle il prend part, 149 et
■uiv.; tient le pas delà FoDIaine-
det-^eon, 364; conditions de
ce pas, 364-73; appow son tcel
anx lettres de pablieatioa, 373;
prend part i U guerre de Gand,
393; n, 17, SOncMyambaasa-
denr du duc de Bourgogne, II,
9 note; mi devant PoucquM, 84;
LâLAnt (Philippe dej,
fili de Guiltatune , chevalier,
chambellan du duc de Bourgo-
gne Q461); tué t Manilhéry en
1465. ■ Jeune et vaillant cheva-
lier. . [Co«m™u, 1,35; Du
CuBOQ, 270; La Buaa, II,
218.1 II, eo Hoie. Figure
dans la »tc de Lille , U , 129 ,
336 ; son tau, 186 ; figure dans
U ftte de la licorne, 339.
Lalais (Sanie de) , frère de Goil-
lamne, chevalier ; par«!t en 1436
i la prise de Pari*, où il fiit fait
dievalier, et an siège de Calais;
et , en 1443, dans la guerre de
Luxembourg. [HonsiB., V, 317,
331-23, 359 ; U KUbchb, 394-
95; duiM. Je lalain.nb.] ■
Son vœu à U fSle du faisan, II,
179.
Lujkoi (Simon de), seigneur de
Montiguy, chev^er, conseiller
et chambellan du duc de Bour-
gogne, gouverneur de l'Écluse,
SDuvemenr de Beaumont, bailli
'Amiens, amiral et gmid ve-
neur. -{- 1476. [Voy. La Baue,
n, 217; Bbasiam:, /. c. ; D.
ViLLBV., 80, 11 V» et suiv.;
Épiuphe.dansGAios., 840,2;
Cousit , 247.] U , 206,
400. Fait partie de l'armée du
comte d'Étampe* en 1444, 1, 15;
de celle du comte de Samt-Pol
dans la guerre de Clèvei , 103 ;
j oute en Ecosse, h laquelle il prend
part, 149 et suiv.; assiste i la
fête de la Toison d'or, 348,352;
défend Audenarde contre les
Ganloî), 387 ; sa sagesse et sa
vaillanoe, 388 ; prévenu par le
byGoogIc
S24
comte d'Ëumpei de loa intcD-
lioD d'attaquer leiGaDloi», 393;
combat i Nerele , kïl ; (émoin
du» le traité avec le* Ganloîi,
II, 107; figure daui ta ftte du
fauaa, 159; loii vmi, 175 ; ac-
compagDC le dnc de Bonif^ogoe
en Allenagne, S43; ambaiMi-
denr en France, 311 «oie 2,
335 et iiiiT.
Làuijc ( Isabelle de), fille de GdU-
Uume. [Voj. Chron. de Lalain,
604 , 660. 1 — Accompagne
Marie de Cueldrci en ËcoMe ,
I, 176 et luiy.; reste aupr«i
d'eUe, 183.
LAMPBi(Jeui],écayer,laiiceàcIie-
val de la garoiiou de Rouen en
1432; lieutnuuit t Aincncbei
dèa le 20 jaillet lliSG. Sei bîeni
furent coiïGsquéi lors de la pnie
d'ATranche». [r. te., ili , 5477
et nÙT.; BaanuF.; Arck. deUat-
lar-Cùtiquen, 5.] Capitaine
d'Avrancbea, I, 288; Tend cette
place, ibld.; garde lei bien* et
ceux de la femme, ibid.
Lascklot un Lac. I, 251.
LurDAS ( Jeaune dej , femme de
Nicola* Aolin. AiiiMe à la fête
dufaiaaD, II, lliO.
Zany™- 1,11,16, 17.
Languedoc (le). U, 296.
Lutacium (Maquin). Voy. Lone-
LàirnoT (Antoioe de) , «eignenr de
HaiagoTil, deuxième fiU de
TABLE ANALTTIQXJIi:.
idiambellaii du duc de Boorgo-
:rde la Toîion d'or, f 1462.
Il eM auteur d'une relation d'un
voyage en Egypte et en ^rie,
éditée en 1821 par le Ber. John
Webb A>ja\'Archmologia (XXI,
281-444), et MT M. C. P. Ser-
e pour la Société des biblio-
iMtnoy. 1399-1450. Honj, 1840.
io-8. Dans Vdrclimologia, l'ou-
vrage n'est pas complet, mais
le texte est plus coirect. Le ro-
lume de Mons est sans noies.
H. Em. Cachet y ■ soppléé dans
un article inlitalé .- fojagtt et
ajmAajsadet dit GuiUe&ert Je han-
noy (Trésor national, 2* série.
I, 179-225. 1843). Lannoyyisiu
l'Espagne, la Prusse, le Dane-
mark, la Russie et la Hah«me;
fil deux fois le voyage de TerrC'
Sainte ; alla en pèlerinage k
Saint- Patrice (j^lrlaude et aux
grandt Pardoiii9Ro<at ealkiO .
Henri VI du 10 mars 1443, ipko-
téede tous ses biographes (Iti-
wta, V, I, 118-119). — [Kav.
Webb /. c, 305 et soiv.; Ab*.,
Vin, 77; GAcmr, /. c; La
Baub, II, 181, 309 ; D. Vu.-
I.KV. , BO, 66 T» et tuiv.l 1,
348,351.
flnvoyé
de Jean de Croy, II, 309.
Uiaoi (Baudoin de) , dit le Bè-
gne , seigneur de Holembais ,
troisième fils de GuiUebert I de
Lannoy ; chevalier , gouverneur
de Lille, chevalier de la Toison
d'op. f 1474. — 1,348, 351,
352.
Laksoy (GuiUebert II de) , sei-
gneur de Villerrat et de Tron-
chiennes, deuxième fils deGuit-
lebert I, chevalier, conseiller et
GuiUebert I, chevalier, con-
seiller et chambellan de Char-
les VI et du duc de Bourgogne ;
maître des arbalétriers le 22 jan-
vier 1422 ; gouverneur de Lille
et de Hollande; dieralier de la
Toison d'or, f 1" mai 1456.
[A»»., VIII. 72 ; L* B*bbb, II,
108, 132, 179, 198, 207; D.
ViLLHï.,ltO, 66y°elluiv.Voy.
La Mamcub, 414.1 1,348,
351;aon^aruàUrét( ~
170-71.
3 fête du faisan.
byGoogIc
TABLE AHALÏTIQUE.
Lumor (Jean 1, seigoturd»). II,
309 aoit 3.
LuiKoz (J««a II, «rignenr de),
Ly>,Rn[ne,SebDurg,Bouu,eIc.,
fiU de Jean I", ccnKiIter et
cliambellao du duc de Bonrgo-
gué; chevalier de ta Toison d'or;
goaierneur de Hollande , Zé-
land^ct Friie ; bailli d'Amieui ;
mju»eniciir ^e UWe. f 1Ié92 ,
d'après son epitaphe. [Coi. dts
t., Uiraoi; A»»., Vm, Ik;
Dd Cuhcq , 226 , 253 ; Wa-
TllK, à la table; Mohitk., V,
432;Chuteij.., 311, 371; *oy.
Caihul hiitotique, U, 81-S5.]
n, 107, 237 no(ir5,238
noie. HÔndé par le duc de
Bourgogne pour combactre lei
Gantois, I, 409; auemble de»
eens de Rneire, lilO; ion rau i
h fête du raisBD, n, 177; am-
baisadear en France , 395 et
LiiiBOT ( Jetnne de Crojr , dame
de). Il, 309 Itou 3.
Lausac (Guillanine on Gnillotiu
de), aeigneiir de Dauville, Ues-
gremont, etc., cheralier, capi-
taine de Louviers de 1422 à 1439,
et Je Gaillon (1423). Il iwjut
d'Henri VI par I. dn 9 f^rrier
1431, 100 1. I. en cousidératioa
dece ijiie certain nombre de gens
dcMretenae, dont 50 étaient toa-
joun logés près du chaocelier de
France, aTaient des gages insnfE-
UDU. Il était capitaine de Pont-
Sainte-Maxmce en 1435, et fai-
sait partie Ter* 1447 de la ganii-
■OD de Bordeanx. On le tronie
établi en Goyenoe dès 1443.
[Coi. du t., Larsac (lign. orig.
et sceanx); T. se, M, 4911
« iz{iiid.y, \7i,pa,tiaiiii,
5573; Ms. 9456*, 105, ChrtMi.
de Lalaia , 637 ; B>Eqitia>T ,
82, 161; BsAax,3S9.] Ap-
pelé Guillanme Odtron (et An-
drom , dans le texte do traité,
Ordoan., XIV, 144), seigneur
de Uassac, I, 339; l'un des
S3S
chareés de négo-
cier la reddition de Bordeaux
k Charlei VU, ibld.; viole le >er-
menl préié t Chvles VII, 413
et BuiT.; U, 39.
Labsac (Mondoc de), cheralier,
capitaine de 10 lances et 30 ar-
chers i cheval servant devant Or-
léans en décembre 1 42 S et janvier
1429; ■ naguère capitaine de
gens d'atmes et de trait ordon-
nés pour la garde de Louvieri 1
( 26 mars 1430 ) ; capitaine de
Conches et de NeufchStel. Il fi-
gure en 1433 parmi les capi-
taines qui prirent Provins et
était enrermé daus Iffonle reau en
1437 ;il faisait partie vers 1447 de
la garnison de Bordeaux, et ob-
tinl da comte de Qeriaoni, en
I'uillet 1453, des lettres d'abo-
ilîon , confirmées par Charles VII
lell avril 1454. Le2 mars 1456,
Mondoc Audron , appelé de
Lantac, chevalier, seigneur de
Lansac, paraît comme arbitre
dans une transaction. \Cai. des
(.,LAJiï*c(«gn.orig. et sceaux);
T. «■,,171, 5521; 172,5775;
64, 4913; Monstb., V, 84,
294; U. VuiBT, 80, 72 v;
Chron. de Lala'm, 637; GamL,
209; Arch,, JJ IBÏ, p. 62.]
Capitaine de Cognac et de
Saint'MaiErb, I, 168 ; fait pri-
LutsELLOT, portugais de l'hAtel du
comte d'Ëlarape*. Blessé au pont
d'Espierres, 1,391.
iflOM. 1,237,311, 378.
Laonnau. l, 16.
Lune (Jean de), grand maître de
Rhodes, -f- 19 mai 1454. — II,
326.
Lmuamte (lac de). U, 265.
LiuraFC (vicomte de). Voy. Fotx.
Làvu. (André de), seigneur de
Lohéac et de Rais, chevalier i
douie ans ï la bataille de U Gra-
veUe(1423) ; conseiller et cham-
bellan du K» ; maréchal de
France en 1439. f 29 décem-
byGooglc
TABLE ANALYTIQUE.
bre US5. [An*., VII, 79; T.
»., 1$8, 1213-15 (dgn. orig.
M iceiD); BM. ic. dts ck.,C,
m, 369.] I, 416. Preod
pan k la campagne de Nor-
inaDdie, I, 173, 173, 300;
a Hortain en garde , 17^; chef
d'une compagnie , 300 ; prend
Tfaorigny, 301; Bambie, Md,;
Valognes , 303 , qui deoteore
entre ici maini, ibid.; combat i
Fonnignj, 379; auiége Valo-
guet, 393, dont il ett nommé
capitaine , Ihid. ; prend paît au
liège de Oten , 308 ; fait pulie
de l'arma tayoyéc coutie le
comte d'Armagnac , II , S9S ; et
de celle envoyée en Aiigleterre,
353 ; fignre ans obtiqne* du roi,
U8.
L*TAi. (Gny XIV, comte de), ai
11106,+ 1486. [Voy. D. Viilht.,
81, 78 et niiT.] — Ambaïaa-
deur en Angleterre ,1,11 nota
3 ; prend pût i la campagne de
Normandie, 173, 199, 379 ; poi-
aédail Vitré, 173.
Laviagm. Il, 253.
Uetoure. U, 393 et toÏT.; prit,
396.
html dn Pape. Voy. Mon (Ba<
Uitk. I, 178.
Undit (le). II, 440.
LuTAMS («àgnenr de). Voy.
MORTFIKKAVT.
lettmia. Il, 7.
LsvraAc. Ce penonnage , qui n'eat
nommé par aucun auteur con-
temporaui , pourraît-étre «oit mi
d'Aitarac (on Ici appelait parfoïi
Latrac) de la branche de Fon-
frailtes, i Mvoir Pierre-Ray-
mond n d'Aatarac, wignenr de
Gaojac, mort en 1448 , >oit on
bitard du comte Jean I d'Aata-
rac. Lestrae eti mentionné dani
une lettre de rémÎHion de dé-
cembre 1455, donnée i Jean
Maquereau, pour aïoir noyé, en
lli31 on 33, troii hommei de
ta compagnie de ce capitaine.
[Voy. 3
Arcb.,
[Aidi., H 187, p. 137.1
I, 10.
Liria (Antoine de), comte de Vil-
lan, Ticomte de Lantrec , cham-
bellan dn roi. f Tara U54,
,172, 5605 et toi*.;
, JJ 181, p. 183; ISlt,
p. 356.] I, 386 iwtel.
Lena (Jean de), leignenr ae Vto-
Tert, pDi* comtedeVillan, che-
valier, premier chambellan dn
roi ; favori de Chariet VII, qui
le maria à Tbomine de Ville-
qiûer A laquelle il donna en ma-
riage 10 000 écna d'or. [Voy.
r. «., 17Ï, 5603et5695.J
Cberalier i Formigny, I, 286.
Utii (Philippe de), archeréqne
d'Ancfa (1450), pnii d'Adei
(14BB). f 1475. — U, 295 note
— , 33S; Talbot * — , n , 35,
86.
lUge. 1 , 77, 138 , 378 ; H, 360,
403.
LiioE(éTJqne* de). Voy. Bodibow,
HusassBa.
lUgtnt. FoumÎMeiit nue armée
contre Evrard de la Mark , I,
77; attaquent lei rortneiiei de
Rocberort et d'Hargimont, 78 ;
-'— 78,79; '-
I lenr étéque de ne pM
n, 63.
iMaiSaimi. Le protectorat de la
France dana lea — commence
MU Cbarléi Vil, I, 123.
LiÉvnr. Voy. Pomai.
Litvza (le), homme d'armea fran-
çaii, tné deiant Gninei,II,368.
LiCRE (Jean, aeignenr de), de Biil-
l(Bl(BeI(eil), Montrai et Enam-
bhpie, chetalicr à Ga-ire en
1453; ilavone tenir en 1473 la
•eigneorie de'Montrcd du duc
byGoogIc
TABLE AHALTTIQUE.
SiT
;, comme comte de
HaÏDaiit. (bo Cliboq, 69 ; D.
ViiiBT.,»S, 11 TO; Ah»., VUI,
33'34.j SoD n>u A la f«K
duraiun, U, 173.
Lihvnj'at-SaHtare. I, 12. Occnpé
par le comte d'Élampei, I, 12,
13 ; appaniem à l'Églbe, 13.
nOe. I, 389, Uli U, 1&, 19,
113, 187,241 et «niy., 270, 272,
303, 305. TbdLtre dei négocia-
doDS entre lea Gantoit M le dnc
de Bourgogne, II, 21; U len-
tenoe piibliée Ji Saint-Pieire de
—, 33. Banqueta k —, llli,
118, 130. Fête dafanan: joute,
125-30; buKjDct,' 130-64, 222 ;
détail! dei entremets, 133-36;
inorme afSuenoe de geni «enna
de toiu cAiéa, 139 ; rapi^aenta-
ttom pendant le baïKiaet, 142-
153 ; VÉglUé Tient faire ta i«-
qattean duc, 153-59; prJMn-
tation de* douze vertiu, 236-35 ;
danaet qui terminent la fSte,
236-37. Fête i — , i l'ocoaùon
du mariage dn comte de Charo-
kia, 271.
niieèoaiK. I, 227.
Luieag. Se «ouinet anx Français,
I, 193, par l'intermédiaire de
Ion éritfae, ihid.i Xen idenean
françai* le rendent à l'égbae ca-
thédrale , iUd. ; *ont accoeillia
ibid.
x'(éT«que de). V07. Baidt.
LaJi. n, 385.
LoHÛc (leisnenr de).Vaj. Latal.
Loire (la). II, 296.
LoMicn (vicomte de). V(^.Ab-
Lcmhardie. I, 135 ; II, 386. Se«
cheTaoK de tournoi umt tout
couTeru de fer, I, 64 ; gnerre
en —, 127.
LoBuirtI. I, 73 ; geni de gneiTe lo-
^ à -, 77.
LemirM. I, 299, SOO.Toor de -
I, 301.
Longeinpré, pria par les Francai
1, 190; appartenait à Talbc
ièid.; détruit, itid.
Latgnjr. S* reddition, 1
LononxTu. (Artn* de), 1
•eignenr de TeneUe*, bailli d'A-
mieu1e6jumet 1456; con»:iI-
1er et ckanibellan du roi ; com-
mit par Looii XI pour patter
let rooutm de diteri geni de
gnerre. f 1496. Voir ta trtt-
mriente épitaphe, donnée par
Mlle Dupont. [Coi. Ja t., Loa-
ODSTÀi. (tiju. oria. et .cean);
Mlle Dupont dant WAviia, lU,
53, 54 aotei; ConnEi, à la
table; La Roqdx, I, 933; Du
Clibcq, 131, 178; D. Viuar.,
B«, 64 ï»-65.] II, 260, 261 .
LoHGuzTu. (Que de), aeigneur de
Vaidx en Artoit, premier duun-
bellan du comte d'Etampet
aprèt Chariet de Rocheiort
(1457); eoniàller et cliambe)-
lan dn doc de Boorgogne; ca-
me», parlettret du 29 avril 1455;
bailli dlletdin , en remplace-
ment de Darid de Poix, par
lettre» dn 27 man 1456; terri-
tenr du comte d'Etampet à
12 ». t., pni» à 21 1. 1. par jonr,
eo 1451. "i- 35 jnillet 1458. [D.
Vixxn'.,K<,64et *<■; SB, 76;
H», tr. 6787, patiim.; Dtr
CtsacQ, 110 ; tôt. Montm.,
ft U table.] 1, 14. 390, 417,
421 ; II, 81. Charalier k Aude-
oarde , 1, 396 ; ton FiEu i la fête
du faisan, II, 193.
comte de Snffolk dé* 1433, du
comte de Someraet en 1440,
dn dnc d'York en 1446 ;
prend, le 20 jmllet 1445,letitre
de capitaine, [r, >c, 8S, 6414 ;
186, 6947 et iniT.; 18«, 7119-
123; Aroh., K M78.]
Capiuine de TombeUine , I,
289.
LouAiLu {Thoma* de), envoyé
anglait, I, 156 »ote.
LoBXDkK (Jacomo), commandant
de la flotte Téniliettoe, II, 54.
byGoogIc
TABLE AKALTTIQOE.
LormoHi, près Bordeaux. II, 7:
, premier
Loa>tT (Antoine ât) , ,
«cujer (raacbuii du duc de
Bourgt^e. Par lellrei da 13
oclol>re H66, le duc ordonne
qu'il Kiit exactemeut piyé de
u protision de 18 •• par jour
snr la recdtp de Cuiiery. [La
Bambe, II, 232; La Mabcue,
423; D.Viijjiï.,83, 79.]
Son >iKi( à la fêle du faisan, II,
208.
Lerraliu. 1,25, 28, 36, 75; II,
357.
LoïKAni (AntoÎDc de), comte de
Vaudemout. + IH?. —I, 187,
211, 239; sa femme, 187 noie 1.
t^tUBAniB (FetTV de), comte de
Vatidemont. Freud part à la
campiigne de Normandie , I,
211i
■, au B
LonaAiDE (Jean de), comte d'Har-
conrt. U passa, le 5 ayril 1453,
â GrannlCe, la montre des hom-
me* d'armes de la petite ordon-
nance aerraut sous ses ordres.
[T. «., 129, 1243.1 - Am-
fusiadeur de Charles VII, I,
1 87 ; preod part à U campagne
de Normandie, 211; fignre à
rentrée de Rooen, 239.
LoBBAïKB (Iiabelle de). Voy. Ah-
jon; — (Marguerite de). Voy.
Caoy.
Louis XI, dauphin de Viinnoii.
1, 25, 42, kk. Euvoy^ par le roi
pour arrêter le comte d'Arma-
Snnc, 63; commande l'armée
'Allemagne, 10, 11; établi
k Langres, 16; le rend à Mont-
belliard, 17; occupe cette place
avec promette de rettitution
au bout d'une année, 18; pa-
acU 2; donne quittance de
10 000 saluts eavovés par le doc
■e, 18; n'assiste
pas à la bataille de Saint-Jac-
ques, 32 ; joyeux de cette vie-
ir^
tnire, iiid.i marche sur BUe,
i&'id,; rc^it one ambasnde des
habitants et tiatie avec eoi, 28;
conclut un traité avec le* Suis-
ses, iiid.; difScultés el ]
éprooTée* par
Allemagne, 35 , 36 ; béjoume k
Jusse et y reçoit la visite du due
d'Autriche, 24; prolonge son
séjour en Allemagne, 33 ; reçoit
des ambassades de l'empereur,
34; lui en t-oToie,34 iuTe ; re-
tourne en France, 35; s'arrête à
Montbelliard , Aid.; rejoint ^
roi, Ibid.; reça joyeusement,
iiid. i mcconiPDt du maréchal
de Bourgogne, 37; rrarette sa
première femme, 68 ; fait trani'
porter dans la suite son corps i
Saint- Laon-de-Tbouir* , iiid.
note 1 ; quitte la conr et s'établit
en Dauphiné, 130; dénonce au
roi certains de ses conseillen,
ibiJ. ; tente de le* corrompre,
ISl note; sa haine à l'yard de
Brezé, 135 ; il le dénonce au roi,
Aid.; )e tient en Dauphiné,
éloigné de la conr, ijii^.,' lait
faire son procès i Goillaame
Mariette, 138 et nott; retiré en
Dauphiné, 425; n, 329, 33B;
conduite qu'il y tient, I, 425 et
nott; envoie Gabriel de Bernes au
roi, iiid.; mécontent de la ré-
ponse qu'il rapporte, 426; le
renvoie ver* le roi, ibid.; reçoit
un envoyé du roi, 428; renvoie
BemeiBvec cet envoyé, 429 ; fait
écrire qu'il n'est pas disposé a
revenir près du roi, iiid.; reçoit
une ambassade du roi, 434;
réponse qu'il lui fait, 435; en-
voie une ambassade an roi, ihid.;
répouse écrite qu'elle porte ,
436*39 ; reçoit son rapport ,
442 ; offre an roi de s'employer
contre le* Anglais, ibid.; sur la
réponse qu'il reçoit, «e net en
état de défense, 443 ; en guerre
avec le duc de Savoie , Tl ,
265 ; conclut un traité avec ce
prince, ÏÂû/.; allié au duc de
bjGooglc
TABLE ANALTnQUE.
529
MîUd , iiiJ.i eoutimie t mal
goavemer, 329; apprend que
le roi «nit le Cure ■rrjler, n
•'eorait, iiiJ.; iiriTe à !■ roor
da duc de Bourgogne, 330; reçn
•v«c hoDoeur, 330-31 ; expoïc
au duc le* motifs de m rrtraite,
332; reqn^e qo'il fût, ièui.;iè-
jonme i Bmiellei, 333; pnii ■
Genappe, iUJ,; aux dépens àa
duc, iHd.i demande au dnc 1
fnire venir la dauphine, 333 ;
la rail Tenir, 351-52 ; négocia-
titra* entamées t ion aujet prèi
du roi, 335 et lui*., 407-M8;
exposé de tet rapports avec le
roi, 338; opinion du roi sur son
compte, 342-43; inccède à son
père, ItS2; cmpreSKmenl a*ec
lequel chacun eouït 1 lui, iiid.;
hit faire un srrvioe pour le roi,
423; Ta chasser en en sortant,
ibid.; proclamé à Saini-Dcnii,
444.
LoDUlâT. "Voj. LOBDAT.
rouniiii. II, 303, 304.
lAiivuif (Pîem de), vicomte de
Berzj et d'Acy, cfaeralier de-
vant Fronsac en 1451, consril-
ler et chambellan dn roi, capi-
taine du Puj en 1444 ; ayant la
charge de 60 lance* fournie*;
ttié te I5jnin 1464. ^CnJ. dei
(., LoDTtin ( aign. ong.); Du
Clbbcq, 39, 937} Areh., X,
6400, 56 ; 8861 , 6863y 88S3,
ele.; Ife'm. da la toc, du Pwf,
XV, 697.] Soupçonné de
complicité dans le iweuitre de
Fltry, I, 145 ; occupe le cbt-
leau de Nesk, itid.; ponrsoiri
ea parlement par le* frère* de
FlaTj, iiid.\ détenu i Paris,
146; perd an emplob , Ibid.;
mis en lilïerté, itid.; bien tu du
roi, 147; lentatiTC d'awasiinai
dont il faillit être Tictime, 148,
360; fignre k l'entrée de Ronen,
241 ; combat h Fomûgn}?, 280 ;
fait cberalier en Gujenne, 360.
LoDvx (Nicole ), ami:
Me(*iM, I, 30, 31.
£ewier«. 1,163 et *aiv. Charte* Vît
il— , I, 197,311, 313.
Ldob (Arnault,*ire de), cheralier,
conseiller et chambellati de
Charlea Vn. I, 208 lo'o 2.
Luc£ (le srigneur de), peut-être
celui qui est nommé, dan* la
Chron, i^Z<iJsût(637-38J,}«an,
•eîgoenr de Lutté / — Fait htraw
mage an roi pour sa aùgnenrie
de Moléon, I, 208.
Luroa (Jean de), làgnettr de Bre-
dre. I, 33S ; II, 2».
Lutignan. U, 284.
I.trrzEi.*mB (Jacques, comte de).
Î145e. Il serrit sons le duc de
norgogneen Flandre en 1453<
iVoy. La Haboue, 473.]
, 16 nolei était dant le* nmga
français k la bataille de Saint-
Jacqufs, I, 31i
Luxenàourg. I, 73, 102; U, %3,
49^ 308| 30S ; en rérolte contre
le dnc de Bourgogne, II, 44 }
reconqub, 4& et soït.; sa po*-
*e**ion duputée entre le dnc et
Ladislas, 373, 355, 357. Gm-
Tcmeurt de — , vor. Boimcoon
(Coniille bâtard de), CnoT (An.-
toine de).
LnxuuosiB (Jacque* àeS, *ei-
gneur de Bicbebonif , Je. Rn-
nughen et de Sainchtn, Erére de
Louis; lienteuant da eonnétaUe
de Richemonl, cbeTalier k Ga-
*re (1453), cheralier de laT<n>
ion d'or, conieiUer et chambel-
lan de Looi* XI, cheralier de
son ordre, oapitnine de Hante*
eldeBeauté-sar-HarDfae.-tl487.
nu*., m, 736; Ghou., 333;
Du Clucq, 69; La Huciu,
473; Sautai., ID, 433, 436;
CoJ.' d*t t., Lovanorao ; D.
VBiiT.i tt3« 142 et luiT/) -
Prend part i la guerre de Clè-
Tcs, I, 103; k la campagne de
Normandie, 173, 200) lieute-
nant génénl du connétable ,
ibid. ; prend Saint-James de
BeuTron, 173; attaque Tombe-
laine, 174 ; GaTiajr, 303 ; com-
34
byGoogIc
TABLE ANALYTIQUE.
bat i Formigny, 279 et niiv.;
Msiége et prend Saiot-Sameor-
le-Vicomte, S90 i rc^it U sDa-
miuioQ de Briquebec, 291 , qo'il
remet luiei^D car d'Estuuteville,
392; prend part au li^gc de
Caen, 307 ; témoio dana le traité
»«c les Gantois, II, 107.
LoxufBotJBO (Jean 11 de}, comte
de Ligny. Dale de ra mort, 1, t.
LoxEMBuUBO (Jean de), éli de
Ixiuii, comle de Marie et de
Soiuont. f 1476. — S'aTauce
i la l*(e d'une wmce coulre le
teigneur de Croy, 11, 309; le
lettre, 310-
Lu;(EJiBOUBO (Jean de), dit Hei>
Iie(]uîu , hitard de Saint-Pol,
aeigneur de Hautbourdin et de
Uontmorcncy, chevalier, capi-
taine de Heaux en 1I|30, eon-
leïller et chambellan du duc de
Bonrgogne ; re^t du duc en
rfcompeoM de sei lervicea
(1433) I pour qa'il Hill plus ho*
nourablemcnl tesui le jour et
lolennilë de lei nopces, i deux
pitcei de drap de veloan noir
qui coiklèrEDt 232 fr. (Lab., I,
3Sl);l«g;timéIel9féi'rier lii36;
cberalier de la Toiion d'or. Il
avait épODié Jacqueline de U
Trémoille , dame d'Ailly-»ni^
Noyé, f 28 juillet 1466. [Asi.,
m, 724; Cai. dts t., LuxiM-
nouBC; lui Mahchi, 397; Du
Clkhcq, 296 ; D. Gheriu, ÏKl ,
163 vo i TiEttCB, Hautbourdin el
j« «iffneur. (IJIIe, 1860, in-8).
p. 42-43.] 1, 244, 245
note, 248 et luiv. , 393; II,
107,203. Fait partie de l'armée
du comte d'Éiampea en 1444,
Vimpriii, 259 el buit.; envoie
det bérantï d'armei pour pu-
blier ton empTÎit,%i9 el bqiv.;
son peu je'iuccèi, 960 et auiv.;
}«r quoi motivé, 262 ; éloge du
clieTnlier eniicprenetir, S63 ; qui
était la belle Pèleriue, 263 Mtel
(on volt par lei renaeignementa
qui précèdent que la vague a*-
aerti on, reproduite par noua ia,
eil dénuée de fondemenl); u-
iiite à la fêle de U Toiion d'or,
348, 352; arme le comte d'É-
tampe* chevalier, 396; prend
part k la guerre de Gand, 11,
61;
à la
démêlé avec l'éi
Liège, 259-61.
(Louii de), comte de
^inl-fol, connétable de France
■ouBLoniaXl. Nél418,-)-147&.
[Voy. D. Viu-Kv., M, 149 et
»uiï.; Ch*iism..,385.] I,
49 note, 69 noie, 279, 990, 360,
400; II, 17, 19,81, 141, 960.
Prend part anx joules de Naney
et y conquiert soavetit le suf-
frage de* damea, I, 41 ; figure
brillamment à Chjions, 58; ai-
sitte aux séances du conseil où
l'on discnle U réforme des gens
de guerre, 54; Hillicilé par le
duc de Clères de venir i son
leconra, 102 ; frère d'arme* du
damoiseaude Cléves, 103; choisi
par le dnc de fioui^ogne [>anr
secoun du duc de ClAvea, J>id.;
assemble se» troupes à Solea-
mes, r'iii/.; ambassadeur de Char-
lej VU, 186 HOle 2, 187; fait
appel aux gentilshommes de Pi-
cardie pour servir sont ses or-
dres dans la campagne de Nor-
mandie, 188; 11, 401; se réunit
aucomted'Eu, 1, 190; aoumel
Pout-rÉ««que , 192} Lisienx,
193; Goumay, 194; Neurehl-
tel, 198; mandé par le roi pour
le siège de Bonen, 212; y fi-
gnre, 21 5, et à l'entrée dans cette
ville, 240; assemble des gras de
guerre pour combattre les Gan-
tois, 389; tn\ une connu: de-
vant Gand, 404 et suiv.; rejoint
)e dnc de Bourgogne , 11, 3 ;
commande l'avanl-garde, 3; 11-
byGooglc
TABLE ANALYTIQUE.
taquë par l«t Gantob, OUI,-, lia-
hil« bomne de guerre, Ûû'. ;
défaille] Gantois, k; aniba»-
sadcor de Charlea Vil près du
duc, 10; re^it des lettres du
roi, iiiJ. i accepte la miuion
donnée par le roi, 11; ne se
rend pai à Gand avec les aa-
jres ambaMadeun, 12; Ggure
dans la fête de ÎAlle, 127, 140;
son raa, ]6&; donne une ttte
fille
e Croy de donner »
1 mariage au £la de ce-
lui-ci, 306 (
près du dac de Bourgogne, qui
confisque ses faiens, 307; con-
traint de consentir an mariage,
308; cherche i en empêcher la
conclusion , 308 et suit. ; mai*
sans snccès, 310.
Lu^uiiBODHC (Thibaut de) , sei-
gneur de Fiennei, chevatierj se
retirn du monde après la mort
de sa Femme (mû 1456), 1 36 ans,
et devint religienic de Citeaui,
abbé d'Igny, et éi^ue du Mans
en 1468 ; mort, désigné comme
ordinal, le 1" septembre 1474.
[Avs., Itl, 735: Du Clbicq,
66,96; MoBEHi.] n,107.
Prend part A la guerre de Galid ,
II, 81 ; Ggure dan* la Hte de
LiUe,128,141;Bonr<eu,168.
LtmiUBoma (Jatrneline de) , fille
alnéedn comte de Saint-Pol. Son
mariage avec Philippe de Croy,
II, 306 et suiv.; sa noble extrac-
tion, 306; fiancée, et donnée
en garde 1 la dame de Croy,
308 i bien traitée, iiid.; endoc-
trinée par les Croy. 30d; ma-
riée, 310.
LuxEVBouaa (Isabelle de). Voy.
Ljon. l', 432, 440; II, 394,
406; bailli de —, Toy.VAuu-
Ljromaii. I, 411 ; II, 296.
Ltobhmi. (Mesure), cheralier de
Naplet. Heart dan* te treukle-
nent de terre, D, 346-47.
Macau. 1,414,415.
MACHBFOina (Isabeau), femme de
Jean Coustain [CaASriUAar,
205-6.] — Figure dans la fftc
du faisan. II, 236.
Mac-Hahos, seignenr irUndaii.
Gnet-apent qu'il dresse an duc
d'York, 1, 295 et suiv.
Mabombt. II, 325.
Mahokkt 11, sultan ottoman (1451-
1481).— Il, 246, 279, 370,374,
405. Succède i ton père, II,
50; *c faisait lire les anciennes
chroniques, 51; conclnt une
trêve avec Huniade, iiid. ; ae
prépare secrètement a attaquer
Consiantinople, 51 , 52 ( U bom-
barde de Péra, 53; s'en em-
pare, 55 ; profanât ioosqo'il com-
met, iiid.; viole la fille de Pem-
perenr et lui fait trancher la léte,
56 ; écrit an pape, 58 ; teneur de
cette lettre, 58-61 ; veut assié-
ger Negrepont, 111; défait par
Jaspard Barbien , 112; envoie
un défi i Ladislas , iiid. ; s'em-
paredela Rascie, 275; défait par
Huniade, iiid. ; assiège Belgrade,
325 et suiv. ; forcé par Huniade
de lever leuége, 3S8;sa grande
réputation de vaillance, ^26.
HAiLtt (F'erry de] (de la branche
deL'OrsIgnol et de Conty, répa-
rée dés 1295), seigneur de Tal-
mas et de Bavelioghem, cheva-
lier à Compiègne en 1430 ;
assistai lBh8taiUed'AzincoDrt,et
ne cessa de servir depuis dans les
guerre*; il paratt encore en 1472,
et était mort en 1473. [An*.,
Vin , 654 ; Gdaéalog'- di
MmUx, 1757, in-4; rfossM.,
k la table; D. Vuxiv., H,
45 Y°-46.] I, 188.
tiitiKz (comte du). Voy. Anoo.
Maixb (Isabelle de Luxembourg ,
comtesse du), m. p. e. '" "
janvier 1444. f 1472.
, du 9
byGoogIc
B32
MAineAiittu. ( teignear àe). T/oj.
Labhot.
HjtLBHBCii (Jeaa de), l'un detexé-
tiua de la Mark. En démêlés
■vcc Evrard de la Mark, 1 , 73.
Malmtboii (Jean, leigneur dr) :
Jean Rafjuenel, 3* £li de Jeaa
Raguenel , Ticomte delà Belliire,
et de Jeanne de Haleitroil ;
3ualifié «ôgaFor de Maleitniit
a chef de ta mère , el vicomte
de la Belllère en 1Ï36 par U
mort de «on frère aine; che-
valier ï Honterean eu 1437;
il faisait partie d« U roaiwn du
coonéuble. t 1471 [De Pai,
U9-âO; Gruei., 210, SU;
Bu>T, MI.] Prend part à
la campagne de Normandia, I,
172, 173, 289, 290.
HALBcnon (FÎiîlippe de). Prb
deraol Fougèiea, 1 , 304.
ifallt (le cbltean de], prii Gand,
I, 398.
Haut (le), occupé par les Anglaii,
1 , 128 , qui réfutent de le ren-
dre, ièid.i attaqué par lei Fran-
çais, 129-131 ; négociations rela-
tivement 1 sa reddition, 1 29 note ,
130 HoUf livré aux Frau^,
130 noie, 131 ; gardé contre le
gré du roi d'Angleterre, 133;
snpercfaerie commÎM lort de
l'éclunge de* trailés, 134 note.
Mantti. Reddition de—, I, 193.
Jtfofltoi». Awemblée de — , II ,
377 , 390 et sulv.; ambassades à
— : bourgaignoane, 386 et suiv. ;
napolitaine, 393 : tancaise, 393-
94.
MAjrroi» (marquis de). Voy. Gon-
HAaroim (Barbe de Brandebourg,
marquise dcj. Re^it l'ambas-
Mde bou^uignonne, U, 386,
388 ; parente do duc de Cléves,
391.
Maicue (comte de 1a). Voy. Abma-
Habchi (Olivier, sôgneur de la),
et de la Gi>varderie, cbevalier;
TABLE ANALYTIQUE.
d'abord pann«tier dn duc Pfai-
lippe,puis conKiller-maîtr&JltA-
tel da duc Charie* , baiUi d'A-
mont, gouverneur du ducfaé de
Bouillon ; conducteur de 100
lances de* ordonnances du dnc;
premi er maîlre-d'h Atel de l'empe-
reur Haiimilien. On a son tes-
tament en date dn 8 octobre
1501. Hané i Isabeau Hacbi;-
folng, il mourut le I" février
1503. Le dnc PUlippe fnt, en
1456, le parrain dune de tes
filles. [jU Babbe, n,339i D.
VtLLiT., B8, 138 et V; notice
dans la Colf. McA., 303 et suiv.;
Au/biin loc. k. de Fr., S, 296 ;
Arcb., X, lie, 297 V»; Ms fr.
4S32, 42 ; CoU. de Boarg., «8,
233i99, 830 ; Cnarraix. , 336;
MouiKT, I, S5.1 Son rédt
de la fête àa Uûan, n, 116
noie; fait le personnage de l'E-
glise, 153 note et k l'trrala; son
fou, 221.
Mabcbe (chancelier de U] , 1 , 46
noie 3.— (Sénéchal de la), iHJ.
Ma>chh (la demoûelledeU). Voy.
Uarei (Mariai?) piise d'aSMUt, U,
45, 46.
Mabgubbite d'Ahiou, reine d'An-
gleterre, née le 23 man 1429. \
1488. ~ II, 409. Fiancée k
Henri VI,
, S4 I
1;
Henri VI envoie au-devant d'elle,
86; «on enttéei Bouen ,87 etioiv.;
sone((i/,B7,8S; part pour l'An-
gleterre, 90; souffre du mal de
mer pendant la traversée, 90 Aofe
2 ; wn mariage, 90 note 3 ; bmiti
répandus sur sa mû ttaoce , 303;
sou impopularité, 304; ses crsin-
teset ses chagrini , iiùj.; triste
état où on la réduit, iiid.; veut
faire épouser deux princesses
d'Ecosse aitx fils du duc da
Somerset, II, 353; obtient de
Charles VII, par l'entremise de
■on père et de «on oncle , qu'il
envoie une armée en Angleterre,
353.
byGoogIc
TABLE àNALÏTIQUE.
MABauBun d'Ecouh , danpbintt,
AUe de Jacaoe* 1". f 16 aoftt
1445.— Belle ci bien formée, I,
67 ; bien douée, ibtd. ; moul ii
Chlloiu, iiiJ.i deuil ouië par
cette mort, liid.; enterrée daai
U calhédnile de Chlloni, 6S ;
Tera mr u mort, 68 imte. Citée,
II, 353 nou.
HuuB o'hmiov , reine de France,
née 1404. f 1463. -I, 84; U,
389, 296 mie. Reçoit avec hon-
neor U daelieMe de Bourgogne,
1, 45 ; intercède auprès d'elle en
EiTcar du roi Bené ion frère,
47; triMMte que lui canie la
mort de la dauphine, 68 ; accou-
che de Charles, duc de Beny,
Il 1 ; préients qu'elle reçoit des
ambassadeurs hougrob, II, 356.
Ma*ib dk Gdcuihss, reine d'E-
cosse, -j- 1463. — Accompagne
la duchesse de Bourgogne à Cbi-
lons, 1, 45 ; son mariase, 175 et
SUIT.; élcTéie en lli&tel du duc
deBonigogne, 176; ses regrets,
IX qu'elle laisse en partant,
933
d'Arembeif . Envoie au duc de
Bonrgogne une lettre ded^ , 1, 73
et tui*.; poussé par Charles VU
i entrer eu lutte avec le dac,
75 note 3 ; garnit ses forteresses
de gens de guerre, 75; menacé
par le duc de Bonri
véque de Liège, 1
78, 79; fait sa loui
demeure dénué de tous biens,
iiiJ.;intanenlkb2,!iid.,noteb.
UâiK (Jarqnes de la), oncle du pré-
cédent. I, 73 ruit 3.
Hâb> [Jean de U), CU d'Evrard,
seigneur d'Aremberg et de Se-
dan, conseitlrr et chambellan
de Charles VII ; vivait encore
en 1480. — I. 72 no(e 2.
HuQiiK [Alof de la). Son mu k la
fête du bilan, II. 173.
HabsIUXS, Vo^. MlZtLLU.
Habtioki (GniUanme de],écnyer,
seigneur de Saint-Valier en (3ia-
roUis, écuyer trauchant du
comte d'Étampes ; conseiller et
chambellan du roi Louis XI ;
touchait, en 1481 et 82 , une
177; l'embarque, ijij.; va prier pension de 1000 l. VÛ. Viu^v.,
en la chapelle de Saint-André ttS, 40 t°; Cai. dti t.; Uah-
dan* rUe de May , 178 j reçoit
i Leith les hommages des sei.
gneurs écossais et des gens du
payt, \hid.^ monte k cheval der-
•e rendre i £dimboiii|[,
tvçoit la visite du roi, 17»; cC-
rèoioQÎe du maiiage, 180 ; et du
couronnement, 181 ; festin qui la
suit, 181, 183; pleure en se
séparant de M mite, 183.
Maubtie (Guillaume), secrétaire
du roi. [Voy. Journal it Paru,
298.1 — Acculé de crimes et de
maléfices et airété, 1 , 137; exa-
miné par le Parlement, iiij.;
avoue *e« crimes , 138 ; décapité
etécartelé.i^. Cité, 426.
Uarine française : navires daoa la
campagne de Guyenne , II , 72,
79.
Màius (comte de). Voy. Bjib.
Mabk (Evrard II de U), seigneur
Maiiourg, rendu, II, 46.
Hascueiuboii. Voy. Hau-Mahob.
Masuuc (Jacques, seigneur de),
chevalier , avoue tenir da
duc de Bonrgogue le fief de
Beaulecnis en 1473, et paraît
dans plusieurs actes de la même
année. [D. Villsv. , KB, 61.]
Cbevalier k Pont-Ande-
mer, I, 192.
Haubei;gb (Jean de), secrétaire du
duc de Bourgogne. [La. Babkb,
II, 197.]- Il, 111.
MAmBXssoH (Despert de) , écnyer,
prévAt de Laon. I, vm.
Haugabt (Philippe), chevalier en
loii, eoDseiUer du duc de Bour~
gogne, bailli de Saint-Qnentin
et seigneur de Gliiy. Il paye en
1433 les droit* seigneuriaux
d'une rente viagère de 120 livres
bjGoogIc
S3U
TABLE AHALTTIQUE.
pour lui , demoUelle Jeanne de
Fonumcs M femme , M Sûate
Ibasart, leur fille, rente icquite
de PtiUippe de Waencourt, mo
jennant 960 ■-; çràle an duc
U88 fr. et «c^ieit en rem-
bonnement le def d'Engoniii-
•ent (1441) j bit le 29 juillet
1443 un accord, an nom de «on
frtre Kert*, aTec Andrieo Pic-
4}uMle et Kl Kenn. [D. Viluv. ,
ȕ, 76 f-77.] Accotnpa-
RUe U ducheue de Bourgogne ■
Chlloni, I, 46, où il meurt, 51.
Maukon, nuiégé par le comte de
Foix,I, 208j place trèt-forte,
307 :U TÏlle r«udae, iiiJ.; et
aoHi le cUteaa, 208.
Mer (Ue de). I, 177. Chapelle de
Saint-Andr^ dant 1' —, 178.
MoMercUei. U, 63.
XV (Jean de), écnjcr, pre-
T paunetïer du duc de Bour-
gogne en 1424, gruyer de Boar^
oogne anx baillugei de Dijon,
Anioii et U Montagne, uonwiUer
et matire'd'bdlel du duc, capi-
laine et chllelain de Saulx en
1439. Il reçQt le 7 décembre
141S nne pention de 160 1. eu
rJcompcDW de sei «errices, et le
6 «Tril 1426 un don de 100 1.
potir le dédommager de» frais
d'nne maladie; 12 août 1427 :
SOOO 1. en dédommagement de
ceqne*e»terTe>avaient étépriies
par l'ennemi, et à condilion
d'acquérir une terre au comté de
Charolaii; 16 mor* 1432 : 160
IIttci. La Barre le fait mourir
le 24 janrier 1462, mais il Tivait
encore le 8 novembre 1468, car
on a une lettre fort curieuse, en
date de ce jour, adreuée par lui
à M MEUT. [Ml. fr. 3887, 197.
Éd. dam le Commriiu de Mlle
Dnpont, III, 242.J C'eit peut-
êtfe le même personnage qni fut
«hargé, en 1476, d'aller en bour-
sosne porter la nouvelle de b
d^tede Moral. [LaUarbu,!!,
191 . 223, 227, 275; ToA. ,/« i..
MAïuiu; D. ViLLBT.,a7, 113
et T- ; Coll. de Bourg. , SS, 38 ;
100, 234.] I, 16 mWe; fi-
gure dam la joute delille, II,
ISOisonvica, 217.
Mecqiu (la). I, 122.
MÉnia. U. 144, 146, 148, 151.
Uédoc. I, 323, 414; U, 79.
Hrliu,. U, 320, 323.
Mu.nii [Jean de), vicomte de Gand,
leigneard'Antoingetd'Eipinoy,
conseiller et chai^llan iu due
de Bourgogne, coanétalile de
Flandre et chdltelun de Gand ;
chevalier de la Toison d'or ; pa-
(sign. orig.); D. VittBv., «7,
141 v°-:42 »■.] I, 348,
352; II, 262,263-
McLDB (Hélène de). Voy. Eu.
MiLiTius (la fée). U, 134, 241.
MxHGDii ( Jea n de) ,grand-mBit[e de
l'ordre teotonique. Il, 274 nott.
MaMXPKni (Guillaume de) , id-
gneur de Coucreuault et d'An-
biu , vicomte d'AnviUe, cheva-
lier, écujer d'écurie du dauphin
eu 1439, conseiller et chambel-
lan du roi , sénéchal de Sain-
tODge par I. du 10 octobre
1473. fVoy, sur ce personnage,
qu'il ne faut pas confondre avec
un autre du miaic nom (Mlle
Dupont,éditiondeWATBii>,III,
165; gotuEScoiiœ, in-fol. 1819,
II, 325; PunEB-roir'i hUl, of
Seclland, I, 242} : Cah. dtt t.,
Heumui; Vallbi db V,, N.
B. G.; Mlle Dupont dans Wa-
van, m, 186 noti; 2; Bebhy,
474; Ralidi Scotia, U, 389;
Rthee, V, I, 179; D. LoBi-
HBAu. I, 618, 677; Joints^Kv.,
n" 3414; T. u., IB4, 4089;
An^,KK SI , 100; Ms.9887*,21 ;
Glioir., S7S, 51; âravEnson, I,
301eta.,322eis.,353eti.,470.]
Employé dans les nésocia-
lions pour la reddition du Mans,
I, 139 Aote, 130 aote; chevalier
devant Rouen, 215 nott 5;
byGoogIc
TABLE ANALYTIQUE.
K3S
■mlHUMdear de Clurie* Vil,
U, 81 oote.
HEBBimT (Jean de) , fib de Ri-
chard, éca}'er,Ki^ear de Mor-
TÏHiers CD Champa^oe, lance i
cherat de la gamiion de Gison
ea 14^8 [Arcb., K, 68, 39'];
prïMinuier de Jacquet de Cler-
moDt k Gûon [r. le., iS2,
3839]; le nû le chargea eu
1450 d'Due miuioD tecrète
[GucH., SB8*]; homme d'ar-
mei de la grande ordotmaoce,
dans la ruenue de Pierre de
Brexé, grand sénéchal de Nor-
mandie [montre du 12 janvier
1453, T. ic, 123, 539].
Fait prisonnier^ Pont'Audemer,
1, 210; mil en liberté, Md.
Hekbuht (Bichord), seigneur de
Tallcgaid, de Vigoaj, du Grip-
pon et de Gondrecourt, i^heva-
lier, écD jer tranchant du duc de
Bedrord en Xkl't ; capitaine de
Giwn (1423-25); commis Ji U
garde de Pontoise {1429); capi-
taine de Vemon et de la Tour
deVemeuil (1430); lieutenant
i Mentant du duc de BedFord
(1431-34); capitaine de Poa-
toiie (1434-36) ; baiUi de Giaon
(1434 et suir.); capitaine de
Vernon (1440-42) ; capllaine de
Gisor(i(1448);haiUi dcTroye»
pour Charles VII en 1452 et
Bui*., et son conseilteret cbsin-
bellan. [r. k., 179, 6307 et
soi».; Arch., K 68 27* et 29' ;
Cat. dci t., Mebbcrx et Coub-
CBLLu; Gaigs. , 9U8, 17;
Arch., X, 1483; Coll. de
Champ., 63, 3 ï°; CoU. de
Bourg., Ï3. 89; Ms. 0436',
117;8»AUBEP., Jdm. norm., 4,
35iMoHirR.,IV, 176;Ch*btieb,
i la table.] Envoyé du duc
d'York, I, 43 noie 1; capitaine
de Gisors, 210; m femme pa-
rente de Breié et de Pierre de
Conrcellea, ihiil. ; rend Gi«ors et
à quelles conditions, ibid. ; se
fait Ininfajs, ïiiJ.
HuBDKT (Robert de), deuxième
fils de Richard, écnyer, seigneur
de Moulins en Champagne. Ri-
chard avait un troiaitmc fils
nommé Simon [D. Villet.,32,
18], et un quatrième nommé
Emondilanceàpieddeta garni-
son de Gison en 1448 [Arch.,
68, 29']. C'e« i tort <^ue,
d'après les documents du Cabinet
des titres, j'ai désigné Robert
(I, 210flote 4). Chartier nomme
Emond , et celte mention de
1448 ne peut laisser de doute.
Mbbiadei; (Hervé de) , gentilhom-
me breton de l'hAlel du duc de
Bourgogne, et son conseiller
et écuyer d'écurie; cbevatier de
U Toison d'or; ponnn à rie
par lettres du 17 aoîkt 144S de
l'office des sergenreries des qua-
tre méllera et du bailliage de
Halst en Flandre; re^nt du duc
de Bretagne en 1454 le collier
de l'ordre de l'Herroiue; avait
la concicrgfrie et demeure de
rh6tel de Wemy, appartenant
an duc de Bourgogne. Marié en
1456 A Jeanne de Croii. Il était
mort le 30 janvier 1481. [D.
LoBiBEAii, I, 659; D. Vuj.ct.,
H8, 201 ; Coll. de Bourg., 88,
1 130 ; La Barbe, II , 236 [La-
lia de Uarcadet) ; Du ClebCQ,
1 U ; GEDBt. 224 ; Mobstb, , V,
285;CiwsrBij.., 131,] Joute
en Ecosse! laquelle il prend
part, 1 , 149 et suiv.; éloge de
sa force et de «a vaillance, 151;
envoyé au-devant du duc d'A-
lençon, II, 115; son «eu i la
fête du faisan, 212.
Merlebcke. U, 17, 18.
Hesitii. (Jean du) , conseiller et
chambellan da roi. Son crédit
à la cour. I, 69 noie.
HE>i(iL(Jeandu),écuyerdelacol>i-
ignie de Jean de IJapplainconrt.
' à Poiit-Audemer, I, 192.
, (Thibault du). II, 296 «>/«.
Mtielin. II, 365.
Util. Att«|ué par Charles VII et
ff!
bjGoogIc
TABLE ANALYTIQUE.
Reoé d'AnJDQ, I, 26; tmn m
(oaTeraîiiEtJ de la ronroime de
France, iiid. tt 31 ; lODuné
de faire homma^ an rOi ,
27 1 loii territoire enralii ,
iiid. i Êoumi» «t lavigé, iiiJ.;
le* uabitaDts de — tienneot
oonteil n)r la condtûtr 4 tenir ,
Sd ; ils M décident  enT<ner un
metuge au roi, iOd.; dtmtu-
dntt un «anf-eoDdnii , 30 ;
leurs dépalét ront mmiet lé
roi et expiMmt lenr créance,
iiiJ.; rrqnis d« *e «oamettre,
ili drniandent un délai pour
en référer aui Meuiat, 33;
retaoroent à —, 33 ; fer-
plexité dei habitanu, 37; il*
te décident à traiter, 37, 38;
Gonditioiii dn traité, 38, 39;
ohanioi)* *nr le liége de — ,
39 noie 3.
Utuit-iurrèvre. II, (|23, kik.
MauBin (le clerc). Sa lettre sur le
noTise dn dnc de Bourgogne
en Allemagne, II, 346 nou,
362 nolt.
Hhdbi {Fiédéric. dit Waleran,
conte de), chevalier de la Toi-
■on d'or. [Voy. MoniTi.,V,
144; VI, 262; Sinrr-RRMr,
534.] ^-*-Ei»ii mort en 1451,
I, 353.
ViuM [ThéodoriE de], archevêque
de Colocae de 1414 à 1462. —
Promet i Charles VII ion con-
cours contre le duc de Bourgo-
gne, I, 99 nou 3; en lutte avec
le duc de Clèves, beau-fr^re de
Philippe, 99; ses troupe* bat-
tnei, 101 ; envoie de pEusieurs
c&lé* demander du secours et
spécialement au duc de Saxe,
iiid.- aiMége avpc lui la ville
deZon*, 104, 105; roaU tuu
tucoèi, 105; faillit élre victime
de sa lésinerie à l'égard des
troupes dn dnc de Saxe, 106;
Hcheux réiuliat qu'il éprouve
de oette snerre, îiid. ; i» vie*
toire sur Te duc de Brunswick,
de BoD
Milaa.l, I2â, 319; n, 266; fête
à — , au passage de l'ambas-
sade bonrgQigaonne, II, 377 et
Sulv.; chltcan d« — , détniit, I,
126.
MiLAJi (François Sforza, duc de),
fils natard de Huzio Attendolo,
né en 1401. f 1466. — Uarié 1
une fille naturelle dn dernier duc ,
I, 126, 319; cafHtaine de gaa
d'armes, ie6;chercbet se foire
duc de Milan, iJiJ. ; et i sou-
mettre le* Milanais , iild, ; en
guerre avec le duc de Savoie,
auquel ceui-d le donnent ,
127: reconnu duc, 319l allié
du daupl^n, Q, 265; en guerre
avec te duc de Savoie, 266; me-
né guerre par le duc
-gogne , iiid. ; accoeil
empressé qu il fait aux ambas«a-
deuri ds ce prince, 377 et sniv.;
*« basse extraction , 379 ; ne ré-
gnait pai par droit de naissance,
ibid.; sa mère, 380 et noir 2;
itestations de dévouement
de Bourgogne, 394-85;
fait reconduire le* ambasia-
denn, 385. Gté II, 54.
MlLÂS (Pbilippe-Bfarie Viiconti,
duc de) EU 1412. f 13 août
1447. —1 , 319; U, 380 nou 2.
Eu guerre avec le* Vénitiens, I,
113;conclut un traité d'alliance
avec Charles Vn , iiid. note 4 ;
sa rnon I 1 25 ; déshérite le dnc
d'Orléans, qui devùt lui succé-
der, iiid, ; inslmctioos qu'il
laisse, iitd.
MiLAi, (Blanche-Muie Visconli,
fille naturelle du duc I%ilippe-
Mane, dnchesse de), épouse de
François Sforsa en 1441. —I,
126, 319 ; II, 380 et noU 2, 382.
Mu^H (Marie de Savoie , duchesse
de), épouse de Philippe- Mane
Vijconti. t 1458. — I, 127.
Milenais, Veulent se gouverner
eux-mémei après la mort At
ul^d
byGoogIc
TABLE ANALTnQCE.
lear duc, I, 136; démoIÎMent
Ir cbltean de Milim, iAù/.; en
guerre aveo Français Sfbrza ,
i jù/.; te dcument an duo de Sa-
voie, iMd.
MiUf-fÉ?iqM pri», I, 203.
MiBAuiioaT (Jeati, seigneur de ),
ptrak en Ua6, 28 et 31, avec
•e» fffre* cadets Hobert et
Thierry, ro. Vilut., S8, 75
T*.] — Fait cheralier deranl
Audeiurde, en 1453, 1,396; tué
Gantoïi, 398.
MiHAUMOHT [Pierre de), leigoeur
de Boateillier, attaché à la per-
sonne du comte d'Étampea dès
1451 ; capitaine des arcben de
■on corpi; cberalier A Audmarde
{1469); l^reau ùëge deNenu
m 1474. Marié I Jebanetle de
Troyet. [La Mabchk, 453 ; Du
CuBCQ. 181; Mi. Fr. 87X7;
Mlle Dupont dans Wavbiv,
333 note 4, et * la table.]
Son oau i la Kte du bilan, II,
204.
apria la mort de*on frire Jean ;
écoyer d'écnrie dn comte d'É-
tampea en 1449, et enanlle aon
chambellan ; reçut en 1449 un
don dn duc en coniidération
de aea lerrices dans lea enerrea
pendant 20 ani et dei hwi» de
diTcrtet rtnçona qu'il a eiu i
payer; avait 6 i. t. de gigei
par jour, comme ierrileur da
comte d'Éumpes , en 1451 ;
conaeiller et chamMlan du doc
de Bourgogne en 1455; capi-
taine et cÛlelain de Bapanme
en 1458, en remplacement de
Hne de Longneral ; réaîgna cette
charge en 1469, en faveur de
Jean de Lonpieval, ton gendre;
capitaine de Picqnignj en 1459;
vit confiiqucr par Louîa XI, en
1473, lea cent et rentes qu'il pos-
tédait i Amiens H était mort
en 1486 (c'est cerljinement uti
537
autre Robert qui viTaït encore
en 1506, anx termet d'un docn-
ment cilé par Mlle Dnpont).
[Moauc, ÏS2, 41 ; D. Vnjiv.
B8, 75 T", 76 v; Mi. fr.
67S7, patiim; D. GaaniB,
AU tu, 38. Voy. Hoann., i U
table; Du Clbbcq, 131 ; Wa-
vaia, m, 69 «oU , et i la
table.] Mené par Floqnet
au comte d'Élampet, I, 13;
chargé par le comte d'Étampea
de fùre une recoonainance de-
vant Andenarde , 392 ; froid «t
subtil eu la guerre, 393; com-
bat à U priae de Nevele, 421;
et h celle de Schendelbelie, H,
6 1 : figure au banquet du oomie
d'Ëtampei, 121; présente le
chapelet au duc de Bourgogne,
123; ion Kotu i la fête du fai-
san, 193.
Mlrawarl, I, 73.
Missots [cardinal de). Voy. CsK-
MoKBs (Jean van der). U, 94.
Moiti. La vorge de — , II, 356.
MoiXSTEBI. Voy. MâlAUlQ,
MoLEYRS (Adam), doyen de Salit-
bory, puis éréque de Cbiches-
ter, garde dn privé scel du roi
d'Angleterre. — Ambassadeur en
France, 1,85, 112'ute,liew>",
130 note, 133 note 2 ; en rivalité
avec le duc de Glocetter, 115;
cherche k le desservir dam l'ea-
pril du roi , 116; arrêté par
ordre do due d'York , 301 ;
condamné à mort, 303,
MoLuTKAux (Jacquemin de}. 1, 154
MoniT (seigneur de). Voy. Hov-
Konaktaai (teigneur de). Voy,
ToDB (la).
MonGowT (Jean de). Bien que
d'Esconchy le qualifie de eha-
valitr iFÉcoiu, ce penonnage
pourrait bien être le lû^me qu'un
Jean de Montgommery, cheva-
lier , qui suivit le parti de
Henri VI, et qui parait d^ 1433
byGoogIc
TABLE AHALÏTIQLE.
dam la gueirei dtt ADglaîi; it
était eaaort cooKiller du roi et
bulli de Ciux le 13 juillet llili3.
[Voy. T. le. et Cab. des t., au
mot HoMTOONMKiiv ; Arcb., K
60, es, 63, 64, 67 ; BEATTser.,
Adm. aorm., 31, 33.] I,
10.
HoDuaie. Ordonnance défeudaut
de K leirir eu certaini lieux
d'autre moDnaie que de la
mODiiaie royale , II , 33't ; mé-
iKMitetitenieni tické par cette
maure, ibid,
JtfDiu,en HaÏDaut.FJtede U Toison
d'or, i—, I.S'tB-SS;!!, 2%k.
Ëgliie Sainle-Waudru ou Vau-
drue i —, S'il et suîv.; 353 et
■aiT.; M décoration, 3119-50.
Hàtel de Haut k —, UT, 353,
354.
MoxnsELKr (Enguerrand de], pré-
vAt de Cambray, bailli de Wftl-
lincourt; leWa deux fief) de la
terre d'Aubigny, comme mari
de Jeanne de Vanltbuon, lui-
vant le compte de Jean Robint.
commencé le 1" octobre lk2k.
Ch. dei comptts de Lille , do-
maine de Carenoy (D. ViiiEv.,
Bâ, 114 r>). D'après le compte
de Colaii Moniuire , commencé
le 17 jniUet 1448, le duc de
Bourgogne assione il — , écoyer,
une peuioD de 50 ututs d'or
c pour sa paine et salaire d'a-
Toir fait certajna croniquet de
France qu'il aToit préientéei et
donnéa andit duc. i Ch. dei
tomplet de Lille , domaine de
Bapanlme (D. Villiï., /. c).
Voyez le mémoire de M. Dacier
{^e. /(!«., XLIU), U Biographie
mùyertelle, la notice deM.Doact
d'Arcq , en tête de aon ëdi-
tioD, et la lettre da rémission
Si'il reproduit [I, 405) après
. Brrlinigger (ïUvenel), qni
l'aTait éditée dans le BdUtia de
ta aoc.dê FHiil. de France [SB,
132) Natif du comté de
Boulogne, mort prérAt de Caro-
; «a cbrooique, 2,
bray, 1, 3, £
4,63.
MoHT (Robert du), l^at du Pape.
Fiauoe Hargnerile d'Anjoo i
Henri VI, I, 84inWel.
HoRTAc (aeigneur de). Voy. An-
HonTACu (Claude de), seigneur de
Couches, cheralier, conseiller et
cbambellaD du duc de Botu-go-
gne.rL* Baujl, U, 193, 319,
259.] — II, 107.
HoKTAGV [le seigneur de) , nercn de
Xaintraillra. (Dtr Cle*cq l'ap-
pelle Monlignjr). I, 358.
UoHTAGU [seigneur de). Voy.
NSUFCIUBTU.'.
HoBTAGc (Thomas), comte de Sa-
lisbury, f 1428. - 1, 87 note 8.
MoirrAGC (Alice). Voy. SAuiBcnv.
HoHTAUBAH (Arlhnr de), hailli de
Corcntin. I, 277 note.
HoBTAiiBAM (Jean , lire de) , aei-
gneur de Romilly, etc. , cheTB-
lier, maréchal de Bretagne, cou-
sriller et chambellan du roi
Louis XI , amiral de France et
£nd-matlre da eaux et forêt*.
1466. [A«
t., MoirtA
Du C1.ESCQ , 76 i Ciirôa
271.] Prend part k
campaone de Normandie,
Xonliazan. II. 395, 414.
MoalbelHard. Mil en la main du
dauphin par le comte Loois I",
I, 18;une ambassade allemande
i — , prés du daupbin , ibid.
Holt; garnison française Uinéei
— par le dauphin k son retour
d'Allemagne , 35 ; conditions
filées i Chilons pour la restitu-
tion de -, 49.
MoHrBu-LiARu (seigoenr et comte
de). Voy. VVDSïwraiao.
MosTBiLLUaD (Agnès de). Vtç.
-(Henriette de).
Voy, WUBTESIBBBO.
.VoiUdidur. I, 12. 13.
byGoogIc
TABLE ANALYTIQUE.
MoMftrraat. U, 7&.
Ho>n*UBUiT(Béran ou Bertrand,
■e^neor de), de Game, d'Ai^ui-
gny et de Vermea, chnalier,
coiueiller du roi Henri VI aux
([■ges de 800 l-i lerrait dit
143^ avec 6 bominei d'arme» et
5 hommet de trait ; capitaine de
pDDt-de-r Arche (1435) ; prépoaé
t la garde de Rouen (DOTembre
1435]; lieutenant de« pont et
forteresK de Rouen ( 143S ,
1« avril); capitaine de Boui^
(1451); donne quittance, le
36 jauTier 1458, de 600 1. t.,
tant ponr u pension que pour
celle de Jeanne de Luxé, sa
femme; donue quittance le 14
juin 1460 de 150 l.donnéei par
le roi à ta femme, ■: pour la re-
compenaer de certamei vachea
qu'elle avait demandées au Roy,
et lesquelles raches apparte-
noient A Otto Caslellan . i Serait-ce
le même qui deiiiit caoMÎlItr et
chambellan du duc de Guyenne,
puis du roi, lequel, en date du
31 octobre 1472, lui rendit sa
pension de 1200 livres? {Cab.
dei t., MoBTFeaBARS (lign. orig.
et sceaux); Arch., K 62, 11';
64, I»ir. «., 77,5997; 181,
6929 et Buiv. (i W.); Bbbby, 460 ;
Btmu, V, I, 20, 41,42; Or-
dom., XIV, 137.] I, 330.
Prend part aux négociations
rur U reddition de Bordeaux,
338, 357 ; sa traUson, 413 et
•uiv.; II, 28, 29, 64.
HoBTFKBBurr (Pierre de), sondic
de la Trau, seigneur de Le*-
parre, exécuté en 1455. — Ma-
thieu d'Escouch; fait (I, 329}
un *eul et même personnage de
Pierre de Montferrant et du sci-
eur de Lesparre, et (II, 29)
il en fait deux personnages dis-
tincls. Apr4« un premier examen
de U question, j avais cru mi'il
y avait lieu en efTei de le» ai«-
tement patiê autre Duoois et
Kerre de Monifeirant, où celui-
ci'esl pas qualifié de seigneur
'icsparre. Mais
roiondie m'a
iltat dînèrent
deux personnages est à mes yeux
établie. Le leigneur Je Leiparn ,
possédant en droit cette lei-
Soeurie, était Bernard, seigneur
e Leiparre, qui laissa pour
héritiers Gaston et Amand de
Gontaut-'Biron. Henri VI con-
1 htsparrt, tantôt de louà
la Trau. Une leçon d'un ma~
nuscrit de Chartier, évidemment
la bonne, le désigne ainsi (dan*
le texte de U capitulation de
Blaye) : c Pierre de Monlferrant,
soubi die de la Trau et seigneur
de Leiparre, i II avait épousé
une fille naturelle du duc de
Bedford. [Voir le P. AasujfK,
IV, 123 et 143; VH, 301;
Cuautiu, II, 256, 259, 305,
330; UI, 8, 16, 'i9; Bebhi op.
GoDxrHor, ann. 1451 et 53;
Rabamis , item, dt VAcad, de
Bardeaux, V, 134; Rïmeb, V,
Jt, 27, 53.] I, 329, 330,
332 noM 3, 357, 413, 414,415;
commissaire pour la reddition de
BIftye, 332 ; sous-maire de Bor-
deaux, II, 29; sa trahison, 29,
64, 75.
HoMTPEftKAi (Guillaume de),mar<
de Montferrat eu 1464
frère Jean. ■}- 14S3.
-devant des ambassa.*
deurs bourguignons, II, 386.
MoHTFssKiT ^ean VI Paléologue,
marquis de), -f- 1464, — U,
386.
MoairoBT [Jean de), chevali
seigneur de Sliakerque et d'I
•erwode, écuyer d'écurie du oui
de Bourgogne; parait en 144!
dans la guerre de Luxembourg
t Nancy eu
bjGoogIc
SdO
TABLE ANALTOQDE.
1477; • bcHii gentilhomme et
bien reaomnij. t (L* H.) Il
époDM Simcmoe d'OÏKlct, *eUTe
de Louii Moret, p. c. da 17
juillet 1466, et vÎTait encore en
1494. [D. VuiET., 60, 78 et t";
Coll. de Bourg., 100, 910; U
Habohe, 395, 560, 567; Chu-
TiLL., 635-3 "■ ~ JoDte coDire
le diemlier an eygnë , Il ,
127.
MoHTFOHT. Voy, HunDBFOilD.
MoKli^ilUen. I, S27.
HoKTMACBr (Jean de], aralieTfque
d'Embrun (1444-11170). —Am-
bMMdenr du dauphin, 1, 436 ;
porte In parole, 440.
Ho>TKAaTut fJacquea, (ngnepr
do), de LoiiUni, et de Fertien-
lèt-Ve*oul, chevalier i Gavre
(1453J; pannetier du duc de
Bourgogne, maître de la T^ne-
rie[1459),son,conseilleTetcham-
bcllao n468] ; capitaine dei ar-
clien de ta garde ; ohambellan
du duc Charlci ; deititné en
1475 ; paua au lerrice de
Louii XI. U était mort on I48T.
t Boorguignon trèi-avariciei», ■
(CoMM.UA»., VU, 643; Coi.
det t., UoRTMJUinn; La Babbb,
11,229, 45,47, 77; D. Ville».,
61, 114;DitCleecq, 69; Com-
MTMU, I, 283-84 et noti de
MUe Dnpout.] I, 91 nott.
Son vauk U fAe dufaiMlii, 211.
HoirrMaBTBB (Abbeuede). \oy,
luxiat (des)
MoimiavnxEU (Jaoquei, leignenr
de), d'Aui et de Deraenconrt,
cheralier; paraît dam uu acte du
SS Mptembre 1467. [Cai.dfit.,
HomoaviujiB.] — Cberatier
i AndeuMde, I, 396.
Mont Remau, rendu. H, 32.
MoiurtuU. II, 313.
Monl-Saiai'Miclut. I, 199, 200.
MoimoBXAu (seigneur de). Vo^.
Cbamee).
MoBABH on MoHBAn (Jean). [Voy.
Kebvyn nn L., 1" édit., IV,
468, 492.] — II, 94.
MoraiarUle (tcigneurie de). I, 195
noit.
HoBAixE (Antoinette de), femme
de Jmd Boudault. Figure dans
la fête du faiaan, H, 236.
.Voj.Haeo-
Morbecqat. Voy. Merltèeie.
Mobil (Loau), cheralier, irigncar
de MoirnaiT et d'EKTÎUe, écnyer
d'écurie du dac de Bourgogne
(1440), pui* «OD comeiller et
ehambcllBa ; capitaine et châ-
telain d'Orgelrt par 1. du S
teptembre 1448; capitaine et
chlteUin de Sochefort en 1459.
Marié i Simonne d'OiteIrt, ijni
ae remaria, en 1466, i Jean de
Hontfurt. [LaBabbb, U, 217,
25, 35; D. Villev., 64, 217 et
ï"; CoU. dt Boarg., 100, 287.]
Son TOB k la Hle du fai-
•an, n, 206.
MortuU. I, 13.
HoBKinL (aeignenr de). Voy. Sot»-
Morlwal, pria, I, 336.
MoBOGEs (Cbarlot de), t natif da
paya de Bourgogne, t d'après
Chutellain, qni lu nomme Slo-
rafu, le^n éndemment fao-
tÏTc, car OD trouve dans Wa-
vrin nn Pierre de Uarogtt.
[ ChroK, d* Lalaia , 703 ; La
Mabche, 458.] Tué à Ne-
Tele, 1,430.
Mortaiit, pria Sur lei Anglaia, I,
174; rencontre pria de —, 375,
276.
Mi»ttUI}t). 11,48.
Moiht-Landcnm Ha), priae, 1, 336.
MoTiEE (Charlei), leigneur de la
Fayette en 1463. — Chenlier
deraut Rouen, 1, 215.
MonxB (Gilbert), leignenr de la
Fayette, maréchal de France en
U21. 1 1463. [Voy. An»., Vil,
56, et un très-bon article de
M. Valut de V., N. B. C,
XXVIU, 691.] I, 215,
416; prend part k U campagne
byGoogIc
TABLE ANALYTIQUE.
S41
de Nornuadie, I, 311; négocia
le trailé de reddition de Roiud
avec Somenei, 325 noie, 226;
flgare k l'cDtrée de noaca, 236.
MoTTi [Charle* de ]»), cheralier,
seigneur d'Eiille*; «cquiert, le
9 mm Ikbk, le droit qu'aiaic
Jean t'rerot sur aae maisoD sise
• Amiens. [D, Vru.ST., 62, 68
yo.] ■ Cbevalier î Aude-
narde, I, 396.
MoItt-CÈeéme (U), prise, I, 202.
MoucuKT (Liénard], chevalier i
Gavre (14â3), wiguear d'AiilIé
et de lieffrans, conseiller du
duc de Bourgogne flWSj. [La
Buai, U, 259; Du Cluc^,
70; Ddbod, 19S.] n, 91
MouLoc [Pterre de), érfqne de
Bayonne. 1, 361 naît.
HoY (Colart, seigneur de) et de
Chin, baron da Heu, chitelain
de Bellenoomhre, chevalier,
lieulenant-gCnéral du comte de
Saint-Pol an Ëtit de ses geni
d'armes en U72 ; baiUi de Co-
lentin en lïld; capitaine de
95 lances nagutre sous l' or-
donnance de Joaebim Bouault
pouvait être AU audit Rouault,
qu'il avait destitué); capitaine
lie Saint-Quentin et bailU de
Rouen en 1486; conseiller et
chambellan du roi et capitaine
de 30 lances fotunies de ses or'
donnanceiàpetitepaje,enl469;
baron de Moy en 1493 ; parait
encore en lli95, 97, 98; il vi-
vait encore le 16 avril 1503.
rr.».,76, 63I5:1SI, 1537 et
39; 183, 6735 et 37; 184,
6739 et suiv. (aigu. orig. et
sceani); Cab. da I,, Vtan (»gn.
orig.)j Arch-, X, 84, 72 V.]
I, 189; chevalier i Pont-
Audemer, 199.
Mot [seigneur de). Voy. Soyb-
M(nn»roHi>{OsIinm], écnjier, ma-
rét^ud de Fretnay-k-Vicoinle,
trésorier et ^nvcmeor-ginéral
de Normandie depuis le 27 di~
cembre 1446 ao pins tard,
rCuAnna, I, 164; U, 87, 19;
BaAiTBKP., El. dt Nom., 139;
Ms. 9037', 147.] —^ I, 13
note, 1 33 note ; fait prisonnier à
PoM-Andemer, 191 ; sa relation
de U prise de cette place , 193
Naattir (comté de) . I, 76 ; II, 307 ,
351 ; gouverneur dn — , voy.
Caor (Antoine de).
Nmcy. Charlei Vil réside i —,
I,!
I, 40;
—, 1,40-42.
NAainaBH (Mathieu de), couiner
du roi en ses conseils, conseiller
au Parlement (1437); président
des requêtes, premier présidait
à Paris le sa décembre 1461 ; Il
Toulouse en 1465, puis second
président i Paris. + 1487. [Ca*.,
d€l I., NAnTBBRK (■*£<>' '^'^■) i
fii.uoii*BD, 33.1 Qi ^33,
438.
f/^les. I, 447. Tremblement de
terre à —, U, 345 et sniv.; la
ville abandonnée, 349; église*
de —, 345-46; obtteau Swnt-
Henri, 346.
Jtmict (royanme de). Tremblement
de terre dans le —, U, 344-50 ;
mÔ!" """"^ ** ^^'
SKPLit [roi de). Voy, FEantaurD.
NAUDo.fait prisonnier k Bordeaux,
U, 30.
Namrw. I, 307.
Navjuibk (roi de). Voy. Jua U ;
— (Blanche de). Voy. Blavchr.
NiKLLx [Guy de), seigneur d'Or-
femont. [Voy. D. Villiv., «S.
135 et suiv.] — Tuteur de
aiarIesdeFUvy,I, 146.
Ntgrepont. II, 111.
TfZUt (cblleau de). Guillaume de
byGoogIc
542
PlaTy y eti auauiné, f, 14<li
t>ccupé par Pierre de Lonvtin,
litk, Ikb.
NniPCHUTKL(J«in de), wignrorde
Monta gu rt de Renel, contelller
et cblmbellan du duc de Boai^
E; Tivail encore en 1W6.
L* Bame, II, S16-17i
Vm, 352; D. ViLtm».,
88, i36 T" et luiT.] 1, 107.
Commande l'armée envoyée en
Bourgogne par le duc Philip
I, 17; cnvové au-devs
dauphine, U, 352 no» 1.
NiUFCHASTEi. (Thibaut VUI, sei-
gneur de], gTHDd-maltredel'hA'
tel dn roi, chevalier de la Toi-
ton d'or. On voit par la chroni-
qae de Mathieu d'Eicouchjr que
le P. Anielme t'e«t trompé en le
faitant tester le 15 février 1458
et moorir peu après. — 11 était
mort en 1451 (2 mai], brt de
l'aiiemblée des chevalier* de la
Toiiou d'or, I, 352.
NEOrcHASTEi. (Thibaut IX, sei-
S!;ur de) , de Blamont et de
aitel-inr-Mezelle , maréchal
de Bourgogne par lettres du
11 ao£t 1443, chevalier à Gavre
m l'ISS ; capitaine deMoutmire}'
en 1467. ■]■ 1469. o Homme ma-
Eime, hardi et entreprenear. »
iUsCBK, 376; Cah. dei t.,
KMKSTSL. (sign. orig. et
sceam); copie de son Icttaoïent :
St-Germ. Fr., 1097, 1-25 ; Dn
CtEKcg, 69; D. Villbv., «4,
9 V et saiv.; L& Bihbe, 370;
CoU. de Bourg., 2S, 98 V-SQ 1-,
100, 258; Am., VIII, 350-51.]
11,107. Cororaandelestron-
pei assemblée! pour prot^er les
pays du dnc contre l'armée du
dauphin,!, 17; ses lettres rela-
tivement au passage de cette ai^
mée a lou retour d'Allemagne,
36 note 1 ; défait one compagnie
de gens dn dauphin, 37; prend
part àla guerre deGand, II, 89;
ravage les terres de l'ardiev^ne
deS(nsboinf[, S69 ; accompagna
TABLE ANALYTIQUE.
■ le dauphin tn Brabaut, 329-30 ;
avait fait des entrepriies contre
le roi, 330.
NenPcuAsTEL fAgnèt de MontM-
liard, dame de), femme de Thi-
baut VIII. I, 17 note 5.
NauFCHASTaL (lubeaa de), fille de
Jean. Elle épousa plus tard
Louis d« Vienne. [Aaa., VUI,
353-] — Figure dans ta fête
du faisan, II, 159.
Neufchdttau. ï, 48, 49.
Neufchdtel, pris d'assaut, I, 198;
ehileau de — rendu, 199;
demeure au comte d'En, ibid.
Neuville (Hugnenin de), dit le
Moine, leignenr d'Arly, cheva-
lier, pannetier du dnc de Bour-
gogne, puis de ta comtesse de
Charolais, écnyer d'écurie de la
duchesse de Bourgogne, capi-
taine de Cfaarolais aux gage* de
30 fr., en 1450; rç^t du due
en 1458 l'aotoriBation de faire
exercer par an autre pendant
3 ans son office de capitaine;
•énécfaal de Saint>.Pol en 1463.
[Do CuucQ, 305 ; La Hucbk,
474 ; La Baue, 228-39, 52 ; D.
Ville»., 64, 25.] 1 , 15;
chevalier à Audenarde, 396-
HentU, attaqué pr le comte d'Ë-
tampes, I, 417 et si '
Nevt
I. XI, :
1, 370.
Nevill (Edward}, lord Ber^-
vennj. Otage pour la reddition
de Bonen, I, 337 et note 8.
Neïill (Ralph), comte de West-
moreland. Capitaine de Carentan,
I, 302.
Neviu, (Richard) , comte de We«-
moreland et de SaJJibury. ■}■ 31
décembre 1460. — Envoyé au-
devant de Marguerite d'Anjon,
I, 86, 88.
Nevill (Richard), fils du précé-
dent, comte de Warwick et de
Salisbury, le hiseur de rais. ■{-
1471. —I, 294 note.
Nbvili, (William) , lord Faucom-
berge, seigneur de Rngles, coaste
de Kent en 1461,et lord-«mii«)
byGoogIc
TABLE ANALYTIQUE.
U3
d'Angleterre ; capitaîne de Ver-
ueuil , d'ËTrem et du Neu-
bonr^ ; capitaine général sur le
Tait de la guerre en U marche
de CbartreiD, et gouTcrneur dei
vicomt^i d'Auge, Orbec et Pom-
Aademer (H39); opitaûie de
gem d'ariTirB et de trait en 1440,
42 et 48. [7-, Je, 18S, 6859 «
«niv. (ûgn. orig. Favcom-
BSSGB, et sceaux}; Fdht*xii.ii,
H7-H8i Arch.,Ke7, 12";
68, 29»; DucD., I, 308-9;
JoOBiAHV., n" 1577; Excerpta
hùlerlca, 181 note 10; Visa'i
Original Ulltrs. lU, 70 nale 2 ;
Cab. de l'auteur ( ùkh. orig.) ;
W*TBm, i la table.] Pri»
t Pom-de-l'Arche, I, 166.
Nicolas V (Thomas de Sarzanne],
cardinal - évéque de fiologur,
pape eu 1447. f 24 man 1455.
—1,340. 431, 436,437, 441;ll.
94, 265, 365, 367, 371, 372.
Prononce le sermon d'uMge
dsTanl le sacré collège, I, 112;
élu pape, 113 ; tenu pour sage,
prudent et d'honujte lie, i&id. ;
■a conduite à Rome pendant ka
pardoni, 320, 321;en<roie an de-
Tant de l'empereur, 341 ; fait la
cérémonie du mariage et du coo-
ronnement de l'empereur, 343;
sollicité par Constantin Paléolo-
gue de le secourir, II, 53; ré-
ponse qu'il fait, 54; fait partir k
deux reprises des iu*ires armés,
a la nouTclle de la prise de
CoDstantinople, 57 ; reçoit une
lettre de Mahomet II. 5S; ex-
commuuii? le comte d'Armagnac,
390 ; l'absont sur la requête de
Charles VII , 201 ; l'exeom-
rnnuie de noiiTean, S78; s«
mort, 292.
Ndots (l'abbé de]. I, 385 noit.
Naufnlie (ffieatr-A'euitadl). Il,
257.
Ifortnt U Roirott. II, 360.
Sala. Q, 349.
f/omtlie (U), II, 322, 323 note.
NoBBVBY (Henry), chevalier, capi-
taine de Meolant (1430); ta|»-
laiDc de gens d'arme* et de trait
ordonnés paor la défense d«
Manies {id.j ; lieutenant è Cher*
bourg dn cardinal d'Angleterre
(1438 et suIt.); capitaine de
Saiut'LA ( noTcmbre 1 439-
juÎD 1441); capilainedeS hom-
mes d'armes k cberal , 1 2 ar-
chers et 4 arbalétrien, en )a
compagnie du duc d'York
(jnillel 1441); 1 ira tenant ii Vire du
sire d'Escales (1448) ; capitaine
de 12 homme* d'armes i cheval
et 36 archers, logés à Domfront
(1449). [Coi. da t., NokaiTBi
(sigu. orEg. « sceau»); T. k.,
186, 6909 el suit, {iby.); 19»,
8268 ; Arrb., K 68, 29*; Sn-
VBHSOH. 1,508-509.] 1,277.
Fait pHionnier k Formigny , 285;
capitaine de Vire, 287; arran-
gement fait pour le payement de
sa rançon, tbid,
Normandit. I, 6, 8, 9, II, 131,
132, 154, 159, 166, 175, 185,
186, 191, 210, 243, 344, 360,
293, 294, 299, 301, 306, 324,
433, 442;U,64, 115, 260,281,
286, 318, 401, 409. Apparidon
des Faux-viiogtt en — , 1,6,
7 et note; les Anglais du Man*
ne sont pas reçus en — , 132;
troupes rénnics par Charles VU
sur les frontières de —, 189;
diipoiée à se <onmett>« an fm,
105, 305 ; procession solennelle
en mémoire de sa délivrance ,
317 note 3. Noble* de —, I, ».
Basïe — , 172. Gonverneur de
— , voy. SoMEHBKr, Sénéchal de
— , Yoy, Baizé.
NaTKij.E (Baudot, i^gneor de),
de Catheu et deThilloloy, che-
valier i. Andenarde [1452), con-
seiller et chambellan dn dac de
Bourgogne , gouvemeur de Pé-
ronne, Rove et Montdîdier ,
chevalier de la Toison d'or.
*f 1461 [Voy. sur ce personnage
La Mav;hi, 261 ; Dn CtsacQ ;
Monsn. ; D. ViLLBv.,e4, 73 v*
byGoogIc
tikk
TABLE ANALYTIQUE.
et niW. ; Josmabt., n* 1470;,
Cai, dtl (. , NOYKLLBA ; Bsku-
vtixi, Doeim. , 114, 116 et
pasiim.] Figure dam l'»r-
m^ du comte d'Eumpci, 1, 14 ;
à U fête de Moni, 3I>8, 352,
353; daoi U guerre de Gaad,
390, 417; U, 61 i bleMédcrant
Nevele, I, 423.
NovELi-Es (JeaD , i«giieur de),
p«-re de Philippe. Il, 307.
NovBt.i.u (Philirâe de), chltelaiu
de Lsngle , chevalier; donne
procuraUon i Antoinette de
H«illj' u remne te ISavrii 14S4;
il l'aTait épongée p. c. du 30 dé-
cembre 1452; était mort ea
1W9. [Co*. tUi t., NoYiixM.]
Son vau à la fête da fai-
aaD, n, 207.
IfQjoa. 1,311; 11,334,401.
Hurtmierg. II, 368.
Nni, iDol qui ligDÎfie jour, I, 310.
Oduioh. Voy. Labuc.
OmnosT (teigneur d'). Vo;.
Out {!'), il, 334.
Ouvi [Jean de )'], docteur eu
ihéoloaie, chaDcelier de l'égliie
de Paru, [/oumal de Parii, 294;
Chr«i. icand., 239, 45, 55.}
Présent i l'examen fait par
l'nDiTersilé d'un jeune clerc
d'une icience inerveillenae, I,
72 J certifie par m lelttes Ici
prodigea dont il a été témoin,
i£i(^. ; Traiae m hïah lemen t l'auteur
dn Journal de Paru, ibid., nota.
Ounu (Bichard), officiai de l'ar-
cherêehé de Bouen , archidia-
cre d'Eu, éréque de CoutancM
le 28 «eptembre 1453, et cardi-
d'aller trouTerl , ,
QiiQHin (Antoine d'), aeigneur de
Bruay, de Lignj' et de Bame-
cnnrt, cheralier; relève 4 fiefs
à Bniay en 1447 et la Lanle-
juBiire à Bruay en 1451 ; con-
seiller et chambellan du duc
de Bourgogne; prête lermenl
comme gouverneur de Douay le
19 octobre 1465 ; avoue tenir du
comte de Saint-Pol en U73 Ut.
et aeign. de Ramecourl; vivait
encore en 1478. Son château de
Chaunet fut priieo 1471 par le*
troupes du roi. [D. Villbv., 65,
118 V-120; Wavbu., IU, 73,]
Chevalier i Pont-Andeiner,
l, 192.
Ohghiu [Beaudain d'}, seigneur
d'Eïtrécs, chevalier i Tei^
monde(1453},pannetier, maitrt-
d'hfitel et enfin conseiller et
chambellan du duc de Bourgo-
gne; gouTCmenr des tetrei de
Carency , Busquoy, Aufaigny,
etc. , pu I. du 11 mai 1434 ;gou-
vernetu- àtt chltellenies de Lille,
DouayetOrchiesen 1436jlednc
lui donna en I43S > un dox de
bièvre ■ (castor); et, en 1438, lui
fit rembourser 18fr. 12 s., payés
par lui I pour avoir fait décapiter
trois mantemakers en l'oslet du
duc iBmuxellei. ■ ■]■ 12 juin
1459. c Tr«s sage homme, bon
justicier et de trên-bounéte vie,
mais assez convoiteulx. t ( Du
Cl.) [La Baub, n, 220,
223; D. Viuiv., 68, 118
ï°-119j Lab., 1, 311, 359;
Cknn. dt I^laUf 705; Du
ClzKcu, 130.] — >~ Son n>u
i U fête du faisan, II, 195.
Obakoe (Prince d'). VoV. Chalob.
Obbeiidas (le bltard d'j, serviteur
deGuillaumedcFUTy, 1,144;
iiid.
Ordre teutonique. Révolte contre
les cbevaliers de 1'— ,11, 273-
74 j encotiragée pur le roi de
Pologne, 274 i réprimée, iiid.
Obiolk (Pierre d"), teiguenr de
Loire eu Annii, licencié en lais,
conseiller du roi et son avocat
en Sainionge et à la Rochelle,
général des finances, chancelier
byGoogIc
TABLE AHALTTIQtiE.
S4S
de France eu 1473. f U8S.
[An»., VI, 411; Coi, Ai (., Do- ■
■lOLK rûgn. orig.); T. fc, 41,
3073 (sign. rt mmii); Chron.
tcand., 244, 55, 88;Conn>Ka,
t la table.] Figure box ob-
>èque«duToi, U, 438.
OXKHAR-TCHILEBI (SnltWl), fill
d'Amnrat II , uns doute le
prince déiigné loui le Dom de
CaUattiarut et CoUaterraliu, II,
50, 5S.
Otunr (comte d'). Voy. Soi-
Onanct ( Marguerite Douglas ,
comleMe d'). I, 179, 162.
OHi.aT (Englàert d') , éduuMou
du duc de Bourgogne. Son
<Mu 1 1« Ehe (tu bOus, n, 215.
OrUaiu. I, 185.
ObiIax* (Charlei duc d'), aé
1391. -{■ 1465.— Son aUianceBTec
le duc de Bourgogne, Ion de u
délinance, I, 43 aou 3; inter-
eide en biTenr du comte d'Ar*
magnac, 66 nofi 1 ; auiite en
1445 i U fite d« la Touoa d'or,
61; fêté par le duc de Bourgo-
gne, ibid.; aMÎtte à Gand i on
tournoi, ibid.; avait donné ion
frire comme otage en garajade
dei dettes cootnictéei envers le
dno de Clarence, 85; accueille
son £r4re avec joie, i son retour
en France, ibid. ; déshfaité par le
duc de Hikn , 1 25 ; dépaasëdé,
319; n, 379i cberilLer de la
Toison d'or, I, 349, 352; vient
i Nerer* près du duc de Bour-
gogne, n, 264 ; conduit 1rs am-
bauadears de Bourgogne pris
dn roi, 312; asùste i leur ré-
ception, 313; les reconduit,
ind.; présent 1 la réception des
ambassadeurs botu^iguons eu
1459, 414; Ggnre aux obsèques
du roi, 424, 428, 429, 433 iwte,
434, 437, 440 et suit.
OauLun (Jean d'}, comte d'An-
riléme. Ballet écrit de sa main,
40 noie k; lort de prison, 82,
où il élût depuis 1412,83;
fêté, i son retour eu France, par
le roi, ibid., et par les princes et
seigneurs, ibid.; reconduit les
ambasMdenrg de Bourgogne, U,
313 ; Hgure aux obsèques du roi,
423, 428, 433 "ott, 434.
Oblùm (Jean bitard d'), comte
deDaDoii,névers 1403.fl468.
— Assiste aui séances dn con-
seil où l'on discute la réforme
des gens de guerre, 1, 54; Intei^
cède auprès du roi en faveur du
comte d'Armagnac, 65, 65 noie
1 ; ambassadeur en Angleterre,
119, 120 note; l'un des chefs de
l'expédition contre le Mans ,
1 28 ;prend part aux négociations
pour la reddition de cette ville,
129 noie, 130 noie; et pour U
rupture des trêves, 160 RofE, 162,
163; nommé lieutenant général
da roi, 186; renommé ponr ta
prudence et aimé des gens de
guerre, ibid.; attaque Pout-Au-
demer, 191 ; fait un chevalier à
Lisieux, 193; n^ocie la reddi-
tion de Vemon , 194 noie 1 ;
prend Harcoort, 1 97 ; Cliambrois,
198; Eune», 209; Argentan,
ibid. ; mandé par le roi pour le
siège de Rouen, 212; envo^
devant Rouen, 233; s'y tient
pendant trois jours dans l'espoir
que la ville se rendrait, i^. ; en
n^ocie la reddition , 218 ,
224 noie; vient devant Bonen,
220; reçoit la toumisuon de
Sainte - Catherine da Hont ,
221 ; en pourparlers avec les
Rouennais, qui lui apportent les
cleA de lenr ville, 222; porte la
parole en leur nom i l'entrée du
roi, 232; son costume, 233; son
r, i^. ; commande im corps
née devant Caen , 306 et
suiv.; i'empare d'une bastille ,
309; négocie la reddition de U
ville, 312 note 1 ; nommé capi-
taine de Caen, 313; nommé lieu-
tenant général eu Guyenne, 329 ;
assiège BlBye,iJ'i'.; tient conseil
pour savoir ri l'on donnera l'ai-
3S
byGoogIc
TABLE ANALÏTIQUE.
MOI, 330-31 ; le donne, 331 ; lU
gocie U reddition de fiûjre, 33'
etl'u
,334;j
Banrg, ii'td.; Froniao , 335;
Écrit an roi de Tenir , 336 ; né-
gocie U reddition de Bordeaux,
338-39; anive devut cette
Tille, 359; en remet les clefs il
Jean Borean, 3.^1; y fait loii
entrée, 358 ; jnre d'obBcrrer le
tnité, 359; prend poiaesùon du
cAillcau, Î6id. ; awi^ge Bavonne,
361 ; traite avec les babitanli,
363 et niiv,; atteste l'apparition
d'mie croix A Baronne, 367; lieu-
tenant génér»! dan* û seconde
«ampagne de Gnj^enne, H, 64;
prend Cadillac, 65; «m lubi-
leté dans cette campagne, 68 ;
obargé d'arrêter le duc d'Ateo-
con, 320; comment il s'acquitte
de cette ttche, 320-S2; l'on des
cbe& de l'entreprise contre
Paris, «a 1436, 399 ; figure aux
obstiipiei du roi, 438, 433 «oie,
434.
OKXjt&a* (Uatie de Oèie* , dn-
diesse d']. Donne une gratifi-
cttion au mewager qoi lui an-
nonce U soiunisBon de Booen,
I, 328 nett 2; assiste anx fnné-
nUle* de Charles VTI, 443-44.
Gt#e, n, 313, 313.
OBJsoHn (Comte d']. Vot. Bdilmi.
OuoiD (Elisabeth d'). Voy. Tai^
Oni«(l'). U, 359.
Ohtu. (seigneard*). Vot. Aianir.
Orriltt, se soumet 1 CWle» VII,
1, 38.
OsFKBixixB (André), tribun de
BUe. I, 33 actt.
OtTxisB (Jacques d'), docteur en
théologie, enTOjé par le doc de
Bourgogne k Francfort, II, 372.
OstxtIkb (Lardenois d'), écnyer
dn pays de Hainaut. Un Idr-
denois d'Oitcure, i monlt no-
table gentilhomme assex an-
fâen, > était mort en 1449 i
l'auaut de Hanisy, en Hainaut
[Mowi«.,V, 471]. —1,16.
OtiDà» (duc d"). Voy. AoQOAyiTÂ,
OiTBSBs [Jacques d' ), cberalier aile-
mand, reçoit le doc de Bonr-
pACQtncFrK , demoiselle de l'bAtel
de la duchesse de Bourgogne.
U, 149.
Paliiu [la). I, 424.
PuxaxtoB. I, 252.
Palle, mot signifiant chappe, I,
231.
Palu (François de la), leignem- de
Varembon, de HoatfiMt et de
Beaumont'im^VÎDgenne , cb^-
voilier, oonseiUer et chambellan
du duc de Boorgogue, cheralier
de l'ordre du collier de SaToie ;
capitaine d'une compagnie de
50 hommes d'armes (1431);
capitaine de Pontoise ( 1436 ).
f 1458. [La Bunn, U, 188,
314; CoU.JeIlaiirg.,iO<i, 331 ;
Watbh , 306 et nale de
Mlle Dupont; Bekbt , 394;
Moir»™., IV, 364, 407; V,
368, 274; Voy. D. Vhmt.,
68, 25 T«-36.i n, 45.
Vmu. (GiUes). n, 104.
Paru. I, 6, 70, 71, 72, 137, 138,
146, I85;n,320etsniï.,353,
418, 423, 424. Sa reddition
1 Charles VU, H, 399-400t
réception faite i — , aux am-
bassadeun hongrois, 356-57;
serrice célébré à — pour Ladis>
las, iiid,; couToi de Charles VD
à — , 425 et siÙT. Notre-Dame
de— ,11 356; sa décoiatiiHi
pooT les dbséquesdu roi, 435 et
SUIT. Notre-Dame des champs,
n, 425 et suÎY,, prieur de — ,
427. Sunte-Chapelle, 420 ; tré-
sorier de la —, ibid. ChAtdet,
438. Procureur do roi an — ,
433. H6teUDieu, 439. Qninte-
Vïngts, 439- PmIb Saint-An-
byGooglc
TABLE AHALTTIQUE.
Ski
loiiK, 330-21. UnireTna,!, 70,
71 ; elle figure aux obtèqnei dn
roi, U, 431 et nùv., 439.
PAM*(éTApiede),'Vov. CBAum.
— (doyen de). Voy. Cmni-
GSLLU. — (PréWK àe). Voy.
EtTODTZVHXB.
Pantitttt, Font de* réjomuance* i
l'ucMion d« la tMimDce dn
doodeBenr, I, 111 ; enuent
Tonln loir ^>on«er an oonite de
ChiTolaii mie fille da roi , n ,
271.
Piriement ds Pari». IsMnùt le
procit de Brei^, 1 , 136 ; œloi
deHaiiette, 137, 138; «loi de
U TiconueMe d'Aoy et de Pierre
de Louvain, IVi; l'afTaire de«
Vaudou, n, 420-31 ; %tire anx
obtèqoes dn roi, 430 et nir.;
439. Le dno de Bourgogne le
plaint dn — , 410 M fnn.
PtaTxiAT (Miohel , aeignenr de)
et du Boî*brient , conieillcr et
ehambdlan du duc de Breta-
gne, grand mattre de* monnaie*
en Bretagne, Jcnyer d'écnrie de
Charlea VU. f U94. [Dn Piz,
480 ; Ganu, , 310.] En-
voyé dodue deBretagne, 1, 134
»ote; capitaine de Vire, 287.
Patie (comte de). Voy. Sfobu.
- ■■ ■ s.), v.,.
Patib (éréqne c
. Càsa-
Patioi, écnyer d'écurie dn roi,
l, 310 nott 3.
Pzai. (Gnillanme), raeuager, I,
328 mit 3.
P^LKam (Thibaut] . La Harche , qu i
aiait été, comme page, son coiO'
pasnon en l'hdtel do duc, l'ap-
peUe Sibvet PeUerin ( Cytoj ,
dans du Qa«q ; Chiboj dam
la Chron. d* Lataia). Cétait on
écnyer dn Dauphiné, qui ren-
pliwùt, inlirant dn Qërcq, lea
Ibnetiont d'éeuyer lerrant dn
comte de Benty (Antoine de
Croy?). pd Mabghb, 454, 57,
58; Do Clkbcq, 48; Cknm. de
Lalam.lOa.} TnéiNerele,
I, 420.
Piuam (beUe). Lettre de la —,
I , 244 rt luÏT. ; ae» «Tenturea,
245 et loi*.; publie le paa du
cbevalier qui la dé1iTre;Ji>bticnt
dn dno de Bourgogne qu'il aoit
juge désarme*, 259.
Pana* (le leignenr de), 1 , 105
aolt 2. — n s'agit no* doute du
*eîgDeur de Ctnaet, Glande de
Roohebaron. Voy. ce nom.
Ptra, menacée par Mahomet II ,
II, 52; se loumet, d'après le
conseil de l'empereur , UÀd. ;
laisse abattre une partie de *e(
mnr*, 53.
Ptrekt (comté dn). U, 360.
Piiigord. U, 33.
Pemtole. II, 350.
Péro«ae. I, 12, 13, 386, 403.
Prédication* i — , II, 376-
77. GouTcmeur de — , TOy.
NoTaLLE.
PiaouiE (éréqne de). Voy. Vu-
Pen, couleur, I, 331.
Pnavca (Gautier de), seigneur de*
Cars et de Saint>.Hare, conaûller
et i-lumtiflljin du roi; re^ot de
nombreux donidnroi. [A>s.,U,
338; T. te. IHB, 4413; 187,
7051 et suiT. (sign, orig.); D.
VniBï., 67, 143 t'-144 v».]
1, 333.
PvnTn-PiEBBK (eoBte de la). Voy.
Pnri-Lo (Robin ) on plutOt Pim.-
Locn, écnyer, bonune d'armes
écoasais, écnyer d'écurie du roi,
capitaine de Dax, de Cattelnan,
et de Saintâever, sénéchal de*
Landes; re^t du roi en 1448
la t. et (cagn. de Sauvetenc, et
obtint le 3 mars 1453 des 1. de
naturalisation. F Arch. , E 69,
42 ii»i JJ 178, p. 178; 187,
p. 289 ; BsxaT, 470 ; Chutob,
t la table; DnCnasire, 108, 355;
GAiea., KttS', 1 ; 649*, 5; Fa.
HicHii., t^i Écostait en Franet,
I, 165-66, 233.] I, 318,
322.
PwiMyM IV-L«.B«i., II, 95.
byGoogIc
TABLE ANALYTIQUE.
PiearJU. 1, 12, 13, It, 16, 17,
100, 104, 247, 363, 360, 368;
n, 15, 260, 377, 278, 316, 39S,
Wl.
PiocoLOMiai (Fmifoû), ■rcberé-
qae de Sienne, paU pape loui
it nom de Pie lU. if, 387,
388.
Pi>lI(£nea>SylTin>PiGCi)lomini},
eardîuat-iréiiue de Sienne, pape
le 27 août IWS. f U64. —Il,
d'Aimigolc, II, 291 noie; con-
TOqoe nue auemblée i Mantane,
377 ; re^it arec une loleniiité
inniitée leombaïadenndeBoui^
fSi.
1 1 toa portndt, iiiJ.
mile; réponse qu'il Tait, 390-91 ;
Sinoei d'Allemagne , 392; plni
Torable au duc de Bcurgogne
1, SQ'i; reçoit peu hon-
Piempont. Appartient au -ridame
d'Amieni, 1, 12. Ocoupi par
Ploqaet, 13, 13.
Plaque, pièce de monnaie,!, 165.
Plentj, pUittj. II, 386.
Piàxa. Voy. Pblxbih.
FunmxB (Jacotin). Menace Ha-
hiot Coqnel, II, 298; nuuidé
par lei niBgiitnita de Valen-
oieiiDe*, 399 ; jette ion gage de
bataille, iiid.; combat atec
Coqnel, 304; la conduite bar-
bare, 305.
PoiT praet] («eigneur de). Voy.
PoiLi [Jean tmi de), n, 94.
Poiubux (AjFinar de), dit Capdo-
rat. Ambauadeur dn dauphin,
I, 34 noie.
PoiiÎTt. U, 288.
Poinuu (értqne de) . Voj. BiujtT.
Pmtum (GuUlanme , blurd de).
•éoécba] de Valentînou. 1, 114
PoUou.il, 284. Sénicbal de— ,
Toy. BEjtuMOBT, Buii.
Poil (DïTid de), Mi^atta de Se-
chellet et de la Viemire, t^e-
valier en 1431, gouTemeor du
coati de Guiie eu 1440; bailli
et capitaine d'Aire , après la.
mort de Jacqnes de la Vietrille,
par lettre* du 6 septembre l'i49
et jusqu'au 31 juillet 1453; con-
seiller et cbambellaD du duc de
Bourgogne et son bailli d'Het-
dio en 1452 ; maître de soti ar-
tillerie la jaèïOE année ; remplacé
par Hue de Longueral comme
iailUd'Hesdiaen 1457, 37 mars.
[D. VuiET., 68, 110 T--I11;
CAron. dt Lalain, 704. Voy.
MoasTB., 1 la table; La Mou~,
136;Aas.,VU,833.1 1,188.
PoLB [William de la), comte, mar-
quis et enfin duc de Sufiblk,
comte de Dreux , seigneur de
Hambie et de Briqucbëc, grand
maître d'hôtel dn roi, aminl de
la mer et gonvemeor, pour le
le roi, de Qutrtrei, pays char-
train , et pays entre seine et
Loire, f 2 mù 1450. [Dccd-,
n, 186-89; r. K., 188, 71;
Cab. de l'anteur (lign. oiig.).]
I, 201 noit 3, 288 «(.(e 2,
399. Ambassadeur de Heuri VI,
chargé de traiter avec Cbar<-
les VII et de n^ocier le ma-
riage de Margnerite d'Aujou,
I, 84 ; mèoe h bonne fin cette
négociation , 85 ; prend jour
•Tec le roi Bené pour Tenir
chercher la princesse, iéid.; re-
çoit d'Henri Vl des pOUTOTT* t
cet efiet , 86 note 1 ; enroyé en
France, 86 j représente le roi à
l'entrée dans Rouen, 88 ; sariirai-
lilé avec le duc de Glocefler ,
115; obercbe i la desservir au-
près du roi, 116; décide le roi
A réunir le parlement, iiid.i son
altercation avec le comte de
Stafford, 300; arrêté, 301 et
byGoogIc
TABU; ANALYTIQUE.
5b9
noie k ; contUniié k mort p>r l«
ptTlemcDt , 303 ; comment il
monrot, 302 noie.
PouwBB (Roi d^ . Voj. CunoB.
PftMPADODB ( ÉUe de ), trtifae
d'AlM (14Ï8-M), et de Vimn
(U54-78}. - 1, 357.
Prà* (le idgiienr de), en Poitoo.
Ce doit être Jacignet, lire de
Pona, qoi, «prit SToir wrri
Clwrle* VII, le numa àa parti
dei Anglais, eut abolitioD le
7 ATril IkW, et vit ««Gd u kî-
U74. [r. «t., 188, 7149; Arch,,
K 68, 36; D. Vilu*., 70, 7
T«^; A»., m, 383.] Aï-
N«te 1 U féteda faiian.II, IW ;
•on «EU, 166.
Poni-^iuUmer, atlaqoé oar les
Prançaii, I, 191 ; prî*, md.; m-
lation de la priie de — , par
Uonderord, 192 nafa. Gté, I,
310.
PoHt-d»-tÂrclu.l, 190, 191, 218,
319, 321 ; pria par In Fran^,
I, 16't et niÎT, ; importance de
, 313, 2U, 216
et SUIT.
PoBi-i.'ABBi (teignear de). Voy.
TuTAuncr.
Peat-PÉrique, te lonmetaiu Fnui-
çaii, I, 193.
Pontolte. I, ISli; n, 400.
Pontorion, occnpé par 1m Anglaïi,
1, 133.
Poal-Saint-Plerre, I, 190.
Ponti-d'Oure (le»j, prà, I, 309.
Port-Saial-Oma [Pont-Sainl-Ouen],
village où eurent lieu les pre-
Diièrêi nfgociationj pour la red-
dition de Rouen, I, 218, 221,
223.
PoTHAX (lean), capitaine angUii.
I, 169 Roft.
Poiiagtu. DtDsear de corde—, n,
384.
Portugal. II, 327.
PoBToau. (Jean de), dit de Coim-
bret, oberalier à Rapelmonde
(1453), cheralier de la Toiun
d'or; mort empoilonné il* fin de
1457. [Ul Muchk, 46; Du
CLBBCg, 109.] U, 107;
escorte le cfara^tr au cjgue,
126; figure dans la fitte dn fiu-
PoHTnsu. (rois de). Voj. Al-
FBOBSB V, EDCDàU), JsUT !•'.
— (Btetrii de). Voy. RATWrxnr.
— (Ëléonore de).Vo7. Éiloyou.
— (Isabelle de) . Voy . Bomooatn.
Poe (Gniot ou Gny), seigneur de
la Prtigne, Cbamproye, etc.,
coniriller et obBmhellan de
Louis XI, bailli de Verman-
dois, capitaine de Compiègne en
1470 ; marié à Harie de Viltien
de llile-Adsm. On a de lui des
lettres autographes, adressées à
Louis XI,daas Gu6>., 2784, 1,
et Ms. fr. 2896, 87. iCei. dtt
(.,Poi,] I, 371 note; II,
9naM.
Pi>T (Philippe), leipietir de la
Roche, cIieTBlier t Rupelmonde
Bourgogne, eheralier de la Toi-
son d'or. [La Baru, n, 189,
218, 31, 71; CaU. k» Bourg.,
4, 17il9, 127T*.I28Y»;a5,
112et T"; 100, 284; D.ViLLBT.,
71 , 73 et soiT.; La Habcbs,
461; DcCiMCQ, 171.]
Son vixu i la fSte do faisan. H,
188-89 ; le dnc de Bonrsogue le
modifie, 189; figure dans la
fête, 236 ; accompagne k dnc
en Allemagne, 243.
Pomu rGuillaume de). Il, 94.
PoTTEiz (Llérin de), hooftinan de
Gand. I, 375, 377 aoU 2, 378
aoU 2.
PoucauMi. I, 423; asùégé, II, 84;
rendn, S5. Gté, 86.
PotVAlHconaT (Jean de), SMgneoi
de Sarcelles et de Liani'ourl,
byGoogIc
TABLE AMALÏTIQUE.
t àe Puis;
(1458); pr
deiooQiptes(1469]; 3>préndeiit
aa pu-lemoit (lli71). | 1480.
[BuacBABD, 105-106 i Caè, dei
I., PouruKxnmi ; D. Vhxkt.,
71 , 93; Chron. teaiul., 347, 70,
72.] Emploft JIM le» Gan-
toii, n, 31 ; détabit le doc de
Rourgawat:, iiid. naît 3.
PoDTPST (GaÛlaaDie). I, m nett.
Ponnairanu d'vmes ; Atmaist,
I, 347; CiuTHin - BHOKAuut,
iiii'.y EsroiB, ibid. Uu. (voy.
Cu»nuu..,63â;,n,I35;MAr«»-
qdi-u-Pai, I, 347 i HoiBim,,
iiid.i SoDuiz, iiid. ; Vaix&t,
Uid.; Vhai-Okuk, Uid.,- Zttu.-
i>«n>, iHJ.
PKiaevr ( «eifaenr de }. Voy .
Bhavtau.
PaiaeNT [Jeume delà Tour, dame
de). 1,337 nota 1.
FsBnmB (Pienc le], abbé de Sùnt-
RiqnieT, chapelùn du duc de
Bonrgfwne. Il, 419 aote 1.
Paxvon ^ttanlIeqiuD le). La Har-
rheie nomme JthameqiÔB; Chat'
tellsin et do Qercq : RolUquin.
— Tué à Nerele, I, 420.
Prer&ti. Obierratioiu mr le» — ,
I.Ti-Yin.
Pan (Antoine, aeignear de), ood-
•eiller et chanibiéUan du roi et
du dauphin , grand-qneaz de
France; lÎTait encore en 1481.
[An., VUI, 840.] — Détourne
fe roi d'une mpinre avec le doc
de BouTBOgne, II, 343.
Paui.> (seigneur de). Voy. FbO'
Prum. Gneire en —, II, 273.
PunelaHgt, tuUgé, II, 47; rendu,
48; caintaiiu nommé i —, 49.
■ (Guillaïune de). Che-
ralier i Pont-Audemo', I, 193.
QnBacu (Jean d«}. Voj. Cuam.
QuoHoj^-Comte , lien de naia-
•ance de l'auteiu-, I, S. Ql^ II,
243, 345, S60.
QmQmBT. Voy. Kmaar.
QoiûnT (Adam, ditGaaTÙn),die-
Ttlier , leignenr de Draeil et
d'Otrcrille; parait dam un titre
de 1440; cajHtainede Chaulnea;
cheralier an ùége de IHeppe en
1443; chambellan du coml«
d'Étanipe*; marié 1° à Penine .
GiûUebïiDt ; If à Jeanne d'Uqoe.
-{■ fin man 1463. [Am., VII,
746; D, Vu,!.!»., 73. 124 »»,
135; Cah. da I., Notkllu; La
Mabohb, 402; Du Cuhcq, 61,
196 (curieux
Wama et H
Pieod part i îi
de Normandie, I, 189; bit n
405, 406; expert et Tailiont en
armei, ibid.; forcé par le comte
de Sainl-Pol k battre en retraite,
406; prend part à l'aiMUt de
Nerele, 418, 430 ; ^vrean ban-
qnet dn comte d'Etampea, II,
121, et pri«eote le ekt^ptliel an
^^.j
duc de fiourgoine,
133.
Qatiaxi (Jncqucà), cheratier, wi-
gneiir de Heuclun, m. p. o. dn
16 décembre 1433 i Bonne de
WaTrin. Combattait lOUa la
bannière du duc de Bourgogne
en 1437 dans la guerre de BrO'
ges; il obtint dn i«i, en man
1451 , dei lettres de rémiuioa
ponr le meurtre de Simonnet
le Prieux, qui «Tait séduit sa
femme. [D. Viu^v., 73, 134
T»; MoB>TB., V, 385; Arcb.,
JJ 18«. p. 65.] Prend
part 1 la guerre de QArei, I,
103; i la campagne de Nor-
mandie, 188; chevalier i Pont-
Audoner, 193.
Qnii(Qtniin>uii on QuniQijaru
(le roi et la reine de), p
qui excitent ei '
e), personnages
byGoogIc
TABLE ANALYTIQUE.
•édition, 1, 293, et veuleut faire
niw detcente en Noraundie,
Wk ; ce qn'îli étaient, iHd, note.
Rabâtiav (Jeaa), teignenr de la
Cullerie et d'Âuunce, couieil-
ler dd roi ; préliileiiL de U
chambre dei comptes, puii
4* président an parkmeol; ma-
rié k Anne de CUtesobriaut,
p. ViLLmr. , 74, 7-7 t" ; Am.,
Vm, 769; Btt>c8*HD, 83-81».]
i ■ i Porte la parole an nom dn
roi eo réponse k U dépntation
de Metz, I, 31, 32.
Rabodskodes (Alard.sàgneurde),
de Fenjoenet en Bouienoii et de
la Honle; oheTalier k Aade-
oarde en 1453; bailli de Saint-
Omer lur la dëmisûon de >on
pire Guillanme, le 36 mars
1446; conseiller et chambellan
dn duc de Bourgogne; capitaine
d« BQliontenl456 (charge qu'il
céda, le 9 octobre 1467, à Phi-
lippe de ComminesJ;marié p. c.
dn 29 norembre 1455 i I»-
bdle d'Ailly. f l- septembre
1475. [D. ViiiiT., 74, 5T<'-6i
CJtron . iJ* £«jaiii , 700 ; Cbastbu_ ,
311; Wavua, U, 333, 342;
ni, 300.] Son «ou i la
tttt du fiisan, n, 197.
Bacvb [despote deL Voy. Gtomm,
RuDT(Jean de). U, 94.
Bascuii (Loui*), éï^e de Troyes
(1450). i 1483. - n, 437.
Jliyiug. Il, 365.
Baingn[aiartingmf).Il 353.
RAvanais (Jacques, seigneur de),
de Dompiene, d'Escoay, de Le-
Tincoort et de Mons.en'Penle,
dlcTalier; paratt dans des actes
de 1430, 46, iG, 62, 66 et 68;
conseiller et chambdlan du roi ;
■■ Bonmit aa doc de Bourgogne
et lot rendit son cUlean en
1473; TÎTut encore en 1488, et
était gonTcrneor de Saial-Va-
Irrr et de Bodenc en Artois.
[D. VnjjT., 74, 32 *"-33; L*
Mou.., 198; Aas., VID, 67;
Waraw, m, 295.] I,
189 ; cheralier à Pont-Aude-
mer, 192.
lUvKrvoBi (I^nrens), écnyer an-
glais. U est appelé Remefort «t
Keimefort dans un rAle de paye-
ments dn 4 noTcmbre 1450.
tGajoa., «ttS'.l — Priionnierà
'ormigny, 1, 285.
Raub (Pierre d^, bailli d'Orchiet.
D est appelé Rtùtie par du
Qercq (48,199). — Cheralier i
Audenarde, 1, 396.
Ras*o> (Dom Jacffue*), abbé dn
Maat • St - Qaentm-lec-Péroniw.
I, 402.
AuùéonH. Il, 347, 249, 251,252,
354, 369, 370,390. U doc de
Boursogne t — , 265 et rai'*.;
aasemblée de — transférée à
Francfort, 256.
RuTA (Jacqnei délia), archeréque
de Béné^ent (1451-60). —Il,
393.
R&DLnr. Voj. Boui.
Kavauèarg, Hte le duc de Bour-
gogne, II, 24S.
lUvisiirHDt (seigneur de). Vay.
CLim.
BaTaastaia (Béatrix de Portugal,
dame de], morte empoisonnée,
dit-on, ea 1462, [Voy. Kebtik
Di L., 238; CHAvrELL.., 197;
Chhm. dans GoDuaoi, 357.J
Figure dans la fête du fai-
san, U, 140, 236. Citée, 331 noU.
Ray (Antoine de), sragneur de
Bay, de Feneu et de Conrcelles-
snr-AniOD, chevalier à Garre
(1453) ; conieiller et chambellan
du duc de Bourgogne; bailli
d'Amont. On a son testament
en date dn 5 novembre 1470.
[Cai, Jet (., Haï; D. Villev.,
7H, 56; Du Clucq, 70; La
Mau»k, 455; DuaoD, 107.]
n, 91 ttofei ton rteu à la
ttK du faisan, 193.
byGoogIc
sm
TABLE ANALYTIQUE.
Rat (GnilliniiK d«), ehenlier i
Gaire (1453) On <oit pu k
teUBmellt de Ma frère qu'il
moarm ea Ikib. — U, 91 note.
BBBBnxrnu (Jeaa de), chcTKlier,
Kiguear de ThlbanTille , tcajer
traachint da blUrd dé Boîu^
gogae; jaatt,, en .H^S, à Va-
iencienneB, avec nn cberalier il-
lemlniii aToui, en 1473, tenir
on fief dn chlteaa de Rollen-
oonrt. [Lu Mahchk, 406; Du
Cl»cq, 125j D. Villky., 74,
68.1 — > Figure dani U joule
de LiUe, U, 130; ton vimu, 220.
BjKhtsuo (Ulric de), Ambiiudeiu-
de l'empereur, I, 34 naît,
Bbdfou) (Henri), chevalier, capi-
taine de VemoD (1436); baïUi
d'Alenqon , capitaine d'Euay
SI 439-45); Umienaat an palau
eRouendu duc d'York (1447) ;
maire de Bordeaux en 1452.
[ r ic. , 190, 7273 et ïniv. fiign.
orig.]; Arch., K 67, I*; Bbau-
■BP.; IUbawii, ComUt. delaGi-
roaJt, 29.1^ Nfgoàe la red-
dition dellouen, I, 226; lert
d'ouge, 228 note.
BKaaADi.T (Pierre), frère bttanl
de la Hire. [Voir Moultrelet, t
la table, aux mot* ; Raauuu)
et RanjiDLD.] — Ejnployè par
Evrard de la Mark contre le duo
de BooHDgne, I, 75, 77; capi-
taine d'Iurgimont, I, 75 ; auiégé
par le* Liègeoi*, 78, 79; traite
avec eux, 79. _
Hxcajuji-T (Raoulin). Ambastadeur
dn danpliin, I, 34 note.
RtgnarilU, pris, I, 201.
Reinu. 1, 31 1 ; U, 423. Convention
qni devait y être tenue en 1445,
1, 44 note.
Hua (archevêque de) May. Jou-
BaniAcn (Frédéric de), éviqne de
Bâle (1436-51). — I, 23 nott.
Reliqnet (laintei), i Ruoen, 1, 242;
montra k Paria ani ambassa-
denrt hongrois, II, 356 ; clou
de la Pnuion, I, 350; II, 356.
Itsu.T (le bon Se) : HartÏB, «ci-
gneur de —, chevalier en IMl
i Pontai*e, eouieilier et cfaam-
bellan itt roU Ourle* VU et
Lonii XI, ptds dn dnc de Bour-
gogne. + 1491. [>IoHn«., VI,
23; La HoBi-, 316-17; Guov.,
BK8', rAle dn 26 mai 1447;
Mlle Dnpont dana Wavsia,m,
60 nott 2.] I, 241.
Rem'uch. U, 48.
Reitnyï, wH Schenddbde. U, 82.
RtHnti. 1, m.
Rmn (éviqne de). Voy. Ri-
viiau(la).
RsHTT'(Jean, hitard de), leignenr
de Clary, chevalier, ècnyer d'*-
carîe, pnii concilier et cfaam>
bellan et mlilre d'hâte] du duc
de Bourgogne, chltelain etgani«
de Ruhout par I. du 18 octo-
bre 1430; capitaine de* archer*
dn corpi du duc ; le dnc loi
donna nn paletot et une rob«
en 1454. [Cad. Ja t., Rnrr;
D. Vduv., 78, 94; Du Clugq,
114, 178; ChroM. dtLidàB,10\;
Caanui.., 172; L4 Hmche,
455; L«., 1, 446, 460.]
Son raa 1 la file du faitan, II,
205 ; accompagne le dnc de
Bourgogne en Allemagne, 943.
RiPAa (Jean de) , idgnenr alle-
nuad. £d guerre avec les villes
bauéatique*, II, 251 ; prend le
dnc de Bourgogne ponr arbitre,
RipaB (Uliic de), ««gnenr alle-
mand, frère dn précédent. En-
voie des ambassadeurs an duc
de Bourgogne, II, 251; vient
ver» lui, ihid.
Rttheloit. I, 378.
RJuhUi , menacée par le* Tnroi,
n, 266 ; secourue, 267.
Rhodis (grand maître de). Voy.
Ricj>aviu.B (Guillaume de), écnrcr,
pannetier (1428), écnyer d'éca-
rie (1437), conseiller et raahrc
d'bAtel du roi (1454); reçal t
diverses reprises des dons du
bjGoogIc
TABLE AHALTTIQUE.
Iw «1 récompeiue de tet mri-
, CM et, en 1437 , pour l'aider
è p>jer M Tmçoni ^Toyé ea
misùuD i Bordeanx en lli59;
garde de k hrM de Cuiie en
1460 i martre d'bAtel da roi
* LonisXI; TWait encore en 1472.
[Cai. dti (., Rkabtiux («gn.
orig. et acesa); T. te, «8,
736e{Uù'.)/Arcb.,KK KS, 71;
D. VnjjT., 7B, 120.] I,
279, 2S1 ; II, 361 nolt 3.
BicHuuiHT (comie de). Vojr.Bu-
BicHKaoïTT (Catherine de Laxem-
boorg, comteaie de), troiaième
femme do connétable. I, 69>u)fc.
RiMux (Pierre de), dit de Roche-
fort, mal^bal de France. Guil-
laame de Flary le fait p^rir,
1,143.
Bitmi, reifla. II, 67; non Utt^,
77, 78.
RioE. Voy. Root.
Rmiax (Jean II de ]a)
Yonne, cheruier uiukuic ei
§ renier chanbelian du comte
e Nerera, capitaine de Varzy
et de Hontargii ; bailli de Ni'
vemai»; cooteillô' du roi par 1.
du 19 décembre 1460. f U68.
[D. YiLLEY., 7«, 32 et luiy. ;
Coi. des I., Rinliu (de la).]
Cheralier derant Rouen,
I, 215.
RiTiftam (Robert de k), érApie de
Rennea de 1447 à 1450. Aju-
bauadenrdodDcde Bretagne, I,
97 n,
, 158.
RoBKUART (Jean, aeignenr de),
cberalier da Hainant, capitaine
de Caudebec ai» le 25 juin 1423;
maître enqaettenr et giinéral ré-
formateur des cairx et foréti dèt
1424 ; captaine de Saint'LA
n439-40),deCamitan( 1439-41) ,
deVBlognea(1444).[Cai. 1^ i.,
BoBxuàKt; T. se, 19S, 7431 et
f UÎt. ; Bkaiibkp. , Adm. norm.^
PoitUait Saint-Sanvenr-
le-Vicotnie, I, 291.
Baela t]^, rendne, II, 46l un«
de* plos foaei pkcei du Luxem-
bourg, 46, 47.
RocHBBABoa (Antoine de) , ieignenr
de Berzé-le-Chatel en Hacon-
naia , de lignon et d'Anme* , .
l'on de* doue écnyérs tranchant!
du duc de Boui^ogne en 1436;
Knier et cheppier dudikteaa
^Tetnei, et garennier de* fo-
rêt* d'Avemci en 1429 ; conaeil-
1er et chambeUan en 1432; paya
en 1439 le* droit* de diTcrse^
acqulutioni de terres; donne, le
10 mai 1441, anittanoe d'une
somme par Ini débonnée ponr
l'approTiiionnement du navire
de Geoffroy de Thoisy, euToyé
an secours de Rhode* ; donne, le
33 jauner 1451 , quittance de
4000 écns d'or donnés par le
duc m faTear du mariage de
Jeanne de Bochel»ron, sa fiUe,
et d'Antoine, seisneur d'An-
glnre ; par 1, dn 3 jan«er 1460,
le doc le gratifia, lui et sa femme,
de leor* gages pendant leur Tie,
gnlli soient présents on absent*,
•f l6o«obrel463. [D.Vnxa».,
70, 73 et T<>; Li Baxu, II,
189, 216;C<ii. dai., Rochkba-
Ëcosse, 1 , 176 et siût. ; prend
(oogé d'elle, 182.
RocHEBiuon (Claude de), seigneur
de Saniire* ou de Cenne, dît
Montarchies, cheralier k Ter-
' (1452) , Talet »e " '
" gogneet
!■ [La ! , .
CnroH. de Lalam,
705.] 'n , 129; son vxu i
lafite du faisan, 200.
RocuKBiiBOH (Philippe, bltarde de
BouHogne, dame de), fille natu-
relledu duc Jean sans Peur, m. p.
c. du 30 iuillet 1 429, i Antoine
deRach^aran,quireçutdu due
10000 saints en faTenr de son
mariage. Philippe on Philippote,
comme on l'appelait, reçut dn
bjGoogIc
SS4
TABLE ANALYTIQUE.
dac Phili[^ diTCn doni, m«it-
tionnà daô* Im comptei de tei
rM«Teui«,imiée l'Isa: 1 aiiDe et
demie de drap de Damai ;
1600 de mena voir pour fourrer
■me robe; un anneau d'or garni
d'un diamant, et un collier d'or
garni de pierreries du prix de
3i2 UTrea. [D. Viu*ï., 76, 73;
Lu., 1, â86, 290, 3311, 328.]
Accompagne Marie de Gnel-
drea at Écowe, I, 176 et sniv.
Ihekt/erl, fortereue occnpfe par
ETraid de la Mark, I, 75; a>-
aiég^ par lea Liégetûi, 78 ; miae
enlamainde l'évÔque deiiége,
79. Gtfc, n, 360.
KocnroBT (Antoine de), leignenr
de — (ajn^ ion frère Cbarlea),
et de Cbatillon en Baxoia , £1*
de Jean de Roobefort ; dleralier,
cotMciller et chanbellan do dac
Oiarla de Bonrgi^ne; aiaiita
le 97 ftoùt 1460 i l'auemUée
dea Etata de Bourgogne i Dijon ;
figure le 7 ucrrembre 1471 au
contrat de mariage de Jean de
Vîgoet et de Jetome de Beaaien .
UrtOi., X, 8S»S, 431 ; La
Buu, n, 362, 37S ; D. Vnu>. ,
77, 116 r>.1 BleȎ au poat
d'Eipierrei,'! , 399 ; ion pm 1 la
ntednfaÏMn.U, 190.
RooimoBT (CharLei, leigneur de),
idieralier ; ref ot du duc de Bour-
gogne par I. du 17 décembre
1430, 1m cUtem, terre et seign.
de LÔinea, oonfiaqné* inr TVouil-
lart de Lemne* [Coll. dt Bourg. ,
68, 146 T"; 100, 339]; 1« cham-
bellan du comte d'Eumpes ; l'on
dei troii commiitoirei chargéi
pari, dndit comte (10 noTembre
1440), de prendre ponaMioc de
la Tille et leijiienrie de Cbau-
nv, acquise du dnc d'Orléan»
[BlAvriLLi, Boeam., 110-11];
reoenût du comte d'Ëtampes
13 1., poil 31 >. par jonr [M«.
fr. 6787, ^omm]. nitonnier,
Parait en 1450 dani un procèi
criminel, comme accnié de
• prinae et >a*iiMniait de la
fille dndii demandrar , la-
quelle ledit Bochefort Teult
marier aTec nnv baitard, et ao-
trei excèi et deUtz. i [An:h., X,
88K8.] f le Tcndredi laint
(31 man^ 1458, mui« MCi«meiiti.
[Do Cl^co, 110 (eorienx dé-
tail»).] 1,14, 417, 421; n,
81, 107. Chevalier k Audenarde,
I, 396 ; ion »» i la f£te dn bi-
lan, II, 180.
ROCBKPOBT ^le M
de Tourame. <
Franeoii , «eigneur de Bienx et
de Rochefort, mentionné dani
Aai., VI, 766-67. — Figure aux
obiiqnet du rt», n, 424, 436.
BocBEToaT. Voy. Rxdfobd.
JCocAt-Ciij-oR (la), rendue auxFntn-
eaiipar «on capitaine, I, 194.
lloeA(^(la),I, 416;n, 79.
RocHBm [Lonii de Bavent , dit
de h), eheralier, maître dliAtel
do roi , commit an gouTerW'
ment et i la oondoite de la At~
penae de ion bfrtd avec Jean da
Gsne ; cberalier du guet de
nuit de la ville de Parii; ebâtc-
lain et captaine du Louvre dii
1444; maître euqnesteur et ré-
formateur dra eaux et foréti en
Normandie et Kcardie (1460).
Marié à Jeanne de Viliequier.
[r. M.. 17, 1165 (ùgD. orig.
et soean); Cah. dtt (..Rocunn
(i*iJ.),- Areh., HK 82, 13 et
21 T"; Siuïii, , II[, 348.]
1,213.
Radtiaach. U, 47.
BoBur ( Alain IX , vicomte de) ,
120 mari 1462. —I, 905.
BoHui (Alain de), fil* aine dn ri-
comte de Rohan, meurt d'épi-
démie devant Fougues, f, 305.
BoujjT ( Harguerite de). Voy-
AneoDLiME.
Boit d'armei : Asion, 1, 360 ; )*>•
BiniaK, voy. Gâbtvb ; TonoM-
d'Ob, voy. pBBvai (le); —
byGoogIc
TABLE ANALTTIQUE.
d' Aragon , 1 , 347 ; de Biabuit,
i6id. ; de Chyppre , ibiJ. ; de
Onbie, iéid. ; de Flandre, iiid.;
U, 91 aoU Si de HùiuDt, I,
347; de RiTei, iiid.
RoUOTBOf. Vojr. BonMBOl.
Roua (Antoine) , seignenr d'Ai-
meriea, fili (et uoa frire} du
chaucdier, cheralier, chambellan
du comte de Charolaii, maître
des retpCtn de l'hAtel du dnc
de RouifOgoe, gouverneur de
HainaU. [La Ruu, II, 168
Date, 19e;D. Villeï., 77, 160
etiDÎT.; DnCLKBCQ, 99; Mlle
Dupont dana Comm. , I, 200
noit 2.1 Chef «lier i Ande-
narde,! , 396 ; loii eau k la tête
dnbiMU.II, 191.
RouH (Jean), éréqne de Chilon
(U31], d'Autan (l'ISS), cardi-
nal du titre de Saint-Ëtienne
n.kkS). ■}■ 1483.— Va au devant
dei ambauadeun bourguignoni ,
II , 386 et «niT.; les accompa-
gne, 391.
RtnjH (Nioola»), Micneur d'An-
tbiute, cbevalier, chancelier de
Boulogne le 3décembre 1433.
+ 10 fénier 1462. [Voy. La
BuM, U, 155, 167, 181, 194;
Du Clehoq, 194; Cbabtill. ,
195-90; CoU. dt Bourg., 23,
121; D. VnxiT., 77. 158 v=
et iniT.] ■ 1, 380 , 449 aatt;
n, 108, 386; détente de» Gan-
tois, I, 373; son -eau A U fête
du faisan, II, 1 78 ; chai^ d'ime
miuionwèi dn roi,311 ettiÛT.
RoLLBFOT [Philippe, seigneur de).
le quint de l'atûette de 100 fr.
de rente aaT la teire «t seignea-
lie de Robecqoe. \ 15 Juillet
1466. [D, Vuxav.. 77, 158 t";
Du GuaoQ, 295.] Chera-
lier i Pont-Andemer, I, 199.
RoLLiB (Guillaume de), l'un des
exéonteon testamentaires de
Jacquet de la Harfc. En démêlés
aTec Emrd de la Mark, I, 73.
RoMBUS. Voy. Bocuis.
Ranu. I, iVbi U, 378, 418.
Saint-Pierre de— ,1, 113, 331,
343 et suiT.; U, 54. Ë^ses des
Jacobins, I, 113 ; Saint-Jean de
Latian, I, 345 ; U, 54; Saint-
Lazare, I, 341 ; Notre-Dame de
Lardonne, D, 54. Pont Saint-
Ange, 1 , 320. Chliean Saint-
Ange. II, 54. Pardoiu de — ,
I, 245, 319-21. Moale Mario, I,
341. Porta Coélitto, 343, 344.
muraille de — ,11, 54.
Booi (Bicbard), cberàlier, lance i.
cheval de la garnison de Gisnn
sont Talbot fmontK dn 18 dé-
cembre 1436); donne quittance
de 1500 1. t pour 250 marcs
sterling 1 lui donnés par le roi
en considération de tes serrices
et en dédommagement de« fiai*
parlui£aitt,ipécialaneDtdaiu le
voyage lait en France ponr la
venue de U reine (21 novembre
1446, sign. orig. et sceaux), [r.
»., SOI, 8457; Cd. du t..
Root.] Envoyé au devant
de ïlargneriEe d'Anjon, I, C^
Root Qlobert), cheyalier, con«e£^
1er du roi Henri VI; conduit le*
ducd'Orléansen France en 1440;
envoyé la même année en am-
bassade à Charles VU; envové
en mai 1443 ponr négocier le
mariage d'Henri VI avec une
fille du comte d'Armagnac ; l'un
e France et de
Normandie (1446); qualifié de
couiin du roi et capitaine de
Gaillard dans des actes de 144S
et 1447; fût du 19 février an
20 mars 144S nu voyage A Ar-
gentan et de là i Caen , f ponr
mettre en règle de bon eonver-
nement gnnt nombre de gens
d'armes et de trait qui vivotent
sur le pays; > le 29 mai 1446,
de« lettres dotet lui sont portées
( hatliTement i i Alençon ; am-
bassadeur en France en 1448
(iuivier et juin); prend part
by Google
SS6
TABIX ANALYTIQUE.
aux «uférencei de Vudrmil
en novembre l^iïB. [_Cat. dei t.,
Iloo* (lign. orig. et 101811] j
GAïaii., 676*, 58 (1. orig. a.];
T. te, 97, 7515; Joubïjut».,
D* 3410; HonTB., V, 43S, 40,
44 ; Frcceed. and ortUa, , V, xcï
et luW,, 415; Babbii Ntcolu,
Journal of Btciington'i tinbatty;
BTim, V, I, 100, 108.] —
Ambauadenr ea France, I, 85,
130 notti accompagne Somerset
prt* de Chariei VII, 223 aott 2.
Rooi(Thomu,lord). f 1441.~I,
22T et ttott 1.
Rooi [Thomu), fili de lord Rooi.
Otage ponr la reddition de
Italien,!, 227 et nofc 7, 228 note.
RoBXBoi (Georges de), cheTalier,
Mlgneor de Filainnu et de Ber-
gnettes. Par lettres du 2 janner
1433, le due de Bourgogne or-
donne au seigneur de Chamy
de prendre, quelque part que ce
■oit, hon lieu «aint, Georget de
Bosinibos, et de le faire mettre
< en bonne et seure priton fef-
^ mée, > jusqu'i nouvel ordre,
Antoine, bitard de Bourgogne,
dont il était le favori, loi donna,
ri. dii20jiiiHet 1455, leHroit
duuse dam la seigneurie de
Quieroamp. H monmt impë'
nilent, le 22 mars 1459, après
une Tifi fort désordonnée, [Coll.
Je Bourg., 98, 728 ; D. Viu^.,
78, 21; Dn Ci,aBCQ, 128; L*.
MiBOBE, 452, 469.] Che-
valier t Andenarde , I, 396.
Bosmos (Jean de), seigneur de
Foumelles, chevalier il Rupel-
moude (1452), chambellan du
comte de Charoiais, écujer tian'
chant de la duchesse de Bour-
gogne , contrer du duc de
Bourgogne et gouverneur de
lille; prita serment comme
gouTOneur de Douai le 7 avril
1476. [D ViLiKv.,78.2Ietvoj
La MascHB, 447, 461; L*
Buu,n, 251.] Son viEuà
k fête du faisan, U, 195.
Rosnvoru (fean de), éraycr,
1"échaiwondunû k 26 juillet
1440, maître et génén) réfor-
mateur des eaux et foréti de
France , Qiampagne et Brie
Kl. d'octobre 1443. D eut
leOMS de rémisaioD en mai
1453 pour un eas d'homicide.
[An., vni, 580; D. Hoiio,
II, 1409; La RoQm, I, 99;
Gbuxl , 207 ; D. Villet. , 78,
23 r>; BIss. Leciutd, 6, 101 ;
Arch., JJ i88, p. 293.]
Prend part i lu campagne de
Normandie, 1, 173, 202.
Bow (John) of Halket. Jonte 1
laijueUe il prend part, I, 148 et
Rot (Jean), 1
I, 23 note.
RortiBUB ( marquis de ]. Voy.
RonauLC (Abel), frère de loachîm;
vivait encore m 1469. — Cipi-
laîne de Valognes, 1, 277; an-
nonce au doc de Bretagne la
descente des Anglais à Oierboarg,
ij.naff; rend Valognes, 278,293.
RontuLT (Joachim), sâcneur de
Boismenart, de Gamaches, etc.,
conseiller et chambellan da roi,
1" écuyer de 00™ et maître
de réonrie du dauphin dès 1 437 ,
écuyer d'écurie du roi en 1450,
maréchal de France le 3 août
146!. + 1478. [r. «., im,
8031-37; Am. , VII, 95;
Chahiii.. , 131 ; GoDiFnoi ,
no(«, 857.] 1, 10. Com-
mande la garnison laissée à Hont-
belliard, 1 , 35 ; prend part à la
campagne de Normandie, 172,
200, 275 ; capitaine de Saint-LA,
201 ; prend part an riége de
Caen, 307 ; commissaire pour la
reddition de Blaye, 332; figure
i l'entrée de Bordeanx, 357;
prend part i la seconde campa-
gne de Guyenne, II, 33, 37 ; ca-
[HtaÏDe des franca-archeri, 33,
36; I
- 3';
mment 1 Caitilloii , iiid.;
byGoogIc
TABLE ANALYTIQDE.
857
■ppdi 1 Bordeaux ponr lia ai-
gotiÊ.'doa»,'H; l'y ratd,li; bit
partie de l'armée cnTojêe contre
le comte d'Armagnac, 396; et
de celie envoyée en Angleterre,
353.
RoiTBua [Jean, %àgae«r de) et de
Herzellei, cberalier en ll|21 ,
comeiller et !<■' chambelUn da
duc de Bom^ogne dit 1412,
cheralier de la Toison d'or ;
marié à Agoia de lonnoy. II
était bean'père d'Aot<Hne de
Gray, qui *T>it épooié la fille
Hane. p.i Buu, U, 124, 206;
Mturara., IV, 59, 371, 374;
Su>T-RsxT, 498; D. Viuir.,
78, 37 T»j An. , V, 637 ; Vin,
76-77.] Élut mon en 1451,
1,351.
Jtoaea. I, 6,8, 85, 164, 194, 195,
199, 212, 219, 244; H 115,
353. Hargnerited'AnjoD doit être
remile i — aux ambajudeon
aaglai», I, 86. Entrée da cor-
t^ à — , 87 et nÙT. La hahi-
tanti de — mécontent* de la
priM de PoDl-de-l' Arche, 166 ;
informel de ce mii l'eM pané,
. 167. TenUtÎTe înfracmetue de*
Fran^aii pour s'emparer de — ,
190. Sommé de le rendre par
dei euTOyé* de Charla VII,
313, qui lont empéchéi par lei
AngiaudebiN leur «ommation,
iiid.i attaqué par Charlei VII,
SU, 215; auaat livré, 216;
conditioDs de U redditioi
318; ■
mi, l'ai
française, 222. Pont de — rendu
par lei Aurais, 323. Abandon
de — par le* Anglais, 236; à
qoeUcscondiiioni, 226 et sair.
Entrée de« Francis dan* — ,
239et(aiT.; céiémomal observé,
S29. Cbanieiix de— , I, 216,
— 316,339; porte Hartainville,
332.
RovB> ( areheréqne de). Voj.
Bomtu,. — (bùlli d«). Voy.
Boutimais. Empécbéi de l'uiemMer
pour délibérer mr lear soumis-
aion au roi, 1, 214; déùrent «e
■onmettre, tiitJ. et 217; occupent
un pan de mnr pour ^vorisa
l'accèi aux Français , itid,; ne
sont ni assez forts ni assez onit
pour rénuir dans leur dessein,
21 6 ; plniieurs — félicitent Tal-
bol d'avoir reponssé les Fran-
çais , 317 ; et l'aniiaeiit aux Ai»>
S tais , iiiJ. Les — envoient ntie
éputation i Cbaries VII pour
demander nn sauf-conduit, itU.;
font partir une ambassade, 218;
acceptent les couditioQs du traité,
219 ; en lutte avec les Anglais ,
220; lollieilenl le roi de venir,
iild.; apportent les clefs de la
ville à DODoi* 222 ; font de
. 339; s'ei ,
son passage, ibiJ. Â 331 ; sus-
Kudent les travaux pendant
it jours, iW.; présentent te*
clefs de leur ville au roi , 232 ;
l'accueillent avec transport, 242,
243 ; le sollicitent d'achever la
conquête de la Normandie, 343.
«outrgtit (le). U, 296.
HouoixoBT (Thibam, seigneur de),
de TrichaMel , de Mnssj et de
HuRey sur l'Oignon, chevalier à
Gavre eu 1453 , conseiller et
chambellan du duc de BoDigo-
Ke dés 1433 ; reçut du duc 2000
res,parl. du24a«ril 1433, en
dédommagement des pertes souf-
fertes dans les guerres oik il avait
été deox fois bit prisonnier;
watt en 1443 au pas de l'aiire
Charlemagoe ; vivait encore en
1474. ■• De nohle maison et
homme bien renommé de vail-
lance, le plut haut de stature
de noble homme qoi fait Ion en
tonte Bourgogne ■ {Li H. ).
Vnj
c Uourgogne ■ { Li H. ).
Babbi, II, 188, 213; D.
'nxET., 78, 56 et r';Cai. du
, Bougimoit; Du Clkboq,
}; L* Haxchx, 385, 473;
[onra.,lV, 408;VI,69; Dv-
byGooglc
TABLE ANALYTIQUE.
■OD, 115; Caxat, DocuBieiili lur
Vkul. d* Bourgogiu [1863}, 1,
338, *15.] n, 91 nott. Son
nniAla fAeda fajian, 1S6-
BovucL (Raoul), BrcheTAiiie de
Rouen (1444-53). Va troaTcr li
rw t Pont-de-l'Arche, I, 318, et
négocie U redditioa de Ronen,
î^. et nÙT.; vient au derant
daroi, 231 et»niv., 243.
RomMixoii (Gérard de), cherdier,
■eignenr de Oomol , panneder
dn comte de CharoUii, &gsire au
pai de la Fontaine des pletira
en 14&0 ; aude le 37 aoât 1460
aux Ëtati de Bonrsogne , paraît
dana nn oontrat de mariage en
dite dn 37 «eptembre 1473. II
était mort en 1479. ( Beau
compagnon, haot M droit , et
de belle taille • (Li H.). [Li
Huche, 434, 444; Chron. de
Lalaln, 679, 689; D. Vnj.n.,
79, 67.] Joote contra le
cheTBlieran cygne, II, 137; ion
«vu i la ftte tin faisan , 214.
JTouur. U,4B, 49.
RoCTBOT (Gillei de), dit de S«ûnt-
Simon, cheTaber, tàgnenr de
Raue et de Préoy, élevé anprès
de CbarieiVn; pantidi* 1419
dana les guerrei ; chambellan ta
1434; attachée la penoone du
connétable ; baïlll de Seolif m
1430 i chevalier en 1432 devant
Sillé (d'apréi Grael, plu* digne
de foi ici que Monitrelet, qui
place œ fait t la bataille de Patay,
et inrtont que le F.Anielme, qni
le place en 1419); consdller et
chambeDoD dn roi «t bailli de
Senli* en 1464. On a iod te«ta-
meat de «eptembre 1 477 , avec un
codtcile dn 17 décembre. '[■
1478. [A»i.,rV,406-7;GnnBL,
198,200, 205; Mostm., (i U
table)i Chutieb (i^.); "- Vir^
uv., 79,74; 8l,175;HoBun,
286, 63; Arch., K. «378.1
I, 10.
Roux (Jean le) , bonrgeoisdeRonen .
I, 316 nott.
Al/». 1,12, 13.
Rora(Gnj. ■eignea^de),deGa^ne-
gni, de Cangi, de Hnjrencoiirl
etc. , chevaher ; parait dans des
■ctn d« 1438, 1440, 1443,
1445. Le nâ Ini accorde par ].
dn l* jtuUet 1 446 tu dâai d'nn
an pour fonmir le dénoabre-
meot de les «ei^enries. Fait
le 34 juillet 1459 une fondation
Ï'ienie i Roye. Chevalier de la
oison d'or en 1461. f 1463.
( Mooli vaillant et hanU cbe-
TsUieret saïgca (DtrCt.). [Cai.
dai t., RoTB (sign. orig.);
D. VniBv., 7», 91 »"-93 V;
Ans., vm, 13; Dv Clsboq ,
171, 207 ; Honns., à U table.]
I, 14, 188, 421, n, 81.
Blessé au pont d'Eqwrres, I,
Roxs (]e>eifpMtirde),I,105'iot*2.
RtniMTai (AntoineI,s«gDet)rde}.
n, 309 note 3.
RnsBKPBi (Antoine II, seignenr
de) et d'Authîe, chevalier. On a
sonvent confbndu œt Antoine
de Rnbempré avec son père. Le
peu dénotions qn'oQ possède sur
cette famille n'avait pas permis
de contrôler la génàlogie, er-
ronée SUT ce point, qu'a donnée
Id Morlière. Antoine I fut con-
seiller et chambellan du dac
de Bourgogne; chevalier ea
1433. [La Ah>ai..,60; Moimts.,
IV, 89.1 Prisonnier des lié-
geois en 1430, il monmt i Dî-
nant de* suite* de ses bles-
de Hlle Dupont, 361 »«;
MoHïTi., IV, 395.] Quant à An-
toine n, il est mentionné par le
P. Anselme dans la sénéatogie
de la maison de Moncbv comme
ayant épousé Jeanne de Mon-
chj, fille d'Edmtind de Hoo-
chy et de Jeanne de Montcarvd
t^Iaqnelle s'était mariée p. c.
du 30 janvier 1431). [An.,
VII, 555-56.] Il fut pèn et
byGoogIc
TABLE ANALTnQVG.
OOD pu frire, eamtae le dit
La Horiière, da Gharle* et de
Jean, et eut cdcotc lubeaii,
mariée k Pierre dn Sooicfa, et
Barbe, mariée 4 Lonii SaDgain.
[An.,Vin,364.1J.dDaer«]le
mcDtioiine ibrmelieineiit comme
neveu d'AntoÎDe de Croj (6&,
193] ; Mith. d'EMioacfay le déû-
goe également aîiui, et on trouve
dan* le* Preofti de* Duei de Bour-
gogne, deH. de Labotde(l, 289)
Ift mentioii suiranle en 1U3 :
s Pour Tm aulnes de dnp de da*
ma* griiquemomeigDenra donné
à Anthiûne de Rnbempri, née»
du teigneur de Croj-, xx sains
d'or. >II était cafiitaine dn Cro-
toj [Ou Clbbcq, 193 ;Chutell.,
338], et fut nammj par Lonii X(,
le 16 aTril 1(i67, capitaine de
Corbeil. [Sautai., III, 392, 95,
97.]- — ■- Prend paît î la gnene
de aère*. I, 103; i U campa-
gne de Normandie, 189; cne-
vaUer à Pont-Audcmer , 192 i
combat k Nerele, 418, 430;
prend part i la gneire de
LiuemboDrg, II, 44, 48; et t
celle de Gand, 61; enrojé ni'
derant de Jean de Cror, 309.
RoBiMrai [Jaoqueline de Croy ,
dame de), n, 40gni>to3.
Kupelmonde. II, 3, 24, 43, 102,
104-
Btm (lean), écherin de Gand. Il,
104.
SaoQOBnia ( Antoine), bom-geinj et
écberin d'Arrai de* 1437 ; viTait
encore en 1480. [Du Cuucq,
146, 151 ; Ht. Fr. 8t(40, 1 ; D.
VoxKT., 80, ei».}- — Accn«é
de vanderie. II, 417; «npTÎ-
Mjnnéet mattrahé, 418 et note 3 ;
d^TTi, 421.
Saillt (Hue de), fil* da aeignenr
deSaiU^. n, 32.
Sailly (Jean, *eigneur de), cberm-
lier au sacre de Lonï* XI ; écnyer
trancbaslde mademoiielle d%-
tampe* ; conMilleret chamhelUn
du comte d'Étampes ; cUtelain
de Péronne le 10 juillet 1462;
coD*eiUer et chambdlaB dn roi
Charle* VIU, parait en 1482 et
88 ; était mort en 1494. [Hao-
DIOQUBB, Sob'd. de Pie., 477,
479; D.ViLLKT., 80, 15 et t«.]
U, 32 ; ton ixKu 1 la fjte
du Gùaan, 214.
Saih* on ScuiraBla (éréqne de),
n, 371.
Samt-jtlbant, église oà le dnc d*
Glocester est enterré, I, 118.
SaitU-Àubia-du'Corwûer, réparé M
ravitaiUé, 1,172.
Sust-Bavoi (l'abbé ^ 1 , 385
no(«, 408 «o«. W
Sam-BaLiB [Geoffroy de), chera-
lier, seigneur de Saxe^ontaine,
"■-"— '~- qu'il avait achetée le
inillet 1447 de Gnillaame et
mont en 1457; chambellan du
roi en 1463 ; acquit en 1460 une
portion de la leignenrie de Bidle.
Tnéi Montlbéry. [D. Vtusv.,
80, 44 et T»; Cah. dei (.,S«in-
BauHiGBuaL, 302; CoMvnns,
I, 46 et noie de HUe Dupont .J
Kignre i l'entrée de Bonen,
I, 241 ; et à l'entrée de Bor-
deaux, 357.
Saiiit-ClauJe. II, 339, 340.
Sami-Denu. II, 423, 434. Ofaaèqoe*
de Charles VII à—, 440 et snir.
Décoration del'é^ise, 440-41.
SAim-Dans (l'abbé de). I, 103.
Saint-Zmilûm, pris, I, 335.
Sann^waau (le sùgneur de),
«ni doute OlÎTier, aeignenr de
Saint-Geoi^e*, cberalier, frère de
Guillaume et de Jean de Saint-
Geof^es, qui figure au contrat de
mariage de Jacqne* de la I^nde
et de Marguerite de la Itx>che-
Dragon le 18 septembre 1439.
[D. Viu-ar., 81, sa T°; CaA.^
byGoogIc
S60 TABLE ANALYTIQUE.
t.. SiJi«-GEokau.] Tué Saaierre. TraTerté pir les bandca
dennt C>en. I, 311. de Flo^ei et ïbtbew Goa^,
AûtfVocfuc/. BatiiUelinécl — ,1, 1| 11; «ppartient aa comte d%-
19,30.Ni)âibrede«'coiiibatUi]ls, tampe*, 12.
19 et Rofi.Pertea par eax faite», Savth (•eigneor de]. Toy. Lu-
Saiat'Jamtt-Jt-BnLiiroit, occupé par
k* AdsUû, 1, 132 ; pria par le*
Françau, 173.
Sùnt'LituTtnl-lii'Clidloi: 1, 368.
Saiat-lô. Sa reddition, I, 200 ; oc-
cnpéparlc dac de Bretagne, 200.
'atj,l, 379,283,286.
SAt-Maigm, pris par le* AngUit,
1,168.
Saint' frtcalas-Ja-^artngtrilie, II ,
330.
SaiiU-Omtr. I, 2U7, 251.
Suar-PiuiBK - d'Ambbciadt ( car-
dioal àt^ Voj. Cu»*.
SAm-Po^Dmtedej.Voy.Lmui-
Saur-Pol (bltard de). Voj. Lvxnt-
S4iBT>Poi. (Jeanne de Bar, oomtesM
de),ni.p. cdol'jiûlletlWS.
+ 1M2.- 11,307,309.
SmiU-QuatM. U, 313, 335; prà-
dicationià — , I, 276.
Stan-S^MUM [Jean de), coiueiDer
au Parlemenl tooi Chulci VH,
procaienr gteéral tom Lonù XI.
AmbaiMdenr de Charla VII, D,
81 nati.
SaiiU-Sautiear-I^KicomU. I, 274;
auiégë, 390 ; prù, 291 ; donné
au lire de Villequier, ibid,
S»un>5BDnl(Jeaa de). I, lOS note 3.
Saimt-Simoi [Kigoenr de). Voy.
RoUTBOY.
S&nm-BAU> (Thomu de), en-
Toyé anglaii , I, 161 oah; tré-
sorier do dao de Someraet, 333
ai»>2.
Smnia-Catheniu, SAretéi données
anx ptierini le rendant i ^ , I,
123.
SaiMa^athtnae-du'itoni, rendue 1
Dunoia, 1,221; le roi y loge, 222
msdIt., 228,230,231.
SujTTsJdius (seigncor de). Voy.
ErAui.1* (aux).
dame de). I
SurzjLi (Jean , seigneur de) , con-
sriller an parlement. U eut de
•a femme Jeanue de Baupreau
6 fils et U filles, leaqneUes fu-
reut tontes manée*. \ 31 octo-
bre lM2.fD.VniiT., 82,49»*.]
U, 432, 438.
Saâm* (la). I, Itia.
S^KHiara. Il, 349.
SuukXSKVCHi (Bobert de), aeignmr
de Commeny. 'f- ier> 1460. —
1,10
Sarrciiiu (les). I, 130 ; II, 383,
336.
Sarrj-lii-Chéiont. Chiries Vn y
est logé, 1,55; on y ducoiela t^
forme des gens de guerre, Mit,;
le cUteau appanieut à l'érétgue
de CbUona, iliJ.
S&uLS (Guillaume de], •eigneorde
Ventoux, échanton du doc de
Bourgogne. [Ans., Vm, 250.]
— Sou voeu i la fête du fti-
san, U, 211.
Saunur. Joutes A — ,1, 107etsmT.
StVBUSKi (Philippe, seigneur de),
FlesseUei, Howain, etc. , cbera-
lier, capitaine d'Amiens, capi-
taine général du pays d'Artois
pour le duc de Boui^t^oe; che-
Taller de son ordre à Mous-eu-
Vîmeu eu 1431. f 28 mars
1468. [Voy. Cai. <£«(., S*tki-
sm; La Mabcue, 403 et suiT. ;
DuCtEBCQ,143, 147,274,378;
D. Vnj«ï. , 83, B2 et t";
MoRiTR., 1 U table, Wxtuh,
iiW.] 1,15,188,198, 417,
421 ; II, 81 ; commande l'aTant.
garde du comte d'Ëlampe*, I,
394, 418.
SAvatisas (Bobert, bltard de], fils
naturel de Bon , seigneur de
Saveuses, et d'une demoiselle de
byGoogIc
TABLE ANALTOQUE.
S61
RoMT, Jcaj^er- iranchalil du duc
de Bourgogne. prévAt d'Ain»,
capiiÙDe de Corbie vrH d'A-
nuem, conielller et cliambeLIaD
du roilxiDÙ XI; TÏTaLt encore
en 1481- [Caè. Jtt t., SàvnnH
(ûgn. orie.) ; Ehj ClÛicq, 143,
193 ; I^ HaachÉ, U)2 et >nlv.]
Son fitu à la tète du fai-
Mn, II, 216.
SivBDng (Jeanne de). Voj. En.
a.™». I, «2; II, 345, 377.
S*Ton (Améd^e VIU, duo de),
■1-1451. — U,i5Q«otti.
Satou (Louû, duc de), né le 34 U-
Trier 1403. f 1465. — 1, 435
. m>u; II, 333, 351, 368. Se çorte
méduteur entre le danplua et
Us habitant* de Bile, I, 33 «ou ;
intercède anprèi du roi eu fa-
veur du comte d'Armagnac, 65
Boti , 66 «Ole; prapofé aux Mi-
lanaU comme touTerain par leur
duc, 135 ; agréé par eux, 136 i
accepte û couniiine, 137, «t
eDlre en Inné avec Sforza, iilJ.i
menacé d'une guerre avec Char-
lei Vil, 410; vient le trouver
à Qeppé, 411i engagements (jn'il
prend à H)n^sârd,413;eo guerre
avec le dauphin, 265;etavec le
dnc de Milan, 366.
Savoie (Louis de), plus tard roi
deCbytire. U, 353 ooM.
Savon (Marie de Boargogue, du-
cbeMede),siBur dn duc Philippe,
t 1M8. —11,350 norea.
Savon (Charlotte de). Voy. Cbai-
lATTK. — (Hargnerite de). Voj.
Wtmin>BEna, — (Marie AÏ).
Voy. HiLAJi.
Satf-IO'yitUUi {Smiano?) H, 344.
Saxb (Frédéiic n, électear et
doc de), né 1411, électeur en
1438, -f 1464. — S'allie avec
Charles VU, I, tSnoMI. Cité,
II, 358 «ou 3.
Saxc (Guillaume, doc de), land'
grave de Thnrînge, + 1483. —
S'allie avec Cbarlei VU, I, 43
Hoti 1, 99 M(« 3 ; puissant sei-
gRenr, 101 ; allié avec rarcbe-
véqne de Golt^né, ibid.; vint k
son secours, itid. ; avait i se
plaindre du dnc de Bourgogne.
ibid. ; assiège Zons^ où était
enfermé le damoiseau de Clèves,
103. 104; fait donner l'assaut à
la place, 105) sans tuccèi, iji'i/.;
apprend que le duo de Bourgo-
gne te prépare i entrer en cam-
pagne, iÂiit.; assemble les sei-
gnrun de son pays et se décide
* battre en retraiie, 106; dinî-
cultés qu'il a avec l'archevêque
de Cologne pour la solde de ses
troupes, ibid. ; encourage la ré-
volte du Luxembourg, II, 44, 47.
Saxi (Amélie de). Voy. Baviiu.
ScALBor (Jean), valet de chambre
du duc de Bourgogne. Il, 133
note 4.
ScABDSBBKG (George* Casiriol,
connu son* le nom de), prince ,
d'Albanie, né 1404, f 1467. —
Enveie lix Turcs an dnc deBotir-
gogue, II, 305.
Sceaux du roi, port^ 1 l'entrée
de Rouen, I, 336, 337; et k
cellu de Boideaax, 358.
SoinAux (Yves de), chevalier, sei-
Eur de Landevy, conseiller au
lement (1438) ; premier pré-
sident du Parlement de Pans le
19 août 1457. f 1463. — 11,429,
433, 438.
Schindelbekt. Assiégée, II, 83 ; ren-
doe, 83. Citée, 84, 86.
ScHOMBEBG [Pierre de), avenue
d'Angsbourg, cardinal du titre
de Sainl-Viiil (1439). -{■ 1469.—
Ambassadeur de rempereor, I,
34 nolt\; accompagne le dnc de
Bourgogne jusqu'à Ratîiboune,
II, 362-53.
ScnoonuovEa (Jean de) \Seotn-
hovè\, notaire publie, secrétaire
dn duo de Bourgogne. II, 107,
108,346 noie.
ScHoonHovxx (Philippe de), échan-
son du .duc de Bourgogne. Son
vau s la réte du faisan, U, 319.
SaAn>x(siiJobn)ofSeaton. 1, 179
byGoogIc
SOS
TABLE ANALYTIQUE.
Su&LAi (Jean), cheialier. Potunil
bien Mtt Jcid de Sejrnc^bon,
lance à pied de U compagnie
du comte de Somenet, capitaine
de Faliiw. [Montre du 22 dé-
cembre 1439 : T. te, ÎOO,
8377.} le irouTc aaui on mem-
bre du conieil dn Rgi d'Angle-
terre, du nom de Jean Seyolon,
«1 1441. [Proeetd. imdor^.,\,
182.1 Eotoy.
de Mai
I, 87,
SecUn. 1,389.
Stiae (la). I, 16*, 166, 191, 210,
216.
StmUuncay. II, 360.
Stttlit. n, 334.
Skkhachkbib. II, 376.
Stiu. I, 68.
SnPouTAir (ÉTA^ne). Voy, HnacLO.
Seraia. 1, 360.
Sa»nai.u ou Spdiiuj [Tbomai
de). Logel'empeieurFrédMc HI
i Rome, I, 341.
SauAnnni (Antoine], dipnié de
Gand. U, 94.
Suiumuu (Daniel), doyen des
métien de Gand. InHiga(«ar de
la i^olte, I, 377 ; mandé par le
duc, ibid., 378 aoin; banni, 378.
Strvie. Conquiie par Hniùade, I,
142.
SivBKAC (Amaury de), marécb&l
de France. Etranglé par ordre
du comte d'Armagnac, I, 63.
Sfobzii ( Ascagne-Marie), fils dn
dnc n^nçoi». II, 380 et note 2.
Spouji (François). Voy. M11.A11
(duc de).
SroRu (Galtea-Marie), comte de
Pavie, fila aîné du due. II, 378,
382, 385.
SroBzA (Lonia-Marie) , frère du
précédent. Il, 380 et note 2.
SronzA (Hnzio Anendolo) , père dn
duo Françol». I, 126 noie 2 ; H,
380 aaU 2.
SroHZA (PhUippe-Marie), 61a dn
duc François. U, 380 et note 2.
SroizA (Sfbru-Harie) Irère dn
Sroua (N....), blurd do due. U,
385.
SroBZA (Elitabetb), mariée k Gnîl-
laume, marqaia de Montferrat.
U, 380 et «x« 2.
Sroau (Hippotyte), auuiée le 10
octobre Idgâ i Alphonte d'A-
ragon, duc de Calabre. II, 380
•nnotti, 382, 384.
SiciL» (Boi et Reine de). Voy.
SlEHQ (Jacqoei de) archevéqae-
électeur de Trêve». 1 , 49 aote.
Conclut avec Charlea Vil ane
allia Dce perpétuelle, i, 43 nottl.
SiBUAMsaK. Voy. Saaa&BDUi.
Sinaat (porcelaine de). I 124. •
SiBcuiB (W^ilUam), comte d'Ork-
ney.I, 181.
SuBVu.. Voy. Chiiewaix.
Smsi (Lieviu de), booftmtut d'Aa-
•enède. f 13 juillet 1452. IKza-
TïH o« L., 1- éd., IV, 435
flOfe.] — U, 17 «.M.
SiTHiTOBT (Lievin), booftman de
Gand. 1, 377 Hott 2, 378
aale 2.
Soiiiaaj. U, 401. Condletennl— .
310.
SoiMOHi ( Waleran de), «eigneor
de Morenil , chevalier, conieïl-
ler et cbambellau du duc de
Bouifogne , bailli d'Amien* ,
maître de l'anillerie du duc de
Bourgogne en 1462, chevalier
de U Toiaon d'Or, f 1473.
[Ah9., VI, 719; La. Buibs, II,
192; Mlle Dupont dam Watub,
II, 355 noie 3 et a U table;
MoHSTB., à la table : Moreiiil;
DdClebcq, 262;Cba>tbll.,203,
267-68; Voy. D. Villev., 8«,
98 V--99 v.] î, 14, 417.
420 ; II, 44, 49, 81 . Cberalier à
Audeuarde, I. 396 ; commis i la
Grde de Puttelange, ïl, 49.
oyeura. Les — de Meti, I, 27
aolt 2 ; leur cruauté, 28.
SoLKMMsa ou SoLmsMBt (Luprart
de), seigneur d'ObechenI, chc'
vatier, tenait nn fief de la terre
de Marcyen 1473. [D. Viiut.,
byGoogIc
TABLE AHALTfTIQUE.
S63
88, 104.] ~ CheTBlier i Pont-
Andemer, I, 193.
SoUaut. Le comte de Saint-Pol j
luemble 90d armée. 1, 103; >p-
particDl à l'abbé de Saini-Deaii,
ibid.
Sou.BCTis(bd«noiieLlede) S'em-
Cloie pour la BODmiision du
nxemboarg. H, 48.
■ ( duc de). Voy. Bun-
ScaoBtcr (Eléouore Benaehamp,
ducheue de). I, 327 el natt 7,
313.
Joi»Ba(1a). U, 313, 355.
Sophie. Bataille lirrée pria de — ,
I, 140-142. Vot. Kottova.
Soui. (Agnès). Maitreise do Roi,
II, 383. Jacqnes Caur, accuié
deTaToir fait cmpouomieT, 364,
le Die, 286, et est décharge de
SFoiATi(éTéqnede).VDy. Héhulo.
Stivfobd (Hnmphrey, comte de),
duc de BucUngham en septem-
bre 1441, f 1459. - Arrête le
dnc de Glocester par ordre du
Roi, I, 117.
Stavtobd {Hnmpbrey, comte de),
fili du précédoil, tué à Saint-
Albaoi en 1455. — Chef d'nne
armée enToyée eo France, I,
399; remoctraoce qu'il adreuei
Henri VI, iW.et 300; toDalter-
catioD avec Surfolk, 300; Ta
trouver le duc d'York, iiid.;
lére l'éteudard de U révolte.
Souaie. II, 371.
Sotnunift (Jean de). IX, 403.
SoT> (le teîgnear de), I,
ra 1407, conaeDlerel cham-
bellan du Roi, capilaîne de
Bean*ais et de Compiègne,
bailli de Vermandols. 11 pasta
bail le 4 féirier 1469 et mourut k
U fin de cette année. [Ai(s.,VIU,
531; T.ic, 104, 8051 (sign.
orig.) ; Cat. dtt t., SoTEConBx;
D. ViLi.iv., 88, 137 ï°.; Mlle
Dupont dan* WATSut, i, 333
note l.j GouvemeuT de
Beanvaiûa, I, 166 ; pmid Ger-
beroy,iAhJ.;preadpartï la cam-
pagne de Normaut^e, 191,198;
coopère à l'arrettation du duc
d'Alen^o, U, 390-33 ; rr^t
l'ordre de ne point quitter Com-
piègne et de s'y tenir sur ses gar-
des, 334.
SrazrE> (Amould Tan der), capi-
laine de Garre. U, 87 ; trahit
:, 303.
301 ; arrîTe au pouvo
Statelles ( Jean de ) ,
d'isengbien, cheralier. manê 1
Marie d'Antoing ; sa fille épousa
en 1453 Jean de Recourt; il ett
nommé parmi les seigneurs pré-
sents A Airai en 1435. [Ak9. Vn,
828; Saibt-Rexi, 141.}
Cheralier à Nevele, I, 423.
Sterling. Joutes â—,I, I4Setiu>T.
Stuttgart. II, 358.
SitAdb (roi de). Voy. Chailbi.
ScTFOLK. Voy. Pou (la).
ScrroLK (Alice Chaucer, duchetae
de), TetiTe de Tbontas Montant,
comte de Saliibury, petite-fille
du célèbre poète Geoffroy Chau-
cer. — Envoyée an dfT*nt de
Marguerite d'Anjou, 1, 87 ; mon-
tée, en entrant t Rouen, dans
le char enToyé i U Reine par
Henri VI, 88.
SaUte. Pays dangereux i traTcner
sans guide, I, S.
Suitai, Gen< puissanti et de hau-
tain vouloir, I, 10 ; >e rassem-
blent pour l'opposer à l'invasion
de l'armée du dauphin, 19 ; leur
nombre i la bataille de Saint-
Jacaoei, ihid. et note; se dé-
fendent TailUnimeni, 19, 20;
éloge de leur bravoure par les*
capitaines français, 30; leur dé-
route, ibid.; comment ils étaient
équipés et armés, 21 ; ceux qui
penTciit l'échapper «e réfugient
d«>antZurich,23; lèvent le liège
byGoogIc
B6b
de cette ville, MJ. ; coocIncDt no
initéaTcclediupliiD, S3;Blliéi
du duc de SaToie, n, 265-66.
Suna (le Utard de). II, 6.
ScLLiTsa. Voy. Sou.mTiu>.
SomiKsiTE (FrinçoU dt), ditl'Am-
goiuiiii, leigaenT de Longnj
et de P'uty, chertlier, piMa dn
MrTice du duc de Boureogne
(qui, le 31 aoât lb2h, lui donna
hd cheial, i CUIod), an lervice
Aet ADglatsj il étiit, en 1429 et
■DIT., îiailU de Samt-fiem-Ie-
Moouier, et écuyer d'écurie du
duc ; capitaine de Marcignj
(l'iSH); capitaine et gouYcrneur
de MoutargiB (143S); capitaine
de Saint - Germain -en - Laje
(U38-40), de Galardon IU42},
de Bernay et de LoDgn]' (ïkk2),
de Venieuil (1446 it iniT.], de
Foug'^rei (1^491; conseiller et
chambcllAn du duc de Bourgo-
gue; gouverneur du bSlard de
Bourgogne; capitaine de Gavre
(1453); mailre de l'artillerie du
duc aprè* Philibert de Vaudrev;
bailli de la Montagne par 1. du
31 août U57i bailli de Chanrei,
en 1461, tous LouiiXI; marié
yen 144] à Marguerite de Vau-
celle., f 8 avril 1462. [Ca*. de,
t., S[;biehne ; Coll. dt Bourg.,
SB, 7; D. PI.UICHBB, IV, pr.,
135; Arch., K 68, 27», 27*;
Gwci.., 857, 23; D." VittsT.,
4,&9; LaBaibi,U, 191, 198,
241; Bun, 4 la Itbte; CàHAi,
Docwnentt, I, 220. 239, 330;
BBiFFiKBEaa, éd. àr M. de Ba-
rante, IV, 186, 202 ;.LaMabcbb,
459; Chran. d» Lalaia, 706, 710;
CHAsnu.., 303; DoClbbcq.ô?
et suiv., 63, âd; Jocbsikt.,
n" 1280 ; GoDiiraoT,jjD(e#, 865.]
■ S'empare de Fougères,
I, 154; possédait le chlteau de
Lougny, 196; rend Fougères,
304,305.
Snrron (John), baion d« Oadlej,
lientenant d'Irlande, chevalier de
l'ordic de la Jarretière. [Dirao.,
TABLE AHALÏTIQUE.
m, S15.] — A
France, 1.119; an**«i 1450,
301 ; condamné 4 mort, 303.
Sti-viui (Bneas). Voy. P« 11.
Table-Bonde (cheralien de la).
Leur enemple Iroure des imita-
teurs, I, 107.
Taoquxt (Jean), bourgeois et écfae-
vin d'Àrras. [De (^saCQ, 144 et
suiv.] — Accusé de vanderie,
II, 417; se retire 4 Paris, 418;
perd ses biens, ibid. ; prisonnier
à Arras, 430 aott 3; amené i
Parit, Wid.; abtoiu parle Parle-
ment, 421.
TAtStrr (John, sire de), de For-
nivat et de Wasseflort , comte
de Sbrewsbnry et de V^eflord,
succeuivemcnt capitaine de Can-
debrc, de Gisort, de Gonmay,
de NeuTchaiiel, de Rouen, de
Coutances, de Vrmon, deQvîl,
de PoDloise et de Harfleur, lieu-
tenant général sur le fait de la
Suerre entre les rivière! de Sa'ne,
[arne, Oise, Somme et la mer,
en 1434 et anu. tutT., etc., etc.
M . Clément a publié nue cuHeuie
lettre de Talhot,(iui faisait partie
de la collrctioa du baron de Tré-
mont. [Vov.DooD., 1,328, 331-
33; Airs.,Vn,86-88; CaA. </«./.,
Talbot; Arcb., K a8;Cuijo>«,
Jacquet Caur, U, 208-9.1 '
I, 88 nom 3. n, 30, 64. Envoyé
an devant de Ûarguetite d'An-
jou, I, 86. Iti^rasion produite
snr lui par les premier) snccè*
des Fnuiifais eu Normandie, 169;
veut (ecourir Verneuil , 190;
mécontent de la deatmction de
son chAteau de Longempi'é, ibld. ;
reste eufermé dans Rouen, sans
s'opposer aux progrès des Frau-
oaii, 195; empêche les Rouennai*
ce s'auembler pour dâibérer sur
leur ville, 314;
byGoogIc
TABLE ANALYTIQUE.
5SS
i« 1«* Frtaçmi* qui lenipnt
aa uMut, 216 ; féliciU t ce an-
jct, 317 i prend part aox négo-
cùtiom pour l 'abandon de
Bonm, 225 et «niv. ; KTt d'A-
uge, S37 ; uiîsie i l'entrée de
Ourle* Vil à Rouen, 230 ; titu
d'une robe que le roi lui aiait
donnée, ii'tJ.; reçn par le roi à
Sainte-CiLbertne, iJi'i/. , anecdote
k ce sujet, ihid.; tenu ponr le plu»
Taillant chevalier du parti an-
Elaia, ibid. ; mis en liberté par
: roi, 231 noit; lurprend le
comte de Clermoni , 414, et
l'emparé de M vaiwlle et de sOD
iceau , iiid., qu'il renToi? au
comte, 415; occnpeBla)-e,415; et
Bordeaux, II, 29; promeme
par lui fiiite aux hsbilanla, 29,
3k; plein de aeni et de vail-
lance, 35; >e décide i marcher
au lecoura de Caitillon, itu/.;
préricat cette ville de sa venue,
ibid.; attaque lea Français, 36;
occupe l'abbaye, 37; victime
d'un faux rappurt, 38; exhorté
Abattre en retraite, 39; tué dans
ia bataille, 41 ;'eiigsgeaon fila Ji
prendre la fuite, 41 noU; aon
corpi retrouvé par aon héraut
d'armes, 42-43.
TauoT(John], fils du maréchal et
de Marguerite Beanchamp, ba-
ron de l'Iste en 1444. — Tuéà
CastilloD, II, 41; exhorté par
son père à fuir, ibid. note.
Taliot (John IIj, fils du maréchal
et de M.iud Nevill , chancelier
d'Irlande en 1447; succéda aux
titres de ion père; tuél Northam-
pton. — I,9Ûno«liU,30noM.
TuBOT(FJisabethd'Ormond, dame
de), femuie de John 11. Figure k
l'entrée dans Rouen parmi le
cortège de la nouvelle reine,
I, 90.
Talbot (Marguerite Reauchainp,
dame de], comlesie de ShrenS'
bury. Euvovèe au devant de
char envoyé à la reine par
HennVI, 88.
TiaKar.ilU. I, 227.
Tamcuivillb ( comte de ). Voy.
Hjlbcocbt,
Tabesib (prince de). Voy, Hativs.
Tempre, motaignifiant : de bonne
heure, I, 221.
Teharis (Jean de), aeigneur de
Janly, conseiller et chambellan
du duc de Bourgogne; parait
dans des actes de 1435, 1456,
1460, 1462. [LaBaiuii, 11,220;
D. ViLLKv., 86, 28.]
Prend part aux ionien de Naucy,
I, 42 ; aeit en Normandie sout
ici ordre» dn comte de Saint-Pol,
Ttrmo'nde. I, 373, 377, 400, 408,
423,450; H, 2, 4, 5, 15, 27,
100, 101.
Bouretel, cheralier, eonaeiller et
chambellan du duc de Bour-
gogne; capitaine etchïtelain de
Rochefort le 34 septembre 1433;
prévAl de Pari» en 1436; che-
valier de la Toison d'or.
* L'un des accomplis chevaliera
de son tempi (1). > [Là
Maschk, 376 ; La BAsaE, U,
186, 312; Coll. de Bourg., t,
26;100, 226ei343;/ownfl(<fc
Parij, 279; Cabat, Documeati,
I, 397-98 ; D. Villet., 86, 32,
etv; T. je. iOS, 183.] En-
voyé vers le dauphin par le duc
de Bourgogne, I, 18 noiti sa
joute avec Galiot de Baliaiia, 91
et aniv, ; aiiitle i l'assemblée des
chevaliers de la Toiion d'or en
1451, 346, 352. Cité. H, 400.
Théroaannt. I, 247, 251.
ThionpilU. II, 49.
Taonr (Geoffroy de), seigneur de
ilitHIleDopoat? (W*v»ii(, I, 14* mot*
S.) Noa -'-
byGoogIc
TABLE ANALYTIQUE.
Mimenre et de la Mothe de
Chiuy , chevilier i Rhodei en
14ti3, pinnetier, échtnson, pois
conafLller et chambellan du duc
de Bourgogne, bailli d'Aanoù,
eouvemeur de* vaineaux et ga-
lires da duc ; reçut le li janvier
Ikkb une pEniian de 300 I. M
vie durant. Il -vivait encore le
3déceinhre 1461. [Lt Babbe,
II, 191. 205, 17, 29, 30; Caè.
Jet I., Taoïir; D. Viiiev., 86,
68 v; Saist-IUky, bki; Coll.
Je Bourg., 100, 260.] Son
vœu à la fête du faimn. H, 194.
TujAi [Jamel de). Eu fayeur an-
pr«« du roi, I, 69 «oie.
Tououd'or ifétea de la) , 1 Gand, en
1446, I. Sli i MoDi, en 1451,
346-55i cheraliera de la — .ap-
pelé* i délibérer, 372.
TeaihlaiiH, ttaigte, I, 174, 289;
rendue, 289.
TouKT (Hance). II, 296 note.
ToiCT (aeignenr de). Voy. Ejtod-
7-orifni, pria, 1,301. Cité, 975.
TottutasBOS (Claude de), teigaeur
deUBastie.deTiBTU, dti Chas-
telet et de Montrtchart, che*alier
à Gavre en 1453, con»*i[ler et
chambellan du duc de Boulo-
gne, gnij'pr des bailliages de
Dijon, Auxois et la Moniale,
le 6 décembre 1467; chevalier de
U Toison d'or en 1481. f 1495.
[I,* Hahchb, 430, 528i De
Cï^cQ,70; CuASTiLi., 332, 342 ;
D. ViLLBY., 87, 87-88; Cab.
dti t., TouIiUbjob; La Babb^,
n, 192, 217, 71, 80; Ddbod,
233.J 11, 91 „ote. Son <><ta
1 ta fite du faisan, 189.
ToDLOJiaBOii (Tristan de| frère du
précédent, seigneur de Grand-
Telle et de Soussy, chevalier i
Gavre en 1453, conseiller et
chambellan du duo de Bourgo-
gneetgonverneurderAQierroi»;
reçnl en 1455, avec son frère, on
don du duc ; parait en 1468 et
1471. < Très gentil chevalier et
de vif esprit, i (Ch&btzu..) [La
BbacBB, 430, 472; D.Viui*.,
l. c.\ I>uClbbcq,70; CuAtrau..,
208 et luÎT., 213; La Babik ,
n, 192,217, 65, 73.] II,
91 itate.
Touqnei.piècesdevaiaaelie, 1,124.
Tom (Bertrand VI de la], comte
de Bonlocne et d'Auvergne,
seigneur Se la Tour et de Mont-
r»n. On a pliuienn quittances
lui dans les T. te. de Oai-
rambault, 203, 8629 et suiv.
t 22 mars 1461. -I, 212 note 1,
278.
Tous (Bertrand VII de la) , sei-
menr de Hontgascon et de la
Tour, comte d'Anvergne en
1461. Son père lui donna eo
1445 la biroanle de la Tour ,
ne s'en réservant que l'usufruit.
Il épousa, p. c. du 20 janvier
1445, Louise de la Ti^mouilie,
Bile de Georges.! 1494.[Bai.dzb,
maiioa ^Auvtrgia , 330-47.)
- Prend
,r;'
a conquête
de Normandie, I, 2)2; figure à
l'entra de Rouen, 239; te ironve
â Formigny, 278 ; fait partie de
l'armée envoyée rentre le comte
d'Armagnac, II, 296.
TouB (Godefroy de la), seigneur
de Hontgaicon, deuxième iils de
TodB (Jacqnette du Peachin, dame
de la), femme de Bertrand VI.
I, 212 note 1.
Totim (Jeanne de la). Voy. Paici-
Touraine. Il, 114,115, 297.
Tournai. Il, 36S, 395.
TotiHBAi [évèque de). Voy. Che-
TouBBBioiiB (Gilles), seigneur de la
Hunandaye, de Boilloy et de
Soffré, écujer conseiller et
chambellan du dauphin par let-
tres du I4avril 14Û;fit un don
 l'abbaye de Saint-Iagu pour
lui et pour sa femme Bàttix de
bjGooglc
TABLE ANALYTIQUE.
867
wdeMar:
1> Porle, sa décembre 1443;
partage* artù son frire Jean lé
l" Mptembre 1^46; lientmaDt
de François de Bretagne, conte
d'Élampcf [Igé de 16 ans), par
1. du duc ^eire, du 30 mai
1U3; parait dans des acte» de
1460 1 74; il épousa en secon-
àtt nooea Marie de ViUiers. f
U74. [D. Vitiiï., 87, 161
«t su». ; Du Pu, 157-50 ; Dv
CuncQ, 76.] Prend part
i la campagne de Normandie,
1,172, 173,203,
Tourt. 1, 137, 318. Traité d« —,
I, k, b. Ses réiullati, 5 et m^i.;
opinioni diverses sur le traité.
S, S.Letraitédemariaspde!
guérite d'Anjou avec Henri
cancia à — , 85. Joute a — ,
108. Naissance dn duc de Berry
i — , 111. Mariette y esc dérs'
pité, 138. Ambassade hongroise
Ji —, II, 354-56. Service 1 Ssbl-
Blaitin de —, pour le roi Ladia-
l«s,355. Biens dn ducd'Alençon
dans la chitellenie de — , con-
fisqués, 360.
ToDBs (arabaréqiie de). Voy. Bbb-
Tiisnomn (empereur de). Voy.
Davm ConbtB,
Tkbloi (le petit), boinme d'armes
anglais. I, 132 aou.
IVeinbtements de terre : en France
et pays Toisint, I, 171; dans le
royaume de Naples, II, 344-50,
TÙMODiLui (Jean de la), seigneur
de JoDTelle, conseiller, premier
chambellan et erand matlnt
d'hAtel dn duc dé Bourgogne,
chevalier de la Toison d'or, -f-
1446. rLs.BAx*i, U, 165, 205,
231.] - I, 352,
TBfeTxs ( aicber^que de ), Voy,
Sma.
TrerUru. I, 181, 286.
T»Ez4ir» [Lucie), mfere de François
Sforu. Il, 380 note 2.
TnoLor [Andrew), capitaine de
Freioay et de Gavray, grand
portier k Calait, fait cherdier
pendant la guerre des deux ro-
ses, dans laquelle il joua un rôle
assez important; il fnt tué à
Towlon. [Wavbiw, i la tahle.]
— Capitaine de Gayray, 1, 204.
TaonoiimniBS (abbé de}. Voy,
VooB.
TBOc(lesoudicdela). Voy. Moiri-
Trojt,. I, 25.
Tioïis[évéqnede;.VDy.RAi>mBH.
TuDBBT (Jean), conseiller et maître
des requêtes de l'hôtel dn roi, le
16 décembre 1438; premier pré-
sident dn parlement de Bordeaux .
f I473.[A!ri.,n,375,]— I, 56
note 2.
TvB (Guillaume le), évéque de
Chilons-sur-Mame. -f- 1453. —
I, 55.
TiiBC (le grand). Voy. AhcbâtII,
Mahomet U.
Turet, défaits prés Négrepont, II,
1 12 ;etdeianl Belgrade, 327-28;
maures i prendre pour les com-
battre, 362 et sniï. ; six — donnés
en présentauduode Bourgogne,
Ulm. II, 247. Fête le duc de Bour-
gogne, 249 ; le choisit pour artii-
tre, ib'id.; ambassades vennes
1 — vers ce prince, 250-51.
UnsiKs (Jean -Antoine de Balzo
des) , prince de Tarente , II ,
392.
Uasos (Idtin des), archeréque de
Trani , cardinal du titre de
saints Jean et Paal (1448). f
1477. — Envoyé par le Pape au
devant de l'ambassade bour-
guignoime, U, 387.
Uasnrs (Catherine des), fille natu-
rdle du prince de Tarente, ma-
byGooglc
TABLE ANALÏTIQUE.
née an duc d'Atri. n, 393
aoM3.
UiiB (Gnyot d'}, atucM an comto
d'Ëimpra , pois éclmiioD du
duc de Bonraogne et lerTiteiir
àa comte de Cbarohu: < oo de*
|{entiU «caien de la maïwn. ■
(1.1 M.) Eptré enjoite aa aer-
vice de Lonii XI, il fat Tait che- ,
Talîer. [Ht. fr. 67S7, paaim;
La Mabchk, 454, 57, 99, 506.
DnCuacQ, 9^; CoiinrrirKi,I,94,
95.] — — Son tau kla fÂe da
' faûan, ll,S10;i«inport«leprù
det joateaàLille, S71.
Virtcht. EipMilioa du duo de
BaaKogne contre — , qui relu-
sait de recevoir comme ^^ne
David, hturd du Auc, U,316i
entrée de DaTid à — , 317. Glée,
330, 336.
Utbbciit (évjqnes d'). Voy. BoD*-
GOOHB, OiBPHOtrr.
Fatackie. Amural II Tt-nt eu Sûre
laconquéte, 1,142; Huulade bat
■ou Umleuant et te fait leigueur
de — , ibid.
falaquei. Leur déreciîoalSopbU,
1, U1-
Val-dt-L'upm. DétrousM dont les
Prauçaii y loat victimes, 1, 24
note 3.
Valence (Guillaume , bltard de).
EoYoy^ du dauphin, I, 443.
yaUac'unats. Il, 297 ; tille priri-
l^giée pour lei crimÏDelj, 293;
la [ilui riche du ILiioaul, 302;
a fia ire judiciaire entre deux
vilains à — , 298 et sniv. ;
•enleuce qui ordonne un combat
à mort, 30O; les magiitrals de
— insisleut près du camie de .
CharoUis pour l'enéculion de
leur icnteuce, 302; etivoieni
vers le rluc de Boui^ogur, 302,
303; obiieoiieiit ce qu'il* dési-
renl,iji</.; le combat a lien. 304.
Vauua (D. Dît^pie), amba
du roi de Caralle. [Vojra auree
perwnnage La Maicoa, 385.]
— I, 66 IMS.
Vtdognu, pris, I, 203; asii^ pu-
le* Anglais, 277, et «ooniu,
278; repris, 393.
Vauebocb (Bonirace4le). I, 415.
yaLFSHOt» (Theanlde de), cheri-
lier dn Milanais, conseiller et
chambellan dn roi d«i 1425;
bailli de Lyon (1442)i chltriain
àt Séveiac (1447); maire, capi-
taine et gouremeur de Sajanne
(1459-61^ capitaioe de Lectoure
(1461). Reçut de oombrcux doua
du roi : 200 «CQ* d'or en 1435,
300 roTanad'oren 1431, 160 en
1432.[Cii*. Jb<., VAi-raaouB;
Note deMlle Dupont dans Wa-
TBin, I, 3B4.] Prend paît
1 ta campagne de Normandie,
1,213; commandant de 300 lan-
ces de la grande garde du roi i
l'entra de Bodcd, 235 ; négocie
la reddition de Baronne , 362;
pnitunt deeurp*, 414; mamnie
de tomber entre le* imias des
Anglais, 415; fait partie de l'ar-
mée envoyée contre le comte
d'Armagnac, 11, 296-
VABBDOct (Jacques), éijque de Pi-
roDse, de 1449Ji 1483. — Capi-
uine de 3000 bommes pour
l'Église, I, 3Ï3,
VAQi]iEa(Jebennequin). 1,12900(0.
VasgoB (Piètre) de Saavedra ,
chevalier castillan , consriUtT
et chambellan du dnc de
Bourgogne. Il reçut, te 7 no-
vembre 1Ï53, la pUce et forte-
resse d'Arqués, prts de Them-
sèque, sur la rivière qui va
de Termonde i Axrai , confis-
quée iur Martin Vilain. Il y eut
à cet égsnl det difHcnltés qui
furent réglés par une transao
don approuvée le 31 décembre
1457 par le duc. + 1477. [D.
ViLLEv., 89, 135; La Maeohe,
382-65, 439; Ch-on Jt lalam,
613; La Baui, H, 18S, ai7>
^""
bjGoogIc
TABLE ANALYTIQUE.
569
CauxËLM.. 334, 831. Voir uoe
cttrùnie nnte de Mlle Dupont
duu Wavbi«, U, 51, et 1 li '
table.] Re<;oit nu don du
doc pour paraftre au pa> de Ift
FoDtaiae-det-Plean, 1, 374 note;
figure duit U joute de Lille, II,
13S ; «QD viH A U f#te du fuND,
303 1 tawoyé en ambiMBd* A
Fnucroit, 373.
VjiiiBu(ieigDearde). ^OT- tint.
VauceUti, fanbouif de Cbcd. I,
307.
VÀDDiMoin (comlG de). Voy. Loi-
Vaudbkomt (Huie d'Hircoun,
oomleue de). I, 1S7 note 1.
Vaddnkibt (YoUnde d'Anjou,
comtMK de). I, 211 note 5.
Faadou. Ce que c'étaient, II, 416
noie 2. — d'Arru, 416 ; paté-
culéi, 417; motif imëreiuéiie cette
persécution, 41S-19, 421.
VtcDBZT (Antoine de], obefilier,
seigneur de l'Aigle et de ChiUj
(Eachiello dani la Bane), écfaan-
K)n, oouieiller et chaoïbellan du
duc de Bourgogne, bailli de la
Hnotagne. ■{■ 1474. c Homme
de bonne taille, Taillant et puis-
■aut M trè>-bien renommé, i
(l* m.) [Cei. Jti i.. Vaudhit;
Lit Mabchb, 386, 393; La
Baim.II, 189,217,31,64,73,
83 ; Ddhod, 233; Coll. tU Bourg.
100, 910; MonrB., VI, 69.J
I, 16 note. CheTRlier a
Aadmarde (nommé Waaddrei
il but lire WawUrA, I, 396.
Vadorkt (Guillaume de), seigneur
de Corlaon, Courleou ou CoU
laoo, êcuver. conseilliT et cbam-
bellan du duc de fionroogne ,
bailli d'Aval en Franche-Comté.
Reçut do dnc 500 écns eu 1449,
avec Marguerite de Villen.
• Chevalier ti4s-renommé et de
•ens et de conduite, > (ui H.)
[La Bauk, 11,189, 317; CoU.
dt Boarg., 100, 267 ; La Haï-
cm, 3S5-6, 390; Moasn.,
VI, 69.] CfaertUer i An-
denarde {nommé WnndJrt; îl
faut lire Wauddrt), I, 396; son
rncu à la fête du faiaan, U, 194.
Vaudrit (Jean de), écuyer tran-
chant dn dnc de Bourgogne.
[La Babae, II, 233.] — 1, IS
Vaddbei [Philibert de), ehcralier,
■eigoeurdeMont-lons-Vandrej,
écajer d'écurie du duc , >oD
comeiller et cha mbetlan , maître
de *on aniUerie le .35 ortobre
1443, gouTemeur du Tonnerois
et de l'Auierroii, baillid'Amonl
en Franche - Comté. Marié t
Catherine de M07. + 4 man
1453. [CaA. dii t., \Kt,Dtan;
La Babbe, u, 184, 214, 335,
241 ; Coll. de Bourg., 45, 143 T*u
144 T»; 100, 231, 43, 43, 57,
73; D. ViLLST., 89, 136 et
sniT.; DintoD, 234.] — - En-
voyé par le duc de Bourgogne
an secours des Liégeob, 1, 79.'.
VAtn-x (seigneur de), Voy. Loji-
Vaattt. Voy. Zimi.
Veeb ou V&KH (Aobert de), second
fils de Bichard Vère, coAite
d'Oxford , capitaine de dix-huit
hoDiBieK d'armes et trente et un
archers, retenus pour servir le
roi sur les champs et logés i
Vemeoil (1" fémer et 33 joillet
)449) fDusD,, I, 196; T. te.,
206, 8931-33 (sign. orig.); Pro-
ciJ. and ordin., VI, 86, 370,
340.] Combat i Formigny,
I, 277,383; s'enfuit, 3S5.
Vcndàme. II, 396, 410, 411. Char-
les VU 1 —, I, 196. CofT de*
pairs tenue i — , pour le pro-
cès do dnc d'Alenqoo, II, 357
iage VutnAiis. (comte de), Voy. Bocm-
VitmAuE (Jeanne de), dame de
Monagne. Accuse Jacques Cour
byGoogIc
TABLE ATIALTTIQUE.
FtnUt. I, 1S&; U, 5li, IIS. R^
pnhlk[ae de —, II, 36S.
Fhiiitni, eu guerre «?ec le dac de
HUn, 1,113, HT; U, 54, 59,
60 ; aollidlé* de teconrir Con«-
•ement Jaipwd Bubien, 112.
VnruDouB (Chiriei, comte de],
conseiller el chambellan do roi,
marié * Marie de Pierre-Bnf-
fiËre; parajt dam de* actei de
11(39, 46, 1(7, 49, SO et 7B Son
fil« atoé, LoDii, contle de Ven-
fort-Tmcnne , et rat une fille .
Blanche, mariée i Louil de 1^
vi« p. e. du 13 juillet 1472.
Une fille de Ch«rl«s, Anne,
époaw, p. 0. du 1<" novembre
1451, Jean d'Apchier. (D. Vu,-
UT., 80. 17 T^-IS; Arm. Ide
Bauju. 23, 345; A»., ni,
818; IT, 30; VI, 36, 323; Dt,
rcnluR, «e toiunet à Charle* VU,
1,38.
Vbbddh (é*^e de). Vo;. Pn.-
VuiDini (Jean de] , «eignenr de la
Perche. d'Aulle*-Vignef, deGan'
lault t* de Cancciui au diocèse
d'Agen , écn jer , capitaine de
vingt laooM funmiet et lei ar-
chen logés par l'ordonnance du
roi en Saintonge, t inconlineot
aprez la printe de Coinac par
mo; &icte aur lei Angloyi, dit-
il dant ime quitunoe onginate,
ou lieu de vingt des lances de
Roliert de Flnqaes dit Flo<]aet,
qui lors souloient avoir leur
paiement ondit pajs de Saiu-
tonge, queleRoy aordouaésail-
leor* esire patlei > (1" nun
1450) ; écnyer d'écurie du roi
Louis XI; re^ut de lui {dueienn
terra et ■eigôenries ; capitaine
de Boui^ sur Dordogne en
1469; il était mort en U84.
\Cti. dtt t., Vaunn (stgn.
orig.); D. Vilii».,»0, 30-30
td.] Prend Cognac et Ssinl-
Haigrin, 1, lES.
ViSH (seigneur de la). Voy. Bob-
VuaoGBi (sdgnear de). Voy.
Neviu., (EdwmrdJ.
Vesot (Jean de), seigneur de Fou-
vans et de Vignory, sénéchal de
BonrgogDF, chevalier de la Toi-
son d'or. [U BaBBB, U, 201.)
- I. 353.
Vbuuidou (bailli de). Voy . SoTB-
Feriuuil, pris par les Franfiis, 1,
189; tour grise de — , Uid,;
rendue, 190; ne peut tue te-
couru par Talbot, ièùi. ; Char-
les VU t — , 196, où U est reçu
joyensemmt , ibid. \ — réunis la
couronne, II, 359.
Femen. I, 164; reddition de —,
I, 193, 194.
Vute-Tbxtb (capitaine de la).
Voy. BLAsc-EnSAiH.
Vic (Guillaume de), srignem de
Villiers sur Û»«', cousâller an
parlement de Paris. Ambassa-
deur de Cbarie* Vil, U, 81
VicHS (Guillaume de). I, 16 «otc.
ViK (Ogier), Voy. Bhbqdit.
ViiFTiixE (Louis de la), seigneur
de Saint, de Berlet, de Taugry
et d'Erriller, conseiller et cham-
bellan du duc de Bourgogne,
cajûtaine de Gravelines et de
Bourbourg , capitaine - géuéral
du duc en Flandre ; releva ban-
nière i Rupelmonde eu 1453;
marié 1 Marguerite du Boia.
I Très-beau chevalier, mais irès-
luxnrieuK, grand parleur, et ne
tenoil cbose qu'il promeltoit. i
(De Cl.] Mort subitement «a
commencenient de 1462. [Du
Clebcq, 63-64, 193; Chiwi. de
LalaÏK, 705, 18; La Mabchi,
661, 64; D. Viujtv., 9Ï, 109
v.j Son tau à la fêle du
faisan. 11', 183.
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TABLE ANALÏTIQUE.
VwrviLLx (Philippe de la), >ei-
gneiir de ShomeU on Hamiuei,
cbltelaÏD de Goinaj ; releia cinq
fieftea lUO; conieillerelchim-
beUiD do roi d'Eapagne Phi-
lippe l" ; gouTemenr d'Artoii ;
marié k ïnSieaa, bltarde de Bn-
hua; il aait mort en U84.
£, ViiiET ,91, 109»» et SOIT, j
>..I, 2a0; Chaitiu.., 284.]
Son rau k U fitte du IkiMD,
II, 203.
Kitaïu. I, 431, 433,436, 440, 443;
II, 365.
Vra*nx» [Harie de la). V07. Bm-
Vniaou* ( Thibaut d«), écn^er,
enlant d'honneur de la reme.
U, S9e.
ViuAsa (Jean de], né i Boargea,
Dereu de Jacqne* Cmr par son
mariage avec Peretle Oeiir, et
■on facteur; oblintdM lettre! de
rémiuion en férrier 1457. Cen
aani doute le néme qu'un Jehan
dti Filtaga* (ùgn. orig.), capï-
laine pour le roi de sod ciilteau
de Fooiqnei, qui donne quit-
tance de tes gages le II août
1465. [Cat. dei t., Voi^oB.]
Ambassadeur de Char-
les Vn prés du lullui de Bab^
loDe, 1 , 123 ; facteur de Jacqoea
Coonr, U, 285 nott, 267.
yiUana. I, 73.
ViiLtaT, Voy. WlLioroBBY.
ViLUQmxR (André, seigneur de],
de Saint-SaOTeor-le- Vicomte, de
Montrésor, des îles d'Olérou , elc . ,
ncomle de la Gnerche, con-
aeiller et premier chambellan
du ni, capitaine de Gaillard,
capitaine et gouTcmeur de la
Bochelle; épousa en 1450 Antoi-
nette de Haignelais; fit ton letta-
ment le 15 juin 1454. [T. te,
ITH, 5897 ; 207, 8995 ; An^.,
K 89, 9 (sign. orig.); A>s.,
Vm, 541.] Figure k l'en-
trée de Rouen, I, 341 ; deoMnde
au roi Saint-Saurenr-la-Vicomte,
391.
SU du maréchal, conseiller et
chambellan du roi Louis XI ,
sénéchal de BoDlofjne, prérAt de
Paris, f 25 aTril 1473. [Cm*, da
t., ViuoEBs ; Chron. icaad.,
366; DcCLsacQ, 186;SauTU.,
m, 368 ; Aai
I, 15. Son III
«an, n, 310.
ViLLiKU (Jean de), tdKnenr de
11sle-Adam,maréi:àial£FrRnce.g
f 1437. — II, 400.
rin. I, 278; astiégée, 286; prise,
287.
Visui (Jean de], recrteor général
du duc de Bourgogne. [Voy.
L&BAaBB,n, 199;LAH«Bom,
394.]— I,16'W(«,18nD/e.
Vitré. I, 173.
ViTAVT (Bernard de), cheialier
allemand. I, 361. Se* armes,
ibid.
Voltsubb (Jean de), notaire apos-
loliqoe, II, 291 note.
Vooa (Jean), prieur de Tronehten-
aes de 1445 i 1473 on 73. — I,
885 note, 438 note; II, 94.
Vos (Beandoin de), aeignenr de
Laeme et Som«-ghem, cheva-
lier, écheiin de G«nd. [Du
CiABOQ, SO; KsBTTir i» L.,
111,278, 381.] — I, 380 nWe,
361 note, 384; bailli de Gand,
383 et no/<,' emprisonné, 383.
Vos (Jean de), capitaine de Gand ;
c'éuit, selon du Qercq, un An-
glais (p. 68, 70.) — II, 18 note.
Wati (pays de). I, 383 ; n, 27,
100 et iuIt.; fortifié par les
Gantois, 409 ; envahi par le duc
de Bourgogne, U, 1 et suit. , 5,
17; réduit, 18, 19. Bailli de — ,
Toy. Bbaem.
Wjusbbbgb (Jean de), eapiiaine de
Schendelbehc, Pendu, II, 63.
byGoogIc
TABLE AHALÏTIQUE.
i (Goiluame et Antoine
de). Voy. VAtiDB»!.
WABEMBoa (leignrar de). Voy.
PXIM (U).
tfaat, TÎUe dlrlaDde. I, 298.
Wahtm (mcMire), cbeTiUtr dg
Brabani. U, 23S.
Watsik (Philippe de), fil* stué de
Waleran , cbcTiIirr A Aopel'
monde ( 1452 ) , teigneur de
RoDvroy et de Saint- Venam ;
* atlaclié dèi lUï ■ la penonne
du comte de CharoUis et son
chambellaD en l(i59i capitaine
da chllran do Lauvie pour
Louii XI, le 8 janvier U78.
[Air».,VI, 705;D, ViLLBï., 83,
134; La Mabchb, 405; Cliraa.
de Lalain, 705; Sauvai., Ill,
432, 436.] Cheralier i
Aodenarde, I, 396.
Wathih (Waleran , M-lgneur de) ,
de lillers, de Hallannoy et de
Saint- Venant, £li de Gilles, mI-
sneor de Berlette, et de B^atrix ,
dame de Warrin et de Litlen ;
prit le nnni et les arme* de Wa-
«rin ; chevalier, eonteiller et
cliambellan du duc de Bourgo-
gne ; capitaine général de leiiala-
aeaux et gilèrei; marié en 1441
i LIticne de Roiibais ; chargé en
1444 d'nnc mission en Orient;
parait en 1457, 59, 63; lÎTaii
encore en 1469. [Ans., VI, 705;
Lt.BAHaB,II,205i HoKsn., V,
100,235, 337, 245, 441, 447;
D. YiLLBv., 93, 133 ^"-134.
Voir les plus curieux détailidans
Watuh, à la table, et notes de
Mlle Dupont.] 1, 396; U,
91 Tuite 9.
V/ixLotL (Jfan), écuyer. Ambasni'
deur m France, I, 85 noie k.
WiuABG (Jean), dictateur à Gand.
I, 381no<«l.
WiLLousHBT [Hobert, lord) of
Eresby, comte de Vendûme el
de Beanmont-sur-Oise, «eigneor
de Beaumesnil et de Moutdoa-
blean , cafHtaiBe de Rooen ,
lieutenant du rot ans bailliage*
de Caen, Colentin et AtençOB ;
capitaine deBayeux, de Pont-de-
l'Arche et de Fontoi se. ■f'30BTril
1452. [DiiCD.,n, 84-85; T. «.,
407 et 208 [ïign. orig. : Wi-
ldoubt) ; Beaubkp. , AJm,
morm. , 33 ; Excerpla hiitoriea ,
161 noit 11; Sautal, IU, 309,
316; Note de Mlle Dupant duu
WATHnf, I, 240; Joubmjtt. ,
D» 1716.J EoToré BD de-
Tint de Margoerite a' Anjou, I,
87, 88.
Wuoc (Antoine de), seignem- de
Tanuiy et de la Haye, cheva-
lier; terrait en 1439 et 1443
dans leg rangi de l'armée bour-
guignonne et fut Eait priionnicr
■ Seint-Denii en 1429; releva
un lîef en 1440; conseiller et
chambellan du duc, bailli et ca-
piuine d'Aire le2l juillet 1452;
capitaine d'Aloit la même an-
née; parait dans des ael« de
1455 et 1459; était mort en
1462. [D. ViLuiT., 83, 154-55;
MoBiTB., IV". 366; VI, 75, 91 ;
La Babhk, II, 220 ; Da Clbicq,
56-58, 64; La Marcbe, 464;
Casât, DocttJamti, I, 446.J— —
I, 17.
WriTM (Ft^éric de), cheialier du
Brabant, que Louis XI prit 1 son
service. Il remporta le prix dei
joutes à l'entrée du roi 1 Paris
en 1461. [U Marche, 500;
CnAïrEjJ..,17lO— SonTomàla
fét» du faisan, n, 201.
y/vxausBtaa (Eberhard IV , le
jeune, comte de). ■)■ 1419. —
I, 17 «ou 5.
WuBTUtBBac (Eberhard V, comte
de), né en 1445 , eomteen 1457.
■tl496. — II,250iui« l.
WuaTsuBEBo (Louis I" , comte
de] et de Hontbelliard . -[■ 22 sep-
tembre 1456. — I, 17 aoti 5;
II , 258 "Ole 4. Abandonne
Moitlbelliard au dauphin pen-
dant un an, 16.
byGoogIc
TABLE ANALmQTJE.
ST3
1 (Lonû II, comte de)
M de HoatbeUiard, né 1439.
■f- 1457. — Emoi» de* préseou
an doc de Bourgogne, U, 349,
Wi
(UlricV, comte de),
né 1410. + 1482. — Vient ta
dcTint do duc de Boorgogne ,
U, 350, 2âl ; loi donne nn che-
Twl, 250; le reçoit à Stattgan,
258.
WuBTZMBEHQ (Henriette de Hont-
belliard, comteue de), femme
d'Eberbard IV. t, 17 note 5.
a (Marguerite de Sa-
, comteue de), troisième
ne d'Ulric. U, 350, 258.
Xautbaillu (Jean dit Potoa,Ki-
gneur de], cheralier, premier
écuyer du corpi et mattre de
l'écurie du roi (1429), bailli
de Berry (1437), marécbal de
Ftance(l45lll.f ToctobreUei.
_ I, 75; l'an de* chefi de
l'oroiée dirigée contre Metz ,
39 ; jHvnd part k la campagne
de Normandie, 191; porte la
bannière royale à lisieux, 193 ;
négocie avec le* Anglaii ia red-
dition de Rouen, 336; %Di« i
l'entrée de Bonen, 237; négocie
b reddition de Bordeaux, 339;
figure 1 l'entrée dans cette ville,
356 ; l'un de* chef* de l'armée
dani la aecondc campagne de
Guyenne, II, 66, 68; bailli de
Touraine, 68; fait partie de
l'armée envoyée contre le comte
d'Armagnac, 396.
Vtiltr (chlteandc), en Écrase, I,
YaBK(Édonard d'), fila du duc,
depuis roi d'Angleterre, sodi lé
nom d'Edouard IV. Son onriage
Îrojcté avec une fille de Ctuu^
» Vn, 1, li3nolt 1.
You (Ricbard duc d'), tné le 34
décembre 1460 àWakefield. —
I,286nof( S, 315 nor«;négade
avec Charles VII le mariage de
son fil* Edouard et d'une fille
du roi, 43 iwi' 1 ; chargé par
Henri VI de r " ' '
;, 86; ■
a'H don
Fio« 2; figure*
l'entrée dans Rouen , présda cha-
riot enToyé par Henri VI 1 la
lande avec an chef nommé Hae-
Mahon, 395 et stÛT.; voulait
devenir roi d'Anglelerre, 298,
301 ; lËTel'étendardde la révolte,
300, 301 ; obtient du roi U con-
vocation du parlement, 303;
chef dn pouvoir, 303; nommé
régent, II, H3; ici prétention*
-•-, 261-62,
353; <
1 guerre a
', 353.
.!.,
id'E-
YoucEB (Jean) , écnyer , homme
d'arme* de la retenue de Jean
Popham en 1436 , marécbil de
Honfleur, en 1433. [r. >c., 186
6946; 170, 5453 (scean)J
Capitaine de Hortaiu, ï.
ZéUmdAu. U, 17.
ZiloBdt!. I, 183, 409, 410 ; Q, 73,
317, 409.
ZtlU (StUitgcaf) , rendu, U, 45 ; la
fille delà dame de — épouse nn
gentilhomme de l'hôtel d'An-
toine de Croy, iiû/.
2(Mu, ville près de Neiu*, occupée
par le damoiseau de Clives, I,
100 ; objet de la guerre entre le
bjGoogIc
S74 TABLE ANALYTIQUE.
dae de Clère* et l'archeréqiw Zurick. Le ùége de — le
•At Colofoe, iiid. ; le duc de tes Soiuei, 1,32; alliée à
Smxe en fait le ûége, 103, 105. II, 2iS.
byGoogIc
ERRATA.
Ao lieu de : atigiuiir de Dampmartîii, liiei : comte de Damp-
— 10, note 9.
Rectifie! tùiui i Jean de Bhnchefort.
— 15, noce 6.
Seelifiez aimi : Hne, (âgitear de Hunn.
— 17,notel.
An tien de ffùot, lÎMz : Tfltoe.
— 17, noie 5.
Rectifiez emii : Thibaut éaûX cotain- germain, txe., par la mire
Agnèi de Hontbelliard, etc.
— 23, note 2, ligne 6.
Au lieu de on Us, liiez : OD le,
— 25, titre du chapitre.
An lien de Rm, liiez : Soj.
— 31, note 2.
Au Uea de Nieolle, liiez ; NieoU,
— 35, Dote, lipie 3-
Au lieu àeteipvra, liiez : IJeprre.
— <iO, note 4, deniièfe ligne.
Lettre tombée dam le mol : main.
— W.
On a imprima ; 84-
— 86, iiote 9.
Ajoutez ; c'eM le mime penonnage qui plni haa est Dominé
HoUif.
— 102, ligne 5.
Au lieu de iaillEec, liiez : hatiUUt.
byGoogIc
578 ERRATA.
Page 109, nota, lîpwi 3 et 4.
An Ucu d« mémo'm, lisez : m^aiobv.
— Ul, notes.
Ad lim'de Bilgradt, liiez : Btlgrad, et ajoutez : [KarUiarg),
•ncienne téwlence det prince* de Transylvanie.
.— 150.
Interrenion det denx premitrei lignei.
— 170, note 3.
An lien de Jean, litez : Wolfarl.
— 187, noie 2.
Au lien i« GuUlaam* d'Ectoateville, Utet : /«m d'Estome-
TiUe.
— 'SOI,' note &,
Cf. arec la table : Atux.
' — 31Q, note 4.
Au lien dé Jean et Robert, litet : Jean et P-monJ.
— 313, noie 5. '
Rectifiez ûnti : Chaiie* d'Albret, iMpiear de Suul-Ba-
' zeille, quatrième fib, etc.
— ai3, notes.
Ao liea de PUm, liiez ; Jean.
— ^18, note 3, dernière ligne.
An lieu de trésor île Okarires, Uiez : tréior da Charisi.
— 325, ligne 8.
Au lieu At ; avec eàlx eulx, Teani, liiez : avec eolx, enlx
An lieu' de Thomas Chim/all, liiez : Thomai CkUtwaU.
279, noie 1.
An liea de : b[h^ Btmard, liiez : aprèi Bertrand.
281, note k.
Au lieu de 35, liiez : 15.
397, ligne 33.
Au lieu de Maichtnm, liiez : Matchemaron,
Au lieu de comte de Btaamgei, litez : comte de Benaagti.
349, ligne 3.
Supprimez U -ri^tile.
350, note I.
An lieu de Châ/oni, haet : Ckdlon.
353, note 1.
BëtabliHez ainu : nni doute Jean Je ''■'KT-
357, deuxième ligne.
Au lieu de : âpre seuli, liiez : aprez eulx.
byGoogIc
Ptge 393.
On > imprinié : 49S.
— 394,lipie7.
Aa lieu d« fit, liiez : fitt.
— 396.
On a Uitié tomber le reoToi de U note, qui i'appli[{iie i Jean
deFiBTy, KignenrdeLienconrt. — Il y a nue erreur dans
' ceue note. Ce Jean Aaîl Hlk d'un antre Jean, et petU-fiU de
Raonl.
— 396, ligne 35.
An lien de AnirotUtt, lîaez : JutrotUts:
— 396, ligne M.
An lien dt Hahert, lîtex : Haiarc.
— M3,l!^el.
An lien de loit, liiei *: eiioii.
TOME U.
■'applique 1 Iforèazavie Hortsii.
hZ et 56.
Panraia dû rectifier quelque erreun du chroniquenr : L'em-
perenr ComUntin Êaléologne ne s'enfuit pas comme il te
prétend, et fot tué dans l'asMut; je ne Toii nulle part
mentionnée la prétence d'nn frère de l'empereur.
l\k, note?.
Rectifiez ainai : premier dimanche de Carême.
115, note.
Cf. aTco la table : Aacr.
141.
L«f re&ToiiK>ut numéroté! d', 3, 4, au lien de 3, 4, S.
1S3, note 4.
Je n'avaii p«* pri« garde qoe dans le chapitre qui précède
inuuédiatement celui où te tronre le récit de la féle du
âiian, OliTÏer de la Marche dit : ■ Et Toulut le doc qne
je fine le penonnage de saincte Ëgliae. > .
184, noie 3, ligne 2,
An lien àt.Avtqaia, liiez : Aneipùn, et rectifiez ainsi : Jean du
Bob, teignenr d'Annequin.
236, note 5,
Rectifiez ainû : babean de Sonia, femme de Jean de Poi-
tier*, làgnenT d'Arcy.
S56, note 1.
Au lien de Frmekfart, lise* : Fraaeforl.
n 37
byGoogIc
S78 ' ERRATA.
P»g« 2&7, note.
Ce /fatufrille n'ett ni Htuturg, ni IfeuÂaui, euU Wlener-
NtuitaA (Baoe-Anuiche).
-- 375, ligne?.
pùp dt Kechie. — Rachie,oo E>Kie,payioà «ontln •onrces
de U Tan, de la Pin*, de Itlibar et de la Raica ou
JtojaUo, d'où il tire ion nom, et qui l'étend entre 1« Drin
et la Horava. La Rateie u été le plm toureni confondtie
arec la Servie depni* le omième tiède, et gouTeinfc par
de* prioeei cooimuiu.
— 296, note 2.
Ad lien de totiu, lisez ; Churin.
— 335, note 1 .
Ma conjecture eUunt fondement. Soui lenom earrompn de
Cuutrmiaemterg, je retrouve GriecfiUck-U'eiiseHiia'g, nom
allemuid de Belgrade. Il ('agit donc da wége de Belgrade.
— 339, note 3, ligne 1.
An lieu de f. 67 t», ISmi : f. 68 t".
— S80, note 2.
An lieu de Tntuaa, litei : Treiana.
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PABIS. — lltPRIMKRIB DE CH. UHURE
Rtw de Fleunu, 9
DigmzedbyGoOglc
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S57
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